Déclaration conjointe du Président Macron et du Président de la Commission de l'Union Africaine.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames et messieurs de la presse et des médias, d'abord bienvenue. Je vois que vous êtes très nombreux et vous voulez surtout entendre le président Emmanuel Macron qui est venu nous rendre visite. J'aimerais commencer par le remercier d'avoir visité la le siège de l'Union africaine.
Ce n'est pas seulement une visite de courtoisie, mais nous avons eu une réunion de travail tripartite. moi-même le président Macron et le secrétaire général des Nations- Unies sur les questions qui nous préoccupent tous aujourd'hui, les constitutions globales, la réforme du de la gouvernance globale, le multilatéralisme. Nous avons beaucoup évoqué les questions de paix et de sécurité, comment la France contribue à la stabilisation de certains foyers de tension sur le continent à travers son rôle au niveau du conseil de sécurité.
Nous avons également évoqué les questions de financement du développement sur le continent. Vous savez que le président Macron a été l'initiateur de cet événement historique et important qui est Africa forward. Hier, nous étions tous à Naobi.
Nous avons pu constater le succès énorme que cet événement a eu lieu a eu à travers la présence des hommes d'affaires, des grands groupes français africains qui se sont concertés avec les dirigeants de nos États sur le continent de et de voir quels sont les voies et moyens de pouvoir augmenter le niveau d'investissement sur ce continent, se concentrer sur des secteurs porteurs tels que l'énergie, les infrastructures, et d'autres secteurs dont l'agriculture, les télécommunications, l'intelligence artificielle, il y a eu beaucoup beaucoup de débats. Je crois que cette initiative qui a été portée par le président Macron et le président Routau est aujourd'hui une initiative qui certainement aura des suites. Je crois que c'est cette forme, je dirais d'engagement dans une plateforme tout à fait innovante qui aujourd'hui mérite d'être souligné et je pense que l'implication de la France, du président Emmanuel Macron lui-même sur cette plateforme a été je crois l'un des éléments qui ont contribué à son succès.
L'autre point que j'aimerais évoquer également est celui des solutions africaines au problèmes africains. Nous avons nous sommes parvenus à une convergence de vue sur la manière que et et les moyens avec lesquels la France pourrait contribuer à appuyer ces solutions africaines aux problèmes africains. Et je crois que les idées qu'il a avancé elles sont là, il pourra en parler et nous sommes très satisfaits de cette je dirais de cette amitié qu'il accorde d'abord à la l'Union africaine et surtout de son engagement à l'Afrique.
Je ne vais pas rentrer dans les initiatives précédentes, elles sont nombreuses. Et j'aimerais juste en souligner une ou deux. Les les questions de humanitaires ont été au cœur de ces préoccupations.
Il a organisé une conférence pour le Soudan, pour la RDC sur les questions de biodiversité, le financement de la biodiversité en Afrique. Il a également organisé une conférence, il a levé de fond, il est aujourd'hui en train de travailler sur une levée de fond, sur une conférence pour la levée de fond du fond de la paix et de l'Union africaine. Je crois que au nom de cette commission, j'aimerais lui adresser vraiment mes sincères remerciements et je pense que son rôle dans les mois à venir pour consolider ces liens que la France a l'Afrique et surtout pour faire en sorte qu'il porte la voix comme il va présider la le G7 à Évian dans un ou de mois, porter la voix de l'Afrique au niveau du G7 sera primordial et déterminant. et il a invité pour cela le président Routau et qui va l'accompagner au G7.
Le contexte international est compliqué, il est difficile et c'est le moment où on a besoin de véritables amis et le président Macron est un ami de l'Afrique. Merci. Merci beaucoup monsieur le président de la commission de l'Union africaine, cher Marmou.
Merci. D'abord pour pour votre accueil, je veux avoir un mot pour remercier le premier ministre Abarmet de de son accueil en Éthiopie et du moment bilatéral que nous avons eu. Et ensuite, je tenais en effet à vous à vous retrouver ici.
Je suis très heureux de m'adresser à vous devant ce Nelson Mandela Hall et d'avoir pu échanger en effet à l'instant avec le président de l'Union africaine et les membres clés de sa gouvernance et le secrétaire général des Nations- Unies et ses et ses proches collaboratrices et collaborateurs. Le président a parfaitement rappelé le le contexte. Nous sortons de la conférence de Néro et donc de ce sommet Africa Forward et je tiens à vous remercier à nouveau président vous-même comme je tiens je remercie un instant le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Gautérer de votre présence à ce sommet qui a permis sur les sujets économiques et politiques d'avancer dans plusieurs cadres et et au fond c'est aussi une la parole que j'étais venu porter dans cette enceinte sur plusieurs sujets.
