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InterviewLCP (sur YouTube)· 15 novembre 2025 34 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalSantéDéfenseNumérique

Le cancer progresse en Europe | Ici l'Europe - 15/11/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelles ont été vos priorités pour la présidence tournante de l'UE ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le Danemark a augmenté son budget militaire à 3,5 % du PIB. Peut-il se prémunir contre des attaques sur ses infrastructures ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il encourager l'utilisation de biens à double usage dans la recherche européenne ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'UE veut développer une IA européenne. Comment éviter la dérégulation imposée par les États-Unis ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans au Danemark ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    L'espace est saturé par Starlink. Comment accélérer l'innovation européenne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Christina EgelundFait
    « Investir dans la recherche uniquement pour un usage civil, c'est un luxe et qu'on peut plus vraiment se permettre. »
  • 27:00Laurent CastillotChiffre
    « En France, pays où la santé allait bien, l'espérance de vie a 9 ans d'écart par rapport à certains pays nordiques. »
  • 29:00Laurent CastillotChiffre
    « Le taux de tabagisme féminin est de 23 %. C'est le plus élevé d'Europe. »
  • 37:00Laurent CastillotChiffre
    « 40 % des cas de cancer peuvent être évités par la prévention. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe. Une émission qui vous est proposée par France 24 et les chaînes parlementaires, Public Sénat et LCP.

Nous allons vous proposer un grand débat consacré à recherche contre le cancer et d'ailleurs nous allons aussi parler recherche tout de suite en compagnie de notre grande invitée. Nous sommes à Copenhag, capitale du Danemark, au ministère des sciences et de l'éducation supérieure avec la ministre Christina Egelund. Bonjour.

Bonjour. Vous êtes bonne francophone, on l'entend passer par la Sorbonne. Vous avez été 3 ans député pour le parti des modérés avant d'intégrer le gouvernement de la social-démocrate Mux Friedrichen.

Une coalition trartite entre socialiste et donc centre drooit. Euh le Danemark et ses 6 millions d'habitants ont souvent dit non à l'Europe, non à l'Euro, non euh à Mastricht, euh non aussi à la défense commune. C'est en train de bouger.

Et puis vous détenez effectivement euh la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'à décembre prochain. Une présidence particulièrement intense en effet. Quelles ont été vos priorités finalement ?

Juste pour les pour l'historique, c'est vrai que on a eu euh quelques exceptions dans dans le temps avec euh avec notre engagement dans dans l'Union européenne. Euh je pense que là les sondages récentes montrent les que les Danois sont parmi les plus favorables dans l'intégration européenne. Donc ça a aussi changé avec les temps et je pense que euh les changements géopolitiques ont tout à fait là-dedans.

Alors, depuis le 1er juillet, on tient la présidence de de l'Union européenne dans un moment crucial pour pour l'Europe avec un nouveau une guerre sur les terrains européens avec une compétition au niveau technologique mondial qui est intense et qui nous demande beaucoup. J'ai beaucoup réfléchi au report de Mario Dragui sur la compétitivité européenne et donc on travaille sur tout ça et aussi sur un agenda qui a tendance un petit peu à être oublié parce qu'il y a tant d'autres problèmes qui qui arrivent. Si les changements climatiques donc unvenir verte pour l'Europe.

Donc on a mis aussi ça sur sur l'agenda et puis avec les les bilans aussi d'élargir l'Union européenne avec l'Ukraine et d'autres pays dans le dans l'Europe d'Est pour avec l'ambition d'avoir une Europe vraiment unie et forte. Christina Egelunt, nous allons développer toutes ses priorités dans la suite du programme bien sûr, mais auparavant, je vous propose de suivre quelques brèves d'Europe qui ont été choisis et compilés par Oyana Almandose. Au moins 30000 demandeurs d'asile seront répartis entre les pays membres en 2026.

Selon le pacte migration de la Commission, l'Italie, l'Espagne ou la Grèce qui connaissent le plus grand nombre d'arrivées pourront demander à d'autres États d'accueillir une partie de ces migrants. Si ces pays refusent, ils devront leur verser une aide financière de 20000 € par réfugié ou leur offrir un soutien opérationnel. La Bulgarie, l'Estonie ou la Pologne pourront être exemptés car ils se trouvent, selon la commission dans une situation migratoire importante d à l'arrivée de nombreux Ukrainiens ainsi que de migrants envoyés par la Biélorussie.

