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interviewSud Radio (sur YouTube)· 1 février 2026 21 min

French tech vs Silicon Valley :Qui manage comment à l’ère du new normal ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation, au numérique et à la tech responsable. Et aujourd'hui, une question qui divise autant qu'elle passionne, comment dans l'incertitude de chaque côté de l'Atlantique ?

D'un côté, la Silicone Vallée avec sa culture de l'agilité, ses levées de fond et ses salaires pharaoniques et de l'autre la Frenchtech, fort d'un état providence et de talents qui s'exporte mieux qu'il ne s'épanouissent. Frenchtech versus Silicone Vallé qui manage comment à l'heure d' l'incertitude est devenue la norme. C'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.

Sud Radio le numérique pour tous. Et pour commencer cette confrontation des modèles, nous avons le plaisir de recevoir Vincent Clingbell, cfondateur du European Digital Group. Vincent, bonjour, on est ravi de vous avoir en plateau.

Alors, on aime bien commencer par une définition, c'est tout à fait normal. C'est quoi le European Digital Group ? Alors, European Digital Group, c'est un groupe de services spécialisés dans la transformation de concer transformation IA euh data et digital.

On est aujourd'hui un peu plus de 2500 euh personnes et on accompagne des grands groupes, des ETI, des PME euh dans leur transformation. Alors, j'imagine qu'à la tête de chacune des PME qui sont dans votre écosystème, vous avez des patrons qui ont chacun leur personnalité. Comment on arrive à fédérer des gens qui parfois ont un petit ego peut-être qu'ils aiment bien mettre en valeur ?

H alors c'est vrai que chez UDG donc on a la croissance a été pour moitié en croissance organique et moitié par croissance externe et donc on a fédéré effectivement de nombreux entrepreneurs qui sont devenus associés qui restent associés de de leur société également de de DG pour aligner aligner les intérêts. Et c'est vrai que pour les pour les fédérer parfois je j'ai coutume de dire que il faut pour gérer un groupe comme EDG il faut presque un doctorat de de psychologie. peut essayer de d'être très empathique, de se mettre à la place euh des entrepreneurs euh et euh de les accompagner euh au maximum.

Euh moi je le fais euh j'essaie toujours de le faire avec bienveillance. toujours se dire que ben ils sont actionnaires du groupe, on a tous des intérêts communs et donc essayer voilà de de les fédérer et de tout faire aussi parce que moi c'est important pour moi pour qu'il reste dans l'aventure et ma grande fierté c'est que donc on a lancé en 2019 EDG, on a on a on a fait un un nouveau lbo, donc une nouvelle opération capitalistique il y a 18 mois et j'ai 99 % des entrepreneurs qui sont restés, qui ont réinvesti à mes côtés. Et donc ça c'est une grande fierté de se dire que bah qui que que j'ai eu que un seul départ sur l'ensemble de tous les entrepreneurs.

Alors quand on vous écoute, c'est un peu une leçon de management. J'ai eu le plaisir de vous écouter plusieurs heures sur certaines cérémonies. J'ai envie de vous demander euh quand vous prenez une décision stratégique, quelle est la place de l'intuition versus l'analyse de tous les chiffres qui peuvent exister sur une grille Excel ?

Alors euh c'est vrai que moi à fois que je prends une décision euh j'ai 50 % de de la décision qui est prise de manière très analytique. Par exemple, si je rachète une boîte vers des audits très poussé, des prises de références, des audits financiers, fiscaux, sociaux euh bien sûr une une du deal stratégique, vraiment beaucoup beaucoup d'analytiques. Et j'ai 50 % de mes prises de décisions qui sont pris aussi sur l'instinctif.

Et ce que j'ai pu euh constater, c'est que quand on prend une décision juste sur un tableau Excel, bah on a beaucoup de chance de se planter. Mais inversement, comme l'instinct c'est pas une différence exacte, si euh on prend que des décisions uniquement à l'instinct sans creuser un peu l'analytique, on a aussi euh des chances de de prendre une mauvaise décision. Donc pour moi, la bonne décision, c'est celle qui va mixer les deux, c'est quand mon instinct me dit qu'il faut y aller et que l'analytique confirme ou que l'analytique me dit c'est très bien et que mon instinct est d'accord.

Et si j'ai pas les deux, je vais pas y aller. C'est vrai que parfois il y a des des fonds de de VC ou de PE qui vont de venture capital des fonds ou de priv sur le tableau Excel et c'est dommage. Je pense qu'il faut laisser une place à l'instant.

