Discours de Nicolas Dupont-Aignan au Cirque d'Hiver
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci, chers amis, chers compagnons. Vous pouvez vous asseoir, mesdames et messieurs les maires. C'est important les maires, c'est eux qui vont décider qui va être candidats. Merci de votre présence à tous. Vous êtes nombreux. Le cirque est plein, plein au regard des normes sanitaires. Et je suis désolé pour ceux qui sont dans la ménagerie, ça s'appelle ainsi, et qui n'ont pas pu entrer. Et c'est vrai que ça fait mal au cœur de ne pas voir tous les sièges remplis, mais nous avons voulu montrer, aujourd'hui, qu'on pouvait tout à fait organiser un bel événement dans toutes les conditions sanitaires, sans passe sanitaire. Et ça, c'est une belle victoire. Nous respectons toutes les normes.
Toutes les normes. Et on peut en prudence ainsi se réunir. Alors, dommage pour l'ambiance du cirque d'hiver, mais merci à vous tous d'avoir organisé et d'être présents aujourd'hui. Merci de votre indéfectible soutien. Vous êtes venus de tous les coins de métropole et même de l'outre-mer. Je voudrais qu'on applaudisse très fort nos amis de la Guadeloupe, Christiane, qui ont fait le déplacement et qui nous montrent que la France, sans les ultramarins, ce n'est pas la France. Et on a une pensée pour nos amis de Nouvelle-Calédonie qui, je l'espère, resteront français après le prochain référendum. Vous êtes ici parce que vous êtes la France éprise de liberté.
Oui, la France qui ne s'aide pas, la France qui ne s'achète pas, la France qui ne se résigne jamais. C'est vous et c'est ça qui est beau. D'ailleurs, au cours de notre histoire, ce sont toujours des femmes et des hommes libres, courageux, qui, à un moment, quand tout semblait perdu, à la surprise générale, ont tracé le chemin du sursaut. C'est ça, l'histoire de France.
Alors, au moment où la vie politique de notre pays est bien médiocre, au moment où on nous rebat les oreilles de polémiques de bas étage, au moment où l'on perçoit des déchirures permanentes entre les Français, Eh bien, notre travail, notre mission, c'est de faire de l'élection présidentielle le grand rendez-vous, le rendez-vous digne des Français avec l'histoire. C'est ça, l'enjeu de la présidentielle. Sachons élever le débat. Sachons proposer des solutions concrètes aux problèmes des Français. Sachons réconcilier nos concitoyens pour rendre à la France son indépendance, pour rendre à la France sa prospérité, pour rendre à la France sa puissance, pour rendre à la France sa grandeur.
C'est ça, le message gaullien, le message gaulliste dont a besoin la France du XXIe siècle. Alors oui, sauvons la France, c'est notre slogan, sauvons la France, c'est notre mission, c'est notre cause, c'est ce qui nous unit tous, c'est notre raison d'être, pendant cette campagne présidentielle de 2022, qui, j'en suis absolument convaincu, va décider du destin de la France et de l'avenir de nos enfants. Il y a eu trop d'occasions perdues. Souvenez-vous, certains d'entre vous y ont participé, en 1995, avec Jacques Chirac, la fracture sociale, puis en 2007, puis en 2012, je ne pense pas qu'il y ait grand monde qui y ait participé, sauf notre campagne, en 2017.
Et à chaque fois, des marchands d'illusions, soit cyniques, soit naïfs, ont trompé les Français. Imaginez alors la désespérance qui règne dans notre pays. Alors je le sais, quand on voit ce slogan, sauvons la France, il va y avoir la petite voix moqueuse de la lâcheté, qui règne toujours dans les cercles du pouvoir et de la finance, dans les périodes difficiles. Avec leur condescendance habituelle, ils vous diront, mais pour qui se prend-il celui-là ? Sauver la France, mais de quoi ? De quel péril ? Leurs petites affaires tournent, les riches deviennent toujours plus riches, les beaux quartiers sont paisibles, les éditorialistes diffusent toujours la même propagande.
Mais les faits sont têtus. Les chiffres ne mentent pas. Et ils traduisent, je peux vous l'assurer, vous le savez tous, le dur quotidien de nos concitoyens. Lorsque j'étais maire, et je pense que les maires qui sont derrière moi se le disent aussi, j'avais l'habitude, au terme de chaque mandat, de me poser une seule question. Oui, une seule, avant les élections. Et je me disais en mon fort intérieur, ai-je rendu au Yérois, ma ville, ai-je rendu au Yérois, la ville, dans un meilleur état que je ne l'ai trouvée ? Je suis désolé, je mets le chronomètre parce qu'on me dit toujours que je suis trop long. Voilà, démarrer parce que comme ça, on ne peut pas être trop long.
Pour apprécier mon bilan, je regardais des indicateurs chiffrés, objectifs, capables d'être compris par tous. L'endettement, l'état de nos écoles, de notre voirie, des équipements sportifs, le nombre de cambriolages, le nombre de places de crèches. Et ainsi, chacun pouvait savoir si je rendais la ville avec mon équipe dans un meilleur état que je ne l'avais trouvé. Et bien, si pour la France, après chaque quinquennat, on avait fait la même chose, on avait procédé au même exercice, on aurait compris tout de suite l'ampleur du déclassement français. Et si je reviens là-dessus, c'est parce qu'il faut comprendre ce qui s'est passé depuis 40 ans pour apporter les bons remèdes.
Il faut porter le bon diagnostic pour savoir comment faire pour sauver la France. Je voudrais ne pas vous abreuver de chiffres, mais reprendre quelques indicateurs objectifs, chiffrés, qui traduisent l'ampleur du déclassement français. Entre 1980 et 2020, nous avons perdu 3 millions d'emplois industriels. En 1980, notre balance commerciale était équilibrée. Aujourd'hui, record d'Europe du déficit, avec près de 65 milliards d'euros. En 40 ans, la part d'immigrés dans la population a augmenté de 3 millions. Et le rythme d'entrée des étrangers sous Emmanuel Macron s'est accéléré, avec chaque année, hors illégaux, 300 000 entrées, soit davantage que la ville de Bordeaux chaque année.
