Nicolas Sarkozy condamné !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Cette condamnation est-elle juste finalement Guilin Benessa ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Comment on sort de cette évolution sociétale qui est quand même cauchemardesque ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Guilin BenessaFait
« Il a été condamné alors qu'il a été relaxé de de de l'essentiel de ce ce dont on l'accusait. »
- 2:00Guilin BenessaFait
« la note de médiia part semble-t-il est un faux. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole au français. Alexandre Jardin. L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a donc été reconnu coupable d'association de malfaiteur hier.
Il a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé par le tribunal correctionnel de Paris. une association de malfaiteurs selon le jugement avec en première ligne plusieurs de ses proches. D'abord son directeur de cabinet de l'époque Claude Guéan, son ami Bris Ortefeu et enfin l'intermédiaire Zadette Takédedine.
Le but des quatre hommes des quatre hommes pardon selon le jugement était le suivant : obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d'obtenir un financement de la campagne. En éplhant les comptes de campagne, les juges n'ont toutefois retrouvé aucune trace d'argent libien. Aucune preuve que les discussions aient atteint leur but.
Nicolas SarkoZi a donc été relaxé des accusations de corruption et de financement illégal de campagne électorale. Le tribunal ne peut pas établir avec certitude qu'il y avait plus de 35000 € en espèce dans cette campagne, même si cela ne peut pas être complètement exclu, peut-on lire dans le jugement. Maître Guillin Benessa, bonjour.
Bonjour. Cette condamnation est-elle juste finalement Guilin Benessa ? Alors euh écoutez, non juste c'est pas le terme, c'est-à-dire euh je vais je vais être clair, je pense je mets à la place une seconde de Nicolas Sarkozy et euh euh peu importe à la limite la figure ou pas, qu'on apprécie ou pas euh Nicolas Sarkozi, c'est pas le débat hein.
Hm. Il a entendu le prononcer d'un jugement interminable hein, 400 pages, donc entendu en temps réel, faut se mettre à la place d'un justiciable, quel qu'il soit. Ouais.
Il a vu grrené des chefs d'accusation qui tombent les uns après les autres. Donc je suppose qu'il a dû il a dû avoir un espèce de de soupir de soulagement se disant finalement le coû près ne tombera pas et finalement est retenu l'association de malfaiteurs avec tout ce qu'on entend de de donc de chef abandonnés avant cela et pour cela, il est cope de 50 de prisons, c'est-à-dire presque autant que que comment dire que les réquisitions initiales alors même que trois chefs de jugement sont tombés sur les quatre. H ce qui veut dire que qu' encore une fois je je j'essaie parce que j'en parle depuis hier naturellement comme pas mal de de de confrères d'avocats qui interviennent sur ces sujets.
Je je il faut se mettre à la place d'injusticiable et dans ce cas de figure spécifique c'est évidemment l'ancien chef de l'État c'est une condamnation extrêmement lourde et surtout les conséquences sont sont extrêmement puissantes à la fois pour lui mais pour les le pays les institutions. esprit du temps, ça signifie quelque chose, on va dire, d'un tournant judiciaire et d'un rapport entre le politique et le droit. Ceux qui refusent de le voir à droite, à gauche, en dessous, en bas d'ailleurs et cetera ne comprennent rien au coup de tonner d'hier, quoi qu'il en soit et je précise quoi qu'il en soit de ce qu'on peut penser personnellement ou non de Nicolas Sarkozi, si on résume, il a été condamné alors qu'il a été relaxé de de de l'essentiel de ce ce dont on l'accusait.
Donc c'est ça qui trouble entièrement le pays parce que si s'il avait été condamné euh pour tous les autres motif, tout le monde aurait trouvé ça naturel. Mais tout à coup, on a l'impression que au fond une justice politique peut s'abattre sur un opposant politique puisqu'il il n'est plus nécessaire au fond d'apporter la preuve. Et et et est-ce qu'on pas dans une toute autre société ?
Alors, deux choses en fait pour braquer le faisceau sur le présent et comprendre ce qui nous attend à mon avis. Oui. Sur le présent très simple.
Au-delà de lui, hein. Au-delà de lui. Exactement.
Exactement. Pour braquer une seconde le faisceau sur l'actualité. Ce qui est arrivé hier, c'est que finalement la baudruche qui a été montée depuis 10 ans, plus de 10 ans par la justice, était monté autour d'un élément central.
C'était le pacte de corruption faustien. C'est ce qu'on disait à l'époque, un pacte de corruption faustient entre le on va dire la SarkoZie et la Libye. Donc un échange de bon procédé entre un chef d'état démocratiquement élu et un dictateur.
C'était ça le le fond du dossier complètement ahurissant dont on entend parler depuis très longtemps. Cet élément précis n'a pas été retenu, d'autant que la l'une des pièces centrales, la note de médiia part semble-t-il est un faux. C'est ce qu'a dit le jugèire.
Ce qui veut dire que sur cet aspect-là, on frappe fort alors qu'effectivement la baudruche s'est vidé substance en cours d'audiencière. Ça veut dire quoi ? On n pas grand-chose mais on tape quand même très fort.
C'est une leçon terrible. Mais pour prendre du champ et pour répondre clairement à votre question, Alexandre Jardin, il faut comprendre ce dossier dans les 50 dernières années du rapport entre la justice et la politique. Vous en savez quelque chose ?
