Enjeux spatiaux : audition du président du CNES
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cette audition je vous remercie d'être là ce matin parce que voilà la nuit a été a été courte donc merci de votre présence nombreuse hier pour les débats et merci d'être d'être la ce matin nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Monsieur Philippe Baptiste président du Centre national d'études spatiale le CNES que nous avons reçu il y a un peu plus d'un ancien notre commission ainsi qu'en septembre dernier dans le cadre de la Conférence européenne interparlementaire de l'espace que j'ai l'honneur de préciser avec mes collègues Jean-François Rapin Claude Raynal et Gisèle Jourda évidemment pierre très fourré accompagne le président tout le monde connaît pierre trefforet donc voilà je veux simplement le saluer amicalement monsieur le Président depuis votre dernière venue au Sénat a eu lieu une rencontre importante pour l'avenir de la politique spatiale européenne lors de la dernière Conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne qui s'est tenu en novembre dernier les ministres de l'État membre de l'ESAT ont augmenté le budget de l'agence de 17%, le portant à environ 17 milliards d'euros même si l'ambition initiale était plutôt aux alentours de 18 milliards et demi bon c'est une avancée notable mais nous remarquons que la France malgré une hausse de sa contribution de 600 millions d'euros demeurent le second souscripteur au budget de l'ESAT avec une souscription de 3,2 milliards d'euros contre 3,5 milliards pour nos amis allemands au-delà de la seule question budgétaire à mettre en perspective avec les autres investissements nationaux de la France en faveur de notre politique spatiale ce sont surtout les questions de l'influence française et de la défense des intérêts français qui se posent monsieur le Président les conclusions de la dernière conférence ministérielle de l'ESA sont-elles aujourd'hui favorables à la France favorables à ses intérêts sont-ils offensif défensif dans le domaine spatial les priorités françaises trouvent-elles toute satisfaction dans la nouvelle feuille de route européenne dont c'est doté les a jusqu'en 2025 les défis à relever sont nombreux et en priorité celui de garantir dans la durée un accès souverain et durable à l'espace c'est un de nos combats ici au Sénat vous le savez la question des lanceurs nous préoccupe nous espérons ainsi que le vol inaugural d'Ariane 6 aura lieu prochainement afin de pouvoir répondre le plus rapidement possible aux besoins commerciaux et institutionnels de l'Europe en particulier pour la mise en orbite de la constellation européenne de connectivité sécurisée la constellation iris monsieur le Président êtes-vous aujourd'hui confiant quant à la capacité de l'Europe à garantir la fluidité et la cadence de ces lancements dans la durée il faudra également assurer le retour en vol de vegacé et créer les conditions d'une véritable compétition européenne stimulante pour l'innovation industriels en particulier pour les gammes des micros et des mini lanceurs sur ce point la commission des affaires économiques se montre attentive au développement du newspace il s'agissait monsieur le Président de l'une des priorités fixées lors de votre arrivée à la présidence du CNES en plein milieu du covid je me souviens en France nous avons de plus en plus de startups c'est une très très bonne chose que ce soit en matière de lanceur d'applications spatiale ou de surveillance de l'espace nous ne manquons pas d'idées ni d'entrepreneurs passionnés et engagés j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs encore récemment malheureusement les idées ne suffisent pas toujours et en matière spatiale il faut aussi un écosystème de soutien des fonds d'investissement et de la volonté politique pour permettre à ces entrepreneurs de concrétiser leurs ambitions quel bilan tirez-vous aujourd'hui du développement du new space en France quelles sont vos perspectives d'action la matière je crois que nous avons encore du chemin à parcourir pour rivaliser avec des pays aux ambitions spatiales toujours plus importantes l'espace est plus que jamais un nouveau lieu de conflictualité de rivalité et la concurrence se déplace désormais sur de nouveaux terrains d'abord le terrain de l'exploration humaine et des vols habités l'Europe ne dispose plus aujourd'hui d'un programme spatial habité ni d'une capsule de vol habités alors que le premier vol décès de Starship développé par SpaceX a eu lieu le moins dernier il y a pourtant quelques premières options sur la table vous nous en parlerez sûrement par exemple le projet Suzi d'Ariane groupe qui ambitionne de faire du dernier étage réutilisable d'Ariane 6 un véhicule à tout faire en orbite basse capable de transporter des satellites comme des astronautes il y a également le projet la startup franco-allemande et exploration Company qui développe un véhicule spatial dont l'ambition de pouvoir transporter des marchandises à court terme et des astronomes et des astronautes pardon à long terme ensuite sur le terrain de l'exploration scientifique la contribution de la France et de l'Europe pour la matière n'est pas en reste en témoigne par exemple le lancement par Ariane 5 du télescope James web évidemment ou encore de la sonde juice pour étudier les lunes progresser de Jupiter enfin sur le terrain normatif et c'est un sujet qui nous intéresse tout particulièrement en tant que parlementaire bien sûr la Commission européenne est en train de se doter d'une nouvelle stratégie de gestion du trafic spatial adapté aux enjeux de développement durable et de lutte contre l'encombrement de l'espace au niveau national une mise à jour de la loi du 3 juin 2008 sur les opérations spatiales a été annoncée monsieur le Président ou en sont les discussions à ce sujet les concertations avec les opérateurs économiques ont-elles déjà commencé quel serait les grandes orientations de cette nouvelle loi sur les opérations spatiales et non pas spécial opération spatiale voilà je vous je vous cède la parole surtout ces sujets et pour répondre évidemment à ces questions et ensuite je donnerai la parole à mes collègues merci monsieur le président merci merci beaucoup madame madame la Présidente merci de me donner l'occasion ainsi de de m'exprimer devant la commission des affaires économiques du Sénat donc de très nombreuses questions ont été ont été soulevées dans dans votre propos introductif je vais peut-être commencer simplement par par un chiffre puisqu'on a commencé à parler un tout petit peu de budget de souscription il y avait il y a quelques semaines à Colorado Springs une des grandes messes du spatial très militaire mais enfin grand-messe du spatial américain une conférence les budgets aujourd'hui aux États-Unis sur les questions spatiales tout compris civils et militaires avoisine 70 milliards de dollars par an les parents les chiffres dont on a parlé précédemment les 17 milliards de d'euros pour l'Agence spatiale européenne s'entendent sur trois ans le le budget le budget du le budget du CNES qui inclut la part la part française de contribution à l'Agence spatiale européenne et de l'ordre de 2,6 milliards de d'euros par an c'est beaucoup d'argent évidemment c'est énormément d'argent et c'est un très gros effort de la nation mais c'est de loin le plus gros budget spatial des agences des agences nationales et donc des contributions qui vont je dis pas du tout ça dans une optique de de plein tout de quoi que ce soit mais simplement il faut avoir ces ordres de grandeur en tête nous sommes dans une dynamique absolument incroyable de relance de l'effort spatial des états et en particulier dans une compétition entre la Chine et les États-Unis puisque c'est 70 milliards étaient plutôt de l'ordre de 50 milliards il y a deux ans aux États-Unis donc on voit bien qu'il y a un effort qui est considérable qui est mis sur la table aujourd'hui par par les États-Unis et probablement aussi par la Chine où on a une vision qui est quand même peu plus voilà plus parcellaire des deux de l'effort mais qui est considérable ce qui veut dire que derrière si on regarde un tout petit peu et qu'on prend un petit peu