Eric Zemmour : Les paresseux du haut et les paresseux du bas tuent les travailleurs !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers amis, bonsoir à vous tous. Merci, merci. Quel bonheur d'être ici à Palavas, au milieu de vous. Quelle joie, quelle joie de retrouver votre chaleur, mes amis, de la Méditerranée. Ce discours, vous le verrez bientôt, va parler de vos vies, de vos quotidiens, de travailleurs des classes moyennes et des classes populaires. Il va parler du poids qui pèse sur vous à cause de l'Union Européenne et des manières de nous en sortir. Mais je veux que ce discours commence par de l'amour. Ne vous excitez pas quand même. Non, parce que même si j'ai la réputation d'être pudique, on s'arrêtera là. Chez Reconquête, nous n'avons pas honte de nos sentiments. Je veux d'abord parler de Marion.
Marion est une femme formidable. Tout le monde la connaît depuis bien longtemps. Mais de plus en plus de Français découvrent en ce moment combien elle est courageuse. Je veux lui dire merci d'avoir accepté avec enthousiasme d'être notre tête de liste. Elle va faire beaucoup de bien à cette campagne et beaucoup de mal à nos ennemis. On compte tous beaucoup sur elle et elle sait qu'elle peut compter sur moi. Je ferai campagne, intéressant comme l'absus, campagne à ses côtés pour que nous puissions et que nous fassions le score le plus haut possible le 9 juin. Mesdames et messieurs, chers amis, je vous demande d'applaudir Marion Maréchal.
Je veux aussi remercier mon ami Jacques Bompard qui a cru en moi avant même que j'y croie moi-même. Je veux aussi m'adresser à Nicolas Bé. Nicolas, la force de tes convictions, la ténacité, ta droiture font l'admiration de nos militants. Depuis que tu nous as rejoints, tu n'as pas cessé de défendre cette idée de combat civilisationnel à Paris comme à Bruxelles, à Rome ou en Arménie. J'ai une grande confiance en ta capacité à épauler Marion pendant ces rudes semaines qui nous attendent. Tu vas montrer aux Français, mon cher Nicolas, ce qu'est un homme politique qui ne recule jamais. Mesdames et messieurs, chers amis, je vous demande d'applaudir Nicolas Bé. Stéphane Ravier, mon cher...
Il prend de l'avance, évidemment. Mon cher Stéphane, notre sénateur et notre Marseillais. Jovial, jamais abattu, bondissant sur les obstacles sans jamais perdre ton bon sens et ton goût pour la vérité. Tu es l'incarnation parmi nous de cette énergie à la fois élégante et populaire dont le pays a tant besoin. Et en plus, et en plus, nous avons la même passion pour le football féminin. Bon, c'est marrant, mais personne n'y a cru. Je reconnais, ce n'était pas très crédible. Mesdames et messieurs, chers amis, je vous demande d'applaudir Stéphane Ravier. Entre les deux, il y a Sarah. Ma chère Sarah, tu sais tout le bien que je pense de toi.
Tout le monde dans cette salle sait que c'est à toi que l'on doit d'avoir transformé un espoir fou en réalité. Quoi que tu décides, être sur la liste ou pas, je sais que tu mettras toute ta force, toute ta capacité de travail impressionnante et toute ton intelligence dans cette campagne, comme tu le fais depuis le jour où nous avons créé Reconquête. Mesdames et messieurs, je vous demande d'applaudir Sarah Claffaut. Stan, je veux te dire aujourd'hui que tu n'es pas seulement notre représentant des jeunes français, tu es notre avenir. Tu es l'avenir de l'énergie, de la combativité, de la sincérité. Mesdames et messieurs, je vous demande d'applaudir Stanislas Rigaud.
