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interviewSud Radio (sur YouTube)· 4 juillet 2025 21 min

Robert Ménard : "Il faut divorcer de l'Algérie"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Mon dernier invité s'appelle Robert Ménard. Robert Ménard, bonjour.

Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Pourquoi Robert Ménard ? Parce que d'abord nous avons partagé le la passion du journalisme avec Robert.

Je n'oublierai jamais que Robert a été le patron de Reporter sans frontières. Ça c'est une chose qui est et reporteur sans frontière pour moi, c'est l'illustration du journalisme que j'aime beaucoup, que j'ai peu pratiqué dans ma vie, mais le journalisme de terrain et qui est absolument indispensable pour comprendre le monde. Aujourd'hui, le journalisme s'est transformé en journalisme un peu de salon, un journalisme de téléphone portable, de téléphone mobile.

Ce journalisme. On regarde les infos comme ça, on se préoccupe même pas de savoir si elles sont vraies ou fausses. On ne se préoccupe même pas d'aller la chercher l'information sur le terrain.

Et c'est un hommage que je vais rendre avec à travers vous au journaliste de terrain Robert Ménard. Et puis et puis et puis on ne partage pas toutes les mêmes idées mais on en partage beaucoup. Je disais tout à l'heure, gardons toujours le contrôle de notre pensée et le bon sens. qui permettent de n'être dupe de rien.

Et nous partageons, je pense bon sens au-delà au-delà de des positionnements politiciens, au-delà des idéologies qui nous pourrissent la vie, au-delà des religions qui parfois ne restent pas à l'endroit où elle devrait rester. Au-delà de tout cela, il y a le bon sens et il y a la réalité du quotidien, celle que vivent les Françaises et les Français. Et vous l'observez, vous la vivez dans votre quotidien en tant que maire de Béer Robert Ménard.

Et je sais que nous discutons souvent de cela et que nous partageons tout cela. C'est pour ça que j'ai tenu à vous avoir pour ma dernière et c'est un gage d'amitié. Voilà.

Merci à vous. Merci. Oui, absolument.

Vous savez, il y a des on disait à l'époque, il y avait des écoles de la vie et être mère, c'est une vraie école de la vie. Ça vous ramène d'abord, ça vous pousse à une espèce de ça vous pousse à être un peu plus humble. Vous le disiez, la vie c'est infiniment plus compliqué que les idées.

La vie c'est infiniment plus compliqué que votre téléphone portable. Les gens entre ce que vous pouvez lire et ce qu'ils vivent, moi je passe mon temps à croiser des gens qui me bouleversent. qui me mettent ma mal à l'aise, qui montre les limites de ce que je peux ou pas faire et qui montre la beauté de ce de ce métier de de mère qui est quand même je change pas la vie des gens mais de temps en temps j'améliore un mère il améliore un petit peu la vie gens il les rend un peu moins malheureux vous savez déjà rendre un peu moins malheureux les gens c'est pas si mal et le journalisme au fond moi j'ai toujours rêvé d'un journalisme comme ça qui rende compte qui rende compte de ce que vivent les gens et qui soient si on doit d'un côté.

Je sais que vous n'aimez pas cette expression être d'un côté. Si on doit être d'un côté, c'est des plus humbles, des plus petit de ceux qu'on a besoin de défendre. Voilà.

Alors, chacun les défend à sa manière. Voilà. Je voudrais aussi à travers vous parce que je parlais de journalisme de terrain, je voudrais aussi rendre hommage à Anne, ma femme qui m'a tellement aidé dans ma vie professionnelle qui si j'ai si j'ai connu le succès que j'ai connu, c'est en grande partie grâce à elle parce que parce qu'elle a su me remettre dans le droit chemin parfois parce qu'elle a su me dire voilà la direction qu'il faut prendre parce que elle assume faire partager sa passion du journal journalisme parce qu'elle est passionnée, elle est intransigente, parfois tellement rigoureuse que ça en est ça en est difficile mais c'est tellement exemplaire et on a tellement besoin de cela que voilà, c'est avec beaucoup d'émotions que je que je le lui dis que je lui envoie ce message et Robert les les on va on va commencer à parler de de terrain là avec vous Robert Ménard.

Je peux ajouter un mot sur sur votre épous si je peux me permettre parce que je connais Adniva évidemment. Vous savez c'est le modèle de ce qu'on a envie de faire c'est quand il y a le conflit aujourd'hui entre la Russie et l'Ukraine, elle fait ce que tellement peu de gens font. Elle va voir des deux côtés au fond.