Les négociations entre États se poursuivront jusqu'à décembre, mais la Hongrie a déjà déclaré qu'elle refuserait de participer à tout système de quota. La présidente de la commission, Ursula Van Derleyen a réitéré sa volonté d'utiliser les avoirs russes gelés en Europe pour financer un prêt à l'Ukraine. C'est le moyen le plus efficace de soutenir la défense et l'économie de l'Ukraine.

C'est la manière la plus claire de faire comprendre à la Russie que le temps ne joue pas en sa faveur. Faute de quoi ? Selon elle, les 27 devront financer eux-mêmes ses prêts ou accepter d'emprunter sur les marchés.

Des options rejetées par la France ou l'Allemagne. Les Étatsmembres espèrent trouver un accord lors du sommet européen de décembre. La Belgique où la plupart des avoirs russes sont conservés bloquent leur utilisation.

Depuis quelques semaines, la Belgique est d'ailleurs la cible de multiples incursions de drones sur son territoire. Si le gouvernement belge refuse de pointer du doigt à la Russie, le ministre allemand de la défense Boris Pistorius y voit un lien avec ces fameux avoir russes gelé dans le pays. C'est une façon de créer de l'instabilité et de la peur dans le pays.

Ne songez même pas à toucher aux avoirs. Il n'y a pas d'autre manière de l'interpréter. Sa la Belgique a en conséquence débloqué en urgence 50 millions d'euros pour des achats d'armes et de moyens de défense antiaérienne.

Madame Engelunt au Danemark, fin septembre début octobre des drones ont survolé six aéroports, six sites militaires. Comment vous expliquez ces survols ? La première ministre Mux Frédrixen a pointé du doigt les Russes.

Quelle est la signification profonde de ces drones ? J'aurais jamais imaginé que dans mon pays, dans nos aéroports et au-dessus de des installations militaires au Danemark qui un pays pacifiste he qui on serait survolé comme ça par des drones. On connaît pas encore l'origine de ces drones.

Il y a une investigation en cours ce sujet-là, mais pour moi, c'est un c'est un symbole dans du du contexte géopolitique et dans lequel on vit et ça montre aussi que justement le développement technologique est au cœur de cette bataille mondiale. Justement, votre pays le Danemark a augmenté son budget militaire à 3,5 % du PIB. Un effort considérable. peut-il se prémunir contre des attaques, contre ces infrastructures stratégiques ?

J'ai voyagé en Ukraine au mois de de septembre. Ce qui m'a beaucoup frappé par rapport à part les atrocités de la guerre qui qui marque forcément, c'est que au cœur de cette guerre et pourquoi les les Ukrainiens courageusement arrivent à à tenir les forts contre les Russes, c'est beaucoup grâce au développement technologique. Donc les drones, autres technologies.

Donc on vit aussi dans une are où l'innovation est au cœur de comment on se défend. Les Danois ont été longtemps critiques vis-à-vis de l'Union européenne et avec des optout des exceptions dans beaucoup de domaines. Mais c'est ça a changé, ça a changé beaucoup depuis la guerre en Ukraine en particulier.

Euh vous avez par référendum réintégré en 2022 la politique de sécurité et de défense commune de l'Union européenne. Ça veut dire que vous voulez vraiment une autonomie euh pour construire des armes et des armes européennes ? C'est la question parce que vous vous achetez beaucoup Américains.

Hm. On va établir réétablir une industrie militaire de défense en Europe qu'on n pas eu en tout cas pas assez fort qu'on qu'on le souhaite. On va aussi faire ça dans dans mon pays.

Nous on a pendant beaucoup d'années pas assez investi dans dans notre défense. Là on est en train de de monter. On a beaucoup monté.

On investit beaucoup le but aussi dans l'emparriver en 2030 à investir 5 % de notre BNP. On va y arriver et c'est une priorité. C'est la priorité numéro 1 pour pour ce gouvernement.

Et là-dedans, c'est clair qu'il est crucial de de réinvestir, re reconstruire une industrie européenne aussi au sujet de la défense. Et là-dedans encore une fois, les technologies modernes de de de défense sont assez sont complètement cruciales. Alors, précisément Christina Egelund, la Commission européenne entend construire un mur de drone. vous encouragez finalement l'utilisation de ces ces biens à double usage, les transformer pour des usages militaires, les drones par exemple.

