Cyrielle Chatelain, députée écologiste, pointe "un gouvernement irresponsable" face à la canicule
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous les trois. Et on accueille Cyrielle Châtelain. Bonjour.
Vous êtes la chef du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Ça s'appelle le groupe écologiste et social. Vous êtes vous-même député de l'ISER.
Je voudrais qu'on réécoute votre échange hier avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. Tous, nous endurons la chaleur. Mais il y a ceux qui en souffrent et il y a ceux qui en meurent.
Et cela encore, c'est votre responsabilité. C'est la 1re fois que je sors de mes gonds parce que d'où sortez -vous ce bilan de 10 000 morts sur lesquels vous et les vôtres sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de 3 jours en établissant un bilan humain qui est faux. C'est scandaleux, c'est indigne.
Un mort est un mort de trop. Mais de grâce, si votre formation politique, qu'est un parti de gouvernement ne fait pas confiance à Santé publique France, ne fait pas confiance à l'administration sanitaire du pays. Comment voulez-vous qu'on s'en sorte ?
Donc de grâce, madame la présidente, un peu de dignité et de responsabilité est ce que vous gonfler les chiffres dans une quête de sensationnalisme alors cette polémique elle a un objectif c'est cacher une vérité qui est que chaque été on meurt de la chaleur et que l'impréparation du gouvernement est inacceptable. Je vais revenir exactement sur les chiffres. La première chose, c'est que ce chiffre de 10 000 morts, je n'ai pas utilisé.
D'ailleurs, vous voyez, en fait, je ne l'utilise pas. Je ne l'ai pas utilisé dans ma question. Je ne l'ai utilisé sur aucun plateau.
Vous ne l'avez pas utilisé, mais Guillaume Gontard l'a utilisé en disant qu'on va pas attendre. Qui est votre numéro au Sénat. On va pas attendre 10 000 mort pour agir.
Moi, je veux revenir sur les chiffres, puisque c'est la question...
Non, non, alors attendez, pardon, parce que je veux qu'on soit très précis. Il y a un chiffre qui a été donné par Santé publique France. Ce chiffre-là, c'est de 1000 décès.
À ce stade, ils ne disent pas que ça ne va pas augmenter. Mais ils disent, à ce stade, la seule chose dont on soit sûr, c'est qu'il y a eu 1000 décès supplémentaires à la normale pendant la période caniculaire qui vient de s'arrêter. 1000 décès et c'est santé public France.
Ce qu'a dit Guillaume Gontard qui est donc votre homologue écologiste au Sénat, il a dit on va atteindre les 10 000 morts ça il l'a dit, il a dit on va atteindre les 10 000 morts, ça va être terrible l'équivalent d'une guerre et on ne réagit pas. Il a dans un deuxième temps dit, et c'est Public Sénat qui rapporte ses propos, qu'il avait tenu à préciser ses propos et qu'il a dit on pourrait atteindre les 10 000 morts. Mais il avait commencé par dire, on va atteindre 10 000 morts, ça va être terrible, c'est l'équivalent d'une guerre et on ne réagit pas.
Donc il l'a dit. Très bien. Moi ce que je veux vous dire effectivement, il faut être clair sur les chiffres et oui, la chaleur tue.
On est face à une vague et une canicule qui est la plus intense qu'on ait jamais connue. Donc on risque d'avoir des morts de manière très élevée. Mais effectivement il faut être factuel.
Et donc vous regrettez que c'est...
Vous regrettez que c'est...
Vous regrettez que c'est...
L'objectif c'est de reprendre exactement des chiffres de Santé publique France. Les chiffres de Santé publique France font 1000 morts à ce stade, 5700 morts l'été dernier et sur les 9 dernières années, puisqu'on parle de la responsabilité sur l'ensemble des deux quinquennats d'Emil Macron. Lors des périodes de canicule, c'est 11 700 décès lors des périodes de canicule et sur l'ensemble de la période d'observation les étés, c'est 40 000 décès.
Ces 40 000 décès, ces 9 dernières années liées à la chaleur, Santé publique France, c'est public, allez vérifier. Et donc je le redis, cette polémique n'a qu'un seul objectif, cacher la vérité qui est que chaque année, depuis 9 ans, on meurt de la chaleur. Et que rien n'a été fait pour se préparer à cette qualité.