C'est juste ça le journaliste. Aller voir des deux côtés, entendre les deux sons de cloche, ça veut pas dire que vous renvoyez dos à dos les uns et les autres mais au moins vous les avez entendu. Voilà. rencontrer euh euh pour savoir exactement et non pas se contenter d'idées reçues et d'idées véhiculé comme ça par effectivement des des canaux d'information aujourd'hui.

Bon, on va regarder l'actualité ensemble, Robert. Et puisque nous sommes sur l'étranger, je vais commencer euh à penser à Cécile Collè et Jacques Paris. Vous avez été patron de Reporter sans frontières, ils sont emprisonnés. en Iran, accusé d'espionnage au profit d'Israël, il risque la peine de mort.

Emmanuel Macron hier euh a menacé l'Iran de sanction. Si l'Iran ne faisait pas quelque chose, si on ne le libérait pas. Pensons à eux ce matin, Robert.

Pensons, Pensons à eux. Et et comment ça vous comment vous dire ? Je crois qu'il y a un partage des tâches.

Moi, je me suis occupé de libération du journalisme pendant 20 ans. Il y a un partage des tâches dans les médias à nous, à l'opinion publique, à se mobiliser, à faire que que l'État, notre État, ne les oublie jamais. H Et en même temps, attention à pas critiquer, je vous dis pourtant je suis très critique sur le gouvernement en place.

Attention à ne pas critiquer notre diplomatie. Je vais vous dire en 20 ans de reportage frontière, je n'ai pas vu un français oublié par la diplomatie française. Contrairement, je le dis par exemple, dit contra c'est pas vrai.

C'est pas vrai. Ce n'est jamais vrai. On peut trouver qu'ils le font pas comme il faut.

On peut trouver qu'il qu'ils en font pas assez mais ils le font. Contrairement par exemple où j'ai vu des Britanniques pris en otage où veux discuter avec des diplomates britanniques qui disent "Ah ça c'est leur affaire, ils se débrouillent. Nous les intérêts de de la Grande-Bretagne c'est ceci ou cela." Je pense qu'il y a ça de la part des diplomates français.

Alors ensuite ça ne veut pas dire qu'il faut on n'est pas vous êtes pas je suis pas un diplomate. À nous de taper du poids sur la table de rappeler qu'ils sont détenus de rappeler ce que vous venez de dire. C'estàd c'est le pire des crimes qu'on les accuse parce que jusqu'à présent c'est nouveau.

Vous avez vu c'est après les 12 les 12 journées de de guerre qu'on nous sort du chapeau comme ça. En gros, ils ont travaillé avec le Mossad. Aujourd'hui, je vous rappelle que dans les derniers jours, il y a des gens qui ont été pendus pendus en Iran parce qu'ils étaient accusés d'avoir travaillé pour Israël.

Alors permettez-moi Robert Ménard de faire une réflexion et de poser une question à ce propos. Pardon 12 jours de guerre mais pourquoi ? Pourquoi le régime iranien est toujours en place ?

Le régime iranien est de plus en plus répressif contre son peuple. L'Iran n'accepte plus les contrôles de la et poursuit poursuit son enrichissement d'uranium. Le Pentagone lui-même dit "Ça n'a retardé ce cette cette course vers l'arme atomique que de 2 ans.

Alors à quoi ça a servi ? Est-ce que Est-ce que c'est bien de bombarder, c'est très bien. Mais encore une fois, aujourd'hui, le gouvernement américain Donald Trump n'a-t pas simplement bombardé parce qu'aujourd'hui on ne peut plus perdre un soldat sur le terrain ?

Écoutez moi, d'abord commençons par le commencement. bombarder les sites d'enrichissement euh nucléaire en en Iran, c'est une bonne chose. Je vais vous dire un truc affreux, mais ce que je pense, éliminer un certain nombre de dirigeants de l'État euh islamique iranien et un certain scientifiques.

Je vous dis quelque chose, Jean-Jacques, moi j'ai applaudis chaque fois qu'ils l'ont fait, c'est pas bien de le dire mais je vous le dis, mais moi j'ai un certain nombre de copains en Iran. Vous doutez bien que je connais un certain nombre de gens en Iran. Vous savez qu'ils attendaient qu'une chose.

Ils attendaient et je pense qu'il y a une espèce d'amertume que ça débouge sur le renversement du régime du régime du régime iranien. Et tout à l'heure vous disiez sur Emmanuel Macron qui dit "Oui, il faut se mobiliser, je menace de de d'abord je ne sais pas trop de quoi on peuter l'Iran, soyons sérieux." Mais surtout les diplomatique française.

