Jean-Lin Lacapelle sur LCI (06/09/2018)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse partielle
Est-ce que désormais tout est vraiment réglé ?
- 1:03OuverteRéponse directe
Ça vous rassure ou est-ce que l'usine à gaz est en marche ?
- 3:27RelanceRéponse partielle
Mais Michael Nogal, si c'est si simple…
- 4:21OuverteRéponse directe
Mais alors, si c'est si simple, pourquoi le président lui-même a émis autant de doutes ?
- 8:42ComplaisanteRéponse partielle
Après cette séquence délicate sur le prélèvement à la source, le remaniement…
- 12:10OuverteRéponse directe
Il n'y a pas de solution simple si vous étiez peut-être au pouvoir vous aussi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31InvitéChiffre
« des risques de milliers de bugs. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« 60% de ces crédits d'impôt seront avancés dès le mois de janvier, 40% au mois de juillet, puis septembre, servira de régularisation s'il est nécessaire. »
- 3:47Invité politiqueChiffre
« 80% des PME comptent moins de 20 salariés. »
- 5:31InvitéFait
« le premier, c'est la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu. Ça, ça avait été exigé par l'Union européenne. »
- 5:34InvitéChiffre
« c'est la suppression de 4 200 fonctionnaires suite et en conséquence de la mise en place de cette réforme. »
- 12:29InvitéFait
« le CETA, le TAFTA, le JAFTA qui a été signé par l'Union Européenne avant-hier avec le Japon. »
- 12:45InvitéFait
« Il ne l'a jamais réussi. »
- 13:00InvitéChiffre
« plus 500 000 travailleurs détachés en France plus 48%. »
- 13:31Invité politiqueFait
« la police de sécurité du quotidien avec Gérard Collomb. »
- 13:36Invité politiqueFait
« le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaires. »
Temps de parole
- Jean-Lin Lacapelle41 %
- Invité32 %
- Présentateur9 %
- Invité 26 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
- Invité 53 %
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Place à notre duel, c'est notre menu quotidien à 13h, deux opinions qui se confrontent. Aujourd'hui, notre face-à-face oppose Jean-Lin Lacapel, bonjour. Vice-président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional d'Ile-de-France. Et Mickaël Nogal, bonjour. Vice-président de la Commission des Affaires Économiques, député La République En Marche de Haute-Garonne.
Alors est-ce que désormais tout est vraiment réglé ? Edouard Philippe a donné hier soir, vous le savez, le feu vert pour le prélèvement à la source. Après du jour de flottement et d'hésitation, le Premier ministre l'assure, les bugs techniques, les erreurs, tout est sous contrôle. Je dis juste que nous avons fait le travail sérieusement, que nous avons posé des questions, que nous avons fait poser des questions, que nous avons vérifié et revérifié, que nous avons testé, que quand ces tests montraient des anomalies, l'administration le prenait en compte pour corriger, améliorer le dispositif.
Et je pense pouvoir dire avec assurance, c'est justement pour cela que nous avons beaucoup travaillé, que le 1er janvier tout se passera dans d'excellentes conditions.
Ça vous rassure ou est-ce que l'usine à gaz est en marche ?
Écoutez, comme vous l'avez dit, c'est le service après-vente qui commence. Donc le Premier ministre ne pouvait pas s'exprimer autrement. Nous étions nous personnellement au sein de la nationale, bien ayant pour le report de cette réforme, parce que nous pensons que c'est une usine à gaz, qui remplace d'ailleurs elle-même une usine à gaz, que cette réforme est extrêmement complexe et qu'elle comporte des risques très importants, avec des différents impacts. Un impact d'abord technique, avec, et c'est la Direction des Finances Publiques qui l'avait identifié, des risques de milliers de bugs. D'autre part, un impact économique.
Gérard Darmanin dit que tous les bugs sont réglés, qu'il n'y aura plus de problème technique. Écoutez, rendez-vous au mois de janvier. J'espère qu'il ne se trompe pas, mais bien évidemment, je crois qu'il y a des zones de risque, qu'il y a des zones de flou, d'ailleurs qui n'ont pas tout à fait été aujourd'hui comblées. Un impact également économique. Je rappelle quand même pour les petites entreprises, qui vont être impactées dans leur méthode de travail. Aujourd'hui, chaque feuille de paix coûtera 120 euros supplémentaires à cause de cette réforme. Donc il y a un impact économique. Troisièmement, un impact, je pense, psychologique.
