Meeting à Toulon du 18 Février I Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 79 %Attaque 15 %Défensif 6 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Emmanuel MacronPromesse
« je supprimerai le RSI »
- 15:00Emmanuel MacronChiffre
« une personne qui est aujourd'hui au SMIC d'avoir chaque mois 100 euros en plus »
- 22:30Emmanuel MacronPromesse
« développer des maisons de santé pluridisciplinaires les doubler au moins durant le quinquennat »
- 25:00Emmanuel MacronChiffre
« 10 000 embauches supplémentaires que j'ai décidé et que je ferai pour la police et pour la gendarmerie »
- 30:00Emmanuel MacronPromesse
« je proposerai non seulement une trajectoire de sérieux budgétaire mais en même temps une nouvelle gouvernance »
- 32:30Emmanuel MacronChiffre
« un plan d'investissement de 5 milliards d'euros pour aider nos agriculteurs à monter en gamme »
- 0:15Emmanuel MacronPromesse
« notre projet pour la sécurité c'est aussi un projet qui ira vers plus de formation de nos forces de police et de gendarmerie vers une plus grande exigence »
- 0:30Emmanuel MacronFait
« on ne peut pas tolérer de n'avoir aucun délit si de l'autre côté on n'est pas irréprochable »
- 0:45Emmanuel MacronPromesse
« ce sera aussi une politique pour la justice de notre pays ce sera une politique qui continuera l'effort engagé par le gouvernement sur le plan pénitentiaire »
- 4:30Emmanuel MacronFait
« il y a eu le Code noir il y a eu des tas de choses et donc oui la France avant la République comme la France de la République a produit aussi du mal »
- 5:30Emmanuel MacronFait
« j'ai reconnu chacune et chacun dans la complexité de ses mémoires »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« je ne me suis pas repenti j'ai permis à la France de demander à l'Algérie ce qu'elle ne voulait plus faire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
que rien ne peut t'arrêter parce que la France c'est une espérance parce que la France c'est un projet et c'est le projet que je veux porter [Musique] [Musique] mesdames messieurs chers amis les animateurs locaux les adhérents les membres de l'équipe de campagne du Var et moi-même nous sommes fiers de vous voir si nombreux aujourd'hui je voudrais aussi associer les départements des Alpes-Maritimes des Bouches-du-Rhône du Vaucluse des abdos de Provence qui sont à nos côtés aujourd'hui je suis très honorée d'accueillir Emmanuel Macron dans notre belle région du Var cette terre varoise est difficile à conquérir et on le voit encore aujourd'hui et Emmanuel le sait il sait aussi que nous pouvons gagner ce combat je m'appelle Valérie Longchamp j'ai 47 ans je suis consultante en communication je suis la référente du Var depuis novembre 2016 rien ne me prédestiné à ce rôle et pourtant aujourd'hui j'assume très très fièrement d'être la représentante d'en marche et en même temps l'exemple du renouveau politique issue de la société civile je n'ai jamais été encarté dans un parti politique pardon je suis une ancienne chef d'entreprise je suis une femme et une maman je suivais la politique de loin merci je suivais la poétique de loin comme certainement beaucoup d'entre vous et chaque jour chaque année une lassitude s'installait un peu plus en entendant les discours pessimistes de nos gouvernants ou des candidats qu'ils soient de gauche ou de droite des discours qui sont tellement éloignés de la réalité de notre vie quotidienne mais dans quel pays vivent-ils mal lassitude s'est transformée en colère sourde à chaque élection chaque alternance gouvernementale à chaque scandale financier sur l'utilisation de l'argent public que d'énergie dépenser à critiquer les actions des uns et des autres alors que souvent il suffirait tout simplement d'un peu de bon sens commun pour améliorer le bien commun j'ai découvert et modèle Macron lorsqu'il était ministre de l'Économie j'étais alors chef d'entreprise une TPE je me heurte aux herbes de l'administration à l'obsolescence du Code de travail à la lourdeur des règles identiques pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille petite grande commerce ou artisanale quel décalage entre nos lois et la réalité de la vie d'une entreprise de nouveau je passais la moitié de mon temps à faire des relances de règlement client à me battre avec l'URSSAF ou le récit est souvent les deux à faire les deux doigts mon banquier à me mettre à jour de lanière nouveauté juridique au final j'avais la tête dans le guidon comme je pense beaucoup de chefs d'entreprise de petits et moyens d'entreprises aujourd'hui j'ai été interpellé par Emmanuel Macron par son âge progressiste et pragmatique de l'entreprise pardon j'ai été interpellé par Emmanuel Macron son approche progressiste et pragmatique de l'entreprise par son optimisme contagieux et sa conviction chevillée au corps oui Emmanuel nous le peuple de France nous avons les ressources et les talents nécessaires pour faire bouger les lignes on a tout ce qu'il faut pour mettre en marche la société de demain pour transformer et refont notre pays je suis une femme et maman de fille j'ai vécu les inégalités de salaire le sexisme parce qu'avant j'ai travaillé dans des grands groupes il faut nous rappeler à quel point le combat féminin est au cœur de notre crise de civilisation mesdames alors est-ce qu'il y a beaucoup de femmes j'en vois un petit peu quand même alors mesdames la parité il faut la prendre les élections sont des combats qu'il faut gagner pour cela il faut s'engager comme je l'ai fait pour pas avoir peur il faut se présenter il ne faut pas hésiter à aller au combat j'ai naturellement rejoint le mouvement en avril 2016 parce que au-delà du charisme d'Emmanuel Macron je me suis complètement reconnu dans la méthode du mouvement remettre au centre de la France nos concitoyens construire la France à partir du quotidien des Français avec eux pour transformer réellement et positivement les fondations de notre pays la grande marche à la rencontre du plus de 100 000 compatriotes pour établir un diagnostic du pays en est le premier exemple à partir de ces infos les comités locaux se sont réunis et continuer aujourd'hui de se réunir et j'en profite pour saluer les animateurs des comités locaux vers work qui sont là parce qu'ils font un boulot extraordinaire voilà et donc toutes ces réunions pour réfléchir proposer et déterminer dans le partage une direction intelligente et collective du projet qui nous anime je vis cette réalité des comités en marche au quotidien mes amis les adhérentes et adhérents de nos comités je vous remercie parce que à chaque fois que je vais à votre rencontre vous me confirmez vos capacités de créativité votre plein d'énergie et l'espérance que je porte dans ce mouvement pour preuve les premières propositions sur l'éducation la santé la culture l'agriculture l'environnement le mal logement et dernièrement l'égalité homme-femme illustre clairement la pertinence de vos idées et votre implication je souhaite une politique différente et évolutive en marche implique les citoyens et les remet au cœur de l'action publique nous avons oublié que nombre de nos ancêtres se sont battus et sont morts pour que nous ayons le droit de parler de proposer de faire vivre librement notre créativité et notre espérance alors ma révolution mont-sur-so citoyen c'est dans cet engagement en marche que je le fais car les élections arrivent et plutôt que de continuer à voter contre j'ai préféré m'engager positivement pour Emmanuel Macron qui est pour moi pour vous pour nous le seul candidat à pouvoir rassembler et mobiliser des mobiliser des personnes de tous les horizons Emmanuel a bien compris que le monde et la France ont en pleine mutation et que ce n'est pas une fatalité mais une opportunité pour la France comme je vous le disais je travaille dans la communication et notamment dans la communication digitale et je peux vous dire que demain dans ce domaine il y aura des dizaines de nouveaux métiers à créer nous devons être prêt à relever ce défi alors vous allez me demander pourquoi je suis ici quel est mon objectif j'ai envie d'être utile de participer et d'aider à la réussite de ce mouvement et demain pouvoir dire un médecin que j'ai agi pour la société dans laquelle elle grandissent généralement des belles paroles je veux les actes alors il nous reste 64 jours avant le premier tour des élections présidentielles nous avons le désir de rassembler preuve en est ce meeting au-delà des clivages stériles gauche-droite on a aussi le désir de transformer le pays pour le faire passer dans le 21e siècle on a aussi le désir de révolutionner et de refonder la manière dont on fait de la politique et je crois aujourd'hui que la représentation des référents en marche on est aussi une belle illustration la moitié sont des femmes et deux tiers ne sont pas encartés dans un parti politique et viennent de la société civile nous sommes aujourd'hui plus de 3500 adhérents dans le Var je vous invite pour ceux qui n'ont pas encore rejoint le mouvement à prendre part à cette mobilisation et de rejoindre l'un de nos 40 comités locaux pour gagner les élections avec Emmanuel Macron défendez vos idées défendez ses idées défendez vos idées et participez à nos ateliers en tout bienveillance et en intelligence collective et nous remporterons alors en marche je passe merci beaucoup merci je passe maintenant la parole à Christophe Castaner merci merci d'être venu si nombreux cet après-midi ici dans cette salle merci de ne pas avoir cédé aux 70 abrutis au 70 militants qui ont voulu vous empêcher de rentrer parce que la parole elle est libre parce que la parole elle doit se libérer rien n'est interdit y compris de venir ici pour accompagner Emmanuel Macron bon moi je pourrais être un peu impressionné parce que vous êtes très nombreux dans cette salle mais je sors d'une il y a un an avec Cécile on est en pleine campagne des régionales et donc des salles comme ça ça nous impressionne pas