Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 décembre 2025 25 min

Else Joseph : « La colère des agriculteurs face au Mercosur, je la redoute et je la comprends »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va notamment faire le point sur le budget de la culture. On va en parler avec vous Els Joseph. Bonjour.

Merci d'être notre invité sénatrice à l'air des Arden. Avant de revenir sur les questions budgétaires, on va commencer comme tous les jours par les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

On va les regarder ensemble. D'abord la une de la dépêche Dermatose. La tension monte.

On l'a vu après une journée de blocage d'une ferme en arriage pour empêcher l'abattage de 207 vaches. Suite à un cas de dermatose nodulaire contagieuse, des échauffé ont donc éclaté entre agriculteur et force de l'OTET qui sont parvenus à les déloger en fin de soirée. La deuxième une, c'est celle de la République du centre brand. la fin d'un espoir, le tribunal qui a placé l'entreprise en liquidation judiciaire ne retenant pas le projet de scope coup de massu pour les 680 salariés qui vont donc se retrouver au chômage.

Et puis la dernière, c'est celle de West Rance, 10 ans de l'accord de Paris, ils ont testé la vie à 50°gr. C'est aujourd'hui cet anniversaire le 12 décembre 2015. 195 pays s'engagés à lutter contre le changement climatique où en sommes nous 10 ans après.

Les lecteurs de West France ont donc testé un quotidien à 50° pic de chaleur qui pourrait survenir en France en 2050. De quelle avez-vous envie de nous parler Joseph ? Alors les trois nous interpellent deux en particulier mais je pense que je vais prendre la une du de la dépêche sur la tension dans le monde agricole.

Vous la comprenez, on l'a vu hier ces affrontements avec l'inquiétude au cours de au cours de autour de cette maladie la dramatose nodulaire contagieuse. Tout à fait. Donc c'est vrai qu'on avait vécu ça déjà dans les notamment dans les massifs alpins cet été.

On pensait qu'on avait trouvé la solution pour éviter pour éviter la crise. Je comprends les agriculteurs qui aujourd'hui subissent coup après coup des crises des crises successives. Donc voilà, je partage hors des arrog, je travaille beaucoup avec les les agriculteurs de mon territoire.

Nous ne sommes pas touchés par la dermatose mais on a connu malheureusement d'autres crises avec la fièvre catarale par exemple et le loup. Donc je aujourd'hui il se passe pas un jour sur qu'on soit interpellé par nos agriculteurs et puis ça il il y a eu cette étincelle hier mais il y a aussi des inquiétudes autour de la PAC autour du Mercosour où il y aura des réponses la semaine prochaine. Est-ce que vous vous redoutez que la colère agricole reprenne de l'ampleur ?

à la fois je la redoute et je la comprends. Aujourd'hui, il faut donner des signes forts aux agriculteurs. Je veux dire, on a l'impression en discutant avec eux que ben régulièrement leur annonce voilà, on va on va faire telle et telle chose et et à chaque fois la crise la crise s'aggrave.

Donc il faut leur donner des garanties. Je pense que la le Sénat et la est la maison qui défend qui défend au mieux les agriculteurs, enfin qui défend euh on on a un un grand nombre de sénateurs qui sont très impliqués dans ce domaine et on nous qui nous implique de la même manière dans ce combat. L'autre actualité là encore, on l'a vu dans le journal, c'est le choc, la colère chez Brant en région centre Val-de Loire mais mais pas que puisque Brand c'est un floron industriel français liquidation judiciaire prononcée alors qu'il y avait un projet de reprise par les salariés qui étaient notamment soutenu par les pouvoirs publics.

Euh est-ce que tout ça c'est un peu le symbole de la désindustrialisation de notre pays ? Ça ça m'inquiète parce qu'on on fait on est un pays où le président de la République fait un grand nombre d'annonces. Il me semble qu'il y a très peu de temps, il avait annoncé que euh on va on allait réindustrialiser, que l'industrie de représenter 15 % du PIB.

On en est loin. Euh c'est c'est une catastrophe encore ce fleuron qui disparaît. Euh avec peut-être ce manque d'attractivité de la France, on a entendu la colère du maire, comment on n' pas réussi à mobiliser alors que voilà, les régions étaient impliquées, les pouvoirs publics étaient impliqués.

