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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 6 décembre 2024 64 minFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

ChatGPT et après : le futur de l'IA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 14 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Quelles pistes pour encadrer la consommation énergétique de l'IA ?

  • 24:00RelanceRéponse directe

    L'effet rebond est-il un risque pour l'IA frugale ?

  • 28:00OuverteRéponse partielle

    L'IA peut-elle améliorer l'accès aux services administratifs ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Le sommet de l'IA de février 2025 est-il à côté des enjeux ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Peut-on pousser pour des données françaises et des IA comme Mistral ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    A-t-on une chance de concurrencer les Américains avec les budgets et réglementations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « L'IA n'est pas nouvelle. Elle est liée à la naissance de l'informatique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de vous présenter ce matin avec mes deux collègues notre rapport chat GPT et après bilan et perspective de l'intelligence artificielle. Il répond à une saisine exceptionnelle de notre fils par les bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat de juillet 2023. Nous avons fait différents déplacements et de nombreuses auditions dont vous trouverez la liste en annexe du rapport.

Notre saisine portait sur les nouveaux développements de l'IA et nous y avons répondu dans un travail en trois parties les aspects technologiques que je vais vous présenter puis les enjeux politiques, économiques, sociétaux, culturels et scientifiques. Ces enjeux vous seront présentés par Corine Naracillen. Et enfin Alexandre Sabatou abordera les questions de gouvernance et de régulation.

Mon exposé contient cinq points. Alors le premier point concerne l'histoire. Vous trouverez dans le rapport une histoire et même une préhistoire de l'intelligence artificielle ainsi qu'un rappel de sa présence forte dans la science-fiction.

C'est important car toutes ces représentations culturelles peuvent influer sur les technologies et leur perception sociale. L'IA suscite en effet à la fois des espoirs parfois excessifs et des craintes pas toujours justifiées non plus. Premier enseignement de notre rapport, l'IA n'est pas nouvelle.

Elle est liée à la naissance de l'informatique. C'est une sorte d'informatique avancée dont la frontière bouge dans le temps. On distingue deux grandes approches li symbolique caractérisé par l'utilisation de règles logiques pour résoudre des problèmes au terme de déduction et l'IA connexionniste qui se base exclusivement sur de l'induction avec une analyse probabiliste de données.

On peut parler à ce sujet de super statistique. Deuxème point, les progrès de l'apprentissage profond dans les années 2010 et l'architecture Transformer. Un nouvel essort de l'IA a lieu depuis les années 2010 grâce au progrès de l'apprentissage profond ou le deep learning.

On parle d'apprentissage profond car ces algorithmes reposent sur des réseaux de neurones artificiels composés de couches multiples. Attention, ce ne sont pas des neurones de synthèse, ce sont des calculs mathématiques, chaque neurone correspondant à une fonction d'activation. L'efficacité de ces modèles d'IA se développe dans les années 2010 grâce à trois éléments.

La mobilisation d'algorithmes déjà disponible, un corpus de données de faille de taille inédite grâce à internet et une puissance de calcul remarquable des ordinateurs. Depuis 2017, deux innovations majeures ont accéléré la mise en œuvre de l'IA. L'architecture Transformer, innovation qui ajoute à l'apprentissage profond un meilleur traitement du contexte à travers un algorithme appelé mécanisme d'attention.

L'application de cette architecture pour créer des systèmes d'Agénératif accessibles à tous. Elle a donné naissance à des modèles larges de langue ou LLM comme chat GPT, mais aussi à des outils permettant de créer d'autres contenus en images, son, vidéo et cetera. Ces systèmes exploitent des milliards de données et mobilisent des centaines de milliards voire des milliers de milliards de paramètres de calcul pour générer du contenu.

Certains systèmes d'IA générative se basent sur d'autres architectures mais il ne donnent pas à ce stade d'aussi bons résultats, sauf à être hybridé à l'architecture transformer par exemple par l'intermédiaire d'une méthode dite du mélange d'experts. Ces systèmes donnent des résultats d'une précision inédite. L'architecture Mamba alternative au Transformers repose sur les modèles en espace d'état structuré ou SSM et articule plusieurs types d'IA.

C'est une piste intéressante surtout qu'on peut hybrider cette architecture avec des transformeurs et les superposer dans un mélange d'experts MOE. Abordons les questions technologiques. Quels sont les avantages et limites de ces technologies et quelles perspectives s'ouvrent pour le futur ?

Côté avantage, les applications sont innombrables. Côté limite, les IA génératives doivent encore relever plusieurs défis technologiques. D'abord, les modèles peuvent générer des erreurs importantes appelées hallucination.

Ils reproduisent également au niveau algorithmique les biais présents dans les données et peuvent en introduire d'autres au stade de leur programmation humaine comme certains l'ont dénoncé en parlant diw. Ensuite, il continue de poser les problèmes d'opacité déjà rencontrés pour les anciennes générations de deep learning. Ces systèmes fonctionnent comme des boîtes noires rendant leur explicabilité délicate.

Enfin, l'entraînement des modèles nécessite des ressources considérables en infrastructure de calcul comme de stockage de données mais pas seulement. L'IA nécessite en effet des apports considérables d'énergie tout au long de ce cycle de vie. Ce point environnemental m'intéresse particulièrement et pour information, la Commission européenne a lancé un appel d'offre le 2 décembre dernier pour évaluer l'impact climatique des infrastructures numériques.

Tous ces défis nécessitent des efforts de recherche pour améliorer la fiabilité des résultats et réduire la consommation énergétique de ces systèmes d'IA. faire plus avec moins. Il va falloir aller vers des frugales et efficaces.

Les perspectives futures pour l'IA seront donc de frugalité mais aussi de mais aussi sa multimodalité et son ajunctivité avec des systèmes de plus en plus autonomes et proactifs. Je soulligne que ces I vont aussi devenir des interfaces d'accès au service numérique dans nos smartphones et nos ordinateurs agrégeant les fonctionnalités de l'interface du système d'exploitation, des navigateurs web, des moteurs de recherche, des logiciels bureautiques, des réseaux sociaux et d'autres applications. L'un des problèmes posés par les LLM étant leur tendance à halluciner, c'est-à-dire à générer des propos dénués de sens, des solutions technologiques sont attendues.

La génération augmentée de récupération RAG constitue par exemple un moyen d'adjoindre une base de données à un LLM. 4è point, la conjugaison entre la logique de l'IA symbolique et l'efficacité de l'IA connexionniste. Les technologies d'IA peuvent être conjuguées pour produire de meilleurs résultats.

Combiné l'A connexionniste avec des modèles logiques ou des modèles de représentation du monde réel, du monde physique sera indispensable. L'espace-temps reste en effet inconnu des meilleurs et IA générative. 5è point.

Enfin, pour conclure, je voudrais évoquer la complexité de la longue chaîne de valeur de l'IA étendue sur une dizaine d'étapes. Vous trouverez un schéma à ce sujet dans le rapport. Tout commence avec l'énergie et les matières premières.

Les semi-conducteurs en silicium permettent la construction des puces, des logiciels permettent de concevoir les microprocesseurs et des machines lographiques creusent le silicium à l'échelle moléculaire. Deuxième maillon de la chaîne, celui des infrastructures se subdivisent en de nombreuses couches. Tout d'abord la collecte et le nettoyage des données.

Enfin ensuite le le stockage des données dans de vastes data center, l'informatique en nuage pour les calculs et enfin lors de la phase de développement des modèles, le recours spécifique à des supercalculateurs. C'est la multiplication de ces infrastructures qui conduit au coût immenses et aux impacts environnementaux considérables dont je parlais tout à l'heure. On a ensuite l'étape de la définition des modèles d'IA elle-même subdivisé entre plusieurs étapes.