moi j'ai fait autant de monde bon en neuf mois et 42 réunions c'est comme ça c'est comme ça je vais vous parler de ma première rencontre je vais vous parler de ma première rencontre avec Manuel Macron j'étais co rapporteur de la loi croissance et activités et quand j'ai travaillé avec Emmanuel Macron il y a peut-être pas de retour derrière moi mais en gros vous applaudissez dès que ça bouge de ce côté-là vous inquiétez pas vous pouvez y aller même tout de suite comme ça c'est fait je vous parlais de ma première expérience avec annuel Macron comme député quand il est venu avec son texte 300 et activités et je remarquais quelque chose qui n'est pas du tout habituel quelqu'un qui avait une méthode une méthode de travail quelqu'un qui a vu une ambition quelqu'un qui avait la volonté d'écouter les parlementaires avec lesquels ils travaillaient chaque fois qu'on arrivait avec une idée il disait ça vole ça veut dire est-ce que ça marche est-ce que ça peut permettre de faire changer les choses est-ce que ça peut permettre d'apporter des réponses concrètes aux femmes et aux hommes qui sont confrontés à ces difficultés du quotidien Emmanuel Macron il nomme les choses sur la sécurité il a présenté hier le dispositif qui veut pour la France il a présenté un dispositif ambitieux ferme et pragmatique en même temps parce que la sécurité n'est pas un sujet politicien mais c'est un droit fondamental de chacune de chacun d'entre nous c'est bon vous avez compris Emmanuel Macron il nomme les choses notamment sur la colonisation permettez-moi de dénoncer cette belle polémique qui consiste à cacher les choses permettez-moi une confidence un peu personnelle je suis né à Ollioules à quelques kilomètres d'ici je suis né un lieu parce que mon père était militaire dans la Marine et qu'à ce moment-là son bateau était ici à Toulon mon père il a fait toute sa carrière militaire il a fait 21 années il s'est engagé à 14 ans et puis il a fait la guerre d'Indochine et puis il a fait la guerre d'Algérie il m'en a quasiment jamais parlé parce que dans ma famille c'était évidemment un sujet tabou mais il m'a parlé une fois de l'Algérie de ce qu'il avait dû faire sur place il m'a parlé une fois de sa situation où il était plus mousse mais il n'était pas très gradé il était sur ce bateau car amené des harkis de Marseille vers l'Algérie les harkis qui est accompagné par l'armée le bateau militaire qui était accompagné par des petits bateaux militaires et ils sont partis vers l'Algérie les harkis qui était sur place savait ce qui allait se passer ils ont attendu d'être en pleine mer en pleine mer pour se jeter par-dessus bord et oui il faut assumer ses souffrances il faut assumer cette tragédies il faut assumer ce que nous avons fait sur place mais il faut assumer aussi l'abandon l'abandon dont les arquillon étaient aussi l'objet c'est ça aussi la réalité oui il faut nommer les choses Emmanuel Macron a raison de nommer les choses [Applaudissements] cette blessure cette blessure pour mon père elle était ouverte ouverte jusqu'au bout jusqu'à sa mort parce que c'est ça la réalité des familles des hommes qui ont connu ce qui s'est passé sur place et aujourd'hui dire les choses ça n'est pas opposé les uns aux autres j'ai deux filles mais de filles elles vivent aussi avec l'histoire de leur grand-père mais des filles elles vivent aussi avec l'histoire de l'autre grand-père il était de Mostaganem en Algérie et lui aussi il a eu cette souffrance de 1962 de s'arracher à cette terre qu'il aimait mais lui aussi il savait les conditions dans laquelle la colonisation se passait il savait que tout cela ne pouvait pas durer il savait que tout cela était inacceptable parce qu'il était humain tout simplement moi moi aujourd'hui je veux la réconciliation je veux la réconciliation pour mes deux filles je veux réconciliation pour ces 200 qui sont nés dans le Sud-Est et en Algérie je veux la réconciliation de cette histoire qui est aussi la leur je veux la réconciliation des Français alors oui il faut nommer les choses et cela n'enlève rien rien à la souffrance des uns et des autres des harkis comme des pieds-noirs tout simplement tout simplement parce qu'ils ont été victimes aussi quand ils sont revenus ici en France de cette France honteuse je vous le dis aimer la France c'est pas lui mentir c'est jamais lui mentir [Applaudissements] alors oui il y a des polémiques parce qu'il y a ceux qui font de la caricature le moteur d'une carrière politique ils espèrent toujours qu'après la droite sera l'alternance à gauche et qu'après la gauche il y aura encore l'alternance mais ce temps-là est terminé il faut savoir faire des choix moi j'en ai fait un aux élections régionales parce que je fais la différence entre mes adversaires et Christian Estrosi était de mon adversaire et ceux qui sont les ennemis de mes idées le Front National et oui j'ai assumé le sacrifié la liste des régionales oui je fais la différence avec mes adversaires et ici à Toulon j'ai pu mener des combats contre Hubert Falco mais je sais aussi qui est Hubert Falco je sais que c'est celui qui a repris la mairie de Toulon au Front national je sais je sais qu'il est celui qui a créé le théâtre de la liberté avec Charles Berling parce qu'il revendiquait le droit à la culture partout ici dans le pays Toulon je sais le rôle politique qu'il a pu mener pour construire le pôle mère avec Jean-Yves Le Drian et pour dépasser les clivages politiques entre la droite et la gauche parce que l'enjeu du pôle mère il est ici essentiel et il a su dépasser les clivages politiques je sais aussi qu'il a accompagné les femmes et les hommes de la French tech de Toulon et qu'il a obtenu des manuels Macron la labellisation du French tech Toulonnais c'est ça la réalité de la politique aussi alors oui il y a le numéro d'opposition systématique ces oppositions qui bloquent notre pays ces oppositions de ceux qui n'ont aucune mémoire vous avez vu le film de Pierre Richard le distrait c'est un peu François Fillon François Fillon c'est le Pierre Richard de la politique François Fillon c'est le distrait il a fait voter il y a pas très longtemps une nouvelle définition de crime contre l'humanité il l'a oublié c'est le distrait il réclame aujourd'hui le renfort de la police il a oublié qu'il avait supprimé 13000 postes c'est le distrait il nous explique qu'il va réduire le déficit de la France alors que Premier ministre il l'a aggravé de 600 milliards soit plus que tous les premiers ministres de la France depuis le début de la 5e République c'est le distrait il nous a dit ah si jamais je suis mise en examen je n'irai pas jusqu'au bout 15 jours plus tard il a oublié c'est le distrait les amis ici on est à Toulon à Toulon il y a le port de Toulon il y a Janine la reine des salades du corps La Fayette tout le monde à Toulon connait Jeannine il y a évidemment oui on peut applaudir Jeanine quand même il y a le RCT qui joue tout à l'heure et le RCT il y a un truc qui s'appelle le pilou-pilou vous connaissez le pilou-pilou alors moi je vous propose de bien accueillir les quelques amis parisiens qui ont accompagné aujourd'hui Emmanuel Macron et qu'on fasse ensemble depuis le pilou vous êtes prêts alors je le lance vous êtes prêt à nous les terribles guerriers du pilou-pilou pilou-pilou qui descendons de la montagne vers la mer avec nos femmes et cheveulés à l'étang nos enfants à l'ombre des grands cocotiers blancs nous les terribles guerriers poussant notre terrible cri de guerre j'ai dit notre terrible qui de guerre parce que tout le monde parce que tout le monde parce que tout le monde merci et maintenant et maintenant Emmanuel Macron parce que Macron [Musique] merci à vous [Musique] merci à vous [Musique] [Applaudissements] merci à vous merci à vous mes amis merci et merci d'être là ce soir à Toulon merci à vous parce que vous êtes des courageux vous êtes décourageux parce que vous êtes venu jusqu'ici alors que à l'entrée de cette salle il y en avait qui ne voulait pas vous laisser entrer non ne sifflez pas je vous l'ai déjà dit dans nos rassemblements on ne siffle pas [Applaudissements] parce que ce que nous sommes en train de vivre c'est le test c'est le test de solidité de notre démocratie c'est cela ce qui se joue dans cette campagne parce que vous avez aux portes de cet établissement le Front national oui parce qu'il faut appeler ce qui se passe il faut le nommer le parti Front national jouant sur les haines les peurs les émotions qui a empêché des centaines d'entre vous de rentrer qui en a bousculé d'autres y compris des journalistes qui se retrouvent aujourd'hui aux urgences parce que le parti du Front national ne veut pas que la démocratie fonctionne ne veut pas qu'elle avance ne veut pas que le pays regarde en face ses défis il veut le confiner dans ses peurs et qu'à côté de cela vous avez une droite dure qui elle dansèrent rassemblements fait siffler le camp d'en face fait siffler les journalistes quand ce qu'ils disent ne leur convient plus critique ouvertement leur justice quand elle ne fait plus leur affaire et décide de jouer aussi avec les peurs les divisions du pays pour le pire prenant tous les risques poursuivant comme on l'a vu lors des pires années le Front national dans ce qu'il a de plus ville alors je vous le dis ce soir mes amis je le dis à tous nos compatriotes notre responsabilité elle est immense immense parce qu'elle est double elle est de faire tenir notre démocratie debout d'avoir cette exigence citoyenne cette conscience de ne jamais céder à la haine de ne jamais céder à la facilité de regarder en face et de respecter chacune et chacun y compris celles et ceux qui ne partagent pas nos opinions [Applaudissements] mais elle est en même temps de proposer un autre pays aujourd'hui des solutions pour vivre mieux pour le quotidien pour que chaque jour les réponses qui doivent être donné à nos concitoyens sur le travail le logement la santé la