Ce que vous dit aussi Sébastien Lecornu, et on va revenir à votre dépôt de motion de censure à l'encontre du gouvernement, c'est que vous avez participé à des gouvernements qui ont édicté un certain nombre de règles, de décisions, et que vous ne pouvez pas vous défausser de vos responsabilités. Nous avons participé pendant deux années, peut-être quelques mois de plus au gouvernement de François Hollande, nous avions deux ministres. Ni Premier ministre, ni ministre du budget, ni ministre de l'énergie.
Nous avions le ministère du logement et nous avions un ministère de la coopération internationale. Et je pense qu'il y a une chose qu'on ne pourra jamais reprocher aux écologistes, c'est d'avoir combattu au gouvernement, hors du gouvernement, pour la rénovation des logements. Bec et ongles.
Et qu'aujourd'hui, ceux qui enlèvent l'argent pour rénover, ceux qui enlèvent là encore en pleine canicule de l argent pour installer des stores, des volets, des protections solaires, c'est ce gouvernement. Mais vous le savez bien, on parle de rénovation et rénovation. C'est-à-dire qu'il y a la rénovation, il y a la question de la lutte contre le réchauffement climatique.
Et ça, personne ne peut vous faire le reproche d'avoir alerté sur la rénovation des logements. Les reproches qui vous sont faits, David Lissnard le faisait à l'instant, c'est dans les réponses de ne pas avoir, par exemple, autorisé la clim. C'est, par exemple, d'avoir lutté contre le nucléaire qui permet aujourd'hui d'avoir une énergie décarbonée.
Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe fou dans le fait d'avoir été ceux qui alertaient, mais peut-être ceux qui n'en ont pas tiré les conséquences dans l'adaptation quotidienne ? Nous en avons tiré les conséquences, nous n'avons pas seulement alerté, nous avons proposé, nous avons combattu. Si les logements étaient rénovés, avec des rénovations qui prennent en compte à la fois la question de l'hiver et la question de l'été, c'est-à-dire que c'est même une proposition de loi qui a été déposée par 150 parlementaires il y a plus d'un an.
C'est-à-dire très concrètement, au lieu de mettre de la laine de verre qui absorbe la chaleur et qui la fait rejaillir la nuit, par exemple vous mettez de la laine de bois. En fait c'est faire de la rénovation qui prend en compte les deux aspects. Et ça c'est des choses très concrètes sur lesquelles nous nous battons depuis des années.
Et donc là la solution politique que vous en tirez c'est de censurer le gouvernement ? Un gouvernement qui est en notre capacité...
Pardon de poser la question de manière un peu concrète. Mais pour ceux qui souffrent réellement, et vous avez raison, de la chaleur, la solution la plus immédiate c'est de dire on va faire tomber ce gouvernement ? Un gouvernement qui ne réalise pas que nous sommes en pleine crise sanitaire, qu'il y a des morts, qu'on est dans les hôpitaux...
Visiblement ils le réalisent qu'on est en pleine crise. Non je n'ai pas l'impression. Est-ce que vous avez entendu ?
Il y a fallu...
Mais combien de jours on est à la deuxième vague de canicule ? Le président a dit, nous nous sommes adaptés. Il a même ressorti quasiment son qui aurait pu prévoir.
Je vous le répète, depuis neuf années, nous avons des morts de la chaleur tous les étés. Nous avons des morts au travail. Je crois que j'étais venue déjà sur ce plateau il y a un an ou deux pour dire qu'il faut par exemple mettre un droit d'arrêt au-delà d'une certaine chaleur.
On ne peut pas travailler, il me semble que c'était 33 degrés. Alors il y a la question du travail, il y a la question du travail, il y a la question de l'adaptation. Ça fait des propositions très concrètes que nous défendons depuis des années et on l'a en un gouvernement qui nous dit attendez c'est vraiment intense, on n'avait pas préparé, c'est irresponsable.
C'est pas ma seule réponse, j'ai fait plusieurs réponses extrêmement concrètes et l'une des réponses c'est qu'un gouvernement qui est irresponsable, oui on met en jeu sa responsabilité, si ça sert d'électrochauffe tant mieux. La pression politique a rendu ces crises, c'est ça qui a mis les cellules de crise. De la chaleur mais qui sont morts parfois, on entendra le témoignage notamment dans ces hôpitaux, de ne pas avoir eu de clim et on ne peut pas forcément dire que vous ayez fait grand chose pour qu'il y ait davantage de clim.
