đŽ EN DIRECT - ClĂ©nentine Autain, DĂ©putĂ©e NUPES de la 11Ăšme circonscription de Seine-Saint-Denis r...
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Toutes les boĂźtes, c'est-Ă -dire, est-ce que toutes les entreprises qui ont fait un profit exceptionnel depuis deux ans doivent mettre la main Ă la pĂąte ?
Vous savez trĂšs bien que, en tout cas, Total, dans les entreprises du CAC 40, moi je pense qu'il faut... En tout cas, ce seraient les entreprises du CAC 40 ? Non, mais lĂ , il faut arrĂȘter. Je vous ai dit tout Ă l'heure, ce chiffre, je le redis, trĂšs sereinement, mais qu'on l'ait en tĂȘte, 44 milliards en trois mois qui sont reversĂ©s en dividendes. ReversĂ©s en dividendes. Pas rĂ©investis pour, par exemple, faire de la recherche sur la transition Ă©cologique, reversĂ©s pour augmenter les salaires dans ces entreprises. Non. En dividendes, 44 milliards.
Et pendant ce temps-lĂ , vous avez une situation infernale en cette rentrĂ©e, oĂč on n'a pas d'enseignants parce qu'ils sont tellement mal payĂ©s qu'on se retrouve aujourd'hui acculĂ©s, ceux qui Ă©taient censĂ©s ĂȘtre des nantis, vous savez, les professeurs, les agents de la SNCF, il manque 1200 agents Ă la SNCF. Un peu curieux quand mĂȘme pour un secteur de nantis. Pour les crĂšches, on nous explique maintenant, il y a eu un dĂ©cret au mois d'aoĂ»t. Qui a dit qu'ils Ă©taient des nantis, les agents de la SNCF ? Vous n'avez jamais entendu que ceux qui faisaient grĂšve les cheminots ? Non, personne n'a dit que c'Ă©tait des nantis.
Au moment de la réforme des retraites, quand on a expliqué qu'ils avaient un systÚme de privilégiés, quand on explique que les enseignants sont des privilégiés parce qu'ils ont trop de vacances, voilà , c'est ça. Et la réalité, c'est que comme on a sans cesse diminué leurs conditions de travail et que leurs salaires sont sans cesse contraints, je suis désolée, on se retrouve dans la pénurie dans laquelle on est. Donc c'est le chaos. Ce que je veux vous dire, c'est que c'est le chaos. Donc pendant qu'en haut du panier, il y a tant d'argent redistribué, vous avez en bas un chaos qui touche à des secteurs fondamentaux, l'hÎpital. L'hÎpital, l'éducation, les transports, les crÚches.
Un des crĂšches, je vous disais, un dĂ©cret qui est sorti au mois d'aoĂ»t et qui explique que dans les crĂšches, aujourd'hui, on peut recruter des personnels non qualifiĂ©s. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Des job dating pour des enseignants de premier degrĂ©. Mais on va oĂč ? C'est de la maltraitance vis-Ă -vis de nos jeunes. C'est de la maltraitance.
Mais qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-lĂ ? Parce qu'en fait, effectivement, il manque du personnel. Je reprends votre exemple des crĂšches. Pour gĂ©rer une urgence, ils disent qu'on va accepter des gens mĂȘme s'ils n'ont pas eu le temps d'avoir une formation. Vous vous dites qu'on ne prend pas ces gens qui n'ont pas de formation. On fait quoi ? Donc on lĂąche des enfants sans solution de garde ?
Mais c'est comme tout le reste. Mieux vaut pas de prof que des profs peu qualifiĂ©s ? Mais non, mais voyez oĂč on arrive. On arrive dans cette situation oĂč c'est la question qu'on se pose. VoilĂ , si on pouvait arrĂȘter la catastrophe. Vous seriez quoi, vous ? Non, il faut arrĂȘter la catastrophe et il faut organiser dans le temps. Non, pardon, je vous pose la question trĂšs concrĂštement. Augmenter les salaires ? Il n'y a pas de profs ? Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on recrute quand mĂȘme ? On change les conditions de travail des enseignants. Si vous voulez recruter, il faut que le mĂ©dia devienne attractif. Non, mais je vous parle de la rentrĂ©e dans trois jours.