Là, c'est plus les otages, c'est sur l'Iran où on nous dit au début bravo à l'intervention, ensuite on dit "Ah oui, mais il faudrait pas renverser le régime". Et maintenant, on découvre que nos otages à cause de ce régime et à cause du non renversement de ce régime, ils sont massés. Bien sûr qu'il fallait aller jusqu'au bout et je Donald Trump a dit la même chose.

Mais bien attendez bien sûr la même chose aujourd'hui les gens les opposants en IO il ne rêvaient que d'une chose que malgré les bombes et malgré le risque Israël et les États-Unis aillent jusqu'au bout et renversent ce régime abouinable. Alors, deux autres Français sont otages en Algérie cette fois. Otage d'État en Algérie, Boem Sansal et Christophe Glaise euh l'Algérie comme l'Iran des États terroristes.

Mais pu mais bien sûr. La seule différence c'est queon n'a pas la même mauvaise conscience par rapport euh à l'Algérie qu'on a en Iran. En Iran, les Français, ils s'en foutent un peu quoi pour dire il y a pas de lien affectif.

Oui, c'est une grande civilisation et tout tout ça mais il y a pas avec avec l'Algérie, c'est une un un rapport invraisemblable dire il faut arrêter, il faut divorcer, se séparer de l'Algérie, il faut comment divorcer se séparer au aujourd'hui, il faut arrêter de quémander l'approbation du régime algérien de monsieur Tbou. Il faut arrêter, on n'y arrivera pas. Il faut prendre un certain au-delà de Boem Sans sal.

J'ai un peu de mal à dire au-delà de Boem sans sal parce que on se connaît, j'ai une estime sans nom, j'ai envie de saluer comme vous son courage. C'est un vieux monsieur. Il a on sait pas exactement parce qu'il a 80 ans aujourd'hui.

Il est malade, il a un cancer, il a sa petite voix fluette qui malgré les intonations est une voix d'une force, d'une résistance, d'une constance incroyable. il adore notre langue. C'est pas rien d'adorer le le français, de lesendre de le défendre partout.

Donc pour cette raison-là, il ne faut pas céder au au aux Algéens qui s'en servent, vous l'avez dit, comme un notage. C'est un notage du régime algérien aujourd'hui. Est-ce qu'on est capable est-ce qu'on est capable de parler avec force sur l'Algérie tant qu'on aura Emmanuel Macron à la tête de l'État ?

Je ne le crois pas. Je ne crois pas. sur ce registre-là, il a dit tout et son contraire à la suite, enfin attendez, regardez, vous prenez depuis qu'il est chef de l'État sur LG, on aura entendu tout et son contraire.

C'est une clique de militaire qui vit de la rente mémorielle, ça veut dire qui vit du souvenir qu'il a construit de la guerre d'Algérie et qui profite de la France. Je le répète sans cesse, sans cesse. Vous allez en Algérie, le type crache sur l'Algérie et à la fin de la conversation, il te dit "J'ai un problème pour avoir un visa pour venir en Algérie.

Ah, j'ai un problème, je voudrais me faire soigner en pardon en France. Ah, j'ai un problème, je voudrais envoyer mes enfants en France." Bien.

Robert Ménard. Euh, j'ai relevé cette phrase de François Baou hier. Nous sommes en politique dans un climat désespérant avec une flambée des extrêmes.

Vous trouvez que le climat politique est désespérant aujourd'hui ? Il est ex il est exaspérant et absolument d'abord exaspérant et désespérant et désespérant. Pourquoi ?

Parce que c'est un concours de démagogie. Qu'est-ce que je voulais vous dire ? Aujourd'hui on explique qu'il faut faire des économies.

Oui 40 milliards vous rappard je sais plus parce que chaque fois oui 100 milliards d'ici d'ici 2030 compte attendez mais comment on peut dire ça et hier ou avant-hier expliquer à propos de à propos de la canicule ah oui mais il faudrait dépenser 50 milliards de plus pour la canicule et c'est un concours l'épine de qu'est-ce qu'il faudrait faire de plus de plus de plus mais attendez attendez on nous ment je vous mets ma main à couper P vous savez ce qu'on fera dans le 15 ? Le 15 puisque c'est là c'est ce jour-là qu'annonce ses mesures normalement le premier ministre. On va augmenter les impôts, bien sûr, de manière déguisée, mais on va les augmenter bien sûr.

Et je vais vous dire quelque chose. Je pense qu'à cet nombre d'impôts, on peut pas faire autrement que les augmenter. Le problème c'estquel ?