sécurité soit apportée dans cette campagne qu'on ne soit pas diverti des sujets essentiels attendus par toutes et tous que le défi qui est le nôtre aujourd'hui celui de répondre aux grandes questions du pays d'entrer dans le siècle qui s'ouvre à nous ce 21e siècle parce que nous n'y sommes pas encore et bien de les apporter dans cette campagne c'est cela mes amis notre défi nous avons la révolution écologique et environnementale nous avons la révolution numérique nous avons le terrorisme un ordre mondial nouveau qui se fait devant nous et qui nous pose tant de défis nous avons nos propres divisions nos peurs nos haines qui menacent chaque jour davantage la cohésion nationale les craintes légitimes et que j'entends de chacune et chacun de ne pas y arriver et bien face à tout cela le projet que nous portons doit être celui de l'entrée dans le siècle qui vient c'est cette question qui est posée lors de cette élection présidentielle c'est celle à laquelle nous devons apporter notre réponse celle d'entrer dans le 21e siècle celle de faire réussir la France dans ce siècle qui advient et qui est profondément différent et celle en même temps de donner une place à chacune et chacun c'est cela le débat de cette élection présidentielle c'est celui que je veux conduire avec vous et c'est celui que nous gagnerons [Applaudissements] alors oui mes amis le projet qui est le nôtre c'est le projet progressiste c'est celui qui vise en regardant en face nos défis nos blocages nos peurs qui nous permettra de faire face aux conservatifs à la tentation du repli au doute ce projet c'est le nôtre nous le faisons pour nous-mêmes celles et ceux qui veulent entreprendre et réussir comme celles et ceux qui doutent mais nous le faisons aussi pour nos enfants ce défi il est là il est posé aujourd'hui à la France et nous n'avons pas le droit de gâcher cette occasion nous n'avons pas le droit aujourd'hui de dire que l'élection se passerait sur autre chose parce que d'aucun voudrait nous divertir ce défi c'est celui de la France d'aujourd'hui et de demain et c'est le nôtre [Applaudissements] c'est pour ça que nous n'avons pas nous une seconde à perdre avec les affaires les affaires elles occupent beaucoup les autres grands partis ils y passent du temps de l'énergie mais elles abîment toutes la probité l'exigence que nos concitoyens ont à l'égard de leur gouvernants et de la République nous n'avons pas de temps à perdre avec les fausses polémiques elle trouble elles agissent nous n'avons pas de temps à perdre à nous parler entre nous dans un circuit fermé qui ne par le plus du quotidien des Français nous devons aujourd'hui répondre à chacun de ces défis du quotidien et de demain nous devons dans le projet qui est le nôtre à la fois apporter des réponses concrètes immédiates mais en même temps nous réconcilier avec le long terme retrouvez le sens de ce long terme que nos débats et que ce sera cas parfois nous font oublier ne jamais perdre de vue que les défis qui sont les nôtres prendront du temps nous ne changerons pas la France en quelques mois nous prendrons des mesures parfois difficiles fortes qui changeront le pays oui pour le meilleur et rapidement mais ce chemin que je vous propose cette route qui sera la nôtre elle prendra plusieurs années et nous devons aussi retrouver ce sens du long terme ensemble il est indispensable nous devons aussi mes amis dans cette période retrouvez la capacité à réarticuler la liberté et l'égalité notre pays pendant des décennies a décidé qu'il fallait alternativement choisir entre la liberté pour les uns ou l'égalité pour les autres mais défendons la liberté vraiment lorsque certains n'ont pas droit à la liberté lorsque certains n'ont pas alors qu'ils ont envie des capacités dans nos quartiers dans la ruralité de faire cette liberté est-elle juste et à telle à leur un sens non lorsqu'on défend l'égalité mais qu'on oublie que l'égalité vrai suppose de pouvoir faire entreprendre se libérer de certaines entraves et que les règles qu'on accumule parfois avec les meilleurs intentions du monde peuvent aussi être celles qui bloquent qui empêche et qui font que ce qu'on voulait aider sont assignés à résidence bloqués là où ils sont nés fait-on l'égalité non nous avons besoin de réconcilier la liberté et l'égalité la liberté vraie celle qui permet d'entreprendre de faire de travailler de réussir de créer de vouloir illégalité vrai celle qui permet avec les mêmes capacités la même volonté le même talent d'où que l'on vienne d'arriver au même endroit [Applaudissements] alors je le sais certains veulent nous faire choisir on nous dit monsieur Macron il n'est pas clair parce qu'il est de gauche ou de droite il faut choisir il doit choisir il est pour la liberté où il est pour l'égalité ah pardon mesdames et messieurs les journalistes je vous ai défendu tout à l'heure et je vous respecterai toujours vous êtes un contre-pouvoir indispensable [Applaudissements] mais j'ai parfois aussi le droit de vous dire que ce respect que j'ai pour vous impose l'esprit de responsabilité et parfois du travail aussi et donc répéter ce qu'on a toujours entendu penser que le réflexe qui consiste à remettre toujours dans les cases qu'on a bien connues il faut être de droite ou de gauche dans une taxinomie finie achevée comme si la vie politique était une espèce figée des papillons qu'il fallait accrocher à un mur les uns à droite et les autres à gauche quelques-uns au centre le monde change notre pays change notre pays il est fait de fractures de blessures mais en même temps d'une envie folle d'avancer de réussir d'embrasser ce siècle alors oui la vie politique elle change alors oui ces petits clivages auxquels on vous a habitués ont changé et donc oui [Applaudissements] et donc oui je revendique le droit de défendre la liberté radicale et la justice sociale radicale parce que c'est comme ça que nous réussirons [Applaudissements] d'abord nous devons libérer libérer pour avancer pour créer pour produire dans ce monde qui change pour pouvoir faire pour que chacune et chacun trouve sa place parce que cette liberté c'est la condition pour ensuite pouvoir redistribuer pour ensuite pouvoir donner partager je dis là une parole de bon sens mais il faut parfois la répéter il n'y a pas de vrais justice sociale s'il n'y a pas une vraie liberté de faire une capacité de produire de créer de la richesse pour pouvoir ensuite la redistribuer et donc je vous le dis les projets qui consistent à promettre la redistribution sans la production sont voués à l'échec et au désespoir [Applaudissements] mais ceux qui ne s'attachent qu'à libérer l'énergie de celles et ceux qui ont déjà réussi qui ne sont pas en même temps des projets de mobilité économique et sociales pour permettre à celles et ceux qui sont bloqués d'aller plus loin ils sont voués à la fracture au désespoir à la division et ce sera aussi un échec [Applaudissements] ce que nous devons faire c'est redonner une place centrale à nos classes moyennes à cette France qui veut faire à nos classes laborieuses à toutes celles et ceux aussi qui réussissent en entreprenant en tentant chaque jour qui sont des commerçants des artisans des agriculteurs des entrepreneurs qui sont les salariés les ouvriers toutes celles et ceux qui parlent leur travail veulent faire et aller plus loin les chômeurs qui bloquait ne peuvent pas aujourd'hui reconstruire leur place dans la société la réponse elle n'est pas simplement en proposant de redistribuer mais de leur permettre par le travail par cette volonté cette capacité de faire de trouver leur place de réussir de se construire d'avoir dans la société non pas un statut non pas là aussi une case non de construire leur parcours d'avoir leur chemin c'est cela notre projet [Applaudissements] alors pour ce faire mes amis je veux faciliter l'entrepreneuriat par une simplification radicale que nous allons encore détailler dans les prochains jours par la suppression de dispositifs qui bloque les commerçants les entrepreneurs les indépendants c'est pour cela que je supprimerai le RSI [Applaudissements] simplifier la vie des entrepreneurs c'est aussi leur permettre et bien d'avoir des règles au plus près de leur réalité c'est pour cela que je défends et que je proposerai et porterai une réforme en profondeur radicale de notre droit du travail non pas une réforme pour proposer encore une fois de modifier tel ou tel article de changer tel ou telle disposition ça ce sont les réformes d'hier une réforme qui va proposer de garder dans la loi les règles essentielles celle qui valent pour tout le pays mais en même temps de renvoyer au dialogue social non pas un monde sauvage mais au dialogue social dans l'entreprise et la branche la capacité à fixer les règles de vie dans l'entreprise la bonne organisation la bonne définition des seuils dont on parle le temps qui ne sont pas les mêmes dans la banque ou dans le BTP la bonne définition des règles d'organisation de l'entreprise pourquoi faire parce que je ne crois pas aux règles uniformes qui sont faites dans haut elle bloque tout elle ne protège plus elles empêchent de faire mais je ne crois pas davantage un monde de grandes sauvageries où l'individu seul serait placé face à son employeur je crois à la force du dialogue social et à sa responsabilité qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire à la capacité dans l'entreprise dans la branche de fixer les bonnes règles par des accords travaillés par une représentation juste par des partenaires sociaux qui vont produire là aussi la norme au plus près du terrain qui vont en même temps la simplifier c'est cela ce que je veux porter avec vous une république contractuelle pour le siècle qui vient [Applaudissements] ce que je porterai aussi ce sont des réformes de simplification j'irai au bout de la réforme des prud'hommes je l'avais commencé comme ministre j'irai au bout comme président cela veut dire un plafond