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interviewSud Radio· 28 juin 2025 13 min

Le RN a-t-il peur de faire tomber François Bayrou ? - Le débat du samedi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Avec cette question qu'on vous pose ce matin, parlons vrai sur Sud Radio toujours. Le Rassemblement national a-t-il peur de censurer François Bairou ? Pourquoi on pose cette question ?

Parce que le Rassemblement national a annoncé qu'il ne voterait pas la motion de censure qui est promise par la gauche et qui va été annoncée par le Parti socialiste. Alors, on a décidé d'en débattre ce matin et on est en débat avec nos deux invités politiques. Romain Eskanazi, bonjour.

Bienvenue sur Sud Radio, député socialiste du Valdoise, Jean-Lin Lacapelle. Bonjour. Bonjour. ancien député européen du Rassemblement national, évidemment toujours membre de ce parti.

Si vous étiez député Jean-Lin Lacapelle, vous ne la voteriez pas cette motion de censure cette semaine ? Ben, je bien sûr je serais conforme à la décision que Marine Le Pen qui préside le groupe euh a prise et je crois que elle a raison de le faire parce que voter une de censure, pourquoi ? Encore faut-il qu'il y ait un intérêt, encore faut-il qu'il y ait un gain pour les Français ?

Euh la réforme de retraite n'a jamais été une ligne rouge pour nous. ligne rouge était autour de l'immigration de l'insécurité du pouvoir d'achat également de du mode de scrutin puisque ça l'instauration de la proportionnelle avait été avait été abordé avec François Beou donc aujourd'hui il y a aucune raison de voter cette censure. Pourtant vos députés avaient voté un texte symbolique qui annonçait l'abrogation de la réforme des retraites.

Oui mais si on avait voulu abroger la réforme des retraites euh il aurait pas fallu voter Macron qui était le seul à vouloir dans son programme politique la réforme des retraites. Nous étions le peuple français, des millions de français avaient défilé dans la rue contre la femme des retraites. Qui est-ce qui a appelé à voter Macron ?

La gauche, les LR et les autres. Et c'est eux qui aujourd'hui port l'instabilité de cette réforme des retraites. Nous sur juste je termine juste la réformme des retraites, c'est un engagement politique.

En revanche, si Marine Le Pen et Jean Mardella demain conquent le pouvoir dans l'exercice du pouvoir, ils abrogeront la réforme b Romain Eskenaz. Ben écoutez, je crois que c'est une démonstration que le RN est une imposture. Il parle de pouvoir d'achat.

On présente à l'Assemblée nationale l'augmentation du SMIC qui vote contre. Ils se font élire tous les députés duAssembl nationale ont promis à leurs électeurs, "Nous allons abroger la réforme des retraites". Et on vient d'entendre la promesse à nouveau.

Là, ils ont l'occasion de sanctionner François Baï qui s'est engagé par écrit à ouvrir des discussions qui ont échoué, à revenir devant le parlement si je quel que soit le résultat de ces discussions, il ne reviendra pas devant le parlement avec une loi et on propose de censurer le gouvernement cette question là et le RN refuse. Ça n c'est incompréhensible. La seule raison, c'est qu'évidemment aujourd'hui, à l'instant où on se parle, Marine Le Pen est illéligible.

Si demain, il y a une dissolution, elle ne pourrait pas se présenter. Et donc, ils n'ont pas intérêt une instabilité politique dans cette période-là. Ils vont donc servir de béquille au gouvernement qui va pouvoir continuer à fonctionner alors qu'on aurait pu les censurer sur cette question majeure.

Jean-Lin Lacapelle, quand le groupe RAssemblée nationale a proposé une loi pour revenir sur la réforme borne, la gauche c'est opposé et tout fait pour obstruire les débats. Donc on n pas de leçon à recevoir là-dessus. Il faut des victoires pour censurer.

Sinon, on souhaite mettre le chaos en France. C'est pas je crois que ce que les Français attendent de nous. Ils attendent de la responsabilité.

Lorsque nous avons fait tomber monsieur Barnier. Oui. Lors d'une première censure, bien c'est grâce à nous que les retraite ont pu être indexé sur l'inflation.