Ben écoutez moi, je vais vous dire quelque chose. Je ne suis pas troublé, choqué et pourtant je suis de droite. Quel nombre de gens qui sont qui payent qui gagnent beaucoup d'argent payent un peu plus d'impôts.

Je ne suis pas complètement choqué qu'un certain nombre de grandes entreprises qui savent faire comment on appelle ça de la de l'optimisation fiscale. Voilà, vous le savez l'optimisation fiscale, j'avais le mot sur la bouche qui ce qui fait qu'elle paye proportionnellement moins d'impôts que des petites entreprises. Moi, je peux être de droite et et dire à la fois il y a des impôts qui ne me choquent pas.

En même temps, il faut faire les économies. Ça ça peut pas remplacer les économies mais bien sûr qu'on va augmenter les impôts. Et vous voyez, on on parie, on en reparle dans 15 jours.

Est-ce que si vous étiez député, vous censureriez François Baou sur le budget à la rentrée ? Mais non, je pour une mauvaise raison. pour une mauvaise raison, je le ferai pas parce que je pense que c'est mieux que rien que je préfère ce gouvernement-là à la gauche.

Vous dire enfin vous savez ce que je pense et tout parce que je préfère un gouvernement comme ça, pas de gouvernement du tout parce que je trouve qu'il y a certain nombre de ministres je pense à à Bruno Retaillot qui font ce qu'ils peuvent faire à l'endroit où ils sont. Rien que pour ça, mais je dirais pas qu'ils vont nous sortir des histoires ou de l'histoire Bruno Raillot qui est devenu la cible du Rassemblement national. Vous avez vu ça maintenant hein ?

Et oui, mais tu tombes à la renverse Jean-Jacqu enfin attendez qui est plus proche que du Rassemblement national que Bruno Rota personne dans le gouvernement. Et c'est sur lui que le Rassemblement national top. Enfin, attendez, moi je me félicite du succès des gens.

Je me félicite quand Bruno Rotaillot prend une bonne mesure. Moi je sais pas, je serai le Rassemblement national. Quand tu es soucieux de la France, quand tu es soucieux de lutter contre un certain nombre de choses et que le premier et que le ministre de de l'intérieur prend des bonnes mesures, tu applaudis dès demain.

Tu peux dire que c'est pas suffisant, mais tu applaudis. Le problème aujourd'hui pour le Rassemblement national, c'est pas Bruno Raillot, c'est la France insoumise. Mais de temps en temps, tu te dis est-ce qu'ils auraient pas est-ce qu'ils se seraient pas trompés de de d'ennemis ?

Euh est-ce que vous croyez à l'Union des droites ? Parce que l'Union des gauches paraît mal barré, hein. Mélenchon va ser annoncera probablement sa candidature Jean-Luc Mélenchon cet été.

Euh euh il y aura au moins deux candidats de gauche. Est-ce que vous croyez à l'Union des droites ? Écoutez euh il y a c'était quand ?

Il y a 10 ans, je deviens maire de Béier. Je réunis tous les toute la droite à Béisier. Enfin tout j'appelle toute la droite à venir à Baisier.

C'est un gros un rassemblant qui s'appelait la droite. Ose dire que tu es de droite et on pourrait se rassembler. Le moins qu'on peut dire, c'est que depuis 10 ans, c'est un échec total quand même.

Je veux pas dire que j'ai réussi quoi que ce soit. Pour vous dire mon scepticisme sur ça que bien sûr, mais attendez, vous pensez qu'il y a pas on en parlait qu'entre les républicains et leur assemblée national ou les troupes de monsieur Sioti, mais il y a moins de différence qu'avec monsieur Atal. Mais bien sûr qu'il y a moins de différence.

Il y a de vraies différences sur le terrain économique. Moi sur le terrain économique, je pense que le Rassemblement national même s'ils évoluent disent beaucoup de bêtises pour pas dire beaucoup d'anneries mais mais en même temps tu dois pouvoir t'entendre. Écoutez, je suis suffisamment vu on a à peu près le même âge pour se souvenir.

Il y avait beaucoup de points communs entre monsieur Marchet, monsieur Mitteran et monsieur Fabre. Tout le monde a oublié monsieur Fabical de gauche. Ouais.

Vous savez c'était le pharmacienne de l'Avyon. Vous vous rappelez le pharmacien de l'Avyon. Mais il y avait un gros ville franche de Rerg.