un plafond des dommages et intérêts des règles plus simples je veux aussi une politique de prix pour les agriculteurs il ne demande pas des aides non [Applaudissements] ce que veulent nos paysans et je les ai vu dans tous mes déplacements ce ne sont pas des aides j'étais il y a encore quelques semaines en Bretagne dans le Finistère quelques semaines avant dans le Cantal j'ai vu des paysans parce que j'aime ce mot c'est celui-là que j'emploie et paysan parce qu'ils font notre pays [Applaudissements] ils veulent vivre dignement de leur travail ils veulent un prix juste pour ce qu'ils font et donc ils veulent des organisations de producteurs qui pourront discuter avec les distributeurs ils veulent en même temps une Europe qui les protège davantage et là aussi la solution elle est européenne et elle n'est pas que française [Applaudissements] et donc je défendrai les mécanismes de garantie qui permettent lorsque la volatilité des prix est trop important lorsqu’un marché est perturbé par les cours mondiaux et bien de protéger les agriculteurs mais en même temps de les aider à ce moderniser parce que je crois dans la liberté dans le travail je baisserai les charges des entrepreneurs de 6 points de charge pour tous jusqu'à deux SMIC et demi [Applaudissements] et de 10 points au SMIC pourquoi parce que c'est ainsi qu'on embauchera plus facilement nos jeunes et en particulier les moins qualifiés en particulier les plus fragiles parce que je crois au travail et que je défendrai le travail je réduirai les cotisations salariales payées donc par l'ensemble des salariés et je l'étendrai pour les fonctionnaires les indépendants les artisans les agriculteurs je veux que l'ensemble de celles et ceux qui travaillent gagnent en pouvoir d'achat [Applaudissements] et donc mon projet sera un projet qui permettra par exemple à une personne qui est aujourd'hui au SMIC d'avoir chaque mois 100 euros en plus non pas 100 euros payés par l'employeur parce que ce serait de la compétitivité en moins mais 100 euros sur le salaire parce qu'on financera différemment nos grands risques 100 euros de vrai pouvoir d'achat un treizième mois en quelque sorte [Applaudissements] c'est parce que je crois au travail que je veux aussi que dans notre pays on dédramatise la prise de risque qu'on la valorise les entrepreneurs parfois échouent est-ce que c'est un drame il faut alors les aider les aider à rebondir à aller plus loin je dis souvent la France a un problème elle a un paradoxe assez unique au monde c'est un pays où on n'aime pas l'échec on ne le pardonne pas quelqu'un qui échoue dès la plus petite enfance on va le stigmatiser on va lui rappeler et qu'est-ce qui se passe bien c'est un pays qui n'ose plus qui a peur d'essayer mais il n'y a rien de pire dans le monde qui advient qui est une économie de la compétence de l'innovation du risque mais en même temps c'est un pays qui n'aime pas la réussite parce que c'est un pays où dès que quelqu'un commence à réussir et aller bien on lui reproche [Applaudissements] alors moi je revendique le droit d'aimer ce qui échoue de leur dire vous qui avez échoué c'est que vous avez tenté quelque chose vous avez fait plus que celui qui était resté assis vous avez essayé et vous avez appris [Applaudissements] moi j'ai fait beaucoup d'erreurs j'ai connu des échecs c'est parfois ce qui m'a meurtri mais c'est à chaque fois ce qui m'a le plus appris le plus nourri ce qui m'a à chaque fois rendu fort mais je le dis en même temps je veux que dans notre pays il y ait des femmes et des hommes qui réussissent formidablement qui est un appétit immense de faire d'entreprendre pour les uns de s'enrichir pour les autres d'aider leur semblables de créer de se cultiver de faire grandir leur famille alors oui je veux que la France soit un pays qui aime le risque et qui aime la réussite [Applaudissements] et pour cela j'aurai une politique forte en matière d'innovation en matière de recherche publique et privé je défendrai la recherche publique sans laquelle on ne peut rien en lui donnant des moyens visibles sur cinq ans de la stabilité en donnant la possibilité à nos chercheurs d'être véritablement accompagné d'avoir des équipes dignes de ce nom et en attirant les meilleurs chercheurs internationaux je les dis je le redis ce soir devant vous la France doit être le pays de l'excellence en matière de recherche nous sommes un pays de créateurs d'innovateurs [Applaudissements] arrêtons d'imposer à nos enseignants chercheurs des économies de bout de ficelle redonnons leur la visibilité la dignité qui est la leur ils sont ce qui porte notre pays alors oui je veux que les meilleurs chercheurs du monde entier viennent chez nous avec bonheur [Applaudissements] et je veux que les chercheurs américains qui aujourd'hui doutent qui aujourd'hui sont empêchés par un gouvernement fédéral qui ne veut plus d'eux qui leur dit nous on ne croit plus dans la recherche nous le changement climatique les recherches sur l'énergie ce ne sera plus aux États-Unis mais je leur dis vous avez trouvé une patrie c'est la France elle est ici [Applaudissements] c'est aussi pour cela que je veux que nous soyons le pays de l'investissement je dirais dans les prochains jours ce que nous ferons en matière d'économie parce qu'il nous faut réduire nos dépenses publiques pour être respectueux de nos propres engagements de nos partenaires mais aussi des générations qui arrivent je suis saisi que dans cette campagne présidentielle plus personne ne parle de la dette plus personne ne parle des finances publiques plus personne ne parle de notre responsabilité mais nous avons une double dette nous avons une dette écologique j'en ai reparlé il y a quelques jours que nous devons traiter notre défi et cela prendra 10 ans 15 ans le projet qui est le mien à cet égard c'est un projet de transition qui nous permettra d'être le pays de l'excellence en matière d'écologie le pays de l'excellence en matière d'économie circulaire je porterai des projets de transformation radicale je veux que nous arrivions au 100% circulaire je veux que la France porte cette ambition [Applaudissements] et cette dette écologique nous allons devoir y répondre par une politique exigeante d'investissement en matière d'agriculture de convergence entre le diesel et l'essence d'ambition en matière d'alimentation et c'est pour cela que dès les premiers mois de mon mandat je porterai un grenelle de l'alimentation pour réconcilier là aussi les agriculteurs les écologistes les consommateurs nous en avons besoin [Applaudissements] mais en même temps nous avons une dette financière cette dette c'est notre dépendance c'est notre responsabilité à l'égard des générations qui sont là et qui viennent alors oui je serai le président de la responsabilité financière de l'exigence de notre dignité sur ce plan et je proposerai non seulement une trajectoire de sérieux budgétaire mais en même temps une nouvelle gouvernance une nouvelle organisation qui fait que ça n'est pas un homme dans un bureau qui définira les économies pour le chat chaque bouton de guêtres ça n'a plus de sens mais qui porte des engagements radicaux et qui les tient mais en même temps parce que je crois à la liberté au travail à cette responsabilité je crois aussi que nous devons être le pays de l'investissement pour préparer ce siècle qui commence ce monde qui se transforme nous devons investir investir dans nos enfants et dans l'éducation elle est indispensable [Applaudissements] c'est comme ça que commence à se construire l'égalité des chances c'est pour cela que je veux redonner de l'autonomie aux établissements de l'autonomie aux communautés pédagogiques en leur redonnant les moyens en payant beaucoup mieux celles et ceux qui travaillent dans les quartiers qui sont les plus difficiles et les plus exigeants [Applaudissements] en permettant de recruter sur la base de projets pédagogiques de projet et pas de critères simplement technocratiques et figés en redonnant aussi des heures d'enseignement nos enfants ont besoin de plus d'heures d'enseignements je les restauré [Applaudissements] ent et en donnant plus à ceux qui ont moins et donc en divisant par deux le nombre d'élèves par classe en CP et CE1 dans les zones les plus difficiles [Applaudissements] je serai aussi le président de l'investissement dans la formation des adultes vous savez ce monde qui advient ce monde qui commence dans lequel nous sommes plongés ça n'est plus celui où nous serons vous serez pour toute la vie formée à 20 ans c'est terminé j'ai croisé il y a quelques semaines dans un de mes déplacements une jeune femme qui avait perdu il y a déjà plus de deux ans son emploi et elle m'expliquait qu'elle était au chômage déjà au chômage de longue durée elle arrivait dans ce qu'on appelle les fins de droit il y a beaucoup de débats sur ce sujet beaucoup de gens qui expliquent une telle personne c'est quelqu'un qui ne cherche pas un travail qui donne des leçons de morale qui explique que la solution c'est d'être plus dur avec quelqu'un comme cela cette jeune femme elle avait été formée pour un métier qui dans son bassin d'emploi est en voie de disparition n'existe presque plus balayer par la crise et elle n'a pas droit aujourd'hui à une formation elle en a bien tenté elle en a fait quelques-unes mais ce qu'on lui propose est un parfait aujourd'hui qu'est-ce qu'on lui répond quels sont les projets soit ne rien faire et continuer comme on fait aujourd'hui alors oui elle aura ce qu'on appelle le revenu universel c'est le chômage de longue durée et nos revenus de solidarité mais elle n'en veut pas elle n'en veut pas et d'autres qu'est-ce qui lui disent ils lui disent on va réduire la durée d'indemnisation on va faire que vous allez plus vite retourner au travail parce que le problème le vrai problème c'est que vous êtes indemnisé trop longtemps sur le chômage c'est ça le projet que porte certains mais une réponse en rien