Donc je veux dire, on a aujourd'hui une France qui n'attire plus. une France parce que on a trop de taxes, trop de normes, trop de difficultés à je dire ce qui manque de manière générale dans notre pays, c'est de la souplesse et on en est le témoin ici et ça me rappelle aussi ce qu'on a vécu dans mon département parce qu'on avait un autre floron alors peut-être que les plus jeunes connaissent pas cette marque mais notamment Arthur Martin qui avait été racheté dans un premier temps par Électrol et puis après qui a bien entendu terminé. Donc on on touche aussi la concurrence de de la Chine entre autres.

Il il y a ça et puis là, on l'a vu, il y a il y avait un projet de de scope de reprise. Est-ce qu'il faut faciliter euh ces projets de scope pour que les salariés euh qui ont envie de reprendre leur entreprise puissent le faire plus facilement ? Complètement.

Mais alors qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qui bloque ? Je pense que c'est les élus du territoire qui pourront nous en parler, mais peut-être que tout espoir n'est pas terminé, je sais pas, on va peut-être réussir à à mobiliser.

Comme l'a dit le maire, 4 millions, c'est pas non plus une énorme. Et on on posera la question au président de de région dans quelques instants. Mais d'abord, on va passer à l'actualité du Sénat et c'est le budget toujours au menu du Sénat.

Et aujourd'hui, vous examinez le budget de la culture. On va y revenir dans quelques instants, mais d'abord puisqu'on parle de de culture, évidemment euh on a toujours à l'esprit ce qui s'est passé au Louvre, hein, puisque c'est dans ce contexte euh que va être examiné le budget de la culture. Quentin, euh c'était aussi l'actualité au Sénat cette semaine puisque les sénateurs ont reçu mercredi les auteurs de l'enquête administrative diligenté par le ministère de la culture après ce cambriolage au loup.

C'était le 19 octobre dernier. Cette enquête est accablante. Voilà, les conclusions de ce rapport sont d'une grande sévérité et d'une certaine manière implacable.

C'est ce qu'a dit mercredi le président de la commission de la culture, Laurent Lafond, en ouverture des travaux de sa commission. Le document qui n'a pas vocation à être rendu public pointe une sous-estimation des risques depuis plus de 20 ans au Louvre Oriane et un sous-équipement en matière de sûreté. et les haut fonctionnaires qui ont rédigé ce rapport et qui ont témoigné mercredi ont pointé plusieurs dysfonctionnements.

D'abord, il y a l'insuffisance et vétusteté du système de vidéo protection et je cite "Un nombre total de caméras extérieures insuffisant." Ensuite, le rapport pointe une insuffisance des protections mécaniques des ouvrants périphériques, c'est-à-dire en fait les portes-fenêtres de la galerie à pollon, la galerie où il y avait les bijoux qui ont été volés et qui étaient mal sécurisés et avec un temps de résistance du verre de la fenêtre extrêmement faible. En clair, le verre qui casse immédiatement quand on tape dessus.

Enfin, l'enquête constate aussi une intervention des argents de sécurité et des policiers trop tardives pour empêcher la fuite des voleurs. Orian, tout s'est donc joué à très peu de choses. Écoutez donc Noël Corbin, c'était en audition cette semaine. 30 secondes près, les agents de sécuritas ou les policiers à bord de la voiture auraient pu empêcher la fuite des voleurs. pour ces 30 précieuses secondes.

Il aurait suffi et c'est toujours un peu facile de le dire après mais on reprend l'ensemble du déroulé, le signalement un peu plus rapide par les agents du PC si vous avez pu voir la caméra plus tôt, un temps de résistance à les fractions de la fenêtre supérieure à celui qui a été constaté. Une information aussi et ça c'est important plus précise donnée aux agents de sécuritas et à la et à la police sur la localisation de la frction. Et les auteurs du rapport administratif rapportent l'absence de transmission d'informations au sein de l'établissement lors du changement de gouvernance en cet été en septembre 2021.

Exactement. Il y a eu au total cinq audits réalisés sur la sécurité du Lou ces dernières années, mais la direction actuelle n'était au courant n'était pas au courant de deux audits qui dataient de 2017 et 2018 qui pointaient directement des failles de protection de cette galerie à Polon. On le redit la galerie des bijoux volés en octobre.

