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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne· 13 juin 2025 35 min

Quel avenir pour le Parti socialiste ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Et au téléphone sonne ce soir, quel avenir pour le parti socialiste alors que les militants PS se retrouvent en congrès ce week-end à Nancy avec Olivier Rifford qui devrait être reconduit au fauteuil de premier secrétaire, ça devrait être validé, il a été reconduit déjà un peu la semaine dernière.

Où va ce PS qui a perdu ces dernières années une bonne partie de ses militants, les uns aspirés chez les macronistes il y a huit ans, les autres attirés par l'aventure d'une gauche plus radicale, au-delà d'Olivier Faure et de ses rivaux internes au parti, qui pourrait incarner les socialistes à la prochaine présidentielle et surtout sur la base de quel projet, un projet dont on a bien du mal à identifier les contours tant le PS a semblé parfois en mal de proposition ces dernières années. Le PS aurait-il oublié de travailler sous Olivier Faure peut-être et avant lui encore sous Jean-Christophe Cambadélis ?

Faudra-t-il un PS uni aux autres forces de gauche pour aller au prochain scrutin, municipal l'an prochain et puis présidentiel en 2027 ? Ou au contraire un PS solitaire, droit devant, loin du tumulte des insoumis, la question n'est pas encore tranchée ? Eh bien on se demandera aussi ce soir ce qu'il reste de la social-démocratie. Appelez-nous, témoignages, commentaires, questions, le téléphone va sonner jusqu'à 20h.

1:27
Locuteur non identifié

Le téléphone sonne, 0145 24 7000.

1:31
Présentateur

Avec un premier auditeur qui nous appelle de Lorraine. Bonsoir Patrice.

1:35
Auditeur

Oui, bonsoir.

1:36
Présentateur

Bonsoir et merci de nous appeler. Quelle est votre question ou votre témoignage ?

1:39
Auditeur

Je précise que je ne suis encarté dans aucun parti. Le PS incarnait autrefois des changements de paradigme. Je me demande s'il n'a pas perdu de très nombreux électeurs de gauche écologistes qui ont considéré que ce parti n'allait pas suffisamment loin pour la protection et une moralisation de l'environnement. Je crois qu'il faut être clair parce que justement ça tombe bien, vous êtes en Lorraine en ce moment, enfin le parti socialiste à Nancy, rien ne vaut un bon exemple concret. Vous avez des grosses divergences entre d'un côté le PS et le PC et de l'autre côté la France insoumise concernant par exemple l'énergie nucléaire.

La gauche classique PS-PC s'est toujours fondue de moralisation de la vie politique et qu'il constate, in situ, il n'en est rien. Et je vous dis sur Lorraine, moi, et ce que je vois dans le département de la Meuse où j'ai l'hérit, je vois depuis 30 ans une collusion PS-PC et de la droite, de la droite, je dis bien, pour accepter le projet CIGEO à Bure, au-delà de toute morale. Ne moyennant espèces sonantes et trébuchantes. Et pour finir avec la morale, par exemple, parmi d'autres, le PS et le PC ont toujours insisté pour la laïcité et la neutralité de l'école. Mais ces deux parties ne s'émeuvent en aucune manière quand l'école primaire se fait le relais du domicléaire.

A grand renfort de conférences, de livrets favorables. On a compris. Et voilà. Donc voilà le PS actuellement.

2:51
Présentateur

Merci de ce témoignage. On va essayer de le transformer en question. Merci beaucoup, Patrice. Avec ce soir, trois invités pour vous répondre. Céline Braque, vous êtes directrice générale de l'Institut d'études Odoxa. Bonsoir. Bonsoir. Rémi Lefebvre, en duplex de Lille, professeur de sciences politiques à l'université de Lille-Serraps. Bonsoir. Bonsoir. Et un grand merci à ICI Nord, qui permet cette liaison entre Lille et Paris. Et puis Thomas Legrand, journaliste, éditorialiste, politique et producteur sur France Inter de l'émission Enquête de politique, le samedi à 18h15. Bonsoir, mon cher Thomas. Bonsoir.

Alors, notre auditeur disait que si le PS n'est plus en forme, c'est notamment parce qu'il a raté des thématiques. Thématiques sur l'école, disait notre auditeur. Thématiques sur l'écologie aussi. Céline Braque.

3:39
Invité

Oui, votre auditeur n'a pas tort. C'est-à-dire que ce que l'on voit finalement, c'est un PS qui existe encore, qui est encore, on va dire, sur le terrain, mais qui n'a plus la balle. C'est-à-dire qu'il n'est plus dans une dynamique. Oui, alors ça, ça remonte, si on ne remonte pas trop loin, on remonte en fait à l'élection d'Emmanuel Macron et juste avant au quinquennat de François Hollande, où on a vu petit à petit les sympathisants de gauche être très déçus du bilan des socialistes. La gauche a explosé et puis Emmanuel Macron derrière, en créant La République en marche, a contribué encore plus à son explosion.