de recul sur la position de la France et de l'Europe sur le spatial il y a toujours eu un différentiel entre les budgets français européens et américain de l'autre il y a toujours une différentielle et qui s'est traduit par des choix qui ont été des choix assumés de de l'Europe spatiale de la France en particulier en disant il y a un certain nombre de sujets qu'on n'ouvre pas on se concentre sur un certain nombre de thématiques on fait le choix d'aller en avance de phase sur des marchés commerciaux on a été les premiers à aller avec Ariane espace sur la commercialisation de lanceur etc donc il y a eu des choix et qui ont été plutôt gagnants l'Europe aujourd'hui et leader sur l'observation de la Terre pour toutes les questions autour du climat de la diversité etc donc ça c'est c'est des choses qui sont très positives on a deux on a deux industriels qui sont aussi dans une des positions qui sont des positions très fortes sur les télécoms sur sur l'observation de la Terre sur l'optique pour la pour la défense etc donc on a un certain nombre de grands succès le risque potentiel qui a évidemment avec le différentiel de budget qui est en train de se creuser c'est que quel que soit les qualités des uns et des autres et voilà on parle quand même de différentiel qui sont gigantesques aujourd'hui mais encore une fois c'est pas du tout dans le dans une optique de de c'est simplement pour il faut avoir ce paysage en tête il faut il faut avoir ce paysage en tête donc peut-être pour commencer simplement sur maintenant reprendre un petit peu plus les les éléments autour de la contribution France de la contribution de l'ensemble des pays européens les arts et puis la contribution française je pense qu'il faut replacer déjà dans un cadre dans le cadre national il y a l'annonce de la première ministre qui est de mettre 9 milliards sur la table pour le spatial dans les trois prochaines années c'est une présentation qui est de l'ordre de 25% dans les dans les par rapport aux années précédentes donc il y a une vraie mobilisation du gouvernement aussi bien sur des sujets de défense que sur les sujets de développement économique de sciences etc sur les questions sur les questions spatiales donc je crois qu'on et ça fait de d'assez loin je pense la de la France la première puissance spatiale européenne en termes en termes d'engagement budgétaire c'est aussi vrai pour l'industrie si j'ouvre une parenthèse j'aurais dû peut-être le dire en dans les propos liminaires si je regarde l'industrie spatiale européenne il y a à peu près 50% ou un peu plus de 50% qui aujourd'hui est en France donc ça veut dire qu'on a quand même une position de leadership toujours aujourd'hui contestée on y reviendra sans doute dans quelques instants contester mais une position de leadership en termes industriel qui est qui reste qui reste aujourd'hui très forte donc gros effort gros efforts du gouvernement de soutien de soutien au spatial qui s'est traduit comme vous l'avez vous l'avez indiqué par une contribution une souscription française de 3,2 milliards d'euros de hausse de 20% à les arbres donc c'est quelque chose de significatif et avec un rééquilibrage de la contribution française à lézard sur des thématiques pour dire les choses un petit peu brutalement dans la précédente ministérielle il fallait faire un effort qui était un effort très important pour finir le développement d'arène 6 alors Ariane 6 n'a pas encore volé mais l'effort budgétaire est plutôt j'ai envie de dire derrière nous on espère voilà et plutôt et derrière nous donc il y avait eu une mobilisation très forte sur les questions des lanceurs et donc là on a ça nous a permis cette nouvelle ministérielle a permis à rééquilibrage en particulier sur les questions d'observation de la Terre qui sont absolument centrales et où on a vraiment une position de de très forte aujourd'hui et où on est revenu à des budgets qui sont des budgets plus importants si vous regardez attentivement les chiffres il y a aussi un effort qui est beaucoup plus significatif que les années précédentes sur l'exploration qui est moins liée à une volonté politique de l'Instant T que à une suite mécanique de décision qui ont été prises précédemment puisque très souvent quand on engage des programmes ce sont des programmes qui qui se qui s'étale sur 10 ou 15 ans et donc les engagements passés très souvent évidemment sont suivis derrière et donc les forces sur l'exploration exploration essentiellement robotique et scientifique vient vient un peu en voilà c'est la conclusion des ministériels précédentes je voudrais indiquer que alors effectivement si on regarde stricto sensu le périmètre résa la France et le deuxième contributeur derrière l'Allemagne et l'Italie avec des avec quand même les trois pays qui sont dans un mouchoir de poche enfin un peu de choses près sur les sur les contributions j'attire votre attention sur le fait que il y a un choix aussi qui a un choix aujourd'hui assumé je crois de de la France d'avoir une agence nationale qui est une agence nationale forte avec aussi une un peu de rééquilibrage aussi puisque il y a à côté de la ministériel il y a aussi eu la volonté d'abonder le budget du CNES de 400 millions de 400 millions d'euros à dans la trajectoire budgétaire pour remonter un certain nombre de programmes et puis de contribuer en même temps à l'Agence spatiale européenne donc il faut bien voir l'effort sur la somme de de ces deux de ces deux contributions alors peut-être un mot juste pour éclairer et pour dire pourquoi justement il y a cette volonté pouvoir cet équilibrage parce que d'abord il y a un certain nombre de programmes qu'on mène par nature exclusivement dans le cadre du CNES et pas dans le cadre de lézard tous les programmes qui sont liés avec des questions de sécurité des questions de défense sont par nature exclues de de lézard ça veut pas dire pour autant qu'on est on les effectue pas dans des cadres de collaboration bilatérales ou multilatérales avec d'autres pays européens mais c'est pas dans le cadre de l'Agence spatiale européenne d'une part et puis d'autre part il y a un certain nombre de missions emblématiques qu'on mène aujourd'hui de manière je crois extrêmement efficace et extrêmement visible avec nos grands partenaires internationaux directement c'est des missions la France est à bord de toutes les missions martiennes de la NASA comme vous voyez il n'y a que la TV ici mais si vous regardez les Rover martiens vous voyez à chaque fois ils ont une espèce de tête cette tête c'est une caméra qui permet à la fois une caméra mais qui est surtout dispositif permettant de permettant de comprendre et de mesurer la composition d'un certain nombre d'éléments qui sont sur le sur le sol martien c'est des cette caméra cette tête est faite à Toulouse elle est faite elle est faite par elle est faite en France les publications vous avez pu voir récemment si vous êtes intéressé au sujet sur la structure interne de mars c'est-à-dire comprendre en gros quelle était la quelle était la structure géologique de mars la taille du noyau etc c'est un sismomètre qui a été fait là aussi en France etc donc c'est plusieurs coopérations extrêmement visibles c'est aussi le satellite soit sur l'observation de la Terre qui est un satellite extraordinaire qui va révolutionner la compréhension des des échanges entre fin de la compréhension de l'altimétrie et donc de la du niveau des eaux de la mesure de la hauteur des eaux et donc derrière qui va permettre d'amener des mesures pour mieux comprendre le climat aujourd'hui et les évolutions du climat demain c'est un truc extraordinaire qui a été fait l'opération entre entre le CNES et la NASA donc il y a voilà et puis alors j'ai parlé de nos partenariats américains mais c'est aussi vrai avec l'Inde c'est aussi vrai avec les Émirats et c'est aussi vrai que le Japon qui sont des partenaires extrêmement forts et où je pense qu'aujourd'hui on a une vraie vocation à continuer des relations bilatérales qui sont qui sont qui sont très importantes aussi bien scientifiquement médicaux même des enjeux économiques et diplomatiques qui sont qui sont importants pardon j'ai été un petit peu long sur ce sujet là mais ça me