Écoutez donc à notre micro la sénatrice Agnè Séverrene. Très remonté hier notamment envers Laurence Descart la présidente directrice actuelle du Louvre. À deux reprises, madame Descart a été auditionnée par la commission culture de l'Assemblée du Sénat.

Elle n'en a jamais fait état. La présidente directrice actuelle. Exactement.

Et le rapport de par omission. Oui, je trouve. et le rapport de 2019 pointait justement la fragilité en fait du balcon de la galerie d'Apollon qui aurait permis au cambrioleur d'entré.

Donc et alors figurez-vous qu'en fait au moment où Laurence Dec a pris euh ses fonctions, aucun tuilage, aucune passation n'a été faite et ça honnêtement les Français ne peuvent pas comprendre que quand on arrive à une nouvelle fonction, il y ait pas un état des lieux, des risques et des sujets qu'il faut traiter en priorité. Agnès Séverren qui a dit mercredi que Laurence Descart aurait dû démissionner, présenter à nouveau cette émission. El Joseph, qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que vous partagez l'avis d'An Séverine ? Laurence Descart doit démissionner. Elle a notamment menti à la représentation nationale.

Je pense qu'on aura l'occasion de voir ça avec elle puisque la semaine prochaine, on auditionne à la fois l'ancien directeur, monsieur Martinez et à nouveau madame Descart. On va reposer ces questions sur la responsabilité parce que la sécurité d'un musée comme celui du Louvre, parce que c'est quand même notre patrimoine, je veux dire qui a été atteint au même titre que on a été touché par le euh l'incendie de Notre-Dame. Là, on est on est touché par ce par cette ces incidents à répétition.

Enfin, je veux dire, on a l'impression d'être dans un mauvais film et je pense que c'est il y a eu des choix politiques qui n'ont pas été faits, c'est-à-dire qu'on a fait le choix de l'accueil, on n pas fait le choix de la sécurité et malheureusement, je veux dire, ça a continué avec les inondations dans une galerie la semaine dernière. Laurence Descart, vous le disiez hein, qui est auditionné mercredi au Sénat mardi. C'est Jean-Luc Martinez, l'ancien président directeur avant 2021 du Louvre qui est convoqué par votre commission.

On comprend qu'il y a un problème au moment de la passation entre les deux. Comme si le filage Oui. comme si leur mésent avait pu aussi contribuer à ce drame.

Vous le croyez ? Peut-être. C'est ce qu'on les questions qu'on leur posera la semaine prochaine iront iront dans ce sens parce qu'il faut il faut qu'on sache ce qui s'est ce qui s'est passé avec à la fois des grilles qui ont pas été remplacées, des vitrines qui n'étaient pas apparemment adaptées, des caméras qui ont fonctionné mais qui ne sont pas enfin qui ne géolocalisaient pas finalement le problème et et ce mauvais film finalement comme l'a dit l'inspecteur à 30 secondes près, on on pouvait arrêter les les voleurs.

Donc je pense que aujourd'hui on a avec le rapport d'inspection ces éléments pour pouvoir poser des questions dans notre rôle de contrôle avec effectivement en plus un audit même deux qui ont disparu au moment de la passation. Mais alors donc comment expliquer ce manque au Louvre d'une véritable culture de la sécurité ? La directrice de la surveillance s'occupe de la surveillance mais ça n'était pas son rôle d'examiner les problèmes de sûreté pure.

C'est ce qu'a pointé l'une des personnes auditionnées mercredi. Ça semble incroyable dans le plus grand musée du monde. Vous ne croyez pas ?

Incroyable, c'est quand vous regardez l'organigramme du Louvre, bien il y a il n'y a pas comme dans n'importe quel autre établissement, il n'y a pas de direction de la sécurité. Donc preuve que c'était pas une priorité et ça c'est quand même dommageable he dans ce dans ce plus grand musée du monde. Il y a aussi des inquiétudes sur l'entretien de ce musée he avec des musées d'ailleurs.

Voilà. Mais est-ce que du coup c'est révélateur justement d'un manque de budget pour entretenir nos Ah, je pense pas. Je pense que c'est il y a un manque de budget évidemment parce que quand vous voyez la taille la taille du Louvre, vous avez 37 hectares à couvrir.