Absolument. Je pense qu'on est dans un contexte et dans un moment où dans l'histoire où investir dans la recherche uniquement pour un usage civil, c'est un luxe et qu'on peut plus vraiment se permettre. Et d'ailleurs, vous vous êtes favorable à ce que le programme Horizon Europe doté de 100 milliards d'euros sur 7 ans puisse justement contenir ces ces biens à double usage parce que les chercheurs européens n'y sont pas forcément favorables.

Ils ont l'impression qu'on va leur enlever un peu d'argent. Moi, je suis favorable. Tout à fait.

Le gouvernement danois est favorable. Après quand cela est dit, chaque chercheur individuel forcément prend ses décisions avec sa propre conscience de ce qu'il veut faire et pas faire avec son travail. forcément ce liberté là reste à respecter mais il faut en Europe qu'on qu'on ouvre nos yeux par rapport aussi aux menaces qui sont là et le rôle qui joue les technologies et donc la recherche dans ça.

Il faut pas être naïf face au développement en Chine ou en Russie ou en Iran par exemple. Et il faut qu'on soit à l'auteur aussi de pouvoir nous protéger aussi avec les avec des technologies critiques. Vous avez déclaré qu'il faut euh que nous les Européens nous devenions plus autonomes aussi sur l'intelligence artificielle.

Pour l'instant, elle se développe à très très grande vitesse aux États-Unis. Euh d'ailleurs sous sur fond de dérégulation décidé par l'administration Trump. Est-ce que on va pouvoir rester dans la course ?

Est-ce que c'est le modèle à suivre aussi ? Il faut absolument rester dans la course. L'intelligence artificielle, c'est probablement la nouvelle technologie qui vient avec les pouvoirs transformatif les plus forts qu'on a connu connu depuis très longtemps et de la croissance d'ailleurs peut-être depuis l'industrie, la révolution industrielle.

Donc dans ça, ça vient aussi avec beaucoup d'aspects euh éthiques, euh beaucoup de questions euh morales. Moi, je voudrais que l'intelligence artificielle appliquée en Europe se pose sur de valeurs européennes, c'est-à-dire un respect pour pour l'individu, euh l'humanité, des valeurs démocratiques, transparence. Et donc il est pour moi complètement crucial que justement on arrive à développer des plateformes du AI en Europe qui pose sur de valeurs européennes.

Je pense que non seulement les Européens mais que le monde en a besoin. Mais les Américains nous demandent précisément l'inverse à savoir enlever le carcan enlever les régulations européennes sur leur big tech et sur leur IA. Et ça est-ce qu'on s'apprête à le faire ?

Est-ce que nous-même quand on parle de simplification en Europe, ça veut dire aussi se débarrasser de toutes les règles ? Non, pas forcément parce que là, il y a aussi des des des pouvoirs en jeu, c'est-à-dire est-ce qu'on veut laisser ça aux mains non seulement de d'un autre pays, les États-Unis, mais des mais des grosses entreprises et avec un leadership qui n'est pas élu démocratiquement euh qu'on n pas choisi et donc on contrôle pas les valeurs quand on parle de d'intelligence artificielle. Donc investissement aussi là dans les infrastructures européennes.

Si on veut arriver à faire ça, ça va ça va aussi dire un changement de de d'esprit euh dans tous les capitaux en Europe. C'est-à-dire par exemple investir dans les ordinateurs du A en Europe, ça coûte très cher, ça consomme beaucoup d'énergie. On va pas en avoir 27 en Europe.

Euh mais peut-être quand on parle de Giga Factories, on parle d'en faire cinq en Europe. C'est-à-dire il va falloir savoir en partager. C'est-à-dire à Paris comme à Copenhague, euh la première question, le premier but, c'est pas de les avoir sur notre terrain, en France ou au Danemark, mais être prêt à investir, est-ce que ce soit en Europe et être content si ça vient en Belgique ou en Suède ou en Espagne ou ailleurs.