La conception de l'architecture du modèle tout d'abord l'entraînement du modèle de fondation à l'aide des infrastructures et d'algorithmes ensuite. Et enfin le réglage fin qui prend des formes d'apprentissage supervisé et d'une phase d'alignement. Les modèles de fondation s'intercalent donc entre la définition de l'architecture du modèle et le thinking toing permettant au système DIIA d'être déployé pour telle ou telle application spécifique voire d'être diffusé auprès du grand public.

Cela nous emmène à la dernière étape, celle des consommateurs. Les applications caractérisant l'aval. En effet, les systèmes DA ne deviennent accessibles aux utilisateurs qu'à travers une couche de service applicatif dont les fameux LLN d'Open AI comme Chat GPT basé sur des modèles comme GPT4 par exemple.

Cela permet de bien entreprendre comprendre pardon la différence entre les modèles et les systèmes. Distinction importante lorsqu'on évoquera tout à l'heure la régulation. Je laisse maintenant la parole à Corine Narcigin et je vous remercie.

Merci Patrick. Bonjour à toutes et tous. Je vais de mon côté vous présenter donc les les enjeux.

Nous avons retenu trois grandes séries d'enjeux. Les problématiques politiques, les transformations socio-économiques et les défis culturels et scientifiques. Tout d'abord donc les problématiques politiques.

Je vais commencer par la question de la souveraineté et numérique et la géopolitique de l'IA. La recherche en ayant est dominée par la recherche privée plus spécifiquement américaine et je reviendrai tout à l'heure sur les aspects culturels et linguistique. Pour le moment, je voudrais surtout remarquer qu'elle n'est pas seulement un enjeu économique mais également un levier de pouvoir géopolitique.

Les États-Unis, grâce à leur géant technologique, les GF femmes qui sont devenus les mêmes désignant dans l'ordre Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon et Meta domine l'écosystème global de l'IA. avec le rôle central de Nvidia qui fournit toutes les entreprises en en GPU, donc les processeurs graphiques. En parallèle, la Chine aspire à devenir un leader mondial d'ici 2030 investissant toute la chaîne de valeur, notamment les semi-conducteurs.

Ces derniers sont devenus un enjeu de premier plan qui dépasse la seule filière de l'IA. Alors que les 2/3 des puces restent à ce jour fabriqué à Taïwan, les autorités américaines et chinoises cherchent à rapatrier une part croissante de cette production sur leur sold. pour l'Europe et notamment la France, le défi est celui de la souveraineté numérique afin d'éviter de devenir une pure et simple colonie numérique.

L'Union européenne mise aujourd'hui sur la régulation de l'IA, mais cela reste insuffisant face à la taille et à l'avance des puissances américaines et chinoises. La souveraineté numérique contre la domination de la dictate américaine appelle au développement d'acteurs français et européens puissants. Deuxièmement, on considère les risques de manipulation et de déstabilisation politique.

Dans ces enjeux politiques majeurs, génère de nouveaux risques, notamment la la désinformation et les deep fakes. Les forces d'information ont toujours existé, mais l'IA nous fait changer d'échelle. Je crois que ça fait partie des sujets qui sont souvent dans l'actualité, en particulier en période électorale.

Euh et ces technologies permettent aujourd'hui de produire instantanément et massivement des contenus falsiflés qui influencent potentiellement les élections ou ternissent la réputation de telle ou telle personnalité politique. Ensuite, les menaces pour la sécurité et le risque existentiel. On a on en a beaucoup parlé.

Lia facilite les attaques à grande échelle. Ces risques appellent des mesures de sécurité renforcées, c'est-à-dire la sécurisation des modèles, l'analyse des risques et la formation en cybersécurité des développeurs. L'intelligence artificielle générale qui dépasserait les capacités humaines reste à ce stade une hypothèse incertaine.

Bien qu'elle suscite des débats passionnés, ces bas scientifiques comme les scaling laws restent fragiles. Certains craignent un risque existentiel comme Elon Musk qui prennent même une hybridation hom machine pour rivaliser avec Lia tandis que d'autres comme Yann Lequin estiment que l'IA actuel demeure très loin du tournant de la singularité n'ayant toujours aucun sens commun ou capacité d'autonomie réelle. Le deuxième grand type d'enjeux qu'on a identifié, ce sont les impacts sociétaux et économiques.

Tout d'abord, la santé et le bien-être. Lia améliore déjà notre vie à travers une multitude d'outils pour nous aider au quotidien. À l'avenir, diagnostic, dépistage précoce et traitement seront optimisés grâce à l'IA.

La recherche médicale sera accélérée et des capteurs permettront d'anticiper les urgences médicales. En dépit de ces avantage pour la santé, l'utilisation massive de l'IA pourrait aussi avoir des conséquences négatives sur notre santé psychologique. Et sur ce plan, l'un des points de vigilance concerne les effets cognitifs.

Et j'y reviendrai dans le 3è point. 3è grand point. Ensuite, dans ces impacts socioux-économiques, il y a aussi bien sûr l'impact économique qui reste incertain.

Les travaux qui tentent de prédire l'impact de l'intelligence artificielle sur la croissance ou sur l'emploi diverge aujourd'hui. Un consensus cependant se dégager sur un point plus qu'un remplacement des emplois par la on va assister à une transformation des tâches et des métiers par ces technologies. Et même si ces effets restent incertains, euh ils appellent un dialogue social pour accompagner ces transitions ainsi que des politiques de formation initiale et de formation continue ambitieuse.

Les dans les les grands enjeux, donc je veux terminer par les défis culturels et scientifiques. Nous faisons face d'abord à un risque d'uniformisation cognitive. Lien qui est dominé par les acteurs anglo-saxons risque d'accentuer fortment l'hégémonie culturelle des États-Unis.

Et ce phénomène d'uniformisation culturelle appauvrit la diversité culturelle et linguistique mais aussi crée une uniformisation cognitive. Le capital cognitif qui repose sur la conjugaison des écrans et de l'IA conduit à une économie de la tension préoccupante notamment car elle enferme l'utilisateur de ces technologies dans des bulles de filtre. Cet enfermement informationnel polarise les visions de chacun dans des croyances subjectives.

Ce sont autant de prison mental qui se décline à l'échelle individuelle. Cette tendance n'est que d'apparence paradoxale. On a dans le même temps une polarisation marquée des opinions et des identités selon les variables de la culture américaine avec une forte dimension émotionnelle et une uniformisation culturelle doublée d'une uniformisation cognitive.

Toutes ces conséquences de l'IA, des écrans et du numérique sur la cognition doivent nous mobiliser surtout pour les jeunes générations et les petits-enfants particulièrement victimes de ces impacts cognitifs et ce de manière irréversible. L'éducation au numérique en général et à l'IA en particulier est une urgence pour la cohésion de nos sociétés. La France doit par ailleurs défendre sa langue et ses spécificités culturelles face à des systèmes d'IA comme les grands LLM qui privilégient l'anglais et la culture américaine.

Comme nous l'écrivons dans le rapport, ne donnons pas notre langue HGPTi. Il faut conserver la diversité linguistique et culturelle de l'humanité. Et nous avons besoin en France, nous avons en France pardon besoin de modèles d'IA plus les plus souverains possibles reflétant notre culture entraîner avec des données qui la reflètent le plus fidèlement possible et qui mobilisent des sources issues de notre riche patrimoine culturel et linguistique.

J'ajoute que les raisonnements par induction probabilistes dont Patrick vous a parlé tout à l'heure donnent des résultats impressionnants mais il tendent à faire oublier le grand intérêt des raisonnements déductifs sur lesquels se sont construites la plus grande partie de nos connaissances scientifiques. Le résultat d'une inférence suivant un raisonnement inductif même basé sur des milliards d'exemples, peut toujours être démenti par un contreexemple ou plusieurs contrexemples. Les deux formes de raisonnement déductif et inductif doivent continuer à cohabiter de manière plus équilibrée.