semblait important de redonner de redonner de redonner un périmètre global si je reviens quelques instants sur sur les conclusions de la mission de la de de la de la ministérielle de l'ESA donc on a les points les points importants vous avez mentionné iris square qui est le programme de la constellation dite breton donc la constellation la constellation en orbite basse qui va permettre de faire des télécoms sécurisés pour pour l'Europe c'est un programme sur lequel la France c'est beaucoup engagée on a on est aujourd'hui à la fin dans la phase de constitution de consortium qui ont été déposés il y a quelques il y a quelques jours ou quelques ou quelques jours donc évidemment on espère que tout ça va aller au bout il y a une contribution importante française qui est en leadership sur le sujet important aussi de mentionner que évidemment on a financé la transition Ariane 5 aérienne 6 on a financé aussi la modernisation de la base de courroux alors j'y suis évidemment particulièrement attaché parce que à la fois c'est l'histoire et puis on est on est on est gestionnaire de la base le CNES et donc et je pense que il y avait eu beaucoup de retards qui avaient été pris par l'Europe sur la modernisation de la base la base enfin il faut investir pour la rendre à la fois à la fois la question digitale numérique où on est très en retard sur la base et puis aussi sur des aspects autour de du verdissement enfin je le terme j'aime pas le terme mais mais mais aujourd'hui la manière dont la base la manière dont la base est conçue à la fois sur les ressources énergétiques sur la manière dont on produit les ergols etc doit être repensé échangé et il y a des décisions d'investissement fort qui ont été prises lors de la ministériel et donc ça c'est une très bonne c'est une très bonne c'est une très bonne nouvelle je pourrais aussi mentionner le fait qu'un certain nombre de missions scientifiques comme à évoluce pour là aussi des questions d'observation ont été ont été ont été ont été mises en place donc voilà il y a quand même plein de décisions intéressantes si je bascule maintenant sur un autre point que vous avez mentionné dans dans dans l'introduction ou dans vos questions peut-être un petit point sur les lanceurs et sur là où on en est aujourd'hui alors je c'est sans doute le point le plus compliqué et le plus difficile de l'Europe spatiale aujourd'hui je pense qu'il faut pas oublier que on a enfin l'espace ne se réduit pas au lanceur c'est évidemment très visible et c'est là c'est sur ces programmes-là qu'on a le plus de difficultés en Europe et c'est aussi là-dessus que l'Europe spatiale se déchire par moment c'est essentiellement sur cette question des lanceurs on est passé en quelques mois en un peu plus d'un an d'une situation où on avait trois lanceurs disponibles à partir de Kuru à une situation où aujourd'hui il nous reste un lancement d'Ariane 5 à faire et après on a plus de lanceur donc c'est évidemment une situation de crise parce que ça veut dire que derrière il y a la question de l'accès à l'espace qui est pour l'Europe et pour nos missions institutionnelles cœur qui est aujourd'hui menacé les raisons c'est quoi c'est évidemment Soyouz et c'est sans doute le point le plus compliqué pour nous parce que la plupart de nos lancements institutionnels européens était sur Soyouz ils étaient pas sur Ariane 5 ils étaient sur Soyouz Ariane 5 fait essentiellement pas que mais enfin essentiellement essentiellement des lancements ces dernières années des lancements commerciaux de gros satellites en orbite au stationnaire bon et donc Soyouz était très très très utile il avait bien été prévu car il se remplace Soyouz et Ariane 5 mais pas dans le calendrier évidemment voilà donc le départ des Russes de de courroux nous a posé mécaniquement un vrai problème d'autre part évidemment échec de vegacé c'est le troisième échec de Vega sur les sur les 8 ou 9 derniers tirs donc évidemment ça pose un certain nombre de questions on travaille dessus vraiment le plus étroitement possible avec l'industriel et puis avec les apps pour essayer de trouver des solutions et pour revenir en vol le plus rapidement possible je suis relativement optimiste ça va arriver ça va ça devrait arriver assez vite mais enfin c'est quand même une difficulté et puis Ariane 6 qui a pris du retard donc Ariane 6 oui a pris du retard à dépasser des en termes de coûts et de délais c'est c'est évident pour autant j'ai pu être de temps en temps un peu dur sur cette sur ce sujet là je dois dire que les trois ou quatre derniers mois qui se sont écoulés sont des mois qui ou les difficultés plusieurs des grandes difficultés techniques du programme ont été résolus ou quasi résolu ça veut pas dire qu'il en reste pas ça veut pas dire qu'on va pas en découvrir d'autres mais il y a une bonne dynamique qui a eu ces trois quatre derniers mois donc pour être concret aussi bien sur le pas de tir sous la responsabilité du CNES que sur que sur le lanceur sous la responsabilité d'Ariane groupe un certain nombre des difficultés techniques ont été levées et on n'a pas perdu de et le planning a été tenu ces derniers mois ce qui est ce qui n'a pas été le cas précédemment donc il y a des signaux qui sont quand même des signaux positifs et qui sont et qui mobilisent qui permettent aussi de mobiliser et donner une dynamique forte à l'ensemble de l'équipe sur le sur le sur le programme donc je plutôt relativement relativement optimiste je ne serai pas vous donner une une date de une date de tir mais mais je suis je suis assez optimiste voilà donc je préfère pas vous donner une date de tir pour une raison simple c'est qu'en fait on a aujourd'hui devant nous des ce qu'on appelle les essais combinés c'est le moment où on relie le lanceur et son bâtir et on leur demande de travailler ensemble tant d'un point de vue logiciel c'est qui parle qui parle ensemble et qui se parlent bien que d'un point de vue mécanique que sur les fluides etc et c'est le moment où on découvre où on peut découvrir des problèmes ou pas donc et c'est conçu pour ça donc donc vous jurez que on va voler je sais pas à tel ou à tel moment alors que on a ces incertitudes qui sont devant nous et qu'on est en train de regarder ça ce serait ce serait prendre des engagements que je vois et l'enjeu de réussir important évidemment donc première priorité pour pour la France aujourd'hui c'est de réussir le premier vol d'Ariane 6 il faut être très très clair c'est ça parce que à la fois il y a une volonté une pression mais que je prends dans un sens positif une pression politique de l'ensemble de l'Europe sur cette volonté de retrouver un accès à l'espace le autonome le plus rapidement possible donc c'est bien notre priorité numéro 1 et je crois que c'est une priorité qui est une priorité partagée par les autres grands pays du spatial européen deuxième priorité évidemment c'est réussir la montée en cadence rien de si c'est pas parce qu'on a réussi le premier lancement d'abord on n'aura pas complètement qualifié le lanceur il y aura besoin de plusieurs lancements pour ça et puis il faudra réussir la monter en cadence industrielle c'est à dire que entre faire un vol et en faire 9 ou 10 par an c'est pas la même histoire et c'est voilà donc ça ça va être aussi un enjeu qui va nous mobiliser sur plusieurs sur plusieurs mois plusieurs années et puis toujours sur Ariane 6 le troisième enjeu c'est aussi faire ce qu'on appelle le bloc 2 c'est à dire la capacité à faire une Ariane 6 qui va être qui va être qui va être capable de réaliser des vols plus ambitieux encore que celles qu'on a pour le moment et donc ça là aussi et qui va en particulier être capable de réaliser les contrats qu'on a signé avec Amazon et donc c'est c'est un enjeu qui est un enjeu qui est un enjeu qui est important à côté d'Ariane 6 sur les lanceurs il s'est engagé en Europe une compétition sur les mini et micro lanceurs je crois qu'on peut dire de manière assez claire que c'est pas une compétition qui a été engagée par par la France et c'est une compétition qui a été engagée à un niveau national on est complètement en dehors des schémas Isa donc c'est il y a eu des compléments on peut y voir de vrais avantages