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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 22 juillet 2022 26 min

Baisse des prix à la pompe, loi pouvoir d'achat, port de la cravate à l'Assemblée nationale... Le "8h30 franceinfo" de Laure Lavalette

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:03
Présentateur

Laure Lavalette, bonjour. Bonjour. Le projet de loi pouvoir d'achat a donc été voté il y a quelques heures seulement à l'Assemblée nationale avec les voix du Rassemblement national. Est-ce que ça veut dire que vous êtes donc satisfaite des propositions faites par le gouvernement puisque c'est son texte qui a finalement été voté ?

0:19
Laure Lavalette

Vous n'avez pas regardé les débats parce qu'on a quand même bien expliqué qu'effectivement depuis le début nous serions une opposition constructive et qu'il y avait urgence à rendre du pouvoir d'achat à nos concitoyens parce que je vous rappelle qu'après le quinquennat Macron il y a eu défaillance pendant 5 ans donc maintenant il y a urgence. Emmanuel Macron a un bilan à la fin du bilan, un français sur quatre ne mange pas à sa faim. On a vu des étudiants faire la queue devant les banques alimentaires, les retraités certains vivent avec 8 euros par jour. Donc évidemment il fallait rendre du pouvoir d'achat aux français.

Cette loi elle est complètement imparfaite mais on le dit depuis le début on le savait qu'elle serait imparfaite. On a essayé de l'amender, de la rendre la moins imparfaite possible. On a quelques victoires j'allais dire on aura sûrement l'occasion d'en reparler mais l'AH par exemple je prends ça pour une victoire de notre camp parce que c'est vraiment l'adulte handicapé. Typiquement moi j'étais porte-parole de Marine Le Pen sur le handicap pendant toute la campagne. C'est une mesure que vraiment j'ai tenu à bout de bras que Marine Le Pen a énormément mis en avant. Et pour en avoir parlé avec beaucoup de députés de la majorité c'était no way. Il n'était pas question d'en entendre parler.

Et puis souvenez-vous Emmanuel Macron entre les deux tours a commencé à dire de façon un peu électoraliste que peut-être. Et là j'allais dire victoire parce que là pour le coup vous avez vu il y a quand même eu un consensus. Tout le monde est ravi effectivement qu'il y ait une déconjugalisation. Ce qui rend aux personnes porteuses de handicap une certaine dignité. Nous appelons ça de nos voeux. Pour en revenir au pouvoir d'achat. Et là aussi c'est du gros pouvoir d'achat pour les personnes porteuses de handicap.

1:39
Présentateur

La première ministre parle d'esprit de responsabilité ce matin. L'esprit responsabilité c'est de dire comme vous l'avez dit ce matin c'est un texte imparfait mais il fallait le voter quand même. Vous dites quoi ? Il valait mieux pas beaucoup que rien du tout ?

1:51
Laure Lavalette

Ah bah bien sûr. Effectivement on avait un peu l'impression qu'Emmanuel Macron était le dieu de l'Olympe et qu'il balançait des miettes. Parce qu'on va sûrement en parler. Mais c'est des miettes que vous avez votées ? Mais oui qu'on a votées parce qu'effectivement des petites miettes même pour les retraités c'est toujours mieux que rien.

2:02
Présentateur

Alors 4% je précise, 4% la hausse des pensions pour les retraités, 4% aussi pour les minima sociaux et 3,5% pour les fonctionnaires c'est le dégel du point d'indice cette fois. Justement l'inflation elle est près de 6%. Vous n'avez pas réussi à faire plier le gouvernement ?

2:17
Laure Lavalette

Ce qui est sûr c'est qu'il faut reprendre un peu en amont. Souvenez-vous c'est Emmanuel Macron aussi quand il était ministre de l'économie qui avait participé au gel de ce point de revalorisation notamment des retraites. Effectivement il y a un certain cynisme quand même dans le 4% parce que quand vous avez une inflation à pratiquement 6%, 4% c'est moins que le minimum. Et c'est surtout quelque chose qu'il devait déjà aux retraités parce qu'effectivement ça a été un peu les grands oubliés ces 5 dernières années. Il aurait pu aussi par exemple de redonner la part fiscale, la demi-part fiscale pour les veufs et les veufs, ça n'a pas été fait, c'est un peu dommage.

La allocation de solidarité pour les retraités est encore en dessous du minimum social, c'est dommage.

2:56
Présentateur

Vous avez encore bon espoir d'apporter les correctifs que vous évoquez ce matin plus tard au moment du budget par exemple ?

3:02
Laure Lavalette

Bien sûr, bien sûr et de toute façon ça va être une lutte. On a été élu pour 5 ans évidemment pour ça, pour amender, pour frotter nos projets les uns contre les autres et pour lutter un peu j'allais dire contre ce cynisme. Mais encore une fois, mieux vaut les miettes que la disette et on a trouvé important de donner du pouvoir d'achat aux Français.