Parce qu'en effet, les Français ne savent pas réellement ce qu'apporte cette réforme, et donc sont quand même très suspicieux sur ces bénéfices. Et enfin, un impact politique, parce que je crois que le gouvernement avait autre chose à faire. que d'appliquer une nouvelle réforme sur la fiscalité, les Français attendent autre chose, notamment qu'on change de cap de politique et qu'on résout leurs problèmes quotidiens. Ça n'est pas le cas, mais... Ça fait beaucoup d'impact, Mickaël Nogal, selon Jean-Lin Lacatel.
Je suis évidemment en désaccord, et vous ne serez pas surpris de m'entendre là-dessus, je suis évidemment en désaccord avec ce qui vient d'être dit, parce que cette réforme du prélèvement à la source, elle avait été pensée il y a plusieurs années, et on a eu le courage de le faire, parce qu'à partir du moment où vous apportez un changement dans la vie des Français, c'est un vrai changement dans leur quotidien, puisque aujourd'hui, on déclare tous nos impôts, que l'on soit mensualisé ou non, sur les revenus de l'année passée, et là, on offre la possibilité justement aux Français d'avoir leurs impôts qui collent à leurs revenus.
Encore une fois, c'est l'État qui s'adapte à la vie des Français, et on ne demande plus aux Français de s'adapter. Vous avez relevé la question des crédits d'impôt. C'est une part importante pour les classes moyennes. 60% de ces crédits d'impôt seront avancés dès le mois de janvier, 40% au mois de juillet, puis septembre, servira de régularisation s'il est nécessaire. Mais moi, je pense en effet à tous ces Français qui ont des crédits d'impôt, par exemple parce qu'ils ont investi dans le logement, je pense à ceux qui font appel à des gardes d'enfants. Donc pour eux, c'est vraiment un avantage que cette nouvelle réforme du prélèvement à la source. – Mais Michael Nogal, si c'est si simple…
– Le véritable objectif, on le connaît bien, il est tout simplement de se soumettre aux exigences européennes. – Il est évoqué la question des entreprises.
– Je ne vous ai pas coupé la parole tout à l'heure, je vais terminer avec mon propos sur les entreprises. Sur les entreprises, je travaille beaucoup avec les PME. Je pense que ce gouvernement a montré justement qu'on est à l'écoute des PME. Et d'ailleurs, 80% des PME comptent moins de 20 salariés. Ces 80% d'entreprises, justement, en France, vont avoir un accompagnement avec l'URSSAF. L'organisation ne pèsera pas sur l'entreprise en elle-même, mais sur l'URSSAF. Donc on est aussi à l'écoute de ces petites entreprises, parce que c'est le vivier économique de notre pays.
Et en l'occurrence, pour les grandes entreprises, elles sont structurées pour, je dirais, changer les modalités de ce prélèvement à la source. Donc on pense à la fois aux particuliers et aux entreprises. Et je vous assure que tout le monde sera gagnant.
Mais alors, si c'est si simple, pourquoi le président lui-même a émis autant de doutes ? Est-ce qu'il n'a pas, avec ces hésitations, décrédibilisé un peu la réforme ?
Parce que la question de l'argent des Français est trop importante pour faire les choses dans l'improvisation. Ces derniers jours et ces dernières semaines, il y a eu des questions sur, justement, est-ce qu'il y aurait des litiges, est-ce qu'il y aurait des bugs dans le traitement de l'impôt à la source ? Il s'est avéré que le ministre du Budget, Gérald Darmanin, a apporté toutes les garanties nécessaires pour qu'en effet, il n'y ait pas plus, je dirais, de bugs qu'il n'en existe aujourd'hui. Parce qu'on dit que l'impôt à la source va créer de nouveaux problèmes. Non, j'ai envie de dire, aujourd'hui, quand il y a des problèmes, l'administration fiscale est très réactive.