Alors j'imagine que comme tout le monde parfois effectivement bah vous trébuchez, il y a des il y a des erreurs. Alors en France, on tolère mal la culture de l'erreur. Ça vous stigmatise.

Comment vous le vivez vous quand il y a un échec ou comment vous vous apprendez les choses ? moi j'ai eu un gros échec entrepreneurial et après deux réussites et et je dis souvent que en fait sans l'échec de ma première start-up, j'aurais jamais eu les réussites d'après parce que déjà ça m'a donné une telle rage de revanche. L'énergie que j'ai pu mettre dans les boîtes d'après, ben elle vient du fait que j'étais vraiment très triste de pas avoir réussi la première aventure.

Et donc pour moi, l'échec, c'est l'impôt à payer avant d'arriver au succès. Et pour moi quelqu'un enfin si j'analyse les entrepreneurs ultra successful ceux qui ont monté des boîtes exceptionnel je pense que pour la plupart ils ont énormément galéré énormément travaillé ils ont connu beaucoup de difficultés et d'échecs avant d'y arriver pour moi l'entrepreneur qui lance sa boîte et en quelques mois ça c'est c'est exceptionnel elle explose c'est un mec sur 100000 99 % des entrepreneurs successful ont énormément galéré et moi j'ai pas honte de dire que j'ai beaucoup de difficulté que j'ai beaucoup trébuché, j'ai essayé d'être résilient, je me suis battu pour à chaque fois rebondir. Et ce qui est important de souligner peut-être, c'est que il y a beaucoup d'entrepreneurs qui se disent dans 2 ans, je vais faire un exit surtout chez les jeunes, on doit le dire ainsi.

Euh alors j'ai un terme pour ça, j'ai un terme pour ça que c'est c'est mon frère d'ailleurs qui m'avait qui m'avait on avait échangé avec mon mon frère David qui m'avait partagé ça. Mon frère, il m'a dit "En fait là, on assiste à une génération qui l'appelle la génération jackpot". C'estàd c'est des jeunes qui si ils ont pas fait une énorme levée ou s'ils ont pas vendu leur boîtes dans les 2 ans, ils ont l'impression d'avoir échoué.

Alors que euh pas pareil hein, pour moi 99 % des entrepreneurs très successful, bah ils ont été très patients. Euh un succès, ça peut venir en 10 ans, 20 ans, parfois même en 30 ans. Euh et c'est vrai que je constate chez les jeunes beaucoup d'impatience à vouloir tout de suite euh tout de suite avoir d'énormes résultats alors que ben la plupart des grosses sociétés des entrepreneurs et qui ont monté des des empires, ben ils ont été très patients.

Et faut se dire que peut-être l'argent, et ça vous le disiez à l'heure de la répétition, l'argent ne doit pas être le moteur. Avant tout, c'est partager une aventure, c'est réussir quelque chose ensemble et l'argent est une conséquence. C'est important de le rappeler.

Ouais, c'est c'est évident. De toute façon, donc moi je je suis un un ancien avocat reconverti dans dans le digital et c'est vrai que quand j'ai quitté mon métier d'avocat d'affaires pour me lancer dans le digital, statistiquement les chances de gagner plus en étant entrepreneur que en étant avocat d'affaires dans un gros cabinet américain, elles étaient extrêmement faibles. Donc ce qu'il faut, c'est se dire "Bah, j'y vais parce que on va vivre une aventure exceptionnelle pour vivre des émotions queon peut pas vivre dans d'autres secteurs." Et après voilà, le euh l'exit et les la vente, ça c'est après c'est une conséquence euh de tout ça.

De toute façon, on parle aussi de la solitude du dirigeant et même de la santé mentale des dirigeants aujourd'hui. Euh question : est-ce que c'est une réalité que vous avez connue ? À qui vous adressez quand il y a une grande interrogation existentielle et comment vous pilotez au quotidien pour pas vous sentir tout seul ?

Alors euh c'est vrai que euh quand on est dirigeant d'une entreprise et qu'elle grossit, on a de plus en plus de pression. Donc il faut apprendre à bien gérer à bien gérer la pression. Euh moi ce que je constate là depuis quelques années, c'est que avec l'expérience, j'ai de moins en moins de pression parce que enfin c'est pas j'ai moins en moins de pression, mais je la gère beaucoup mieux parce que la plupart des problèmes qui m'arrivent chaque jour, je les ai déjà eu 50 fois dans ma carrière.

