DATI, C’EST FINI : POURQUOI LA MACRONIE LÂCHE LA MINISTRE
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Après Emmanuel Macron, c'est au tour de Rachida Dati de se prendre un petit coup de couteau dans le dos par Gabriel Latal qui ne veut pas d'elle comme candidate renaissance pour la mairie de Paris. Le patron a pris de cours Aurore Berger qui n'a pas beaucoup apprécié.
On fait le point. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 28 octobre et ce soir le parti présidentiel doit choisir son candidat pour les municipales à Paris.
Jusqu'ici la voie semblait toute tracée avec une investiture de Rachida Dati. Mais coup de tonner, à 5 mois des élections, l'actuel maire du 7e arrondissement et ministre de la culture vient d'être lâché par renaissance au profit de Pierre Yve Bournazel, conseiller de Paris et ex-député Horizon. Avis de tempête à venir.
Derrière cette annonce soufflée en Catini au médiia avant la grande réunion de ce soir, on distingue la désunion qui règne au sein du parti présidentiel désormais aux mains de Gabriel Atal. D'un côté, il y a donc les Antidatises qui ne veulent pas soutenir une candidate qui va être jugée dans un an pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Renault Nissan. Et le pédigré judiciaire de l'actuel ministre de la culture ne s'arrête pas là.
Elle est aussi soupçonnée de corruption avec GDF Suèz. Elle est citée dans une information judiciaire liée à l'affaire Tayb Ben Abderrahman. Souvenez-vous, ce lobbyiste franco-algérien accuse le président du PSG de l'avoir fait détenir au Qatar pendant 6 mois, c'était en 2020, afin de récupérer des documents compromettants.
Il met aussi en cause la ministre de la culture Rachida Dati, soupçonnée d'avoir agi comme intermédiaire et d'avoir reçu 600000 € du Qatar pour sa campagne à Paris. Et comme avec GDF Suè, Rashida Dati toute implication dans ses affaires, mais il y a aussi l'affaire des bijoux d'une valeur estimé à 420000 € et non déclaré à la haute Autorité pour la transparence de la vie publique comme la loi l'exige. Encore une fois, vous connaissez la chanson.
Rachida Dati dénonce des attaques personnelles et sans fondement. Et puisqu'on en est à parler d'histoire de bijoux, il y a aussi eu le récent cambriolage du Louvre qui en rajoute une couche. La ministre de la culture fait face à de vives critiques, notamment de la gauche et du RN sur sa gestion du dossier.
Elle est accusée d'avoir négligé la sécurité du musée malgré les alertes répétées des salariés et d'être plus concentré sur sa campagne électorale que sur ses fonctions ministérielles. balaye les accusations et tente de reprendre la main en donnant raison à ses détracteurs au passage. Elle rejette la faute sur la mairie de Paris affirmant que la faiblesse sécuritaire du Louvre vient de l'extérieur et elle appelle donc à renforcer la vidéosurveillance.
Un thème évidemment central dans sa campagne municipale, la bouclée bouclée. Mais tout ce battage n'est guerre du goût de certains chez Renaissance à l'image de Gabriel Atal, Clément Bone ou de Franck Rester, le secrétaire général du parti qui trouve Dati trop clivante. Eux plaident au contraire pour une campagne digne et apaisée à Paris.
On leur accorde que c'est pas trop le genre de la maison. Le candidat Horizon plébiscité par ces trois-là joue lui la carte inverse. Dès l'annonce de sa candidature en juin dernier, il s'est posé en, je cite, candidat antipagaille pour 2026.
Élu depuis 17 ans, Pierre Yve Bournael brigue pour la troisème fois la mairie de Paris et il s'est directement démarqué de Rachida Dati. Je le cite, "Ma détermination est une force tranquille. De son côté, c'est l'outrance permanente et l'agressivité.
Pas question donc d'alliance pour ces deux-là. Pourtant, ils se connaissent bien. Lui a été son conseiller quand elle était garde des sauts et il ne semble pas en garder un très bon souvenir.