Alors, vous êtes aussi ministre de l'enseignement supérieur au Danemark. Euh la France propose d'interdire justement les réseaux sociaux au moins de 15 ans qui euh euh nuisent à leur santé mentale, regorg de fake news, euh sont des outils de radicalisation aussi parfois. Euh vous êtes aussi en train de légiférer sur ces questions-là au Danemark.

Euh je dans quel sens et comment justement protéger mieux les Européens ? Alors, nous avons décidé, le gouvernement avec une bonne majorité dans notre parlement d'interdire ces réseaux-là aux jeunes, aux enfants de moins des 15 ans. Pourquoi ?

Parce que c'est en train de de prendre l'enfance de nos enfants tout simplement. Euh je pense qu'on connaît tous, on arrive dans un endroit avec des enfants. Dans mon enfance, on jouait ensemble, on était dehors, on faisait du vélo, on faisait du sport, on était actif ensemble dans l'hiver.

L'hivers sont plus difficiles que ce que vous connaissez en France. On joue ensemble à l'intérieur, on faisait des jeux. Là, on arrive dans endroit des enfants chacun avec le petit écran.

Moi, je pense que ça fait pas du bien à nos enfants. On veut enlever ça de leur vie. Le Danemark, vous dites, a besoin d'ailleurs en parlant en parlant de jeunes, d'étudiants étrangers supplémentaires parce qu'il y a une concurrence pour attirer ces jeunes qui est féroce en Europe.

Et pourtant, j'ai envie de dire par ailleurs pour votre gouvernement, la politique migratoire est l'une des plus restrictives d'Europe et vous voulez un modèle zéro immigration. Est-ce que ça ne va pas décourager les jeunes talents de se tourner vers ce pays qui change d'image ? Absolument pas.

Alors le Danemark comme beaucoup d'autres pays en Europe, on est challengé sur les démographies, c'est-à-dire qu'on est peu, on va devenir encore moins. On a des employeurs publics comme privés qui déjà aujourd'hui manquent de pouvoir employer des compétences dont ils ont besoin et ça va être encore plus difficile. Et donc dans ce contexte là forcément on a besoin d'attirer du travail depuis l'extérieur mais aussi des étudiants qu'on peut former et qui j'espère vont vont avoir envie de de rester ici.

Mais ça n'est pas contradictoire avec une politique migratoire zéro migration. Je pense qu'il faut distinguer entre les gens qui viennent pour travailler ou étudier et la migration. C'est justement un des problèmes dans ce débat là, c'est que on a peu tendance à tout mélanger.

Le Danemark est un petit pays, on a une économie ouverte, on dépend de ce que des collaborations internationales. Donc absolument ouvert au aux étudiants et aux gens qui veulent venir pour travailler. Vous insistez beaucoup sur la cause de l'espace.

Starling d'Elon Musk s'est avéré à un outil incontournable pour les Ukrainiens dans leur guerre contre la Russie. Côté européen, Arian lance des satellites bien sûr avec succès mais à un rythme moindre par rapport aux Américains. Comment accélérer pour avant que l'espace soit plein à craquer, saturé par des objets non européens ?

Alors ça très important. Euh juste un chiffre euh parmi les plus 10000 satellites qui sont aujourd'hui en fonction autour de la Terre, il y a plus que la moitié qui sont émis par Starlink. Donc ça montre quelque chose sur la dominance de Elon Mosque sur l'espace.

Donc pour moi, investir ensemble en Europe dans les infrastructures de d'accès en espace mais aussi dans les industries d'espace en Europe qui où je sais qu'i que la France, il y a une une importante industrie aussi pour des raisons historiques et de des espaces qui sont très importants pour pour l'Europe est encore une fois une technologie qui n'est pas juste une technologie pour améliorer la vie sur la terre et cetera, mais qui est cruciale dans la bataille mondiale dans lequelle dans lequel on se retrouve et donc pour l'indépendance, l'autonomie de de notre continent. Dernière chose, Christina Ilunte, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Vous voulez toujours plus d'innovation, on l'a entendu, investir dans l'espace, dans l'intelligence artificielle, dans la défense, mais tout cela génère des CO2 et que l'Europe finalement a aussi des ambitions écologiques ?