Et c'est vrai que la première fois que tu as un un collaborateur clé qui démissionne, tu es paniqué, tu dis "Mais comment je vais gérer et tout et tout ça ?" Mais quand ça t'est arrivé plusieurs fois et que tu as rebondi à chaque fois, bah tu le gères mieux quand ça t'arrive. la première fois que euh que tu perds un client euh important, tu dis "Oh là comment je vais faire et tout, mais quand ça t'est déjà arrivé, bah tu t'apprends à mieux gérer." Et c'est vrai que des nouvelles situations managéales qui qui me sont jamais arrivées, ça doit arriver une à deux fois par an.

Euh donc là, bon ben j'essaie de gérer mais la plupart des choses qui m'arrivent en fait maintenant, je les ai vécu beaucoup. Donc ça me permet de de mieux gérer. Et après sur la solitude, moi aussi j'essaie d'être bien entouré.

Donc que ce soit en interne ou aussi des coachs externes, des mentors, des des des partenaires qui voilà si j'ai un problème, je peux demander à Carlos des conseils et voilà, il va qu'on écoutera dans la deuxième partie de cette émission. 10 secondes pour conclure trois adjectifs si vous deviez conseiller un jeune entrepreneur qui démarre. Ouais, je pense que pour être entrepreneur, faut être très optimiste parce que comme je l'ai dit, les stats sont pas forcément avec nous.

Donc il faut être optimiste. Et moi j'adore aussi il y a alors c'est pas la grande littérature mais un livre qui s'appelle le secret sur la loi de l'attraction et de se dire voilà faut toujours imaginer la victoire, imaginer que ça va bien se passer et tout ça et et je trouve ça c'est quand on a cet esprit comme ça positif ben ça ça rayonne et ça aide et voilà. Après il faut avoir beaucoup d'énergie quand on est entrepreneur et la communiquer euh et la communiquer à tout le monde.

Et enfin on a parlé tout à l'heure de la résilience. Euh il va y avoir beaucoup d'épreuves, ça va être dur mais il faut voilà se dire euh on lâche pas, on lâche pas, mettre euh euh y croire et voilà pour moi c'est c'est les trois qui me viennent. Merci Vincent.

Positif et résilient Vincent Clingbell pour European Digital Group. Je vous propose de marquer une courte pause et on se retrouve dans quelques instants. On va changer radicalement de perspective et passer de l'autre côté de l'Atlantique, direction la Silicone Valallé pour un regard sans concession, on va dire sur la façon de manager là-bas.

Le numérique pour tous, Frenchstech versus Silicone Valallé. Ça continue dans quelques instants et c'est sur Sud Radio. Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez.

Et dans le numérique pour tous, nous voici maintenant de l'autre côté de l'Atlantique avec un entrepreneur qui connaît les deux mondes. Carlos Diaz, bonjour. Vous êtes donc entrepreneur franco-américain basé aux États-Unis.

Vous avez cette double culture qui vous donne un regard unique et vous êtes notamment à l'initiative du podcast Silicone Carnet, un podcast sans concession sur notre système français. J'invite nos auditeurs à l'écouter, c'est juste passionnant. Alors, Carlos, 10000 km de distance entre Paris et la Silicone Vallée, c'est quoi la grande différence entre la France et les États-Unis ?

Waouh ! Euh, il faudrait des heures hein pour en parler, mais euh je pense que oui, effectivement, il y a il y a j'ai le sentiment pour avoir managé boîtes à la fois en France et aux États-Unis euh que il y a une peur de l'échec en France qui est bien plus importante que qu'aux États-Unis. Aux États-Unis, c'est la culture de Nike quoi.

C'est just do it. Il faut faut être dans l'action. on pose on se pose pas beaucoup de questions et on on privilégie effectivement les gens qui font et qui euh et qui sont pas là à se poser la question est-ce que c'est bien ?

Est-ce que c'est mal ? Et j'ai l'impression qu'en France on essaie de se protéger beaucoup. Les managers se protègent.

Alors comme vous avez des formules sans concession hein, je on va les citer, vous avez une formule violente d'ailleurs qui consiste à dire l'entrepreneuriat français est à la botte de l'État. Expliquez-nous un petit peu ce que vous mettez derrière ces mots. Bah, je je l'impression que ben l'État est très très présent comparaison euh avec euh les États-Unis euh euh en France et dans l'écosystème.