Sans quoi l'IA en quoi cette are de l'IA et du big data va conduire les habitants de la planète entière à penser selon le même mode non seulement sans le savoir avec les mêmes cadres en terme de référence culturelle mais aussi selon les mêmes structures cognitives tournées vers l'induction. Deuxème point dans ces enjeux plus culturels et sociétaux euh culturel et scientifique pardon, la propriété intellectuelle et la création artistique. Lia mobilise des données protégées par le droit d'auteur ou par le copyright.

Euh et les artistes sont confrontés à des questions inédites concernant les droits d'auteur et leurs modèles économiques. Par exemple, les œuvres générées par l'IA peuvent brouiller les frontières entre originalité et imitation, menaçant les régimes traditionnels de propriété intellectuelle. Une réflexion doit s'ouvrir sur le sujet de la propriété intellectuelle et de la création artistique permettant une clarification des régimes juridiques applicables.

Et enfin une révolution scientifique avec l'IA. Donc dans le domaine scientifique, il y a fertilise les autres disciplines et ouvre des perspectives immenses comme en témoignent les exemples de la génomique, de la modélisation du rupliment des protéines ou de la création de jumeaux numériques. Ces avancées permettront de résoudre de plus en plus de problèmes complexes et d'accélérer les découvertes.

C'est pourquoi en 2024, les prix Nobels de physique et de chimie sont l'un et à l'un et l'autre venus à des chercheurs en IA. En résumé, l'intelligence artificielle est porteuse d'immenses opportunités mais aussi de défis complexes. Lia soulève plusieurs questions éthiques.

Ce qui renvoie au terme de au thème de son alignement comment garantir que l'IA s'aligne sur nos valeurs, respecte les droits de l'homme et les principes humanistes. Il est crucial d'élaborer des cadres réglementaires solides, de renforcer la souveraineté technologique et surtout d'éduquer nos sociétés aux enjeux de ces technologies. Ces perspectives nécessitent une gouvernance internationale pour encadrer les développements en cours et anticiper d'éventuels risques.

Et Alexandre Sabatou va nous en dire plus. Merci Corine, merci Patrick. Bonjour à tous.

Avant de vous présenter nos recommandations, je voudrais aborder quelques initiatives en matière de régulation de l'IA. À commencer par notre stratégie nationale à ce sujet. Depuis 2017, la France a cherché à structurer une stratégie nationale.

Nous soulignons d'ailleurs dans le rapport un retard à l'allumage. Le plan français lancé en janvier 2017 par le président François Hollande a été purement et simplement abandonné. Un an plus tard, sur la base d'un rapport émanant du président de l'office, notre ancien collègue député Cédric Vilani, le président Emmanuel Macron a annoncé le 29 mars 2018 une stratégie nationale et européenne pour l'intelligence artificielle qui visait à faire de la France un leader mondial en IA.

Cette stratégie d' 1,5 milliards d'euros n'a donné que peu de résultats. La labellisation de quatre instituts interdisciplinaires de l'IA, le 3IA, le financement des chaires et de doctorat, ainsi que l'investissement indispensable dans des infrastructures de calcul comme les supercalculateurs Jeanz et Adastra. D'autres limites de notre stratégie nationale en IA sont révélées, y compris par la Cour des comptes qui a publié un rapport en avril 2023 pour évaluer ses stratégies. qualifiant de résultats insuffisants, la France ayant continué à décrocher au niveau international depuis 2018.

Une coordination interministérielle insuffisante car nous avons observé que le pilotage de la stratégie nationale en IA reste toujours défaillante. Le coordinateur rattaché initialement à la DINIC puis à la DGE et sans autorité réelle sur la stratégie et sa mise en œuvre. L'instabilité du titulaire de cette fonction et les vacances répétées du poste sont frappantes et révèlent une fonction problématique et mal définie.

Notre stratégie en IA demeure en réalité sans pilote, évoluant au gré des annonces et du plan de communication du président de la République. La commission de l'intelligence artificielle a proposé en 2024 un investissement massif de 27 milliards d'euros sur 5 ans pour la formation, la recherche et le développement d'un écosystème robuste en IA. En ces temps de rigueur, la mise à disposition de sommes aussi conséquentes pour notre stratégie nationale en IA semble malheureusement peu probable.

Nous avons réalisé dans le rapport un benchmark assez poussé de près de 20 autres stratégies nationales mises en place dont 6 dans l'Union européenne et 11 dans le reste du monde. Vous trouverez ces éléments dans le rapport bien évidemment. La réglementation de l'Union européenne complexe et peu profice à l'innovation y est particulièrement présenté.

L'AI Act est en fait un double dispositif, un encadrement des usages de l'IA selon leur niveau de risque et une régulation régulation des modèles d'IA selon leur puissance et parfois ces deux thèmes se recoupent un peu. Nous avons de plus recensé toutes les initiatives visant une gouvernance mondiale de l'IA. On en compte une dizaine, ce que nous trouvons excessif.

Un tel constat place autour d'une régulation internationale unique. Nous avons relevé les projets de l'ONU, de l' de l'UNESCO, de l'OCDE, du Conseil de l'Europe, du G20, du G7, du partenariat mondial sur intelligence artificielle, du Global Partnership on Artificial Intelligence, du Conseil de commerce et des technologies UE, États-Unis, du Forum économique mondial, des bricks de la Chine et cetera et cetera. Le rapport met en évidence des efforts nationaux inégaux pour réguler l'intelligence artificielle tout en soulignant le besoin d'une approche coordonnée.

La France organisant un sommet de LIA en février 2025, ce sera l'occasion de promouvoir une gouvernance mondiale cohérente pour aborder les enjeux de l'IA sans se restreindre au seul sujet de la sécurité. L'office, il nous semble, a un rôle à jouer dans cette révolution technologique pour aider le gouvernement à structurer sa propre stratégie, mais aussi pour contribuer à cette future gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Nos propositions tournent autour de 18 recommandations dont cinq sont consacrées à la préparation de ce sommet.

Le la première recommandation vise à faire reconnaître le principe d'une approche transversale de l'intelligence artificielle et de renoncer à l'approche exclusivement tournée vers les risques. Nous estimons que les thèmes retenus pour le prochain sommet de l'IA élu de deux dimensions qui nous paraissent importantes à savoir l'éducation et la souveraineté numérique. La deuxième recommandation vise à proposer de placer la gouvernance mondiale de l'IA sous l'égule organisation internationale car ce sommet doit être l'occasion d'apporter un minimum de rationalisation dans la dizaine de projets de gouvernance mondiale existants.

Il faudra également initier le cadre d'une régulation globale et multidimensionnelle de l'IA en s'inspirant des travaux de l'OCDE et de l'UE. annoncer un programme européen de coopération en IA associant plusieurs pays dont au moins la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne qui nous semble partager une vision de l'IA et de ses enjeux communes avec la nôtre. Également afin de garantir une plus grande légitimité du futur sommet, nous demandons d'associer plus étroitement le Parlement à son organisation.

Nous avons également fait des propositions en faveur d'une véritable politique nationale de l'intelligence artificielle. Tout d'abord, développer une filière française ou européenne autonome sur l'ensemble de la chaîne de valeur de l'IA, y compris sans chercher à rivaliser avec les puissances américaines ou chinoises. Il nous semble que le sujet est particulièrement important ici car en effet, il vaut mieux une bonne IA chez soi qu'une très bonne IA chez les autres.

Que ce soit au niveau européen par lieu ou avec une coopération renforcée entre quelques pays ou encore directement, je l'espère, au niveau national, la France doit relever ce défi et construire pour elle en toute indépendance les nombreux maillons de la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle. Il faudra également mettre en place une politique publique de l'IA avec des objectifs, des moyens mais également des outils de suivi et d'évaluation. Plutôt que d'annoncer une stratégie sans objectif, sans gouvernance et sans outil de suivi, il nous faut une véritable politique publique de l'IA avec des objectifs, des moyens réels, dont une gouvernance digne de ce nom et des outils de suivi et d'évaluation.

