Handicap et petite enfance - Michèle Tabarot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Peux-tu nous expliquer ta méthode de travail dans l'élaboration du rapport sur la petite enfance ?
- 0:16OuverteRéponse directe
Quels sont selon toi les enjeux pour faciliter l'offre d'accueil des enfants en situation de handicap ?
- 7:17OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a d'autres actions municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:06Invité politiqueChiffre
« le constat en 2008, c'était plus de 300 000 places à créer »
- 4:41Invité politiqueChiffre
« j'avais précisément donc évalué environ 7 000 enfants porteurs de handicap, donc de moins de 3 ans, où les parents n'avaient pas de solution de garde »
- 6:32Invité politiqueFait
« Je pense que sur la loi de 2005, on a fait de très très belles avancées »
- 6:58Invité politiqueFait
« les modes de garde sont presque essentiellement gérés par les collectivités »
Temps de parole
- Michèle Tabarot92 %
- Présentateur4 %
- ?3 %
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Michel, suite au rapport que tu as fait sur la petite enfance en 2008, est-ce que tu peux un petit peu nous expliquer quelle a été ta méthode de travail dans l'élaboration de ce rapport
et
quels sont selon toi les enjeux pour faciliter l'offre d'accueil des enfants en situation de handicap
dans
le monde évidemment de la petite enfance. Je vais te laisser
le... Bien,
bonsoir. Très heureuse d'être parmi vous ce soir, invité par Frédéric. Je voudrais féliciter pour son action à l'UMP
et
pour le travail remarquable qu'il fait pour Andy Pop. Je suis heureuse de retrouver à la fois Martine, de retrouver Amida, de vous saluer madame. Je pense qu
'on
va échanger. Je suis très intéressée par les sujets que vous allez évoquer. Je dirais que j'ai une triple casquette ce soir. Bon, alors secrétaire générale de l'UMP, on ferme la parenthèse, voilà. Mais je suis à la fois donc... J'étais très investie sur la politique de la petite enfance et donc j'ai eu l'occasion de travailler et d'être parlementaire en mission. Mais j'ai également donc une casquette d'élus locales, de maires. Et en tant que maires, on peut évoquer aussi les actions que j'ai essayé de mettre en place avec mon équipe municipale et qui me semblent importantes. On va en parler ce soir.
Sur
la petite enfance, donc, le Premier ministre m'avait confié en 2008 une mission pour faire un état des lieux sur les besoins de l'offre de garde, pour connaître les besoins et puis pour faire des propositions pour essayer d'agir rapidement.
Je
ne
sais
pas si vous vous souvenez, mais pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy, en 2007, avait évoqué la possibilité de mettre en place un droit opposable pour les modes de garde. Et bien entendu, le droit opposable, il faut être très avancé pour le mettre en œuvre. Et ce n'était pas le cas de notre pays au niveau de la politique de la petite enfance.
Donc
j'ai eu l'occasion de faire un certain nombre de propositions après avoir travaillé à la fois sur des comparatifs sur ce qui se passait dans les différents pays, ceux qui avaient mis d'ailleurs le droit opposable en marche sur la Norvège, sur la Suède,
et
bien entendu, de faire un état des lieux avec les professionnels.
Il
y a eu beaucoup de rencontres, beaucoup d'auditions, beaucoup de visites sur le terrain
pour
essayer, eh bien, avec les professionnels, avec les acteurs, avec les associations,
de
faire des propositions qui correspondent aux attentes et qui permettent d'aller assez vite.
Donc
le constat en 2008, c'était plus de 300 000 places à créer,
et
à créer dans un délai assez rapide. Donc on a fait des propositions pour avoir des structures petite enfance
qui
se modernisent, qui s'adaptent. On a fait des propositions, eh bien, comme le regroupement des assistantes maternelles en maison d'assistantes maternelles, donc dans des locaux mis à disposition par la commune, par des entreprises ou par les assistantes maternelles qui prenaient cette initiative. Des jardins d'éveil pour nous permettre d'accueillir les 2-3 ans et donc avoir la possibilité, comme ça, de libérer des places en crèche pour les 3 mois à 2 ans.
Et donc nous avons travaillé également sur les normes et sur différentes propositions pour faire évoluer la profession d'assistante maternelle, pour faire évoluer les carrières aussi, pour avoir de véritables passerelles pour toutes les personnes qui s'occupent de la petite enfance, mais pour avoir de nombreuses structures avec des locaux existants, donc pour essayer d'aller vite. Vous savez que c'est un domaine où tout est très réglementé.
Dans
le cadre de cette étude, j'ai eu l'occasion, et de ce travail,
j
'ai eu l'occasion de faire un constat aussi, donc
je
voudrais m'excuser parce que mes chiffres datent un peu, je n'ai pas réactualisé parfaitement, je sais que malheureusement en France, il manque encore 250 000 à 300 000 places au niveau des modes de garde,
mais
j'avais précisément donc évalué environ 7 000 enfants porteurs de handicap, donc de moins de 3 ans, où les parents n'avaient pas de solution de garde, et où bien souvent, donc c'est à peu près la moitié des cas, les femmes, ou en tout cas un membre du couple, mais bien souvent c'est l'épouse, obligées de rester à la maison pour garder l'enfant et donc d'abandonner son activité professionnelle.
Donc
dans cet esprit, nous avons proposé que les crèches, que les structures petites enfances soient ouvertes,
et
comme ça donc de pouvoir accueillir, bien entendu, dans les structures petites enfances, les enfants porteurs de handicap.