Les l'État, c'est celui qui finance, euh c'est celui qui donne la direction, c'est l'État stratège, euh c'est souvent aussi le client, le principal client des entreprises. Donc forcément bah les entrepreneurs sont très attentifs à ce que fait l'État. euh c'est celui qui réglement et qui met en place des régulations, tout un tas de choses comme ça.

Donc qu'est-ce que ça crée ? Bah ça crée des entrepreneurs qui se mettent au rythme de l'État. Et justement, moi je pense que c'est une erreur fondamentale parce que l'entrepreneur, c'est quelqu'un qui court vite.

Euh on le voit bien avec la Frenchtech, avec tout ce mouvement qui a été créé, euh l'État est omniprésent. C'est lui qui distribue les bons points, c'est lui qui distribue l'argent. Euh et bah l'administration, elle est lente par définition.

Donc l'entrepreneur, il est là se caler sur le rythme de l'administration et et moi dans la Silicon Vallée, c'est pas du tout ce que je constate. Alors on va parler de quelques chiffres et c'est c'est important de les avoir en tête. Google a levé 29 millions de dollars et Amazon 53 et en France on met 600 millions dans Doctolib.

Donc il y a une échelle qui est inversement proportionnelle. Comment vous expliquez ce paradoxe ? Bah, je pense que le capital euh est d'une part beaucoup plus important dans la SCEN vallée que ici, mais il est surtout beaucoup plus efficace.

Alors Google, c'était en 1999, mais même 29 millions rapportés au prix de l'inflation aujourd'hui, on est sur de l'ordre de 60 65 millions. C'est sans commune mesure. Quand vous donnez 29 millions en 1999 à la page et Serge Brin, il fabrique Google.

Nous quand on file 600 millions à Docte Libre, on fabrique un truc pour prendre des rendez-vous chez le médecin. Euh bon bah peut-être que là il faut peut-être se poser une question sur l'efficacité. Euh qu'est-ce qu'on a fait avec dans le digital en France ?

Je suis très critique là-dessus parce que j'aimerais Pourquoi je suis critique ? Parce que moi ce que je voudrais parce qu'on a les talents en France, j'aimerais qu'on crée le prochain Google. Ça fait longtemps qu'on lui dit quand est-ce qu'on crée le prochain Google ?

Ben moi, c'est ça ce que j'attends. J'attends pas simplement. Alors, je voudrais pas taper sur Doctolip, c'est un service absolument génial, mais quand je regarde les 10 dernières années, j'ai l'impression qu'on a essentiellement réformer l'État et les services de l'État.

Regardez Blablacar. Blablacar, c'est un service qui est là pour parce que la SNCF déconne à plein tube et que c'est hyper cher de prendre un billet de train et qu'il fallait trouver d'autres solutions et qu'on a eu besoin des start-ups pour en fait créer des pour palier aux carences de l'État. Et on a beaucoup de ça euh dans dans en France alors que dans la Sen vallée, bon bah l'État aussi hein, il dysfonctionne complètement mais on s'en fout.

J'allais vous demander Trump aime les entrepreneurs ? Bah Trump il aime personne hein. Trump il aime que lui hein.

Donc euh je je je pense pas que Trump aime les entrepreneurs, mais en tout cas il aime les gagnants. Alors on parlait d'échec tout à l'heure avec Vincent. Euh si vous êtes un entrepreneur qui échoue, Trump va pas vous aimer.

Mais si vous êtes dans une spirale de de de la réussite, alors à ce moment-là, il va pas vous aimer, il va vous utiliser. Remarquez quelque chose de très intéressant avec Trump et à l'inverse de la France, quand les entrepreneurs en France vont à l'Élysée, ils y vont pour demander de l'argent. Quand les entrepreneurs vont à la Maison Blanche, c'est Trump qui leur demande de l'argent.

Belle analyse. Belle analyse. Euh Carlos, vous avez un parcours engagé, on commence à le sentir maintenant et vous avez notamment participé au mouvement des pigeons et vous êtes parti.

Euh qu'est-ce qui vous a fait dire "Je pars de France, ça suffit ?" Bah au début, j'ai cru que le système était cassé, qu'on pouvait le réparer. En fait, je me suis rendu compte que non, le système il a été conçu comme ça et que en fait, il fonctionnait exactement comme il était prévu qu'il fonctionne.