Bref, un cap. Plus largement, la politique de la Start-up Nation avec son bras armé la Frenchste, aussi élitiste qu'inadaptée, est à abandonner au profit d'une politique de souveraineté numérique. Nous voulons également organiser le pilotage stratégique de la politique publique, de l'intelligence artificielle au plus haut niveau.

Comme indiqué, la stratégie nationale pour l'IA ne dispose pas d'une gouvernance digne de son. Il faudra mieux coordonner la politique publique nationale de l'IA que nous appelons de nos vœux et lui donner une réelle dimension interministérielle. Il faudra également former les élèves à l'université, former les actifs et former le grand public.

De ce point de vue, je vous invite à regarder la partie du rapport qui concerne la Finlande qui est selon nous un modèle à suivre sur le sujet. Il faudra également accompagner le déploiement de ces technologies dans le monde du travail et la société, notamment par la formation permanente, même s'il est difficile de prévoir l'impact précis que l'IA aura sur le marché du travail. Nous recommandons ainsi de mener régulièrement des études qualitatives et quantitatives sur l'impact de l'IA sur l'emploi, le tissu social et les structures cognitives.

Nous souhaitons également lancer un grand dialogue social autour de l'intelligence artificielle et de ses enjeux. Le dialogue social par la négociation collective peut être renouvelé par l'introduction de cycles de discussion tripartite autour de l'IA et ses enjeux. Une opération d'envergure nationale comme un grenel de l'IA pourrait être organisé.

Le dialogue social autour de l'intelligence artificielle devra se décliner dans les entreprises pour permettre une meilleure diffusion des outils technologiques et un rapport moins passionné à leurs conséquences. Mobiliser et animer l'écosystème français de l'IA. Cet écosystème ne doit pas être mobilisé qu'à travers la Frenchste, des meetup à la station F et l'événement annuel Vivateek.

Tous les acteurs de l'IA, mais également les acteurs, l'ensemble des filières économiques doivent être mobilisés. Des expériences étrangères sont à suivre comme la AI coalition créée par le gouvernement néerlandais qui rassemble depuis 5 ans l'écosystème public et privé de l'IA au Pays-Bas. Là encore, il s'agit là d'un modèle selon nous à suivre car ils ont réussi à réunir le patronat, les universités mais également les grands centres de recherche là où en France nous sommes assez compartimentés.

Nous souhaitons également reconduire le programme Confiance aï qui ne coûtait pas cher et qui était pourtant efficace. Il réunissait dans une logique partenariale de grands acteurs académiques et industriels français dans les domaines de l'énergie, de la défense, des transports et de l'industrie et avait pour mission de permettre aux industriels d'intégrer des systèmes d'IA de confiance dans leur processus. Nous souhaitons également soutenir la recherche publique en IA selon des critères de transversalité et de diversification des technologies.

La recherche privée en en intelligence artificielle a pris beaucoup d'avant sur la recherche publique, mais cette dernière doit revenir dans la course. La soutenir davantage est un impératif car les avancées de l'IA en sont par la combinaison et la recomposition des modèles, pas par l'enfermement dans un modèle unique. L'IA symbolique ne doit pas être totalement abandonnée.

Elle peut s'y brider avec lesiais à connexionniste pour forger de nouvelles approches logiques plus proches de nos raisonnements humains. D'autres technologies permettant d'apporter plus de logique au système diagénérative peuvent également inspirer des perspectives pour la recherche comme les modèles de mixture of experts, la génération augmentée de récupération au Retrial Augmented Generation, les modèles de représentation du monde world models ou encore les arbres de pensée Tree of Souls. Pour paraphraser Rablet qui écrivait que science sans conscience n'est que ruine de l'âme, nous affirmons que l'IA sans logique n'est qu'illusion d'intelligence.

Relever le défi de la normalisation en matière d'intelligence artificielle en défendant l'intérêt national et les intérêts de nos entreprises, ce qui implique de mobiliser davantage l'AFNOR et le COFRAC. Nos partenaires européens doivent également être plus vigilants dans le choix de leurs représentants dans les comités en charge de la normalisation en IA. Car nous avons constaté lors de nos auditions que beaucoup s'appuyent sur des experts issus d'entreprises américaines ou chinoises, ce qui nous paraît dans ce contexte plus qu'inacceptable.

Il faut également s'assurer du contrôle souverain des données issues de la culture française et des cultures francophones. Comme on l'a expliqué avant, il faut créer des bases de données autour des cultures francophones car il s'agit d'un acte de résistance face à la domination linguistique et culturel américaine qui caractérise l'IA aujourd'hui et qui fait courir un risque grave d'uniformisation culturelle et d'approvisement linguistique. Et comme vous le savez, il y a la culture qui est reflétée dans l'ensemble de notre langue et de nos écrits.

Et donc c'est pourquoi il est important de s'appuyer dessus pour développer nos propres modèles d'intelligence artificielle. Et c'est ce qu'a fait l'Espagne pour préserver l'hispanité. Et je pense qu'il faut s'inspirer de ce pays sur ce sujet.

Il faut également préparer une réforme du droit de propriété intellectuelle dont le droit d'auteur pour les adapter à l'intelligence artificielle et surtout à ses usages via liag générative. L'objectif d'une telle réforme sera à la fois de clarifier les régimes juridiques applicables, de protéger les droits des données ayant servi à l'entraînement des modèles, mais aussi les créateurs d'œuvres nouvelles grâce à l'intelligence artificielle. Et enfin, il s'agirait de confier à l'OPEX le suivi et l'évaluation régulière de la politique publique de l'IA conduite par le gouvernement.

Et j'en profite pour en finissant ce cette présentation, on va répondre à vos questions de remercier le rapporteur M Benabri qui nous a accompagné pendant ces centaines d'auditions. Nous avons fait des déplacements aux États-Unis, en Californie, au Royaume-Uni également au Pays-Bas. Il me semble que c'est son dernier rapport.

Donc on le remercie au nom de toute l'équipe et donc on est ouvert aux questions. Ben merci beaucoup pour ce tour d'horizon. C'était très intéressant. euh sur l'IA Frugal peut-être de enfin ou la la problématique de la consommation énergétique de l'IA plus généralement peut-être deux deux questions euh quelle piste vous pouvez envisager en terme de cadre réglementaire sur la consommation énergétique ?

Est-ce que ça peut être un angle d'approche ? Et bah il y a Frugal tous les experts auxquels je parle. Excusez-moi, je me suis pas présentée.

Je m'appelle Elsa Couer, je travaille à The Conversation. On fait écrire des articles par des chercheurs. Euh me parle évidemment de l'effet rebond, donc c'est joli de faire des systèmes plus efficients, mais ça ne fonctionne que très rarement en terme d'efficacité énergétique.

Euh donc voilà. Donc est-ce que vous avez eu des pistes sur ce sujet-là ? Je veux bien je veux bien démarrer sur ce sujet que j'ai que j'ai évoqué dans dans mon propos et j'allais dire avec un retour d'expérience puisque je suis l'auteur d'une loi sur la réduction de l'empreinte environnementale du numérique donc de façon beaucoup plus globale et je veux dire on est dans la même philosophie.

La philosophie, c'est de se dire que globalement, il faudra peut-être qu'on se pousse les uns les autres à faire en sorte que à chaque fois qu'on s'engage dans une voie, on en mesure en fait l'impact environnemental afin que finalement on ait un bilan positif globalement. Aujourd'hui, le problème c'est qu'il y a il y a aucun cadre. On part dans tous les sens et j'allais dire queon utilise l'IA euh alors même que on pourrait donc faire les choses autrement.

Je je dis simplement sur le moteur de recherche hein. Faire une recherche sous Google euh ou sur un autre moteur de recherche c'est beaucoup plus frugal justement que de passer par chat GPT quoi. Et pourtant on voit bien qu'il une bascule qui est en train de se faire.