sont des filles le défi qui est le nôtre pour toutes celles et ceux qui aujourd'hui sont au chômage et qui n'ont pas la formation qui correspond au terrain au défi économique qui sont les nôtres et bien c'est de la formation continue c'est d'investir sur leur formation nous avons aujourd'hui 2 millions de nos concitoyens qui sont à reformer dans leur vie et ce sera de plus en plus parce que cette économie change parce que les bouleversements sont radicaux et donc la solution elle n'est plus une espèce de promesse impossible que font tous les gouvernements en campagne les gouvernements ou les candidats qu'est-ce qu'ils font de gauche ou de droite ils vont sur les barricades et il vous disent je vous promets avec moi cette entreprise ne fermera pas elle ferme six mois plus tard un an plus tard ont-ils protégé les gens non la réponse est de dire si elle doit fermer je vous protégerai vous personne individu je vous aiderai à rebondir je vous apporterai les vrais sécurité je ne protégerai pas des emplois parce qu'ils doivent bouger et changer je protégerai les individus les personnes [Applaudissements] et donc oui le projet qui est le mien l'action qui sera la nôtre c'est celle de la formation de tous et toutes à tous les âges de la vie c'est celle qui permettra de réussir d'aller plus loin ce sera aussi l'investissement dans notre économie dans les entreprises pour les aider à réussir ces transformations dans notre agriculture par un plan d'investissement de 5 milliards d'euros pour aider nos agriculteurs à monter en gamme à aller plus loin dans l'écologie dans la connaissance et puis il faut aussi protéger protéger les plus faibles par l'école par l'éducation par la santé indispensable j'en ai déjà beaucoup parlé sur la santé nous avons un chantier immense à ouvrir immense de réorganisation mais qui ne consiste pas à faire des coupes sombres qui ne consiste pas à supprimer des milliers d'emplois dans la fonction publique hospitalière comme certains proposent qui ne consistent pas à dérambourser les petits soins comme certains proposent ça ce sont des réformes inefficaces et injustes [Applaudissements] ce que nous ferons dans la santé c'est de développer des maisons de santé pluridisciplinaires les doubler au moins durant le quinquennat pour permettre d'éviter d'aller directement aux urgences ce qui coûte beaucoup plus cher et à installer des déserts médicaux un peu partout en France en tout cas dans trop d'endroits nous aurons une vraie réorganisation de l'hôpital en redonnant plus de place dans l'organisation de l'hôpital au médecin en donnant là aussi plus d'autonomie sur le terrain en sortant de la tarification à l'activité et en ayant une organisation plus adaptée la protection c'est aussi ce que nous déclinerons dans les prochaines semaines sur le handicap ce que je vous ai déjà dit sur la grande pauvreté ou le logement d'urgence ce sont toutes ces réponses qui sont dans notre projet ce que nous devons faire pour protéger les plus faibles parce qu'il n'y a pas de projet qui permettent la réussite de certains sentent en même temps permettre à toutes celles et ceux qui veulent faire de pouvoir monter dans ce train mais en regardant en face le pays et en considérant que certains n'y arriveront pas et que nous devons aussi les aider que nous leur devons la fraternité vrai que nous leur devons cette justice sociale sans laquelle le pays se fracture et c'est cela ce que nous portons [Applaudissements] alors protéger protéger au quotidien nos concitoyens c'est aussi la sécurité et c'est cela dans notre pays a besoin oh pas de projet de sécurité qui consiste à raviver les peurs ou les divisions un projet de sécurité exigeant qui consiste à regarder en face nos défis qui sont multiples différents à les saisir et à y répondre avec pragmatisme et exigence ce que je veux en matière de sécurité c'est d'abord de répondre à la menace terroriste notre pays a été frappé dans sa chair par les terroristes à plusieurs reprises dès 2012 ne l'oublions pas en 2015 en 2016 à plusieurs endroits dans notre cher la bataille elle se fait bien sûr à l'étranger j'étais il y a quelques semaines dans une base française aux côtés de nos soldats qui avait courage dignité se battent sur les premiers fronts pour justement défendre la France nos valeurs nos enfants et je veux ici les saluer [Applaudissements] je veux à l'étranger que notre politique soit intraitable car le premier le premier de nos intérêts c'est la sécurité de nos enfants et ce qui guidera ma politique étrangère comme ma politique de défense c'est cette sécurité et c'est la lutte absolue contre le djihadisme contre ce terrorisme islamiste que nous devons combattre [Applaudissements] mais les mots ici ont un sens le terrorisme islamiste ça n'est pas l'islam comme certains veulent le laisser croire cela n'est pas la même chose [Applaudissements] la lutte contre le terrorisme elle se fait aussi en Europe et ne l'oublier jamais l'Europe c'est aussi le lieu de notre souveraineté c'est pour cela que je défendrai non seulement toujours cette idée mais cette réalité lorsqu'on parle de liberté lorsqu'on parle de recherche lorsqu'on parle de sécurité lorsqu'on parle de la France dans le monde on doit toujours avoir en tête notre Europe parce que notre sécurité est là aussi [Applaudissements] cela veut dire qu'en Europe nous devons renforcer les moyens de Frontex nous devons renforcer notre exigence dans et par Schengen donner plus de moyens à une police aux frontières qui permettra une sécurité vraie avoir un renforcement de notre renseignement entre les différents pays européens c'est indispensable avoir une politique commune de gestion de l'asile des titres de sécurité la solution mes amis elle n'est pas dans moins d'Europe la solution elle n'est pas chez celle ou ceux qui vous promettent aujourd'hui de refermer les frontières au niveau national ça n'est pas vrai parce qu'alors on empêchera simplement des Européens de faire l'Europe on réduira nos libertés mais on ne trouvera pas davantage de djihadistes la solution elle est dans la coopération européenne elle est dans plus de moyens dans une politique européenne de sécurité elle est dans plus d'exigences et de partenariat c'est cela le discours de responsabilité c'est cela la vraie souveraineté européenne que je défendrai [Applaudissements] je renforcerai aussi nos moyens pour lutter contre le terrorisme en France ce sont les 10 000 embauches supplémentaires que j'ai décidé et que je ferai pour la police et pour la gendarmerie [Applaudissements] là aussi nous en avons besoin c'est indispensable c'est une nécessité et là aussi nous avons besoin de reconstruire de rebâtir et ce que je porterai en la matière c'est un projet qui reconstruira notre renseignement territorial sur le terrain si nous voulons traquer les terroristes nous avons besoin de force de renseignements sur le terrain qui les détecte or qui l'a détruit qui a détricoté notre renseignement Nicolas Sarkozy président et François Fillon Premier ministre c'est la réalité [Applaudissements] je le reconstruirai mais en même temps je veux rebâtir une force centrale de renseignements qui permettra de consolider toutes les données qui permettra de dépasser les guerres de chapelle qui permettra sous le contrôle démocratique en même temps mais en consolidant toutes nos données toutes nos intelligence tout ce qui est consolidé entre les différents services compétents auprès du président de la République et bien d'avoir un vrai renseignement qui permet de lutter contre le terrorisme ce que je veux ensuite c'est une vraie réponse en matière de sécurité quotidienne c'est indispensable la lutte contre les insécurités c'est aussi une lutte contre les insécurités du quotidien ces décisif c'est fondamental parce que la sécurité c'est de sécurité c'est la première de nos libertés lorsque quelqu'un a peur de se déplacer d'aller sur une terrasse de café de sortir de son immeuble alors il n'y a plus de liberté vraie alors il n'y a plus de cohésion nationale alors oui ces incivilités du quotidien sont devenues intolérables cette insécurité et devenue intolérable la réponse qui sera la mienne est claire tolérance zéro tolérance [Applaudissements] tolérance zéro à l'égard des délinquants tolérance zéro à l'égard de tout débordement de toute violence policière [Applaudissements] parce que je veux en la matière une autorité vraie de l'État mais pour ce faire il faut une autorité vraie dans l'état c'est indispensable [Applaudissements] alors pour cela en plus des 10000 créations de postes je veux être très concret je libérerai du temps de fonctionnaire de police et de gendarmerie en les libérant des tâches indus de tâches quotidiennes qui ne doivent plus être les leurs aujourd'hui je vois qu'il y a certaines ou certains qui sont peut-être concernés aujourd'hui il y a des procédures qui ne relèvent plus une tâche de policier nous devons moderniser les systèmes d'information faire encore des procédures à la main ça n'est plus possible sur certaines infractions ces 5 à 6 heures de travail de saisine faire des procédures pour certaines qui peuvent être orales ou enregistré plus simplifié c'est du temps libéré demandez à un policier systématiquement d'emmener pour la visite médicale à l'hôpital c'est du temps de policiers qui est gaspillé c'est de l'argent en même en même temps qui est gaspillé [Applaudissements] ce qu'il faut faire c'est faire la visite au commissariat en conventionnant avec de la médecine de ville c'est moins cher c'est plus pratique et c'est moins coûteux et donc ce sont ces mesures concrètes du quotidien que je prendrai pour dégager de tâches indus nos forces de police je veux créer et cette réponse est fondamentale à mes yeux pour répondre à cette délinquance à cette insécurité du quotidien une force de police nouvelle une nouvelle façon d'intervenir avec la police de sécurité quotidienne cette police de