Elle est aussi d'ailleurs très conciliante. Tout ça continuera. Mais je pense vraiment qu'il s'agit d'une simplification et d'une modernisation de notre impôt. Vous êtes un bon élève et vous avez parfaitement appris votre leçon, mais très sincèrement... Mais c'est vous-même qui ressortez vos éléments de langage du Front National.
... de 330 000 bugs identifiés par la Direction des Finances Publiques et en une semaine, hop, tout cela disparaît. Ça, c'était... Je crois que ce n'en est pas sérieux. Je crois que ce n'en est pas sérieux. D'autre part, on sait très bien quel objectif... Mais si, le Premier ministre... Laissez-moi terminer mon propos, s'il vous plaît. Allez-y. Vous savez très bien que l'objectif, le double objectif, aujourd'hui, de cette réforme, le premier, c'est la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu. Ça, ça avait été exigé par l'Union européenne. Deuxièmement, c'est la suppression de 4 200 fonctionnaires suite et en conséquence de la mise en place de cette réforme.
On n'en parle pas bien évidemment, mais c'est ça, le réel impact. Les Français se rendront compte de l'application de cette réforme fiscale.
L'impact, il est pour les classes populaires, les classes moyennes. Vous savez, j'ai encore reçu, il y a quelques jours dans ma permanence, une personne qui se retrouvera au chômage en 2019 et qui était inquiète de savoir si elle allait devoir justement avoir son impôt calculé sur ses revenus de 2018 ou alors au contraire, un impôt qui soit adapté à sa situation. Ça, c'est l'instant T. Alors, si vous parlez... Oui, mais c'est l'instant T, mais vous avez des dizaines de millions de Français qui ont leur situation familiale qui évolue, leur situation de l'emploi qui évolue.
Et pour elles, ce prélèvement à la source sera justement une solution et une manière de voir plus loin dans leur trésorerie en fin d'année puisque aujourd'hui, si vous n'êtes pas mensualisé, vous payez en fin d'année et vous ne prévoyez pas justement vous épargner, c'est de la fausse épargne puisque vous allez le payer à la fin du mois. Mais là, aujourd'hui, sur 12 mois, l'avantage encore mieux que la mensualisation qui était proposée par l'opposition, c'est d'avoir vraiment à la fin du mois et non pas en milieu de mois ce prélèvement de l'impôt directement qui colle au plus près des Français.
Tout ceci, honnêtement, c'est du blabla. Parce que si vous pensez franchement que les Français sont intéressés par cette réforme-là, je crois que vous êtes complètement ailleurs. – Alors là, on va avoir un vrai désaccord. – Vous parlez des classes populaires, vous parlez des classes moyennes, vous venez à l'instant de dire que vous avez reçu une personne dans votre permanence. Moi, j'en suis ravi. Mais moi, j'en rencontre tous les jours des personnes. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'elles attendent ? C'est qu'Emmanuel Macron tienne la promesse qu'il avait tenue pendant sa campagne électorale, c'est-à-dire la hausse du pouvoir d'achat. En contrepartie, que fait le gouvernement ?
Il continue de s'acharner sur la classe populaire que vous vous rendez le voir. – Le gouvernement, avec la majorité, avant de dire l'augmentation de la prime d'activité, la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français. Et les gens en ont marre. Je ne pense pas que ce soit des choix anodins. – Aujourd'hui, il ne règle pas ces problèmes. – Je ne pense pas que ce soit des choix anodins. – Les Français ont été élu Emmanuel Macron et des candidats au législatif
pour porter un vrai budget du pouvoir d'achat. – C'est pas désagréable que… – Un vrai budget du pouvoir d'achat.
– Je pensais que la République en marche était un peu plus courtoise que ça. – Je suis très courtois, mais je n'accepte pas les contre-vérités. – Je crois qu'aujourd'hui, tout ce qui se passe est en train de démontrer l'incapacité totale d'Emmanuel Macron à régler les problèmes économiques, sociaux et les problèmes liés à l'immigration. Et c'est ça que les Français attendent aujourd'hui. D'accord ? Ils attendent aujourd'hui qu'on règle leurs problèmes économiques. J'ai parlé du pouvoir d'achat, par exemple.
