David Lisnard : «Dans le spectre politique aujourd’hui [...] je les trouve tous étatistes»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Pourquoi vous vous êtes lancé dans cette campagne présidentielle ? Vous vous rendez compte, la question ouverte que vous me posez. Parce que précisément, je pense qu'on a oublié la notion essentielle qu'est la liberté. Que dans le spectre politique qui va de les filles d'extrême-gauche au ARN à Reconquête, je trouve que je les trouve tous, y compris LR, y compris les socialistes, les communistes, je les trouve tous étatistes. Et je trouve qu'ils veulent nous faire croire qu'on va revenir au trône glorieuse, alors qu'on n'a plus la démographie, on ne fait plus d'enfants, on n'a plus les gains de productivité, on ne maîtrise pas l'immigration. Donc c'est impossible.
Donc il faut inventer un état performance au service de la société. Moi j'ai une vision, c'est qu'il consiste à rendre les Français propriétaires de leur vie, par l'instruction de qualité. C'est pour ça que je pense que la carte scolaire, l'égalitarisme socialiste, est une hérésie absolue parce que ça crée de l'injustice. Regardez la dette. Hier c'était le village Potemkin, c'est Tintin sur les Champs-Elysées. C'est-à-dire qu'on a le grand défilé, l'armée 7000, formidable, moi j'adore, je suis très attaché à l'armée républicaine, évidemment. Mais derrière, on a une loi de programmation militaire où il y a des bonnes choses. Il manque des crédits de paiement.
Comment voulez-vous assurer une indépendance, une souveraineté stratégique, si derrière, alors que cette année, nous allons emprunter 310 milliards d'euros pour l'État, plus que pendant le pic Covid, il y a ce qu'on appelle le rôle en finance, le renouvellement. On va emprunter 170 milliards pour remplacer 170 milliards de dettes. Vous me suivez ? Sauf que les intérêts, ils prennent trois points. C'est 5,1 milliards. Rien que sur... Même si on n'empruntait pas plus, sur 10 ans, on va payer 50 milliards de dettes de plus. Donc, il est temps, évidemment, de réduire fortement la dépense publique, parce qu'on a des fonctionnaires mal payés, mais on a le record du monde de la dépense publique.
On ne comprend pas que l'excès de dépense publique alimente la bureaucratie, qui détruit les libertés, qui détruit la performance. Donc, je veux porter cette espérance. Je suis absolument convaincu que le débat n'a pas commencé, qu'il va y avoir plusieurs phases de cristallisation et d'agrégation, la rentrée, mais surtout janvier, et de porter une voie qui nous permettra de rétablir une grande France avec un travail récompensé, cotiser moins pour gagner plus, baisser les charges pour rétablir la compétitivité d'entreprise, augmenter le salaire d'être donc dérégulé. Et c'est là que je veux un débat avec des gens que je respecte à gauche qui n'ont pas mes convictions.
Je veux un débat, ma philosophie, pour l'autorité de la République, pour la liberté et l'unité, face à une approche collectiviste et socialiste que je combats, mais que je respecte.
David Lisnard