Jean Hingray : « Nous sommes contraints d’accepter la suspension de la réforme des retraites »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean Inggret, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur centrist. On va évidemment revenir sur le budget, plus particulièrement sur le budget des sports.
Il est examiné aujourd'hui au Sénat. Mais d'abord comme tous les jours, on va commencer par les une de la presse régionale. On en a sélectionné trois.
On va les regarder ensemble. D'abord la une de l'Union, mobilisation des agriculteurs, le retour des feux de la colère. Après les Ardennes, c'est dans la Marne qu'ils allument ses feux pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics.
D'autres actions sont prévues avant une grande mobilisation. Ce sera jeudi 18 décembre à Bruxelles. La deuxième une, c'est celle du journal du centre quand les maires doivent faire la police.
Les maires des petites communes qui détiennent le pouvoir de police parmi leur mission garantir l'ordre public, la sécurité, la tranquillité, la salubrité. Et puis la dernière rune, c'est celle de Corse Matin. C'est l'invasion, le sanglier qui cause cette année des dégâts considérables aussi bien dans les exploitations agricoles que chez les particuliers.
De quelle avez-vous envie de nous parler ? Bah, les MAES, pourquoi pas ? On peut parler des mèes si vous voulez, c'est un un sujet qu'on connaît bien puisqu'on est quasiment quotidiennement au côté des des maires du département avec Daniel Grémier, mon collègue sénateur.
Et c'est vrai que lorsqu'on voit cette une de la journale de du journal du centre, c'est vrai que c'est ce que vivent les maires au quotidien faire la police avec des difficultés d'insécurité de de plus en plus importante et puis aussi avec des difficultés par rapport à leur sécurité personnelle et à la sécurité de leur équipe municipale. Donc c'est important, moi je pense de réaffirmer non seul non seulement le rôle du maire à quelques semaines des élections municipales, mais est-ce qu'on leur en demande trop ? Est-ce que l'État se défausse un peu sur les mères en matière de sécurité ?
Si seulement il n'y avait que sur la sécurité que l'État se défaussait sur les mers. Euh l'État se défausse sur beaucoup de choses. Malheureusement, que ça soit sur la sécurité, sur les budgets aussi, on parlera sûrement du budget dans quelques instants, mais ce qui se passe ce nombreuses années et est lamentable euh au niveau de l'accompagnement des maères.
Alors, les maires ont la foi, ils vont se représenter pour la plupart. Ils aiment leur commune et et leur département. C'est ce qui fait avancer les choses.
Je pense qu'on parle pas assez souvent d'amour et c'est ce qui porte aussi les mères. Mais il faut réaffirmer avec force et vigueur le soutien qu'on peut apporter au maire, que ce soit dans l'exercice de nos mandats de parlementaire, mais aussi avec les services de l'État, avec le procureur et tout ce qui peut s'en suivre avec des des des actions plus fortes contre ceux qui attaquent nos maires et des sanctions plus fortes. On va parler du budget, vous l'avez dit, on l'a vu dans le journal Sébastien Lecornu qui a donc pris la parole hier pendant l'examen du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée. maintien qu'il n'utilisera pas le 493.
Il appelle les élus à la responsabilité, à la cohérence au compromis. Vous y croyez à ce compromis ? On l'espère.
On peut avoir un un compromis sans compromission. Nous, on y arrive au Sénat, on y arrive dans nos collectivités territoriales, dans nos méines. Donc, je vois pas pourquoi l'Assemblée nationale serait exent de pouvoir avancer, de se rapprocher, de pouvoir discuter, dialoguer.
Et je pense que les Français attendent ce promis. Il y a pas eu de promis par exemple déjà entre l'Assemblée et le Sénat sur ce texte. Oui, mais on on sait comment la commission mixe paritaire s'est passée une fois de plus avec certains collègues de l'Assemblée nationale qui sont totalement euh euh à côté de la plaque qui euh euh font hent à la fonction de parlementaire.
Je pense qu'au bout d'un moment, tout le monde devra assumer ses responsabilités et arrêter d'être sur des positions politiques politiques. Et et le Sénal est pas Est-ce que là il est pas en train de de droitiser trop le budget ? Est-ce qu'en refusant toute discussion sur la suspension de la réforme des retraite, il a pas aussi empêché le compromis sur la réforme des retraites ?