Je crois que pour installer aujourd'hui une système de sécurité optimum, il y a plus de 60 km de de câble à à passer dans des dans des locaux qui sont pas bon voilà qui sont des monuments historiques qui sont pas adaptés. Donc, il y a il y a certes une raison de moyen, mais je suis convaincu qu'il y a eu un problème de choix. C'est-à-dire qu'on a on a euh voulu, d'ailleurs, c'était des annonces du président de la République il y a plus d'un an avec euh ces grands projets de changer l'entrée du Louvre de manière à à ce que le Louvre soit accessible à plus grand monde.

On a fait ce choix de l'accueil, on a euh oublié la sécurité et ça c'est dommageable. Et c'est dans ce contexte, on disait que vous allez examiner aujourd'hui le budget de la culture. Quentin, un mot sur ce budget.

Quelles sont les grandes lignes ? Bien, déjà on peut dire que c'est un budget à la baisse. Ce sont 200 millions d'euros que perd le ministère.

C'est ce qu'avait dit Rachid Adati en audition lorsqu'elle était reçue au Sénat. Donc 200 millions d'euros de coupe budgétaire. On note la stabilité des crédits dédiés au spectacles vivants.

Une baisse des crédits pour le patrimoine, ce qui réduit le lancement de nouvelles opérations et aussi des économies sur le pass culture recentré sur les jeunes adultes. Alors que dire de ce budget ? C'est un budget de crise du déficit avec des coupes.

Oui, c'est tout à fait ça. Avec avec des enjeux qui sont qui sont considérable. Vous parliez du patrimoine, ce que l'on regrette, c'est que le patrimoine, c'est lui qui paye le prix fort dans ses dans ses réductions budgétaires, notamment les monuments historiques et donc vous l'avez dit avec un certain nombre de de grands projets qui sont mis à l'arrêt.

Je veux dire, on parle de Chambor, on parle du Mont-Sain-Michel, mais surtout aussi les actions des dragues dans nos départements qui vont être limités, c'est-à-dire action régional, les affaires culturelles, voilà, voilà avec notamment ce patrimoine auquel nous sommes tous attachés, que ça soit les églises ou les différents patrimoines qu'on a dans le département. Mais donc c'est un mauvais budget parce que le Sénat va le voter visiblement, un mauvais budget dans un contexte budgétaire qui est mauvais. Donc je veux dire, je sais que madame la ministre de la culture a obtenu un certain nombre, on le saura cet après-midi d'arbitrage mais mais je veux dire ça reste inquiétant parce que derrière il y a la la protection de notre patrimoine mais il y a aussi des emplois.

Ouai. Une dernière question sur le pass culture. La majorité de la droite et du centre qui va encore couper dans ce pass ?

Comment l'expliquer ? mauvaise mesure. Euh alors je je fais partie le pass culture.

J'avoue que il y a quelques temps je faisais partie de ceux qui disaient il faut couper le passe culture parce que je suis en principe contre cette politique de chéquier chèque énergie chèque culture. Bon voilà j'ai évidemment en travaillant on se rend compte que le pass culture a son utilité il a été recentré l'année dernière avec c'est madame Dati qui l'avait recentré donc il est limité enfin c'est à partir de de l'âge de 17 ans. Et on voit que dans certains cas, c'est pas le passe manga comme on l'a dit à un moment, ce ne l'est plus en tout cas et c'est quand même un premier accès à la culture et on se rend compte qu'on a des jeunes qui aujourd'hui fréquentent régulièrement les librairies.

Donc vot vos collègues qui veulent éteindre ce pass ne pourra pas parce qu'il y a des droits àquis et il y a des choses qui sont déjà lancé. Mais donc il se trompent en voulant viser ce passon. Je ne dirais pas ça mais je pense que il y a peut-être d'autres solutions.

Le recentrage qui a été fait était déjà une bonne solution. Faut peut-être le continuer. Très bien.