Donc les socialistes se sont retrouvés un peu coincés entre, d'un côté, la France insoumise qui ne s'appelait pas encore comme ça et les macronistes, et un peu coincés sans savoir exactement comment faire. Avec un discours finalement plutôt défensif, sans en effet aller sur des sujets qui intéressent encore les gens en général. C'est-à-dire que quand on regarde les priorités des Français, il y a le pouvoir d'achat en premier. Alors il y a la lutte contre l'insécurité qui n'est pas du tout un bon thème pour la gauche, qui est en deuxième. Mais juste en troisième, il y a l'environnement, qu'évoquait votre auditeur. L'éducation arrive très très très haut aussi.

4:55
Présentateur

Très vite dans la liste.

4:56
Invité

Et voilà, et sur ces sujets-là, on voit que finalement, il y a un espace politique. Il y a vraiment des électeurs qui attendent de la gauche qu'elle ait un discours concret et des propositions à faire. Au moins une ligne, enfin quelque chose qu'on comprenne. Et c'est vrai que les électeurs sont un peu orphelins de cela.

5:14
Présentateur

Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à Lille. Sur les thématiques idéologiques, sur les propositions sociétales, qui a-t-il d'ailleurs à attendre de ce congrès du PS ce week-end à Nancy ?

5:27
Olivier Faure

Ce week-end, il ne va pas se passer grand-chose. Concrètement, c'est un acte de communication externe aujourd'hui, les congrès du PS. Avant, au congrès du PS, il y avait des commissions de résolution. Et les militants votés après le congrès. En fait, aujourd'hui, les congrès du PS ne font qu'enteriner un rapport de force qui a lieu à travers deux votes militants. Donc, la seule incertitude de ce congrès, c'est est-ce qu'Olivier Fort va intégrer Nicolas Meilleur-Rossignol dans sa direction ? Par contre, effectivement... Son rival sur le podium. C'est ça. Par contre, ce qui va être important, c'est qu'il va y avoir des discours, effectivement, qui vont être entendus de l'extérieur.

Et on peut espérer que le PS, effectivement, imprime un peu dans le débat public, parce que c'est son problème aujourd'hui. Le PS, on ne sait pas, il a un problème de lisibilité de son discours. Il n'imprime pas parce qu'il y a toujours la mémoire de la déception des années Hollande. C'est-à-dire que, très clairement, dans une partie de l'opinion de gauche, l'image du PS est toujours abîmée par ce qui s'est passé sous Hollande, avec beaucoup de déceptions des lecteurs de gauche. Mais il n'imprime pas le PS aussi parce qu'il n'y a pas de marqueur. Et donc, notre auditeur parlait surtout d'écologie.

Et le PS, aujourd'hui, parle de social-écologie, mais on n'a pas l'impression que c'est le PS qui est vraiment écolo. Donc, qu'est-ce qui reste au Parti Socialiste ? Quels sont ces marqueurs ? C'est quoi ? C'est les injustices sociales, les inégalités ? Mais tout ça est très, très vague. Olivier Faure, dans une interview assez intéressante aujourd'hui, dans Libération, dit que le PS doit être le parti, je cite, de la réhumanisation et de la réconciliation. C'est très, très vague quand même, concrètement. Ce n'est pas des marqueurs. Concrètement, c'est quoi les idées que le PS a injectées dans le débat public depuis quelques années ? On a du mal à les entendre.

Et comme, par ailleurs, le PS est un petit parti qui n'a pas de présidentiable, on a l'impression d'un parti qui n'arrive pas, en fait, à percoler dans le débat public.

7:23
Présentateur

Thomas Legrand, face à un Rassemblement National qui, aujourd'hui, s'auto-proclame comme le premier parti ouvrier, où se trouve le point d'équilibre du Parti Socialiste ?

7:34
Invité

Il s'auto-proclame parce qu'il l'est. Oui, parce qu'il l'est, mais il le revendique, en tout cas. Il le revendique, oui, oui. Et le Parti Socialiste ne l'est plus. Le point d'équilibre du PS, aujourd'hui, il est où ? Le point d'équilibre du PS, en fait, ce n'est pas le point d'équilibre du PS, ce serait le point d'équilibre de la gauche, parce que le PS, ce n'est pas grand-chose au niveau national.

En réalité, ce qui est intéressant, c'est que si vous regardez le débat national, la grande conversation nationale, le débat public qu'on voit sur les chaînes info, qui affleure sur les réseaux sociaux et qui crée, finalement, l'agenda médiatique, il est animé par trois forces politiques, le Rassemblement National et ses représentants, qu'on voit sur toutes les chaînes info, les macronistes, le bloc central, disons, maintenant, pareil, et puis la France Insoumise. Et ça, ça fait la grande conversation nationale. Et LR commence à y venir via le ministère de l'Intérieur, avec Bruno Retailleau, mais le PS et les écologistes n'y sont pas.