De toute façon, on est au pied du mur, on peut pas faire autrement. Donc, il faut aussi que certains groupes politiques à l'Assemblée nationale admettre la situation de la France telle qu'elle est. On nous demande de faire des efforts budgétaires conséquents dans nos collectivités.
Il faut que l'État puisse aussi faire des efforts conséquents. Et c'est pas toujours en repoussant repoussant qu'on va arriver à une situation de de de sincérité budgétaire. Vous comprenez qu'Edouard Philippe patron d'horizon, membre de la coalition gouvernementale disent "Nous on votera pas le budget de la sécurité sociale".
J'avoue que j'étais un peu étonné mais on peut comprendre aussi qu'au vu de de ce qu'apparaît sur les grandes lignes du budget de la sécurité sociale à l'Assemblée, il est pas forcément vie. Mais que chacun puisse faire un pas aussi l'un vers l'autre et qu'on puisse si le bloc central commence à se disloquer pour le vote d'un budget à l'Assemblée nationale, on va pas y arriver et les Français ne le pardonneront pas. Et à juste titre, Gérard Larch ce matin dans une interview au Figaro, il appelle à envisager le 493 pour donner un budget au pays.
Vous aussi vous dites il faut envisager le 49. Oui, parce que on est dans une situation, si ça nous coûte encore 12 milliards de plus euh rien que sur un une loi spéciale et qu'on narrive pas encore à un compromis, je pense que le 493, le général de Gaulle l'avait prévu avec Michel Debré et qu'il faut l'utiliser. On l'a déjà eu par le passé.
Moi, j'en suis pas forcément fan parce que c'est vraiment un outil antidémocratique et contre le parlement. Mais au bout d'un moment, la situation fait qu'on est obligé de l'utiliser. On va parler de l'examen du budget, hein, puisque le Sénat poursuit cet examen.
Cet après-midi, vous prononcerz sur la partie recette et puis a priori, elle sera voté, vous attaquerez donc la partie dépenses avec ce qu'on appelle l'examen des budgets thème par thème. Et pour commencer, ce sera le budget du sport. Marion Delpêche, vous allez nous éclairer sur ce budget.
Qu'est-ce que prévoit le projet de loi de finance 2026 pour les sports ? Et bien ce qu'on remarque tout d'abord Oriane, c'est que 2 ans après les Jeux Olympiques et paralympiques de Paris, l'élan ne se traduit pas dans la continuité des financements avec un montant de 554 millions d'euros pour le prochain exercice. Contre 593 millions cette année, le budget des sports est en baisse de 6,5 %.
On parle ici des équipements mais aussi des politiques de développement des pratiques sportives des jeunes. Une inflexion après plusieurs années de hausse selon la ministre des sports Marina Ferrari. Écoutez.
Alors bien évidemment vous voyez que nous avons une baisse contenue des crédits sports qui s'élève alors vous l'avez rappelé à 6,5 % mais quand on ajoute les taxes affectées nous sommes à - 4,6 % par rapport à 2025 soit - 41 millions d'euros. Alors, je je tiens à saluer la la mobilisation de de ma prédécesseur sur le poste mais également du monde sportif et des élus et de vous aussi mesdames et messieurs les sénateur puisque vous avez permis de limiter cette baisse au moment où la où la copie a pu a pu être corrigée avant que le texte vous soit présenté. Depuis 2017, je tiens à rappeler tout de même que le budget a augmenté de 255 millions d'euros, soit quasiment 50 %.
Et au-delà des coupes budgétaires, Marion, plusieurs dispositifs devraient être supprimés. Oui, Orian a commencé par la fin du pass sport pour les 6 13 ans contre une revalorisation de 20 € pour les 14 17 ans. La ministre des sports estime que cette mesure a des répercussions graves et provoque, je cite, une saignée dans la prise de licence.
Elle envisage d'ailleurs de revenir sur ce dispositif. Écoutez, je m'interroge comme vous sur le recentrage du passeport. En tant que parlementaire, j'ai j'avais d'ailleurs écrit à ma prédécesseur sur le sujet aussi.