Est-ce qu'il faut pas aussi et bien diminuer un peu nos productions pour avoir ces ambitions écologiques ? Je suis un peu inquiète si on regarde quand on regarde le bilan aussi dans tous les les différents pays en Europe, y compris le mien, la question verte diminue un peu dans l'importance aussi au de des citoyens, ce qui est relativement grave parce que la crise climatologique n'est pas disparue, elle est encore là. Et comment on va résoudre ça ? forcément par un changement de comportement mais aussi et surtout par des nouvelles technologies qui sont issues par la recherche et l'innovation.

Quand on regarde pourquoi l'espace par exemple pour revenir à l'espace est important, c'est pas seulement une histoire une histoire de sécurité ou indépendance, c'est aussi par exemple par l'espace et par les satellites, on arrive à à photographier, c'estàd observer tout ce qui se passe sur terre. Donc on peut mieux utiliser de ressources naturelles pour faire une production agriculturelle soutenable. Merci à vous d'avoir été notre invité aujourd'hui Christina Ingeloun.

Merci. On continue sur un sujet très scientifique puisqu'il s'agit du cancer évidemment de la recherche et de la lutte contre le cancer. C'est notre grand débat qui nous emmène avec les chaînes parlementaires à Bruxelles.

Bienvenue au Parlement européen, au cœur de Bruxelles où se tient du 19 au 20 novembre, un sommet européen sur le cancer. C'est la deuxième cause de mortalité sur le vieux continent. Après les maladies cardio-vasculaires, chaque année 2600000 personnes sont diagnostiquées d'un cancer et 1300000 en décès dans l'Union.

Bien que les Européens représentent moins de 10 % de la population mondiale, il concentrent environ 25 % des cas concerts mondiaux, soulignant ainsi la gravité de cette maladie sur le continent. Oui. Alors certes, l'Union européenne ne dispose que de peu de compétences sur les questions de santé, mais la Commission européenne a tout de même lancé un grand plan contre le cancer en 2021 doté de 4 milliards d'euros sur 7 ans pour soutenir la recherche, le dépistage et même la prévention. pas facile quand les Européens se méfient de plus en plus des vaccins dont certains permettent pourtant de réduire le risque de cancer.

Alors, pourquoi les Européens sont-ils aussi touchés ? Tabac, alcool, pesticides polluant d'hiver, leur mode de vie et leurs conditions de travail sont en cause. Comment endiguer ce fléo, le fléau du cancer avec des services de santé souvent sous tension ?

Pour en parler, nous recevonsimes. Bonjour eurodéputé Luxembourgeoise du groupe des vers. Vous êtes coprésident du groupe de l'Intergroupe Cancer et maladie rare ici au Parlement.

Vous en êtes aussi membre. Laurent Castillot, bonjour. Eurodéputé français du groupe du PPE ici à la droite de l'hémicycle et en France membre du parti d'Éric Sioti l'UDR.

Vous êtes par ailleurs médecin. Le constat d'abord Laurent Casti le cancer est donc la deuxème cause de mortalité dans l'Union européenne. Pourquoi ?

Et pourquoi est-ce qu'il progresse tant ? Pourquoi il progresse tant très probablement du fait d'une prévention insuffisante ? Il progresse du fait du tabac, de l'alcool, des facteurs d'environnement, de l'alimentation et vous l'avez évoqué, c'est la deuxème cause de décès, le cancer.

Mais les prévisions nous donnent première cause de décès en Europe à partir de 2035. nos nos voisins anglais, première cause déjà en Angleterre. Une prévision qu'on peut faire mentir ou c'est ça va être très difficile ?

C'est le sens de mon engagement et ça doit être le sens d'un engagement politique par la prévention mais nous reviendrons. Sur 470 millions d'Européens, 1300000 meurent chaque année, chaque année du cancer. En tant qu'écologiste, est-ce que vous croyez qu'ils sont déclenchés par une dégradation de notre environnement de vie ? les pesticides, les polluants éternels, les perturbateurs endocriniens polluent notre quotidien et et déclenche plus de cancer.

Bah, c'est clair que l'environnement joue un rôle clé dans les facteurs de risque, mais aussi une alimentation fortement transformée. Euh nous mangeons aussi trop de viande rouge, ça contribue aussi puis cette alimentation comme je l'ai dit fortement transformée, tout ça, l'air est pollué. Donc la pollution de l'air contribue aussi à rendre les gens malades.

