Bitcoin, investissements et arnaques : "Plus les gens ont une appétence pour le risque, plus ils risquent de se faire arnaquer", avertit la présidente de l'AMF
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que c'est important de faire la chasse aux plateformes qui ne sont pas enregistrées auprès de vos services, auprès de l'AMF ?
- 1:45OuverteRéponse directe
À quoi doit-on être vigilant ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales arnaques ? J'imagine qu'il y a le bitcoin, les crypto-actifs, mais pas que.
- 4:17OuverteRéponse directe
Quel est le profil des personnes qui se font piéger ? Est-ce que vous avez une idée ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Sachant qu'il y a de plus en plus de néo-investisseurs, donc des hommes jeunes notamment, quasiment 60 000 néo-investisseurs cette année. Est-ce que ça veut dire que vous avez affaire à un public de plus en plus jeunes investisseurs ?
- 5:47OuverteRéponse directe
Au-delà des arnaques, on l'a vu, la valeur du Bitcoin, je le disais, a explosé. Depuis l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, le futur président américain qui prendra ses fonctions le 20 janvier promet de déréguler davantage les activités bancaires et financières. Est-ce que ça vous inquiète ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« C'est important de faire la chasse aux plateformes non enregistrées parce que le fait que nous enregistrions ces plateformes, ça veut dire qu'il y a quand même une base de contrôle minimum sur leur mode de fonctionnement qui est faite par l'AMF. »
- 0:51Invité politiqueFait
« notamment sur le fait qu'elles sont correctement équipées pour lutter contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, ce qui est très important évidemment. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Il n'y a pas encore de disposition de protection des investisseurs, contrairement à ce que vous avez dans le monde financier d'une manière générale. »
- 1:34Invité politiquePromesse
« Et ça, ça va arriver soit avec ceux qui ont déjà passé le niveau 2, qui est celui de l'agrément, soit avec l'agrément européen qui rentre en vigueur ce 30 décembre, juste maintenant d'ailleurs. »
- 2:58Invité politiqueFait
« On voit aussi monter beaucoup d'arnaques liées à des usurpations d'identité, diverses et variées, de plus en plus raffinées. »
- 4:24Invité politiqueFait
« On a fait des enquêtes là-dessus. Donc, ça peut être d'abord tout un chacun. Mais évidemment, plus les gens ont une appétence pour le risque, plus ils sont en risque de se faire arnaquer. »
- 5:06Invité politiqueFait
« On a besoin d'investir pour préparer des investissements futurs, acheter un appartement, sa retraite, financer l'étude de ses enfants. »
Temps de parole
- Invité politique75 %
- Présentateur25 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous, on l'appelle communément le gendarme de la Bourse, l'autorité des marchés financiers dont vous êtes la présidente, Marianne Barbalayani, bonsoir. Bonsoir. Invité éco de France Info, ce soir, pas plus tard qu'hier, la justice a saisi une dizaine de distributeurs automatiques virtuels de crypto-monnaies qui permettaient à tout un chacun, moyennant une commission, de convertir des bitcoins en euros. Pourquoi est-ce que c'est important de faire la chasse aux plateformes qui ne sont pas enregistrées auprès de vos services, auprès de l'AMF ?
C'est bien ça, c'est donc des plateformes qui sont non enregistrées. C'est important de faire la chasse aux plateformes non enregistrées parce que le fait que nous enregistrions ces plateformes, ça veut dire qu'il y a quand même une base de contrôle minimum sur leur mode de fonctionnement qui est faite par l'AMF, notamment sur le fait qu'elles sont correctement équipées pour lutter contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, ce qui est très important évidemment. Et donc c'est une sorte de label, on peut y aller en toute sécurité ? Alors, on peut y aller avec une sécurité relative parce que l'enregistrement dont on parle, c'est je dirais le niveau 1 de la réglementation.
Donc on va vérifier essentiellement l'honorabilité, la compétence des dirigeants et la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme. Il n'y a pas encore de disposition de protection des investisseurs, contrairement à ce que vous avez dans le monde financier d'une manière générale. Et ça, ça va arriver soit avec ceux qui ont déjà passé le niveau 2, qui est celui de l'agrément, soit avec l'agrément européen qui rentre en vigueur ce 30 décembre, juste maintenant d'ailleurs.
Et alors, juste en attendant cela, à quoi doit faire attention un utilisateur qui serait tenté, et on le comprend, d'acheter des crypto-monnaies, on le comprend parce que la valeur du bitcoin a augmenté de 50% en un mois et demi. À quoi doit-on être vigilant ?
Alors déjà, effectivement, d'aller chez des acteurs qui sont au moins enregistrés à l'AMF, très important pour ne pas risquer de tomber sur des acteurs frauduleux. Et on a beaucoup de fraudes liées à des acteurs frauduleux. Et puis ensuite, il y a les conseils de base qu'on peut donner à quelqu'un qui veut investir. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Le bon sens. Et donc, effectivement, le bitcoin a beaucoup augmenté. C'est un actif. Il est relativement spéculatif au sens où il n'est pas assis sur une valeur sous-jacente. Vous achetez une action d'une entreprise.
Il y a derrière ce que fait, ce que vaut cette entreprise, comment elle gagne de l'argent, comment elle se développe, etc. Le bitcoin, vous pouvez gagner de l'argent et c'est une réalité. Mais il n'est pas assis sur une économie réelle. Il n'est pas assis sur l'économie réelle.
Alors, 500 millions d'euros de préjudice cette année, selon le parquet de Paris. Quelles sont les principales arnaques ? J'imagine qu'il y a le bitcoin, les crypto-actifs, mais pas que.