J'ai d'ors et déjà demandé à ce qu'une évaluation à la fin de la campagne, vous savez que le le l'appel est ouvert jusqu'au 31 décembre 2025, nous puissions regarder ensemble les l'impact qu'aura eu ce recentrage notamment sur la prise de licence sur les 6 13 ans, mais aussi sur les 14 ans et plus. Moi, je suis tout à fait ouverte au fait que nous puissions revenir sur ce sur le centrage et davantage retravailler sur les les 6 13 ans. Il nous faudra peut-être pour cela bouger les paramètres d'attribution du passeport.
Donc, c'est un travail que nous avons devant nous une fois que nous aurons des chiffres. objectivant la situation. Même sort pour le plan Génération 2024 lancé en 2023 pour construire et rénover 5000 équipements sportifs d'ici l'an prochain.
Et bien, il se retrouve selon le rapport du Sénat arrêté. Argument officiel, l'objectif aurait été atteint dès 2025, mais cette suppression crée des incertitudes pour les collectivités, pour des projets envisagés au-delà de 2025 par exemple ou qui nécessitent un soutien continu. Seul le sport de haut niveau est relativement préservé, Marion.
Oui, les moyens de la haute performance sont eux maintenus à 123 millions d'euros. Une légère augmentation de la dotation versée à l'Agence nationale du sport est aussi prévue pour le soutien à l'innovation et et aux équipement de haut niveau. Ainsi, une enveloppe pour le paiement des primes et prévue pour les médaillers français des jeux d'hiver en 2026 de Milan Cortina qui auront lieu dans quelques semaines.
Et vous avez des questions pour Jean-Gré Mario. Oui, bonjour monsieur le sénateur. Première question.
Le 11 octobre dernier, plusieurs milliers de bénévoles et de salariés du monde associatif ont manifesté à travers le pays pour dénoncer ses coupes sans précédent. Ils estiment que c'est le sport pour tous ce qui trinquent. Qu'en pensez-vous ?
Partagez-vous cette cette opinion ? Oui, on ne peut que partager cette opinion. C'est environ un peu plus de 25 % de suppression du budget au niveau national pour le sport qui plus est pour les les plus jeunes à travers le passe sport.
Euh c'est encore les collectivités territoriales, nos mairies, les départements et les régions qui vont compenser les diminutions de de l'État à travers les différents plans qui ont qui on pu qui ont pu être mis en place par le passé, notamment avec le merveilleux élan des des Jeux Olympiques, il va falloir continuer à investir. Et c'est vrai que là, l'État se désengage fortement mais en même temps c'est vrai qu'on doit trouver de l'argent aussi dans tous les budgets. Donc il faut aussi que chacun en tant que parlementaire se responsabilise au niveau des différents budgets qui sont qui sont les nôtres dont nous nous occupons.
Et donc le budget du sport fait partie naturellement des diminutions de de l'État avec tout ce que vous avez pu montrer. Et selon un baromètre publié en cette fin d'année par le Cosmos, plus d'un tiers des structures sportives françaises ont vu leur situation financière se dégrader sur ces 12 derniers mois. Près d'un d'une sur C juge sa situation fragile.
Où trouver les financements ? La ministre propose de nouveaux équilibres avec des financements croisés ou un recours au Messenat. Partagez-vous cette idée ?
Oui, le recours au Messena, bon après c'est plus facile à dire qu'à faire. On le fait déjà au niveau du patrimoine et d'autres sujets dans nos dans nos territoires, mais une fois de plus, c'est les territoires qui vont trinquer avec parfois des infrastructure très vieillissante dans dans nos territoires et la la la diminution de ce budget va toucher les classes les plus populaires, ceux qui ont le moins d'argent puisque c'est à travers le passeport qu'on touché les catégories populaires et les plus jeunes. Donc c'est aussi la volonté d'amener les jeunes vers le sport, le sport prévention santé, le sport aussi pourquoi pas pour amener certains jeunes vers le haut niveau.
Donc c'est voilà, c'est encore une difficulté supplémentaire et comme vous l'avez dit il y a quelques instants, encore un marqueur d'instabilité au niveau de de nos mairies et c'est vrai que c'est fort préjudiciable par rapport à l'actualité qui est la nôtre. Et puis euh ce budget du sport, il il soulève une autre inquiétude, la diminution du nombre d'emplois affectés au ministère des sports. 26 équivalent temps plein pourrait être supprimé.
Est-ce que c'est une baisse des effectifs sans précédent ? 26 emplois, je pense que le l'État français s'en s'en remettra si je puis permettre parce que on a vu que depuis 1997, il y a un million de fonctionnaires en plus dans notre pays. Dans les collectivités territoriales, vous avez depuis le 1er janvier 16000 recrutements.