Et au Sénat, vous avez également beaucoup travaillé sur la question des Jeux Olympiques et la France qui va de nouveau accueillir les Jo. Ce sera en 2030 dans les Alpes françaises où on va se rendre. Bonjour Arna Murga, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes le maire de Briançon Arnurgia. Vous allez accueillir le village olympique. Comment vous vous préparez ? avec beaucoup de travail qui usé vous le savez bien avec une candidature olympique qui a une épreuve de saé un peu particulière à franchir ça a été d'abord celle de la dissolution plus celle de la chute du gouvernement Barnier et malgré toute cette instabilité il faut avancer et faire travailler les dossiers donc c'est un sujet difficile mais en tout cas pour l'instant tout avance bien et et on est bien entendu heureux et ravi d'accueillir les Jeux Olympiques dans les dans les Alpes français est-ce que est-ce que Murgia ça va ça va permettre de de redynamiser justement les Alpes les Alpes françaises de leur donner nouvelles visibilités et évidemment et de deux manières différentes parce que vous savez que dans cette candidature, il y aura finalement deux parties les Alpes du Nord dans laquelle pour la première fois de l'histoire des Jeux Olympiques, on va réutiliser tous les équipements qui étaient ceux d'Albertville en 1992.

C'est ça s'est jamais fait et je crois que c'est vraiment un beau message aussi de sobriété que de pouvoir réutiliser des équipements qui ont servi pour des Jeux Olympiques il y a il y a longtemps. Et puis de mon côté chez moi à Brillançon dans les Alpes du Sud, voilà un département les Hautes Alpes qui n'a jamais reçu ces Jeux Olympiques d'événement mondial de cette nature et ça va profondément bien entendu changer notre territoire puisqueavec président de région Renauselier le choix que nous avons fait c'est d'accès modernisation du territoire pour les Jeux Olympiques à travers une mobilité décardonnée c'est-à-dire à travers le rail principalement on va d'une part moderniser et régénérer la totalité de la ligne de train entre Marseille et Brillon. C'est une ligne de train dans laquelle aujourd'hui on met 5h en train alors qu'on met 3h en voiture.

Ça donne une bonne exemple de malheureusement ce qui marche pas parfois dans les territoires et ce qu'on a mal fait avec la politique du toutv. Et puis par ailleurs, nous avons obtenu de l'État du ministre des transports Philippe Tabarot que je salue le renouvellement de la totalité des trains de nuit sur la ligne Paris Briançon qui est l'une des înes les plus historiques. Donc mobilité décarbonée pour désenclaver un territoire alpin qui lui ne l'avait pas été dans les années 90.

Donc si je crois de beau messages d'espoir. Restez avec nous évidemment Arnaud Murger, on va faire réagir Els Joseph hein. Vous entendez he monsieur le maire sur le message d'espoir et sur les apports au-delà de la période des JOI, les apports pour les Alpes françaises de l'accueil de ces Jeux Olympiques.

C'est un petit peu ce que Albertville avait permis de désenclaver notamment la la vallée de la tarente. Là il y a des enjeux, vous l'avez dit, des enjeux en matière de transport. Il y a une volonté d'exemplarité.

Euh c'est vrai, réutiliser euh réutiliser les euh les installations précédentes d'Albertville, c'est quand même une grande chance. Il y a aussi cette volonté de de faire de ces jeux euh des enfin des jeux exemplaires en terme euh de sobriété environnementale, exemplarité sociale et puis c'est pour moi, je pense qu'un des enjeux, je sais pas si vous le partagez, mais c'est un enjeu de logement. Je sais que chez vous, vous allez vous allez accueillir un des villages olympiques.

L'idée c'est de Évidemment, il y a cette notion d'héritage euh qui a été euh euh beaucoup mise en avant et de manière très juste avec les Jeux Olympiques de Paris. Donc il faut utiliser évidemment ce tremplin des Jeux Olympiques de Paris pour notamment offrir aussi des logements parce que c'est quand même une question dans dans les montagnes cette c'est ce manque de logement. Ard là-dessus évidemment.