Alors que le PS est à la tête de beaucoup de villes, de beaucoup de grandes villes, des villes moyennes aussi, à cinq départements et à des régions. Il a le maillage national. Il a le maillage national, il n'a plus beaucoup de militants, mais il a le maillage national, il a beaucoup d'élus locaux, et finalement, il a des élus que les gens apprécient pour régler les questions où il faut négocier, où il faut faire des compromis, les questions de tous les jours, de transport et de vie en commun. C'est quand même pas mal. C'est ce qui fait la force du PS aujourd'hui, c'est son maillage. Oui, mais il n'a pas d'incarnation nationale, il n'arrive pas à avoir d'incarnation nationale.

Et les trois forces dont je vous parlais, le Rassemblement National, les Insoumis et le Bloc Central, ils n'ont aucune région, aucune grande ville et aucun département. Ça pourrait changer aux prochaines municipales, peut-être. Peut-être, mais c'est même pas sûr qu'il y ait une vague. Donc c'est intéressant, ces deux niveaux, ces deux niveaux de politique, il y a une sorte de politique en millefeuille, ou en deux feuilles, disons en lasagne. Et celle qui fait le plus de bruit, c'est forcément celle qui a les médias. C'est la croûte au-dessus avec le fromage, mais en dessous, c'est voilà.

9:37
Présentateur

On va retourner au standard 01 45 24 7000. Gérard nous appelle du Val d'Oise. Bonsoir, Gérard.

9:43
Auditeur

Oui, bonsoir. On dit que le PS n'imprime pas, mais moi, je trouve qu'il est très mal mené en général par la presse. Et c'est surtout parce que les journalistes ne savent pas lire. Parce qu'en fait, si on regarde, on entend toute la journée qu'il est mort cliniquement et il est divisé. Il est divisé comme tous les partis politiques et comme le PS a toujours été divisé. Simplement, ça fait quand même le troisième congrès que gagne Olivier Faure sur des positions extrêmement précises.

Et les positions précises, c'est qu'il est pour l'union de la gauche et le dernier sondage qui est paru il y a un mois et demi en ce qui concerne la gauche donne la France insoumise à 9% Jean-Luc Mélenchon et le candidat de la gauche unie, du reste de la gauche unie sans connaître son nom de ce fameux candidat ou cette candidate, autour de 20%. Donc ce sont d'excellentes nouvelles et il n'est pas du tout mort. Ils ont 15.

La question, c'est que ce n'est pas parce qu'il n'a pas un candidat « naturel » qui crève l'écran qui ne va pas jouer un rôle et qui est justement le fait qu'Olivier Faure s'assoie à la ligne Faure qui ait gagné trois fois de suite ça veut dire quelque chose ça imprime quelque chose et ça veut dire qu'il va y avoir une réunion au mois du billet qui va réunir l'ensemble de la gauche avec ou sans la France insoumise ils feront comme ils veulent et qu'il y a un champ qui s'ouvre devant nous.

10:58
Présentateur

Merci beaucoup de ce témoignage Gérard du Val-d'Oise. Céline Braque pour Odoxa « Les journalistes ne savent pas lire » dit notre auditeur « Après tout le PS n'est pas plus divisé que les autres » et il n'imprime pas, il n'imprime plus en tout cas que ce que disent les journalistes et c'est ce que dit notre auditeur. Est-ce que le PS imprime un preuve ?

11:19
Invité

Non, dans l'opinion le PS, quand on fait des enquêtes qualitatives et là on n'est pas sur le quanti sur les qualitatives on a encore les mêmes mots que ceux qu'on entendait juste après la défaite de François Hollande ou plutôt qui ne s'est pas présenté la non-candidature de François Hollande les mots de la part de gens qui sont sympathisants du PS flou on ne comprend pas trahison, division donc ces mots-là, on les entend bien dès qu'on élargit un peu le spectre c'est-à-dire dès qu'on sort du spectre militant il faut voir que Olivier Faure, bravo à lui s'il confirme en effet et il le fallait confirmer ce sera vraiment une surprise mais sur un corps électoral extrêmement faible c'est-à-dire que c'est un peu plus de 20 000 personnes Oui, ça veut dire qu'il a été élu par 10 000 Voilà, donc 10 000 personnes qui le choisissent quand on élargit un petit peu c'est par 60 000 Vous voyez aujourd'hui moi j'ai sous les yeux on a un palmarès de l'adhésion à Odoxa quand on voit ce palmarès de l'adhésion Olivier Faure il est 14e sur 20e au niveau des français quand on regarde on resserre auprès des sympathisants de gauche on a François Ruffin Raphaël Glucksmann François Hollande Fabien Roussel Marine Tondelier Jean-Luc Mélenchon et enfin Olivier Faure qui est à 11 points par exemple de François Ruffin qui est le premier de ce tableau

12:41
Présentateur

François Ruffin est le premier de ce tableau les hommes de gauche les plus populaires on va dire