Donc, il faudra une prise de conscience et euh aussi encadrer les choses pour pouvoir faire en sorte que on limite cet impact environnemental. Je je je mets juste en garde et je pense que c'est ce qu'on a essayé de faire dans le rapport notamment sur l'encadrement où en France et dans l'Union européenne, on a tendance à énormément réglementer. Ce qu'on a constaté que ça a pu ralentir les entreprises, refroidir certains entrepreneurs qui ont préféré et on les a rencontré aux États-Unis en Californie qui sont dit "Bah ici, c'est beaucoup plus lime." Donc faisons très attention sur la réglementation.

Les enjeux climatiques sont très importants, personne ne le ni mais aux États-Unis, ils font malheureusement beaucoup moins attention à ça et je pense qu'il va falloir plutôt pousser ça. Comme je vous ai dit, on aimerait que ça soit plutôt au niveau de l'ONU que on arrive à discuter de ces sujets et je pense que le sujet du réchauffement climatique est un sujet mondial et c'est au niveau mondial qu'on arrivera à trouver les réponses et où il faudra essayer d'encadrer tout le monde de ce point de vue-là pour éviter qu'on se tire une balle dans le pied. Ouais.

Et peut-être juste pour compléter par rapport à ça, euh je pense que la la recherche dans l'Afrégal reste encore euh assez embryonnaire en réalité. Et donc il y a une question non seulement au niveau des algorithmes euh mais aussi même aussi dans faut regarder sur toute la chaîne de valeur parce que c'est pas juste la question des algorithmes aujourd'hui, c'est aussi la question d'avoir des processeurs qui sont qui sont qui consomment moins et cetera. Donc il y a tout il y a plein de niveaux de recherche où pour l'instant on est on est encore au balbustimement euh pour avoir vraiment beaucoup moins de consommation globalement.

Il y a aussi évidemment la question des data centers. Donc ça ça concerne pas que l'IA. Donc c'est toute la chaîne de valeur qu'il faut regarder sur la consommation d'énergie.

Euh et par ailleurs, il y a aussi la question de l'appropriation des applications, les usages qu'on en fait, donc la formation et le fait qu'on doit éveiller chacune et chacun au fait que effectivement comme tu disais tricossis sur le fait que bah il faut aussi utiliser l'outil approprié euh et que des fois on utilise des choses très surdimensionnées. Aujourd'hui, tout le monde se tourne vers l'IA générative alors qu'en réalité il y a des petits qui sont sur du machine learning qui sont qui sont beaucoup moins euh consommatrice d'énergie qui peuvent tout à fait euh répondre au au besoins d'une entreprise par exemple et cetera. Donc il faut vraiment aussi queon soit vigilant dans la manière dont on pousse l'adoption de l'IA dans la société, que ce soit dans la l'application dans les pour les consommateurs en général mais aussi évidemment pour les administrations et pour les entreprises que chacun que ce soit bien dimensionné en fait.

Voilà, on est au niveau de la prise de conscience. Oui, bonjour Martine Courn, journaliste. Merci. presse collectivité locale.

Euh monsieur Chess, vous l'avez mentionné dans votre présentation, le l'accès au service administratif euh à partir de en tout cas l'utilisation de l'IA dans l'accès au service administratif. Je voulais savoir si vous avez particulièrement étudié ce point pour les services de l'État et des collectivités. Non non, on n' pas étudié précisément ce point mais c'est un sujet d'ailleurs qui a fait le l'objet des changes dans le cadre du projet de loi de finance que on est en train de de travailler notamment sur les questions d'inclusion numérique.

Euh donc le sentiment dans la présentation budgétaire qui a été faite, c'est que l'inclusion numérique était dans une phase plutôt de régression. Considérant qu'on avait donc atteint déjà un certain nombre d'objectifs et et notre vision elle est plutôt de dire non attention, il va falloir que au contraire on aille encore plus loin sur sur l'inclusion et et notamment avec l'arrivée de l'IA qui va être un nouveau pas pour nos nos concitoyens. Donc euh pour l'instant, il y a pas euh enfin donc de de d'exemples très concrets, mais euh on sent bien qu'il y a une tendance qui va euh nous pousser dans cette direction.

Pour continuer, le rapport, il est quand même très macro. On a essayé de décrire la technologie, les enjeux et donc on n'est pas rentré dans les détails comme ça. Euh bah Patrick qui connaît très bien le numérique, on l'a remarqué lors de nos auditions, en fait le numérique est une étape qui arrive avant l'IA et donc il va falloir régler ces problèmes de zone blanche que l'on a notamment dans les petites communes.

Enfin moi je suis dans l'Oise, on est même pas à 40 km de Paris, il y a des endroits où mon portable ne passe pas et donc allez utiliser TPT ou des IIA dans ces conditions. Après, on constate quand même que grâce aux IA, si on arrive à les internaliser, on peut très bien imaginer une IA service public qui va vous aider à faire les impôts. Vous arriverez, vous posez votre question, NIA va pouvoir concentrer et peut-être mieux vous répondre ou du moins vous guider. là où on a du mal et on on essaie de résoudre le problème des services publics avec les maisons France Services, l'IA sera peut-être un moyen pour aider de ce côté-là ou de l'autre côté en et c'est déjà le cas à l'adctif il me semble pour repérer les fraudes.

Donc voilà, il y a il y a plusieurs choses qui pourront aider de ce point de vueel. Oui, en plus juste qu'on parlait du budget, on a on a on a évidemment dans un contexte budgétaire contraint où on on va réduire on réduit les dépenses publiques et donc ça veut dire chercher des efficacités. Euh je pense que investir dans évidemment l'inclusion numérique et c'est un bon investissement à faire euh pour avoir une meilleure un meilleur service rendu avec des moyens avec des moyens constants, voire des moyens réduits.

Euh euh Alexandre le disait, il y a le fait que ça puisse être une interface. Euh aujourd'hui, il y a il y a un problème de de fossé numérique parce que les gens savent pas utiliser les applications numériques de service public. Euh en fait les assistants I euh avec qui ils peuvent discuter peuvent au contraire maintenant combler ce fossé.

Euh et donc euh il y a des il y a des opportunité avec Li qui sont des investissements euh pour l'avenir aussi euh dans l'administration. Donc une question en ligne de monsieur Sylvain Roland pour la tribune. Vous avez mentionné deux thèmes majeurs éducation et souveraineté absent des thématiques du sommet sur l'IA de février prochain.

Vos cinq propositions visent à orienter les livrables de ce sommet. Pensez-vous que le sommet tel qu'il est préparé actuellement est à côté des enjeux ? Je je pense qu'on a essayé de Bonjour.

Euh je pense qu'on a essayé de compléter les enjeux parce que nous enfin vraiment et c'est on essaie de d'insister là-dessus dans le rapport, c'est que aujourd'hui euh dès qu'on parle d'IA, c'est pour parler de sécurité, de risque, c'est la fin du monde et après c'est pas spécialement le problème de la presse, c'est que il y a des gens qui jouent un peu dessus. Je pense par exemple Elon Musk qui d'un côté essaie de faire peur à l'IA sur l'IA en expliquant qu'il y aura une IA générale et la singularité qui arrive. La singularité c'est le moment où des I arriveront à faire des IA plus performantes et ainsi de suite et donc on serait vite laisser laisser derrière mais qui derrière fonce sur sa ligne avec Lia qui l'utilise notamment sur Twitter.

Donc c'est pour ça que dans notre rapport, on vise à plus élargir parce que on voit l'IA également comme des opportunités. Donc on l'a vu pour les services publics, mais pour l'éducation, ça doit pouvoir permettre d'aller un peu plus loin, d'aider au développement des enfants, car LIA, on on l'a remarqué dans certains tests qui montraient que ils étaient meilleurs pour tout ce qui est négociation, mais aussi l'IA sera capable de s'adresser à un enfant. Mais tout ça bien sûr, il faudra l'encadrer pour pas non plus que les écrans prennent le pas sur sur les professeurs et le côté humain.