Chez Renaissance, il y a aussi les proy à l'image de l'inénénénarable Aurore Berger, la ministre de l'égalité et de la lutte contre les discriminations, était sur le plateau de France Info ce matin et il semble que le revirement soudain de son parti, les prix de cours, on l'écoute. Je n'aime pas la manière de découvrir dans la presse une décision sur laquelle nous n'avons pas encore été consultés et associé. C'est pour Gabri mais de manière générale, c'est-à-dire on peut pas plaider pour les instants et le faire que quand ça nous arrange.
Ensuite, il se passe quoi sur les élections municipales ? Il faut qu'on ait des alliances partout où c'est pertinent. On a des candidats de talent, que soit Violette Spilbout à Lille, que soit Thomas Casnav à Bordeaux, que soit Antoine Armand à Ans qui ont permis l'union pour garantir l'alternance.
On a Jean-Michel Holas à Lon et moi je souhaite que nous puissions soutenir la seule candidate qui peut gagner à Paris permettre l'alternance qui est Rachidati. Alors si vous voulez mon avis, ça sent l'embrouille à plein né ce revirement de situation. Aurore Berger n'apprécie pas tellement que Gabriel Aty et ses oailles prennent des décisions en solitaire.
Surtout qu'on le rappelle, en janvier dernier, la nomination de Rachida Dati au gouvernement avait été aprement négociée. Le magazine d'investigation Complément d'enquête avait révélé un sonore inédit où Rashid Dati a annoncé son arrivée dans l'exécutif macroniste à une dizaine d'élus parisiens, des républicains, maire d'arrondissement et parlementaire. Elle y a affirmé que son poste de ministre s'accompagnait d'un incorp pour les municipales, autrement dit qu'elle serait la candidate unique pour LR et la majorité présidentielle.
Bientôt 11 mois plus tard, de l'eau semble avoir coulé sous les ponts et surtout le jeu politique a été considérablement redistribué ces dernières semaines à commencé par Gabriel Atal qui s'est largement distancié d'Emmanuel Macron depuis la rentrée. On en a déjà parlé ici. Il a tué le père en vue de la prochaine présidentielle et le petit revirement municipal n'est pas sans rappeler.
Un nouveau coup de couteau assiné par le jeune prodige du macronisme. Gabriel Atal fait ici alliance avec Horizon. le parti d'Edouard Philippe, un autre traître à la Macronie.
Plus récemment, celui-ci, l'expremier premier ministre d'Emmanuel Macron, s'était distingué il y a 2 semaines en déclarant qu'il souhaitait que le chef de l'État organise son départ anticipé. Et il me semble qu'il s'honorerait si euh si par exemple, il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. Hm hm. de faire adopter ce budget et qu'à l'issue dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Alors toutes ces bisbilles internes sont favorables à l'outsider Pierre Yve Bournazel. Pour autant, il n'a pas complètement les mains libres dans cette affaire. Il a dû donner des gages, à savoir 55 % des places sur ces listes offertes à des macronistes.
De son côté, si Renaissance ne brigue pas la mairie de Paris, c'est aussi par calcul stratégique et en raison d'un léger stress posttraumatique des municipales de 2020 avec la candidature avortée de Benjamin Griveau, le prétendant à la mairie sous l'étiquette LREM à l'époque avait été contraint de retirer sa candidature à la suite du scandale de sa sex tape pour tenter de sauver les meubles. Agèse Busin avait été désignée comme remplaçante en urgence, mais l'opération de la dernière chance a raté. L'exministre de la santé s'était largement faite devancée par Annie Dalgot et par une certaine Rachida Dati.
Il serait d'ailleurs bien naïf d'enterrer trop vite cette dernière toujours soutenue par les Républicains. Si le grand rassemblement LR Macroni semble avoir du plomb dans l'aile, rien ne l'empêchera de briguer la mairie de Paris. D'ailleurs, un de ses proches dédramatisfar.
Ça fait 6 ans qu'elle est en campagne. La marque c'est Dati Palais parti. Une chose est sûre, la campagne parisienne pour les municipales s'annonce électrique.
Quelque chose nous dit que l'affaire ne s'arrêtera pas là et que le vent va souffler très fort après ce débarquement de Rachida Dati. Mais vous pouvez compter sur nous pour des bulletins météo réguliers. Le Parti socialiste persiste dans la mise en place de compromis avec le gouvernement pour le budget 2026.