Alors, effectivement, ce qu'on voit beaucoup monter ces derniers temps, c'est les arnaques aux crypto-actifs. On voit aussi monter beaucoup d'arnaques liées à des usurpations d'identité, diverses et variées, de plus en plus raffinées. Par exemple ? Y compris usurpant l'identité de l'AMF. Alors, par exemple, très clairement, on voit monter ce qu'on appelle l'arnaque au carré ou l'arnaque sur l'arnaque. C'est-à-dire quelqu'un qui s'est fait arnaquer, généralement sur Internet, qui reçoit ensuite une proposition d'un faux acteur bienveillant qui vient l'aider à récupérer son argent. À récupérer son argent. Et malheureusement, c'est souvent à nouveau une arnaque.
Donc, c'est comme les anciens mails qu'on recevait ? Oui, oui, anciens, nouveaux aussi d'ailleurs.
Donc, malheureusement, ça, ça ne s'arrête pas. Et sauf que, ce que vous dites, Marianne Barbalayani, c'est que c'est de plus en plus sophistiqué, notamment grâce à l'intelligence artificielle.
Grâce à l'intelligence artificielle, de plus en plus sophistiquée. Des usurpations d'identité. Donc, un conseiller bancaire qui vous appelle avec un numéro qui semble être le sien. Des personnalités qui vont expliquer, le micro continue à tourner, qu'ils se sont enrichis grâce à tel ou tel acteur frauduleux. En l'occurrence, nous, on vient d'agir contre un acteur qui s'appelait Immediate Connect. On a effectivement de plus en plus de sophistication et de plus en plus de choses qui vont correspondre aux attentes des investisseurs en apparence.
Et justement, quel est le profil des personnes qui se font piéger ? Est-ce que vous avez une idée ?
Oui, on a fait des enquêtes là-dessus. Donc, ça peut être d'abord tout un chacun. Mais évidemment, plus les gens ont une appétence pour le risque, plus ils sont en risque de se faire arnaquer. Et donc, notamment, les hommes un peu plus jeunes qui vont avoir effectivement une certaine appétence pour le risque, pour des produits nouveaux, qui vont penser qu'un produit nouveau, c'est mieux qu'un produit plus classique, etc.
Sachant qu'il y a de plus en plus de néo-investisseurs, donc des hommes jeunes notamment, quasiment 60 000 néo-investisseurs cette année. Est-ce que ça veut dire que vous avez affaire à un public de plus en plus jeunes investisseurs ?
Oui, mais ça, c'est une bonne nouvelle. C'est-à-dire qu'effectivement, notamment depuis le Covid, on voit que les gens se préoccupent de leur argent, ce qui est une bonne chose. On a besoin d'investir pour préparer des investissements futurs, acheter un appartement, sa retraite, financer l'étude de ses enfants. Et ça, c'est nouveau, c'est un nouveau profil. Alors, ça s'est renforcé en tout cas. Et dans ces nouveaux investisseurs, forcément, ils sont plus jeunes. Donc, on va avoir des profils un peu différents, avec aussi des gens qui vont se renseigner de manière différente, beaucoup plus sur les réseaux sociaux, etc.
Donc, effectivement, ça crée des risques nouveaux, des vulnérabilités nouvelles. Et nous, on essaye effectivement, dans nos campagnes de prévention, d'aller tenir compte de ces évolutions et d'aller chercher ces nouveaux investisseurs là où ils sont.
Alors, au-delà des arnaques, on l'a vu, la valeur du Bitcoin, je le disais, a explosé. Depuis l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, le futur président américain qui prendra ses fonctions le 20 janvier promet de déréguler davantage les activités bancaires et financières. Est-ce que ça vous inquiète ?
Alors, s'agissant du Bitcoin ou des cryptoactifs, ils n'étaient pas régulés aux Etats-Unis, puisque les Américains n'ont jamais réussi à faire ce qu'a fait la France, d'abord avec la loi PACTE, puis l'Europe avec le règlement MICA, ce fameux règlement qui rentre en vigueur le 30 décembre, c'est-à-dire avoir une réglementation des actifs numériques. Ça n'existe pas aux Etats-Unis ? Ça n'existe pas aux Etats-Unis. Donc, ce qu'avaient fait les autorités américaines, c'est souvent qu'elles avaient lancé des actions répressives contre les émetteurs d'actifs numériques, etc. Nous, nous avons un cadre qui est beaucoup plus clair et beaucoup plus sécurisé.
Ensuite, est-ce que le Bitcoin monte, mais comme d'autres actifs financiers ? Pour l'instant, on ne sait pas exactement quelle va être la politique et la dérégulation... Enfin, on sait quand même ce qu'il a dit. Il a promis plus de dérégulation. Plus de dérégulation. Mais la dérégulation, ce n'est pas forcément une garantie de bon développement d'un marché financier. Et justement, est-ce que ça, ça vous inquiète, Marianne Barbalayani ? Ce qui nous inquiète, c'est qu'on a vu dans le passé que des grands mouvements de dérégulation, notamment aux Etats-Unis, avaient pu être à l'origine de crises financières. Donc, on sera très vigilants pour voir...
Les années 2000, avec la bulle Internet.
Les années 2000, on verra s'il n'y a pas des mouvements qu'on risque d'importer chez nous. Mais l'Europe est beaucoup plus protectrice, traditionnellement. Et donc, on va regarder. On va être vigilants. On a plein de forums dans lesquels on échange avec nos collègues, notamment américains.
Mais c'est donc un motif de préoccupation actuel ?
En tout cas, c'est un motif de vigilance. C'est-à-dire qu'on ne sait pas exactement ce qui va se passer. On va voir ce qui va se passer pour éviter, effectivement, d'importer des risques supplémentaires.
Merci beaucoup, Marianne Barbalaiani, présidente de l'Autorité des marchés financiers. Invité Écoute France Info, ce soir.