Et euh donc c'est tout ça, ce sont les pesticides, c'est le stress aussi, c'est euh les facteurs chimiques lesquels on est confronté aussi dans son travail éventuellement dans la production de de vêtements étanches. Vous avez parlé des éternelles, des chimiques éternelles, des pifacces. Tout ça peut être une raison de de causer des des concerts.

Donc on connaît en fait les facteurs à risque, il tombent pas du ciel. Il s'agit vraiment de les nommer, d'avoir des réglementations claires. On a parlé déjà aussi du tabac.

On attendait maintenant pour 2026 la révision sur la tous les produits de tabac parce que il y a pas seulement les cigarettes entre-temps, il y a tout ce qui est aussi les Icos donc le réchauffement du tabac. Il y a les petits sachets de tabac qu'on met en bouche. Donc il y a un tas de produits de tabac qui sont pas réglementés du tout où il faut une autre taxation, il faut faire gaffe où on fait cette publicité qui continue à être omniprésente.

On a parlé de l'alcool, on pourrait aussi parler de l'étiquetage qu'il faut qu'il soit plus clair et pour cela il faut des réglementations plus fortes. Laurent Cassio, d'après l'Organisation mondiale de la santé, le taux d'incidence en Europe s'est levé à 280 sur 100000 en Europe en 2022. C'est un taux nettement supérieur à celui observé par exemple en Amérique latine 186.

Qu'est-ce qui se passe ? On est pénalisé par quoi ? On est trop développé et donc trop pollué ?

Alors probablement on est trop développé. On s'aperçoit que c'est un, j'ai failli dire, un luxe des pays riches. Malheureusement, on n' pas cette même incidence dans les pays africain.

On on l'a évoqué, un cancer sur deux aujourd'hui serait évitable. serait évitable alcool, tabac, environnement, alimentation hein et ça c'est une spécificité européenne, obésité, alimentation alimentation surtransformée, trop de gras, euh la sédentarité, trop de sel, trop de sucre, tous ces facteurs de pays évolués et ben le marqueur c'est l'augmentation du nombre de cancers. Il y a aussi hein des disparités entre pays.

Si nous regardons les incidences de cancer, la Hongrie, le Danemark, la Belgique, mais aussi la France sont nettement au-dessus de la moyenne européenne. Les pays du sud, l'Espagne sont plutôt mieux, ainsi que la plupart des pays de l'Est. Alors, comment est-ce qu'on on expliqueraitimet ces disparités ?

Bah, il faut évidemment, il y a des différences aussi de de de style de vie évidemment, de différences de consommation aussi, d'alcool, de produits de tabac. Euh le mouvement, on a dit aussi donc le fait de bouger, d'avoir une vie plus saine, de se de de d'avoir plus recours à la mobilité douce au lieu de tout faire en voiture. Donc tout cela ça joue.

Ça ça commence aussi par l'urbanisation. permettre aux gens de prendre de avec sécurité leur vélo, ça peut jouer aussi avoir une vie plus saine, c'est qu'il y a une influence évidemment aussi sur la santé et puis il y a des différences aussi au niveau de l'accessibilité de de ces produits et des contrôles qui sont effectués. Laurent Cassiillot disons un mot de la France.

Le tabac et l'alcool donc reconnu depuis longtemps vous le disiez comme facteur majeur de risque, il contribue particulièrement en France à l'augmentation des cancers chez les femmes. Le taux de tabagisme féminin est de 23 %. C'est le plus élevé d'Europe.

La consommation d'alcool est aussi bien supérieure à la moyenne de lieu. Il faut changer ces réflexes gaulois. Il faut changer alors est-ce que c'est des réflexes gaulois ?

Il faut changer l'information et la formation. Je pense que ce qu'on réussit les pays nordiques, la Suède par exemple euh a comme conséquence d'investir dans la prévention. Là où nous en France nous investissons dans le soin, eux investissent dans le soin 2 % 2 à 3 % d'investissement dans la prévention en France, 6 7 % dans les pays nordiques.

On le retrouve à la fin sur la prévention, dans la diminuation des cancers et infiné dans l'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé qui a un lien direct. En France, pays où la santé allait bien, l'espérance de vie a 9 ans d'écart par rapport à certains pays nordiques. Alors, justement, en plus d'un grand plan contre le cancer, la Commission européenne a pris des mesures de prévention, parler de prévention, des mesures de prévention sublées que nous explique tout de suite le commissaire hongrois à la santé.