Toujours moins d'emplois productifs, toujours plus d'immigration. Il n'est pas besoin d'être Einstein pour comprendre l'impasse. Une impasse qui se traduit par une explosion de la pauvreté. 7 millions de pauvres en 1980, 10 millions aujourd'hui, dont plus d'un million d'enfants. 2 millions de chômeurs en 1980, 6 millions de chômeurs aujourd'hui. Cette explosion des dépenses sociales et d'accueil a été financée par des économies de bout de chandelle, détruisant peu à peu tous nos services publics. Jugez-en. En moins de 20 ans, 100 000 lits d'hôpitaux rayés de la carte. En moins de 20 ans, 240 maternités fermées sur 740.
Et comble de la honte, en 2020, en pleine pandémie, ce gouvernement qui prétendait nous soigner et nous protéger a supprimé 5 700 lits d'hôpitaux. Oui, c'est la réalité de cette honte collective. Le niveau de vie des Français, qui était égal à celui des Allemands en 1980, aujourd'hui ne représente plus que 85% du leur. Et pire, le nôtre n'a été maintenu qu'à crédit. Au niveau record des impôts et des prélèvements, record du monde, s'est ajouté une dette passant, écoutez bien, de 1980, 100 milliards, 100 milliards, à 2600 milliards cette année. Regardez cette réalité en face, ces chiffres dans leur cruauté en face. Ce n'est pas se complaire dans un pessimisme destructeur.
C'est tout au contraire comprendre l'urgence d'un changement de cap. C'est tout au contraire comprendre l'impératif de rassembler les Français autour de la plus noble des causes, sauver notre pays. Alors, oui, je le sais, notre pays aime les campagnes électorales en trompe-l'œil, les slogans de communication creux, les emballements médiatiques, les polémiques vaines qui détournent des vrais enjeux. Mais franchement, est-ce que vous imaginez la situation du pays ? Est-ce qu'on peut se permettre en 2022 une nouvelle farce ? Est-ce qu'on peut se permettre cette nouvelle farce ? Je ne le crois pas. Et voilà pourquoi je suis candidat. Parce que je veux dire la vérité.
Parce que je veux proposer aux Français les moyens de s'en sortir. Tout simplement. Assez des prétendues alternances entre des équipes gouvernementales interchangeables qui mènent à la fin toujours la même politique. La politique qui est responsable du terrible bilan de ces 40 dernières années. Oui, la même politique de soumission à Bruxelles. De traité en traité. On a dépossédé le peuple français de sa souveraineté, c'est-à-dire de sa démocratie. Les décisions ne sont plus prises en fonction de l'intérêt national, mais des intérêts étrangers, des intérêts des lobbies, des intérêts des groupes de pression, des intérêts de la finance. Voilà la réalité.
La même politique de génuflexion envers les grandes puissances, les États-Unis, la Chine, l'Allemagne, les pétro-monarchies, des rétro-commissions, favorisant la signature de traités de libre-échange déloyaux. Déloyaux, le libre-échange, on n'est pas contre ici, mais le libre-échange déloyal qui tue nos entreprises et le pillage de nos forces industrielles et scientifiques, à l'image d'Alstom qu'Emmanuel Macron, ministre des Finances, a bradé et a été coupable de haute trahison. La même politique post-68 tarde de nivellement scolaire par le bas, gâchant le potentiel d'une génération entière et affaiblissant notre pays face à l'extraordinaire rattrapage des nations d'Asie.
La France est passée, par exemple, en moins de 20 ans, du 11e rang au 25e rang en termes de niveau de mathématiques. La même politique de laxisme judiciaire qui explique l'explosion de la délinquance sur notre sol. 2,3 millions de crimes et délits en 1980, 3,8 millions aujourd'hui. La même politique d'abandon, messieurs, mesdames les maires, de nos territoires ruraux, de nos terroirs, avec toujours moins de médecins, toujours moins de postes de gares, de services publics, d'écoles, alors même qu'on entasse les Français dans des grandes métropoles où la vie est chère, où la qualité de vie est difficile, où l'insécurité est énorme. Quelle aberration !
Alors vous l'avez compris, c'est maintenant ou jamais, après 40 ans de politique au fil de l'eau, après 40 ans de théâtre politicien, c'est maintenant ou jamais qu'il faut sauver la France. La question est très simple. La question est très simple. Allez-vous continuer de subir ou allez-vous trouver le moyen de résister et de vaincre ? C'est la seule question, franche, brutale, sans échappatoire, que je vais poser tout le temps, jusqu'au 10 avril 2022. Je la poserai aux Français parce qu'il y a un moment, je vous le dis, mes chers concitoyens, c'est à vous de vous prendre en main par le vote. Allons-nous les laisser ou allez-vous les laisser vous manipuler ?
Car ainsi, on ne se fait plus manipuler par leur propagande, leurs intimidations. Où allez-vous enfin écouter votre conscience qui puissait racine dans mille ans d'histoire ? J'ai retrouvé ces phrases, cette phrase, de Charles Péguy, le grand Charles Péguy. Il écrivait, rien n'a changé. Ce que nous défendons, ce n'est pas seulement notre honneur, ce n'est pas seulement l'honneur de notre peuple dans le présent, c'est l'honneur historique de notre peuple, l'honneur historique de toute notre nation, l'honneur de nos aïeux. Plus nous avons de passé derrière nous, plus il nous faut le défendre ainsi, le garder pur.
Alors oui, je suis candidat à la présidence de la République pour rendre à nos enfants une France qui nous fasse honneur, une France libre, une France forte, une France juste. C'est l'enjeu de 2022. Mais j'entends bien sûr vos interrogations. Je les entends. À qui faire confiance après tant de déceptions et après tant de trahisons ? Comment renouer avec une ambition collective dans un pays fragmenté, dans un pays morcelé par les communautarismes ? Et oui, ce sont les questions qu'il faut poser. Et je veux répondre avec franchise à deux questions que vous vous posez, j'en suis certain. Qui peut sauver la France ? Et comment on va la sauver ?
Je ne me souhaite pas son sort, même si certains en rêvent. Nous serons déjà d'accord ensemble, je crois, et notamment madame, pour convenir que ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre. Ils sont le problème. Même si vous souhaitiez, par malheur, leur accorder une énième indulgence, malgré tous leurs méfaits, comme l'a rappelé François Guillaume, que je salue, ancien ministre de l'Agriculture, gaulliste de toujours de Meurthe et Moselle, même si vous vouliez leur accorder une énième indulgence, ce que je ne souhaite pas, ils ne pourraient pas sauver la France. Ils ne pourraient pas, pour une raison très simple.