Nous
avons poussé aussi pour que les assistantes maternelles, et donc là c'est dans le cadre d'une formation avec le Conseil général, parce qu'elles sont très en demande de cette formation, et la possibilité de faire cette formation, et ensuite d'accueillir les enfants porteurs de handicap,
et
puis conseiller le gouvernement aussi, ça fait partie des évolutions que nous pouvons proposer, dans le cadre de la page, de prendre en considération donc des situations spécifiques, et d'avoir la possibilité de verser donc un complément au niveau de la page. C'est partie des grandes lignes sur lesquelles nous pouvons travailler. Moi concrètement, ce que j'ai eu l'occasion de faire dans ma commune, alors je dis dans ma commune parce que dans le cadre des propositions qui ont été faites, il y avait l'engagement du gouvernement, donc à l'époque de notre majorité, de créer 50 000 places supplémentaires.
Le
rapport avait suggéré, bien entendu,
qu
'on réserve des places pour les enfants porteurs de handicap, ça n'a pas été pris en compte.
Je
pense que sur la loi de 2005, on a fait de très très belles avancées,
mais
il nous reste, je dirais sur la petite enfance, des actions qui n'ont pas été menées, et donc nous devons faire évoluer les engagements et les actions. Et je dois dire qu'ensuite, eh bien on peut faire bouger les choses s'il
y
a une volonté politique, puisque aujourd'hui, les modes de garde sont presque essentiellement gérés par les collectivités avec différents partenaires, bien entendu, mais il faut une volonté politique au niveau local importante.
Je
ne
sais
pas si on développe peut-être l'action municipale.
Est-ce qu'il
y
a
des autres actions municipales ?
Oui. Sur
l'action municipale, enfin moi, j'ai signé un partenariat avec la Caisse d'allocations familiales,
et
donc nous avons accueilli à la fois dans des crèches des enfants porteurs de handicap, et également dans des centres de loisirs. Je dois vous dire que les choses se passent très bien, que nous avons au niveau de l'équipe une vraie motivation, donc nous avons formé le personnel, et je dois dire que les choses se déroulent très très bien, avec, de la part du personnel, que ce soit au niveau de la petite enfance,
ou
au niveau des services administratifs, un engagement important. Cette semaine, donc, j'étais encore présente au Canet avec une association, donc, l'association Goya qui intervient pour
les
sourds et malentendants, et qui a, donc, fait travailler tout le personnel qui accueille dans la ville, donc, quels que soient les services, et bien, qui a appris la langue des signes, et voilà, qui a commencé, c'était un début, mais pour avoir un contact, voilà, dès le départ, privilégié, dans le cadre de l'accueil. Ça fait partie du travail des collectivités, et je dois dire que c'est agréable d'avoir des collaborateurs qui sont dans cette démarche et heureux de le faire.
Nous
avons, bien entendu, mené des actions sur, eh bien, le handicap, des commissions d'accessibilité, ça, toutes les communes doivent mettre en place un plan d'accessibilité, certaines avec une véritable mobilisation, d'autres avec moins de motivation, en demandant des délais pour mettre aux normes les bâtiments, pour réaliser certaines actions. Je dois dire qu'au niveau de ma commune, enfin, il y a un véritable effort
pour
essayer, justement, de rattraper le retard et de mettre, donc, le plus de bâtiments en accessibilité et d'avoir un autre regard aussi. Sur l'action qui a été menée, donc, en faveur du sport et de la culture, donc, on a la chance d'avoir plusieurs clubs dans notre commune de handicapés. Donc, comme notre amie Amida, on va parler du basket, voilà, avec le handi-basket, nous,
nous,
nous, c'est... Voilà, ce sont les grands champions, mais on est en deuxième position. Cette année, on leur tient tête au niveau du championnat.
Donc,
nous avons un club départemental de handi-sport, mais qui a son siège au Canet, de handi-basket, plus précisément.
Nous
avons aussi beaucoup travaillé sur le tennis avec un revêtement au niveau des infrastructures pour accueillir les fauteuils. Donc, là aussi, une action importante.
Et
donc, nous avons développé différents sports dans la commune pour, eh bien, accompagner, donc, les handicapés. Et cette démarche, enfin, fonctionne bien et je suis heureuse, voilà, que ce soit un élément important de notre action municipale. Sur la culture, nous avons à la fois adapté la médiathèque pour que tous les livres, voilà, soient accessibles à tous. Nous avons, au niveau du musée, fait un gros travail. Nous avons un musée Pierre-Bonnard fait un gros travail, à la fois pour avoir une imprimante en braille, donc avec des clubs-services qui nous ont aidés dans l'acquisition, mais qui permettent aussi de découvrir les oeuvres.
Enfin,
il
y a
un travail formidable qui a été réalisé. Un accueil, bien entendu, des sourds et malentendants avec une présentation, donc, des oeuvres. Et je dois dire que, là encore, le personnel municipal, puisque c'est municipal, a une vraie motivation sur toutes ces actions.
Donc,
en quelques mots, vous vous rappelez qu'il y a à la fois la démarche politique au niveau national avec une législation qui doit évoluer et faire bouger les choses. La loi de 2005 a été ce grand rendez-vous, mais il reste encore, eh bien, des évolutions à envisager. Et ensuite, localement, la mobilisation qui doit être la mobilisation de tous nos élus, que ce soit au niveau de la commune ou au niveau du département, nous devons avoir cette réflexion permanente, je dirais, de faire évoluer les choses pour que chacun se sente bien dans sa commune, dans sa cité, et que le même service soit proposé à tous. Voilà.
Michèle Tabarot