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InterviewJean-Baptiste Djebbari· 26 février 2018 10 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraites

Réforme SNCF : "les ordonnances ne préemptent pas le débat parlementaire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Votre réaction globale aux annonces d'Édouard Philippe ce matin ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut procéder par ordonnance sur cette question ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sur le fond, qu'est-ce qui vous gêne dans ce qui a été dit ce matin ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La SNCF est-elle en situation alarmante comme l'a dit le Premier ministre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il encore place pour le dialogue entre vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien MarianiFait
    « nous considérons que c'est une provocation »
  • 10:00Sébastien MarianiChiffre
    « 50 milliards de dettes »
  • 12:00Jean-Baptiste DjebbariChiffre
    « on est plus de 100 heures de débat parlementaire au sénat et à l'assemblée nationale »
  • 14:00Jean-Baptiste DjebbariChiffre
    « on accepte à peu près un quart des amendements »
  • 16:00Jean-Baptiste DjebbariChiffre
    « on a une centaine de réunions qui ont permis de faire dans ses textes »
  • 18:00Sébastien MarianiChiffre
    « le gouvernement met deux fois ce qu'a mis la décennie les gouvernements dans la décennie précédente ces trois milliards 6 par an »
  • 20:00Sébastien MarianiChiffre
    « la structure de coûts de la SNCF est de 30% supérieur à celle des homologues voisins »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

du taureau merci d'être avec nous vite et bien le tout en dialoguant le gouvernement a présenté ce matin son projet de réforme de la sncf pour résumer le statut des cheminots sera supprimé les petites lignes en grande partie préservé un recours aux ordonnances et envisager son ampleur dépendra des négociations avec les syndicats déjà très remonté sud rail et la cfdt dénoncent une provocation pour en parler sur ce plateau ce soir sébastien mariani secrétaire général adjoint de la cfdt cheminots et jean baptiste djebbari député la république en marche de haute vienne vous est notamment spécialiste des questions de transport votre réaction tout d'abord votre réaction globale aux annonces d'edouard philippe ce matin a bien sûr sur la forme nous l'avons dit nous considérons que c'est une provocation vous l'avions annoncé la semaine dernière il y avait des lignes rouges à ne pas franchir le recours aux ordonnances l'on en est une très clairement nous notre organisation syndicale est habitué à pratiquer le dialogue social de façon active je crois qu'elle l'a démontré y compris sur le sujet de la réforme ferroviaire on avait deux mois les négociations sont entamées sur ce jugement cette réforme tout à fait nous avons même nous même pris les devants en organisant un colloque en décembre sur le sujet avec l'ensemble des décideurs dont l'état était malheureusement aux abonnés absents lors de lors de ce colloque mais les négociations qui doivent se dérouler sur la contrainte des ordonnances pour nous ce n'est pas une méthode effectivement qui permet un débat serein de même que les déclarations du président de la république au salon de l'agriculture qui oppose les salariés les uns contre les autres des catégories de français les uns contre les autres à savoir les agriculteurs et des cheminots ça ne nous met pas en confiance pour un dialogue social serein ça nous paraît pas être bonnes pratiques est-ce qu'il faut procéder par ordonnance sur cette question est ce qu'il n'ya pas un autre moyen de faire les choses d'abord il n'ya pas de contraintes des ordonnances leur donnant sur et sur la partie ordonnance travail du début de l'été ça n'a pas préempter le débat parlementaire je rappelle qu'on est plus de 100 heures de débat parlementaire au sénat et à l'assemblée nationale dont la plus grande partie d'ailleurs a été le fruit ou les apports de l'opposition que parmi les 700 amendements on a enrichi texte y compris avec l'opposition on accepte à peu près un quart des amendements et qu'en dehors du débat parlementaire on a eu la partie concertation qui s'est déroulé de façon concomitante on est le plus de 300 heures de débats avec les différentes parties prenantes dont les organisations syndicales et on a une centaine de réunions qui ont permis de faire dans ses textes donc cette méthode là elle marche et elle permettra à la fois de faire vivre démocratiquement le débat sur la réforme ferroviaire qui ne s'articule pas et voudrait