c'est à dire qu'effectivement le fait qu'il y ait cette compétition ça veut dire qu'il y a pluralité d'acteurs donc il va y avoir aussi probablement une dynamique un peu plus forte et plus de challenge pour tous les acteurs y compris nos propres nos propres champions c'est des idées nouvelles qui arrivent donc c'est tout ça et tout ça est très intéressant après moi il me semble qu'il est absolument fondamental que la France s'engage aussi dans cette dans cette compétition pas tant pour le marché qui est représenté par les mini lanceurs qui est un marché très modeste c'est à dire qu'il va représenter peut-être 10 ou 15% de l'ensemble du marché des lanceurs mais par contre c'est un moyen pour tous les nouveaux acteurs de rentrer sur le marché des lanceurs et donc d'apprendre et de monter en gamme demain mais c'est aussi un moyen de démontrer des technologies et pour nous je crois vraiment qu'en particulier sur la question du réutilisable qui est une technologie qui n'a pas été mise en oeuvre par la par la France et par l'Europe et je pense que c'est probablement une erreur qui a été faite précédemment il y a enfin il y a quelques décennies voilà Maya enfin Maya ou d'autres petits lanceurs de ce type là nous permettrons de maîtriser rapidement cette technologie réutilisable et ça répond aussi à des objectifs qui sont des objectifs intéressants même si le marché est petit c'est des lancements réactifs c'est aussi des besoins qui peuvent être des besoins qui peuvent être intéressants pour les pour le ministère de la Défense donc voilà je pense que c'est vraiment un point important j'ai cité maya mais c'est pas la seule il y a d'autres startups qui sont aussi en train de se développer en France sur le sujet et en Europe on en accueillera sur le pas de tir diamant CSG et puis on va soutenir aussi un certain nombre d'autres startups françaises qui veulent se développer et qui veulent et qui veulent et qui veulent proposer leurs services c'est pas le secteur des lanceurs n'est pas pour les startups le enfin le modèle de la start-up et pas le modèle le plus évident quand vous voulez développer un lanceur pourquoi parce qu'en fait c'est ce sont ce sont vraiment des projets qui sont quand même je vais dire même en étant très optimiste on va dire plus ryannel voilà et le pluriel le pluriel pouvant se transformer en pluridicénales si on parle de très gros lanceur y compris dans tous les projets existants même même même du côté même même ou Atlantique Starship enfin Starship ou le Falcon c'est des projets qui ont été étudiés pendant travaillé pendant très très longtemps et qui sont très CAPEX enfin très capitaux intensif un très très intense en investissement en investissements et donc le modèle de la start-up est pas forcément le plus évident mais il y a des startups aujourd'hui qui se lancent sur le sujet et on les aidera on les aide déjà aujourd'hui et on continuera on continuera à les aider ça me ça me permet de glisser peut-être rapidement sur le sujet newspace effectivement c'est une grande priorité aujourd'hui pour pour la France on est passé en quelques années d'un système où il y avait quelques startups par an dans le spatial qui était essentiellement des startups technologiques qui étaient très par le notre environnement par le par le CNES le CNRS ou des acteurs universitaires des observatoires qui venaient qui venaient vraiment qui poussait qu'il venait de la techno et qu'on a créé et qu'on a poussé et on en a fait d'ailleurs un certain nombre de voilà de champion ou de aujourd'hui aujourd'hui français européen et on en est très fier on en est très content on est passé de ce monde là à un monde aujourd'hui on voit une nouvelle start-up qui se crée dans le domaine du spatial par semaine par semaine par semaine alors les choses changent alors juste pour modérer un tout petit peu mon enthousiasme il a échappé à personne que l'argent devenait cher en ce moment et donc ce ce cet écosystème va probablement ce contracter un peu dans les enfin il est en train de se contracter en ce moment et ça devient plus difficile mais quand même malgré tout les ordres de grandeur restent ça montre qu'il y a une appétence très forte qu'est-ce qui change fondamentalement c'est le fait que il y a un cercle vertueux qui s'est engagé dans le spatial ou en tout cas dans certains morceaux du spatial il y a de nouveaux entrepreneurs qui arrivent avec de nouvelles idées de nouvelles façons de faire qui viennent du monde du digital du monde du numérique d'autres secteurs ou de secteurs industriels qui font de la qui sont en panne non pas dans la dans la dans l'ordre mais dans la petite série si je devais et ça ça bouleverse un peu la manière de faire il y a aussi des capitaux privés qui arrivent et comme les coûts commenc ent à baisser de manière significative évidemment tout ça a un côté extrêmement vertueux alors je tempère immédiatement mon propos en disant que ce que je dis là n'est pas valable uniformément dans le monde du spatial c'est à dire que quand vous allez faire un sismomètre sur Mars le marché le marché pour les startups est relativement relativement étroit c'est pas demain matin que on va avoir un changement complet de l'écosystème autour de ça par contre quand on parle de l'orbite basse et qu'on parle de télécom quand on parle de l'orbite basse et qu'on parle de constellation de mini satellite ben oui il y a des changements très profonds parce que ça veut dire qu'aujourd'hui on peut imaginer des constellations d'haïotis en orbite basse pour quelques millions ou dizaines de millions d'euros alors qu'avant quand on parlait de grands satellites géostationnaires les investissements se chiffraient en centaines de millions d'euros donc c'est autre chose on est sur un autre un autre schéma et donc ça fait bouillonner cette écosystème et donc évidemment il faut qu'on soit là pour soutenir l'écosystème français pour l'alimenter et le but du jeu étant évidemment pas non plus de jeter aux orties nos champions historiques qui sont je rappelle quand même les trois grands prêts européens sont très c'est franco-italien Airbus une empreinte franco-allemande qui est très forte et puis Ariane groupe a quand même une empreinte française qui est aussi et quand même très fort donc les trois grands primes ont une présence très très forte en France et donc évidemment on doit à la fois continuer à les soutenir mais il faut aussi qu'on développe cet écosystème qui est source d'opportunités de développement économique majeur donc vraiment c'est une priorité donc on a France 2030 avec quand même beaucoup d'argent qui est disponible pour les soutenir à travers en particulier de l'achat de service c'est-à-dire je pense que ça c'est très très important et puis à côté de ça on a aussi préparé au sein du CNES construit au sein du CNES tout un ensemble de dispositifs qui vont de l'idéation à des fonds capables de les soutenir avec aussi des de l'accélération des incubateurs alors soit en national soit en franco-allemand soit en européen on a on a mis en a mis en place tout un ensemble de dispositifs qui sont là normalement pour les soutenir et pour les aider et qui fonctionne à plein régime alors on pourrait toujours dire que il y en a pas assez et qu'il en faut plus etc genre j'entends bien mais mais il est là notre enjeu aussi c'est regarder comment est-ce qu'on met à disposition de ces entreprises qui se créent ces entrepreneurs le savoir-faire technique de la maison CNES qui est qui est très très fort qui est qui est incroyable c'est aussi une petite révolution culturelle parce que c'est pas comme ça que que c'est pas notre mode d'intervention naturel c'est pas comme ça qui a été conçu voilà donc il y a aussi beaucoup de changements internes à mener mais je crois que ça je crois que ça se fait une polype nous progressons sur le sur une progression sur le sujet je veux pas être trop longue interrompez-moi si je si je suis si je suis trop long bon on a parlé on a parlé je voudrais peut-être évoquer la question de l'observation de la Terre et puis de l'exploration l'observation de la Terre est un enjeu majeur bon d'abord l'Europe est très bien placé je crois qu'il y a une forme de dans une Europe du