3:17
Présentateur

Laure Lavalette, en regardant les débats depuis lundi, on a entendu un reproche venir des bandes de la gauche vous concernant dire que le Rassemblement National finalement votait plutôt pour les riches que pour les classes populaires. notamment sur l'augmentation du SMIC proposé par la NUPES auquel vous vous êtes opposé, sur aussi le gel des loyers proposé par la gauche. Vous avez voté son plafonnement. Est-ce que finalement le Rassemblement National défend aujourd'hui les patrons contre les petites gens ?

3:47
Laure Lavalette

En fait c'est assez marrant quand même parce que le reproche vient de ceux qui ont fait élire Emmanuel Macron qui pour le coup est le président des riches. Donc on rigole. Ils ont évidemment perdu toute crédibilité à être une opposition constructive. On a bien vu dans l'hémicycle pour tous ceux qui ont suivi les débats qu'ils n'ont jamais été constructifs. Ça a été de l'obstruction systématique. Sur le SMIC, que les choses soient très claires. Effectivement cette espèce de, enfin leur revendication qui est leur mantra entre ça et le climat, ils n'ont que ça à la bouche. Le SMIC à 1500 euros. Le SMIC à 1500 euros.

Effectivement nous avons voté contre parce que c'est une mesure qui nous paraît complètement aberrante, qui va mettre l'économie à plat. On sait très bien que ça va appauvrir aussi les classes moyennes parce que quand vous avez un SMIC à 1500 euros, quid du N plus 1, du N plus 2 ? C'est-à-dire celui qui gagne un tout petit peu plus que le SMIC. Un tout petit peu plus. Donc les classes moyennes, comment ça va se passer ? Et c'est surtout, c'est ce qui a engendré la mesure beaucoup plus juste, j'allais dire, de Marine Le Pen.

Vous savez qu'il propose que tous les salaires dans l'entreprise soient augmentés jusqu'à 3 fois le SMIC de 10% et que cette augmentation de 10% soit prise en charge, enfin soit exonérée de charges patronales.

4:41
Présentateur

Mais le SMIC il est à 1300 euros net un peu plus, même quasiment 1400 net aujourd'hui. L'augmenter d'un peu plus de 100 euros net, ça aurait mis l'économie à plat.

4:48
Laure Lavalette

En fait ça envoyait un signal au marché qui faisait qu'on allait re-rentrer dans une inflation qui était déjà galopante. Et l'inflation on sait comment on y rentre, on ne sait pas comment on sort. Donc c'était un problème.

4:57
Présentateur

Mais vous savez... Mais donc vous dites aux classes populaires, là vous êtes en train de leur répondre, oui mais les marchés. Donc je rebondis sur ce que disait Naila, il y a un côté, vous êtes en train de défendre les marchés plutôt que les classes populaires.

5:08
Laure Lavalette

Non, je dis que les TPE, PME sont le poumon effectivement de la France, que sans elles on ne peut pas faire. Et que pour les avoir beaucoup vues sur le terrain, elles nous disent ça n'est pas possible, nous n'allons pas y arriver. Donc il y a cette vraie question en responsabilité de dire comment est-ce qu'on va rendre aussi du pouvoir d'achat. Et toutes les mesures de Marine Le Pen rendent 200 euros à peu près par mois de pouvoir d'achat. Donc vous voyez, l'un dans l'autre finalement ça compense ce SMIC à 1500 euros que nous ne voterons pas, parce qu'il n'est pas juste et qu'il mettrait en danger effectivement le tissu TPE, PME français.

5:34
Présentateur

Sur les loyers, on a entendu dire qu'il ne fallait pas non plus fragiliser les propriétaires de votre part. Le gel des loyers, c'était une mesure que vous ne pouviez pas assumer.

5:43
Laure Lavalette

En fait, contrairement si vous voulez à la NUPES, il n'est pas question de riches ou de pauvres, mais nous pensons que le tissu économique français a aussi besoin de propriétaires. Figurez-vous, nous aimons... Mais il n'est pas question d'interdire la propriété, c'est uniquement gelé les loyers. Non mais évidemment, les propriétaires qui mettent en location, évidemment. Encore une fois, je pense que nous ne sommes pas dogmatiques. Quand une position, nous sommes de bon sens, j'allais dire on regarde l'amendement avant de savoir d'où il vient.

Et je pense que la grande différence, et ça il faut vraiment que les Français qui nous écoutent le sages, c'est que la grande différence avec la NUPES, et d'ailleurs ça s'est prouvé, puisque nous avons voté un amendement avec la NUPES, avec le Parti Socialiste, c'est que notre seul intérêt, notre seul boussole...

6:20
Présentateur

Lequel, c'est celui sur les métaniers que vous avez voté ?