C'est qu'ils se refusent à desserrer le nœud coulant de la supranationalité européenne qu'ils ont mis autour du cou de notre nation. Leur posture de gauche, de droite, camoufle une pensée unique que vous connaissez bien. Nous la combattons, et nous l'avons combattue avec Philippe Séguin, avec Charles Pasquois, avec Philippe de Villiers, avec Jean-Pierre Chevènement. Et je leur tiens à leur rendre hommage, car ils avaient raison avant tout le monde. Je disais, leur posture de gauche, de droite, camoufle une pensée unique. Ils ne croient plus, ils ne croient plus en leur fort intérieur, en une France libre.
Ils considèrent la France comme une euro-région, une sorte d'État américain, une sorte de lander allemand, dont ils rêvent simplement d'être le gouverneur de façade, la marionnette d'institutions supranationales, d'intérêts et de puissances financières. Alors, Mme Hidalgo nous propose son extraordinaire bilan parisien. Bon courage ! Les écologistes veulent sauver la planète, mais sont les idiots utiles, parfaits, de la mondialisation sauvage. Quant à Xavier Bertrand, il m'inquiète. Il est frappé d'amnésie complète. Il a supprimé des milliers de lits d'hôpitaux, mais il ne s'en souvient pas.
Il a défendu tous les traités européens, dont il rend responsable aujourd'hui les mots qu'il dénonce, mais il l'a oublié. Mais comment peut-il aujourd'hui venir devant les Français en leur promettant monts et merveilles ? En fait, toute cette classe politique qui a gouverné depuis 20 ans, à tour de rôle, 40 même, n'a toujours pas compris que pour enfin traiter les problèmes du pays à la racine, il fallait d'abord reconquérir notre souveraineté, c'est-à-dire tout simplement notre capacité à agir conformément au seul intérêt national. C'est la seule question importante.
Le général de Gaulle me disait un jour à un de ses conseillers, qui était venu, pas dans cette salle, le conseiller Maillard, je ne sais pas si vous vous en souvenez, de politique étrangère, et il m'avait raconté un jour que le général de Gaulle lui avait dit, avant chaque décision, je ne me pose qu'une seule question dans mon bureau à l'Elysée, une seule, une seule. Est-ce l'intérêt de la France ? Voilà pourquoi je consulterai les Français par un référendum sur un nouveau traité remplaçant l'Union européenne par une nouvelle Europe, des nations libres et des coopérations concrètes à la carte.
Une Europe qui pourrait aller de l'Angleterre à la Russie, une Europe qui rendrait aux nations le contrôle de leurs frontières, leur loi, la primauté de la loi nationale, leur budget, et une Europe, en revanche, qui organiserait de belles coopérations à la carte pour affronter la Chine et les Etats-Unis. Ce n'est pas le Frexit, mais ce n'est pas non plus de rester dans cette Union européenne mortifère qui nous tue à petit feu et qui tue même l'Europe tout entière. Nous serons également d'accord pour convenir qu'on ne peut pas deux fois de suite se laisser abuser par un mirage.
En 2017, Emmanuel Macron a joué le rôle de l'homme neuf, refusant les vieilles recettes politiciennes de ses prédécesseurs et promettant le grand soir. L'imposture fut totale. Ce n'est pas surprenant, d'ailleurs, puisqu'il avait rassemblé le pire de la droite et le pire de la gauche, c'est-à-dire les arrivistes, sans scrupules et sans conviction. Mais, plus grave encore, et nous arrivons au point clé, plus grave encore, pour masquer ces échecs, et je ne reviendrai pas sur les échecs, vous les connaissez tous et les Français les connaissent tous. Emmanuel Macron a pris la décision cynique, impitoyable pour le pays, de diviser pour régner, de briser le pays dont il est l'élu.
Quel talent pour dresser les Français les uns contre les autres, les gilets jaunes contre les commerçants, les vaccinés contre les non-vaccinés, et maintenant les malades contre les soignants ou les soignants contre les malades. Prêt à tout pour imposer sa politique, Emmanuel Macron, dans une fuite en avant, malsaine, médiocre, dangereuse, s'attaque maintenant à nos principes républicains fondamentaux. Jamais, je peux vous le jurer, jamais, il y a seulement quelques années, je n'aurais imaginé devoir me lever avec vous pour défendre notre liberté.
et non pas seulement la liberté de la France, car comme gaulliste, vous le savez bien, elle est au cœur de mon engagement, depuis le début de ma vie politique. Mais je pèse mes mots, la liberté individuelle de chacune et de chacun des Français. Et je veux vous le dire, solennellement, et cela explique sans doute ma volonté absolue d'être candidat à l'élection présidentielle parce que j'ai trop vu beaucoup de mes concurrents faiblir sur la question des libertés. Il y a des moments dans la vie d'un homme politique où quand l'essentiel est en jeu, la vie, l'intime, la santé, la mort de ses concitoyens, on n'a pas le droit, par calcul ou par peur de perdre des voix, de se dérober.
Alors oui, je vous le dis, je suis fier avec vous, tous, d'avoir à l'Assemblée nationale jusqu'à l'aube lutté contre le vote du pass sanitaire de la honte. Le début d'un engrenage fatal vers une société de la surveillance numérique. Le bon sens, la raison et surtout la liberté d'expression ont été bafoués depuis 18 mois dans notre pays sur le débat sanitaire.
toute personne qui proposait une autre politique comme je l'ai fait, sérieuse, avec une palette de solutions dès le 27 janvier 2020 pour contrôler nos frontières, ce que n'a pas fait le gouvernement à temps, pour augmenter les lits d'hôpitaux, ce qu'il s'est refusé à faire, il en a supprimé 5 700, pour accélérer les recherches sur les soins précoces qui auraient permis de sauver des milliers de vies dans notre pays, a été caricaturé et même sali par des gens victimes de conflits d'intérêts. Et je le dis avec la plus grande conscience et la plus grande fermeté, ce qui s'est passé dans notre pays est une honte pour une démocratie.