spatiale qui est si je devais être pudique je veux dire qui est parfois un peu divisé la question de l'observation de la Terre est une question qui est qui je crois fait consensus aujourd'hui en Europe d'abord parce qu'on est bien placé d'un point de vue industriel et puis parce que ça répond à une préoccupation majeure l'observation de la Terre avant tout c'est pour les questions autour du climat de la biodiversité du suivi d'un certain nombre de polluants du suivi enfin donc c'est juste quelque chose qui est absolument fondamental et je crois qu'aujourd'hui il faut qu'on continue à être mobilisé donc non seulement ça a fait l'objet d'un effort particulier à la dernière ministérielle de lesara mais je voudrais aussi mentionner le fait j'ai mentionné tout à l'heure le satellite SWOT qui est quand même une pèse mes mots une réussite technique absolument exceptionnelle l'administrateur de la NASA le présenter comme le James web de l'observation et donc c'est c'est vraiment une réussite technique incroyable entre entre la France et les États-Unis ça va révolutionner dans une partie de la science des données pour le climat mais aussi en termes de d'impact économique il faut comprendre qu'avec un instrument comme celui-là on est capable de mesurer le niveau des eaux y compris des eaux continentales c'est-à-dire les fleuves les lacs et les bassines au risque au risque de de m'aventurer sur un schéma il faudrait des très grosses bassines parce qu'on a on a quand même une un problème de résolution géométrique mais voilà mais c'est derrière ça veut dire que c'est une capacité à estimer simplement avec un passage une fauchée de satellite sur une centaine de kilomètres vous êtes capable d'estimer d'un seul coup les réserves en eau à l'instant T sur la planète le long de cette fauché et donc vous voyez bien aussi en termes d'impact de suivi de politique publique de impact économique aussi tout simplement je veux dire que c'est juste majeur donc voilà je voulais mentionner cette question parce que ça me semble vraiment fondamental et je crois vraiment qu'il faut continuer à coopérer entre la France et les États-Unis c'est la coopération n'a jamais été aussi forte sur ces sujets là il faut qu'on continue exploration humaine et et la question de l'exploration le président de la République à Toulouse en septembre il y a 18 mois voilà il y a 18 mois lors du sommet spatial européen a demandé à ce que cette question soit réouverte en quelque sorte pourquoi je dirais ouverte parce que l'Europe a fait le choix comme je l'ai dit précédemment de rester à côté de ces questions là et donc de travailler systématiquement sur le sur le vol habité de travailler systématiquement avec des grands partenaires alors historiquement je qualifierai plus le grand partenaire évidemment mais historiquement évidemment avec la Russie puis après avec les États-Unis et donc c'est l'objet d'une coopération et donc on va on fait voler nos astronautes sur l'ISS avec des barteurs c'est à dire qu'on amène des équipements en nature qui nous permettent en échange de faire voler nos astronautes sur l'ISF pourquoi est-ce que cette question doit être je crois réouverte aujourd'hui la première des raisons c'est que les coûts ont complètement changé la Station spatiale internationale c'était 110 ou 120 milliards de dollars d'investissement donc c'est considérable et je pense pas que l'Europe serait en voudrait ou souhaiterait faire ça demain matin les nouveaux projets de station spatiale privée qui sont développées aujourd'hui par des entreprises essentiellement aux États-Unis mais pas que sont de l'ordre de quelques milliards c'est à dire qu'on voit des projets qui arrivent ouais avec des projets de deux ou trois milliards alors supposons que ce sont des estimations très optimistes parce que des coups mais enfin les ordres de grandeur n'ont rien à voir et donc autant cette question me semblait exclure enfin ou en tout cas fermer le sujet pour l'Europe parce que les investissements étaient sans doute trop élevés etc autant je pense qu'elle doit être revisitée à l'aune de ces nouveaux investissements d'autre part on est dans un schéma si on regarde ce qui se passe aux États-Unis ou aujourd'hui des industriels américains sont prêts à financer les CAPEX etc à financer l'investissement et à demander aux agences derrière de louer du temps d'astronaute pour envoyer faire des manips c'est les agences mais c'est aussi des entreprises qui vont faire de la R&D dans l'espace en envoyant des ingénieurs leurs ingénieurs faire des manips dans l'espace c'est un nouveau schéma moi il me semble que aujourd'hui on a deux options c'est la fin de l'ISS la Station spatiale internationale plutôt dans sa fin de vie donc on aura deux options soit effectivement ou trois options soit on décide de ne plus envoyer d'astronautes et on fait une croix sur les vols habités si on veut y aller ça veut dire qu'il faudra faire voler nos astronautes sur des stations spatiales américaines privées pourquoi pas mais qui demain ne voudront probablement pas jouer le travail de fin être sur un schéma que ce qui est celui de l'ISS c'est à dire on sera pas sur des barteurs on sera pas sur de l'apport technique en échange de vol on sera sur simplement vous voulez voler tant de mois et bien ça va coûter tant de centaines de millions d'euros moi je me demande simplement si on n'aurait pas intérêt simplement en Europe avec nos grands industriels qui sont aujourd'hui en Europe que ce soit Airbus que ce soit Thalès que ce soit au HB ou d'autres acteurs est-ce qu'on a pas intérêt à mener en Europe le même dialogue qui a été mené avec entre la NASA et les industriels américains pour avoir demain une station spatiale européenne c'est je prends l'exemple de la station spatiale mais je pense que cette question là doit se poser aussi pour un lanceur qui qui pourrait être un Ariane 6 human rated c'est à dire comme vous l'avez mentionné ça peut être ça peut être suivi ou ça peut être d'autres projets qui ou ont simplement on serait capable de lancer nos astronautes de Kourou là aussi les coûts sont des coûts qui sont les estimations qu'on a pu faire qui sont des estimations très préliminaires montrent que les coûts oui c'est de l'argent c'est beaucoup d'argent on parle on parle sans doute de quelque chose un milliard peut-être quelque chose comme ça c'est beaucoup d'argent c'est mais c'est pas non plus des choses qui sont incommensurables au niveau au niveau européen je pense que ces questions elles doivent être posées aujourd'hui et je pense que pardon de dire les choses brutalement mais je pense que oui évidemment ces sujets là enfin avoir des astronautes c'est important pour les programmes scientifiques mais si vous interrogez aujourd'hui les scientifiques ils vous diront pas je vais le dire très honnêtement ils vont pas que c'est leur préoccupations numéro 1 c'est important pour faire de la R&D pour les entreprises mais c'est aussi je crois très très important pour l'image que l'Europe veut porter aujourd'hui sur le spatial mais pas que sur le spatial sur sa confiance en l'avenir sur sa confiance en la science sur sa confiance en la technologie et sur simplement le regarder l'image que Thomas Pesquet projette aujourd'hui qui est une image extraordinaire de confiance et aussi de messages sur qui dépasse aussi le spatial sur ce qu'est la terre aujourd'hui sur sa fragilité et je pense que l'Europe peut pas rester en dehors de ça donc c'est voilà c'est mon plaidoyer pour pour le pour le pour l'exploration et pour le et pour le pour le vol habité c'est des questions qui aujourd'hui je pense sont encore débattues tant au point de vue national que en Europe et il n'y a pas de consensus aujourd'hui en Europe qui est en train de se questionner de voilà mais je pense qu'il faut peut-être que la résultante de tout ça sera plutôt un choix pour conservateur disons que non on veut pas y aller mais je pense de toute façon qu'il faut poser cette question là et c'est une question politique c'est pas une question technique c'est une question politique je suis peut-être m'arrêter m'arrêter là sur j'ai pas répondu à tous les sujets vont sont nombreuses d'abord et puis bon vous