Donc bon, je pense qu' on devrait faire des efforts dans nos dans nos au niveau de des organismes d'état, de nos collectivités parce que si on en est à de telles dépenses et qu'il y a aussi trop de fonctionnaires et que les appareils de l'État coûtent trop cher. Donc bon, je pense que le budget du ministère des sports avec quelques emplois supprimés s'en remettra si je puis me permettre. Je pense ne pas créer un incident diplomatique ce matin sur le le plateau de public sénat.
Mais chacun doit faire des efforts. Je pense que on va en discuter dans quelques instants avec mon collègue Ravignon. On peut pas continuer.
On n'est pas non plus dans un état sous-administré. On le vit dans nos collectivités au quotidien, on le voit parlement. Il y a de plus en plus de normes, il y a de plus en plus de choses à faire.
On voit même que il y a des mères, comme vous l'avez montré en début d'émission, qui sont prêts même à payer 1000 € pour que des femmes viennent accoucher dans leur maternité. Franchement, on tombe sur la tête. Revenons à des choses de bon sens, un peu de bon sens paysan, ça fera du bien à tout le monde et que certains se remettent en question.
Un mot sur le sport au-delà du budget, sur le foot, je sais que vous suivez particulièrement le le foot et le championnat. Euh ce weekend, on a vu des agissements violents à le GC Nice, le club de foot euh de Nice, agissement violent des de certains supporters envers les joueurs, envers les les dirigeants. Est-ce qu'on est dans un dans un durcissement euh aujourd'hui de l'ambiance du contexte euh dans le foot français ?
Je pense qu'au niveau du foot français, il y avait pas besoin d'une ambiance générale pour que certains ne savent pas se tenir. C'est ce qu'on avait déjà pu montrer d'ailleurs dans une émission qu'on avait pu faire ensemble dans les territoires mais aussi au niveau national et au niveau européen que la violence elle est là tout le temps et que malgré les différents dispositifs qu'on a pu mettre en place bon ça diminue un peu mais qu'elle est toujours là et ce qui est montré par certains supporters à l'OGC Nice même si la situation du club on en parlait hier soir encore avec certains collègues de Nice n'est pas fameuse c'est pas pour ça qu'il faut avoir des des agissements totalement disproportionné. Moi, je suis supporter d'un club de foot.
C'est pas parce que mon club peut avoir parfois des mauvais résultats que je vais aller cramer des voitures ou taper sur des gens. Je pense qu'au bout d'un moment la responsabilité, elle est pour tous et que pas parce que il y a un contexte national anxiogène que certains doivent se défausser là-dessus pour avoir des comportements totalement inadmissibles. On revient au budget.
Hier, vous avez examiné, vous avez commencé à parler du budget des collectivités territoriales. On sait que c'est un gros dossier au Sénat qui a notamment une question autour de l'effort demandé aux collectivités par le gouvernement qui estime que tout le monde doit contribuer à la réduction de la dette et du déficit. Est-ce que les collectivités doivent aussi participer à la réduction de cet effort ?
On en demande trop collectivité. Je pense que il y a de l'argent à trouver ailleurs. Il faudrait plus d'autonomie pour nos collectivités.
Euh la taxe d'habitation a été supprimée il y a quelques années, c'était une erreur. Il reste plus que la taxe foncière. On le voit dans les dans les élections municipales qui vont arriver dans quelques semaines.
Le ce qui constitue l'attachement aussi d'une personne à sa commune, c'est la fiscalité, le consentement à l'impôt. C'est d'ailleurs euh au niveau de la Révolution française que tout ça a été mis en place. Et on voit qu'avec la suppression de la taxe d'habitation, mais aussi par le manque d'autonomie financière des collectivités, euh il y a une dégradation euh du climat euh budgétaire depuis de nombreuses années pour nos collectivités et que l'État doit faire un effort pour continuer l'investissement puisqueà travers l'investissement qu'on va faire pour nos collectivités, c'est aussi des emplois au niveau de nos entreprises, de nos artisans, de nos commerçants qui font vivre des territoires.
Donc il y a de l'argent à trouver mais pas sur le dos des collectivités. et on va voir justement ce qu'en pensent les élus locaux. On va aller dans les Ardennes.