Et je le dis aussi à mes concitoyens qui n'ont pas compris mes positions, car ils ont été manipulés par des conflits d'intérêts permanents à la télévision, des professeurs de médecine qui ont été évacués des écrans parce qu'ils ne pensaient pas bien. Mais heureusement, la vérité triomphera dans le monde. Et les médecins qui veulent soigner avec honnêteté et qui ne sont pas achetés, ces médecins-là, un jour, triompheront. Et c'est pourquoi, c'est pourquoi, sur la question vaccinale, je refuse absolument, toujours, le tout l'un ou tout l'autre.
j'ai toujours demandé qu'on puisse se vacciner avec son médecin si on est une personne fragile, mais je continue de dire que la vaccination des jeunes est une honte, est un danger et qu'il est inacceptable de ne pas prendre le moindre des précautions et je demande toujours une commission d'enquête sur les effets secondaires des vaccins. La vérité l'emportera un jour. N'en déplaise à ceux de mes concurrents qui se sont tus, à ces grands leaders politiques qui ont eu peur de venir à l'Assemblée nationale jusqu'à l'aube parce qu'ils avaient peur du candidaton.
Moi, j'ai osé dire ce que je pensais, non pas parce que je le pensais seul, parce que j'ai étudié, j'ai écouté, j'ai regardé et j'ai toujours refusé l'esprit de système. Je n'ai jamais nié cette épidémie. J'ai toujours dit qu'il fallait l'apprendre avec gravité, mais j'ai toujours dit aussi qu'il fallait regarder les pays qui s'en sortaient, les pays qui fonctionnaient bien et qu'on aurait pu vraiment sauver beaucoup de vies si on avait écouté la science, la vraie science et toute la science.
Quand on voit les mensonges d'État et les manipulations auxquelles Emmanuel Macron s'est livré avec son gouvernement depuis le début de cette crise, on imagine sans peine jusqu'où il pourrait aller s'il était par malheur réélu. Le ministre de l'Intérieur, tout récemment chez Jean-Jacques Bourdin, vient d'annoncer, écoutez bien, qu'après 2022, il étudierait un vote numérique à distance qui supprimerait le caractère personnel et secret du vote et permettrait, je vous l'assure, toutes les fraudes possibles. Chacun le sent en son fort intérieur, petit à petit. Et je pèse mes mots et je les ai écrits.
Petit à petit, puissance financière sans limite, apprentis sorciers, lobbies effrénés veulent prendre le contrôle de nos vies. Ils profitent de chaque crise pour faire avancer leur agenda, fusionner notre identité physique, intellectuelle, numérique, financière, au risque de nous transformer en simple objet manipulable. Au nom du bien, au nom du bien, désormais, tout est possible et autorisé. Un État tentaculaire est en train de se mettre en place. de ce que nous sommes et de ce que nous voulons rester. Un vrai cauchemar orwellien pour tous ceux qui croient toujours à la devise de notre République. Liberté, égalité, fraternité. Français, l'heure est beaucoup plus grave que vous ne le croyez.
L'élection présidentielle de 2022 est le dernier rendez-vous pour empêcher Emmanuel Macron, marionnette du système, de déconstruire un peu plus la France, de démolir nos valeurs républicaines, de mettre au pas après les avoir mis à genoux nos compatriotes. Alors oui, le 10 avril 2022, libérons-nous. C'est le point créé. Il faut que les Français prennent conscience et je le répéterai inlassablement et c'est la raison d'être de ma candidature que c'est leur liberté qui est en jeu, celle de leurs enfants, leur démocratie. Oui, 2022, c'est l'échéance de la vérité et de la liberté.
Face à ce rouleau compresseur liberticide et j'appelle les médias français à reprendre leurs esprits face à ce rouleau compresseur liberticide qui profite du dégoût de la politique de nos concitoyens, de la résignation et de l'abstention massive, je vous appelle français à vous réveiller. Ne tombez pas dans le piège des divisions identitaires. Nous sommes tous, quelle que soit notre origine, notre religion, nous sommes tous dans le même pays, nous défendons tous la même liberté. C'est ça l'enjeu d'aujourd'hui. Je vous appelle à prendre conscience que votre bulletin de vote est la dernière arme dont vous disposez, la seule efficace.
Car, contrairement à ce que vous croyez souvent, et je vous demande de le dire à vos concitoyens, quand vous vous abstenez, mais vous ne contrariez pas les dirigeants, vous leur faites plaisir. Leur rêve, c'est d'être élu avec très peu de suffrage, leur clientèle, leurs copains. Quand vous vous abstenez, vous maintenez au pouvoir ceux qui vous font du mal. Car, contrairement à ce que vous croyez, chaque voix compte.
Quand des élections, et je veux insister là-dessus, où la qualification pour le second tour se joue à quelques dizaines de milliers de voix, imaginez la force que représenterait l'engagement, par exemple, des 10 millions d'abstentionnistes du premier tour de 2017, des 4 millions de bulletins blancs ou nuls du second tour de 2017, et je ne parle pas des 31 millions d'abstentionnistes des élections régionales, 47 millions d'électeurs, 16 millions de votants régionales, et les pans des conseils régionaux pensent qu'ils représentent leur région. Mais vous vous rendez compte ?
Je dis aux Français, mobilisez-vous par votre vote pour empêcher Emmanuel Macron d'accéder même au second tour, et pour permettre aux candidats de votre choix de défendre vos libertés et de porter votre projet. Oui, je parle bien du candidat de votre choix, pas celui fabriqué par des sondages éphémères, des bulles médiatiques éphémères, des copains éditorialistes éphémères, des oligarques qui malheureusement ne le sont pas et qui, avec nous, seront un peu plus encadrés. Soit vous continuez abouder les urnes, vous subirez votre sort et vous ne pourrez pas vous plaindre sur les ronds-points ou dans des manifestations.
Soit vous réagissez et tout deviendra possible, possible, car vous aurez repris le pouvoir, mes amis. C'est ça, la question centrale. C'est tout le sens de ma candidature, le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. il ne s'agit pas seulement de ma part de vous mobiliser, encore que ce soit essentiel, pour l'élection de 2022, mais de vous associer au pouvoir dans la durée, car oui, je serai le candidat de la démocratie. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire vous consulter par référendum sur les grands thèmes, sur les grandes réformes. L'Europe, l'immigration. Imaginez quand même que jamais les Français n'ont été consultés sur les politiques migratoires.