Je voudrais qu'on puisse donner la parole à Antoine Armand, il est maire d'Annecy. Pourquoi j'ai voulu que vous puissiez dialoguer ensemble ? C'est parce que vous avez accusé hier sur les réseaux sociaux les élus écologistes de ne pas forcément avoir adapté la situation sur place.
Voilà ce que vous avez écrit, vous avez dit que vous aviez été élu maire d'Annecy après 6 ans de gestion écologistes, ce qui est vrai. Et vous dites « quand je suis arrivée, il n'y avait même pas un ventilateur par classe, zéro climatisateur pour les écoles. Dans la dernière école rénovée, la température était plus élevée qu'avant les travaux stop aux leçons ».
Qu'est-ce que vous voulez dire ? Et Cyril Châtelain vous écoute. – Mais si vous voulez, bonjour Apolline Demerbe, bonjour Nesuret, Châtelain.
Je suis assez scandalisé de ses propos et d'entendre des appels au concret quand localement, concrètement, on voit que le résultat de 6 ans de gestion par les écologistes politiques c'est aucune adaptation concrète dans les écoles et pire les écoles qui ont été rénovés les mes prédécesseurs écologistes l'ont affirmée publiquement la priorité n'était n'était pas l'amélioration du confort d'été. Annecy sera une des villes les plus touchées par les canicules d'ici 2050 et pendant 6 ans, zéro clim, pas un ventilateur par classe à l'arrivée de l'été et surtout des des rénovations qui n'ont pas été menées pour réduire les températures en été. Donc moi, je veux bien que par cynisme politique, on dépose des motions de censure, qu'on s'en prenne aux premiers ministres, qu'on accuse les gouvernements successifs de tous les mots, mais quand pendant six ans, concrètement, on avait les manettes, on pouvait améliorer le confort d'été, on pouvait réduire les températures insupportables qui sont dangereuses pour les plus jeunes comme pour les plus âgés et qu'on ne l'a pas fait.
Mais comment est qu'on appelle ça. Alors moi, je ne peux pas entendre ces discussions à l'Assemblée nationale et voir que sur le terrain, la politique EELV, c'est zéro clim, pas de ventilateur par classe et des rénovations qui ne luttent pas efficacement contre les canicules. Je voudrais que Cyril Châtelain puisse répondre ?
Eh bien, je l'invite à venir à Lyon et à Grenoble. On parle de ce qui s'est passé. Le point de M.
Armand, c'est que les écologistes, quand ils sont sur le terrain, ne mettent pas en place des mesures qui permettent de protéger contre la chaleur. Je veux vous démontrer qu'à Lyon et Carl Grenhomme, nous avons des mesures très concrètes qui peuvent être vérifiées sur place. Mais pourquoi pas Annecy ?
On parlait, vous demanderez à l'ancien maire d'Annecy et moi je n'ai pas vérifié, je ne connais pas Annecy et vous verrez que pour éviter les erreurs, je ne parlais pas de ce que je ne connais pas. Donc je vous parle de ce que je connais. Ce que je connais moi c'est Lyon et Grenoble.
On parle de la clim. Aujourd'hui à Lyon il y a des clims mobiles dans les crèches par exemple pour protéger les enfants en bas âge. On parle des écoles A Grenoble on a 60 millions d'euros investis en rénovation qui comprennent la question de l'hiver et la question de l'été.
C'est en moyenne 5 à 10 degrés de gagné aujourd'hui via les rénovations et via la végétalisation des cours c'est-à-dire on apporte de la fraîcheur, on enlève le béton, on met des arbres. Et pourquoi pas de clim ? Mais ce sont par exemple des brasseurs d'air.
Vous avez entendu par exemple effectivement Monsieur Gémen par exemple qui est du GIEC, qui lui-même critique aujourd'hui de vos positions. Je vous ai dit par exemple qu'en fait il y a une clim mobile dans les crèches. On prend des mesures, qui ont pour objectif de faire baisser la température.
En fait la clim est un outil, il n'est pas un moyen. L'objectif c'est de faire baisser les degrés. Quand je vous dis qu'on s'abaisse entre 5 et 10 degrés, c'est efficace.