C'est grâce à nous que l'électricité n'a pas augmenté de 15 %. C'est grâce à nous qu' nombre de fonées pas les seuls à avoir voté la censure. On n pas les seuls.

On n pas les seuls mais simplement on a pris nosé et on a c'est grâce à nous que les un certain nombre de frais médicaux n'ont pas été déce à nous notamment que les taxes qui étaient très vous qui décidez quand le gouvernement tombe et quand il ne tombe pas. Quand quand vous censurez le gouvernement, qu'on fait tomber un gouvernement, il y a une instabilité qui se met en place et bien il faut le faire à condition que ce soit l'intérêt général du pays qui prime. Et aujourd'hui, faire tomber monsieur Berou aujourd'hui pour cette réforme de retraite qui, je le rappelle, n'est pas une ligne rouge pour nous, n'a jamais été une ligne rouge.

Bien, je crois que c'est tout à fait stérile. En revanche, quand j'entends la petite musique, quand j'entends monsieur Bairou qui nous dit lors du budget 2026 que nous étudierons en septembre octobre, quand il nous dit "Les Français devront participer à à à à l'effort bien sûr pour combler le déficit de 3300 milliards, je le rappelle, de de d'euros." Et bien écoutez, là on lui dit "Ce sera sans nous et on le censurera à ce moment-là." En d'autres termes, lui donner rendez-vous en octobre, vous le censurerez quoi.

On le censurera bien évidemment, on l'a toujours dit. S'il y a une augmentation de de taxes pour les entreprises et d'impôts pour les Français, nous censurons le gouvernement. Romain, Escanasie, à quoi bon censurer aujourd'hui François Baïou ?

Imaginons qu'il tombe et que finalement, énorme surprise, cette semaine le gouvernement Bairou tombe. Il est remplacé par quoi ? Vous voulez qu'il soit remplacé par quoi ?

Je rappelle que les ministres sont nommés, ils n'ont pas de légitimité électorale ni populaire. En fait, un gouvernement tient uniquement par l'absence de défiance de l'Assemblée nationale. C'est le fonctionnement de nos institutions.

Ils sont nommés mais il faut une absence de défiance. Ils ont une légitimité, hein. Pardon.

Ils sont la légitimité, ils tiennent du fait que soit il y a un vote de confiance du parlement, soit il y a une absence de motion de censure du parlement. Mais c'est l'Assemblée nationale élu par les électeurs qui donne sa légitimité au gouvernement. Il y a une majorité de Français qui veut abroger cette réforme.

Il y a manifestement de gouvernement une majorité à l'Assemblée nationale pour abroger cette réforme. François Berou a fait un engagement écrit et c'est les socialistes qui ont décidé de ne pas censurer pour assurer un budget à la France et avoir quelques victoires pour les services publics, pour le pouvoir d'achat. Et nous avions dans cette négociationlà l'engagement qu'il y aurait un retour au parlement à l'issue du club.

Très bien. Imaginons que vous le fassiez tomber cette semaine et que finalement monsieur les amis de monsieur la Capelle se réveille et change d'avis et votent finalement discrètement cette motion de censure. Qu'est-ce que vous voulez comme gouvernement à la place de celui de François Baou ?

Emmanuel Macron comprendra que s'il veut un gouvernement qui tient, il doit nommer un premier ministre qui abrogera cette réforme parce qu'il n'y a plus aujourd'hui de ma c'est l'alpha et l'oméga pour vous d'un programme de gouvernement. La réforme des retraites on en est là. L'alpha et l'oméga pour nous c'est en tout cas une volonté extrêmement forte des Français qui jusqu'à preuve du contraire sont censés à travers leurs représentants gouverner ce pays fois qu'elle est abrogé une fois qu'elle est abrogé on fait quoi alors comment on gouverne et quel programme de gouvernement quelle majorité on trouve ben écoutez c'est pas à moi de mettre ce programme là simplement ce que je dis c'est qu'il y a aujourd'hui quelques idées quelques propositions qui sont majoritaires dans ce pays et qui sont exprimées à travers les urnes.

S'il y a bien une majorité à l'Assemblée nationale, c'est une forme de de franc républicain. C'est la question de l'hôpital, c'est la question du pouvoir d'achat, c'est la question de l'école, c'est la question de la sécurité du quotidien, de la relance de notre économie et des emplois à travers la transition écologique. Il y a un certain nombre de propositions qui peuvent faire une feuille de route et trouver une majorité jusqu'en 2027.