– Ça, c'est magique. Avec le Front National, c'est-à-dire qu'on parle du prélèvement à la source et vous me parlez des migrants. – Non, non, moi je vous parle de politique. – Ça n'a simplement rien à voir. – Vous avez été une parlementaire et Emmanuel Macron a été élu par les Français. – Vous n'avez pas le courage que nous avons eu et depuis un an avec toutes les réformes que nous avons faites, parce que j'entends les oppositions, que ce soit la gauche ou que ce soit aussi l'extrême droite. – Quel courage ? – Le courage de mener des réformes que personne n'a voulu mener avant. La réforme de la SNCF, je pense à des événements, à la gestion comme Notre-Dame-des-Landes.
Je pense au prélèvement à la source, un chômage qui a été prévu, qui a été pensé il y a deux ans. Et maintenant, cette majorité, ce gouvernement et ce président de la République appliquent leurs engagements.
– Si vous êtes content de ce bilan-là, eh bien écoutez, – Ah mais je suis très heureux de ce bilan, – Eh bien nous verrons si les Français, – Messieurs, on va continuer.
– Messieurs, on a envie d'écouter les petits patrons qui poussent un coup de gueule encore ce matin sur LCI. Écoutez Alain Griset, le président de l'Union des entreprises de proximité, dans la matinale, qui dénonce une mesure qui va coûter cher aux entreprises.
– La TVA, c'est un taux connu, fixe, l'impôt sur le revenu, il y aura des évolutions dans la vie personnelle de nos salariés, il y aura des évolutions dans les taux et systématiquement, le salarié s'inquiètera de ce taux, posera des questions. Et puis à côté de ça, il y a le coût, le coût pour l'entreprise. Le comptable, à juste titre, facturera et donc en gros, on transfère le coût de l'administration sur nos entreprises. Nous avons un pays qui ne comprend pas les différences qu'il y a entre les très grandes entreprises et les petites et les contraintes spécifiques de nos entreprises, alors que tout le monde reconnaît que ce sont dans nos entreprises qu'il y a des potentiels d'embauche.
Mais je crois que ce n'est pas comme ça qu'on va y arriver. TPE, PME, vous entendez, Michael Nogal, l'inquiétude sur le terrain ?
J'entends les inquiétudes de ce monsieur ainsi que de la CPME qui s'est exprimé sur ce sujet. Comme je le disais tout à l'heure, 80% des entreprises en France ont moins de 20 salariés. Ce sera l'URSSAF pour elles. Ce ne sera pas ces entreprises. Quand vous êtes un petit artisan avec trois salariés, ce n'est pas vous qui allez gérer la fiche de paie et le prélèvement à la source. Ça va être fait par ailleurs par les organismes sociaux. Donc quand on parle de 80% des entreprises, c'est énorme. C'est la grande majorité. Pour ce qui est des autres entreprises... Donc cela, vous leur dites
que vous n'aurez pas à gérer tout ce dispositif vous-même.
Les entreprises sont aujourd'hui collecteurs d'impôts. Avec la CSG, avec la TVA, ça se fait de manière classique. Donc moi, je veux être très rassurant vis-à-vis des PME. Elles ont été consultées et elles seront accompagnées aussi par l'administration fiscale. Et je vous rappelle, notamment dans une des réformes qu'on a menées sur le droit à l'erreur, l'administration fiscale s'adapte évidemment aux difficultés que pourraient rencontrer éventuellement des entreprises ou des particuliers. Et évidemment, on sera au rendez-vous pour ça.
Jean-Anne Capel.
Très sincèrement, vous êtes totalement déconnecté du terrain. Et ça, on s'en est aperçu depuis un an. Aujourd'hui, tout ce spectacle-là est la démonstration, très sincèrement, qui a le feu dans la Macronie. Aujourd'hui, la cote de popularité d'ailleurs de M. Macron n'a jamais été aussi basse, pire que François Hollande à la même époque. Vos ministres démissionnent les uns après les autres et je crois que ça n'est pas terminé. Et aujourd'hui, nous sommes en train de démontrer finalement que le système Macron s'effondre et qu'il n'était basé que sur une seule chose, des effets de communication,
de l'arrogance et du mépris sur les avis du peuple français. Et vous verrez, il vous le rendra. C'est dommage, vous devriez penser par vous-même.
