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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 février 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJusticeImmigration & asile

Philippe Ballard : "La stratégie du chaos de LFI menace la cohésion nationale !" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 75 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte dans le cadre de la mort de Quentin Duranque. Cinq personnes ont été identifiées. D'après le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, l'ultra-gauche serait à la manœuvre. Est-ce que vous pointez ce matin la responsabilité de la France insoumise ?

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon a nié toute responsabilité et estime que les insoumis sont agressés par des groupuscules d'extrême droite. La violence est-elle aussi des deux côtés ?

  • 1:59FerméeRéponse partielle

    Quentin Doran était un militant nationaliste proche du collectif identitaire de Nemesis. Vous entretenez des liens avec des mouvements radicalisés ?

  • 2:55OuverteRéponse partielle

    Aucunement, mais on a vu Philippe Vardon, membre du bloc identitaire, condamné à six mois de prison, aux côtés de Marion Maréchal. La porosité avec le RN existe-t-elle ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Manuel Bompard disait qu'il faut faire preuve de sang-froid pour éviter la guerre civile. Êtes-vous d'accord ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Avec cette polarisation, faut-il redouter une escalade de la violence dans la perspective de 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « La France insoumise et puis de son appendice fascisante, la jeune garde, dont un député, on va le rappeler quand même, Raphaël Arnaud, qui a été condamné pour violence en Réunion, siège dans l'hémicycle, il est fiché S et il se fait applaudir lors de ses prises de parole, nauséabondes d'ailleurs, par tous ses collègues et les filles, et une partie de la gauche. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « il y a eu un tout petit mot de compassion pour regretter le décès, j'ai une pensée pour lui et bien sûr sa famille, pour Quentin, mais c'est tout, c'est vraiment le service minimum. »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « j'emploie pas le mot « assassiner », mais enfin, j'ai écouté le procureur de la République hier, « assassinat », c'est qu'il y a préméditation. »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « Il y a un communiqué qui date de la semaine dernière des députés de la France insoumise qui demande à ne pas dissoudre la jeune garde qui est utile pour le combat politique. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Ce sont ce qu'on appelle les antifas qui emploient des méthodes fascisantes qui ont attaqué ces jeunes. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « C'est leur stratégie pour provoquer une guerre civile en France. C'est ce qu'ils souhaitent, tout simplement. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « la jeune garde n'est pas dissous parce que ça devait passer devant le Conseil d'État. Il y avait eu appel et l'audience a été reportée. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « en 2022, Marine Le Pen avait écrit au ministre de l'Intérieur de l'époque, c'était Elisabeth Borne qui était première ministre, pour demander la dissolution de tous les groupes. »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « tout laisse à penser quand même que c'était des militants de la Jeune Garde ou des militants de la France Insoumise ou de tous ces groupuscules qui gravitent autour. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « ces mouvements, comme la Jeune Garde, ils organisent des stages commandos pour organiser la violence, voilà, tout simplement. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « si le ministre de l'Intérieur, qui comme tout ministre de l'Intérieur a de bonnes sources d'informations, dit qu'il était dans le groupe qui s'est livré à ce lynchage, je pense que ça s'avérera exact. »
  • 8:27Invité politiquePromesse
    « Oui, absolument, oui, oui, ça serait une bonne chose. Et si c'était voté, je pense que dans les bancs qui sont face au RN, il y aurait des trous, il y aurait des fauteuils de vide. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard67 %
  • Présentateur33 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard, une enquête pour homicide volontaire a été ouverte dans le cadre de la mort de Quentin Duranque. Cinq personnes ont été identifiées. D'après le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, l'ultra-gauche serait à la manœuvre. À ce stade, pas d'interpellation. Est-ce que vous pointez ce matin la responsabilité de la France insoumise ?

0:18
Philippe Ballard

La France insoumise et puis de son appendice fascisante, la jeune garde, dont un député, on va le rappeler quand même, Raphaël Arnaud, qui a été condamné pour violence en Réunion, siège dans l'hémicycle, il est fiché S et il se fait applaudir lors de ses prises de parole, nauséabondes d'ailleurs, par tous ses collègues et les filles, et une partie de la gauche qui a été quand même très silencieuse. Vous trouvez ? Ah oui, Olivier Faure, Madame Tondelier, les écologistes, il y a eu un tout petit mot de compassion pour regretter le décès, j'ai une pensée pour lui et bien sûr sa famille, pour Quentin, mais c'est tout, c'est vraiment le service minimum. C'est triste.

0:56
Présentateur

Hier, Jean-Luc Mélenchon a nié toute responsabilité, il estime d'ailleurs que ce sont les insoumis qui sont agressés, notamment par des groupuscules d'extrême droite, des permanences parlementaires ainsi que le siège parisien du parti ont été vandalisés ce week-end. La violence, elle est aussi des deux côtés, y compris de l'ultra-droite.