Nous, on est prêt au compromis et on l'a fait d'ailleurs. On était contre ce budget. On a voté contre en commission mix paritaire, on appelle ça mais on a accepté de ne pas censurer en échange d'engagement.

François Barou n'a pas respecté ses engagements. On s'était engagé à censurer. Nous avons déposé une motion de censure.

Bon, c'est pas la priorité pour vous la réforme de retraite Jean-Lan La Capelle. J'ai compris. Non, mais je l'ai dit, c c'est pas une ligne rouge en c'est un engagement clair net dans le programme de Marine Le Pen et de Jan Mardella.

Mais je m'amuse quand j'entends tout de même nos adversaires politiques qui font croire que si on censurait aujourd'hui, monsieur Ber, on changerait, on abogerait cette réforme de retraite et on passerait de 64 à 62 ans. Non, il se passera rien du tout, strictement rien du tout, hormis le chaos. Et je pense qu'aujourd'hui, franchement, les Français dans une période estivale qui approche, je pense que les Français attendent autant de choses de notre part.

Ils attendent de la responsabilité. Il faut des victoires politiques quand vous censurez le gouvernement. Et bien la victoire politique, on les a eu quand on a fait tomber monsieur Barnier.

On aura des victoires politiques bien évidemment si le budget de monsieur Berou euh est indécent et si il propose donc au français c'est pas pour vous un budget indécent. Ben c'est c'est c'est qu'aujourd'hui que les entreprises et que les Français euh euh payent les pots cassés d'une gestion calamiteuse depuis 40 ans. Donc qui doit payer si jamais pour vous cette gestion est calamiteuse ?

Non mais il on a proposé des un contrebudget avec notre groupe. Il y a aujourd'hui une contribution auprès de l'Union européenne que l'on peut raboter. Les Allemands le font, on ne le fait pas.

On peut sur l'immigration notamment autour de l'AME, on peut gagner de méat exactement. L'aide médicale des cas pour les clandestins. On peut Ouais, c'est 1 milliard 3.

On peut on peut sur la fraude sociale bien évidemment euh trouver des économies. On peut supprimer un certain nombre de d'agence du gouvernement ou de comité théodule qui coûtent des milliards et qui ne qui ne savent à rien. Il y a des sources d'économie que l'on peut faire.

Il faut avoir de ça ne suffirait pas. Mais euh ce mais simplement on n'a pas demandé aux Français tout de même d'aller combler les 3300 milliards de dettes dont sont responsables la gauche qui a été longtemps au pouvoir et les Républicains qui aujourd'hui avec avec la Macronie sont en train de continuer à le creuser parce que nous avons appris hier ou avant-hier tout de même que le le déficit continue à se croiser. On é à 3300 milliards, on est à 3340 milliards.

Cela n'arrête pas. Donc quand on ne veut pas changer de cap politique, bien tant qu'on on changera pas de cas politique, ça ne changera pas. En effet, Romain, Escanasie.

Euh c'est vraiment des propositions qui sont euh vous l'avez relevé d'ailleurs à la fois insuffisantes et populistes. Oui, c'est les agence, on rabote l'Europe, l'AME 0,5 % 0,5 % des dépenses de santé. C'est comme ça qu'on va redesser l'économie du pays.

Il y a une chose qui est vraie, c'est que les personnes modestes sont de plus en plus pauvres et que les très riches, les 1 % de plus en plus riches. Tous les chiffres le démontrent. Donc nous, on propose effectivement une fiscalité plus juste pour financer nos services publics.

Ce que ce que ne dit pas monsieur bah plus juste, c'est-à-dire que on paye les personnes qui ont de plus en plus d'argent, les les on augmente les impôts des riches. On augmente les impôts des riches. Non, pas juste des riches, des très riches.

Encore une fois, il y a de plus en plus de milliardaires. Les dividendes ont doublé doublé qui vous avez doublé votre salaire ces 5 dernières années. Non, moi non plus.

Par contre, effectivement, les 1 % l'ont doublé et donc c'est là qu' faut aller chercher de l'argent. pour combler le déficit et financer nos services publics. Est-ce que vous seriez d'accord pour ça ou pas ?