sécurité de terrain nouvelle elle sera structurée par des principes fondamentaux cette police de sécurité quotidienne c'est une autre police parce qu'on a aujourd'hui confondu la sécurité publique la sécurité du quotidien est l'intervention ce sont deux fonctions profondément différentes nous avons besoin de recréer de la présence policière dans les quartiers de redonner du temps de présence dans les quartiers les plus difficiles de recréer une autorité au contact de notre population non pas une autorité qui survient au moment les plus difficiles et donc c'est ce projet que je veux porter et là dessus je vais être simple de manière un peu idéologique là encore Nicolas Sarkozy et François Fillon avait supprimé la police de proximité c'était une erreur [Applaudissements] et donc ce que je veux créer avec cette police de sécurité quotidienne c'est une présence partout sur le terrain partout où c'est utile en même temps avec une autre façon de construire la sécurité elle sera au contact de la population des associations et des élus elle construira des contrats de quartier en définissant des modes d'intervention au plus près du terrain qui réponde aux besoins de la population c'est indispensable et elle rendra compte cette police de sécurité quotidienne mes amis elle permettra en plus d'intervenir au plus près et je lui donnerai deux nouveaux moyens le premier indispensable la possibilité d'agir tout de suite fortement face aux incivilités du quotidien c'est la réponse absolue immédiate qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que aujourd'hui dans notre quotidien lorsqu'un policier constate des petites infractions il n'a pas le moyen de répondre de réagir il fait parfois une instruction longue qui va durer plusieurs heures et il renvoie au juge l'année dernière pour détention de stupéfiants 175 000 interpellations un peu moins de 100.000 transmises la plupart classées sans suite 20 000 rappels à la loi et un peu moins de 20 000 amandes d'un peu moins de 200 euros et quelques centaines de peine de prison pour des cas graves des multirussidivistes qu'est-ce que ça veut dire mais tout simplement que la procédure actuelle elle est trop lourde elle est trop complexe elle est trop coûteuse elle prend du temps du temps aujourd'hui aussi de magistrats elle va thromboser notre justice et le fait que le lendemain face à ces petites infractions bien le délinquant il est à nouveau sur le terrain le policier a une frustration le juge a des dossiers qui augmentent et nous n'avons pas la bonne réponse collective pour le vol à l'étalage pour les petites infractions du quotidien pour ces infractions multiples que j'ai évoquées nous devons donner la possibilité à nos forces de police d'apporter une réponse immédiate la tolérance zéro du quotidien la possibilité de donner une amende [Applaudissements] et donc la possibilité de donner une amende sur le terrain tout de suite d'avoir ensuite les procédures de recouvrement qui sont celles de l'État et donc des procédures de contraintes qui vont jusque au domicile qui permettent de saisir de faire ce qu'on appelle des avis à tiers détenteurs pour les experts et derrière de poursuivre et si le cas se présente d'aller plus loin c'est une réponse pragmatique quand on parle de tolérance zéro c'est pas des grands principes il faut arrêter de vendre des mots à nos concitoyens il faut arrêter de culpabiliser nos forces de police comme notre justice il faut être pratique ce sont les solutions que proposent les terrains le terrain nos forces de police comme nos magistrats je veux les adopter [Applaudissements] la tolérance zéro c'est en même temps donner la possibilité à nos forces de police sous le contrôle du juge et je le dis bien parce que j'entends les projets du Front national qui sur ce point-là sont quelque peu suspects sous le contrôle du juge et bien la possibilité d'éloigner des individus d'un quartier d'un immeuble d'une résidence là encore de manière très concrète qu'est-ce que cela signifie aujourd'hui lorsque certains font la loi dans un quartier deal en bas de l'immeuble empêche des jeunes femmes de s'installer à une terrasse de café font la loi dans le quartier nos forces de police ne peuvent pas les sanctionner elles attendent le flagrant délit le délit l'infraction mais elles sont face à ces incivilités à cette brutalité à cette loi qui n'est plus celle de la République et qui insidieusement s'installe qui fait que la laïcité en fait n'est plus respectée que nos principes ne sont plus respectés qui en sont les victimes nos classes moyennes celles et ceux qui vivent dans ces quartiers les Françaises et les Français qui ont peur en rentrant chez eux le soir les femmes qui ne peuvent plus aller normalement dans les transports en public parce que elles connaissent la petite bande qui les empêche d'accéder qui ne peuvent plus aller s'installer normalement à une terrasse de café mais où va-t-on quand j'entends du responsable politique qui disent que c'est normal et qu'il faudrait l'accepter non [Applaudissements] et donc la tolérance zéro en la matière c'est de donner la possibilité à nos forces de police et bien à ce moment là lorsqu'ils ont identifié ces individus d'aller demander l'autorisation au juge de la détention et des libertés et bien d'éloigner ces jeunes ou moins jeunes et à ce moment-là de leur donner cette injonction pour plusieurs semaines ou pour un mois et ensuite s'ils reviennent de les sanctionner à ce moment-là par la mande ou par la procédure pénale c'est cela une procédure efficace c'est cela la vraie tolérance zéro celle du quotidien [Applaudissements] alors oui dans mon programme pour la sécurité vous n'aurez pas la déchéance de nationalité je l'ai entendu un ancien Premier ministre la propose il était naguère parlementaire il se battait contre il y a parfois des saisons ça change c'est dommage de se battre avec les principes de la République à un moment donné puis de les abandonner alors vous savez je vois ce qui se passe on peut être dans une campagne chahutée bousculée dans de mauvaises situations mais quand on commence à oublier ses principes et les principes de la République pour essayer d'aller courir derrière le Front National et faire des voix on se trompe et on se trompe grandement [Applaudissements] [Applaudissements] quand j'entends les mêmes qui disent que la solution c'est de baisser la majorité pénale à 16 ans chez l'ordi se trompe aussi c'est inefficace et c'est grave c'est inefficace pour une raison simple c'est que ça existe déjà [Applaudissements] donc essayez d'agiter des symboles en faisant croire aux gens qui vivent dans les quartiers qui subissent cette insécurité j'ai la solution à vos questions vous connaissez ce jeune bientôt vous allez voir le même va nous parler de racaille parce qu'un procédure mimétique est en cours [Applaudissements] et donc peut-être aussi tout est possible maintenant mais nous on va se tenir droit dans nos principes dans les valeurs de la République les vrais mais [Applaudissements] donc on va aller dire aux gens qu'ils voient des jeunes ou des moins jeunes mais parfois c'est vrai ils sont jeunes on va aller leur dire vous en avez assez de celui-là je vais venir m'occuper de lui on va baisser la majorité pénale à 16 ans vous allez voir la réalité c'est quoi que d'abord quand on a 16 ans même si on mesure un mètre 85 on est encore ce que le général de Gaulle appelait un être en devenir et que vous pouvez vous pouvez dire que ce gène de 15 ans ou 16 ans faut tout de suite le mettre en prison et le traiter comme quelqu'un qui en a 30 ou 40 le résultat c'est que vous pouvez à ce moment-là le condamner à vie parce que si vous le mettez dans la même procédure la même prison que ceux qui ont 30 ou 40 mais je peux vous dire il aura encore moins de chance de s'en sortir [Applaudissements] mais surtout aujourd'hui si ce qui a été fait grave le juge peut baisser la majorité pénale à 16 ans il peut décider de manière pratique justement concrètement de la baisser donc vous savez en matière de sécurité il faut pas brandir des principes il faut pas promettre des grandes réformes il faut pas jouer avec les principes et les valeurs de la République on pensant que ça rassurera les gens il faut des réponses concrètes en acte sur le terrain construite avec nos forces de l'ordre et avec nos magistrats c'est cela ce qu'est notre programme c'est une vraie réponse elle n'est pas démagogique [Applaudissements] et puis les mêmes ils ont trouvé la solution ultime parce que il y en a c'est vrai qui ont moins de 16 ans viendra le temps je vous rassure où il proposeront d'abaisser la majorité pénale à 12 ans où il supprimeront la justice des mineurs je veux réformer la justice des mineurs en lui donnant plus de moyens en lui donnant la possibilité de faire mieux parce que oui nous avons un défi oui dans les quartiers il y a de la violence des mineurs et donc nous devons avoir des réponses parfois dures qui articulent peut-être mieux qu'on ne le fait aujourd'hui l'éducatif et le répressif mais nous ne le ferons pas en supprimant la justice en considérant que c'est la même justice qu'ailleurs nous le ferons avec une vraie réforme exigeante que je porterai de notre justice des mineurs avec les magistrats et avec le terrain [Applaudissements] mais les mêmes nous disent aujourd'hui j'ai la solution on va supprimer les allocations familiales pour les mères parce que quand ça va vraiment mal dans une famille quand les enfants ne vont plus bien quand les parents sont débordés on a une solution et ben on va dire aux parents on va vous mettre la tête sous l'eau encore davantage on va vous stigmatiser on va vous supprimer les allocations c'est ça le projet qu'il porte alors je vais vous dire ça c'est grave ça c'est de la démagogie ça c'est une réponse qui aggravera les problèmes qui fait que dans nos quartiers celles et ceux qui aujourd'hui sont parfois débordés