6:22
Laure Lavalette

Oui, et puis même hier, on avait voté contre les paradis fiscaux, par exemple, que les sociétés qui faisaient des bénéfices dans des paradis fiscaux n'aient pas de primes. Encore une fois, voilà, ce qui compte, c'est l'intérêt des Français. Notre seul boussole, c'est l'intérêt des Français, d'où que ça vienne. Et effectivement, je pense que c'est assez nouveau dans l'Assemblée nationale. Il y a plein de choses qui sont nouvelles. Vous savez bien que sans proportionnel, cette Assemblée nationale ressemble quand même un peu plus à la France.

Donc c'est vrai que c'était aussi une fierté de représenter le peuple qui avait voté pour nous et pour des mesures que nous avons continuées à débattre, j'allais dire, et que nous allons évidemment porter. Il y aura une proposition de loi, justement, sur la proposition de Marine Le Pen, sur l'augmentation en entreprise des salaires jusqu'à trois fois le SMIC. Nous allons évidemment le porter en proposition de loi.

7:04
Présentateur

On va parler d'autres mesures qui ont été prises ces dernières minutes, notamment par le groupe Total, dans quelques instants, juste après le fil d'info, 8h40. Voici Diane Ferchit.

7:14
Invité

Le pic de la septième vague de Covid est passé en termes de contamination, mais pas à l'hôpital, même si on a maintenant les outils pour faire face. Précise sur France Info, Jean-François Delfraissy. Il est encore président du Conseil scientifique pour neuf jours. Le Conseil scientifique qui tirera sa révérence à la fin du mois, avec la fin de l'état d'urgence sanitaire. Des foyers toujours actifs ce matin dans les incendies en Gironde, mais les feux sont en voie d'être fixés. La nuit s'est bien passé, selon la préfecture. Au total, 20 800 hectares de forêt sont partis en fumée. 6 000 personnes évacuées ont pu rentrer chez elles.

Le triplement de la prime Macron ou encore la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé parmi les mesures du projet de loi sur le pouvoir d'achat adopté cette nuit par les députés. Coût estimé de ce paquet de mesures, 20 milliards d'euros. Le pouvoir d'achat est cette annonce. Ce matin, du groupe Total Energy, il va baisser ses prix à la pompe. Baisse de 20 centimes dès le 1er septembre. Ouvrir un cycle de discussions sans précédent, c'est l'objectif du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. En Corse, pour deux jours, Gérald Darmanin, qui s'est dit prêt après les heures lors de la mort d'Yvan Colonna, il y a quatre mois, à aller jusqu'à l'autonomie de l'île. France Info

8:22
Présentateur

Avec Laure Lavalette, députée Rassemblement National, je parlais à l'instant de cette annonce du groupe Total Energy qui donc va réduire le prix de l'essence dans ces stations de 20 centimes à partir du 1er septembre. Vous dites quoi ? C'est normal ? C'est la moindre des choses ?

8:44
Laure Lavalette

Oui, c'est la moindre des choses, effectivement. Et puis on le disait, c'est un sujet qui a tenu à cœur de Marine Le Pen pendant encore une fois toute cette campagne. Après, encore une fois, je ne sais pas comment les Français vont accueillir cette mesure, dans la mesure où on en a marre des ristounes, on en a marre des chèques, on a envie aussi d'avoir des réponses assez structurelles et pérennes. Là, vous voyez, vous me dites que c'est jusqu'en novembre et qu'après, ça sera 10% après le mois de 10 centimes.

9:08
Présentateur

C'est ça, 20 centimes de moins le litre du 1er septembre au 1er novembre, ensuite 10 centimes de moins jusqu'en décembre.

9:15
Laure Lavalette

Voilà, ça ne fait pas rêver non plus. Le Français, c'est évidemment intéressant, sachant qu'il y a quand même des Français qui ne prennent plus leur voiture, vous savez, le week-end, parce qu'ils ont besoin de leur plein pour aller travailler en semaine. Donc il y a une vraie question là-dessus. Mais effectivement, les Français ne veulent pas l'aumône. On a besoin d'avoir des mesures structurelles et pérennes qui redonnent du pouvoir d'achat de façon...

9:33
Présentateur

Sauf qu'hier, à votre place, Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, disait un geste des pétroliers additionné à la ristourne que le gouvernement pourrait prolonger de 18 centimes par litre d'essence, c'est un gain immédiat. Vous, vous proposez une baisse de TVA qui est rejetée par le gouvernement, et puis surtout une taxe sur les super profits des pétroliers qui, elle aussi, est rejetée par le gouvernement et qui ne se verrait pas tout de suite sur le portefeuille des Français.

9:55
Laure Lavalette

Ah bah si, le coût de la TVA, ça se verrait tout de suite quand vous passez la TVA. Mais qui est rejetée. Ah oui, mais c'est là aussi où c'est assez intéressant, parce que quand Elisabeth Borne vient devant l'Assemblée nationale vous dire « Voilà, moi je voudrais qu'on co-construise, je vous tends la main », finalement, ils n'ont accepté aucun de nos amendements. Donc ça aussi, c'est une vraie question, parce qu'il y a une vraie du prix quand même dans la façon de faire de la majorité présidentielle, et on retrouve un peu une arrogance, et il faut dire à la majorité présidentielle qu'on ne peut pas faire fi du peuple.