Je connais la qualité du travail effectué ici en Occitanie par les équipes locales de Reconquête et je tenais à vous dire un immense merci. C'est grâce à vous, c'est grâce à vous les cadres de Reconquête, vous les militants, grâce à votre travail de terrain que notre mouvement a continué de grandir depuis 2022. Je veux remercier Cédric, notre chargé de mission régionale, qui mène un travail remarquable. Bravo à lui. Merci à notre conseiller régional, Franck Manogil, qui fut l'un des nombreux anciens militants du RN à me rejoindre. Merci pour la force de tes convictions.
Je dis merci à ma chère Nicole, déléguée départementale de l'Hérault, toi qui es présente à mes côtés depuis le début de l'aventure et qui te démène tous les jours pour faire grandir la Reconquête que tu as connue toute petite. Merci à Marc et Estelle pour votre abnégation dans un département aussi prometteur que le Gard.
Merci à Fabrice de l'Aude, à la bienveillante Valérie du Tarn, au redoutable colleur d'affiche Pascal de l'Ariège, à Bruno Le Maire, le vrai expert en économie contrairement à l'autre, à l'expérimenté Chantal de Haute-Garonne, au jeune prometteur Laurent de l'Aveyron, à la radieuse Catherine des Hautes-Pyrénées, aux deux vaillants Nicolas de Lozère, à François du Lot et à Philippe du Gers, qui nous a tant aidés lors du dernier salon de l'agriculture. Nous entrons ensemble dans une nouvelle étape de notre histoire commune, l'élection européenne. On nous a longtemps dit, on vous a longtemps dit, Zemmour s'occupe de la France, mais pas vraiment des Français.
Zemmour ne regarde pas le quotidien des gens, mais uniquement les grands espaces, la France, l'Union européenne, la civilisation. Mais vous, vous, dans cette salle, vous le savez, ces grands espaces ont des conséquences sur vos vies. Alors, dans cette campagne, j'ai décidé de regarder l'Europe à la loupe, de vous parler des conséquences concrètes de ce que les élites ont construit sur vos vies, sur vos quotidiens. Observez bien ce qui nous arrive. Non seulement l'Europe ne nous protège plus, mais c'est même elle qui nous expose aux attaques de nos ennemis. C'est elle qui nous ligote, qui nous baillonne, et qui nous livre sans défense. Pour nous, Français, c'est la double peine.
La France aggrave les problèmes que nous pose l'Europe, et l'Europe aggrave les problèmes que nous pose la France. L'Union européenne est aujourd'hui un géant, de plus en plus gros, de plus en plus aveugle, de plus en plus inhumain, un goliade bureaucratique atteint d'obésité et de voracité. Une montagne de normes, de lois, de règles, de taxes, d'impôts se dressent devant nous et nous ensevelis comme sous une avalanche. Saviez-vous que chaque année, plus d'une loi sur cinq votée au Parlement français nous vient directement de l'Europe ? En agriculture, c'est presque une loi sur deux qui est dictée par Bruxelles.
Autant vous dire que parler de tyrannie bureaucratique sans en parler d'Europe, c'est parler pour ne rien dire. Je vous passe les chiffres, proprement effrayants. Chaque année, ils sont plus alarmants. Mais laissons de côté ces sinistres calculs et regardons vos vies quotidiennes, vos existences. Regardez cet agriculteur. Il habite à Baissière. Il donne toute sa vie à sa ferme, à ses bêtes. Il se lève à 4h du matin pour monter sur son tracteur. Il travaille pendant des heures. Il a froid. Il est seul. Et que voit-il ? Dans la brume, une escouade d'agents en arme qui entre sur sa propriété sans y être invité, le regard lourd et la mâchoire serré. Ils viennent le punir.
Ils viennent lui faire rendre gorge parce qu'il a semé une semaine trop tôt, peut-être une semaine trop tard. Ou parce que les carottes qu'il cultive et qui sont délicieuses ne sont pas exactement au centimètre près de la taille décidée par un bureaucrate de Bruxelles qui, lui, en revanche, à 4h du matin, n'a jamais conduit un tracteur dans le froid, n'a jamais eu mal au dos à la fin de sa journée. En cet instant, ce technocrate va briser la vie de notre agriculteur. Et il le sait. Oui, il le sait. Et ici encore, disons la vérité, il s'en fout. Issu d'une grande école où on apprend à être un demi-dieu destiné à diriger des sous-hommes, il n'a qu'une passion pondre des normes.