êtes peut-être reposé sous une autre forme et j'en garde une en tête que je vous reposerai si elle n'est pas reposer tout à l'heure je vais donner la parole à Anne Catherine loisirs ensuite à Evelyne renaud-garabée merci et merci Monsieur le le Président c'est vrai que le spatial je pense que c'est un sujet sur lequel on doit davantage se familiariser nous les parlementaires pour avoir participé il y a quelques semaines pour la Commission à c'était u open inter parlementary space group en fait j'étais la seule Française bon voilà je crois qu'il y a un vrai sujet pour le Parlement français peut-être de s'emparer davantage de ces grands enjeux que vous venez d'évoquer ces enjeux de d'abord de redécouvert de toutes les opportunités que peut présenter le spatial aujourd'hui pour répondre aux grands défaut de notre petite planète beaucoup de réponses sont effectivement dans dans l'espace et quand on discute avec les acteurs économiques on ressent à ce que vous dites cette cette dynamique s'est effervescence je dirais qui est en train de se développer avec des enjeux d'observation vous l'avez bien dit sur notamment fait changement climatique alors vous nous avez pas reparlé de de de de la réussite aussi de Jul voilà donc peut-être que vous nous en dire un mot parce que ça c'est aussi un formidable pour le coup c'est c'est du positif et c'est c'est c'est quelque chose qui nous projette dans dans l'avenir et dans des perspectives vous avez beaucoup parlé du du stratégie qu'avec les enjeux de souveraineté télécommunications défense [Musique] nos contrats avec les Américains voilà donc comment est-ce qu'on va lancer nos satellites voilà si on veut tenir le délai de 2027 puisque si j'ai bien compris il y aura pas forcément de place pour tout le monde dans les constellations de satellite donc ce serait bien que la constellation européenne trop sa place rapidement merci très bien merci beaucoup Anne-Catherine Evelyne Renaud garabée ensuite Serge gabarit merci Madame présidente monsieur le directeur général lorsque vous avez pris vos fonctions en 2021 vous avez clairement affiché votre attention de faire de ce secteur spatial français européen l'un de vos futurs enjeux stratégiques en décembre 2022 le satellite sfot qui comme vous l'avez indiqué tout à l'heure et le symbole de la coopération franco-américaine a été lancé pour collecter les informations sur la manière dont l'océan influence le changement climatique j'ai deux petites questions à vous poser pouvez-vous nous indiquer comment se déroule cette coopération entre la NASA et le CNES et quels sont vos premières observations sur cette mission qui va se terminer d'ici le mois de septembre 2023 merci de vous répondre merci Evelyne Serge babary ensuite Bernard but merci Madame la président monsieur le Président merci tout d'abord pour vos propos enthousiasmants et qui balise les développements attendus j'aurais évoqué quelque chose qui peut sembler négatif c'est la problématique des débris les débrises spatiaux le nombre la masse la superficie de ces objets augmentent régulièrement et cela augmente le risque qu'il pose au satellite en activité et à toute autre activité d'ailleurs spatiale le bureau des débris spéciaux spatiaux de lézard surveillent en permanence cette situation en constante évolution et dites des normes des réglementations pour une utilisation durable de l'espace en fait volonté d'atténuer le nombre de débris quel est votre réflexion sur ce sujet important quel est éventuellement les actions que vous menez pour assurer une durabilité des des objets qui sont envoyés dans l'espace merci merci monsieur le Président Bernard buis ensuite Micheline Jack merci présidente monsieur le Président merci pour vos propos introductifs j'ai deux questions dans son rapport publié le 4 mai dernier la Cour des comptes soulève les difficultés relatives au maintien en interne des compétences techniques compte tenues du vieillissement actuel des effectifs du CNES 33% des effectifs aurait atteignent l'âge de 62 ans d'ici 2025 et du manque de renouvellement des ingénieurs la Cour des comptes vous suggère de mener à son terme l'identification des compétences prioritaires dans le cadre d'une gestion prévisionnelle des emplois et compétences face aux enjeux à venir en matière de politique spatiale comment assurer le renouvellement des ingénieurs au sein du CNES la deuxième question comme vous l'avez indiqué la stratégie du fitness a évolué alors que les modes d'action étaient centrés sur la conduite de bout en bout de projet complexes ils sont aujourd'hui orientés vers l'accompagnement des entreprises petites et grandes publiques ou privée et des start-up innovantes raison pour laquelle vous avez pensé la mise en place de nouvelles sources de financement telles que le fond cosmique capital voué accompagner une vingtaine d'entreprises européennes de l'économie spatiale et le fort spacefender programme public créé en 2021 pour accélérer le développement des startups entrepreneurial français dans le secteur spatial merci merci beaucoup Bernard michelinja ensuite Jean-Pierre manga merci président de chers collègues monsieur le Président merci pour vos informations très éclairantes j'ai eu la chance de visiter le Centre Spatial le Kourou et j'avoue que c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire à faire pour aller dans le droit fil de mon collègue Bernard buis je ferai référence aux observations de définitive de la Cour des comptes qui signale un écart des écarts de salaire significatif entre le CNES et l'industrie pour une même le taux de turnover des moins de 35 ans est supérieur à 24% donc la Cour des comptes préconise une politique d'attractivité du CNES sur ses atouts propres outre le suivi de projet et la veille au respect de des cahiers des charges le développement d'une politique privilégiant l'impulsion de l'innovation interne sans peur de l'échec peut-être infléchir ce turnover et j'aurai une deuxième question sur la Guyane justement la maîtrise de l'accès à l'espace comme vous l'avez justement indiqué c'est un élément essentiel pour embrasser toutes les nouvelles thématiques du secteur spatial tel que l'Observatoire du climat exploration l'action dans l'espace et les méga constellations face à la montée en puissance des grands industriels du secteur notamment Ariane groupe sur les lanceurs Loch Ness ayant rendu sépare du capital d'Ariane groupe motivé par la compétitivité de l'accès à l'espace la France ne risque-t-elle pas de perdre la maîtrise du Centre spatial de Guyane merci Micheline Jean-Pierre Moguet ensuite Daniel salon merci madame la Présidente Monsieur le Président merci pour pour vos propos j'avais une première question sur la contribution les âmes et vous avez largement répondu donc je ne vous la pose pas par contre quels sont pour vous les les enjeux budgétaires les plus importants pour le prochain le prochain PLF et puis j'ai une deuxième question que vous l'avez un peu abordé qui concerne le les startups et le et le tourisme spatial il y a une société qui s'appelle zefalto qui propose des voyages autour de la Terre et un dîner notamment à 120.000 euros apparemment ce projet et se fait avec vous est-ce que vous pouvez est-ce que vous pouvez nous en dire de mots je n'ai pas retenu de place pour ce pour ce voyage je vous le dispositif est-ce que vous pouvez nous dire deux mots sur ce type de projet les avantages que ça peut présenter aussi être financièrement je ne sais pas je vous remercie Président si on peut faire une mission Jean-Pierre Daniel salmon suite Daniel Gremillet président merci monsieur le Président pour votre présentation je voulais vous poser une question sur l'intérêt des vols habités à l'heure de l'intelligence artificielle et de la robotique vous avez fait tout de suite un plaidoyer sans emballage donc je comprends bien votre vision de ces volats et plus le caractère symbolique et de porter de portée politique je voulais également poser une question sur l'encombrement de l'espace et des déchets mais mon collègue Serge barbarie a déjà posé la question donc j'attendrai votre réponse à ce niveau là c'est une des pollution une autre dépollution c'est une pollution lumineuse