Vous savez, il y a 13 millions de gens qui ont voté pour nous, et qui ont voté pour le programme de Marine Le Pen.

10:22
Présentateur

Sur la taxe sur les super profits, d'ailleurs, il y a une partie de Renaissance qu'ils proposent aussi, donc il pourrait y avoir une majorité avec Renaissance, LR, les gauches. Est-ce que vous leur dites « Travaillons ensemble ».

10:31
Laure Lavalette

Eh bien évidemment, nous n'avons cessé de dire ça, « Travaillons ensemble ». Marine Le Pen, au tout début des travaux, donc hier ou avant-hier, a dit « Voilà, je demande aux oppositions d'être constructives en responsabilité ». Et je pense que ça, c'est vraiment le terme qui est intéressant. Voilà, les Français sont exsangues. Les Français, le 10 du mois, se demandent comment ils vont finir le mois. Je veux dire, ils n'arrivent pas à payer leur loyer, n'arrivent pas à faire leur plan d'essence et remplir leur frigidaire. Donc vous voyez, les 18 centimes encore sur les sens de la majorité, excusez-moi, c'est encore un peu l'aumône et c'est assez condescendant.

10:58
Présentateur

Vous ne voterez pas la prolongation de cette remise ?

11:00
Laure Lavalette

Écoutez, on en parlera en réunion de groupe, mais c'est vrai que pour le coup, c'était beaucoup plus pertinent de baisser de 20 à 5, 5% la TVA. Et puis ce n'était pas que sur l'essence, c'était aussi sur le gaz, l'électricité, le fuel. Donc si vous voulez, ça rendait du pouvoir d'achat immédiatement. Ça coûtait 12 milliards. Nous l'avions évidemment chiffré.

11:18
Présentateur

Et la taxe sur les super profits, ça pourrait rapporter combien ? Vous l'avez chiffré ça ?

11:21
Laure Lavalette

Oui, sûrement. Aime la France, point faire. On a dû le chiffrer, mais ce chiffre m'échappe. Mais en tout cas, ce qui est certain, encore une fois, l'argent, il y en a. Même, je vous le disais, 12 milliards. Vous savez, quand on sait que la fraude sociale et fiscale en France est entre 14 et 50 milliards, c'est Charles Pratt qui dit ça. Si on a la volonté politique d'aller chercher de l'argent en lutte contre la faute, enfin spécialisé en lutte contre la faute, typiquement aussi, le programme que nous avions sur l'immigration permettait de faire 16 milliards d'économies. Tout dépend aussi de ce qu'on veut faire de son argent et effectivement, de le rendre aux Français.

11:54
Présentateur

Au sujet de l'énergie, si vous le voulez bien, Laurent Lavalette, hier, il a semblé, au cours des débats, il a semblé entendre, dans votre groupe, des gens regretter que la France n'exploite pas le gaz de schiste en disant, au final, on l'importe des États-Unis, la cohérence voudrait qu'on n'importe pas une énergie qu'on n'accepte pas de produire nous-mêmes en France ou d'exploiter nous-mêmes. Est-ce que ça veut dire que vous êtes pour le gaz de schiste ?

12:17
Laure Lavalette

Non, ce n'est pas exactement ça. Ce qui a été dit, c'était justement plutôt de pointer du doigt le fait que les écolos dogmatiques préféraient importer du gaz de schiste américain beaucoup plus polluant, par exemple, que du gaz des Russes.

12:33
Présentateur

C'est un propos qui a été adressé plutôt au gouvernement.

12:35
Laure Lavalette

Au gouvernement, oui. En fait, nous, on réclame, vous le savez bien, une cohérence dans les propos. Je veux dire, on ne va pas chercher du gaz russe, mais s'il passe par l'Inde, finalement, on ferme les yeux et on aura quand même ce gaz-là. Là, on va les chercher en Assemblée de Jean. Vous le dites, on n'est pas pour le gaz de schiste.

12:50
Présentateur

Non, mais personne ne peut être pour le gaz de schiste, évidemment. Et donc, il ne faut pas l'importer des États-Unis.

12:54
Laure Lavalette

Il faut trouver des solutions, c'est évident. Après, en fait, vous voulez m'amener à parler des sanctions contre la Russie et savoir si, finalement, nous étions d'accord ou pas. Dans un premier temps, c'est juste savoir s'il faut ou pas. Je vous vois venir. C'est quand même dommage. C'est un gaz hyper polluant, alors que nous faisions hyper différemment. La vraie question, encore une fois, c'est de la cohérence. Et hier, Marine Le Pen en a parlé en séance. À ce moment-là, ne parlons plus à tous les gens qui parlent ou qui prennent du gaz russe. Donc, ne parlons plus à l'Allemagne, ne parlons plus à l'Inde. Mais finalement, ce n'est pas du tout ce qui se fait.