12:45
Invité

Glucksmann est vraiment très proche donc en fait ils sont sur des bassins de population assez différents mais ils sont tous les deux assez hauts et vous voyez Olivier Faure il a beau être très présent enfin non pas très présent mais présent dans le paysage politique depuis longtemps en effet auprès des français auprès des sympathisants socialistes il n'imprime pas beaucoup

13:02
Présentateur

Rémi Lefebvre comment expliquer que le parti socialiste finalement n'arrive toujours pas à imprimer considérablement l'opinion malgré sa force de frappe le maillage national dont il dispose

13:12
Olivier Faure

Oui alors il y aurait beaucoup de choses à dire sur les élus je pense qu'il y a beaucoup d'élus socialistes ils ne sont pas élus parce qu'ils sont socialistes ils sont élus parce qu'il y a une implantation locale ils sont élus depuis longtemps et puis par ailleurs ils ne font pas forcément toujours des politiques très socialistes localement parce que tout le monde fait à peu près pareil ça c'est l'ambiguïté du PS c'est qu'en fait il a plein d'élus mais ça ne lui sert pas à grand chose d'un point de vue alors ça lui sert à tenir l'appareil ça lui sert à avoir un minimum de militants d'ailleurs 40% des adhérents du PS sont des élus et dans les 20 000 personnes qui ont voté il n'y a pratiquement que des élus donc c'est à la fois c'est pas forcément une force aussi décisive moi je pense que le PS son problème c'est qu'il doit passer d'un parti qui était hégémonique qui était le parti du vote utile qui était le parti central à une composante dans une gauche éclatée et donc il me semble et c'est un peu la stratégie d'Olivier Faure qui est assez qu'on peut comprendre c'est de dire voilà le PS son rôle c'est d'être facilitateur du rassemblement à gauche et donc le PS doit se dépasser dans le rassemblement et c'est bien cette ligne là qu'Olivier Faure a portée lors du congrès c'est à dire la seule divergence qu'il y a eu dans ce congrès qui était assez pauvre en débat quand on lit les textes c'était quand même pas c'est pas les grands textes socialistes des années 70 et 80 des textes quand même assez pauvres du point de vue idéologique mais le vrai débat c'est en gros d'un côté Meyer Rossignol qui dit il faut un candidat socialiste et c'est impréalable et de l'autre effectivement Olivier Faure qui dit bah oui non on est faible et ça les militants ils ont du mal à l'entendre dans les sections qu'on leur dise et qu'en fait il leur dit voilà non le rôle du PS c'est d'essayer de créer les conditions d'une dynamique de rassemblement et c'est ça effectivement la carte que peut jouer le PS et effectivement dans cette dynamique éventuellement lors d'une primaire qui est une hypothèse parmi d'autres pourrait émerger un candidat alors peut-être pas Olivier Faure mais Boris Vallaud par exemple qui est sorti un petit peu du jeu et qui dans le cadre d'une primaire pourrait émerger mais le PS ne peut plus avoir d'autres ambitions que ça à mon avis aujourd'hui

15:20
Présentateur

merci on va vous retrouver Rémi Lefebvre Thomas Legrand donc la stratégie d'Olivier Faure pour 2027 c'est de dire qu'il n'y a pas de candidat socialiste à proprement parler pour la présidentielle un candidat d'une gauche unie ça vaut quelque chose pour vous

15:33
Invité

on va revenir sur le côté unie mais c'est vrai que si on regarde et c'est peut-être votre précédente question le point d'équilibre de la gauche il se trouve au PS il se trouve à la gauche du PS à un PS un peu parce qu'il y a la gauche de la gauche les insoumis sont puissants mais ils sont trop à gauche pour pouvoir faire 51% au second tour et puis la droite de la gauche c'est à dire Cazeneuve et Hollande on sait que ça ne suffit pas non plus et il y aurait une déperdition à la gauche de la gauche donc le point d'équilibre se trouve à l'endroit le moins incarné c'est quand même un peu dommage pour la gauche c'est à dire que la gauche radicale est très incarnée par Jean-Luc Mélenchon la gauche plus modérée est très incarnée par Glucksmann et Cazeneuve ceux-là on les entend on voit ce qu'ils pensent on voit et puis au milieu j'avais parlé de la gauche de Nuts je reste dans la métaphore dans un baignet il y a un trou au milieu le point d'équilibre de la nourriture excusez-moi c'est l'approche du dîner mais dans la gauche de Nuts c'est à dire que le point d'équilibre il est au milieu donc c'est quand même dommage qu'au point d'équilibre il n'y ait pas d'incarnation mais je voudrais revenir sur ce mythe de l'union la gauche ne gagne pas quand elle est unie elle gagne quand elle est forte et quand elle est forte elle n'est pas unie attendez redites-moi ça la gauche ne gagne pas quand elle est unie jamais la gauche unie ne gagne une élection présidentielle ou des élections législatives en 1936 la gauche était désunie le PC et le PS et ses filles étaient désunies ils s'unissent après dans l'action et d'ailleurs ils n'étaient pas unis dans l'action ils avaient chacun un rôle en 1981 la gauche n'était pas du tout unie la rupture du programme chromain en 1979 il y a eu un Georges Marchais était candidat au premier tour des élections présidentielles et en 2012 la gauche n'était pas unie donc la gauche ne gagne pas quand elle est unie elle gagne quand elle est forte et quand elle est forte comme elle est très très large elle ne peut pas s'unir parce qu'elle est trop diverse mais si son pôle le plus je ne dirais pas modéré le plus médian son pôle socialiste en tout cas social-démocrate réformateur et non pas révolutionnaire est puissant là la gauche peut gagner et on n'est pas dans cette configuration la gauche n'est pas puissante et le pôle le plus puissant le plus sonore en tout cas un auditeur nous a rappelé à juste titre les rapports de force le PS est plus fort d'un point de vue électoral aujourd'hui dans les élections nationales s'il y avait des élections nationales comme ça à blanc le PS serait devant les insoumis on peut demander à notre sondeuse bien sûr mais donc il faut casser cette idée de toujours vouloir l'union en revanche incarner le point d'équilibre et essayer de trouver quelqu'un pour l'incarner ce n'est pas fait c'est ça qui est important avec une idée derrière quand même et un objectif et un but plus clair que celui qui est affiché