Qu'est-ce qu'on fait dans trois jours ? Ăcoutez, je prĂ©fĂšre qu'on regarde sur dĂ©jĂ ceux qui ont passĂ© le concours que de faire tout et n'importe quoi, dans l'urgence. Donc on accepte des gens, y compris des gens qui ont passĂ© le concours mais qui ne l'ont pas rĂ©ussi ? Je ne suis pas responsable de cette situation catastrophique. Je sais bien, mais si vous dĂ©viez au gouvernement aujourd'hui, si vous arriviez au pouvoir comme vous le souhaitez, vous devriez bien la gĂ©rer, cette situation. J'entends, mais moi je veux attirer l'attention. Vous ne pouvez pas rĂ©pondre, ce n'est pas de ma faute.
Non, mais j'attire l'attention de toutes celles et ceux qui nous regardent sur le fait que la Macronie, visiblement, a l'impression que c'est des jeunes Giscardiens qui sont sortis du Formol. C'est ça qui se passe. Ils ont 40 ans de retard. Et quand vous voyez la situation en Angleterre, c'est un chaos encore plus grand. Parce qu'effectivement, l'inflation est beaucoup plus forte, elle est de l'ordre de 13%, mais surtout parce que justement, tous les services publics, les biens communs, les protections ont été laminées. Et ça amÚne au chaos. Au chaos.
Or lĂ , le gouvernement s'entĂȘte, si vous voulez, dans une logique qui est une logique de dĂ©rĂ©gulation, de flexibilitĂ©, de concurrence libre et non faussĂ©e, d'austĂ©ritĂ© budgĂ©taire. Tout ça, ça ne marche pas. Ce sont de vieilles recettes. Et c'est pour ça que je vous disais au dĂ©but que c'est l'extrĂȘme centre. C'est l'extrĂȘme centre qui, de façon dogmatique, continue de nous emmener dans le mur, mĂȘme sur l'Ă©cologie. Vous avez des incendies, la sĂ©cheresse, etc. Et MĂ©tĂ©o France, qui a eu son budget sabrĂ©, vous le savez, l'ONF. Son budget et ses effectifs. L'ONF, budget sabrĂ©. Et aprĂšs, on nous dit que vous n'avez pas prĂ©vu ce qui s'est passĂ© en Corse avec les incendies.
Mais évidemment, si vous avez moins de personnel, vous regardez moins prÚs pour évaluer la situation.
Il y a une responsabilité de la part du gouvernement aussi dans l'impréparation ou l'incapacité à gérer la crise climatique cet été. Clémentine Autain, il y avait la rentrée ce week-end des différentes composantes de la NUPES. Est-ce que manger une entrecÎte cuite sur un barbecue est pour vous un symbole de virilité ?
Ăcoutez, c'est Sandrine Rousseau qui l'a dit visiblement dans une confĂ©rence, voilĂ , oĂč elle, j'imagine que, je n'ai pas Ă©coutĂ©, mais j'imagine qu'il y a eu plein de choses avant, plein de choses aprĂšs. C'est sorti un peu du contexte gĂ©nĂ©ral de son propos. Mais ce qui est intĂ©ressant, c'est qu'on le sait, la sociologie, en fait, nous explique qu'en effet, il y a une dimension, en tout cas une diffĂ©rence entre les sexes trĂšs fortes. Vous savez par exemple que les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes.
Donc manger de la viande, c'est un signe de virilité ?
En tout cas, il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande. Pareil, le véganisme, les personnes qui décident de devenir végétariens sont majoritairement des femmes. Et est-ce que c'est votre rÎle, à vous, politique, de faire changer ça ? Alors, pour ce qui est de la consommation de la viande, on a un problÚme, vous savez...
Non, de faire changer la question du comportement en fonction des sexes. Je vous pose la question parce qu'elle n'a pas juste dit, Sandrine Rousseau, que c'était un signe de virilité. Elle dit qu'il faut le faire changer. Sa phrase exacte, c'est qu'il faut changer de mentalité pour que manger une entrecÎte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité.
Oui, c'est-à -dire qu'il faut changer. Si on veut aller vers l'égalité, c'est l'objectif, on est tous d'accord, je crois. Bien sûr. Donc, si on veut avancer vers l'égalité, il faut en effet s'attaquer au virilisme et faire en sorte qu'il y ait une égalité entre les sexes. Donc, vous avez envie de faire le barbecue, vous, par exemple ? Je ne fais pas le barbecue. Donc, pour une fois qu'ils font la cuisine, on va leur reprocher. Non, mais pourquoi je ne fais pas le barbecue ? C'est une vraie question. Je pourrais moi aussi le faire et spontanément, ce n'est pas moi qui le fais. Vous ne faites pas déjà tout le reste ? Non, je ne suis pas forcément...
