Gouverner c'est choisir, trancher et assumer devant les Français | Blandine Brocard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Blandine BrocardFait
« depuis plusieurs années, un sentiment s'installe chez nos concitoyens, celui d'un état qui consulte énormément mais un état qui décide de moins en moins clairement »
- 1:00Blandine BrocardChiffre
« il en existerait plus de 1200 simplement au niveau national »
- 2:30Blandine BrocardFait
« Des réponses coûteuses, illisibles, qui colment sans jamais traiter les causes profondes »
- 4:30Blandine BrocardFait
« Gouverner, ce n'est pas seulement consulter et distribuer. Gouverner, c'est choisir, trancher et assumer devant les Français »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole est à madame Blandine Brocard pour le groupe démocrate. Merci madame la présidente. [applaudissements] Monsieur le ministre, mes chers collègues, depuis plusieurs années, un sentiment s'installe chez nos concitoyens, celui d'un état qui consulte énormément mais un état qui décide de moins en moins clairement.
À chaque crise, à chaque grande cause, nous créons un nouveau comité, un nouvel observatoire, une nouvelle agence dernier en date, un haut commissariat à la diversité sur le fond à non total qui plus. Bref, 1200, il en existerait plus de 1200 simplement au niveau national. Alors, certains sont utiles peut-être, mais leur prolifération pose des questions fondamentales au bout du compte, qui décide qui est responsable et devant qui ?
Nous avons installé une République de la consultation permanente où la multiplication des avis remplace l'action claire et lisible. La décision publique se dilue, les responsabilités sont diffuses, la légitimité démocratique s'affaiblisse car ces instances ne sont ni responsables devant le peuple, ni même comptable devant le Parlement. Et dans le même temps, dans le même temps, pour répondre aux difficultés bien réelles Français, nous empilons les dispositifs.
Cèque énergie, chèque inflation, chèque carburant, chèque bois et même maintenant un chèque made in France, tenez-vous bien, pondu lui-même par un au commissariat. la belle affaire. Des réponses coûteuses, illisibles, qui colment sans jamais traiter les causes profondes.
Les Français ne demandent ni une République d'échec, ni une République des comités. Ils demandent une République qui assume ses choix, qui fixe un cap, décide et agit clairement et rend des comptes. Alors, ma question est très simple, monsieur le ministre.
Quelle est votre méthode pour reprendre la main politique, pour clarifier les responsabilités, pour mettre fin à l'empilement des comités théodules et pour garantir un droit de regard du parlement sur ces instances, leur mission, leurs coûts, leur pouvoir et leur utilité réelle. Car gouverner, ce n'est pas seulement consulter et distribuer. Gouverner, c'est choisir, trancher et assumer devant les Français.
C'est une question de clarté et de confiance républicaine.
Blandine Brocard