Le plus possible de normes, toujours davantage. Un lassablement de manière maniaque, obsessionnel. Et tant pis si cela plonge notre agriculteur dans une détresse fatale, dans les hautes sphères de la bureaucratie. Mes chers amis, pour atteindre le sommet de la hiérarchie, il faut savoir être indifférent au peuple. Et quand on lui dit qu'un agriculteur s'est suicidé, le technocrate répond « Ah, ces paysans, ils ne sont jamais contents. » Regardez maintenant ce chef d'entreprise. Il travaille, tenez, à la grande mode. Il n'est pas riche du tout, mais il aimerait bien le devenir un peu, un jour. Il est jeune, il est honnête, travailleur, il est ambitieux. Lui aussi, il doit être puni.
Il va passer dix heures par semaine à remplir des formulaires, dix heures à soumettre sa petite entreprise au fantasme égalitariste de Macron et de von der Leyen. Dix heures à s'esquinter les yeux sur des articles de loi que même les meilleurs avocats trouvent énigmatiques. Dix heures par semaine à s'abîmer le cerveau pour comprendre l'injustifiable. Dix heures par semaine à faire tout autre chose que de créer de la richesse et même dix heures à s'appauvrir. Dix heures par semaine à s'angoisser pour les conséquences si d'aventure, il commet la moindre erreur. Dix heures gâchées, perdues, détruites et que personne ne lui rendra jamais. cinq cent vingt heures par an.
Cinq mille deux cents heures par décennie. Pendant ce temps, pendant ce temps, dans son beau bureau de Bercy ou de Bruxelles, environné de meubles design et d'ordinateurs dernier cri, notre technocrate pense que ce patron, même s'il est un tout petit patron de la grande mode, est tout de même un patron, un exploiteur, un capitaliste. Alors, on va lui faire rajouter encore quelques normes. On va lui rajouter quelques insomnies. Plus la torture sera longue, plus elle sera amusante. Regardons encore cet artisan du Languedoc, de la Beauce ou du Pays Basque. Il a passé sa vie à perfectionner sa technique. Toute la région admire la qualité de ses produits. On dit que c'est un artiste.
Mais les artistes, voyez-vous, ça énerve notre technocrate. Lui n'a aucun talent, lui n'est que banalité, que courbette devant ses supérieurs. Il voudrait que tout le monde lui ressemble, il se sentirait moins seul dans sa médiocrité. Il va donc tirer à vue sur notre artisan. Il va tirer avec son gros canon à normes. Boum ! L'artisan est frappé en plein vol. Il tombe. Il n'a pas les moyens de se payer un comptable ni un avocat. Il tombe. Il s'endette. Il fait faillite. Il tombe. Ouf ! Un artiste de moins. Bercy respire. Bruxelles jubile.
Et c'est le même technocrate qui, dans son article D4, 153.30 du Code du Travail, avait interdit à un employeur de faire monter un jeune de 16 à 18 ans sur un escabeau de manière répétée, sans mesure de précaution et de protection collective. Marcel, tu peux m'attraper le marteau qui est sur l'étagère s'il te plaît ? Ah non, chef. Pas possible. Je suis déjà monté sur l'escabeau deux fois aujourd'hui. Faut une mesure de sécurité collective ? Et c'est le même technocrate qui, avec sa norme NFC 18510 du Code du Travail, a obligé les employés de mairie à suivre une formation de trois jours. J'ai bien dit trois jours avant d'avoir le droit de changer une ampoule dans leur bureau.