Donc quand vous êtes dans un système, vous avez l'air que vous quand vous comprenez ça, vous dites "Soit je me résigne ou soit je me barre." hein. Euh et d'ailleurs moi je suis parti en 2010 hein, c'est c'est il y a longtemps, c'était il y a 15 ans.

Et et quand je parle avec je reviens régulièrement, j'aime la France, je suis euh moi je suis atterré par ce qui se passe et je j'entends plein d'entrepreneurs me dire je me barre et pas simplement des entrepreneurs de la tech. Euh la semaine dernière, je déjeun dîn ami à moi qui est un des grands illustrateurs de Paris, travaille pour le New Yorker et cetera. Il a pas une entreprise hein, il est tout seul.

Il me dit "Mais c'est fini, je me barre, je pars en Grèce parce que j'en ai marre de payer 60 que 65 % de la valeur que je crée reparte dans l'État parce que l'État avec je je aujourd'hui je ne comprends plus ce qui est fait avec cet argent-là. Carlos, 30 secondes pour conclure, votre formule préférée, c'est les entrepreneurs et les politiques, c'est de l'huile et de l'eau." Qu'est-ce que ça veut dire ?

Bah, ça veut dire qu'il faut pas mélanger. On a besoin dans un moteur de l'huile et de l'eau pour que ce moteur fonctionne. Mais ces deux choses-là doivent rester dans des compartiments séparés.

Et je pense qu'il faut la paix aux entrepreneurs. C'est assez simple à comprendre quand je dis que c'est de l'huile et de l'eau, que l'État foute la paix aux entrepreneurs. Je pense que l'État a utilisé les entrepreneurs, notamment les entrepreneurs de la technologie à des fins politiques.

Il en a fait des agents politiques parce qu'il avait besoin parce qu'il n'était plus en capacité à émerveiller la population et qu'on a utilisé les entrepreneurs et la technologie pour réenchanter la société. Mais euh c'est pas le boulot des entrepreneurs de faire ça. Merci Carlos Dias et je vous invite à aller écouter le podcast Silicone Carnet.

Et pour clôturer cette émission, nous revenons en France avec un entrepreneur qui fait le pari de réussir face au géant américain Cyril d'Armand. Bonjour, vous êtes cfondateur de Biblosa une start-up française dans l'intelligence artificielle. Lancer une start-up d'intelligence artificielle face à Chat GPT Open AI, c'est pas c'est audacieux.

C'est audacieux mais je dirais que j'aimerais bien faire un parallèle entre justement les sports de combat et le la création de cette start-up. Quand on fait de sport de combat, on a deux forces qui s'affrontent avec deux combattants et il y a un sport de combat qui utilise la force de l'autre, c'est le kido. Et biblo, c'est un peu ça.

On va utiliser la force des LLM de chat GPT et de tous les autres LLM justement pour être encore plus puissant et et sortir des choses absolument extraordinaires. Bien entendu, l'humain l'humain reste au centre même de la technologie. Et ouais.

En une phrase concrètement, c'est c'est quoi biblosaï ? Vous vous promettez quoi ? C'est euh c'est la possibilité de de créer une multitude d'agents euh d'agents agenti avec des des orchestrateurs puissants métier euh orienté.

Pour nos auditeurs, un exemple concret, qu'est-ce que vous pouvez faire dans la journée pour que déjà gagner euh 10h dans une journée avec des agents puissants, notamment dans la communication, dans la création de rapports, dans la création de euh de modèles et d'offrir d'offrir au public la possibilité d'aller beaucoup plus vite. Vous nous disiez en répétition que elle est souveraine. C'est important pour vous la souveraineté ?

C'est très important. Aujourd'hui en Europe, la souveraineté prime avec la RGPD li acte, ben on colle pile poil à ça. À qui ça s'adresse cette solution ?

Aux entreprises qui euh qui ont un vrai une vraie volonté d'aller plus vite que les autres, la possibilité de de développer des agents pour leur faire gagner du temps. On a entendu le coup de gueule de Carlos, on a entendu un regard plus tempéré de de Vincent. Vous vous positionnez entre comment entre ces deux mondes ?

Plus vers Carlos. Un coup de gueule. Un coup de gueule.