Donc, soit on a une cohérence intellectuelle, et à ce moment-là, on peut défendre certaines idées, mais l'indignation à géométrie variable ne nous convient pas. On demande une certaine honnêteté intellectuelle. Et encore une fois, pour en revenir aux sanctions... Puisque vous les évoquez vous-même,

13:39
Présentateur

vous ne dites pas ce matin non plus que le RN est pour la levée des sanctions ?

13:42
Laure Lavalette

Non, on a juste dit ce qu'on dit depuis le début, c'est que finalement, ça n'a quand même pas l'air de fonctionner véritablement bien et que les seuls qui sont impactés sont les Français. Donc, il y a quand même une vraie question là-dessus. Et encore une fois, nous, on demande de la transparence et de l'honnêteté intellectuelle parce que ne pas parler aux Russes, mais parler aux gens qui parlent aux Russes, vous vous en conviendrez, ça revient systématiquement aux mêmes.

14:00
Présentateur

La Commission européenne a dévoilé son plan de sobriété avec une interview de la présidente de la Commission, M. Lavenderleyen, ce matin dans Le Parisien, aujourd'hui en France. Elle confirme que l'objectif, c'est 15% de consommation de gaz en moins pour chaque État de l'Union, dès le 1er août, 15% de manière volontaire, en cas de crise, de manière contraignante. La France n'a pas encore répondu à la proposition de Bruxelles. Que souhaite le RN ?

14:21
Laure Lavalette

Vous savez bien, nous, ce qu'on souhaite, c'est d'avoir notre souveraineté, que nous gérions, nous, exactement...

14:26
Présentateur

Vous demandez à Emmanuel Macron, en gros, de dire oui ou non à 15% de...

14:30
Laure Lavalette

Non, mais Emmanuel Macron, il va faire comme d'habitude, il va se coucher devant l'Europe comme il a fait systématiquement. Mais qu'est-ce que vous souhaitez ? Nous, on demande à ce qu'on arrête d'embêter les Français avec de la sobriété. On regrette évidemment que pendant plus de 3 ans, Emmanuel Macron ait complètement délaissé le nucléaire pour revenir un peu avant le premier tour des élections en disant non, finalement, c'est intéressant. On a perdu 3 ans d'entretien de nos parcs nucléaires. Je rappelle quand même, nucléaire, c'est le génie français, c'est une énergie propre, décarbonée. Et regardez encore les incohérences du gouvernement.

On a fermé Fessenheim, mais on réouvre Saint-Avolt, qui est quand même...

15:03
Présentateur

Centrale au charbon dans le Nord. Centrale au charbon dans le Nord. On la rouvre au cas où, on en a besoin pour passer l'hiver.

15:06
Laure Lavalette

Oui, voilà, c'est sûr qu'on va devoir l'ouvrir, puisqu'a priori, nous aurions des coupures cet hiver. Et d'ailleurs, mon collègue Alexandre Loubet, il y aura posé une question au gouvernement en disant, vous avez envoyé un SMS entre les deux tours aux Français en disant, en gros, c'est un référendum pour ou contre Marine Le Pen, pour ou contre l'écologie et le charbon. Moyennant quoi, il réouvre Saint-Avolt.

15:28
Présentateur

Mais la question, c'est qu'est-ce qu'on fait si Vladimir Coutin coupe le gaz demain ?

15:31
Laure Lavalette

On ne se laisse pas dicter par l'Union Européenne. D'accord, mais on fait quoi ? On cherche des solutions qui sont souvent différentes. Donc vous êtes contre le principe contraignant, déjà. On va en parler. Ah bah oui, de toute façon, la contrainte, évidemment. Et encore une fois, le coût de la sobriété. Mais comment on peut encore oser demander la sobriété aux Français ? Oui, mais solidarité, comment ? Je vous rappelle quand même que notre prix du gaz est indexé sur le marché européen de l'électricité, qui est plus cher que l'électricité que nous produisons, nous. Donc c'est encore une fois la double peine.

Je vous rappelle aussi qu'on est contributeurs nets de pratiquement 10 milliards à l'Union Européenne. Il y a un moment où ça va mal, ce n'est pas possible.

16:02
Présentateur

La présidente de la Commission Européenne dit qu'il faut de la solidarité. Mais bien sûr qu'elle dit ça. Elle veut surtout l'argent des Français. Elle dit que sauver les autres pays, c'est aussi sauver l'économie française, c'est sauver les partenaires d'entreprises françaises.

16:11
Laure Lavalette

Il se trouve que là, typiquement, avec ce que je viens de vous dire sur le prix de l'électricité, que nous produisons moins cher que le marché européen de l'électricité, on voit bien que ce n'est pas vrai. Et on voit bien que justement, les Français vont payer plus cher une électricité que nous produisons moins cher.