Voilà, vous connaissez bien toute cette zone-là, tout ce sud-là que vous aimez et que j'aime. Mais attendez, il y avait plus de différence et ils ont quand même réussi à trouver ce qu'on appelait un le programme commun. Mais la droite, elle est trop stupide pour ça.

On Si on ne fait pas ça, si on ne fait pas ça, je vous garantis que la droite séparément va perdre. Va perdre. Euh euh je voudrais terminer sur euh euh la réalité de notre quotidien finalement euh vous avez vu les dernières informations euh euh monté du masculinisme en France.

Euh étonnant euh les colis chinois qui nous envahissent. Notre société euh bouge terriblement Robert Ménard. Terriblement.

Et vous êtes vous en tant que maire Airbnb qui envahit votre ville, j'imagine c'est ces bouleversements de de notre société, vous les vivez comment ? Je suis partagé mais vous allez comprendre pourquoi. D'abord parce qu'il y a toute une partie des choses comme vous qui me érissent le poil et souvent quand même pour être honnête puisqu'on est tous les deux là, enfin il y a plein de gens qui écoutent mais on est tous les deux face- à face.

En même temps, je me dis est-ce que c'est pas un réflexe de vieux con ? Est-ce que c'est pas parce que vous avez compris, parce que j'ai 72 ans euh j'ai 72 ans dimanche et je me dis est-ce que c'est parce que j'ai 72 ans que au fond je perds pied dans un monde qui évolue et que je ne comprends pas l'évolution quand je me retourne vers mes enfants, ils sont pas troublés par tout ce que vous venez de dire. Ils trouvent ça formidable.

Et en même temps, j'essaie de me dire, ils trouvent ça formidable parce qu' peut est-ce qu'ils sont pas emportés par le flow euh d'un d'un monde où il faudrait peut-être se mettre un tout petit peu à côté et dire ce qui est bien et pas bien ? Je ne sais pas. Je sais que ça me fait peur.

Je sais qu' mère, je sens, comment vous dire ? commerce, je sens une espèce d'inquiétude. Les gens se disent des choses qui peuvent vous paraître bétason, qui se disent "Mais quand même comme moi, comme vous, moi j'ai une vie meilleure que mes parents, meilleure que mes parents." Et les gens, ils se disent "Je ne suis pas sûr." Et c'est quand même ce qui compte les enfants, je ne suis pas sûr de ça.

Les gens, ils ont le sentiment de ça. Ils ont le sentiment aussi que, comment vous dire, que l'État se mêle de tout. qu'on s'occupe de tout, qu'on légifère sur tout, qu'on veut nous demander comment on fait des enfants ou si on doit en faire, comment on doit mourir ou pas mourir.

Vous voyez, un million de questions qui sont infiniment plus importantes que la politique, des appareils politiques. Et il y a un truc moi qui me qui me fait peur, c'est je vois le nombre de gens venir me demander des choses où je vous jure Jean-Jacques Bourdin, je n'ai aucune réponse parce que je ne sais pas, parce que je n'en ai pas les moyens. Et des fois, j'ai envie d'envoyer balader les gens disant "Mais pourquoi vous venez me demander des choses sur votre santé et tout ?" Je leur dit "Mais pourquoi ça ?" Et derrière ça, il y a un appel au secours.

Il y a le l'idée, la conviction qu'ils savent plus à qui s'adresser, qu'on est un peu seul. seul un peu malheureux un peu malheureux et puis il y a plus de vachettes à interville quoi. Mais ça comment on peut être assez con pour ça ?

Qu'est-ce que de quoi vous vous souvenez ? Hier j'étais chez d'autres gens que chez vous. J'ai qui d'autres d'autres de quoi vous vous souvenez l'interville de quoi ? euh de l'éonitrone qui s'énervait et de et des vachettes, mais elles sont là pour nous faire plaisir les vachettes.

Elles sont contentes de faire ça, mais il y a des abrutis. Qu'ils arrêtent Jean-Jacques de nous emmerder. Qu'ils arrêtent de se mêler de tout que je puisse que mes copains puissent aller chasser qu' puissent aller pêcher, que je puisse aller voir une corriida sans que j'ai des espèces de chur professionnels qui viennent me dire ça c'est bien ou ça c'est pas bien.

Ils nous pourrissent la vie. Ils sont animés de passion triste, ils sont animés de rancœur et oui, moi les choses qui me font plaisir, la musique de Bandas, c'est la plus belle musique du monde. Les autres qu'ils aillent se faire Bon et ben merci.

Voilà. Et je partage. Non mais ça je partage votre conclusion Robert.

Merci beaucoup. 8h58 et merci à à tous sud de radio bien sûr.