18:24
Présentateur

on parlera du qui et du quoi on peut en parler maintenant est-ce que Céline Braque est-ce que l'opinion se satisfait d'avoir d'abord des candidats le qui et le quoi n'intervient qu'après et dans de bonnes conditions pas toujours le qui avant le quoi est-ce que les auditeurs pardon les électeurs vous avez tellement

18:46
Invité

d'auditeurs

18:47
Présentateur

en ont soupé de ce qui avant le quoi

18:49
Invité

alors oui les querelles de personnes etc mais là je pense qu'il y a vraiment vraiment quand même un sujet de les deux sujets existent et il y a quand même un vrai sujet de qui il y a besoin d'une incarnation vraiment et il y a un espace politique qui existe aujourd'hui donc ça on pourra y revenir mais il y a vraiment un espace politique à gauche on peut y aller maintenant aujourd'hui quand on demande aux français s'ils se sentent de gauche de droite s'ils ne se sentent plus affiliés du tout aujourd'hui on a 32% des français qui se sentent de droite 25% des français qui se sentent de gauche et 30% de gens qui disent on ne se sent nulle part 25% mais ça a augmenté c'est ce que j'allais dire et 13% qui se sentent du centre quand on regarde un peu les évolutions depuis l'élection d'Emmanuel Macron alors que beaucoup de gens s'étaient mis au centre ou s'étaient mis justement dans cette désaffiliation

19:48
Présentateur

petit à petit les français

19:51
Invité

se sont droitisés pour l'essentiel mais aussi gauchisés pour d'autres c'est à dire que si on regarde par rapport à 2021 on a plus 5 points côté gauche et on a plus 6 points côté droit donc vous voyez il y a plus il y a une réaffiliation à droite comme à gauche même si elle est plus modeste par ailleurs on en parlait tout à l'heure sur les sujets on dit beaucoup que les français sont de plus en plus de droite et c'est vrai sur certains sujets maintenant il y a des sujets qui comptent énormément aux yeux des français et que ce soit la justice sociale l'hôpital public l'école la laïcité et pas forcément la laïcité vue par la droite il y a une laïcité de gauche initialement l'accès à la santé tout ça ce sont des vrais sujets sur lesquels les français veulent pouvoir avoir du discours et après il y a quand même un problème effectivement d'incarnation c'est à dire qu'il y a des représentants de gauche qui ont une certaine cote notamment c'est pas un socialiste mais en l'occurrence Raphaël Glucksmann incarne cette gauche modérée et c'est le premier à l'incarner maintenant

20:53
Présentateur

vous me disiez que Ruffin était devant

20:55
Invité

ils sont pratiquement à touche-touche Ruffin et Glucksmann et en l'occurrence puisqu'on parle plutôt de la gauche modérée côté Glucksmann c'est quelqu'un qui est apprécié maintenant c'est quelqu'un aussi qui est un peu à éclipse donc on ne sait pas très bien quand il est là quand il n'est plus là et sur les sujets vraiment nationaux les français ne le connaissent pas vraiment donc là c'est quand même un problème c'est à dire à un moment qui parle des sujets nationaux ces sujets qu'on vient de décrire là

21:25
Présentateur

quel avenir pour le parti socialiste il nous reste un quart d'heure pour en parler