Alors en plus nous on a un projet assez extraordinaire puisque le village olympique va voir la réhabilitation. On parlait tout à l'heure et vous parlez madame la sénatrice de de patrimoine d'un d'un fort issu de l'œuvre de Voban puisque Branson est une ville fortifiée historiquement par par Voban et d'un fort inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO. C'est un choix de sobriété puisque ça veut dire qu'on nartificialisera pas les sols et c'est un choix aussi bien entendu tourné vers le logement puisque le souhait que j'ai émis et sur lequel la Solidéo qui est l'établissement public qui travaille à l'aménagement des infrastructures olympiques travaillent, c'est bien entendu que les logements des athlètes dans ce fort qui seront aménagés qui je crois si nous y arrivons seront absolument incroyables, soit réhabilités en logement avec deux préoccupations des logements pour les saisonniers puisque vous savez que chez nous le sujet de l'emploi est un sujet très difficile. puisque on narrive pas à loger les gens qui en saison viennent travailler chez nous et puis du logement en accession sociale à la propriété puisque finalement le grand problème de la montagne française, il est aussi celui-là, une inflation des prix et des jeunes chez nous qui globalement sont obligés de déménager de plus en plus loin pour devenir propriétaire.

Moi, je fais partie des gens qui pensent que il nous faut une France de propriétaire et qu'il faut aider nos jeunes actifs en particulier à y accéder avec des prix maîtrisés et des mesures administratives en cela. Donc ça peut être effectivement là aussi un grand accélérateur. En tout cas c'est un grand chantier que nous avons lancé.

Et Arnaud Murg, est-ce que ce sont aussi des sujets de préoccupation qui seront abordés lors du Conseil national de la montagne qui se tient aujourd'hui ? Et évidemment, d'autant plus que vous le savez, ce conseil national de la montagne n'avait pas été réuni depuis fort longtemps. Et c'est dommage parce que Conseil de la montagne, c'est l'émanation de la loi de 86, de la loi montagne qui dispose de la spécificité finalement de la montagne française.

Montagne française, c'est quand même plus de 30 % de notre territoire. C'est une fierté française, c'est la richesse touristique dans notre PIB, mais c'est des territoires qui sont plus éloignés, qui sont enclavés parfois, qui ont des problématiques qui sont différentes. Et il est très important que le législateur sanctuarise cette spécificité montagne pour préserver nos services publics et pour aider ces territoires qui font face aujourd'ffement climatique en étant aux avant-postes.

Et donc, je crois que c'est un bon message que enfin le Premier ministre réunisse le Conseil national de la montagne parce que moi je vais mettre quelque chose sur la table d'assez simple. le Sénat, l'Assemblée, le Parlement a examiné une loi olympique. Je pense qu'il est grand temps maintenant dans ces temps de réchauffement et de dérèglement climatique de mettre aussi sur le bureau du Parlement une nouvelle loi montagne pour euh adapter et se servir du prétexte de ces Jeux Olympiques pour créer les éléments euh de droit et de réglementation qui nous permettront d'adapter la montagne au défi climatique de 2050.

Vous entendez cette préoccupation Jonel ? Je suis je la partage complètement euh d'une part parce que je en discutant régulièrement avec mes collègues sénateurs de de la région, c'est des choses que l'on partage en pratiquant également de notamment ces ces ces régions de manière touristique. Aujourd'hui, je pense que on est tous réunis.

Aujourd'hui, lorsqu'on voit l'unité de l'ensemble des parlementaires, quel que soit leur bord politique, de manière à aboutir avant la fin de l'année à un projet de loi qui puisse permettre, je veux dire, à ces Jeux Olympiques de se déclencher qu'on a cette volonté de de comme vous l'avez dit d'avoir des jeux exemplaires en terme d'artificialisation des sols parce que je crois que au total c'est 20 hectares qui vont être artificialisés, qu'on a cette volonté de simplifier, de permettre la dépose des permis de construire euh très très rapidement sans trop les contraintes qu'on a qu'on a d'habitude et bien je pense qu'il faut vous avez raison profiter de ces Jeux Olympiques pour voilà reparler de d'une loi montagne. Merci Arnaud Murga, merci beaucoup d'avoir été avec nous maire maire de Briançon. Merci.

On va poursuivre le tour de l'actualité dans nos régions. On va remonter on va aller à Chartre. Cette fois on retrouve Sébastien Bess.

Bonjour Sébastien. Merci d'être là. rédacteur en chef de l'écoin.

Votre journal Sébastien qui consacre ce matin de pages un reportage croisé auprès des bénévoles qui assurent des maraude l'une à Chartre avec les restos du cœur et puis l'autre à Dreux avec la Croix-Rouge. Oui, ils sont de plus en plus nombreux à venir chercher de quoi manger auprès des associations. Exemple mercredi soir 20h à Charte, déjà une vingtaine de bénéficiaires attendaient les restos du cœur.