qu'on soit très clair là-dessus au tour seulement du statut du cheminot et elle permet d'avoir la concertation nécessaire pour faire avancer les différents sujets que sont l'ouverture à la concurrence la modernisation de l'organisation et effectivement les modalités sociales de la sncf mais jean baptiste djebbari effectivement quand on entend le mot ordonnance dans une réforme comme celle de la sncf ça c'est un peu une connotation de menaces si ça n'avance pas assez vite ou pas assez bien on se servira de ce biais là pour faire avancer les choses et ordonnances c'est traditionnellement utilisée pour les textes un peu technique et une partie du texte qui sera technique puisqu'il s'agit de la transposition d'une directive européenne mais c'est vrai que si on pouvait garder la partie ordonnance pour les éléments les plus techniques du texte ce serait bien en revanche on a une obligation d'aller vite et on a une ouverture de la concurrence qui se profile à l'échéance des 18-24 mois et je vous rappelle que cette ouverture à la concurrence elle a été décidée par le gouvernement précédent on est en charge de la mettre en oeuvre de façon ordonnée et rapide et concertée alors ça c'est sur la forme sur la forme justement vous vous appelez déjà à une grève avant le 22 mars le 22 mars c'était une journée qui était déjà prévue pour un mouvement social elle l'a encore je pourrais vous retourner un peu la question est ce que ce n'est pas trop tôt pour annoncer d avis qu il ne vaut mieux pas parlé avant on a parlé avant nous avons déjà engagé le débat en réalité il n'est pas terminée il n'ya pas terminée et nous restons disposés bien entendu à dialoguer c'est la marque de fabrique je crois que notre organisation syndicale mais je voudrais quand même dire très clairement que en 2014 il y à une déclaration d'urgence sur la réforme ferroviaire on a réussi à mener ce débat dans un cadre démocratique normal qu'ils étaient lui des débats à l'assemblée nationale et au sénat recours aux ordonnances dans un délai qui était compatible avec l'urgence qui était qui était avancée par par le gouvernement aujourd'hui le gouvernement a clairement annoncé ce matin que il entendait fixer les orientations dès le 15 mars c'est pourquoi la date du 22 mars effectivement nous paraît hors délai donc nous l'avions annoncé la semaine dernière s'il y avait cette contrainte ou cette menace effectivement des ordonnances nous irions vers 1 mouvement de grève dont vous c'est une question de calendrier est effectivement c'est notamment une question cap de calendrier donc nous proposeront demain lors de l'interfédéral qui réunira l'ensemble des organisations syndicales représentatives à la sncf une forme de mobilisation qui pourrait intervenir avant le 22 mars sébastien mariani ça c'est sur la forme sur le fond qu'est ce qui vous gêne dans ce qui a été dit ce matin sur le fond il ya plusieurs sujets et plusieurs lignes rouges qui ont été franchis la première pour les deux principales n'aura pas le temps tout est évidemment là tout à fait la première c'est effectivement la remise en cause du statut de cheminot en tout cas au niveau du recrutement mais edouard philippe a dit ce matin qu'il ne faisait pas le lien entre cette annonce de mettre en cause le recrutement au statut et la réforme et la réforme des retraites mais moi je pose une question très simplement c'est qu'aujourd'hui les agents qui sont au statut cotisent pour le régime spécial de retraite des cheminots six demain ont fermé cette porte brusquement brutalement on va occasionner un surcoût pour l'état puisqu'il faudra payer les retraites et pensionnés avec un flux de cotisants qui sera arrêté le surcoût a été chiffrée et un rapport d'un conseil d'état qui qui chiffrent ce surcoût pour le contribuable à trois milliards d'euros par an pendant une dizaine d'années alors certes on sera dans 10 à 15 ans donc vous donc l'actuelle majorité ne sera plus aux affaires le stade ça on ne sait pas le stade des fonctionnaires plus aux éléments d'abord la réforme de retraites elle est prévue pour début janvier 2019 ensuite la subvention d'équilibré au régime de retraite sncf c'est déjà trois milliards d'euros par an quelque 11 milliards il a effectivement ça aura un impact il faudra mesurer de façon assez fine je rappelle que vous avez cent cinquante mille cheminots et environ 270 milles retraité cheminot à la retraite donc de toutes façons ce sujet là il est devant nous ensuite sur le constat qui a été fait je pense qu'il faut être et le constat est assez partagé ou consensuelle sur les différentes impasse de la sncf et plus largement du système