16:24
Présentateur

Mais encore une fois, la question, c'est on fait quoi si Vladimir Poutine coupe le robinet demain ?

16:28
Laure Lavalette

Ah bah, effectivement, ça va être compliqué. Parce qu'il va falloir expliquer aux Français que les sanctions qu'on a prises contre la Russie font qu'ils ne vont pas pouvoir se chauffer.

16:36
Présentateur

Mais la sobriété, elle est donc obligatoire, en fait.

16:38
Laure Lavalette

Ah bah, de toute façon, ça va être de fait. S'il coupe, ça va être la sobriété. Vous allez mettre votre pull, comme tout le monde. C'est sûr.

16:43
Présentateur

Paul Lavalette, député RN, invité du 8h30 de France Info. On fait juste un point sur le fil Info à 8h50 avec Diane Ferchit.

16:51
Invité

La nuit s'est bien passée. Le feu est contenu, mais pas fixé, indique sur France Info la préfète de Nouvelle-Aquitaine. Hier soir, une partie des personnes évacuées à cause de ces incendies en Gironde ont pu retourner à leur domicile. Plus de 30 000 autres attendent toujours de pouvoir rentrer chez elles. Un débat chaotique, mais le projet de loi sur le pouvoir d'achat est finalement adopté à l'Assemblée nationale. Les discussions se sont prolongées tard cette nuit, notamment sur la question des énergies.

Les députés qui ont finalement approuvé, contre l'avis du gouvernement, le relèvement des prix régulés auquel EDF est obligé de revendre une part de son électricité nucléaire à ses concurrents. Et 20 centimes en moins à la pompe par litre de carburant. C'est ce qu'annonce ce matin Total, une baisse qui s'appliquera à partir du 1er septembre, alors que la première ministre Elisabeth Borne dit elle a envisagé de doubler le montant de la prime transport que peuvent verser les entreprises à leurs salariés. Le Tour de France est après les Pyrénées, le Danois. Jonas Vingegaard consolide son maillot jaune. Il compte plus de 3 minutes d'avance sur son rival, le sloven Tadej Pogacar.

Aujourd'hui, 19ème étape dans les Hautes. Pyrénées départ à 13h10 de Castelnau-Manyoac. Direction Cahors. France Info.

17:58
Présentateur

Le 8.30 France Info. Néhile à la trousse. Laurin Sénéchal. Toujours avec Laure Lavalette, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale, députée du Var. En votant nos textes, le RN nous donne le baiser de la mort. Qui dit ça ? C'est un cadre de la majorité cité par le journal Le Figaro. Est-ce que le baiser de la mort, c'est une stratégie délibérée de votre part au sein de l'Assemblée Nationale ?

18:20
Laure Lavalette

C'est quand même très étonnant de parler de baiser de la mort, quand on essaye simplement d'être constructif, et qu'en tout cas, on représente encore une fois 13,3 millions de Français qui nous ont demandé d'améliorer leur pouvoir d'achat. Souvenez-vous, Marine Le Pen, c'était rendre aux Français leur pays et leur argent. Donc encore une fois, on est très constructif. Il n'y a pas de stratégie. À part, notre seule boussole, c'est l'intérêt des Français. Encore une fois, mais vous savez, cette espèce d'honnêteté intellectuelle là-dessus, on l'a aussi dans tous les autres hémicycles. Moi, j'ai été élue à la mairie, je suis élue à la région, vous venez de le dire.

Quand une proposition nous paraît bonne, mais encore une fois, nous ne regardons pas d'où elle vient, et nous la votons. Et je peux vous dire que ce dogmatisme que nous n'avons pas, par contre, est relativement présent sur les autres bancs de l'hémicycle, puisque typiquement, une socialiste avait dit avant-hier, cet amendement n'est pas mal, mais dans la mesure où il vient du Rassemblement National, je ne le voterai pas.

19:07
Présentateur

Et je pense que ça, c'est ce que les Français détestent. Dans la valette, est-ce que ça veut dire que, dans le cadre de cet esprit de responsabilité ou de construction que vous évoquez, vous irez jusqu'à participer au Conseil National de la Refondation qu'Emmanuel Macron soit installée ?

19:19
Laure Lavalette

Non, mais ça, c'est parce que c'est une vaste blague. Conseil National de la Refondation. Mais en fait, c'est quoi ? Vous participerez ? Non, mais on ne participera pas. C'est une escroquerie. Enfin, je veux dire, c'est encore un machin de plus, un bidule de plus. En France, il y a des institutions. Nous venons là d'être élus. Il y a 577 députés, j'allais dire, qui sont là pour faire leur boulot et de faire voter la loi. Il y a un Sénat. Après, il y a une navette parlementaire. Qu'est-ce que c'est que cet élément de com' encore une fois d'Emmanuel Macron ? C'est assez à son image. Ça ressemble un peu, souvenez-vous, au grand débat quand il avait fait son tour de France. Un machin de plus.