Bientôt, il nous faudra une autorisation écrite de Bruno Le Maire à chaque fois qu'on voudra utiliser une calculette. Tout cela vous semble comique et après tout, le rire est la première dénonciation du délire bureaucratique. C'est la plus saine des réactions. Mais redevenons vite sérieux. Car des dizaines de millions de nos compatriotes n'ont plus du tout le courage de rire. Face aux deux mâchoires de la bureaucratie française et de la technocratie européenne, beaucoup baissent les bras. Nos agriculteurs et nos entrepreneurs se suicident en masse. Oui, en masse. Je n'exagère pas. Dans ces deux catégories de la population, les chiffres sont les mêmes. C'est un suicide tous les deux jours.
Une famille inconsolable tous les deux jours. La France et l'Europe, la pression fiscale et la paperasse, ces cauchemars qui volent en escadrille autour d'eux, ont brisé tous leurs espoirs. Et on ne peut que les comprendre. Ah ! Si cette vague de suicide touchait des ministres ou des députés, l'état d'urgence serait décrété depuis longtemps. Mais vous comprenez, ces esclaves ne sont que des paysans, des petits patrons, des indépendants, ils ne sont ministres de rien du tout. Et ne nous leurrons pas.
Ce que vive cet agriculteur, ce petit patron, cet artisan, nous, vous, les salariés, tous ceux qui payent les impôts et les taxes, tous ceux qui sont emprisonnés dans la galère des normes et des règles, tous, sans exception, nous le vivons aussi. Le moindre épicier de quartier est supposé s'y connaître autant en comptabilité qu'un président de multinationale est en droit autant qu'un avocat au baron de New York. Oser lui dire « Nul n'est censé ignorer la loi », c'est se moquer de lui et c'est le condamner à l'échec. Depuis 2002, le code du commerce s'est épaissi de 364%. La loi française est devenue tellement opaque, les textes européens sont illisibles.
Personne n'a envie de se promener dans ce labyrinthe, ce piège. Et pourtant, nous ne savons plus comment en sortir, comment nous en évader. Souvenons-nous, quand la communauté européenne a été créée, l'intention était bonne. Il s'agissait de s'unir pour être plus fort. Rien de mal à cela. Mais lentement, inexorablement, l'union est devenue écrasante, étouffante, cruelle, littéralement folle alliée. Ce gâchis économique est scandaleux. Il devrait largement suffire à nous révolter. Mais le gâchis humain est encore plus effarant. Oui, c'est une humiliation et une souffrance pour notre peuple. Oui, c'est une torture et un esclavage. Nous sommes les seuls à le dire.
Les autres évoquent pudiquement un problème. Mais quand un problème devient et détruit, un créateur d'emploi voire le pousse à se suicider, ce n'est plus un problème, chers amis, mais une tragédie. Et cette tragédie fait honte à la France. Et cette tragédie ruine la France. Nous le voyons à Paris et nous le constatons encore plus à Bruxelles. Quand une organisation étatique se laisse aller à l'obésité, elle mord tout ce qui passe à sa portée. L'ogre européen a faim. C'est un prédateur qui ne connaît aucune limite dans sa prédation. Chaque citoyen européen est sa proie.
Car ce technocrate, c'est le même qui pinaille pour un petit euro dans votre déclaration d'impôt quand il en jette des milliards par la fenêtre. C'est ce même technocrate qui vous prélève votre toute petite épargne alors que ses patrons ont creusé la dette de plus de 1000 milliards d'euros en 7 ans. Ses patrons s'appellent Bruno Le Maire, Emmanuel Macron, Gabriel Attal et tous leurs clones. Ce sont eux qui rêvent de vous taxer encore et toujours, de vous prendre le peu qui vous reste alors qu'ils ont brûlé des milliards jusqu'à endetter notre pays sur 10 générations.
Oui, vous devez savoir que l'état de Macron s'est endetté de 1000 milliards d'euros depuis son arrivée au pouvoir, ce qui signifie, tenez-vous bien, 400 millions d'euros par jour, c'est-à-dire plus de 16 millions d'euros par heure. Est-ce que vous vous rendez compte ? C'est-à-dire que depuis que ce meeting a commencé, l'état s'est endetté de plus de 30 millions d'euros supplémentaires. Mais que fait-il de cet argent ? A-t-il amélioré l'état de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos services publics ? Bien sûr que non. Et qui payera ? Bruno Le Maire ? Bien sûr que non. Vous seul et vos enfants, vos petits-enfants et ainsi pendant des générations.