des constellations qui n'est pas sans poser problème puisque un des derniers paysages gratuits aujourd'hui c'est bien le cosmos et donc il faudrait voir enfin j'attends d'avoir un petit peu votre éclairage sur la capacité demain à avoir des satellites qui ne renvoie pas la lumière je crois qu'il y a des recherches dans ce sens là donc j'aimerais bien vous entendre sur sur le sujet et puis sinon vous avez abordé l'observation de la Terre je pense que c'est vraiment fondamental aussi bien on pense au climat mais je pense que l'observation va nous apporter des éclairages sur les évolutions au niveau de la vie sur terre et au niveau des la végétation mais aussi bien terrestre que sur les mers donc je pense que là nous avons besoin absolument de la recherche merci et merci président de chers collègues effectivement cette répressionnant et j'aurais trois questions la première question c'est aujourd'hui est-ce que vous pouvez nous donner un peu une photographie entre ce qui se passe au dessus à des fins militaires à des fins économiques à des fins touristiques enfin touristiques vous avez compris le message deuxième question je voudrais pas j'aurais prolonger la question de serre j'ai effectivement où en étant dans l'organisation du gendarme de l'espace en dehors de la question de la gestion de récupérer ce qui n'est plus utilisé etc il y a-t-il un gendarme et comment évolue effectivement cette organisation du gendarme de l'espace et ma dernière question c'est quel sera le carburant du futur du spatial c'est une petite question Franck montoget merci madame la Présidente merci Monsieur pour votre présentation lors de votre audition initiale je vous avais interrogé sur la question du droit de l'espace je sais pas si vous vous souvenez donc je voudrais savoir les sujets importants à un jeu aujourd'hui selon vous en matière de droit de l'espace je voudrais aussi comprendre comment l'Agence spatiale européenne et et notre pays se positionne dans la gouvernance justement du droit du droit du droit de l'espace [Musique] [Musique] voilà parce que c'est cette c'est un domaine qui me paraît assez nébuleux on constate que voilà la question de l'utilisation durable de l'espace voilà et majeur qu'on est en train un petit peu de le saccager si j'ai si j'ai bien compris donc je pense que c'est entre autres un sujet de législation tout à fait tout à fait important voilà et question subi hier en matière de réchauffement climatique est-ce qu'il a été fait mesure de l'impact de ce qui se fait en matière de la matière d'espace d'utilisation de l'espace et de lancement en particulier est-ce qu'il y a des au niveau des des motorisations etc est-ce qu'il y a des choses qui qui vont dans le bon sens à cet égard merci personne ne demande plus la parole donc je vais juste rajouter deux deux petites questions une que je vous avais pas posé quel est l'impact en fait du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne sur les programmes spatiaux parce que il y a un impact dans la coopération dans la contribution industrielle financière etc première question et deuxième question que je vous repose qui est la dernière je vous avais posé dans le dans le préalable avez-vous des nouvelles de la mise à jour de la loi de juin 2008 sur les opérations spatiales qui doit être relancé qui devrait être au calendrier dans les dans les mois ou dans les années qui viennent merci merci beaucoup pour ces questions nombreuses peut-être dans le désordre peut-être commencer par la question des des débris spatiaux et et derrière aussi la question des de du cadre enfin des cadres législatifs et réglementaires qui qui peuvent s'imposer donc on a effectivement il y a un certain nombre d'orbites qui deviennent qui deviennent encombrés en particulier l'orbite basse qui concentre énormément de lancement aujourd'hui la situation est un peu différente sur les orbites géostationnaires ou pour le coup on est quand même sur des bons donc il y a des risques potentiels de collision il y a eu quelques il y a eu effectivement quelques collisions dans le passé avec la génération de débris il y a aussi eu mais ça c'est un autre sujet des destructions volontaires d'un certain nombre de satellites avec des avec des missiles en particulier qui ont généré beaucoup de débris sur ces orbites sur ces orbites basses mais donc il y a un sujet de d'encombrement il y a un sujet d'encombrement de l'orbite et puis il y a un sujet simplement de régulation du trafic entre guillemets on est pas du tout au niveau d'organisation que qu'on peut avoir dans le monde aérien ou y compris dans les pays des pays avec tous les pays du monde il y a un nombre de règles commune minimales qui permettent de réguler le trafic on n'est pas dans cette configuration là aujourd'hui dans le spatial il y a un certain nombre de choses qui se font de manière quand même très très artisanale c'est-à-dire quand vous voyez deux satellites qui se qui sont potentiellement sur une course de collision quel est l'enjeu en général les opérateurs le savent le détecte et après il faut savoir qu'il va bouger et pourquoi c'est important quelque chose qui est important parce qu'en fait pour bouger vous pardon voilà le problème c'est qu'en fait vous dépensez du carburant et donc ça veut dire que c'est la durée de vie de votre satellite que vous que vous que vous que vous entamez si vous faites un mouvement donc ça fait l'objet de discussion parfois surprenante entre les différents opérateurs donc on voit bien qu'on est dans une mécanique aujourd'hui qui est pas du tout une mécanique industriel ou sans fin la régulation la régulation la régulation n'est pas là pour le trafic et puis après il y a la question de la gestion du de la gestion des débits et de la désorbitation aujourd'hui on a un certain nombre d'opérateurs internationaux qui sont pas dans une logique de recherche de enfin logique de responsabilité et qui envoie des satellites sans chercher simplement à mettre en oeuvre des mécanismes des orbitations en fin de vie pourquoi parce qu'en fait utiliser du carburant en fin de vie pour désorbiter un satellite et le faire brûler dans l'atmosphère ça veut dire que vous allez utiliser 15% du carburant pour ça et donc c'est la durée de vie de votre satellite et derrière évidemment le rendement économique ou même scientifique ou défense qui va être d'autant d'autant réduit donc le la France est donc l'Europe puisque derrière c'est la lost la loi spatiale s'applique aux opérateurs qui partent de courroux donc ça veut dire que il y a un impact qui est quand même très très fort sur et quand même assez en avance sur sur son temps là-dessus puisque on impose un certain nombre de contraintes aux opérateurs qui lancent à partir de à partir de Kourou donc on est plutôt on est plutôt on est plutôt en avance ça ne règle pas évidemment l'ensemble du l'ensemble du sujet le la question qui a été posée qui était de se dire en fait dans quel cadre il faut le faire on a un cadre national évident avec l'impact du fait que le port spatial européen est situé en France donc ça veut dire qu'on a évidemment le cadre le cadre législatif français important après les discussions qu'on peut avoir au sein de lézard sont des discussions qui sont intéressantes mais les ânes n'a pas de n'a pas de vecteurs normatif ou législatif donc ça veut dire que derrière ces lieux qui doit prendre la main et lieu à à émi un certain nombre de signaux récemment disons que c'était des sujets qui étaient qui commençaient à l'intéresser véritablement de manière générale la commission s'intéresse de plus en plus au spatial et je crois d'ailleurs très profondément que toute une partie de l'avenir du spatial européen passe par passe par une implication plus forte de la Commission européenne en particulier sur ces sur ces sujets là et donc je pense qu'il faut qu'elle ait discussions entre en particulier enfin avec tous les états tous les états de lieu mais la France a sans doute un message particulier à faire passer parce qu'on a une expérience sur le sujet qui est une expérience assez large mais enfin le vrai problème il est pas là le vrai problème c'est que si vous voulez avoir un minimum de règles communes ça veut