L'école de la République, le code pénal, nouveau, la laïcité face au communautarisme religieux, référendum aussi d'initiatives populaires ou citoyennes, comme on dit, le RIC, au niveau local comme au niveau national. Et, et, je n'ai pas fini, je n'ai pas fini. Et oui, j'ose aujourd'hui, j'ai beaucoup réfléchi, beaucoup hésité. Oui, pourquoi pas aussi le référendum révocatoire, car l'article 68 est aujourd'hui inapplicable et je ne vois pas pourquoi en Californie ça existe et pas en France. Ce n'est pas, mes amis, un homme seul, aussi parfait soit-il, qui une fois à l'Elysée pourra sauver le pays.
C'est vous qui allez sauver la France, par votre volonté et votre travail, telle une équipe sportive emmenée par son entraîneur. Je sais qu'aujourd'hui, le peuple français, écoeuré par la politique, est tenté de se résigner. En tout cas, il n'attend pas un nouveau marchand d'illusions, mais un entraîneur, je crois que c'est le bon terme, un entraîneur, qui soit honnête, ça nous changera. Sincère, opiniâtre, un entraîneur tenant un discours de vérité, capable ainsi de faire donner le meilleur d'eux-mêmes aux 67 millions de Français qui forment l'équipe de France. Un entraîneur ferme et juste pour faire cesser les disputes dérisoires dans l'équipe.
Un entraîneur exigeant avec lui-même, comme avec les Français, pour redonner à notre peuple le sens de l'effort qui lui manque et enfin obtenir des résultats dans la compétition mondiale. En un mot, un entraîneur, oui, pour gagner le match, la bataille de la mondialisation et nous rendre à nouveau fiers de notre pays et de nous-mêmes. Et oui, rien ne me fera dévier de ma route, n'en déplaise aux écotiers, car je sais que je peux être cet entraîneur. alors ne comptez pas sur moi pour diviser les Français avec des polémiques inutiles. Nous n'en avons plus le luxe. Quand la maison brûle, tous les pompiers doivent accourir.
J'appelle donc chaque Français, d'où qu'ils viennent, quel que soit son passé, à se lever et à me rejoindre. Et je crois sincèrement, sincèrement, et c'est le seul objet de ma candidature après deux autres candidatures, je crois sincèrement que le temps est venu de dire la vérité à nos concitoyens. Oui, c'est à eux maintenant d'agir, c'est à eux de se sauver, car sinon, c'en sera fini de la France et d'eux-mêmes. Alors, vous tous qui m'accompagnez depuis tant d'années, les nouveaux aussi qui sont arrivés ici, je vous demande de dire la vérité aux Français, d'aller les chercher, d'aller les chercher, d'aller les secouer, d'aller les réveiller, car c'est le moment, après ce sera trop tard.
Mais, je sais aussi que beaucoup de Français, quand vous allez les chercher, et peut-être un peu les culpabiliser, pas méchamment, mais leur disant vous ne pouvez pas être lucide comme vous l'êtes aujourd'hui, dégoûté comme vous l'êtes des Français, et puis rester dans votre salon à regarder la télé, c'est pas possible, vous devez vous lever, vous devez résister, ne faites-le pour vos enfants, vos petits-enfants. Mais, je sais que quand vous allez leur dire ça, ils vont vous poser la question à laquelle je crois avoir déjà répondu, mais qui va nous sortir de là ? Vous savez ce que vous avez à leur dire, puisque vous êtes ici.
Mais au-delà de ça, ils vont surtout vous dire, mais comment y arriver ? Et moi, je vois dans la rue beaucoup de gens qui viennent me voir, gentiment, et qui me disent, mais monsieur Dupont-Aignan, c'est bien ce que vous faites, mais c'est foutu, c'est trop tard. La France est foutue. Mais non, la France n'est pas foutue. La France en a vu d'autres. Madame l'a rappelé tout à l'heure. Notre pays en a vu d'autres. Notre pays a des atouts. Notre pays est merveilleux. Notre pays est le plus beau du monde. Les Français sont parfois géniaux quand ils s'y mettent. Notre pays tient parce qu'il y a des maires, des élus locaux dans toute la France qui se dévouent.
Notre pays tient parce qu'il y a des ouvriers qui bossent. Notre pays tient parce qu'il y a des cadres qui imaginent, parce qu'il y a des chercheurs, parce qu'il y a des réussites exceptionnelles. Heureusement, d'ailleurs, s'il est tellement mal gouverné depuis 40 ans, s'il ne s'est pas totalement effondré, c'est parce que notre pays a des ressources exceptionnelles. Et je voudrais tant que les Français se mobilisent pour que notre pays ressuscite, car c'est de cela dont il s'agit. Alors oui, comment le faire ressusciter ? Comment redresser les choses après 40 années de mauvais gouvernement, de débats, de compromissions, de corruption ? Eh bien, je vais vous le dire, en allant à l'essentiel.
Aller à l'essentiel, ça veut dire quoi ? Cela veut dire en finir avec les programmes démagogiques et les catalogues de bonnes intentions qui veulent faire plaisir à tout le monde. C'est pourquoi j'ai pris la décision que notre projet s'ordonnera simplement autour de quatre grandes priorités. Et c'est pourquoi j'ai voulu ce meeting aujourd'hui, malgré le contexte sanitaire, pour que, dès maintenant, vous puissiez aller à la rencontre des Français en leur disant « on a le bon projet, on a le bon candidat, mais ça vous le savez, mais on a le bon projet. » ce bon projet qui va nous permettre en une décennie ou deux de redresser le pays.
Oui, il faut, je pense, deux ou trois mandats pour y arriver. Alors, quelles sont ces priorités ? Quatre priorités. La première, créer de la richesse sur le sol français. Il n'y aura pas de partage sans création de richesse. Il faut le répéter à une bonne fois pour toutes. La deuxième, remettre de l'ordre dans le pays, car une équipe dans le désordre ne peut gagner aucun match. Troisième priorité, reconstruire nos services publics en métropole comme en Outre-mer pour garantir l'égalité des chances où que vous habitiez sur le sol national.