Bruno Le Maire compte sur vous pour payer sa facture. Et même si vous trouvez cela injuste, le fisc se chargera de vous tordre le bras. Ah oui, le technocrate dont je vous parlais tout à l'heure, c'est le même qui sonne à votre porte le 16 de chaque mois parce que l'État prélève 47% de la richesse que vous produisez. C'est lui qui vous dit « Bonjour madame, on est le 16 aujourd'hui, on vient s'installer chez vous ». C'est lui qui met les pieds sur la table, vide le frigo, vide la tire-elle du petit et vient chercher le fruit de votre travail que vous devez lui reverser en impôts.
« Ah, m'étonner, voilà que notre technocrate se lève de son bureau, il marche le long d'un couloir où tout n'est que calme, luxe et volupté, il arrive à la très belle machine à café financée par vous et il rencontre son meilleur ami, un autre technocrate. Les deux se ressemblent comme deux gouttes d'eau, même costume, même lunettes, même cravate, sauf que le second, lui, ne produit pas de normes. Non, il ne contrôle rien, celui-là, il n'oblige à rien, lui, il subventionne, il fait des chèques, enfin, il signe des chèques avec votre chéquier et que subventionne-t-il ? Tout ce qui ne sert à rien.
Tout ce dont vous vous seriez très bien passé, tout ce dont vous n'imaginiez même pas que c'est vous qu'il financez.
Avec votre argent, il finance les éoliennes qui seront peut-être bientôt implantées au large de Palavas, il finance des ONG, qui empêchent nos pays de repousser les migrants en frontière, il finance les associations qui enseignent à vos enfants qu'ils peuvent fort bien changer de sexe, il finance les groupuscules qui expliquent que les femmes voilées sont des femmes libres, il finance les militants qui me font des procès parce que je dis ce que je pense et ce que vous pensez, il finance des spectacles de drag queens, de clown tristes, de cracheurs de feu, de jongleurs, de toxicomanes et de punk à chien. Dépensez, dépensez ce qu'il n'a pas gagné. Voilà son impérieuse mission.
Pour ce fonctionnaire, vous êtes des distributeurs automatiques de billets et vous avez tous le même code. Il se tape tranquillement tous les matins F.I.S.C. Fisc. Et vos économies passent directement de votre poche à celles des intermittents du spectacle. Chers amis, notez bien que tout ce que ce technocrate vous prend, sans jamais vous le rendre, n'ira jamais ni à la police, ni à la justice, ni à l'armée. Ces trois ministères additionnés représentent 6% du budget de l'État français. Oui, vous avez bien entendu, 6% en tout pour financer nos commissariats, nos casernes, nos missiles, nos chars d'assauts, nos prisons, nos forces d'élite, nos juges, 6%.
Étonnez-vous que nos prisons soient les plus surpeuplées et les plus insalubres de toute l'Union européenne, que nos policiers travaillent dans des commissariats sortis tout droit d'une siècle dernière et que notre armée n'est plus que trois jours de munitions devant elles. Je m'arrête sur ce chiffre. Trois jours. C'est-à-dire que si la guerre survenait demain sur notre sol, nous serions obligés de brandir le drapeau blanc au bout de trois jours de combat. Si nous sommes attaqués par Monaco, ça peut encore suffire, mais si c'est un grand pays avec un véritable arsenal, nous n'avons tout simplement aucune chance.
Si on pouvait gagner la guerre avec des subventions aux mimes et aux trapézistes, là, nous serions invincibles. Hélas, hélas, mille fois hélas, je plaisante, mais je suis très sérieux. L'argent de notre survie est anéanti par ce technocrate subventionneur. Ce technocrate n'aime pas les policiers, il n'aime pas les gendarmes, il n'aime pas les gardiens de prison. Cet homme-là, l'argent qu'il vous prend, il le donne aux subventionnés professionnels. Ah, le subventionné professionnel, parlons-en un instant. Ce n'est pas un technocrate, lui, non ?