Bonjour Boris Ravignon, merci beaucoup d'être avec nous. Merdivi Ver droite de Charleville MIA. Vous êtes également vice-président d'intercommunalité de France en charge des finances.
D'abord, comment réagissez-vous à ce qui est examiné en ce moment au Sénat ? Le Sénat qui a donc commencé à parler du budget des collectivités avec une volonté de diminuer par deux l'effort collectivité, l'effort des collectivités à la réduction de la dette. pasy je reviens Boris Ravignon pardon on a on a on a un petit problème de son qu'on va essayer de de résoudre très rapidement et puis on va revenir vers vous un mot peut-être Jean Ingret en attendant qu'on qu'on rétablisse le son avec Boris Ravignon sur un autre sujet qui concerne les collectivités c'est la question de la décentralisation on va en parler dans quelques instants avec le maire de Charleville Mier Sébastien Lecornu qui s'est engagé à un texte qui sera présenté en conseil des ministres dans les prochains jours.
Qu'est-ce que vous attendez vous de ce texte ? Bah plus de décentralisation, plus de pouvoir pour les pour les collectivités. Je parlais d'autonomie fiscale il y a il y a quelques instants.
Il y a beaucoup de choses qui peuvent mettre être mis en place, pardon, pour nos collectivités. Françoise Gatel, notre ministre avec Michel Fournier qui est du département des Vauges qui est ministre de la ruralité des ruralités prône cela depuis de nombreuses années. Donc on espère que le budget va passer pour que ce texte puisse arriver ici, qu'on puisse avoir un débat et que le Sénat puisse porter la voix des territoires et plus particulièrement de notre notre ruralité.
Et on va retrouver Boris Ravignon. Je pense qu'on a on a rétabli le le petit problème de son Boris Ravignon du coup sur l'effort en tout cas le Sénat qui tente d'amoindrir l'effort demandé aux collectivités. Oui.
Oui. Je disais que je voulais vraiment saluer moi le travail qui avait été fait par la majorité sénatoriale et notamment par le rapporteur général du budget pour essayer de réduire la la charge globale de de ces mesures qui qui sont contenues dans dans le PLF. On était quand même faut faut se faut le mesurer sur quelque chose de de très lourd puisque c'était l'équivalent de 2 et5 % de nos recettes qui étaiit tout simplement balayé par par ce ce texte ce projet de budget.
Donc là il y a un effort qui a été fait pour alléger un certain nombre de des mesures. On on passe de 2 et demi à à 1 et demi et donc c'est ça va clairement dans le bon sens. Il reste malgré tout euh de de à mon sens de deux sujets qui sont qui sont problématiques.
Le le premier c'est que euh l'effort notamment pour les intercommunalités est vraiment aujourd'hui euh disproportionné. On est là cette fois toujours avec le même indicateur à plus de 4 % des recettes des intercommunalités qui vont être supprimées par le budget. C'est quand même très très lourd pour des structures qui il y en a des riches et des moins riches et et en tout cas assurent des des services au quotidien pour nos concitoyens.
Puis l'autre sujet, c'est qu'on garde une mesure dans ce budget qui est vraiment extrêmement pernicieuse. L'État en 2021 a décidé d'exonérer des locaux industriels et c'est très bien pour les industries en question, mais la compensation qu'il a proposé était au départ à 100 % puis là était proposé de la descendre à 75. Le Sénat dans sa sagesse propose de la fixer à 87 %.
Mais ce que nous craignons nous, c'est que le verre soit dans le fruit et que finalement chaque année l'État soit tenté au gré des de ces difficultés budgétaires et bien de bouger cette compensation. Et pour simplement illustrer un territoire comme le mien Harden Métropole euh à moitié de la la population ardonaise et bien c'est 16 millions d'euros de recettes perdu sur le prochain mandat si cette disposition entre en vigueur. Donc vous voyez que on a encore quelques motifs de de préoccupation.
Boris Ravignon, vous avez rencontré hier au nom d'intercommunalité de France François Gatel, la ministre au sujet notamment de la décentralisation. Sébastien Lecnu, on le disait, il s'est engagé à une loi euh décentralisation qui sera présentée dans les dans les prochains jours en conseil des ministres. Vous il y a un an, vous avez publié un rapport 7,5 milliards, c'est le coût de l'enchevêtrement des compétences des collectivités.