par leurs enfants celles et ceux qu'on doit aider davantage tout en étant très exigeants avec ces jeunes on ne tolérant rien on les enfermera encore plus je ferai tout croyez-moi pour me battre contre ce projet régressif contre ces projets injustes la sécurité que je défends la sécurité vraie elle croit dans la police comme dans la justice elle croit dans l'exigence des uns et des autres elle croit dans l'autorité de l'État et dans l'autorité dans l'état et pas dans autre chose [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] et donc notre projet pour la sécurité c'est aussi un projet qui ira vers plus de formation de nos forces de police et de gendarmerie vers une plus grande exigence vers une exigence à l'égard de la hiérarchie je veux des vrais principes de responsabilité une police dans laquelle il n'y a pas d'excès on ne peut pas tolérer de n'avoir aucun délit si de l'autre côté on n'est pas irréprochable [Applaudissements] mais cette tolérance zéro ce sera aussi une tolérance zéro à l'égard de tous les décideurs on ne peut pas prener la tolérance zéro à l'égard des délinquants et en même temps considérer qu'on peut composer avec la probité quand il s'agit d'école blanche quand il s'agit des décideurs publics ou du reste [Applaudissements] et mon projet pour la sécurité c'est aussi un projet qui redonnera des moyens à la justice de travailler dignement j'y reviendrai dans les prochaines semaines il faut arrêter d'opposer la police et la justice il faut arrêter dans notre pays de dire que si ça ne va pas c'est parce que la justice et laxiste nous avons besoin des deux il n'y a pas l'un qui exécuterait les ordres de l'autre il y a un contrôle du travail de l'un par l'autre ça s'appelle l'État de droit ce sont notre valeur nos valeurs notre construction démocratique mais on a besoin aussi d'avoir une justice qui fonctionne me qui a des moyens une organisation autre et là-dessus j'y reviendrai je vous le dis ce soir parce que c'est très important cette politique de tolérance zéro qui est la mienne à l'égard de tous ce sera aussi une politique pour la justice de notre pays ce sera une politique qui continuera l'effort engagé par le gouvernement sur le plan pénitentiaire j'exécuterai le plan pénitentiaire commencé là aujourd'hui parce que je pense que c'est un bon plan je pense que le Garde des Sceaux a proposé les bonnes solutions et donc je les mènerai à leur terme [Applaudissements] parce que trop souvent nous avons des tricoté ce que les prédécesseurs avaient fait sans raison quand c'est bon il faut continuer c'est du pragmatisme je le dis pour nos amis [Applaudissements] je le dis pour nos amis de la presse alors parce qu'ils vont tout à l'heure dire ils vont demander si c'est de gauche ou de droite le meeting d'aujourd'hui et je connais la faire maintenant c'est de gauche et de droite peut-être mais je vous recommande d'aller demander à un magistrat si le matin il se pose la question de savoir s'il va décider de gauche ou de droite je demande d'aller demander un policier en se levant le matin s'il va aller contrôler de gauche ou droite et je vous demande à une femme ou un homme qui descende son immeuble qui a peur dans la rue si et qui a des principes qui attachés à des valeurs qui sont aussi les miennes qui veut le respect de l'État droit qui n'est pas dans le racisme ou la démagogie je vous demande si il doit choisir la bonne sécurité de gauche ou droite non il veut la tolérance zéro la vraie sécurité le respect de l'État de droit de ses principes et le respect de sa justice voilà [Applaudissements] alors vous savez il y en a qui diront c'est flou d'autres qui diront il y a un loup mais il s'habitueront ils s'habitueront parce qu'on va continuer il s'habitueront parce que nous croyons dans le pays [Applaudissements] et il s'habitueront parce que sur ce sujet mes amis je défendrai un projet qui croit dans la police dans la gendarmerie qui croit dans la défense de son pays et dans ses armées et qui croit dans la justice et je vais vous le dire les yeux dans les yeux réfléchissez réfléchissez vous qui parfois avait peur moi je veux répondre au concret au quotidien à votre peur c'est mon devoir et c'est mon projet mais interrogez-vous quand certains avec des réponses très théoriques vous vendent la haine de l'autre la division du pays où la guerre civile quand il vous vendent la haine de la justice et qu'il la font huer dans leur meeting quand ils sont des responsables politiques qui vous disent moi je vais défendre mon pays mais je ne crois plus dans les règles fondamentales de l'État de droit dans les principes de la République dans ce qui a fait mon pays lorsqu'ils disent la justice de mon pays elle est pas neutre elle est pas impartiale parce qu'elle s'attaque à moi ce jour-là réfléchissait est-ce que ces gens-là peuvent prétendre être les garants des institutions est-ce que ces gens-là [Applaudissements] est-ce que ces gens-là peuvent prétendre vous protéger vraiment l'autorité c'est évidemment l'efficacité l'exigence mais c'est une exigence vraie et complète celle qui respecte nos principes celle qui respecte nos valeurs celle qui respecte la République dans toutes ses composantes et c'est pour cela que la période que nous vivons est fondamental est exigeante avec nous elle est décisive c'est que nous devons apporter des réponses au concret nous devons permettre à nous à nos enfants d'aller de l'avant et au pays de réussir mais en même temps le faire sans rien oublier sans rien céder à la démagogie aux extrêmes sans rien céder aux commentaires du moment en ayant cette exigence chevillée au corps qui est la nôtre parce qu'aujourd'hui mes amis les progressistes sont les vrais démocrates et sont les vrais exigeants c'est notre responsabilité [Applaudissements] alors pour mener à bien ce projet et j'aurais pu encore vous parler davantage de tant d'autres sujets de notre Europe dont j'ai tant parlé de l'écologie du handicap et de tant d'autres mais pour mener un bien ce projet nous continuerons dans les prochains jours le travail début mars nous révélerons le projet dans toutes ses compétences c'est toute sa cohérence parce que c'est votre compétence vos compétences sur le terrain qui l'ont fait qui l'ont construit c'est cet esprit du concret que je viens aujourd'hui dénoncer qui nous a permis de le faire et je le porterai avec un contrat avec les Français j'expliquerai la méthode que je veux porter les valeurs et le collectif autour de moi qui m'accompagnera justement pour porter ce projet de transformation du pays l'équipe le collectif humain qui avec moi depuis des mois tous et portera ce projet parce que le pouvoir que nous voulons prendre c'est pour faire c'est pour mettre en oeuvre ce que nous avons ensemble construit mais c'est pour vous le rendre pour que vous puissiez faire davantage sur le terrain concrètement c'est pour redonner à la société un autre pays cette énergie [Applaudissements] et pour y parvenir enfin je vous demanderai de vous battre à chaque instant mais de vous battre avec le même esprit d'exigence de gravité ambitieuse et enthousiastes que nous avons ensemble et que j'ai voulu pour aujourd'hui et cela nous suppose cela supposera que nous arrivions à réconcilier les France entre elles à réconcilier le pays avec lui-même avec son passé avec son histoire avec ce qu'il est aujourd'hui alors je sais vous allez me dire pour cette semaine c'est raté là vous allez me dire il est formidable et peut-être pas vous allez me dire il est très enthousiaste il est mais alors il parle de réconcilier mais il a pas arrêté cette semaine de nous diviser de d'allumer le feu des mèches partout des donc il est quand même spécial donc ça je comprends vous pouvez vous pouvez vous poser la question alors je vous dis je vais continuer [Applaudissements] je vais vous continuer parce que moi ce qui m'intéresse c'est construire l'avenir de notre pays personne personne ne parle d'avenir réel on parle de futurs désirable on parle d'avenir commun rêvé ou fantasmé mais personne ne parle de l'avenir vrai celui qui se construit au quotidien donc pour construire l'avenir réel faut parler du réel aux gens et avec les gens et parfois compte tenu de la situation du pays on n'est pas compris pour autant est-ce qu'il faut hésiter de hésiter à dire où se taire je ne crois pas j'ai beaucoup réfléchi à ce sujet parce que vous savez j'ai un lourd passif je crois pas parce que sinon on fait de la langue de bois et sinon ce qui bloque notre pays les haines refoulés elle reste là alors je sais le défi qui est le mien et qui est le nôtre mais ce qui s'est passé cette semaine dit beaucoup de l'état du pays qu'est-ce qui s'est passé j'ai été comme vous le savez en Algérie tenir un discours que j'ai déjà plusieurs fois tenu je l'ai dit à plusieurs reprises et on m'a encore fort reproché l'inverse en France j'ai parlé de notre passé colonial mais c'est surtout parler en Algérie de l'avenir de ce que je voulais qu'on construise ensemble avec ce pays avec lequel nous partageons une histoire nous avons des millions de Françaises et de français de des millions d'Algériens et d'Algériennes qui sont des deux côtés de la rive de la Méditerranée qui ont une histoire partagée [Applaudissements] et aujourd'hui tout est bloqué donc j'ai dit moi je veux construire l'avenir c'est ça ce qui m'intéresse je veux pas revenir sur les haines recrues recruites et j'ai en même temps nommé mais j'ai nommé tout on vous a dit vous n'avez voulu entendre pour certains qu'une partie de la chose j'ai dit en effet les responsabilités de la France quant à son passé pas simplement en Algérie quand un autre passé colonial et on doit le regarder en face se passé colonial et oui c'est un passé dans lequel il y a des crimes contre l'humain dans lequel d'ailleurs on pourrait aujourd'hui qualifier juridiquement je rappelle que la loi de 2010 ça n'est pas moi qui l'ai mis en droit