Les 4 vérités - Chloé Ridel
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- OuverteRéponse directe
Pourquoi tant de haine de la part de l'extrême gauche et des black blocs qui s'en sont pris physiquement à vous?
- RelanceRéponse partielle
On ne lui pardonne pas votre soutien à F.Bayrou?
- OuverteRéponse directe
A quoi attribuez-vous cet acharnement, si ce n'est à un fond d'antisémitisme qui règne dans une partie de la gauche, et singulièrement à l'extrême gauche?
- RelanceRéponse partielle
Ces mots de 'sales sionistes', vous les avez entendus?
- OuverteRéponse directe
Comment vont ces militants blessés?
- OuverteRéponse directe
Revenons aux attaques qui visent J.Guedj et votre collègue députée européenne, elle aussi d'origine juive. Elle dit qu'il y a, derrière ces violences, un fond de brutalisation de la vie politique, notamment menée par La France insoumise, qui appelle à cette libération de la violence.
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- D.Thévenot: Merci, Frédéric. - M.Lauqué: J.Wittenberg, vous recevez C.Ridel, députée européenne et porte-parole du PS.
Bonjour à tous les deux. - J.Wittenberg: Bonjour, C.Ridel.
Vous êtes la porte-parole d'un parti qui a été au coeur de l'actualité politique, et en particulier des fractures de la gauche. Vous étiez présente sur ces manifestations du 1er-Mai, sur le stand du PS, qui a été violemment pris à partie. Pourquoi tant de haine de la part de l'extrême gauche et des black blocs qui s'en sont pris physiquement à vous? - C.Ridel: Il faudra le leur demander, mais je pense qu'il y a une part de colère face à ce qu'est redevenu le PS.
Nous sommes à nouveau au coeur de la politique française. Ce sont le fait de quelques intolérants violents, d'une minorité. - J.Wittenberg: On ne lui pardonne pas votre soutien à F.Bayrou? - C.Ridel: Nous ne le soutenons pas.
Il y a beaucoup d'incompréhension autour de ce vote, et notamment du fait de La France insoumise qui explique que, par cette non-censure du budget, nous soutenons le gouvernement de F.Bayrou. C'est faux.
Nous avons subi des violences inacceptables, mais je préfère retenir l'image de Dunkerque, une gauche réunie autour des salariés d'ArcelorMittal. - J.Wittenberg: Tout le monde a observé, il y a eu des personnalités plus ciblées que d'autres, en particulier le député J.Guedj.
A quoi attribuez-vous cet acharnement, si ce n'est à un fond d'antisémitisme qui règne dans une partie de la gauche, et singulièrement à l'extrême gauche? C'est aussi votre sentiment? - C.Ridel: Il y a les deux.
Certains l'attaquent parce qu'ils ne sont pas d'accord avec lui. Ils ont le droit, mais ils n'ont pas le droit d'être violents. Et il y a des antisémites.
Ils considèrent que toute personne juive serait coupable de soutien ou serait complice des crimes du gouvernement israélien. - J.Wittenberg: Ces mots de "sales sionistes", vous les avez entendus? - C.Ridel: Personnellement, non.
Il y avait beaucoup de bruit et cela s'est passé très vite. Nous avons été choqués et chargés par des black blocs qui nous ont tiré dessus au mortier. Des camarades ont été blessés.
D'autres ont des pertes d'audition. - J.Wittenberg: Comment vont ces militants blessés? - C.Ridel: Ils vont mieux, ils se remettent.
Nous avons porté plainte. - J.Wittenberg: Revenons aux attaques qui visent J.Guedj et votre collègue députée européenne, elle aussi d'origine juive.
Elle dit qu'il y a, derrière ces violences, un fond de brutalisation de la vie politique, notamment menée par La France insoumise, qui appelle à cette libération de la violence. Elle condamne le fait que La France insoumise n'ait pas beaucoup protesté contre ces violences. - C.Ridel: On a eu des marques de soutien de toute la classe politique française, beaucoup à gauche.
A La France insoumise, il y a le silence de J.-L.Mélenchon, par exemple.
Le silence du bout des lèvres de M.Bompard. On entend des mensonges de la part des manifestants, comme quoi le PS serait un soutien de B.Nétanyahou.
Ce qui est un mensonge éhonté. On l'a entendu dans la bouche de M.Bompard.
Quand on dit des mensonges répétés à longueur d'antenne contre les positions du PS, ça se termine aussi en violences dans la rue. Je le condamne. - J.Wittenberg: Il y a une forme de responsabilité? - C.Ridel: Il y a une forme d'éthique dans la façon dont on fait de la politique.