Quatrième priorité, et oui, enfin bâtir une écologie au service de l'homme qui permette de faire de la France un modèle au XXIe siècle, un exemple pour le monde. Alors, je veux revenir pour conclure mon propos. Je regarde combien de temps j'en suis. Pour conclure mon propos à ces quatre grandes priorités et puis vous retrouverez sur Internet les 60 mesures qui ont déjà été publiées aujourd'hui et qui vous permettront de voir dans quelle direction nous allons aller pour redresser le pays et être à nouveau fiers de la France. D'abord, je veux revenir sur la première priorité, il faut créer de la richesse sur le sol français. C'est d'ailleurs le seul moyen de donner un avenir à notre jeunesse.
C'est le seul moyen aussi de protéger les plus faibles, de payer nos retraites et d'assurer l'égalité sociale qui a trait au modèle français. Alors, je propose un électrochoc pour récompenser le travail, le mérite et l'honnêteté. Je propose d'abord d'augmenter le salaire net de l'équivalent d'un treizième mois, soit 8% de plus de revenus annuels, sans que cela pèse un instant sur la compétitivité des entreprises, en réduisant les charges salariales, ce qui fait la différence entre le brut et le net, pour récompenser celui qui se lève tôt le matin. C'est la seule solution.
Nous financerons cette mesure qui coûte 20 milliards à 25 milliards d'euros, selon le plafond auquel nous mettons la hausse, par une lutte impitoyable contre les gaspillages et notamment les plusieurs millions de fausses cartes vitales qui vous coûte 20 milliards d'euros. Et nous verserons cette augmentation de salaire aux Français à mesure que nous aurons fait les économies. Cela veut dire que chacun participera à la lutte contre la fraude, car ce sera la meilleure assurance de voir son salaire net augmenter. Nous cesserons aussi de matraquer les indépendants, les auto-entrepreneurs en baissant leurs prélèvements sociaux qui les accablent aujourd'hui.
Nous remercierons leurs retraités et les retraités en indexant quand même les pensions de retraite, c'est la moindre des choses, sur l'inflation et en baissant la CSG qu'avait augmenté M. Macron. Enfin, pour récompenser le travail, nous mettrons en place le 0-0 droit de succession sur la résidence principale, c'est-à-dire la petite maison que les Français ont mis 20 ans, 30 ans à épargner et qu'aujourd'hui ne peuvent même pas léguer à leurs enfants, qu'au moins ils puissent léguer le fruit de leur travail à leurs enfants. Rassurez-vous, je veux aussi récompenser les chefs d'entreprise patriotes, ceux qui investissent sur le sol français.
Alors oui, s'en sera fini des baisses de charges à l'aveugle, qui ont nourri les rachats d'actions et les investissements en Chine. les baisses de charges, oui, pour les chefs d'entreprise qui investissent en France. Un impôt sur les sociétés divisé par deux, uniquement lorsque les bénéfices sont réinvestis en France. Ce crédit impôt production française va doper les chefs d'entreprise qui aiment la France, qui veulent investir dans notre pays. C'est la seule solution si nous voulons nous en sortir.
Bien sûr, à cela s'ajoutera une réservation de 75% des marchés publics pour les productions locales, car c'est quand même trop fort de café de voir que les marchés publics de nos communes vont à des entreprises du bout du monde, alors même qu'il y a les producteurs sur place. Il faut absolument orienter la commande publique vers les entreprises françaises et je ne vois pas pourquoi cela se fait dans tous les pays du monde. Le Japon, les Etats-Unis, l'Allemagne de manière en douce et pas en France. Il faut mettre en place un fonds de 5 milliards d'euros pour permettre la relocalisation des usines afin de les robotiser. Il faut indiquer la part du produit en France sur chaque étiquette.
En un mot, toutes ces mesures à la fois de récompense du travail pour inciter au travail et de récompense de nos chefs d'entreprise qui aiment la France et qui veulent y investir pourront permettre de créer ou de relocaliser environ 1 million d'emplois en 5 ans. Et c'est la créée du financement des retraites, c'est la créée du financement de notre système social. Si nous ne faisons pas cela, nous périrons dans la paupérisation de masse. Ma deuxième urgence, et vous l'avez compris, vous la connaissez, et je ne veux pas...
Si, dernier point sur l'économie, pardonnez-moi, Bernard Monod en parle souvent, il faudra rompre avec les directives bancaires européennes pour garantir l'épargne des Français. Car n'oubliez pas que le vrai danger aujourd'hui, et il a raison, c'est que l'Union européenne et les financiers du monde entier kidnappent votre épargne et qu'un jour, vous ne puissiez plus accéder à l'épargne de vos banques. Voilà pourquoi je garantirai l'épargne des Français et je reviendrai à une garantie par la Banque de France. C'est un point fondamental dans les mois qui s'annoncent. Ma deuxième urgence consiste à remettre la France en ordre. Vous connaissez nos propositions, je ne vais pas m'y apesantir.
C'est un nouveau code pénal, des peines planchées pour les récidivistes, un système pénitentiaire avec 40 000 nouvelles places, l'expulsion des délinquants étrangers. Tout l'enjeu est de bien séparer le bon grain de l'ivraie pour retrouver une cohésion nationale. Et dans le même esprit, pour réconcilier les Français, quelles que soient leurs origines, leurs religions, il faut mettre fin au désordre migratoire.
Contrôle de nos frontières en sortant des accords de Schengen, expulsion, bien sûr, des clandestins, révision de la procédure des demandes d'asile qui s'effectueront à la frontière en centre de rétention, suppression du droit du sol, suspension du regroupement familial, suspension des aides aux nouveaux arrivants pendant cinq ans, voilà le préalable indispensable pour renouer avec notre modèle assimilationniste sans lequel notre pays, déjà morcelé, finirait d'exploser.
Et à ceux qui s'inquiètent du coût de ce programme de reprise en main, coût financier, mais surtout coût de sécurité, je veux rappeler que la seule suppression des aides excessives à l'immigration financera la reconstruction de notre État régalien. Reconstruction aussi pour empêcher la guerre civile communautariste vers laquelle nous dérivons et qui coûterait demain mille fois plus cher en déchirure individuelle et collective. Les premiers bénéficiaires de nos mesures seront d'ailleurs les enfants des étrangers qui ont fait l'effort de s'assimiler et que je considère comme des Français à part entière et qui n'en peuvent plus d'être amalgamés avec les racailles des cités.