Vous avez un coup de gueule à à passer ? Bah oui, aujourd'hui en France c'est un peu compliqué d'entreprendre et on sait plus pourquoi on travaille donc fort possible qu'on parte aussi. Carlos, vous avez quelque chose à dire puisque vous avez Non, mais moi ça me désespère d'entendre ça parce que parce que je quand je vois le les talents qu'on qu'on a en France et et l'énergie, je j'ai du mal même à comprendre que il y a encore des gens qui aient cette énergie en fait pour créer ici.

C'est-à-dire qu'on a une chance incroyable quoi. Je peux vous dire que s'il y avait ces limites là aux États-Unis, si on imposait ces limites aux entrepreneurs, ça fait bien longtemps que eux se seraient barrés. Euh donc jusqu'à et puis regardez l'œuvre politique aussi quand même, il faut être sérieux.

Quand on regarde l'ofre politique qui nous est euh proposé aujourd'hui, il y a pas un programme libéral. Il y a pas un programme libéral. On a que des programmes qui sont socialistes de la gauche jusqu'à la droite.

Et donc au bout d'un moment, il faut quand même se poser les bonnes question et se dire que si on veut faire progresser l'entreprise, il faut accepter le libéralisme parce que ce libéralisme c'est celui qui crée de la valeur et qui crée de la richesse. Alors, je sens que nos invités autour du plateau ont envie de répondre à ça. Donc, droit de réponse, c'est Cyril et Vincent.

Vincent euh vous qui maintenez quand même plusieurs centaines d'entrepreneurs sur le sol français. Euh effectivement il y a il y a des avantages des inconvénients à être en France. Nous on a quand même eu une très grosse croissance en 4 ans.

On est passé de 0 à 310 millions de chiffres d'affaires en France. Donc c'est possible quand même avec de l'énergie. Il y a quand même il y a quand même un marché.

Là où où je te rejoins et je vais essayer moi d'être plus optimiste, c'est de me dire que c'est pas impossible un jour qui est un Google français. C'est une société valorisée 1000 3000 3000 milliards euh 1000 2000 3000 milliards et et si ça arrivait euh ça pourrait en fait euh ben changer tout l'avenir de la France parce que en fait si on regarde aux États-Unis, tu regardes les les quatre gâs femmes, elles pèsent trois ou quatre fois tout le CAC 40. Donc il suffirait de quatre entrepreneurs si tu revenais pour remonter une boîte, il suffirait de quatre entrepreneurs euh qui euh qui euh qui lanceraient des gars femmes et on ferait et le C40 serait multiplié par 4.

Si on regarde toutes les boîtes euh IA euh toutes les boîtes IA, je crois qu'il y a 4 c boîtes, elles représentent 40 % du SNP 500. En fait, il faut il faut peu de choses pour il faut quelques boîtes qui émergent. Euh est-ce que c'est impossible ?

C'est sûr que c'est peu c'est moins probable parce que moi pour moi le le vrai souci c'est le financement parce que tout à l'heure tu tu comparais les montants levés avec moins pour Google et plus pour Doctol mais dans les faits si on regarde on compare Open AI et Mistral c'est Open AI qui lève plus et qui derrière a Microsoft pour mais quand je vois Google lever 29 enfin Serge Green lever 29 millions et faire Google et que je vois justement Open AI lever 15 milliards, je me dis bah la gueule de Google demain du prochain Google d'Open risque d'être encore plus plus grand. Alors les amis, on ouvre le débat mais il nous reste une minute d'émission donc 30 secondes pour 30 secondes. Ce que je voulais simplement dire c'est que pour que vraiment ça réussisse dans notre pays, il faudrait simplement que nos élites soient des patrons, qu'ils aient au moins travaillé une fois dans leur vie et qu'il ne soi pas que dans les dossiers pour pouvoir faire des lois qui servent strictement à rien à nous pénaliser.

Merci Cyril Darmond. 30 secondes. Vincent.

Euh moi pour conclure, c'est juste un problème de financement et si euh on donnait 15 milliards euh comme on a donné à Open à un entrepreneur français, on aurait des chance de monter une très belle société. Merci messieurs Carlos, Cyril et Vincent. Le numérique pour tous, c'est fini pour aujourd'hui.

Cette semaine, encore un grand merci à tous d'être de plus en plus nombreux à nous suivre sur YouTube et à interagir avec nous sur les réseaux sociaux et télécharger nos émissions. Je vous souhaite une excellente fin de weekend et je vous dis à la semaine prochaine.