Non, lui, c'est quelqu'un comme vous et moi, à cette différence près que, contrairement à vous et moi, cet homme a horreur de gagner son propre argent. Lui, il veut qu'on lui donne de l'argent, toute sa vie. Il est un rêveur du revenu universel. Il estime que le monde du travail est trop cruel pour lui. Se lever le matin, c'est stressant. Avoir un patron, c'est humiliant. Créer des emplois, c'est un supplice. Avoir des clients, c'est dégradant. Il déteste les comptes, les bilans, les réunions, tout ça n'est pas pour lui. Non, pour tout dire, cet homme est un rebelle, un romantique, un révolutionnaire. Il voue à l'argent une haine tenace. Pour lui, l'argent, c'est sale.
L'argent, c'est pervers. C'est dégueulasse. Sauf, quand c'est votre argent. sa seule activité connue est de remplir des formulaires pour obtenir des subventions. Et il en obtient. Il écrit à tous les organismes, il fait la queue à tous les guichets. j'ai besoin de 10 000 euros pour créer un club de poterie. Accordé. J'ai besoin de 20 000 euros pour apprendre aux immigrés clandestins à se servir d'un ouvre-boîte. Accordé. J'ai besoin de 30 000 euros pour créer une tour Eiffel géante avec des canettes de bière. Accordé. J'ai besoin de 100 000 euros pour installer des panneaux solaires dans ma cave. Accordé.
J'ai besoin de 500 000 euros pour créer une piste de carte dans un centre de rétention pour délinquants étrangers. Accordé, évidemment. J'ai besoin d'un million d'euros pour créer une statue de François Hollande. Accordé. Le subventionné professionnel trouve toujours un nouveau moyen de vous mettre à découvert. C'est un expert de l'embrouille, un génie du bobard, un virtuose du siphonnage. Tenez. Regardez, le voilà, notre cher subventionné professionnel. Il est là. Il est juste à côté d'ici. Il est couché sur le sable de la plage des Lézards, tout près de cette salle. Il discute avec ses meilleurs copains, les assistés professionnels.
Il y a là l'assisté anticapitaliste, l'assisté antiraciste, l'assisté mélenchoniste, l'assisté clandestin et l'assisté djihadiste. De quoi parle-t-il ? De créer une association, figurez-vous. Comment veulent-ils l'appeler ? LFI. Les franchement inutiles. Ils se disent qu'en s'y mettant à plusieurs, en déclenchant des manifs, des grèves, en cassant des vitrines, ils vont forcément obtenir des sommes très rondelettes. de la mairie, du département, de la région, de l'État et même de l'Europe. La France est l'eldorado des improductifs. Un véritable parc d'attraction pour ceux qui se tournent les pouces. Regardez-les avec leurs t-shirts Che Guevara et leurs dreadlocks.
Comme leur existence est douce, ils allument un pétard, ils régomment bien en imaginant tous les moyens de détourner le fruit de votre travail. Ils vont niquer le système, comme ils disent. Sauf que... Rigolez, rigolez. Sauf que le système, c'est vous. Il y a votre France qui se lève aux aurores. Eux, ils sont la France qui ne se lève pas. La France qui ne met pas son réveil. La France qui baille, qui ronfle et qui râle. La France de la hargne, de la ragne et de la grogne. La France qui vous trouve servile, stressée et qui vous accuse de vous vendre aux plus offrants des capitalistes. Ils trouvent que vous n'êtes pas cool, pas fun, déprimant. Ils se disent progressistes.