Non, moi, en l'occurrence, je ne fais pas du tout tout le reste. Mais j'entends bien que ma situation n'est pas reprĂ©sentative et j'ai beaucoup de chance de ne pas faire tout le reste. Mais est-ce que c'est le rĂŽle des politiques aujourd'hui de s'attaquer Ă ce qui se passe dans nos jardins ou dans nos cuisines ? Oui, heureusement, et ça, c'est quand mĂȘme l'apport du fĂ©minisme. Vous savez, heureusement qu'on s'est occupĂ©. Si vous dites qu'Ă la maison, chacun se dĂ©brouille dans son foyer, alors que vous savez que 80% des tĂąches domestiques sont rĂ©alisĂ©es par les femmes, vous voyez bien qu'il y a un problĂšme. C'est un problĂšme social et politique.
Alors, ça ne veut pas forcĂ©ment dire qu'il faut une loi pour exiger la paritĂ© dans celles et ceux qui allument le barbecue. Vous voyez bien que c'est absurde. Mais en revanche, d'avoir un discours qui prend en considĂ©ration l'ensemble, oui, je crois que ça fait partie de notre rĂŽle. Et le virilisme Ă la tĂȘte de votre parti, ClĂ©ment-Ănotin ? Ă la tĂȘte de tous les partis politiques, dans le monde politique, bien sĂ»r, qu'il y a toujours Ă dire sur l'Ă©galitĂ© entre les hommes et les femmes en politique. Ăa, je vous assure que c'est un sujet. D'ailleurs, j'avais fait un colloque Ă l'AssemblĂ©e nationale et ça ne suffit pas, vous voyez, pour rĂ©gler le problĂšme.
Non, visiblement, ça n'a pas suffi. En fait, ce que vous dites quand mĂȘme Ă longueur de temps, et vous le dites depuis quelques temps, vous l'aviez d'ailleurs dit Ă mon mĂȘme micro en 2019, vous aviez dit qu'il fallait changer le mode de fonctionnement de la France insoumise. Vous en avez rajoutĂ© une couche la semaine derniĂšre. Nous avons un cap Ă franchir pour faire grandir et gagner LFI. En vrai, ce cap, c'est quoi ? C'est sortir du tout MĂ©lenchon ?
Non, alors ce n'est pas du tout ce que je propose lĂ tout de suite. En rĂ©alitĂ©, pour franchir le cap, ce n'est pas la question de MĂ©lenchon. C'est la question des instants dirigeants. C'est pour ça que je vous pose la question. La tĂȘte de LFI, le leader naturel de LFI aujourd'hui, ça reste Jean-Luc MĂ©lenchon. D'ailleurs, en fait, dans ce que je propose, ce n'est pas simplement la question de la direction, mĂȘme si j'en parle et elle est importante. En fait, franchir ce cap, vous vous rendez compte que nous sommes passĂ©s de 17 dĂ©putĂ©s Ă 75 dĂ©putĂ©s. C'est dĂ©jĂ un sacrĂ© cap quand mĂȘme. Nos universitĂ©s d'Ă©tĂ©, nos amphis, il y avait plus de 5000 personnes. C'est Ă©norme.
D'ailleurs, c'est la plus grosse universitĂ© d'Ă©tĂ© de toutes les formations politiques. Donc, on est en train de franchir un cap. Et pour bien le franchir, il me semble que nous avons besoin d'accroĂźtre notre implantation locale. Et pour cela, il faut qu'on ait des mĂ©canismes qui permettent de donner des moyens localement Ă nos militants de pouvoir faire le travail. Et notamment dans la course de vitesse que nous avons avec l'extrĂȘme droite, oĂč nous savons que sur un certain nombre de territoires, en particulier, c'est notre prĂ©sence humaine qui va ĂȘtre dĂ©terminante.
Ensuite, en effet, je pense qu'il faut qu'on délimite mieux les lieux, les espaces de décision, les espaces de débat aussi sur la stratégie.