On n'est pas d'accord sur des choses, mais il ne faut pas mentir sur les positions des uns et des autres. Il faut faire la part des choses. La France insoumise n'a pas été violente avec nous. - J.Wittenberg: Mais vous regrettez le silence de J.-L.Mélenchon. - C.Ridel: Cela autorise une minorité violente à passer à l'acte. - J.Wittenberg: Aujourd'hui, tout rapprochement, toute alliance nouvelle est impossible avec La France insoumise, et on pense aux élections municipales dans un an... - C.Ridel: Ce que nous portons pour les élections municipales et présidentielles, c'est un large rassemblement à gauche, le plus large possible, qui parlera aux électeurs insoumis également.
Mais il faut exclure J.-L.Mélenchon.
Nous ne pouvons plus cautionner un certain nombre de ses positions. Il faut porter un projet devant les Français dans la clarté. - J.Wittenberg: J.-L.Mélenchon, c'est fini? - C.Ridel: C'est la parole que nous portons au PS pour les prochaines échéances électorales. - J.Wittenberg: Vous avez un congrès dans un mois.
Vous défendez l'actuel premier secrétaire O.Faure. Il y a aussi un peu d'arrière-pensée.
J.Guedj a reproché Q.Faure ne lui ait pas passé un coup de téléphone après ce qui s'est passé dans les manifestations du 1er-Mai.
Vous avez l'impression que c'est un règlement de comptes? Ou votre premier secrétaire aurait-il dû faire un geste? - C.Ridel: Olivier a pris le soin d'appeler chacun.
Je ne vais pas me mettre dans ces polémiques interpersonnelles. Il y a un congrès en cours. C'est classique, au PS.
On discute. Le congrès est de très bonne tenue. Il y a 2 lignes qui s'affrontent. - J.Wittenberg: Quelles sont-elles? - C.Ridel: Avec Olivier Faure, nous portons une ligne qui veut un PS qui ne renonce pas à transformer radicalement la société.
Nous sommes des radicaux réformistes. Nous ne pensons pas, par exemple, comme F.Hollande, qu'il ne faudrait pas ne pas censurer F.Bayrou jusqu'en 2025.
Nous ne pouvons pas l'accepter. Nous avons des positions fortes sur le fond, parce que, dans le texte que nous avons présenté dans le cadre de ce congrès, nous posons les bases d'un projet socialiste pour la France et nous le voulons radical dans sa volonté de transformation de la société. Ensuite, nous portons une stratégie de rassemblement large de la gauche en vue des prochaines présidentielles.
Nous avons une extrême droite à 40 %, il y a cet espoir au sein du peuple de gauche. C'est à nous de porter l'alternative. On voit bien, dans le pays, qu'il y a 2 alternatives: l'extrême droite ou nous.
On voit ce que donne l'extrême droite ailleurs dans le monde, notamment aux Etats-Unis. Nous pensons avoir une responsabilité particulière face aux Français. - J.Wittenberg: Traduisons cela en politique.
La présidentielle est dans 2 ans. Vous voulez un candidat de votre parti? - C.Ridel: Bien sûr.
Mais pour qu'il y ait un candidat socialiste, ça ne se décrète pas, ça se construit avec les autres partenaires. Tandis que N.Mayer-Rossignol défendra une candidature socialiste, en espérant que les autres s'y rallient. - J.Wittenberg: Vous avez dit que vous n'étiez pas pour ne jamais censurer F.Bayrou.
Vous vous apprêtez à le faire? Vous êtes prêts à censurer le Premier ministre? - C.Ridel: Bien sûr.
S'il ne respecte pas la promesse qui a été la sienne sur les retraites. Et c'est mal parti. Il y a aussi cette annonce de 40 milliards d'économies supplémentaires dans le budget 2026.
Nous ne pourrons pas accepter que cela se fasse sans changement de politique, c'est-à-dire en prenant toujours aux mêmes, aux classes populaires et moyennes, à ceux qui travaillent sans prendre l'argent où il est, sur les plus riches ou dans les milliards de peu d'impôts concédés ces dernières années. - J.Wittenberg: Comment la porte-parole du PS réagit face à cette initiative d'E.Macron, qui veut proposer une nouvelle convention citoyenne sur les rythmes scolaires, les vacances?
Est-ce une bonne ou une mauvaise idée? - C.Ridel: C'est un sujet très important, les rythmes scolaires, car ça reproduit des inégalités à l'école.
Plus les vacances d'été sont longues et plus cela fait que les enfants issus de milieux défavorisés sont pénalisés. Je trouve bien d'organiser une convention citoyenne, pourvu
Chloé Ridel