Mais la vérité, chers amis, est que s'il n'y avait que ces progressistes-là sur notre planète, l'humanité en serait encore à l'âge de pierre. Tous ces braves gens qui se disent innocents, mais qui vous ruinent, ce sont ce que l'on appelle des picassiettes. Chers amis, quand il y a 10 millions de picassiettes dans votre salle à manger, il n'y a plus rien dans votre assiette. Si vous les laissez faire, ils ne vous laisseront même pas les miettes. Ils vous prendront même votre assiette, vos couverts, votre nappe et vos chaises. Et je ne plaisante malheureusement même pas.
Tous les jours, des Français sont réveillés au petit matin par les huissiers qui viennent leur prendre tout ce qu'ils possèdent, tout ce qu'ils ont gagné, tout ce qu'ils ont mérité parce qu'il faut nourrir les picassiettes. Les picassiettes sont affamées. Donnez-leur tout ce que vous avez. Prisez-en vos enfants. Le dieu socialisme, qui est le dieu des picassiettes, ne sera rassasié que lorsque votre frigo et votre ventre seront vides. Et non, hélas, Jean-Luc Mélenchon n'a pas tort de dire que de plus en plus de Français ne mangent plus à leur pain. c'est vrai. Mais ce que Mélenchon oublie de préciser, c'est que plus qu'aucun autre, il est le candidat préféré des picassiettes.
Picassiettes, parasites, profiteurs, squatteurs, appelez-les comme vous voulez. De toute façon, quel que soit leur nom que vous leur choisirez, Jean-Luc Mélenchon s'indignera. Il hurlera de rage. Il ne veut pas, la gauche ne veut pas, qu'il soit permis de dire que des millions de gens vivent sur le dos de tous les autres dans notre pays. Et même la droite et le Rassemblement National n'osent pas. Eux aussi, ils veulent continuer à faire des chèques. Chez Reconquête, seuls, nous osons.
Ailleurs, il est totalement interdit de dire qu'il y a de haut en bas de la bureaucratie buxelloise à la province, partout, et parfois même jusque dans nos villages, des gens qui font semblant de travailler, des gens dans le métier et d'empêcher les autres de travailler, des gens parfois très bien payés, parfois moins, parfois mal payés, mais tous payés, tous rémunérés, subventionnés et gravement assistés. Oui, ces gens qui passent 80% de leur temps de travail à dire du mal des autres devant la machine à café, vous les connaissez.
Ces gens qui se plaignent tout le temps, sans jamais faire le moindre effort, ces gens dont la passion est de faire la grève, ces gens qui incarnent à eux seuls, la décroissance, la lenteur, l'inefficacité, la mollesse, l'ennui, oui, tous ces gens, qu'ils soient à Bercy ou dans le 9-3, qui emmerdent le peuple français en le pillant année après année, fin de mois après fin de mois, par les impôts et par les taxes dont ils sont les seuls bénéficiaires, tous ces gens, chers amis, tous ont un point commun. Ces ministres qui vivent dans le luxe à ne rien faire et ces immigrés qui détestent la France, tous ont un seul et unique point commun.
Chers amis, ce point commun tient en un seul mot, ce sont des glandeurs. Voilà, voilà le plus grand tabou, voilà le plus grand tabou de l'économie française, voilà ce qu'aucun politicien n'ose jamais dire mais que tous les Français savent. Voilà ce qu'il faut oser dire si l'on veut sauver le pays. La France est écrasée par les paresseux. Elle est prise en étau entre les paresseux du haut et les paresseux du bas. Entre les paresseux du haut nourris au caviar et les paresseux du bas nourris au cannabis.
La grande armée du Farnient dressée tout entière pour vaincre les travailleurs, décourager les bosseurs, épuiser les courageux, terrasser les entrepreneurs et faire disparaître les agriculteurs. La meute immense des traînes-savates, la horde des mollassons qui veut nous empêcher de créer de la richesse parce qu'elle veut vivre sous intraveineuse d'argent public, d'argent gratuit, d'argent d'État, bref, de votre argent. Oui, chers amis, le mot est lancé. Je l'ai dit, ce sont des paresseux. Avant, on avait honte, on avait honte de dire qu'il existait en France des paresseux. Après, c'est-à-dire à partir d'aujourd'hui, à Palavas, on va leur demander des comptes.