1:14
Philippe Ballard

Alors, moi, je condamne toutes ces violences, mais enfin, entre attaquer, ce qui est condamnable, encore une fois, une permanence parlementaire et tuer quelqu'un, j'emploie pas le mot « assassiner », mais enfin, j'ai écouté le procureur de la République hier, « assassinat », c'est qu'il y a préméditation. L'enquête le démontrera, mais enfin, c'est plutôt vers cela qu'on se la chemine. Mais attendez, Jean-Luc Mélenchon, reprenez ces déclarations dans les meetings, où il appelle tous les insoumis à se ranger derrière la jeune garde.

Il y a un communiqué qui date de la semaine dernière des députés de la France insoumise qui demande à ne pas dissoudre la jeune garde qui est utile pour le combat politique. J'invente rien, c'est factuel. Donc oui, ils ont une part de responsabilité dans ce qui arrive, dans ce climat délétère qu'ils ont eux-mêmes contribué à mettre en place.

1:59
Présentateur

Quentin Doran, qui était un militant nationaliste proche du collectif identitaire de Nemesis, ce groupe, puisque l'on le sait, il cultive des liens avec le Rassemblement National pour lequel il a appelé à voter lors des européennes et des législatives de 2024. Donc vous aussi, vous entretenez quelque part des liens avec des mouvements radicalisés.

2:17
Philippe Ballard

Moi, j'ai écouté encore une fois le procureur de la République, Nemesis, c'était huit jeunes femmes, huit jeunes femmes qui avaient une banderole. Voilà. Et Quentin, qui faisait partie d'un groupe de jeunes qui étaient en retrait, je suis toujours le procureur de la République, c'est eux qui ont été agressés. Il n'y a pas eu, comme on l'a entendu, de rixes. Non, non. Ce sont ce qu'on appelle les antifas qui emploient des méthodes fascisantes qui ont attaqué ces jeunes. Voilà. C'est ça, la réalité. Mais nous, on n'a pas de jeunes. Est-ce que le Rassemblement National a une sorte de milice à son service ? Est-ce qu'il y a des députés qui sont membres de ces milices ?

2:55
Présentateur

Non, aucunement. Mais on a pu voir, par exemple, notamment lors du rassemblement en hommage à Quentin de Ranque dimanche soir, Philippe Vardon, qui est membre du bloc identitaire, qui est partisan de la violence, qui a été condamné à six mois de prison. On l'a vu aux côtés de Marion Maréchal. On a vu aussi Axel Lousteau, qui est un ancien du GUD, GUD qui a été dissous et proche de Marine Le Pen. Même si, effectivement, elle s'en distancie aujourd'hui, la porosité, elle existe aussi avec le Rassemblement National.

3:22
Philippe Ballard

Alors, un, vous citez des gens qui n'ont rien à voir avec le Rassemblement National. Et deux, participer à un rassemblement d'hommage, pardon, mais enfin, c'est pas tuer quelqu'un, si vous voulez, il faut quand même faire la distinction. Et encore une fois, les fesses, M. Vardon, M. Lousteau, ne sont pas membres du Rassemblement National, à ma connaissance.

3:42
Présentateur

L'insoumis Manuel Bompard disait ce week-end qu'il faut faire preuve de sang-froid absolu pour ne pas tomber dans la guerre civile. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?

3:50
Philippe Ballard

Oui, mais alors, quand on allume le feu, après, c'est bien beau d'appeler les pompiers, mais le mieux, c'est de ne pas allumer le feu, si vous voulez, par leurs déclarations, par leur attitude, par leur programme politique également. J'arrête, mais la France insoumise fait tout. C'est leur stratégie pour provoquer une guerre civile en France. C'est ce qu'ils souhaitent, tout simplement. Et la France insoumise, parce que tout à l'heure, vous me parliez de ces huit jeunes femmes qui étaient devant... Alors, ce n'était pas une conférence, André Massin, c'était un meeting. Enfin, là, maintenant, vous avez les députés de la France insoumise qui nous disent « Mais où était la police ?

Il faut nous protéger. » Alors, avec la France insoumise, soit la police tue, soit, au secours, la police. Enfin, voilà, c'est le double langage perpétuel. Mais ces gens-là sont néfastes pour la démocratie.

4:30
Présentateur

– Et est-ce qu'avec cette polarisation, est-ce qu'il faut redouter une escalade de la violence ? Je pense notamment dans la perspective de 2027, de la présidentielle.

4:39
Philippe Ballard

– Mais il faut tout faire pour l'éviter. Il faut dissoudre. Parce que, contrairement à ce qu'on dit, la jeune garde n'est pas dissous parce que ça devait passer devant le Conseil d'État. Il y avait eu appel et l'audience a été reportée. Mais vous savez, en 2022, Marine Le Pen avait écrit au ministre de l'Intérieur de l'époque, c'était Elisabeth Borne qui était première ministre, pour demander la dissolution de tous les groupes.

4:58
Présentateur

– Tous les groupuscules, de droite, d'ultra-droite, comme d'ultra-gauche.

5:01
Philippe Ballard

– Tous les groupuscules, voilà. Bon, on attend la suite.