Vous parlez régulièrement du Conseil constitutionnel sur la question desfeu et de tout un tas de sujets. Vous en parliez avant. En fait, il faut comprendre quand c'est une longue histoire, mais que depuis les années 70, les politiques à moitié consciemment, à moitié inconsciemment ont confié les clés du camion au juge.
C'était l'aire du temps, c'était mieux la règle de droit, le politique c'était sale, la décision politique c'est dure et les juges se sont infiltrés et petit à petit en droit administratif, en droit pénal, en droit civil, peu importe, leur marge d'appréciation est devenue gigantesque à tel point que finalement ils ont un pouvoir désormais qui est bien supérieur à celui qu'ils avaient il y a 50 ans. Et c'est valable pour les juges européens, pour les juges du Conseil constitutionnel, c'est une matrice générale. Quand on comprend l'évolution de cette matrice, on comprend aujourd'hui que hier, il ne s'agit pas de Nicolas Sarkozy uniquement, il s'agit de la clé de voûte de nos institutions qu'on a coupé comme on a fait tomber la tête du roi.
C'est-à-dire que c'est une révolution judiciaire très longue qui aujourd'hui a connu un coup près, une espèce de coup de massu. Et encore une fois qu'on le veuille ou non, c'est cette idée même d'une institution ratiboisée de sa tête, d'un homme qui a critiqué les magistrats. Et dans ce cadre là et cette configuration qu'on comprend ce qui se passe.
Sinon, on a des petites critiques, des petites compréhensions. On comprend rien à à l'actualité et dans les dans le temps judiciaire que nous vivons aujourd'hui. Donc vous décrivez clairement une crise de système de de véritablement la dérive d'un système où tout à coup il y a une autonomisation du monde judiciaire et ça pose un problème de démocratie considérable parce qu'il y a pas de contrepouvoir.
Euh tout tout à coup le judiciaire est en roue libre, il est hors hors de contrôle démocratique. Comment on sort de cette évolution sociétale qui est quand même cauchemardesque ? Parce que il y a une part d'arbitraire et comme tout le monde sait que il y a une partie de la magistrature qui était très engagée politiquement, ça crée une suspicion, ça crée un énorme malaise dans la société.
Comment on sort de cet enfer ? Alors en fait l'erreur à mon avis l'une des erreurs, c'est de ne voir le la question sarkozy ou le dossier sarcosi à l'one de la politisation à gauche d'une partie de la justice. La droite en parle.
Je ne dis pas que c'est faux. Je Il y a énormément de choses à dire sur le mur des cons, le NM, la formation des magistrats et cetera. Très bien.
Mais en fait c'est beaucoup plus puissant que ça. C'est beaucoup bien plus puissant et c'est un sac de nœud beaucoup plus profond. Je vous donne un exemple très spécifique.
Si la primaé européenne aujourd'hui nous empêche de légiférer sur un ensemble de points, de prendre des décisions sur l'écologie, l'environnement, je disais les ZFE tout à l'heure, c'est parce qu'un jour un homme, un juge français a validé la primauté européenne dans l'Alcov de la Cour de justice de l'Union européenne que personne ne connaît. C'estd que une voix fait basculer tout un système vers aujourd'hui ce qui nous étrangle. une voix, pas 12, pas 15, pas 50, une voix.
Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce genre de situation de configuration c'est ce qui se produit depuis 50 ans. C'està-dire que on a mis un ou deux hommes à des leviers spécifiques qui ont voté de façon spécifique avec un avec un champ idéologique clair et qui mis qui ont mis en place une sorte de système avec des verrou. Jean-Mené appelé ça les petits pas mais en fait c'est des verrou successifs qu'on a mis en place pour concevoir la machine la bécane.
Et le défaut des politiques, faut le dire aussi c'est que pendant longtemps, ils ont refusé d'en parler. Ils ont dit finalement c'est normal, c'est l'air du temps et cetera. Et aujourd'hui, du coup ce qui se passe que Nicolas Sarkozy notamment sur les sur l'exécution provisoire, il souffre d'un dispositif que les politiques ont validé pour donner encore plus de pouvoir au juges et en somme c'est l'arroseur arrosé.
On a laissé les juges prendre de l'autonomie. On les a laissé beaucoup trop longtemps ainsi. Et forcément aujourd'hui les barreaux les barreaux de la prison de Nicolas Sarkozi, ce sont les juges mêmes qui les ont qui les ont forgés avec l'assistance implicite des politiques.
Et aujourd'hui d'ailleurs toute une partie de la gauche qui se réjouit de la défaite de Nicolas Sarg devra faire attention parce qu'un jour ou l'autre, elle finira également derrière les barreaux. Les juges seront également contents les mettre derrière et et finalement se dira le coup d'état contre Sarkozi va se reproduire contre l'un ou l'autre d'ici 1 an, 2 ans ou 10 ans. Le coup de balai s'accélère grâce aux juges qui pourtant toute l'année râ contre ceux qui sont les populistes dégagistes.
Et bien à suivre donc et puis à voir aussi si l'actuel président de la République grâcira l'ancien président de la République. C'est une question qu'on qu'on peut se poser. Merci beaucoup maître Guill Bén nous avoir éclairé sur cette condamnation de Nicolas Sarkozi.
À très bientôt et puis chers auditeurs pour réagir 0826 300. On se retrouve dans un tout petit instant. Restez bien avec nous. tout de suite.