Ce weekend, le PS a proposé une version allégée de la taxe Zucman. Initialement, cette taxe prévoit un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines à partir de 100 millions d'euros. La version light des socialistes quant à elle propose d'instaurer un impôt minimum de 3 % sur les haut patrimoines à partir de 10 millions d'euros en excluant les entreprises innovantes et familiales.
Malgré ses efforts pour plaire au camp présidentiel, le PS se heurte une nouvelle fois à un mur. La porte-parole du gouvernement Maudebe Brégeon affirmait ce matin son opposition à la taxe Zucman qu'elle soit allégée ou non. Le gouvernement est opposé et restera opposé à la taxe Zucman.
Et on ne l'est pas par dogmatisme, on ne l'est pas par volonté de blocage, mais on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'emploi, on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'innovation, on ne peut pas faire n'importe quoi avec les entreprises. On doit préserver l'emploi, on doit préserver ce qui marche en France. Pour autant, on est évidemment ouvert à discuter d'une meilleure répartition de l'effort devant l'impôt et c'est ce que propose ce budget.
De son côté, le RN affirme lui aussi son opposition à la taxe. Ni light, ni hard, ni rien du tout, résume Marine Le Pen. Pour la présidente du groupe RN à l'Assemblée, la version des socialistes n'est pas allégée, elle est aggravée, je la cite.
Du côté de la gauche, le député LFI Éric Cocrel estime quant à lui que la nouvelle version proposée de la taxe Zucman rate sa cible. On l'écoute. C'est le retour des débats à l'Assemblée sur la loi de fin de vie, annonce Laurent Panifou, le ministre des relations avec le Parlement.
Après des mois de silence, une dissolution et une séquence politique plus que chaotique, les députés vont à nouveau se pencher sur ce texte qui cristallise les tensions. Pour rappel, les deux textes soin palliatif et aide à mourir avaient été adoptés en première lecture à l'Assemblée en mai dernier. Sur le banc de la gauche, le sujet divise.
Alors que des députés de la France insoumise comme Adrien Clou par exemple défendent ce droit à mourir dignement, les collectifs antivalidistes dénoncent quant à eux cette loi qu'il qualifiéniste. Le 23 mai dernier, mon collègue Cyril Lembla recevait Mathilde François, vice-présidente du collectif des Dévalideuses pour en parler. Cette loi est éminemment pour nous validiste au sens où elle est la preuve qu'on renonce.
Euh on renonce à la à la mise en place d'une vie digne. On propose une mort digne, mais on a aucune capacité d'assurer la vie digne aux personnes handicapées aujourd'hui et maintenant et aux personnes malades. Premières inquiétudes portent sur simplement le fait d'observer ce qui se passe dans les pays où c'est déjà légal.
Il y a un élargissement des critères d'accès au suicide assisté et à l'euthanasie. On le voit dans tous les pays, que ce soit le Canada ou les Pays-Bas. C'est un c'est et c'est d'ailleurs le projet des défenseurs.
Par exemple, on peut entendre Jean-Louis Touren dans une vidéo qui est tournée lors de l'âé de l'association Le choix qui est une association pour le suicide assisté qui qui explique cette loi ne sera pas parfaite mais il faudra qu'on revienne parce qu'au début il n'y aura pas les mineurs, il n'y aura pas telle et telle maladie, il n'y aura pas les personnes qui souffrent de maladies psychiatriques. Et ça ça pose des grosses questions. Les demandes pour le suicide assisté au Pays-Bas pour souffrance psychiatrique ont augmenté de 59 %.
Ça va complètement à l'encontre de la notion même de soin psychiatrique. L'élargissement des critères et est une première chose qui nous inquiète. Et la seconde chose, c'est que il y a une espèce de fantasme très pour nous très décorélé du terrain, très décorélé de la réalité des expériences de vie handicapée et de personnes malades chroniques.
Olivier Falorni, député de l'Alliance centriste et rapporteur de la proposition de loi sur l'aide à mourir, à bien conscience des différents blocages autour de sa loi. Ce dernier dit ne pas être fermé au référendum d'ici l'été 2026 si l'enlisement continue. On parle désormais de l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Mercosourd.