Alors sur les opérations africaines de paix qui est le premier le premier axe au fond des échanges que nous avons eu aujourd'hui, quel est la position de la France que nous portons, ce qui a d'ailleurs été endossé à Naéro que nous avons largement discuté à l'instant. Nous considérons que les problèmes africains doivent avant tout être réglés, coordonné par l'Afrique et que l'instance légitime est l'Union africaine. Je l' dit face à toutes ces crises, la France s'est toujours engagée ces dernières années à soutenir les médiations de l'Union africaine.
Et donc nous nous soutenons véritablement la coordination sous l'autorité de l'Union africaine de ces médiations. Et il est important d'ailleurs la déclaration de Naéro a été très claire sur la nécessité de maintenant en finir en particulier avec les ingérence extérieur qui nourrissent beaucoup de conflits, je pense en particulier au Soudan ou la privatisation aussi croissante de beaucoup de conflits qu'on voit sur le continent africain. À ce titre, la déclaration de Naéroie endossée par tous les États est un élément important de de clarification.
Alors, face à cela, que faire ? Et bien d'abord opérationnaliser la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations- Unies. C'est celle qui permet d'opérationnaliser le financement adéquat, prévisible et durable pour les opérations de maintien de la paix en Afrique et qui crédibilisera le rôle de l'Union africaine.
Cette résolution, elle n'a pas encore trouvé d'application directe et concrète parce qu'elle est bloquée. Donc on a vraiment cette volonté tous les trois de faire avancer ce dossier et de pouvoir mettre en œuvre cette résolution qui est essentielle et qui est le cadre le plus abouti dont nous disposons. C'est un outil large, fort, crédible. qui d'ailleurs montre que le multilatéralisme fonctionne lorsqu'on s'en donne les moyens.
Pour se faire, j'ai indiqué ici que la France était prête à coordonner le fonctionnement de ces 23 écoles nationales à vocation interrégionale qui existent partout sur le continent africain pour venir soutenir les efforts et en particulier la planification de l'Union africaine pour aider à monter en capacité l'ensemble des forces qui sont nécessaires à la prévention des conflits ou au maintien de la paix. Et puis vous avez pris une initiative importante qui est celle de bâtir donc un fond de pour la paix de l'Union africaine. 400 millions d'euros ont déjà été mobilisés.
L'objectif est 1 milliard. Et à ce titre, la France donc a indiqué sa disponibilité et nous avons décidé ensemble qu'une conférence internationale pour lever les fonds supplémentaires et mobiliser de nouveaux partenaires publics et privés pour ce fond pour la paix de l'Union africaine sera organisé dans le dernier trimestre de cette année à Paris. C'est là aussi un élément important pour donner de la crédibilité et de la force à ce soutien à l'Union africaine et à son rôle sur les opérations de maintien de la paix, sur la gouvernance internationale.
La France a une position claire là aussi. Nous nous sommes battus ces dernières années pour que l'Union africaine soit membre permanente du G20. C'est choses faites et c'est une fierté.
Nous nous battons pour que l'Afrique soit représentée parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. J'ai dit au président si un deux membres étaient nom nommément désignés par l'Union africaine par consensus de tous les pères, je suis sûr qu'aucun des membres permanents ne sera capable de le bloquer. En tout cas, nous ferons tout le travail diplomatique à vos côtés, mais le temps est venu.
De la même manière, nous sommes favorables à la poursuite de la réforme de la gouvernance des institutions financières pour que l'Afrique soit mieux représentée. Et puis marque concrète là aussi de notre travail commun, Naéroie, nous avons avancé sur l'amélioration du fonctionnement multilatéral en ayant 11 pays africains qui ont rejoint ce qu'on appelle l'initiative franco-mexicaine, l'initiative que nous avions lancé il y a quelques années qui consiste à limiter l'usage de droits de véau au Conseil de sécurité des Nations unies en cas de crime de masse. Personne ne peut légitimement comprendre comment un État membre qui a le droit de véto au conseil de sécurité peut bloquer le bon fonctionnement des Nations- Unies lorsqu'un crime de masse est en cours.
Cette limitation suppose une réforme de la charte. Pour ça, il faut mobiliser les membres. Grâce à la mobilisation que nous avons pu conduire à Nairobi.