Environ 40 % des cas de cancer peuvent être évités par la prévention. L'an dernier, les Étatsmembres ont adopté deux recommandations importantes. Une sur les environnements sans tabac ni vapotage pour mieux protéger contre les effets du tabagisme passif.

Deuxièmement, une recommandation sur la prévention vaccinale de certains cancers. Notre objectif est notamment que 90 % des jeunes filles dans l'Union soient vacciné contre le papillomirus d'ici 2030. On n'y est pas un tilimex papillomirus qui peut déclencher un cancer de l'utérus.

Précisons le commissaire hongrois que vient de voir, c'est un proche d'Orbane qui lui-même a un passé de vaccinoscepticisme et le vaccinosceptéisme est en train de monter en Europe. Euh, vous êtes d'accord que ça va poser problème justement pour ces campagnes de vaccination ? Ben, je pense qu'il est très important de faire un travail sérieux de sensibilisation et d'information. justement la vaccination contre le papillo virus quand je vois même au Luxembourg que les campagnes de sensibilisation sont quand même plutôt discrètes.

Donc il faut il y a des grandes différences encore au sein de l'Union européenne sur la sensibil la sensibilisation et l'information. Notamment on parle là surtout des filles mais il faut aussi vacciner les les garçons par rapport au papillon virus. Donc il y a beaucoup encore de méconnus.

Il est important évidemment que les gens aient confiance dans cette vaccination et c'est pour ça tout ce qui est aussi transparence avec l'industrie pharma est crucial. Vous êtes d'accord, Laurent Casillot, pour dire que la vaccination c'est un élément important dans la prévention ? La vaccination euh et là nous parlons d'HPV, c'est c'est majeur.

On a évoqué les cancers euh euh de la femme avec le col et l'utérus, mais euh vous connaissez mon métier, je suis chirurgien ORL. On a des cancers ORL chez l'homme et chez la femme aujourd'hui que l'on pourrait prévenir demain par la vaccination antiHPV. On a beaucoup de travail d'information, de rassurer les gens.

Oui, il y a eu cette ce scepticisme euh euh à la vaccination. Je crois que nous devons travailler là-dessus parce que c'est la santé des Européens qui est en jeu. Imes, l'Union européenne a donc lancé un plan he contre le cancer en 2021.

C'est le bienvenu pour vous. Donner plus de pouvoir éventuellement à l'Union européenne, ça va pas de soi. Normalement, c'est la compétence des États-membres.

Oui, on dit c'est la compétence des États membres mais la santé publique fait part d'une compétence partagée entre les États membres et l'Union européenne. Donc j'ai parlé de campagne mais il faut voir de façon plus large. J'ai parlé de la publicité par exemple des produits de tabac donc tout ce qui est lié au marché intérieur on peut parler de budget aussi qui est donné à la recherche à la prévention aussi et à la recherche quant au traitement des concerts.

Tout ça, ça se fait quand même au niveau européen. Donc c'est le budget, c'est la publicité, c'est des campagnes d'information. Dire que l'Union européenne n'a pas de compétence, c'est c'est toujours un peu une une excuse pour ne pour ne rien faire.

Mais ce n'est pas le cas si on a une approche plus large aussi sur les taxations minimales, par exemple sur les produits euh de tabac ou sur le labeling, sur l'étiquetage. Donc là, c'est plein de domaines où l'Union européenne a de la compétence et où on pourrait agir davantage. Alors, de fortes disparités persistent en tout cas dans les politiques de dépistage entre les États-membres.

En Espagne, le mois dernier, un scandale a éclaté. En Andalousie, les autorités de la région mené par le Parti Populaire de droite ont reconnu qu'au moins 2300 femmes avaient été affecté par des problèmes de dépistage du cancer du sein. À sévi, une manifestation a réuni plusieurs milliers de manifestantes écoutées.

J'ai fourni tous les documents nécessaires pour les examens qu'il devait me faire à l'hôpital public. Au bout de 2 mois, il ne m'avait toujours pas reçu, même pas pour un premier rendez-vous. Finalement, je suis allée en clinique privée et j'ai été prise en charge.