En février dernier, Emmanuel Macron affirmait haut et effort fort que ce traité était un mauvais texte. Le président promettait de tout faire pour qu'il ne suive pas son chemin. Mais 8 mois plus tard, il semblerait que le chef de l'État ait complètement changé d'avis.
Il estime désormais que le texte va dans le bon sens. Face à ce virage à 180°, le collectif national unitaire Stop CTA UE Mercossur a lancé une action pour interpeller Emmanuel Macron ainsi que ses ministres et les eurodéputés. Ce matin, 44 organisations dont la Confédération paysane, la CGT, Greenpeace ou encore France Nature Environnement appelle dans une lettre ouverte le président à clarifier la position de la France et à construire une minorité de blocage au niveau européen pour empêcher la ratification du texte.
Ce midi, mes collègues du journal des luttes ont reçu Thomas Gilbert, porte-parole de la Confédération paysane. À ce sujet, on avait Macron qui nous avait promis qu'il ferait tout en son pouvoir pour euh empêcher la ratification de se traiter mais malheureusement on a bien vu qu'il n'a jamais été proactif pour mettre pour construire la minorité de blocage nécessaire au niveau européen pour empêcher la ratification de cet accord-là. Et alors même que cette minorité de blocage, elle était accessible. on le sait, il y avait beaucoup de pays qui pouvaient s'opposer à cet accord en même temps que la France.
Et donc pour nous, on a l'impression que surtout pour une fois, on a un traité qui est rejeté par l'ensemble de la classe politique, par énormément de citoyens et de citoyennes et l'ensemble des syndicats agricoles même. Donc là, on voit bien que Emmanuel Macron, il est vraiment enfermé dans ce dogme du libre échange, du libéralisme et qui ne qui et qui va en clairement n'écouter encore une fois que lui-même. Et du coup, on a vraiment une un enjeu extrêmement fort à ce que l'ensemble de la société civile, des organisation syndicales, des partis politiques s'engage dans la construction de ce rapport de force pour que Emmanuel Macron fasse tout ce qui est en son pouvoir pour bloquer cet accord-là.
Et clairement aujourd'hui, il faut se rendre compte que les conséquences de cet accord là, elles vont être dramatiques non seulement pour pour notre agriculture. Voilà. Donc c'est faut faut rappeler les chiffres hein, c'est 99000 tonnes de viande bovine qui vont déstabiliser complètement le marché de la de la viande bovine au niveau européen.
Donc beaucoup des éleveurs et des éleveuses français vont vont vont avoir des conditions de travail qui vont être encore plus difficiles que celles d'aujourd'hui. Cet entretien est à retrouver en entier sur notre nouvelle chaîne YouTube dédiée au direct et au replay le média 247. Et on termine avec un peu d'international.
À 92 ans, Paul Baélu à la tête du Cameroun ce dimanche pour la 8e fois consécutive. Selon le Conseil constitutionnel, Paul Ba aurait obtenu 53,66 % des voix. Son opposant, Isairoma Bakari refuse quant à lui de reconnaître ses résultats et revendique de son côté la victoire.
Le leader de l'opposition camerounaise affirme avoir obtenu 54,8 % des suffrages contre 31,3 % pour Paul Bya. Il dénonce, je cite, une mascarade et une fraude massive orchestrée par le pouvoir en place depuis plus de 40 ans. Le 12 octobre, jour du vote, des irrégularités comme des bourrages d'urnne, des intimidations ou des disparitions d'observateurs avaient été signalé dans plusieurs bureaux de vote.
À la veille de l'annonce de ces résultats, ce dimanche 26 octobre, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de plusieurs villes du pays, répondant à l'appel de l'opposition. Selon le gouvernement, quatre personnes seraient décédées à Douala à la suite d'affrontement avec les forces de l'ordre. Mais le nombre de morts et de blessés officiel n'est pas connu à ce jour.
Le haut commissariat de l'ONU au droits de l'homme a demandé des enquêtes après des informations sur les violences en lien avec la présidentielle au Cameroun. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Rachida Dati