Chers amis, nous allons leur faire perdre la sécurité de l'emploi que leur offrent nos subventions. Les chrétiens, dans leur grande sagesse, ont bien cerné la paresse. Depuis des siècles, ils disent que la paresse n'est pas un péché mignon, c'est un péché capital. Ils disent que la paresse est destructrice et suicidaire. Ils ont raison. Il suffit de voir le mal qu'elle fait à notre économie, à notre pays, pour comprendre que c'est un genre de péché politique mortel. Mes amis, n'ayez pas peur. Combattre la paresse, ça ne veut pas dire travailler sans s'arrêter.
J'aime, moi aussi, le temps libre, le week-end, les vacances, la sieste, les longues heures passées à lire des livres, faire du sport, discuter avec des amis, s'occuper de ses enfants, regarder des films, aller au concert de Michel Sardou. Bref, comme vous, j'adore ça. Et nous protégerons tout cela parce que nous voulons protéger notre civilisation qui n'est pas seulement la civilisation du travail bien fait mais aussi la civilisation d'une certaine douceur de vivre. Mais nous ne nous laisserons plus noyer par les paresseux qui s'accrochent à nous comme des boulets et finissent par nous entraîner vers le fond de l'océan.
C'est tout cela qui va se jouer quand vous entrerez dans l'isoloir le 9 juin prochain. Dans cette petite enveloppe, vous allez glisser vos convictions, vos craintes, vos espérances, vos refus, la tête haute contre ceux qui veulent vous arracher encore un bout de salaire, contre ceux qui pensent que vous n'êtes pas encore assez bridé, pas encore assez muselé, pas encore assez censuré. Et vous allez déposer dans l'urne tout le courage, toute la lucidité, l'enthousiasme, la vérité dont nous sommes capables et dont l'Europe a besoin. Votre bulletin de vote pour Marion sera comme une lettre avec accusé de réception envoyé à Bruxelles.
Une lettre qui dira « Seuls des peuples libres peuvent faire une grande union européenne. » Sans une France libre, l'Europe n'est rien. Sans une France libre, l'Europe est en danger. Sans une France libre, l'Europe est dangereuse. Nous avons le devoir d'être libres. Notre civilisation a besoin de la liberté française et le vote reconquête plus qu'aucun autre. C'est le vote très utile de cette liberté et de cette civilisation. Avec Marion et l'équipe de reconquête au Parlement européen, nous empêcherons les petits tyrans de martyriser nos travailleurs. Nous empêcherons les technocrates de dilapider votre argent chez tous les assistés du monde.
Nous voulons une France où bureaucratie ne soit plus la mère nourricière des feignasses du monde entier. Nous voulons une France dans laquelle le travail n'est pas seulement un droit mais un devoir. Nous voulons une France débarrassée de la tyrannie des impôts, des taxes et des folies européennes. Nous voulons une France où notre générosité est réservée aux Français et à eux seuls et nous sommes les seuls de tout le champ politique à oser le dire et à vouloir le faire. Nous voulons cette France et pour cela nous voulons une Europe qui cesse d'emmerder les nations. Nous voulons une Europe qui cesse d'être la rencontre explosive entre le wokisme et la bureaucratie.
Nous voulons une Europe débarrassée de la commission de Bruxelles. Nous, Van der Leyen n'est pas notre patronne elle est notre employée. Nous voulons une Europe où Marion, Guillaume, Nicolas et les autres feront entendre leur voix. Nous voulons une Europe qui reste l'Europe. Nous voulons une France qui reste la France. Nous voulons une Europe européenne et une France française. Nous voulons une France pierre. Vive l'Occitanie vive l'Europe européenne, vive la reconquête, vive la République et surtout, vive la France !
Le drapeau, agitez-le pour qu'on puisse faire une très jolie photo avec Eric et tous les jeunes.