On aura sûrement un petit teaser, d'ailleurs, style un peu Netflix, pour amener ce CNR. Non, en France, il y a des institutions. On respecte la Constitution. On respecte les institutions.

19:58
Présentateur

C'est pas que vous demandez plus de garanties sur ce qu'est ce Conseil de France.

20:00
Laure Lavalette

En fait, qu'est-ce que ça va amener de plus ? Je ne comprends pas. On a déjà des institutions. On est passé par une démocratie, un scrutin nominal à deux tours.

20:07
Présentateur

Olivier Véran dit que ça apportera de partager un diagnostic avec les syndicats. Il n'y a pas de lieu aujourd'hui où siège syndicats, associations, organisations, parties prenantes.

20:15
Laure Lavalette

Il y a quand même un Césaire, un Céze. Enfin, je veux dire, il faut arrêter. C'est l'économie sociale et environnementale, je précise. Pardon. Enfin, je veux dire, encore une fois, ça nous paraît complètement superfétatoire. Et encore une fois, de la com', de l'agitation. Servons-nous de nos institutions qui sont si belles. Et faisons avancer. Et rendons, encore une fois, du pouvoir d'achat et leur pays aux Français.

20:32
Présentateur

Alors, le Rassemblement National, pour l'instant, est dirigé par Jean-Dade Bardella de manière intérimaire. Marine Le Pen a pris la tête du groupe à l'Assemblée. Il y aura des élections à l'automne. Vous souhaitez que Jean-Dade Bardella soit le seul candidat ? Que Louis Alliot soit candidat également ?

20:49
Laure Lavalette

Alors, en fait, c'est assez drôle. Parce que là, vous allez m'attendre au tournant. En fait, si je dis, c'est super qu'il y ait deux candidats, vous allez me dire, ça va être fratricide. Et si je vous dis, non, mais c'est bien, Jean-Dade Bardella, à sa légitimité, vous allez me dire, c'est quand même un peu tintin au pays des Soviets. En fait, je pense que le Rassemblement National est arrivé à maturité. Je veux dire, c'est un parti de gouvernement. On prépare évidemment l'alternance de dans cinq ans. Donc, le choix qui va se faire là va être un choix important, même s'ils ne seront quand même pas très éloignés de la ligne, si ce sont les deux seuls candidats.

21:18
Présentateur

C'est ce que je voulais vous dire. Qu'est-ce que ça change ? Jean-Dade Bardella ou Louis Alliot, d'après vous ?

21:21
Laure Lavalette

Effectivement, déjà, est-ce que ça sera les deux seuls candidats ? Je n'en sais rien. On aura le temps de discuter. Effectivement, ils n'ont quand même pas une ligne qui est hyper éloignée. Et encore une fois, c'est certainement une preuve de maturité, j'allais dire, de notre parti. Vous savez, quand vous arrivez comme ça au deuxième tour des élections présidentielles, quand vous représentez 13 millions de gens, quand vous gagnez les législatives, je vous rappelle qu'on est le premier groupe d'opposition.

21:46
Présentateur

Vous avez gagné les législatives, d'après vous.

21:47
Laure Lavalette

Bien sûr, on a gagné les législatives. Personne n'a de majorité, Laure, la validation. Personne n'a de majorité. Enfin, on est rentré à 89. Je vous souvenez-vous, nous étions sept. Là, on représente... Enfin, le peuple est quand même rentré en masse à l'Assemblée nationale. Donc oui, les législatives, on les a gagnées. Mais comme on avait gagné les européennes juste avant...

22:01
Présentateur

Juste au congrès, vous dites que ce sera un choix important. Quels sont les enjeux, en fait, de ce congrès, en réalité, puisque tout semble désormais se passer davantage à l'Assemblée nationale qu'au parti ? Je ne pense pas. Je pense que, vous savez, il y a d'autres élections aussi

22:14
Laure Lavalette

qui sont arrivées là.

22:15
Présentateur

Le parti sera chargé d'organiser les autres élections.

22:17
Laure Lavalette

Comme un parti ordinaire. Là, effectivement, tout est focus, j'allais dire, sur l'Assemblée nationale, parce qu'on est 89, parce que Marine Le Pen vient de prendre la présidence de ce groupe. Et ça paraît quand même être une très bonne chose. Effectivement, Jordan Bardella est là en intérim depuis septembre dernier. On a eu beaucoup de victoires, effectivement. Là, dans cette année, on est quand même, j'allais dire, le Rassemblement national prend un envol, c'est certain. Et encore une fois, se prépare à l'alternance dans 5 ans.

22:44
Présentateur

Et pour la première fois, ce ne sera pas un Le Pen qui va diriger le parti depuis 1972. Ça, ça change quoi également ?