Est-ce que après votre rencontre avec l'administre, vous dites "On va y voir plus clair, est-ce que ce coût va baisser Si vous me permettez cette expression, il y a encore du boulot, hein. Moi, je voudrais simplement à l'issue de cette réunion dire que tous ceux qui sincèrement pensent qu'il faut décentraliser et qu'il faut faire davantage confiance au aux collectivités que comme les Français le pensent d'ailleurs, c'est là qu'on est capable de de mieux gérer les les fonds publics, et bien je crois qu'il faut maintenant qu'on qu'on s'unisse et qu'on saisisse ben l'occasion qui nous est donnée de faire avancer et de clarifier notre notre organisation institutionnelle, ce qu'on appelle le miluille territorial, mais on est encore à l'heure du du petit-déjeuner. Et on pourrait aussi bien de parler de pudding parce que c'est vraiment plutôt lourd et indigeste comme organisation.
Elle nous coûte cher, vous venez de de le rappeler et et il faut qu'on clarifie. Ça veut donc dire qu'on identifie les responsabilités politiques qui sont confiées aux collectivités, qu'on leur donne les compétences juridiques pour agir et les moyens pour y faire face. Et cette logique toute simple, et bien je vois que c'est compliqué.
Tout le monde a toujours une bonne raison de de d'expliquer qu'il faudrait faire autrement. Donc moi, je je me félicite de la démarche du du premier ministre, mais je crois vraiment que tous ceux qui ont envie que la décentralisation avance doivent maintenant s'unir et et essayer que que cette tentative, cette porte ouverte et bien puisse être puisse être franchie et et utilisée. Qu'est-ce que vous répondez à Boris Ravignon Jean GR ?
Moi, j'ai confiance en en notre collègue Ravignon, il a fait un excellent rapport il y a il y a quelques mois que j'ai relu encore hier soir dans les grandes lignes. C'est je pense qu'il y a une vraie volonté lorsqu'on est euh tu es maire, présente comme je je l'ai été à à Romièement et pour pour monter pour la communauté de commune pardon pour les pour les téléspectateurs. Mais voilà, on a on a à cœur de faire les choses.
On aime notre territoire et lorsqu'on voit tout ce qui est fait au niveau de l'État pour alourdir constamment ce qu'on fait nous pour nous pour nous administrer, c'est vraiment pesant. Ça va qu'on qu'on est encore dans la force de l'âge et qu'on a envie. Mais je peux comprendre les maires aussi qu'on ralbol et euh on espère, je le disais, que le budget va passer, qu'on va pouvoir s'attaquer maintenant à d'autres choses et qu'on va pouvoir faire avancer le pays.
Merci Boris Ravignon, merci beaucoup d'avoir été avec nous, maire de Charleville Misière. Merci beaucoup. On va aller chez vous dans les Vauges à Épinal.
On retrouve Catherine Tulicon. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, directrice départementale de Vogem Matin. On parle d'un autre sujet avec vous.
Catherine Emmanuel Macron est en Chine. On l'a vu pour une visite d'État et vous vouliez interroger Jean-Ingré sur les relations entre votre département des Vogine. Oui, bonjour Jean Ingré.
Vous avez contribué à faire venir ces derniers mois de reprise dans le département des Vauges, une délégation de de chef d'entreprise chinois. Qu'est-ce que vous vous espérez ou qu'est-ce que vous attendez de de ces visites ? Bien, tout d'abord, bonjour Catherine et bonjour à tous les Vogiens qui nous regardent.
Mais lorsqu'on moi je suis arrivé au Sénat, j'ai j'étais maire de Romièmont, ville du président Poncelet. J'ai remplacé aussi le président, pas directement mais indirectement au Sénat. Et c'est vrai qu'il était très fort à l'international, dont en Chine et que euh nous sommes euh quelques-uns nous occuper des relations entre la France et la Chine.
J'étais encore il y a il y a quelques semaines avec Jean-Pierre Afarin pour un forum euh culturel en Chine. On a préparé la la venue du président de la de la République qui est actuellement en Chine. Vous l'avez montré en en début d'émission pour non seulement pouvoir faire la promotion de notre pays au niveau entrepreneurial et bien d'autres choses, mais voilà ce qui est important.