OĂč sont prises les dĂ©cisions ? Les lieux de la prise de dĂ©cision restent flous. L'espace du dĂ©bat stratĂ©gique n'est pas identifiĂ©.
VoilĂ . Et c'est pourquoi je pense que nous avons besoin de mettre Ă jour notre...
Vous y allez, mais vous n'y allez pas complÚtement. Et ça fait deux ans d'ailleurs, c'est le cas. Je vais vous expliquer pourquoi. Qu'est-ce qui se passe ? Parce qu'en fait, on vous le reproche.
Non, c'est qu'il y a quelque chose que j'aime dans la France insoumise depuis le démarrage, vraiment, c'est qu'il y a une volonté d'expérimenter une forme d'organisation qui ne ressemble pas au parti du XXe siÚcle. Pendant trÚs longtemps, on a eu des partis, c'était pyramidal, alors avec un mode dit démocratique, mais qui donnait des congrÚs, une forme qui finalement tournait beaucoup les cadres et les militants vers l'interne. Donc ce qu'on a voulu faire, c'est quelque chose de plus fluide, tourner vers l'extérieur, vers l'action et qui ne passe pas sa vie, en fait, dans des débats internes, infernales et qui fiche des majorités et des minorités.
Vous voyez, qui sont figĂ©es ou finalement, Ă la fin, on ne sait mĂȘme plus pourquoi les gens s'engueulent. Donc la France insoumise, elle a cherchĂ© et elle cherche une forme d'organisation qui soit nouvelle et qui corresponde mieux aux aspirations des gens aujourd'hui qui n'ont pas forcĂ©ment toujours envie d'ĂȘtre perdus en balle.
Mais c'est encore imparfait, quoi.
â Ăa peut avoir les travers Ă ce stade, inverse aussi, c'est-Ă -dire que le gazeux, vous voyez bien, je pense que nous arrivons aux limites du gazeux.
â Est-ce que le travers, ce n'est pas justement une question que j'ai dit Ă Pauline de Malherme ? â C'est lĂ -dessus que tentent de vous attaquer vos opposants, je pense notamment Ă Olivier VĂ©ran, qui est donc Ă©videmment le porte-parole du gouvernement et qui Ă©tait sur BFM TV hier. Ăcoutez comment il parle de Jean-Luc MĂ©lenchon.
â Comme d'habitude, notre planĂšte brĂ»le et Jean-Luc MĂ©lenchon voudrait qu'on le regarde lui. Il veut ĂȘtre au centre de l'Ă©chiquier politique et donc on est dans la caricature permanente sur la forme d'ailleurs. Ăa ressemble moins dĂ©sormais Ă un discours politique et Ă un one-man show que sur le fond. Vous savez, tout ce qui est excessif est insignifiant, comme on dit. Et Jean-Luc MĂ©lenchon, en l'occurrence, est Ă nouveau trĂšs excessif.
â Qu'est-ce que vous rĂ©pondez à ça, ClĂ©mentine Autain ? â Non, c'est insupportable en fait. Je trouve ça trĂšs insupportable. On pourrait dire la mĂȘme chose de Macron, mais en ce cas-lĂ , il se regarde lui, le monde brĂ»le, la planĂšte brĂ»le. Et la France a brĂ»lĂ© singuliĂšrement cet Ă©tĂ©. Et que fait le prĂ©sident de la RĂ©publique ? C'est eux qui sont en responsabilitĂ©. C'est indĂ©cent de dire des choses pareilles. Nous, ce qu'on dit, c'est que, sur le climat en particulier, c'est quand on sait qu'on a 63 Français, des milliardaires, qui Ă©mettent autant de gaz Ă effet de serre que la moitiĂ© des Français. Vous m'entendez ? 63, autant que la moitiĂ© des Français. VoilĂ .
â Donc c'est ça qui est indĂ©cent. â Ăa, c'est indĂ©cent. Et que le prĂ©sident de la RĂ©publique soit sur ses jetskis pendant l'Ă©tĂ©, ça, c'est indĂ©cent. VoilĂ .
â ClĂ©mentine Autain, l'imam Iqusen, qui devait ĂȘtre expulsĂ©, en tout cas c'Ă©tait la volontĂ© du ministre de l'IntĂ©rieur, dĂ©cision qui a d'abord Ă©tĂ© cassĂ©e par le tribunal administratif. Et on attend, aujourd'hui ou demain, la dĂ©cision du Conseil d'Ătat d'autoriser ou non l'expulsion de cet imam. Est-ce que, pour vous, il faut l'expulser ?