Oui, juste euh par par rapport à au sommet de l'IA, quand même noter que il y avait eu euh le premier sommet de l'IA qui avait été organisé à l'initiative des britanniques à Blc était vraiment complètement axé sur la liste existentielle. Et donc nous, on salue quand même l'initiative française qui a voulu euh changer euh cette focale et donc bah ignorer bien sûr les risques existentiels. On on en parle aussi dans notre rapport et il faut il faut qu'on reste vigilant là-dessus.

Euh mais il y a des risques qui nous paraissent plus immédiats. C'est beaucoup de ce qu'on a développé dans le rapport et et donc déjà au départ il y avait quand même donc c'est parce que la question c'était est-ce que le est-ce que l'agenda du soméia en France est à côté de la plaque ? Non, c'est pas à côté de la plaque.

C'est simplement ça nous paraît ça nous paraît incomplet. C'est pour ça qu'on a fait des des propositions complémentaires. Euh mais c'était déjà on veut saluer quand même le fait que il y avait une volonté de regarder quels sont les risques les plus immédiats sur les questions économiques, sur les questions culturelles, sur les sur le le dans l'impact dans la société.

Mais voilà, on pense qu'on peut aller encore plus loin pour être pour être plus complet et et que ce ce sommet soit complètement bénéfique et notamment en particulier effectivement sur les questions d'éducation qui sont qui ne sont pas prises en compte aujourd'hui et c'est vraiment crucial. Donc une question en ligne de Robert Cassou, ex-rédacteur en chef à l'OPS. Comme au début d'internet, faute de prise de conscience sauf ce qui comme vous s'y consacre.

Nous travaillons à entraîner les bases anglo-saxonnes. Pouvons-nous pousser pour avoir des données françaises et des IA comme Mistral et autres ? Pouvons-nous ?

On peut toujours et c'est la volonté. Donc on met en garde sur le sur le sujet pour pour dire oui, il faut effectivement qu'on qu'on se prenne en main et il faut qu'on apporte notre contribution mais aussi nos spécificités dans l'IA. Euh maintenant euh voilà, c'est une recommandation que l'on fait, on y croit.

Euh il faudra transformer l'essai. Il y a il y a une prise de conscience quand même au niveau européen, je crois, de d'investir là-dedans et de et de et de regarder ce que ça veut dire parce que c'est c'est un continent avec beaucoup de langues et donc on a son on a cette problématique euh dans beaucoup d'autres pays européens. En France, on a on a la chance d'avoir une langue qui est quand même le la francophonie dépasse le simple pays alors qu'il y a d'autres pays européens où ils ont d'autres problématiques qui est que ils ont une base encore plus restreinte.

Mais non, évidemment, il y a il y a un enjeu majeur parce qu'il y a il y a un enjeu cognitif comme j'en j'en parlais tout à l'heure, il y a un enjeu aussi d'avoir une IA qui est qui est meilleure en fait parce que si elle comprend mieux ce qu'on dit en fait, elle sera meilleure pour nous répondre. Euh et donc c'est vraiment un enjeu essentiel dans lequel on doit vraiment investir. On a beaucoup insisté là-dessus dans dans le rapport.

Comme on l'a dit dans le rapport, il vaut mieux avoir une bonne IA chez soi qu'une très bonne IA chez les voisins. Et vous l'aurez compris, on essaie de défendre justement la la enfin la langue française et les acteurs les acteurs français. Ce qui pose problème aujourd'hui chez Mistral, c'est que ils manquent de financement et donc ils sont comme nos grandes entreprises, ils ont de plus en plus de capitaux étrangers.

Donc il va falloir faire un peu plus d'efforts là-dessus et essayer de réorienter la finance l'épargne des Français plutôt vers ces sujets-là qui nous semblent stratégique et très important. Mais également ça passera par le fait de plus se concentrer comme on l'a dit sur la Frenchtech ou les start-up mais d'infuser l'IA dans tous les milieux. derrière Mistral aura des contrats avec les entreprises et pourra se développer et ne dépendra pas forcément euh de fonds public pour se faire et donc faut vraiment dynamiser tout l'écosystème, chose qui n'a pas été faite jusqu'à présent. peut-être juste par rapport à la question des données, ça rejoint un autre problème nos problématiques qu'on a qu'on a souligné qui est la question de la propriété des données.

Euh évidemment, les données personnelles sont protégées notamment grâce au RGPD européen, mais il y a vraiment des questions de justement à partir de là, comment est-ce que on met à disposition des données qui sont qui sont qualifiées mais qui sont suffisamment protégées et savoir de gérer la question de à qui appartiennent les données et qu'est-ce qu'on peut en faire et une fois qu'on a produit des choses, ça produit des nouvelles données à qui elles appartiennent et qu'est-ce qu'on peut en faire. Donc tous ces sujets-là euh on doit pouvoir le traiter de manière à pouvoir mettre euh euh à disposition un maximum de données pour entraîner euh pour entraîner les IA euh le mieux possible. Garage journalist chez Frontière est-ce qu'on a la moindre chance de concurrencer les Américains pour deux raisons.

Les budget sont en dizaine de milliards aux États-Unis et les réglementations en France vous parliez de la RGPD justement la RGPD est un frein au développement de l'IA tout comme toutes les réglementations que Thierry Breton a mis au niveau de l'Union européenne. Est-ce qu'on a la moindre chance de développer une IA en France ou en Europe ? Moi, j'y j'y crois sincèrement parce que le sujet n'est pas d'avoir nécessairement la meilleure, mais on peut en avoir une très bonne qui fait qui fait le travail.

Si on revient sur les technologies un peu du passé, moi je pense au VHS par exemple, chez nos voisins, ils avaient des le des lecteurs différents. Bon bah, en France, on avait touché un VHS, ça marchait très bien. Peut-être que ça marchait mieux en étant plus petit et que ça s'enroulait mieux, ça se déroulait pas mieux les bobines.

Enfin voilà. Donc il y a plein d'exemples comme ça qui montrent que une bonne IA chez nous pourrait très bien marcher et et nous aider au quotidien sans forcément avoir la Mercedes ou la Rolls-Royce des intelligences artificielles. Donc moi, j'y crois sincèrement.

On a les moyens de le faire. On a le génie français. Sincèrement, on s'en enfin on le savait déjà mais on s'en est rendu compte en Californie, on parle de mafia française là-bas.

Ça veut dire que nos talents, notre tous nos ingénieurs qui sortent de Polytechnique, de l'ENES sont tellement brillants qu'on se les arrache en Californie. Mais il y en a qui ont quand même fait le choix de rester chez nous et qui sont capables de développer ces solutions. Faut leur laisser les clés et et de là de la liberté pour faire tout ça et on arrivera à s'en sortir.

Je suis persuadé. Et je finis juste sur un exemple tout simple, mais par exemple, si on regarde la Corée du Sud, la Corée du Sud a pas forcément été un très grand pays pendant l'histoire, mais en attendant, ils ont développé Samsung, ils ont réussi à devenir les numéros 1 sur le marché du mobile en concurrence avec Apple. Donc la France, je pense qu'on peut avoir de l'ambition et être capable d'arriver à faire sur ces sujets.

Juste on a abordé effectivement la question de la régulation, il me semble intéressant de de pouvoir rebondir là-dessus. Déjà pour confirmer ce que ce que dit Alexandre, c'était assez intéressant d'aller en Californie pour parler français parce qu'on a rencontré que des Français. Donc dans toutes les les grandes entreprises américaines, en fait, il y en particulier mais mais pas que.

