Macron dans Pif, Schiappa dans Playboy... - Reportage #cdanslair 03.04.2023
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 70 %Défensif 10 %
Temps de parole
- Présentateur49 %
- Invité15 %
- Invité 211 %
- Invité 39 %
- Invité 48 %
- Invité 57 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est officiel, Elisabeth Borne sera la première ministre à être restée le plus longtemps à Matignon, si elle est toujours en place de main. Edith Cresson, c'était 10 mois et 18 jours au compteur. Mais le temps de la première ministre est clairement compté, notamment selon ses plus proches collaborateurs.
Il y a une ambiance à mi-chemin entre l'anesthésie et le crépuscule.
On le sait tous, la probabilité qu'elle reste est très mince.
Borne n'y arrivera pas.
« Restera ? Restera pas. » À Matignon ce lundi, Elisabeth Borne poursuit ses consultations pour tenter d'élargir la majorité. Mais voilà, le PS refuse de négocier avec Matignon, tout comme LFI, les communistes, Europe, écologie, les verts. Avant, mercredi, l'intersyndicale a accepté de rencontrer la première ministre à une condition.
Le retraite, la réforme des retraites, c'est simple, donc ça peut être très court. Elle a déjà dit que ce serait non. « Du coup, je pense que notre réponse va être très rapide. Le rendez-vous, si c'est ça, le rendez-vous risque d'être très rapide. Emmanuel Macron doit s'en rendre compte quand même. Il ne peut pas sortir de son bureau, il ne peut pas faire de déplacement. Il n'y a aucun ministre qui peut faire des déplacements. On est obligé d'annuler des venues, par exemple la venue du roi d'Angleterre. Donc on voit bien qu'on ne peut pas diriger le pays dans ces conditions.
Demain, les parlementaires de la France insoumise ont prévu une marche vers l'Elysée, ignorant la main tendue de la première ministre. Le président, lui, s'adresse au très jeune lecteur de PIF et son gadget, ce qu'il a beaucoup lui enfant, dira-t-il. Petit conseil à ceux qui voudraient devenir président.
« La meilleure façon d'y arriver, c'est de se faire sa propre idée des choses et de ne pas dépendre des partis des uns et des autres. »
Alors qu'une 11e journée de mobilisation se prépare pour jeudi, les choix de communication de l'exécutif en interrogent plus d'un. Gérald Darmanin dénonce dans le JDD le terrorisme intellectuel de l'extrême-gauche. Quelques jours plus tôt, le ministre du Travail dévoile son homosexualité dans le magazine Têtu. Et voilà que le Parisien dévoile une prochaine une et interview de Marlène Schiappa dans Playboy pour la fin de semaine. Le directeur de la rédaction nous assure que l'idée vient de lui et qu'il n'a pas mis longtemps à convaincre la secrétaire d'État qui pose à billets, nous précisons au ministère.
« On lui a soumis plusieurs pauses, plusieurs tenues, qu'elle a refusées certaines, acceptées d'autres. Et il y a une quinzaine de jours, on a fait le shooting dans un studio à Paris avec une photographe connue. » « Pour nous, Marlène Schiappa était la plus Playboy compatible du ministère politique. On cherchait quelqu'un d'un peu décalé par rapport aux actrices qu'on a l'habitude de voir, plus ou moins déshabillées. Et on s'est dit « Pourquoi pas quelqu'un appartenant à la classe politique, dont on parle beaucoup ? » Donc on a éliminé Elisabeth Borne. Puis on s'est dit « Pourquoi pas Marlène Schiappa ? » Donc voilà, aussitôt dit, aussitôt fait.
La première ministre, pas Playboy compatible et pas informée, dira à sa secrétaire d'État que l'interview n'était pas appropriée dans la période actuelle. Dupin bénit pour l'opposition.
« Et là, ils sont dans une impasse, dans un conflit social, le plus grand qu'on ait vu de l'histoire de ce pays depuis 50 ans. Et ils lancent comme ça toutes sortes de petits trucs de diversion. C'est une sorte de distraction par rapport au sujet central. Madame Schiappa et les autres, fichez le camp, enlevez votre retraite, votre projet de retraite et partez, ça nous fera de l'air. Le corps des femmes doit pouvoir être exposé partout, je n'ai pas de problème avec ça. Mais là, il y a un sujet social et vraiment, moi j'ai l'impression d'un écran de fumée entre ça, têtu, pif, gadget.
Mais je ne sais pas, maintenant on va avoir un épisode de Goldorak avec les membres du gouvernement, c'est quoi les trucs ? Oui, mais c'est tous les années 80. Alors je vais vous dire, en plus, il y a une espèce de nostalgie des années 80, mais on n'est plus dans les années 80.
Nouvelle séquence de communication, encore éloignée des méthodes traditionnelles, le préfet de police est annoncé dans l'émission de Cyril Hanouna ce soir.