â Ăcoutez, moi, je suis pour l'Ă©tat de droit. VoilĂ . Moi, je suis une femme de principe, je suis pour l'Ă©tat de droit. Cet imam a profĂ©rĂ© des propos qui sont... Enfin, c'est au-delĂ que je... Non seulement je ne les partage pas, mais je les combats profondĂ©ment. Donc ça nous pose un problĂšme. â Sur les femmes, sur les homosexuels, sur les juifs ? â Exactement. Sur les femmes, les homosexuels, les juifs. Et ces discours-lĂ doivent ĂȘtre combattus. Franchement combattus. Politiquement, combattus. Mais aprĂšs, quand on les combat, il faut le faire toujours avec l'Ă©tat de droit. Donc moi, c'est ça qui m'importe, si vous voulez.
â Donc si le Conseil d'Ătat dit non, ça ne correspond pas exactement Ă notre Ă©tat de droit, on ne change pas la loi pour autant.
â Exactement. â Exactement. â ClĂ©mentine Ozan ? â Vous savez, on ne combattra pas l'obscurantisme, on ne combattra pas, justement, tous les propos, l'antisĂ©mitisme, le sexisme, l'homophobie, si on n'est pas dans une logique de principe et d'Ă©tat de droit. VoilĂ . C'est trĂšs important.
â Oui, mais l'Ă©tat de droit, soit la loi est telle qu'elle est, c'est par accord. â On peut toujours changer la loi. â Soit on change la loi en considĂ©rant qu'il faut quand mĂȘme l'expulser, dans ces cas-lĂ , on change la loi, et on sera en accord avec la loi.
â Oui, mais quand je dis⊠â Vous ne voulez pas aller jusque-lĂ , jusqu'Ă changer la loi. â Je dis que nous sommes aussi dans un climat dont il faut faire trĂšs attention, parce qu'il y a une espĂšce de tendance Ă vouloir faire du contrĂŽle social partout, de laminer, globalement, je ne parle pas de cet imam, mais globalement, les libertĂ©s dans tous les sens, au nom d'un combat qu'on finit par perdre. Parce que ce qu'on veut dĂ©fendre, c'est prĂ©cisĂ©ment aussi la libertĂ©.
â Et on verra, puisque la dĂ©cision du Conseil d'Ătat devrait ĂȘtre rendue aujourd'hui ou demain. Je voudrais que vous Ă©coutiez ce qui s'est passĂ© au festival techno du Touquet, ce week-end. Emmanuel Macron Ă©tait prĂ©sent, il Ă©tait au Touquet et il Ă©tait prĂ©sent dans le public. Et il y a eu ce musicien, Marc RĂ©billet, qui a jouĂ© et criĂ© ça. Alors c'est assez clair, on l'entend, Macron enculĂ©, Macron tu dĂ©gages, Macron fuck you.
Est-ce que ça vous choque ? â Bon, Ă©coutez, forcĂ©ment, je n'aime pas tellement cette forme-lĂ . Ăa exprime une colĂšre. Vous imaginez bien que moi, en tant que femme politique, ce ne sont pas des termes qui me plaisent. Mais il faut entendre la colĂšre plus globalement. Je veux dire, dans notre pays, moi j'entends beaucoup de choses qui ne sont pas forcĂ©ment ses propos publics.
â Est-ce qu'il faut aller jusqu'Ă l'insulte ? LĂ , c'Ă©tait de l'insulte. Alors, il rĂ©pond, lui, que ça ne le choque pas, que tout le monde a besoin d'ĂȘtre remis Ă sa place de temps en temps, y compris le prĂ©sident.
â VoilĂ , moi je ne suis pas fan de cette forme-lĂ , mais j'entends en mĂȘme temps dans le pays cette grande colĂšre. VoilĂ , cette grande colĂšre. Vous savez, on est dans un moment politique un peu particulier, parce qu'il y a une tripartition avec trois pĂŽles. Le pĂŽle de l'extrĂȘme-centre, le pĂŽle de l'extrĂȘme-droite, qui est menaçant, qui est inquiĂ©tant, et qui, vous savez, je crois, est trĂšs dangereux, il porte en germe le fascisme. Et nous, un pĂŽle social et Ă©cologique qui est nouveau,
â Vous ĂȘtes les seuls Ă ne pas ĂȘtre extrĂȘme.