22:51
Laure Lavalette

Ça doit changer dans la tête d'un journaliste, mais je vous assure que chez les adhérents et...

22:56
Présentateur

Vous êtes en train de dire, Bardella ou Louis Alliot, Le Pen ou pas, en fait, ça ne change rien. Le RN ne bougera pas, ne changera pas.

23:03
Laure Lavalette

Enfin, ne changera pas. Je ne sais pas, peut-être qu'il y a des gens qui voteront pour nous parce qu'il n'y a plus Le Pen. Il y en a d'autres qui ne voteront pas pour nous parce qu'il n'y a plus Le Pen. Vous voyez ce que je veux dire ? On n'est pas propriétaire de ses électeurs, on n'est pas propriétaire de ses adhérents.

23:14
Présentateur

C'est-à-dire que la ligne du parti, elle ne changera pas. En fait, Marine Le Pen, qu'elle soit à l'Assemblée nationale ou au parti, peu importe, c'est toujours elle et sa ligne qui va diriger.

23:23
Laure Lavalette

Vous savez, que ce soit Louis Alliot ou Jordan Bardella, ils sont tout à fait sur la ligne Marine Le Pen. Enfin, je veux dire, il n'y aura pas... C'est une continuité qui est tout à fait naturelle. Il n'y a pas de changement sur cette ligne. Je vous rappelle, cette ligne permet quand même de faire 42% au deuxième tour des élections présidentielles et de faire rentrer 89 députés à l'Assemblée. Et ce sera une élection en septembre ? Je n'ai pas le timing exactement.

23:45
Présentateur

Puisque lundi, votre parti se réunit pour se pencher sur les modalités d'organisation du Congrès. De manière plus triviale, ou peut-être pas, lors la valette, cette proposition d'Éric Ciotti, question de l'Assemblée nationale, député à l'air des Alpes-Maritimes, il veut que la cravate soit de nouveau obligatoire dans l'hémicycle. Marine Le Pen l'avait demandé aux hommes de votre groupe de porter la cravate. C'est à ça aujourd'hui que se joue la responsabilité à l'Assemblée nationale, au port ou non, d'une cravate ? Alors, en fait, Marine Le Pen n'a pas demandé aux gens

24:12
Laure Lavalette

de mettre une cravate. Je ne sais pas, quand vous allez à un mariage, globalement, vous vous habillez. Alors, comme on n'est pas d'extrême-gauche, comme on n'est pas islamo-gauchiste, on vient, on respecte l'institution. Et effectivement, les femmes ont des vestes de tailleur ou des jolios. Pendant très longtemps, le règlement stipulé... Vous souhaitez qu'elle redevienne obligatoire ? Non, mais stipulé, par exemple, que les femmes devaient avoir les bras couverts. Voilà. La cravate, en plus, c'est assez drôle, parce qu'Éric Ciotti en a parlé avec Marine Le Pen, et c'est lui qui fait sa proposition, donc ça me fait assez rire.

Mais typiquement, hier, j'ai vu 2-3 députés qui avaient un chewing-gum dans la bouche. Je ne trouve pas ça terrible, vous voyez. Je trouve qu'il y a une institution qui est belle. On est dans des locaux qui sont magnifiques. La cravate, ça ne me paraît pas aberrant. Après, que ça soit une obligation, je n'en ferai pas un mantra non plus. Mais je pense que le respect... Typiquement, je vais vous le dire, moi, quand on a vu les députés de Nupes arriver, se mettre en tailleur sur la pelouse de la buvette, même les huissiers hallucinaient un peu en disant « mais on n'a juste jamais vu ça ».

Enfin, je veux dire, encore une fois, c'est pour ça que le terme de ZAD aussi je veux dire, ils viennent là comme ils pourraient aller à la plage. Ce n'est pas possible. Encore une fois, quand vous avez un mariage...

25:10
Présentateur

Pour ce que vous regardez les débats à l'Assemblée, effectivement, vous avez beaucoup tendance à vous en prendre les uns aux autres en ce moment entre les membres de la gauche et les membres de l'Assemblée nationale. Non, mais typiquement, c'est assez factuel.

25:17
Laure Lavalette

Ça, vous savez, sur leur code vestimentaire, c'est assez factuel. Et je pense qu'ils ne sont pas dans le respect de l'institution, mais comme ils ne le sont pas dans le blocage. Et je pense qu'on a, nous, ce respect de l'institution qui passe aussi certainement par un code vestimentaire qui est assez naturel. Mais pas forcément la cravate obligatoire. Non, moi, je veux bien que les mecs mettent la cravate. Ça me va bien.

25:32
Présentateur

Merci, Laure Lavalette. Merci à vous. Député RN, porte-parole du groupe à l'Assemblée. Et bonne journée à vous.

Baisse des prix à la pompe, loi pouvoir d'achat, port de la cravate à l'Assemblée nationale... Le "8h30 franceinfo" de Laure Lavalette — Laure Lavalette · Pourquijevote