Voilà ce qu'il nous faut, l'ordre juste. La troisième priorité est celle de l'égalité des chances, promesse d'émancipation républicaine pour tous. Oui, je crois à notre devise. Liberté, égalité, fraternité. Pour moi, ce ne sont pas des mots en l'air, mais en revanche, il faut les traduire en réalité. La vraie égalité des chances, c'est l'opportunité de donner le meilleur de soi-même par l'effort. La vraie égalité des chances, c'est le même accès à l'emploi, l'éducation, la santé que l'on habite aux Omergues dans les Alpes de Haute-Provence.
C'est un de nos mères parrains, auquel je fais un petit coucou, il n'est pas là aujourd'hui, que l'on habite dans une cité de Lille, qu'on habite au cœur de la Bretagne ou à Saint-François en Guadeloupe, ma chère Christiane. Bref, c'est une promesse républicaine qui a été abandonnée par nos dirigeants. Alors, concrètement, mesdames et messieurs les mers, cela veut dire une nouvelle règle d'or. Pour un euro investi dans les métropoles, au moins un autre euro sera investi dans la ruralité, les villes moyennes et l'outre-mer. C'est une révolution. C'est une révolution, je peux vous l'assurer. Et il faudra la mettre en œuvre.
Franchement, pour avoir beaucoup visité les communes de France depuis des mois, je peux vous dire la chance qu'on a d'avoir des terroirs, des atouts exceptionnels. Avec la crise Covid et le télétravail, on a bien vu cette aspiration de nos concitoyens à revenir vivre à la campagne, dans les petites villes, en zone rurale. Mais alors, il faut libérer les communes. Des règles absurdes qui les empêchent de construire, qui les empêchent de se développer, qui les empêchent d'accueillir ces nouveaux habitants. Il ne s'agit pas, bien sûr, de mitter le territoire, mais il s'agit de permettre aux villages de France de grandir autour d'eux-mêmes.
Plus d'un million de Français rêvent de rejoindre un autre territoire. Ça peut être une source incroyable de développement, d'équilibre, de richesse, plutôt que d'entasser les Français dans des éco-quartiers qui ne sont que du bétonnage le long des autoroutes et des voies ferrées des métropoles. C'est une révolution de l'habitat. Oui, chaque Français doit pouvoir avoir sa petite maison individuelle avec son jardin. C'est une chance et qu'on arrête de nous empêcher de faire ça. La France est grande, elle peut accueillir les Français au plus près des territoires. C'est une chance inouïe que nous avons avec tous ces villages de France.
Alors, il va falloir supprimer la loi NOTRe, il va falloir libérer l'énergie des mers, il va falloir faire confiance aux communes de France. C'est un immense chantier. Mais pour ça, bien sûr, il faut qu'il y ait de l'emploi sur place. C'est tout l'enjeu des relocalisations. Il faut qu'il y ait des services publics sur place. Et voilà pourquoi il va falloir en finir avec Bruxelles qui a brisé nos services publics. Seule la péréquation nationale peut garantir un service de transport, de télécommunication, d'Internet au débit, d'énergie, où les recettes des zones denses alimentent les déficits des zones moins denses. Voilà pourquoi il faudra rompre avec Bruxelles.
Reconstruire EDF, reconstruire Gaz de France, de vraies entreprises, de grandes entreprises publiques, à cette exigence d'égalité territoriale. Je veux rouvrir un établissement de santé, hôpital, maternité, par département. Cela veut dire 20 000 lits en plus, alors qu'ils n'en ont supprimé 100 000 en 20 ans. Vous voyez que ce programme est tout à fait réaliste. Il faut rouvrir des lits. Il est scandaleux qu'aujourd'hui, dans notre pays, on ne puisse plus opérer une tumeur cancéreuse à temps parce que le gouvernement a supprimé des milliers de lits et a chassé de manière honteuse plus de 20 000 soignants il y a tout quelques semaines. imaginez ce qui se passe en France aujourd'hui.
Je veux mettre fin aux déserts médicaux en créant une bourse qui financerait les études des étudiants en médecine en échange d'un engagement de 50 services dans une zone en déficit médical. Enfin, enfin, il est temps de bâtir un pôle public pharmaceutique pour mettre fin au conflit d'intérêts entre nos dirigeants et certaines entreprises multinationales et retrouver une indépendance stratégique dans l'approvisionnement en médicaments. Au cœur de notre projet d'égalité des chances, il y a bien sûr l'école qu'il faut rebâtir de A à Z pour en faire le creuset de la transmission des savoirs, du civisme et de l'amour du pays, de notre histoire.
Cela veut dire renforcer nos apprentissages de savoirs fondamentaux par le passage de 9 heures à 15 heures d'enseignement du français chaque semaine, ce qui était le cas auparavant. En augmentant le salaire de nos professeurs, oui, tant leur tâche est ardue et leur mission difficile, mais aussi en leur demandant de mettre en place des aides aux élèves en difficulté et des cours de soutien. En rendant le pouvoir aux professeurs de gérer sa classe en créant des internats disciplinaires. Et enfin, en donnant une chance aux meilleurs élèves d'où qu'ils soient par des internats d'excellence dans chaque département.
Mon projet de méritocratie républicaine n'est pas incompatible et complémentaire d'une vraie politique familiale. Car si l'école instruit, la famille éduque, et je veux aider les parents à bien s'occuper de leurs enfants, c'est tout le sens de notre projet de salaire parental partagé entre la mère et le père pour accompagner leurs nouveaux-nés jusqu'à la maternelle. Là aussi, une révolution pour aider les familles qui élèvent difficilement leurs enfants, c'est une nouvelle frontière pour notre société. Enfin, je ne peux pas conclure mon discours sans parler de notre quatrième priorité qui consiste à bâtir une vraie écologie au service de l'homme pour faire de la France cette nation modèle.
Alors, non pas l'écologie punitive, sectaire, rétrograde, dévers, qui ont kidnappé le thème de la protection de la planète. L'écologie est trop importante pour la laisser aux coupeurs de sapins de Noël, aux fumeurs de cannabis ou aux financeurs de la mosquée de Strasbourg. Il faut sauver la planète, bien sûr, mais il serait peut-être temps aussi de sauver l'homme qui est sur la planète. Et c'est pourquoi je vous surprendrai pendant cette campagne en parlant d'écologie, mais d'une vraie révolution écologique qui passe par le progrès, qui passe par la science, qui passe par la croissance, qui passe par du professionnalisme avec des plans concrets, des financements, des échéanciers précis.