21:29
Locuteur non identifié

France Inter le téléphone seul

21:33
Présentateur

Catherine est en ligne de Lille bonsoir Catherine bonsoir

21:38
Auditeur

bonsoir bonsoir

21:40
Présentateur

votre question commentaire

21:42
Auditeur

oui en fait oui un commentaire déjà c'est que pardon ce que je viens d'entendre là par rapport moi je suis de la génération de Lille donc ça vous dit à peu près mon âge quand j'entends dire que Glucksmann est de gauche je bondis quoi et c'est juste c'est juste la chose c'est que depuis bah à chaque fois il y a eu des trahisons pour moi à mes 60 ans passés le PS n'est pas un parti de gauche alors bien évidemment

22:06
Présentateur

pardon redites moi ça aujourd'hui le parti socialiste vous estimez qu'il n'est plus un parti de gauche

22:10
Auditeur

non c'est un parti de centre gauche

22:15
Présentateur

qu'est-ce qu'il vous avec quel argument vous où est-ce que vous mettez le curseur à partir de quel argument centre gauche et gauche

22:22
Auditeur

alors moi comme vous disiez génération Mitterrand je me souviens avoir lu le programme commun et je me souviens j'avais pas 18 ans encore mais s'il était commun

22:30
Présentateur

c'est qu'il y avait aussi les communistes qui tiraient à la ligne donc forcément

22:32
Auditeur

voilà voilà donc a priori c'est pour ça qu'on votait quand même parce que quand on vote certes une incarnation blabla tout ça mais c'est quand même pour un programme c'est pour une vision de la société c'est un choix social c'est pas juste donner le rocher au plus joli vous voyez ce que je veux dire je vois très bien

22:50
Présentateur

alors j'ai compris pour le préambule la question ah non il n'y a pas de question c'était juste un préambule pour nous dire mais on le reçoit et on va en débattre je vais le soumettre à nos invités Rémi Lefèvre professeur de sciences politiques à Lille là d'où nous appelle Catherine ce soir alors d'abord sur le parti socialiste qui ne serait plus à gauche mais plus au centre qu'auparavant votre commentaire là-dessus

23:16
Olivier Faure

ah c'est une éternelle question le parti socialiste a toujours été à la fois à gauche pour certains pas assez à gauche pour d'autres il a occupé pendant très longtemps un espace politique très large en gros de Gérard Filoche à Emmanuel Valls donc il y avait tout au parti socialiste voilà donc ça ça a explosé il y a les deux bouts de l'omelette qui ont été coupés un bout Mélenchon un bout Macron et donc le PS son périmètre son périmètre politique s'est rétracté alors c'est vrai que cette auditrice je pense qu'elle doit avoir en tête les renoncements de François Hollande bon mais j'ai envie de lui dire mais de quel Mitterrand elle parle de Mitterrand 81, 83, 88 l'arrivée de Fabius ou celui de Moroy ou pas c'est ça donc le PS a toujours été un parti effectivement alors c'est quoi la ligne d'Olivier Faure Olivier Faure et François Hollande lui en veut beaucoup il a fait un inventaire assez critique de la période Hollande que n'accepte pas par exemple Hélène Geoffroy maire de Voix-en-Velin qui essaie de faire vivre en fait alors le label social-démocrate mais je trouve que social-démocrate ça veut plus rien dire mais c'est vrai que le PS quand même globalement si on s'en tient au texte du Congrès si on s'en tient aussi au fait qu'il a fait alliance et qu'il a avec le NFP il a soutenu le programme du NFP le centre de gravité aujourd'hui du PS dans ses textes il est plus à gauche que ce qu'a fait François Hollande alors c'est classique il est toujours plus à gauche quand il est dans l'opposition que quand il est au pouvoir mais par contre effectivement sur un certain nombre de questions le PS est moins à gauche que les filles mais surtout je dirais des questions de style et des questions géopolitiques parce que globalement moi ce que je voudrais dire c'est qu'à gauche les divergences sont bien moins grandes qu'on ne le pense et ces divergences souvent elles sont beaucoup plus grandes chez les dirigeants que chez les électeurs les électeurs globalement partagent alors il y a des fractions d'électorats de sous-électorats de gauche oui mais 80% des électeurs de gauche veulent l'union et globalement sur la plupart des questions ils sont d'accord et un socle de gauche pourrait facilement se dégager donc il ne faut pas surestimer ces divergences

25:22
Présentateur

Rémi Lefebvre on a retrouvé Catherine qui est à Lille comme vous parce qu'en fait elle avait une question à poser Catherine vous êtes à l'antenne

25:28
Auditeur

oui c'est encore une remarque par rapport aux élections ah non la remarque

25:33
Présentateur

on les a eues maintenant on veut la question je vous taquine

25:37
Auditeur

vous avez voté pour un maire ou voté pour un président c'est pas la même chose et donc voilà c'était pour ça que voilà donc oui on peut voter sans souci pour un maire PS ou quoi et on va plus regarder à deux fois avant de voter pour un président éventuellement quoi donc c'est vraiment la question du programme quel est le programme quel est le programme le programme le programme