Une bénévole rappelle que lorsqu'elle s'est engagée, c'était en 2017, le maximum de personnes accueillies était d'une cinquantaine par Maraude. Selon elle, aujourd'hui d'un maximum cette cinquantaine de personnes, c'est quasiment devenu la norme et deux fois par semaine. Elle note que depuis le Covid et les périodes d'inflation des prix, les besoins ont explosé.

Cette année, les restos de Chartes prévoient au total d'apporter leur aide à plus de 8000 personnes. Même construireux euh au côté de de la Croix-Rouge, le président explique voir tous les ans de nouveaux visages. Trois ou quatre personnes en 2017-28, environ 25 désormais à chaque mare.

Au-delà de la nourriture, les bénéficiaires des associations viennent aussi retirer par exemple des produits d'hygiène et faire le plein de soutien de chaleur humaine. En résumé, se sentir un peu moins exclus. L'un d'eux témoigne, on n'est pas des chiens, on nous lance des pièces en nous regardant à peine alors qu'on est des humains comme les autres.

On se sent déshumanisé par moment. Selon la fondation pour le logement des défavorisés, en France, en 2024, il y avait 350000 personnes sans domicile. Elles étaient 143000 en 2012.

Joseph, bonjour. Vous êtes membre de la délégation au droits des femmes du Sénat. Selon un rapport d'information de cette délégation, chaque soir ce sont femmes et près de 3000 enfants qui dorment dehors.

Or, ce nombre est incomplet, des femmes est en contrainte de se cacher notamment pour ne pas s'exposer aux violences de la rue. Comment parvenir à les identifier ? Mais déjà avant de pouvoir les identifier, moi je suis très inquiète qu'au 21e siècle, on soit face à cette situation comme vous le dites.

On a plus de 3000 femmes qui dorment dans la rue et qui sont euh qui s'échappent, c'est vrai, face à des violences qui qui quittent souvent des violences, des situations de violence euh conjugale. Euh c'est c'est assez particulier des des de les identifier. Je pense que dans tous nos territoires euh et bien vous avez des agents toutes les personnes qui font les marau des j'en profite pour les remercier parce que c'est vraiment un gros travail qui est fait y compris à Paris parce que je les rencontre je les rencontre régulièrement aujourd'hui.

C'est de peut-être libérer la parole comme on l'a fait dans d'autres domaines. C'està-dire permettre aussi à ces personnes ben de pas se sentir exclus, de pas se sentir montrer du doigt comme l'avait dit et de d'aller vers vers ces personnes. Et ça touche également le problème de la santé mentale.

C'est-à-dire que c'est tout un aujourd'hui on se rend compte que n'importe qui peut être touché par ce phénomène assez rapidement. C'estd avoir une vie sociale j'allais dire classique et puis finalement arriver dans la rue avec ses enfants parce qu'on a aussi un certain nombre de femmes qui sont avec leur enfant avec leur enfant dans la rue. Vous avez une deuxième question Sébastien.

Oui. 350000 personnes sans domicile en 2024. On l'a dit.

Selon vous, est-ce que notre système de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale est-il à bout de souffle ? Ben, je pense vu les résultats, on peut pas dire on peut pas dire autre chose. Donc, il y a il y a je pense une prise en charge différente qui doit être faite.

Alors, il y a cette question des de des logements ou des lieux d'accueil euh qui doivent être repensés parce que je peux comprendre pour en avoir visité quelques-uns que il y a parfois des gens qui veulent rester dans la rue, qui ne veulent pas aller dans ce genre d'hébergement. Donc, on a un gros travail. C'est un petit peu le ce travail qui avait été engagé par Michel Barnier lorsqu'il a annoncé que la santé mentale était la cause nationale.

Il y a ça touche en partie aussi cette situation que l'on déplore tous. Merci beaucoup. Merci Sébastien et on regarde la une de votre journal en première ligne face à la misère.

C'est à la une ce matin de l'écoain. Merci Sébastien B d'avoir été avec nous et merci Els Joseph d'avoir été notre invité pendant cette première demure. [musique]

Else Joseph : « La colère des agriculteurs face au Mercosur, je la redoute et je la comprends » — Else Joseph · Pourquijevote