Bon, après cette séquence délicate sur le prélèvement à la source, le remaniement, le président a voulu reprendre la main en termes de communication ce matin. Il a pris la parole lors du Conseil des ministres avec ce message adressé aux Français et à tous ceux qui s'opposent à ces réformes.
Écoutez.
Il n'y a pas de solution simple et il n'y a pas de solution d'existence. Il n'y a que des solutions communes justement à faire cheminer parce que ce sont des modes de vie qu'on change, de la recherche, de l'innovation et des transformations profondes. Ce sont aussi parfois des contraintes nouvelles que l'on porte. Et ceux parfois qui aiment l'idée n'aiment pas la contrainte qui va avec. Le semestre qui s'ouvre ne sera pas ni plus tranquille ni plus oisif que celui qui précède. Avec du sens à donner et il est essentiel. Avec des transformations concrètes à conduire et avec une difficulté qui va avec ces grandes transformations.
C'est que rien de ce que nous entreprenons depuis 15 mois n'est fait pour l'immédiat.
Il n'y a pas de solution simple si vous étiez peut-être au pouvoir vous aussi. Ce serait compliqué de mettre en place des réformes.
Il le reconnaît mais ce n'est pas la simplicité qu'on attend. C'est l'efficacité. A-t-il les bonnes solutions ? Prennent-ils les bonnes décisions ? Qu'attendent aujourd'hui les entreprises en France puisque nous parlons des entreprises ? Elles attendent qu'on les libère des traités de libre-échange qui créent une concurrence déloyale. Qu'on les libère aujourd'hui des traités comme le CETA, le TAFTA, le JAFTA qui a été signé par l'Union Européenne avant-hier avec le Japon. Tous ces traités qui aujourd'hui ont une concurrence déloyale. Ils attendent quoi ? Ils attendent qu'on les libère de la directive des travailleurs détachés. Emmanuel Macron faisait le malin lorsqu'il avait été élu.
Je crois que c'est en Pologne ou en Hongrie en disant je renégocierai la directive des travailleurs détachés. Il ne l'a jamais réussi. Laissez-moi terminer. Il n'a jamais réussi. Là où vous voyez des menaces, nous on voit des opportunités. Il n'a jamais réussi à le faire. Mais écoutez, parlez-en aux entreprises françaises. Il n'a jamais réussi à le faire.
Je suis en contact en permanence avec eux par mes responsabilités par mon ancrage
plus 500 000 travailleurs détachés en France plus 48%. Il n'y a jamais eu autant de travailleurs détachés en France que sous l'air Macron. Et que tout ce qui vient d'étranger, ça vous dérange. Et ça, non, ça ne me dérange pas du tout. A condition que ce soit... Vous faites des raccourcis ? Non, pas du tout. Moi, je suis pour une véritable coopération efficace. Michael Nogal vous répond
pour conclure ce duel. Oui, je veux revenir sur ce que le président de la République a dit ce matin au Conseil des ministres. On mène des réformes. On apporte des changements. Évidemment que tout le monde n'a pas le même entrain pour suivre ces changements. Mais si je prends trois sujets, par exemple, la sécurité, on va instaurer la police de sécurité du quotidien avec Gérard Collomb. On vient de passer la rentrée, le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones d'éducation prioritaires. Sur l'immigration, vous faites quoi ? Mais sur l'immigration, on prend nos responsabilités. On l'a vu encore cet été.
Le président de la République, Emmanuel Macron, prend ses responsabilités et est leader sur le sujet en Europe. C'est ça la réalité.
C'est un très bon bilan. Merci d'avoir accepté notre invitation de Royal CI Midi pour ce duel dont on voit bien qu'il se prolongera tout au long de cette saison. On se retrouve dans un instant pour un prochain journal et la carte blanche à partir de 13h30 avec Hélène Manarino et son invité Pierre Deladonchamp. A tout de suite. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Jean-Lin Lacapelle