5:05
Présentateur

– Marine Le Pen, elle a appelé à considérer comme terroristes, donc les milices d'extrême-gauche. Est-ce que le même raisonnement vaut également pour les groupuscules, les milices d'extrême-droite ?

5:15
Philippe Ballard

– Encore une fois, Marine Le Pen avait demandé la dissolution de tous ces groupuscules. Après, il faut être factuel, enfin, qui a tué ? Alors l'enquête, il y a cinq ou six interpellations qui vont intervenir. Mais enfin, tout laisse à penser quand même que c'était des militants de la Jeune Garde ou des militants de la France Insoumise ou de tous ces groupuscules qui gravitent autour.

5:36
Présentateur

– Oui, Laurent Nunez semble effectivement l'indiquer, mais effectivement, le procureur, pour l'instant, à ce stade, nous n'avons pas…

5:41
Philippe Ballard

– Oui, à ça, on va attendre les interpellations. Mais enfin, il faut quand même comprendre que ces mouvements, comme la Jeune Garde, ils organisent des stages commandos pour organiser la violence, voilà, tout simplement. C'est ça qu'on a face à nous. Alors, face à nous dans l'hémicycle, mais je tiens à préciser quand même que si ces députés LFI sont là, c'est grâce aux macronistes. Parce que dans l'entre-deux-tours des législatives en 2024, ils n'avaient pas de programme en commun. Enfin, s'il y en avait un, faire barrage au Rassemblement National. Donc les macronistes se sont désistés pour LFI, et LFI s'est désisté pour les macronistes.

6:11
Présentateur

– Yael Brunpivet, la patronne de l'Assemblée Nationale, a interdit l'accès à l'Assemblée Nationale de l'assistant parlementaire de l'insoumis Raphaël Arnaud. Jacques-Élie Favreau est mis en cause par le collectif Némesis, qui affirme qu'il était sur place. Laurent Nunez confirme qu'il y a des témoignages en ce sens. À ce stade, aucun fait avéré. Son avocat, d'ailleurs, dément formellement toute responsabilité dans le drame. Est-ce qu'elle a eu raison, Yael Brunpivet, d'interdire l'accès à cet assistant parlementaire ?

6:38
Philippe Ballard

– Écoutez, si le ministre de l'Intérieur, qui comme tout ministre de l'Intérieur a de bonnes sources d'informations, dit qu'il était dans le groupe qui s'est livré à ce lynchage, je pense que ça s'avérera exact. Donc qu'il soit interdit d'accès à l'Assemblée Nationale, ça me semble quand même la moindre des choses.

6:57
Présentateur

– Le RN est classé à l'extrême droite par le ministère de l'Intérieur. Désormais, LFI est lui aussi classé à l'extrême gauche par ce même ministère de l'Intérieur. Est-ce que vous trouvez que c'est juste ou que c'est injuste ?

7:10
Philippe Ballard

– Ah ben, ça fait longtemps qu'ils auraient dû se classer à l'extrême gauche, surtout. Oui, mais c'est un mouvement, enfin, quand on regarde, encore une fois, son programme, sa façon de faire, les propos qui sont tenus, etc., etc., il se situe clairement, mais à l'extrême gauche et hors du champ républicain. Voilà, on nous a bassinés pendant des années avec l'arc républicain, mais eux, ils s'en sont eux-mêmes exclus, en quelque sorte. Et ce qu'il faudrait, c'est que les macronistes, l'ultra-centre et la gauche en tirent quand même les conséquences.

7:43
Présentateur

– Oui, pour vous, vous dites que c'est injuste d'être classé à l'extrême droite, et eux, c'est juste.

7:47
Philippe Ballard

– Les faits sont là, les faits sont là. Enfin, je veux dire, est-ce que vous avez des députés qui s'en prennent physiquement à leurs opposants ? Est-ce que vous avez des députés qui militent dans des groupuscules violents ? Non, non, non, et notre programme n'a rien d'un programme d'extrême droite. Mais, enfin, attendez, les électeurs ne sont pas du... Vous savez, il y a un sondage qui est sorti hier, 34% des Français trouvent qu'un maire RN à la tête de leur commune serait une bonne chose.

8:12
Présentateur

– Un tout dernier mot, Emmanuel Macron souhaite une peine d'inéligibilité obligatoire pour les élus coupables d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires. Est-ce que c'est une bonne idée, cette peine d'inéligibilité obligatoire ? Est-ce que vous la voterez ?

8:27
Philippe Ballard

– Oui, absolument, oui, oui, ça serait une bonne chose. Et si c'était voté, je pense que dans les bancs qui sont face au RN, il y aurait des trous, il y aurait des fauteuils de vide.

8:36
Présentateur

– Mais dans vos bancs également, puisqu'on parle souvent des brebis galeuses, alors elles viennent de partout, mais y compris du côté du RN.

8:42
Philippe Ballard

– Mais condamnées ? – Pour propos antisémites, propos racistes ? Non, il n'y en a pas. Par contre, il pourrait y en avoir beaucoup en face. – Sous-titrage ST' 501