français à élargi la définition du crime contre l'humanité et donc il y a des crimes qui ont été faits contre l'humain il y a des crimes graves il y a de la barbarie qui a été faite à plusieurs moments dans notre histoire dans les territoires d'outre-mer aussi partout c'est notre responsabilité c'est notre passé si on ne le regarde pas en face est-ce qu'on peut construire l'avenir je crois pas parce qu'après vous avez des millions [Applaudissements] parce qu'après vous avez des millions de Françaises de Français qui disent ils veulent pas voir ce qu'ils nous ont fait et c'est grave il y a eu le Code noir il y a eu des tas de choses et donc oui la France avant la République comme la France de la République a produit aussi du mal elle doit le regarder en face c'est ça un travail de mémoire et d'histoire responsable si on ne le fait pas on coupe une partie de la société on coupe une partie de notre énergie on coupe une partie de toutes celles et ceux qui veulent la France mais qui disent on ne m'a pas reconnu dans mon passé et en même temps en France il y a eu un travail formidable qui a été fait je l'ai dit on me l'a reproché les mêmes parce que celles et ceux qui disent la République a fait du mal mais n'accepte pas qu'on dise elle a fait aussi du bien et donc qu'est-ce qui s'est passé en Algérie comme ailleurs il y a eu des Françaises et des Français qui ont été des gens formidables qui ont enseigné qui ont éduqué qui ont soigné qui ont été le pays à grandir qui ont aidé le pays à se construire qui l'ont fait j'ai reconnu leur mémoire leur part dans l'histoire de la France comme de celle de l’algérie je suis le premier responsable politique dans une campagne en Algérie à avoir parlé j'ai passé deux heures avec le Premier ministre je lui ai parlé des rapatriés je lui dis c'est pas normal que votre pays au compte-goutte accorde les visas qu'il n'accepte pas que les rapatriés puissent venir dans ce qui est aussi un peu de leur pays parce qu'il faut réconcilier [Applaudissements] je sais ce qu'on vécu les harkis j'ai parlé dans le rassemblement public qui était le mien des harkis sur place j'ai dit que là aussi la République les avait trahis qu'on ne les avait pas reconnues qu'on les avait laissés prendre tous les risques en notre nom sans ensuite les protéger et je sais ce qu'on vécu applaudissez [Applaudissements] et je sais ce qu'on vécu toutes celles et ceux qui ont été appelés soldats qui ont vécu la violence et la barbarie d'en face et le crime aussi en face et je l'ai dit au responsable politique algérien je l'ai dit aussi qu'ils avaient un chemin à faire le leur de reconnaissance mais vous voyez cette histoire elle est complexe c'est notre histoire j'y reviens parce que nous devons la regarder en face et je veux en la regardant en face avec vous vous dire une chose ça n'est ni la repentance ni le refoulé c'est de regarder droit dans les yeux nos concitoyens de leur dire notre passé c'est cela nous pouvons et nous devons en être fiers c'est la France mais nous sommes tous fiers de notre pays mais être fier ça ne veut pas dire vouloir oublier ce qu'on a fait de mal être fier ça ne veut pas dire caché être fier c'est savoir qui l'on est savoir d'où l'on vient savoir notre force et en même temps aussi nos faiblesses nos propres traits savoir s'excuser de cela pour se réconcilier [Applaudissements] alors mes amis pour conclure pour conclure je vais vous dire en disant cela en Algérie je ne vais pas retirer mes propos je vais pas m'excuser ou faire moi-même de la repentance je ne me suis pas repenti j'ai permis à la France de demander à l'Algérie ce qu'elle ne voulait plus faire j'ai reconnu chacune et chacun dans la complexité de ses mémoires j'ai donné la possibilité d'avancer et ça veuillez le comprendre mais en même temps en même temps parce qu'il y a toutes ces mémoires complexes se fracas des mémoires je sais que j'ai blessé j'ai reçu des lettres bouleversantes de femmes et d'hommes harkis rapatrier française français qui ont vécu là-bas et qui ont eu le sentiment qu'on les avait trahis qui ont parfois eux-mêmes vécu des violences insoutenables qui ont aimé l'Algérie peut-être plus que certains algériens j'ai reçu des lettres qui m'ont fait mal sur le plan personnel sur le plan de l'émotion et je sais que je les ai touchés je sais que j'ai touché des amis je sais cher Bruno toi qui met tant d'enthousiasme que tu as pu te dire parce que tu n'as vu qu'une partie de ce que j'ai dit comment on peut dire ça et je sais que tout ce que j'ai dit et que le combat que je veux mener cette exigence de vérité que nous devons mener ensemble et qui est aussi dans ce temps de l'élection à conduire je ne l'abandonnerai pas mais je sais que je vous ai blessé parce que ce sont des mémoires et ça n'est pas que de l'histoire ce sont des mémoires chaudes ce sont des vies alors je suis désolé de vous avoir blessé pour certains de vous avoir offensé de vous avoir fait mal parce que je ne voulais pas vous offenser parce que relisez bien ce que j'ai dit je n'ai pas parlé de vous j'ai parlé des choix de la responsabilité d'un état mais je sais vos vies je sais vos peines vos souffrances mais je dis juste les uns et les autres on doit regarder se passer complexe si on veut avancer se réconcilier [Applaudissements] notre pays il a ses divisions qui sont irrationnelles la responsabilité de quelqu'un qui prétend au plus haute fonction c'est d'essayer de les faire aller au-delà de se réconcilier d'aller au-delà de ces divisions de ses passions alors pardon pour les passionnés pardon de vous avoir fait mal parce que ça n'est pas ce que je voulais mais en même temps comprenez que j'assume pleinement le discours de vérité que j'ai porté mais dans sa complexité parce que ce que je veux c'est que nous allions de l'avant mais en même temps je vous le dis je le dis au rapatrier au harkis à nos soldats aux anciens appelés aux anciens soldats la responsabilité de la France c'est de les réconcilier mais c'est de ne jamais céder à la haine je le dis parce que dans les passionnés qu'il y a il y en a en même temps qui se laisse déborder il y en a qui se laissent manipuler pourquoi ce sujet et si émotionnel parce que cette haine ce ressentiment que vous pouviez avoir cette peur et cette frustration elle a été récupérée ici dans ces terres on l'a vu dehors par des marchands de la haine et cela depuis tant de décennies vous manipule vous laisse croire qu'il y a une partie de la France qui devrait se construire contre l'autre que votre histoire vos peines il faut pas les accepter il faut en rien d'essayer de les dépasser non il faut désigner un ennemi les autres Français ou l'étranger et vivre contre cela mais vous n'allez jamais bouger jamais avancé ma responsabilité c'est pour que ensemble nous soyons vraiment français de casser aussi ces blocages donc je le dis aujourd'hui chacune et chacun dans vos conditions dans vos histoires dans votre traumatisme parce que je veux être Président je vous ai compris et je vous aime parce que la République elle doit aimer chacun voilà mes amis voilà mes amis ce que je voulais dire ce soir j'ai à chaque fois dit la vérité essayez de nommer les douleurs des uns ou des autres j'en ai blessé je le sais pour des mauvaises raisons je les regarde dans les yeux et je leur dis que je les aime j'en ai blessé aussi qui s'était battu qui avait été humilié sur d'autres combats qui n'ont rien à voir qui ont été les victimes de l'homophobie j'ai reconnu simplement que d'autres qui s'étaient battus contre votre propre cause pouvait être reconnu dans leur dignité pouvait être reconnue même si je ne suis pas d'accord avec eux ce n'était pas pour vous blesser pour reconnaître que vous vous n'aviez pas été humilié reconnaître la souffrance de l'Un ça n'est pas méconnaître la souffrance de l'autre parce que là aussi [Applaudissements] et là aussi je le dis parce que je veux rassembler les uns et les autres et je serai toujours le protecteur du progrès le protecteur des droits qui ont été acquis de haute lutte le protecteur de toutes seules et ceux qui subissent l'humiliation les violences du quotidien parce que ils sont ce qu'ils sont parce qu'ils vivent ce qu'ils ont à vivre et que les autres ne le veulent pas alors mes amis le combat qui est le nôtre sera difficile vous l'avez compris cette campagne électorale a pris à partir de cette semaine un nouveau tour nous aurons des violences des tentatives de déstabilisation des divisions des incompréhensions je m'en expliquerai à chaque fois j'irai au contact toujours je serai là généreux convaincant optimiste parce que le défi qui est le nôtre ce ne sont pas les batailles d'hier ou d'avant-hier le défi qui est le nôtre ce ne sont pas notre division le défi qui est le nôtre c'est de tout faire pour qu'éviter que les marchands de la haine d'un côté qui manipulent les uns puissent accéder au pouvoir c'est de tout faire pour qu'un camp affaibli par les affaires [Applaudissements] affaibli par les affaires affaiblis par une perte de dignité qui fait siffler les journalistes comme la justice qui ne sait plus où sont ses repères fassent de mauvaises polémiques et cherche par tous les moyens à vous proposer un projet de rétrécissement un projet conservateur qui est d'ores et déjà en train de poursuivre à nouveau le Front national notre responsabilité est immense mes amis c'est celle du progrès c'est celle du pays dans ce combat dans ce combat mes amis je serai toujours là droit debout avec vous notre responsabilité c'est celle des progressistes c'est celle des valeurs du pays c'est celle des généreux des combattants c'est la nôtre c'est la vôtre vive la République vive la France merci à vous merci à vous merci merci beaucoup merci à vous merci merci beaucoup merci à vous [Applaudissements] merci à vous [Applaudissements] merci [Applaudissements] [Musique] merci à vous [Applaudissements] merci [Musique]
Emmanuel Macron