Euh lorsqu'on est sénateur, c'est aussi un rôle d'ambassadeur pour le territoire. Vous l'avez dit Catherine, il y a eu quelques quelques mois une exposition à Romirmont au niveau culturel. Il y a quelques jours, il y a eu euh une rencontre entre des chefs d'entreprise français et chinois.
Notre présidente de la CCI, madame Frère, a souligné l'intérêt que pouvait constituer ce genre de de rencontre pour établir des liens forts comme c'était le cas précédemment dans notre département des Vaouges avec le président Poncelet entre un territoire et un état et certaines régions chinoises. Et c'est ça qui est important de pouvoir exporter. On se souvient euh dans les vauches que les meubles de l'OL le Grand étaient exposés en Chine, qu'il y a différentes choses qui ont été faites par le passé.
Donc, il est important de reprendre le flambeau et de continuer ce ce travail en faveur non seulement de nos entreprises, mais aussi faire la promotion de nos va travers l'aspect culturel, artistique et bien d'autres choses. Catherine, vous avez une autre question ? Oui.
Est-ce que c'est justement l'action du du président Poncelet qui a présidé longtemps le conseil départemental des Vauges ? Euh est-ce que c'est une un modèle pour vous ? Oui, forcément.
Moi je l'ai pas connu directement donc mais je l'ai connu en tant que jeune engagé, jeune jeune militant. Voilà, lorsqu'on a eu un un président du Sénat qui a été éluinquantaine nonstop dans le département des Vauches, forcément ça vous donne envie de de faire de la politique. Et lorsque je suis arrivé ici au Sénat, forcément certains ambassadeurs, représentants de pays sont venus me voir pour continuer le travail qui avait été fait précédemment.
Donc oui, c'est forcément un exemple, je pense qu'il est important de s'inspirer du passé. On a rendu hommage à Méline il y a quelques semaines, l'ancien ministre de l'agriculture, l'ancien président du conseil qui avait mis en place des mesures protectionniste pour nos agriculteurs au 19e siècle. On lui a rendu hommage à Romier sa ville natale.
Donc c'est important de rendre hommage aussi à ceux qui nous ont précédés avec toujours des débats d'actualité qui sont toujours des débats d'actualité sur les échanges commerciaux et vous l'aviez montré tout à l'heure à la une sur une des trois unes les difficultés pour nos agriculteurs et Méline justement voulait protéger les agriculteurs en mettant des mesures protectionnistes à nos frontières. On va remercier euh Catherine. Merci beaucoup d'avoir été avec nous Catherine.
Et puisque on a on a longuement parlé euh de Christian Poncelet, je signale que vous avez écrit un livre euh sur Christian Poncelet d'un sommet à l'autre. Christian Poncelet des Vauges à l'État euh justement consacré à l'ancien président du Sénat. Une dernière question.
Euh Jean Ingré, vous êtes arrivé ici il y a il y a un peu plus de 5 ans, vous avez commencé votre mandat de sénateur, vous étiez l'un des plus jeunes sénateurs d'ailleurs. Quel bilan 5 ans après vous en faites et est-ce que vous avez envie de continuer ? Est-ce que vous serez encore candidat dans un an ?
Oui, je serai candidat dans un an, ça je m'en je m'en suis pas caché, même dans le département des vaches. J'ai envie de continuer. On fait un travail merveilleux au service de nos maires dans le département et à travers les maires on aide la population.
Donc c'est vraiment une mission qui me plaît comme je serais toujours engagé pour ma commune à Remièrement sur la liste de mon successeur Jean-Benoît Tisin. Donc c'est quelque chose qui me plaît. Et c'est facile en tant que jeune sénateur.
Oui parce qu'il il y a du respect, il y a de l'écoute. On apprend j'apprends plein de choses avec mes avec mes collègues. On a fait une loi pour lutter contre la précarité alimentaire des étudiants avec Pierre-Antoine Lévid qui est mis en place dans différents territoires.
Donc nos jeunes peuvent manger. On a fait plein de choses concrètes et c'est ça qui donne du beau motœur et qui donne envie de continuer, c'est l'efficacité. Même si parfois sur certains points comme le budget, ça nous aga fortement mais on espère qu'on va aboutir bientôt.
Mais voilà, ce qui nous tient en vie, ce qui nous donne envie de continuer, c'est ces projets concrets. Ce que je voulais vous dire ce matin. Merci à vous.
Merci d'avoir été notre invité. Merci madame [musique]