Jean Capelle, nous on était prêt on notamment à demander aux entreprises qui profitaient des crises une contribution exceptionnelle. Ça c'est des choses qu'on a intégré gravé dans le mar dans le programme. Mais en revanche tout de même nous sommes le pays le plus le le qui enfin qui champion du monde des impôts.

Moi je cherchais cherché champion du monde des impôts 47,3 du PIB. Euh nous avons des entreprises aujourd'hui qui se délocalisent car elle n'arrivent pas à être compétitive. On a 70000 faillites en France.

Le record sous MLM Macron qu'on nous avait dit serait le si on augmentait les les impôts sur les dividendes par exemple. Mais mais euh je je je crois que ça n'est pas au français aujourd'hui. Ça n'est pas au français de payer l'addition d'une mauvaise gestion euh qui a été qui a été sous la simpilité, je le disais des gouvernements de gauche ou de droite.

Aujourd'hui, il faut changer de cas politique et ça n'est pas au français en permanence de payer les pocs. Quand je vous entends tous les deux et pour conclure euh ce débat, vous serez d'accord à un moment ou un autre probablement pour faire tomber le gouvernement Bairrou ou un suivant. Pourquoi pas ?

Mais en revanche, il y a aucun moyen de trouver un programme commun ou du moins quelque chose qui vous permettrait de faire une majorité. aux uns et aux autres. Est-ce que ça veut dire quand même que on n'aura pas de cap dans ce pays sans tant qu'il y aura pas de dissolution avec une nouvelle majorité romain escenazier ?

Moi, je pense que si on a un chef de gouvernement qui a le sens des responsabilités et le sens des responsabilités c'est pas de prendre des engagements écrits et dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et 3 mois plus tard de revenir dessus. Le sens de responsabilité, c'est de prendre des engagements et de les tenir. Nous, on est prêt à maintenir une stabilité dans le pays, mais il y aura pas de stabilité sans justice.

Il y aura pas de stabilité sans respect des engagements. Moi, je pense parfaitement que cette assemblée nationale là, avec le sens du compromis, avec le sens des responsabilités, on peut avoir un budget et un fonctionnement jusqu'aux élections présidentielles qui trancheront un cap, un cap réel. On fera peut-être pas de réforme structurelles monstrueuses dans les 2 ans qui viennent mais en tout cas on peut gouverner ce payement mais il faut un premier ministre qui a le sens des responsabilité et s'il a 14 % dans les sondages d'aujourd'hui c'est qu'il ne l'a pas.

Bon euh en un mot est-ce qu'on peut tenir 2 ans avec cette assemblée nationale ? Euh je crois que ça va être compliqué. Nous sommes le premier parti politique de France, 36 % des intentions de vote, 33 % lors des dernières des dernières élections législatives.

Partout en Europe, avec un mode de scrutin différent, nous serions au pouvoir. Madame Méloni a a a conquis le pouvoir avec 25 % des sur pardon Jean la Capelle, fallait gagner le second tour aussi hein. Mais bien sûr.

Mais alors quand on voit en effet, mais c'est là que en effet le le masque le masque tombe quand on voit que la gauche avec Macron et la droite sont capables de s'allier de manière contre nature, créer un parti unique, tout ça par idéologie pour faire l'idéologie. Oui mais leurs électeurs se sont déplacés aussi non mais pas d'accord mais leurs électeurs aussi se sont déplacés volontairement. personne leur a mis un un pistolet sur la tente et je pense que beaucoup ne referont pas la même erreur.

Beaucoup ne feront pas la même erreur parce qu'ils viennent de se rendre compte que finalement et bien ils sont tous blanc bonnet et bonet blanc et que tout ceci va à l'inverse à l'inverse de de des intérêts collectifs de la France. Un membre du Rassemblement national qui conclut un débat politique en citant un candidat communiste à la présidentielle. On aura tout entendu.

C'était une citation de Jacques Duclot, c'est pour ceux qui s'en souviennent et je crois que c'était en 69. Merci beaucoup en tout cas Jean-Lapelle pour le Rassemblement national. Merci Romain Escanas pour le Parti socialiste et à bientôt pour un prochain débat pourquoi pas sur Sud Radio.