Et puis, une écologie de ceux qui connaissent l'environnement. Je pense à ceux qui sont dans nos campagnes et qui vivent l'environnement, qui ne la pensent pas depuis des quartiers parisiens. La vraie écologie, c'est celle qui permettra de réconcilier l'homme et la nature, l'homme et l'animal. Alors, relevons tout d'abord ce dont ne parlent jamais les verts. Jamais. Le défi de la santé publique que pose l'alimentation actuelle dans les pays riches.
Je m'attaquerai au lobby de la malbouffe, aux additifs alimentaires, aux perturbateurs endoctriniens, à tous ces produits importés du bout du monde, sans aucun respect de ces normes sanitaires et environnementales, alors que nos agriculteurs ont fait des efforts incroyables pour fournir des produits formidables et qu'ils sont sans cesse décriés par des écologistes qui se nourrissent de produits du bout du monde qui sont dégueulasses. Voilà la réalité. Alors, comptons sur nos agriculteurs, nos fermiers qui sont là pour nous nourrir. Cela veut dire aussi qu'il y a de s'extraire de la politique agricole de Bruxelles. Ce défi de la santé humaine est essentiel.
Et d'ailleurs, on pourrait beaucoup s'interroger sur l'épidémie de Covid et les pays qu'elle frappe qui sont ceux, en général, où les problèmes d'obésité, de surpoids sont considérables. Cela veut dire qu'il y a bien sûr un lien entre les maladies du siècle et l'alimentation. Faisons enfin, ensuite, baisser la facture énergétique de 20 millions de foyers par un grand plan d'isolation thermique que je financerai en supprimant les aides aux éoliennes qui défigurent notre pays.
Réduisons massivement notre production de déchets, notamment plastiques, avec un objectif de 100% de recyclage et une vraie lutte contre les intérêts, c'est-à-dire contre l'obsolescence programmée des biens de consommation. Et là, on n'entend pas les verts.
Orientons l'aide au développement sur des projets régionaux faisables, pragmatiques, comme vous le verrez dans un rapport parlementaire que je viens de sortir sur la pollution des océans, avec mon projet de développement d'une Méditerranée propre, avec des stations d'épuration financées par l'aide au développement au SORAO, où va l'argent, pour que les pays rêverains protègent la biodiversité de la Méditerranée, qui est notre mer, notre lac européen et africain. Enfin, développons des circuits courts et des productions locales en renégociant les accords de libre-échange des loyaux qui nous font importer du bout du monde ces mauvais produits.
Servons-nous aussi de ces négociations, ce que ne font pas les pays européens, pour obliger les pays d'Asie à corriger le tir avant qu'il ne soit trop tard. Et je pense notamment, puisque j'ai beaucoup travaillé dessus, à ces océans plastiques qui sont en train de se développer. Sachez que cinq pays dans le monde, la Chine, l'Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande, produisent 50% du plastique déversé dans les océans et que ce sera un des défis encore plus importants que le défi climatique. Alors, vous le voyez, on peut aimer la France et protéger le monde. et notre pays peut servir de modèle aux autres.
Et c'est pourquoi, j'espère que vous l'avez compris aujourd'hui, ce projet, ces solutions que je vous ai présentées, concrètes, ordonnées autour de ces quatre priorités, forment un plan d'ensemble cohérent. Création d'emplois sur le sol français, en métropole comme outre-mer, blocage de l'immigration, meilleure répartition et performance des services publics, incitation au travail, fin des gaspillages, élévation du niveau scolaire, meilleure qualité de vie pour nos compatriotes, c'est un cercle vertueux qui peut se mettre en place. Oui, on peut sortir la France de la crise.
Peu à peu, notre pays retrouvera ainsi le chemin de la croissance, du partage, de la cohésion, de la puissance, qui seuls lui permettront de compter dans le monde. car nous ne l'oublions jamais, si nous voulons que la voix de la France porte sur tous les continents, que nous soyons respectés par nos partenaires, nous devons être capables d'abord de résoudre nos propres problèmes. Et c'est ce qu'avait compris le général de Gaulle qui a pu porter la voix de la France partout dans le monde parce qu'il avait remis de l'ordre dans son pays en 1958. Vous l'avez, je l'espère, aussi compris, à la différence de la plupart de mes concurrents. Je ne me contente pas de faire des propositions.
D'ailleurs, vous allez voir, ils vont surtout faire les mêmes que moi puisqu'ils me pillent mon projet et j'en suis ravi d'ailleurs, comme par exemple les autoroutes, la renationalisation des autoroutes, comme d'ailleurs l'augmentation du salaire net, etc. C'est bon signe, cela prouve qu'ils nous lisent. Mais la grande différence entre nous, c'est que je chiffre chacune des propositions et je remercie Alexis Villepelet qui travaille avec moi depuis de longues années et qui apporte cette rigueur. Chaque proposition est chiffrée, chiffrée précisément. Cela veut dire que le programme que je vous propose français, c'est un programme qui peut être mis en œuvre.
Les projets non chiffrés, ce sont des quinquennats pour rien. On en a connu un certain nombre. Et je voudrais dire à certains qu'ils croient que le gaullisme est une forme de nostalgie incantatoire. Le gaullisme, c'était une grande ambition pour la France. Mais c'était aussi une bonne gestion au service de cette grande ambition. Car le général de Gaulle savait qu'on ne devait dans le concert des nations que compter sur soi. et seul un pays fort peut émettre une voie forte et libre. C'est tout l'enjeu du prochain quinquennat. Le général de Gaulle aussi avait compris que rien ne se fait sans légitimité populaire. Et c'est là tout notre projet, tout mon projet, rendre le pouvoir aux Français.
Je veux, Français, que vous redeveniez acteurs de votre destin. Alors, je n'ai qu'une supplique, qu'un conseil, qu'un discours que je vais marteler jour après jour à travers tout le pays. Français, il est temps de vous réveiller. Il est temps de vous libérer. Et alors, nous pourrons ensemble écrire une très belle page de l'histoire de France. Vive la France, vive la République !
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