Mon cancer du sein était métastatique. Ils ont dû l'enlever rapidement. Nous insistons sur le fait qu'il ne peut pas y avoir de système de santé publique qui nous laisse tomber car la vie d'une seule femme en vaut la peine et il y a des milliers de femmes.

Laurent Castilo, voilà ce qui se passe quand on coupe dans les budgets de la santé comme on l'a fait ces dernières années. L'Europe de l'austérité, c'est l'Europe du cancer. l'Europe de l'austérité, l'austérité dans les pays quand on est en difficulté financière, la première chose sur lequelle on coupe, c'est la santé.

Et et c'est un exemple. Tout à l'heure, vous avez évoqué ce qui appartient aux États membres, ce qui appartient à l'Union européenne. Là, il s'agit d'une compétence nationale.

L'organisation nationale dépend du pays. L'Europe doit trouver sa place là où un pays est insuffisamment faible. La prévention, c'est du long terme.

Je pense que là, l'Europe a toute sa place. La recherche et le développement, elle doit être commune. La place de l'intelligence artificielle en santé, elle doit être commune.

Et c'est là que le la force des 27 pays d'Étatmembre doivent se mettre ensemble. Cette problématique que nous avons vu en en Espagne, c'est une problématique de moyen pour son système de santé au niveau national. On pourrait quand même s'imaginer que l'Europe donne aussi des standards très clairs d'accès au soins et aussi au diagnostic et à la prévention.

Donc aussi quand j'ai parlé tantôt de la recherche, maintenant on est en train de demander au niveau européen pour la recherche pour les nouveaux euh médicaments vraiment une optimisation du traitement, donc de les rendre plus abordables point de vue prix et d'éviter davantage les effets secondaires. Donc on parle au niveau européen bien aujourd'hui d'individualisation de personnalisation de la médecine et d'optimisation dès lors des traitements. Et ça c'est quelque chose qu'on peut faire et demander et qu'on va demander au niveau européen.

Laurent Castillot, on voit que les les causes elles sont et les risques, ils sont sanitaires, environnementaux. Est-ce qu'il y a pas aussi un risque politique ? On parle beaucoup de simplification ces derniers temps, notamment au niveau de la commission.

On a vu passer des propositions de la commission pour simplifier par exemple les réglementations sur les cosmétiques en disant que les produits qui ne seraient pas ingérés ne présenteraient pas forcément de risques. Est-ce qu'il faut faire attention aussi à cela ? à ne pas euh aller trop loin sur ces sujets-là.

Alors euh la commission, il y a des la science est là. La science est là et je suis professeur de médecine, vous le savez. Je dire la il faut se baser sur les éléments de la science.

J'ai l'impression qu'à des moments euh nous avons euh un éléphant dans la pièce, l'alcool, le tabac, l'obésité et que nous allons regarder la petite souris qui joint perturbateur endocrinien. La petite souris, hein ? Non, non, je dire je je ne parle pas des des jeux dire il y a probablement des éléments sur lequels on doit jouer, mais jouons aussi et surtout sur ceux qui sont authentifiés.

Bien sûr que l'épiface joue un rôle majeur euh dans la santé de nos concitoyens aujourd'hui et demain. Je ne vous dis pas l'inverse. Alors madame Met, vous êtes un peu plus critique peut-être sur ce ce dossier.

Je pense qu'on est effectivement la simplification si elle aboutit à une dérégulation alors on est à côté de la plaque et pour le moment c'est quand même quelque chose qui se passe par rapport on a parlé de l'environnement on n pas réussi à avoir une réglementation sur l'utilisation de moins de pesticides une utilisation plus responsable donc en fait notre mission première en tant qu'Union européenne et un des grands atouts qu'on avait c'est justement ces réglementations sont là pour protéger les citoyennes et les citoyennes et pour prévenir justement les maladies. Donc si la simplification conduit à la dérégulation, c'est un clair nom de la part du groupe TER. Merci en tout cas à tous les deux d'avoir bien démontré hein que le cancer fait des bas.

Beaucoup de d'inquiétude mais aussi beaucoup de recherche sur ce sujet. Merci à vous d'avoir été nous invités. Merci à vous.

Merci Caroline et bonne suite de programme sur nos chaînes.