26:00
Présentateur

d'abord Thomas Legrand évidemment la présidentielle incarne d'abord quelqu'un alors que les élections locales incarnent moins une personne plutôt un parti oui enfin

26:12
Invité

les élections locales locales incarnent une gestion assez pragmatique comme l'a dit Rémi Lefebvre et finalement tous les maires font à peu près la même chose ils sont assez écologistes par exemple c'est beaucoup plus facile d'être écologiste de faire des pistes cyclables et d'avoir une action écologiste qu'au niveau local qu'au niveau national parce qu'au niveau national et ça revient à notre premier auditeur c'est quoi être écologiste c'est vouloir décarboner et alors dans ces cas là il faut du nucléaire si on veut décarboner à fond et si on veut être contre le nucléaire on est plus proche des écologistes plus classiques d'ailleurs ils en parlent moins et c'est pour ça ces questions là ne sont pas réglées par exemple sur les retraites la question n'est pas non plus tellement réglée est-ce que le PS est plutôt CFDT c'est-à-dire commencer à comprendre peut-être que c'est pas l'âge qui compte mais il ne faut pas se battre sur les 64 ans mais la pénibilité c'est la pénibilité puis il faut le financer etc

27:05
Présentateur

ça veut dire que vous êtes en train de nous dire que quel que soit le parti demain au pouvoir on ne reviendra pas sur les 64 ans mais

27:12
Invité

il y a des choses comme ça il faut être assez honnête quel que soit le parti si c'est un parti de droite et même d'extrême droite on ne reviendra pas sur le mariage pour tous si c'est un parti de gauche on ne reviendra pas sur les 64 ans parce qu'il va falloir le financer la gauche est passée de 60 à 62 ans c'est elle qui l'a fait et c'était une étape elle le disait elle-même bon dans l'opposition elle dit qu'il y a des choses à gauche à faire pour les retraites il y a des choses l'IA va arriver donc ça va générer de l'argent on peut peut-être le répartir autrement il y a des choses mais on n'arrive pas à savoir exactement quelle est la ligne la ligne du parti socialiste la ligne de la gauche sur le nucléaire moi je ne sais pas quelle est la ligne ils sont plutôt pour maintenir le nucléaire parce qu'ils veulent décarboner et on les comprend en fait c'est compliqué et dans un monde où on polarise dans un écosystème médiatique comme le nôtre pas celui de Radio France ou de France Inter mais celui qui fait des réseaux sociaux et des chaînes info dont une grosse partie est bolorisée on polarise et alors quand tout est polarisé et que vous êtes un parti dit de gouvernement qui essaye de jouer avec la complexité c'est compliqué et sur notre auditrice qui veut délimiter elle-même ce qui est de gauche et ce qui n'est pas de gauche c'est oublié que la gauche a beaucoup de courant ce qui est de centre-gauche n'est pas de gauche pour elle ça me rappelle vous savez en 1981 Michel Rocard a été considéré comme un social trade trop à droite parce qu'il voulait des nationalisations à 51% et non pas à 100% et alors on le traitait de gars de droite et il disait mais si on fait des nationalisations à 100% dans 3 ans dans 4 ans on va être obligé de commencer à privatiser parce que c'est trop cher et c'est trop compliqué et c'est pas assez souple et qu'est-ce qui est plus à gauche celui qui voulait à 51% et qui aurait fini 5 ou 6 ans après avec un service public avec un secteur public plus puissant que celui qui a voulu aller à 100% et qui en 82 s'est pris le mur donc gauche et pas gauche les limites sont plus complexes qu'on ne le croit ce que dit finalement votre auditrice c'est vraiment c'est quand même un vrai problème c'est-à-dire je vous disais tout à l'heure qu'il y avait 25% de français qui se sentaient de gauche le parti socialiste en retrouve peu de ces 25% aujourd'hui il y a 7-8% de français qui se sentent proches du parti socialiste aujourd'hui c'est quand même un sujet qu'une personne qui a voté Mitterrand se dit aujourd'hui bah Glucksmann je sais même pas s'il est de gauche c'est-à-dire qu'à un moment le parti socialiste s'est un peu laissé faire c'est-à-dire qu'il a vu ses sympathisants partir à l'extrême droite pour les milieux populaires les milieux plus intellectuels cadres etc sont partis à Europe Écologie Les Verts et à LFI ceux qui avaient vraiment qui étaient vraiment dans le combat sont allés aussi à LFI et on l'a entendu beaucoup plus sur des sujets sociétaux que sur des sujets qui encore aujourd'hui dans les sondages on le voit sont importants aux yeux des gens sur l'économie sur du social sur de l'industrie etc etc

30:19
Présentateur

On va rappeler aussi peut-être que Raphaël X. Guzman n'est pas au parti socialiste il en est proche mais il est à la tête de Place Publique qui est un autre mouvement politique Baïcha nous appelle Baïcha Bordeaux bonsoir