Euh j'ai compris chez Open EI, chez Google et C, on a rencontré énormément énormément de Français. Euh sur la question de la régulation, ce qui a été assez révélateur d'ailleurs dans dans notre nos échanges et et nos missions, c'est que en fait les grands opérateurs notamment américains attendent la régulation. C'est ça a été assez incroyable, même surprenant d'entendre des gens de chez Google nous dire "Mais nous finalement euh on est plus à l'aise avec un cadre que sans cadre parce que quand on a un cadre bah si on est dedans, on est sûr de pouvoir être sur le marché et de pouvoir conquérir ce marché.

Alors que si on n pas de cadre, un jour peut-être le cadre va arriver et on va se trouver juste à côté et ça va nous poser un certain nombre de difficultés." Donc la régulation, je je l'entends et on l'entend chez pas mal de d'entreprises qui qui direent la régulation nous nous nous limite, nous nous empêche et cetera. Mais mais je pense que euh elle est utile aussi.

Voilà. Donc et et la France et l'Europe finalement sont considérés peut-être comme étant un peu les leaders de la régulation mondiale pour pouvoir donc ouvrir les marchés en tout cas les les structurer. Donc ça c'est aussi quelque chose d'important.

Effectivement, faut rester humble, faut rester sûrement donc euh le plus souple possible, mais euh il faut malgré tout qu'on puisse avancer sur le sujet. Et et juste pour compléter, il y a peut-être un mot qu'on a pas prononcé, c'est l'IA de confiance. Euh et donc par rapport à ce que disait Patrick, on on se voit très bien qu'il y a ce sujet énorme.

Les entreprises qui fabriquent de l'IA aujourd'hui ont déjà été confronté à des problèmes parfois avec bah justement les hallucinations, le fait que et donc le le fait que le consommateur puisse avoir confiance, c'est donc aussi un argument économique pour ces entreprises. Et quelque part le fait que elle puisse se dire se revendiquer d'un label plutôt qu'avoir à démontrer par elle-même que leur a de confiance quelque part c'est aussi un un atout pour elle et donc même si elle ne réclame pas la régulation, elle préfère officiellement s'en plaindre. En réalité effectivement elle elle ell elle elles l'attendent.

Elles veulent pas que ce soit trop restrictif mais en fait elles attendent des règles. Euh et donc on a on a aussi un enjeu dans la manière dont sachant que il y a un exécutive order de de du président Biden qui qui a effectif cette année et et qui donc va quand même mettre en place même si c'est pas complètement contraignant mais qui met en place des règles euh aux États-Unis. Il y a la possibilité de législation même s'il y a eu des ralentissements ces derniers temps en Californie qui peut arriver.

Donc évidemment comme si les entreprises sont beaucoup californiennes, ça va avoir un impact. Donc on voit bien que même les législateurs américains réfléchissent à la à la régulation parce qu'il voit bien qu'il y a besoin de ce cette question de la confiance pour que ça puisse euh être aussi une réussite économique. Et euh et euh et et puis et puis autre chose sur le sur la Oui. donc sur la la régulation européenne.

Donc il se pose quand même la question de comment on met en œuvre lié à acte pour que ce soit à la fois un cadre qui permet d'avoir cette confiance mais qui soit pas trop euh trop contraignant de manière trop trop dure qui reste qui a une flexibilité pour ne pas entraver le développement le le la recherche et et et l'innovation. Euh et à ce sujet-là, je pense que la question c'est est-ce que on doit absolument essayer de devenir plus gros que chat GPT ou est-ce que on doit faire comme ce que font par exemple les Néerlandais, chercher euh les a de toutes les niches dans lesquelles on peut se placer, devenir euh des références et grandir à partir de là. Voilà, donc je pense qu'il y a aussi des stratégies différentes.

On n'est pas tous obligés d'essayer de devenir le prochain chat. Pierre pour France Culture. Je vais rebondir déjà sur ces chercheurs français que vous rencontrez en Californie.

Est-ce que en marge de ça ça pose pas la question du sous-financement de la recherche en France et le fait que particulièrement on y a du coup nos chercheurs se retrouvent à l'étranger ? Et puis une deuxième question, il y a une étude qui vient de sortir sur l'impact mondial de l'intelligence artificielle qui prévoit que d'ici 5 ans la rémunération des artistes va baisser de 24 %. Dans l'audiovisuel, ce sera 21 %.

Euh on sait que l'utilisation non autorisée des œuvres pour alimenter les modèles des IA, c'est un des des gros problèmes. Est-ce qu'on n'est pas déjà très en retard sur ce sujet ? Et comment on les protège et comment on encadre sans trop encadré ? puisque visiblement ça peut aussi être un frein et à quelle échelle ça se joue puisque effectivement les lois diffèrent d'un d'un pays d'un pays à l'autre.

Euh voilà. Ouais, vas-y. C'était quoi la première question ?

C'était le l'impact sur la culture et la toute première question c'était quoi sur les chercheurs le recherche en France ? Je peux peut-être répondre très rapidement là-dessus. Juste oui, c'est vrai que au niveau de la recherche française, on peut parler des salaires qui sont pas forcément au niveau, mais après c'est compliqué.

On est dans une crise budgétaire et malheureusement le secteur de la recherche c'est quelque chose qui est enfin c'est c'est les premières pistes d'économie malheureusement pour les gouvernements qui succèdent. Euh peut-être pas que pas que la question salaire parce on voit aussi l'intérêt de de partir dans des grandes entreprises et cera et si on a des grandes entreprises qui se développe sur le territoire, il y a certains chercheurs qui qui le disent d'ailleurs déjà aujourd'hui qui qui veulent resteral par exemple en fait je vous ai parlé très succèdement du modèle néerlandais. les néerlandais ce qu'ils ont réussi à faire, c'est que nous en France, comme je dit, on est très en silo.

Il est chercheur, il fait de la recherche toute sa vie dans son labo, il en sort pas. Euh en Hollande, ce qu'ils ont réussi à faire, c'est le chercheur, il va développer sa teste, ses sujets, tac, il va partir 3 4 ans ou peut-être un peu plus dans l'industrie où il sera mieux rémunéré parce que pour des raisons évidentes. Et donc, ils arrivent à faire ses allers-retours en fait.

Et au contraire, le monde de la recherche est content d'avoir des personnes qui ont fait un peu plus de pratique. Et de l'autre côté euh euh les entreprises sont contents d'avoir quelqu'un qui est vraiment expert sur le sujet. Et donc je pense que on arrivera à trouver un compromis si on arrive à développer un système plus proche de cela, mais ça ça demande de faire évoluer quand même les mentalités.

Je vous laisse sur la partie culture. Oui. Non, mais même là-dessus, je pense qu'il y a un autre il y a un autre sujet quand même, c'est la question de de des conditions de de travail et des la capacité de de enfin l'accès au super calculateur par exemple, c'est un énorme sujet.

Et donc là, il y a un investissement notamment au niveau européen parce que chaque pays, on ira après pas tout seul. Euh parce que là, on voit bien qu'on n'est pas on est on est même pas dans la on n même pas en compétition en fait par rapport à ce à ce qu'il y a comme ce qu'ils sont en train de construire aux États-Unis en terme de supercalculateur et ce qu'on a disponible en Europe. Euh là, on est vraiment très en retard.

Donc là, il y a une urgence il y a une urgence à investir euh dans des supercalculateurs qui soient mis à disposition pour des recherches qui soient effectivement des collaborations entre le privé et le public. euh pour que il y ait des environnements qui soient attractifs parce qu'en fait plus que les salaires, je pense que les chercheurs souvent euh euh c'est surtout l'opportunité des projets, la qualité des projets et les environnements l'environnement qui fait qu'ils sont dans des dans environnements d'excellence en fait. Euh voilà et donc c'est vraiment ça le retard et où il faut qu'il y ait un vraiment une prise de conscience pour qu'on puisse être compétitif là-dessus.