On a des brasseurs d'air dans les salles de Mais si vous voulez, moi je suis, comme maire, je ne peux pas et je ne peux plus entendre des discours qui ne soient pas concrets. Moi mon problème c'est pas de savoir s'il faut mettre des stores ou des ventilateurs, c'est de faire baisser la température dans les classes. Donc évidemment qu'il faut mettre et des stores et de la climatisation quand des bambins de 7 ans sont à des chaleurs de plus de 30 degrés et je ne comprends pas.
Je ne comprends pas qu'on ne puisse pas dire aujourd clairement, y compris quand on est écologiste, oui il faut climatiser les écoles et toutes les écoles de ce pays. Enfin les parents nous le demandent, c'est de la santé publique élémentaire, on doit pouvoir apprendre dans de bonnes conditions, c'est de la justice sociale parce que la clim est un outil, donc centraliser le débat sur la clim est un faux débat. La question c'est comment on fait baisser les degrés ?
L'objectif, et ça a été dit par M. Armand, l'objectif c'est de faire baisser les degrés dans les classes et les degrés dans la ville. Mais lorsque Antoine Armand, et je crois que c'est ce que vous venez de dire quand vous avez dit que l'école rénovée par la précédente mandature écologiste, il y faisait plus chaud que dans les autres écoles ?
Depuis qu'elle est rénovée ? Oui mais dans les écoles rénovées à Grenoble, il fait plus frais. Il l'a dit, ce n'était pas aujourd'hui, il l'a dit dans sa réponse, il a dit que ce n'était pas une priorité le confort d pour la mer d'Annecy.
Le maire d'Annecy, c'était une priorité à Grenoble, c'est-à-dire que dans les rénovations qu'on nous avons faites, nous avons pris en compte le confort d'hiver et le confort d'été. Par exemple, c'est aussi 1000 ventilateurs en plus, c'est deux ventilateurs par classe à Grenoble et je veux revenir sur la question des inégalités qui a été annoncée. L'objectif, c'est qu'effectivement, il y ait des moments de repos, l'école doit être préservée, on doit avoir des espaces de fraîcheur, c'est pour ça que les maires écologistes ouvrent les musées mais je vais revenir sur un dernier point la clim elle rejette la chaleur à l'extérieur donc si c'est pour faire oui enfin elle rejette beaucoup plus oui j'ai un frigidaire évidemment j'ai pas de voiture j'espère que j'ai un frigidaire je n'ai Quand on donne une voiture, elle rejette de la foi.
Est-ce qu'on a interdit des voitures ? C'est pas moi qui le dis, c'est François Gemmène. François Gemmène, il est chercheur au GIE.
Premièrement, nous sommes favorables à la diminution du monde de voitures, parce que par exemple, il y a de la pollution de l'air, etc. Mais on n'est pas pour l'interdiction de la voiture. Je pense qu'il faut arrêter de caricaturer les positions.
Par contre, le fait que la clim aujourd'hui rejette de la chaleur de manière importante dans les rues et donc que ça contribue à l'augmentation de la chaleur, ça a été dit, on a des enfants qui sont potentiellement mal protégés chez eux, qui vivent dans des bouilloires thermiques. L'objectif, ce n'est pas qu'ils soient frais à l'école et qu'ils aient chauds chez eux. Donc oui, on peut mettre de la clim, il y a des clim mobiles dans les crèches, mais ne confondons pas l'outil et l'objectif.
L'objectif, c'est de baisser les degrés, de bosser les degrés à l'école et de baisser les degrés dans la ville, dans les logements. En fait, il faut arrêter de confondre le débat. Le débat, c'est comment on baisse les degrés et Et les écologistes ont des propositions très concrètes. – Et je précise, puisqu'on vient de parler de votre prédécesseur Antoine Armand, qu'il s'agissait en effet d'un élu Europe Écologie Les Verts.
Donc à chaque fois vous parlez… – Qui avait quitté ELV en 2016 et qui avait fait à Lyon, mais il a été élu avec l'étiquette Europe Écologie des Verts. François Storg a quitté ELV en 2016, il a été élu avec l'étiquette, il avait fusionné avec des élus macronistes la députée de l'époque. Ça donne une conclusion, c'est que quand on s'allie avec les macronistes, on fait beaucoup moins que qu'on a des écologistes qui travaillent – Qu'est-ce que vous répondez à ça, Antoine Armand ? – Non mais écoutez, le maire d'Annecy, prédécesseur à Europe Écologie Les Verts, il a eu les manettes pendant 6 ans, et vous l'avez entendu au discours confus qu'on vient d'entendre, les écologistes ne sont toujours pas capables d'accepter qu'il faut mettre de la climatisation dans les établissements sensibles et publics il ne le propose même pas ils n'arrivent même pas à le dire et c'est ça qui est très grave c'est que pour protéger un certain électorat qui est anti-clime vous n'arrivez même pas à dire « oui, dans les prochaines années, nous proposons d'installer de la clim dans les établissements publics sensibles ».