ferroviaire c'est l'impasse de la vétusté du réseau on a un réseau qu'il ya en moyenne 30 ans d'âge c'est par exemple 17 ans au niveau du réseau allemand on a évidemment une une impasse sur les coûts on l'a rappelé 50 milliards de dettes celles 3 milliards d'euros de dette chaque année en plus un bon modèle 37 mais ses effets 46 engage deux 50 milliards chacun mais c'est de toute façon vertigineuse est endémique et puis on a une impasse en tout cas une dégradation de la qualité de service sur les retards sur le mauvais fonctionnement ou les dysfonctionnements des systèmes d'information voyageurs de toute façon on est face à une très bien parce qu'ils nous amènent à changer de façon assez rapide pour adresser un défi un défi collectif qui est celui de l'ouverture à la concurrence qui encore une fois est une réalité qui se présentent devant nous entre 2019 et 2023 sébastien mariani vous connaissez cette reprise peut-être mieux de personnes en tout cas sur ce plateau la sncf la sncf sa situation elle est alarmante et intenable ce sont les mots du premier ministre tomassi que ce sont des mots nettement exagéré de la part du premier ministre le ce que vous évoquez effectivement sur sur des sujets de régularité ou de satisfaction des voyageurs bien entendu qu'il faut aller vers un meilleur service et un meilleur service public cela dit quand on constate certaines données statistiques telles que l'eurobaromètre le la satisfaction des usagers en france est supérieur à la satisfaction des usagers allemand l'autre de l'autre point qu'il faut qu'il faudrait qu'il faut clairement évoquée c'est effectivement la vétusté du réseau vous l'avez dit ce constat a été fait il résulte d'années de désinvestissement de l'état du fait de l'état l'état des élus locaux de la sncf tout le monde je crois là dedans à sa part à prend clairement et sucé je voudrais dire c'est une une des uns des aspects positifs du discours du premier ministre c'est qu'il accepte de de consentir 600 millions d'euros supplémentaires par année au renouvellement du réseau existant 7,3 milliards 6 par an sépare milliards milliards et ça on est à 3 milliards aujourd'hui c'est une revendication que la cfdt apporter notamment lors dans le cadre de son colloque de décembre il fallait au moins 500 millions d'euros pour ralentir effectivement le vieillissement et c'est important de le dire vous avez raison parce que le discours du casse de la casse en tout cas du service public n'est absolument pas la réalité aujourd'hui le gouvernement met deux fois ce qu'a mis la décennie les gouvernements dans la décennie précédente ces trois milliards 6 par an c'est 36 milliards sur 10 ans en revanche est un sujet qu'il faudra traiter et qui sera un petit peu la condition de la performance de la sncf dans les années à venir c'est le sujet de la structure de coûts vous savez qu'aujourd'hui la structure de coûts de la sncf est de 30% supérieur à celle des homologues voisins c'est un vrai sujet qu'il faudra traiter dans le cadre de la réforme messieurs un dernier mot s est-ce qu'il ya encore place une place pour le dialogue entre vous est-ce qu'on peut encore lui mon vous voyez ce soir bien sûr il ya place pour le dialogue à condition effectivement qu'on revienne à des conditions sereines de dialogue c'est à dire qu on ne dialogue pas effectivement sous la contrainte vous vous l impression de sous la contrainte à cause notamment des heures de danse évoqué par le premier ministre ce matin et puis un point de déception quand même c'est que effectivement les solutions reposent sur l'endettement ne sont absolument pas évoquée par le par le premier ministre concrètement il a annoncé également adoré sa part à prendre mais je crois que pour le coup ne faut pas préempter le débat de la réorganisation de la sncf avant d'annoncer la reprise ou non de la dette par l'état mais tous les pays l'ont fait et je crois que le gouvernement sera assumé cette responsabilité que vous avez avant la fin du quinquennat avant l'accord du client souhaite effectivement modifié le statut des établissements publics et en faire des sociétés à capitaux publics pour qu'elles ne soient pas immédiatement faillite il faudra reprendre à minima les trois quarts de la dette effectivement de la sncf réseau ce qui se chiffre entre 35 et 40 milliards d'euros jusqu'à présent les gouvernements ont souvent annoncer les choses n'ont jamais été suivies d'effet avec ce que tu as tout à fait l'adn de ce gouvernement on verra ce qui sera fait dans l'est dans les mois et les années qui viennent merci en tout cas tous les deux d'être d'avoir participé à ce débat ici ce soir