J'ai peut-être pas Ouais, j'ai peut-être pour revenir sur votre question sur le monde de la culture euh quand on est euh quand je prends des pincettes pour parler de régulation, je dis qu'il faut pas réguler à postériorie ou sur le produit en lui-même, mais il faut réguler sur les finalités. Typiquement le sujet que vous soulevez sur les artistes. Moi, j'ai vu beaucoup à l'occiné qui s'est bougé sur le sujet des des doublages qui commencent à faire preuve.

C'est là-dessus qui va commencer. On n pas de réponse clé en main à vous proposer, mais c'est typiquement sur des sujets d'actualité, que ce soit ça, que ce soit par exemple des fake, des choses qu'on arrive à sentir, il y a des vrais risques et c'est ça qu'il faut encadrer. Et c'est là où il va falloir voir avec les juristes comment on arrive à faire avancer les lois pour que euh ça soit mieux rémunéré, que chacun que les textes qui ont été utilisés pour entraîner les modèles servent au modèles et donc il y a une rétribution financière de ce point de vue-là. de ce point de vue-là, voilà, il y a des pistes à avoir.

On a on n'est pas rentré euh dans le détail question votre question, c'est dire est-ce que c'est pas trop tard ? Alors, évidemment euh ça serait mieux de d'avoir vu les choses plus tôt, mais je pense pas que ça soit trop tard. Je pense que on est vraiment à un moment de l'histoire où il faut vraiment se poser ces questions et et trouver les les solutions en tout cas donc les le bon équilibre.

Euh moi moi quand on parle de régulation, je pense que je je je dirais bien que euh il faut qu'on aille sur de la régulation raisonnée. C'estàd que il faut pas qu'elle soit excessive parce queeffectivement ça va donc limiter les initiatives mais en même temps on voit bien que il faut quand même un cadre il faut quand même que qu'il y ait des règles qui soient donc donc les dictées pour pouvoir donc retrouver ses équilibres en tout cas ne pas les les les impacter plus qu'il le sont. Je pense qu'il y a deux sujets dans votre question.

Euh c'est qu'il y a il y a la question de euh la propriété intellectuelle et ça c'est ça finalement c'est pas une nouvelle question. Euh et et on a eu aussi un un problème de retard à l'allumage quand il y a eu euh bah déjà euh euh pour euh ceux qui s'en souviennent, les premiers euh les premiers logiciels de Pierre to Pir et pour euh avec la musique et d'apster et tout ça. Euh et donc euh et donc la question du des contenus streamés sur internet, enfin la question des contenus mis à disposition sur internet où tout d'un coup tout le monde s a cru que parce que c'était sur internet, ça devait être gratuit et qu'on rémunérait plus les créateurs de contenu, tout ça.

On a on a déjà eu cette problématique là et on a commencé à trouver des moyens de la résoudre. Et donc maintenant ça ça cette LIA rajoute une nouvelle couche de complexité à ça, mais c'est déjà une préoccupation qu'on a depuis un moment. Et donc effectivement, il faut aller plus loin et plus vite dans la question de la la protection de la la propriété intellectuelle.

Après, il y a et et notamment avec l'utilisation de enfin de ce qu'on a on parlait entre l'imitation et la création. Maintenant, il y a il y a l'autre sujet qui est effectivement que maintenant avec l'IA, il y a la question de la création de contenu et du fait que les créateurs contenu peur être pouvraient être remplacés par des IA. Et ça honnêtement, je ne sais pas à quel point les les études qu'on a aujourd'hui sont prédictives parce que peut-être que les les ceux qui sont payés à faire du scénario de série B euh payé à la ligne, ils vont peut-être perdre leur boulot vis-à-vis de l'IA.

Enfin, je pense que ça peut aussi pousser à autre chose en terme de de créativité et de et de ce qui vraiment est diffusable en terme de contenu. C'est-à-dire que il peut y avoir des consommateurs qui très vite se désintéressent des choses qui sont de toute évidence produit par l'arè quoi parce qu'il y a une uniformisation quand c'est produit par donc et donc on c'est honnêtement c'est très difficile de faire des productions sur sur le sur la manière dont il y aura un vrai impact là-dessus mais mais ça doit être un sujet de vigilance et de préoccupation absolument sur la la manière dont l'IA impacte les créateurs de contenu que ce soit les scénaristes les enfin les gens qui créent de même du graphique et cetera donc question donc une question en ligne de Sylvain Roland à nouveau pour la tribune. Euh le rapport notamment dans sa dimension critique de la stratégie française est-il soutenu par les coprésidents de l'OPEXT et l'avez-vous présenté au gouvernement et si oui, pour quelle réaction ?

Alors euh le gouvernement présenter au gouvernement euh attendre un peu pas encore euh c'est prévu euh donc les pasquel encore des contacts ont été pris donc voilà euh mais évidemment que ça sera fait euh et concernant le texte évidemment on l'a présenté euh en séance plinière mercredi dernier il y a une semaine jeudi dernier jeudi dernier excusez-moi euh et donc Voilà, il a été effectivement validé par le jean à l'unanimité. Oui, pour rajouter quelque chose, euh il faut savoir que nos assemblées euh respectives, don je suis je suis député, euh sont assez peu scientifique. Et donc c'était euh le but de ce rapport, c'était justement pour présenter la technologie, euh démystifier un peu l'intelligence artificielle en présentant les enjeux et les choses sur lesquelles on va devoir discuter.

Et donc, il y a vraiment cette optique de que tout le monde soit à la page pour pouvoir pour pouvoir en parler. Et le but c'est également de présenter ça au gouvernement parce que enfin voilà, on est tous d'étiquettes différents mais on a quand même réussi à sortir 18 recommandations ensemble qui vont dans le même sens modulo quelques ajustements et donc l'objectif c'est vraiment que la France sentir mieux sentir mieux avec ça parce que globalement on veut on veut sa réussite. et et n et encourage bien sûr nos collègues parlementaires dans leur commission respectives à se saisir du rapport pour aller plus loin parce que on fait un on fait un travail de fondation finalement et après c'est à chaque commission aussi de pouvoir aller plus loin voilà de pouvoir aller plus loin dans le le travail législatif dans leur spécialité respective euh bonjour Bress journaliste pour Allianci vous avez parlé de créer une base de données franc francophone.

Moi, je me demandais ce serait par quel type d'organisation concrètement que ce serait créé. Le le but c'est pas de créer une seule base de données francov, c'est de c'est d'encourager le le fait que il y ait du du du des I qui puissent être entraînés sur un maximum de base de données de de de données françaises francophones en français donc en divers diverses versions de français par ailleurs selon les pays euh et et donc d'encourager toute la mise en commun de ces donnéesl mais après justement il y a la question de savoir à qui appartient ces données et donc dans quel cadre elles peuvent être mises à disposition et à qui ? Mais ce qui ce qui est important, c'est de prendre conscience déjà du fait qu'on a besoin de faire ce travail, de repérer quelles sont les bases de données qui sont utilisables, comment elles peuvent être mises en disposition, comment elles peuvent être mises en commun, rassemblé et cetera.

Mais on en a des bases de données. Enfin, on peut penser à LINA par exemple. Toutes les archives qu'on a et qu'on garde précieusement et c'est un trésor national pour le coup peuvent aider à entraîner ces modèles.

Mais après comme la dit Corine, c'est il y a pas que la France, il y a toute la francophonie. Donc on peut aller du côté de Québec, du côté de l'Afrique, partout où on parle français. Ça pourra aider à alimenter le système et apporter une certaine diversité qui, je crois, renforcera les modèles.

Dis autrement, en fait, c'est plutôt dire qu'il faut qu'on soit vigilant à ce que les bases de données ne soient pas qu'anglsaxon. C'est c'est ça le sujet, n'est-ce pas ? Ben oui, très bien.

Ben, merci beaucoup. Merci. Merci.

Bonne lecture. Oui, c'est assez épais.