â Avec la NUPES, on est⊠â Oui, j'entends ce que vous voulez dire. â Je me pose un peu la question,
c'est-Ă -dire que vous dites que tous les autres sont extrĂȘmes, y compris le centre, mais vous, vous ne le sauriez pas.
â On est un pĂŽle social et Ă©cologique qui a vocation Ă apporter un certain nombre de choses. â Le centre et les autres sont extrĂȘmes. â Non, je ne crois pas qu'il y ait de centre. Je crois qu'il y a trois propositions politiques. â Et c'est Ă©vident. â On ne va pas polĂ©miquer sur le mot extrait, il y a trois propositions politiques.
â Et on verra, Ă©videmment, puisqu'il y aura la rentrĂ©e parlementaire, on verra si vous ĂȘtes capables de travailler ensemble les uns et les autres. On a vu en tout cas que sur certaines propositions, pour une fois, peut-ĂȘtre que, et le gouvernement⊠â Vous l'avez vu sur la taxe sur les super profits,
puisque nous allons lancer, suite Ă la proposition d'Olivier Faure, â Un rĂ©fĂ©rendum d'initiative populaire. â Donc j'appelle d'ores et dĂ©jĂ Ă signer la pĂ©tition que nous avons lancĂ©e, et nous allons nous organiser pour dĂ©crocher les 4,7 millions de signatures nĂ©cessaires pour enclencher. Maintenant, si Mme Borne dĂ©cide qu'il n'y a pas besoin de le faire, et que l'avance-lĂ , la rentrĂ©e parlementaire, on fait une session et on va tous voter pour cette loi, j'en serais absolument ravie. On gagnerait l'Ă©nergie, puis on continuerait Ă lui demander le SMIC Ă 1 500 euros, et tout le reste de ce que nous avons.
â Merci d'avoir rĂ©pondu Ă mes questions ce matin dans le Face Ă Face, vous ĂȘtes dĂ©putĂ© La France Insoumise, de Seine-Saint-Denis, 8h54 sur AMC BFM TV. â Merci Ă Pauline de Malherme, dans quelques instants, le live avec la grande aventure du jour, objectif lune, pour cette fusĂ©e de la NASA qui doit dĂ©coller en dĂ©but d'aprĂšs-midi, Ă tout de suite.
â Chez Maison Sneakers, on fait un nouveau mĂ©tier qu'on a un peu créé, c'est le mĂ©tier de sneakerier, c'est la contraction de sneakers et de coordonnĂ©es. â En gros, on est les rĂ©parateurs de sneakers. Chaque fois que quelqu'un a une paire abĂźmĂ©e, le premier rĂ©flexe qu'il a, c'est d'aller regarder la prochaine qu'il va acheter. Et moi, je voulais complĂštement casser ça. La meilleure paire, c'est peut-ĂȘtre celle qu'on a dĂ©jĂ . Chaque mois, on a de plus en plus de clients, et donc du coup, les journĂ©es sont de plus en plus courtes pour pouvoir traiter tout ce qu'on a Ă faire. En fait, moi, j'ai besoin de temps.
Je ne peux pas me permettre d'avoir Ă remplir 10 fichiers, 10 formulaires pour les envoyer au client. Il fallait que ça soit trĂšs fluide. â Avec mon Terminal Square, je peux encaisser mes clients directement en boutique. Je peux envoyer des devis. On peut aussi envoyer directement des liens de paiement. C'est super fluide, super rapide. Ce qui est bien avec cette solution-lĂ , c'est qu'elle peut Ă©voluer comme mon entreprise Ă©volue. Je ne suis pas bloquĂ©. Mais aujourd'hui, je suis content parce que je vis de ma passion. Et en plus, si on peut rendre service Ă travers sa passion, lĂ , c'est jackpot. C'est vraiment jackpot.
â On a tous le pouvoir d'agir au quotidien.
Merci aux 36 000 clients ENGIE qui ont participé au challenge de réduction de consommation d'énergie avec mon programme pour agir. Ce qui a permis d'économiser l'équivalent de 139 tonnes de CO2. J'agis avec ENGIE.
â Avec MMA, les kilomĂštresâŠ
Clémentine Autain