30:33
Auditeur

Oui bonsoir merci de prendre mon appel

30:35
Présentateur

Avec plaisir

30:36
Auditeur

Alors je vais avoir l'occasion du coup de poser une question à Thomas Legrand je fais partie alors merci pour votre remarque madame je fais partie des personnes qui ont voté à gauche c'est-à-dire au parti socialiste à chaque élection à chaque fois qu'il m'a été donné de voter puisque moi je suis issue de l'immigration donc je n'ai eu le droit de vote qu'à la majorité plus un an de le temps de me voir délivrer ma carte nationale d'identité et donc j'ai aujourd'hui je ne voterai plus jamais et je ne vote plus parti socialiste c'est-à-dire que dans ma circonscription s'il y a un candidat socialiste face à un candidat de droite et bien je vote blanc ou je vote nul mais en tout cas je ne donne plus ma voix au parti socialiste en raison des renoncements en raison et je vais finir excusez-moi en raison des renoncements du parti socialiste à tous tous les tous les grands slogans qui lui ont permis d'arriver au pouvoir je prendrai l'exemple du vote des étrangers aux élections locales qui était un engagement de François Hollande et qui m'a amené à voter pour lui parce qu'effectivement toute une partie de la population qui vit en France qui travaille en France qui paye des impôts en France qui a des enfants français ne peut pas participer à la vie locale François Hollande a fait le mariage pour tous et aujourd'hui vous venez de le dire plus personne ne le remettra en cause il devait faire le vote des étrangers aux élections locales et aujourd'hui on ne me poserait plus la question comme ça a été le cas récemment lors des dernières élections si moi Baïja issue de l'immigration né en France je suis ou non française je mérite je vous presse un peu pardon Baïja

32:24
Présentateur

parce qu'il nous reste deux minutes et je voudrais aussi que les experts vous répondent on va commencer par Thomas Legrand très vite évidemment

32:31
Invité

Baïja a tout à fait raison c'est une promesse qui n'a pas simplement été faite par François Hollande mais par ses prédécesseurs qui n'a jamais été tenue on parle du vote des étrangers aux élections locales il y avait des conditions etc et ça n'a jamais été jamais été appliqué et je pense aussi que si ça avait été appliqué si ça avait été fait c'est partie de ces lois sociétales un peu cliquées ce qu'on appelle les lois cliquées sur lesquelles on a quand même beaucoup de mal à revenir c'est très compliqué de retirer le droit de vote à une partie de la population vous avez tout à fait raison après que ça vous amène à ne plus voter pour le PS ça c'est un choix tout à fait personnel et tout à fait respectable vous reconsidérerez peut-être ce choix le dimanche matin quand votre candidat si vous êtes de gauche sera face à quelqu'un d'extrême droite mais ça c'est une autre affaire

33:23
Présentateur

avant de terminer avec Rémi Lefebvre Céline Braque vous souhaitiez apporter un petit commentaire

33:27
Invité

aujourd'hui c'est vrai qu'on vote contre on vote utile mais pas par désir ou on vote plus donc là c'est vraiment un sujet c'est à dire que la gauche modérée elle doit exister aujourd'hui non pas comme simple alternative raisonnable mais il faut qu'elle redevienne désirable

33:41
Présentateur

Rémi Lefebvre il nous reste moins d'une minute pour conclure le renoncement de la gauche

33:46
Olivier Faure

sous Hollande ça pèse encore et oui on le voit très bien le problème de la gauche c'est qu'elle déçoit en fait c'est ça son problème et les gens de gauche ils veulent exactement aussi ils sont très exigeants en fait ils sont très exigeants ils sont blessés et bon évidemment notre invite l'auditrice a raison et Hollande ne s'est pas battu non plus pour le contrôle au faciès contrairement à ce qu'on pense le PS au pouvoir n'a pas fait beaucoup de mesures sociétales à part le mariage pour tous ceux qui pensent qu'il s'est perdu dans le sociétal c'est pas vrai et effectivement aujourd'hui c'est un problème aussi parce que la France insoumise elle fédère beaucoup chez les français issus de l'immigration et il y a aussi très clairement ce clivage sur la question de l'antiracisme sur la question de la laïcité mais je dirais à notre auditrice et je suis d'accord avec Thomas Legrand quant au deuxième tour la prochaine fois il y aura un risque de extrême droite si la gauche n'arrive pas à s'unir comme d'ailleurs elle l'a fait très très bien il y a un an suite à la dissolution avec le nouveau fond populaire avec à peu près 30% des électeurs et bien la gauche ne pourra pas arriver au pouvoir et ne pourra pas éviter la catastrophe

34:45
Présentateur

et bien merci de vos expertises à tous les trois le téléphone sonne c'est terminé Thomas Legrand on va vous retrouver demain 18h10 France Inter enquête de politique sur quelle terre ? On va parler de la guerre de civilisation la guerre de civilisation la guerre civilisationnelle à suivre merci Thomas Legrand merci Thomas Legrand