Voilà ce qu'il faudrait dire quand on est pragmatique, quand on veut baisser les degrés, que tous les moyens sont bons pour baisser les degrés, pour que les enfants, pour que les personnes âgées vivent sereinement. C'est ça notre première priorité, c'est ça notre devoir d'élus locaux ou nationaux. Et en tout cas, c'est ça Annecy que je m'attèlerai à faire pour rattraper le retard qui a été accumulé pendant des années ?
Je le redis, je vais le dire très clairement. L'objectif des écologistes est de faire baisser les degrés. Les classes à 36 degrés, c'est inacceptable.
Nous nous employons à ça avec tous les outils nécessaires. Deuxièmement, je vous l'ai dit, il y a de la clim mobile dans les crèches. En fait, j'ai le répété.
Mais la question, c'est la baisse des degrés. Si on y arrive sans clim, en fait, à un moment, est-ce qu'Antoine...
Enfin, je ne comprends pas cette obsession. La seule question, si c'est utile, il peut y avoir de la clim. Si on a d'autres outils, faisons-le.
Et je vous invite à regarder le plan canicule du groupe écologiste. Dans ce plan canicule, il y a par exemple le plan fraîcheur. Ça veut dire effectivement que des endroits climatisés sont ouverts pour des personnes fragiles.
Bien évidemment qu'il faut des salles, par exemple les EHPAD, on parle des écoles, mais les EHPAD, bien évidemment qu'il faut des salles déjà en urgence avec la clim, des salles fraîcheurs. Et bien sûr, mais pas partout. C'est pas vrai.
Depuis 2003. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup moins de morts dans les EHPAD lors de cette dernière année. Mais il faut les généraliser, il faut les ouvrir.
En fait, cette question d'avoir des îlots de fraîcheur, y compris climatisés, bien évidemment. Je l'aurais dit, on déplace le sujet de comment on fait baisser les degrés avec quel outil ? En fait, c'est exactement...
Je vais reprendre la méthode de votre transport. La question, par exemple, des transports, c'est comment je vais, par exemple, nous sommes à Paris, de Paris à Marseille. Ce n'est pas...
Il faut mettre de la voiture partout parce que peut-être que je vais prendre le train, peut-être que je vais faire du covoiturage, peut-être que j'aurai ma voiture. Mais l'objectif, c'est la liberté de circulation. Eh bien, l'objectif, là, c'est de vivre dans un monde rafraîchi et donc focaliser sur un outil.
Mais la liberté...
C'est vraiment un contresens. La liberté, et c'est effectivement ce dont on parle aussi depuis plusieurs jours, c C'est ces fameuses normes. Par exemple, lorsque vous construisez ou que vous rénovez, vous devez répondre à un cahier des charges.
C'est la fameuse RG 2020, je crois, dans laquelle il est stipulé qu'on ne vous interdit pas de mettre la Mais que si vous la mettez, en réalité, on vous rend la vie impossible. Alors, moi sur la clim, je veux vraiment le redire, c'est-à-dire que la clim peut être un outil. Je pense que ce n'est pas le seul.
Je pense qu'aujourd'hui, par exemple, quelque chose qui pourrait être fait de manière très rapide, mettre des volets. Ça paraît évident, il y a énormément de logements qui n'ont pas de volet. Faire baisser les degrés, ça commence déjà par mettre des volets.
Deuxièmement, des brasseurs d'air. Il y a cette, d'ailleurs, pétition qui commence à circuler. – Bien sûr, pas de volet, pas de loyer, pas de loyer. – Bien sûr, et c'est totalement dans l'esprit du texte, alors il n'y avait pas pas de volet, pas de loyer, mais une obligation effectivement de protection des forces de Je remercie Antoine Armand en tout cas d'être intervenu ce matin
Cyrielle Chatelain