La France en capacité de répondre à l'invasion menée par la Russie ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il faut se préparer à une guerre longue en Ukraine c'est ce que le ministre de la Défense a indiqué hier dans une interview au journal Le Parisien le président Emmanuel Macron avait tenu les mêmes propos mercredi dernier Nicolas oui nous actons que la guerre va durer hélas ce sont les propos de Sébastien lecornuy hier Emmanuel Macron sur France de la semaine dernière avait dit presque la même chose on s'installe dans la guerre sur la va durer l'autre message de ces deux interviews c'est que la France aide l'Ukraine militairement que la France va bientôt livrer encore plus d'armes mais que la France n'est pas belligérante nous sommes aux côtés de l'Ukraine dans sa guerre mais nous ne sommes pas en guerre contre la Russie enfin troisième et dernier message qu'il faut retenir nous devons nous préparer nous-mêmes à une guerre et donc renforcer nos armées mais par quels moyens alors le ministre de la Défense hier dans le Parisien donne une piste il annonce une forte augmentation du nombre des réservistes qui passerait de 60000 à 100000 notamment repoussant de 5 ans les limites d'âge sauf que ce n'est pas avec des réservistes qu'on fait la guerre c'est avec des soldats professionnels et du mois du bon matériel est donc avec des budgets conséquents ce qui est le cas ces dernières années depuis 2017 avant même le début de la guerre en Ukraine le budget de la défense n'a cessé de progresser plus 37% en 6 ans c'est considérable les militaires français n'ont pas de quoi se plaindre oui sauf qu'on se demande aujourd'hui si l'armée française serait capable de faire face à un conflit comme celui qui a lieu en ce moment Ukraine c'est la question et la réponse c'est non l'armée française et la première en Europe la 7e dans le monde mais elle est surtout capable organiser pour être capable de mener des opérations extérieures pas pour faire face à un long conflit de haute intensité comme celui qui a lieu en ce moment en Ukraine c'est le chef d'état-major des armées le général tiret bucarte qu'il a reconnu lui-même en juillet devant les députés il a dit nous ne sommes pas instantanément APT à conduire une guerre de haute intensité le journal l'opinion s'est livré un calcul en cas d'agression avec les hommes et les chars dont dispose l'armée française on pourrait efficacement défendre un front de 80 km pas plus alors que le front Ukraine fait 1000 km pour tenir le choc face à une agression comme ça de la Russie actuellement la France manquerait principalement de blinder et aussi de munitions pour tenir dans la durée mais la France dispose de l'arme nucléaire exactement c'est la particularité de la France d'où l'importance de rappeler dans quelles conditions ces armes pourraient être utilisées et c'est ce qui vient d'être fait dans le Parisien hier le ministre de la Défense a rappelé que la doctrine nucléaire de la France est strictement défensive et qu'elle est dictée uniquement par le Président de la République c'est le général de Gaulle qu'il a voulu ainsi et c'est pour ça que Emmanuel Macron a fixé des règles de la semaine dernière sur France 2 la bombe nucléaire française ne peut être utilisée que si nos intérêts fondamentaux sont en jeu ce qui ne serait pas le cas si les Russes utilisaient une arme nucléaire tactique en Ukraine en février 2020 Emmanuel Macron avait fait évoluer cette doctrine en affirmant que les intérêts vitaux de la France pouvaient s'étendre aux intérêts de l'Europe autrement dit qu'une attaque nucléaire russe sur un territoire de l'Union européenne pourrait entraîner une riposte nucléaire française mais on le sait le crâne n'est pas en Europe la France l'Europe et l'OTAN réagirait certainement très fermement à une éventuelle attaque nucléaire russe mais ce ne serait pas une riposte avec nos armes nucléaires françaises en ces temps troublés c'est le message que l'exécutif a voulu faire passer ces derniers jours Nicolas Poincaré expliquez-nous cet art trouvé quand vous voulez sur la pli RMC en podcast
Françoise Dumont