Nous avons aujourd'hui 11 États africains qui nous ont rejoint en plus de ceux qui étaient déjà derrière cette initiative. Ce qui fait 118 États membres. Il faut 131 pour avoir les 2/3.
Donc on va continuer d'ici la fin de l'année la mobilisation pour pouvoir déclencher une initiative concrète mais c'est un des acquis de la déclaration de Nérobi. Enfin l'importance de cette discussion de cet échange du travail que nous condisons avec l'Union africaine, c'est aussi que les problèmes de l'Afrique soient pleinement pris en compte au moment des grandes crises. Lorsque la pandémie est advenue, je me souviens, la France s'est mobilisée et euh j'avais eu le l'immense honneur d'être convié à un bureau de l'Union africaine pour faire face à l'épidémie.
C'est là que nous avons bâti l'initiative Covax et que la France a mobilisé le G20 avec l'Union africaine pour pouvoir conduire à des dispositifs de solidarité sur les diagnostics, les éléments de vaccin et les premiers traitements et surtout on a bâti une initiative commune pour produire en Afrique. Nous avons décidé ensemble de lancer une initiative que nous allons soutenir pour ce G7 pour là aussi soutenir l'Afrique, le continent africain face à la crise au Moyen-Orient et à la fermeture d'Ormouse. Toute l'économie mondiale est évidemment touchée par la fermeture du D3 d'Ormous, mais le continent africain tout particulièrement.
Plusieurs pays ont des augmentations de leur prix de l'essence à la pompe de plus de 30 %. Plusieurs pays ont aujourd'hui des augmentations massives de leurs engrais et des risques de rupture dans les mois à venir, ce qui met en danger la sécurité alimentaire. Face à cela, nous devons soutenir encore davantage l'économie africaine.
C'est tout le sens de ce que nous avons d'abord bâti à Nairobi ensemble avec la banque africaine de développement et votre soutien président qui est de monter une initiative pour soutenir le secteur privé africain. Nous voulons l'accélérer. C'est l'initiative dite Atidi qui est une structure qui existe déjà, qu'avec la banque africaine de développement on va élargir au niveau du continent africain et que nous allons ensemble avec le président Routeau porter au niveau du G7 pour obtenir le soutien des économies les plus développées pour avoir dans les plus brefs délis ce mécanisme de garantie aux pays africains pour que les secteurs privés aillent investir. initiative complètement complémentaire de celle portée par l'Union africaine sur la question des agences de notation et votre initiative d'avoir une agence de notation africaine.
En plus de ça, nous allons bâtir une initiative d'aide aux pays les plus touchés pour avoir un soutien de court terme face à aux conséquences de la crise d'Ormouse. Et nous allons ensemble conduire à une initiative pour soutenir l'Union africaine et les pays concernés pour produire des alternatives à la dépendance d'engrais de manière jumelle [grognement] à ce que nous avions fait sur la question de la production de vaccin. L'Afrique a les moyens de sa souveraineté en manière en matière d'engrais et de fertilisant.
Simplement, c'est un investissement massif. Plusieurs acteurs privés d'ailleurs on ont engagé ce travail avec des gouvernements. Nous souhaitons dans le cadre du G7 prendre une initiative pour soutenir ce mouvement et porter une politique de souveraineté en matière d'engrais et de souveraineté agricole pour le continent africain.
C'est notre devoir et c'est rationnel sur le plan économique et c'est la souveraineté du continent qui est ici en jeu. [grognement] Voilà mesdames et messieurs, je ne veux pas être plus long mais nous allons sur tous ces sujets continuer le travail main dans la main. Je veux ici dire combien la France tient à l'Union africaine, à son travail, son engagement, à votre engagement.
Monsieur le président, j'ai eu l'occasion toutes ces dernières années de voir à la fois votre qualité d'analyse et votre capacité à mobiliser dans vos diverses fonctions. L'Union africaine a un rôle aujourd'hui plus éminent encore qu'hier sur le plan politique, sur sa capacité à enclencher les grands chantiers que nous venons d'évoquer, vous saurez toujours trouver la France à vos côtés parce que c'est dans ce partenariat que se construit ce multilatéralisme efficace. auquel nous croyons et que nous voulons continuer non seulement de défendre mais de rendre réel.
C'était aussi le sens du sommet Africa Forward. C'était le sens de ma visite aujourd'hui ici à vos côtés au côté de l'Union africaine avec le secrétaire général des Nations Unies. Je vous remercie.
Emmanuel Macron