dire qu'il faut mettre autour de la table aujourd'hui toutes les puissances spatiales internationales pour avoir un cadre de discussion c'est encore une autre voilà c'est encore c'est encore c'est encore une autre histoire alors je suis relativement optimiste parce que je pense que c'est l'intérêt de tous de le faire mais ce cadre là aujourd'hui est probablement un cadre autour des Nations Unies donc on va avoir un certain nombre de de régulation et de dispositif commun mais pour l'instant on n'en est pas tout à fait là c'est les rapports de force et puis c'est aujourd'hui je sais pas dans quel instant on peut parler de ce cadre là entre des puissances comme la Chine et les États-Unis par exemple donc c'est un problème qui n'est pas qui n'appelle pas de réponse il y a pas de travail il y a pas de réponse triviale ou simple à cette question là c'est un enjeu majeur c'est un enjeu pour tout le monde donc c'est le le côté enfin la dimension l'espoir entre c'est simple c'est que tout le monde il y a un intérêt c'est à dire que que vous soyez chinois indien européen ou nord-américain on a tous intérêt à trouver un cadre minimal de de régulation pour pour cette orbite pour cette orbite basse mais on n'y est pas alors à côté de ce à côté de ce constat là il y a aussi un certain nombre d'initiatives qui sont prises aujourd'hui pour désorbiter des des satellites qui sont des satellites inactifs alors d'abord je voudrais mentionner le fait que c'est évidemment intéressant ça va quand même coûter très très cher chaque des orbitations donc on est quand même aujourd'hui plutôt dans dans des démonstrateurs dans la R&D je vous alerte aussi sur le fait que entre désorbité un satellite qui est inactif et désorbitée un satellite non coopératif pour des enjeux de défense ou de [Musique] bon c'est pas très très loin donc c'est probablement aussi une des un des un des une des raisons de l'engouement qu'il peut y avoir aujourd'hui sur ce sur ces questions là c'est je pense pas qu'on va régler le problème des débris aujourd'hui simplement en allant mettre en place des solutions désorbitaces spécifiques parce que ça va être ça va être compliqué à terme il y a aussi pardon j'en ai pas du tout parlé mais il y a aussi à terme d'autres modèles qui sont des modèles plus pérennes qu'on pourrait imaginer dans l'espace puisque aujourd'hui les satellites ont une durée de vie qui est limitée par leur les ergols qui vont emmener ou leur ou leur propulseurs enfin demain avec des mécanismes de rifioling en orbite on peut aussi imaginer des des systèmes qui sont là pour beaucoup plus longtemps et donc qui ont des durées de vie plus longues ça ne règle pas non plus tous les sujets mais c'est aussi ce serait aussi une contribution à cette question là le [Musique] pour le vous parlez de rifioling donc j'entends bien mais je comprends à quoi ça sert évidemment pour pour changer d'orbite etc en fait vous avez besoin un satellite en particulier pour maintenir le maintenir d'accord donc aujourd'hui on n'a pas de système en fait le vous n'êtes jamais dans un dans un vide comme ça il y a toujours quelques parties les frottements etc qui font que ils sont très faibles mais donc qui tendent mécaniquement à réduire la vitesse à le faire et donc vous avez besoin de les maintenir un poste régulièrement en particulier en orbite basse et donc de systématiquement les remettre à niveau alors vous avez pour ça soit de la propulsion chimique avec des ergols ça c'est la méthode la plus ancienne la plus traditionnelle ou autrement autre solution c'est des c'est de la propulsion électrique avec des donc des panneaux solaires et de la propulsion électrique mais enfin cette propulsion est électrique mais elle n'est pas non plus infinie parce que c'est enfin vous utilisez malgré tout soit de l'iode soit des choses comme ça pour simplement vous voulez consommer donc ça veut dire qu'ils sont pas une durée de vie infinie non plus donc dans les deux cas on a les durédit qui sont des durées de vie qui sont limitées on parlait peut-être si je fais je réponds j'essaye peut-être de répondre sur la sur la les enjeux autour de possible modification de la Loos des enjeux de court terme qui sont vraiment urgents pour nous c'est des modifications de la Losse qui permet de permettre de prendre en compte efficacement la question des constellations donc comment est-ce qu'on gère des constellations de satellites c'est-à-dire tout ça a été conçu dans un cadre où on lançait un satellite pour une mission là on a des constellations de satellites et puis aussi toute la question du réutilisable ça veut dire comment est-ce qu'on fait demain pour travailler sur un lanceur qui va revenir c'est pas le cadre initial qui a été pensé par le législateur était pas évidemment un cadre où on avait de la réutilisabilité donc ça ce sont deux des enjeux qui sont des enjeux importants pour le pour le pour le futur vous avez mentionné aussi alors si je m'éloigne un petit peu des débris spatiaux et si je viens sur les questions autour de l'impact des de l'industrie spatiale et de nos activités alors je pense qu'on a on a une comme toute activité économique industrielle scientifique technique etc on a on a évidemment une une responsabilité environnementale qui commence par avoir des bâtiments qui sont dans des normes qui sont à peu près respectables voilà ce qui est ce qui pour nous un immense en jeu sur sur l'immobilier en particulier en Guyane mais c'est ça c'est avoir des énergies qui sont des énergies les plus décarbonées possible sur nos sites etc après il y a le l'impact du lancement même je reviendrai peut-être sur ces deux points juste après mais il y a l'impact du lancement même et c'est vrai que ça peut être très impressionnant vous voyez un lanceur qui part c'est bon c'est je de mémoire et je vérifierai le la comparaison mais de mémoire l'ensemble des lancements mondiaux aujourd'hui représente quelques heures de trafic aérien international [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] en fait les c'est un gaz à effet de serre qui est considérable et donc l'impact n'est pas forcément enfin produire de l'eau n'est pas forcément mieux que de produire du CO2 sur sur ces sujets là donc c'est voilà il faut bien avoir le sujet complètement en tête parce que on n'est pas sur on n'est pas dans l'atmosphère donc ça veut dire que voilà donc c'est pas forcément non plus c'est pas non plus idéal donc cette question là est pas complètement pas complètement tranchée je voudrais insister sur le j'ai mentionné le sujet énergie et immobilier en particulier en Guyane là-bas spatiale et vieillissante on a un enjeu immobilier c'est à dire que on a des bâtiments qui sont des bâtiments qui sont vieux qui sont évidemment climatisés parce que voilà il suffit d'aller en Guy hâte donc ils sont qui sont évidemment qui sont évidemment climatisés donc on a un enjeu de rénovation on a un enjeu aussi autour de production électrique qui soit une production électrique la plus décarbonée possible il faut avoir en tête que aujourd'hui contenu de la qualité du réseau en Guyane quand on est à proximité du lancement notre source nominale de d'énergie ce sont des groupes électrogènes diesel du site avec donc ça veut dire que donc on a on a envie de remplacer ça par un système avec évidemment du photovoltaïque et des et du stockage batterie c'est pas si je dois émettre une toute petite plainte c'est pas le c'est pas facile d'obtenir les autorisations nécessaires pour environnemental et c'est compliqué c'est compliqué mais je ferme ce on va y arriver mais c'est compliqué voilà bon et puis on a aussi un enjeu de production d'hydrogène vert ou là aussi on est très motivé et on a un certain nombre de de projets en particulier d'utiliser de la biomasse pour faire de l'hydrogène vert plutôt que d'utiliser de l'hydrogène gris qui est produit aujourd'hui les produits aujourd'hui donc voilà ça c'est des quelques-uns des enjeux RSE de du CNES et de la et de la Guyane on en a aussi évidemment à Toulouse dans l'amélioration voilà mais on a une autre responsabilité classique de d'industriel et puis évidemment je pense qu'on a aussi un devoir d'exemplarité parce que on travaille aussi et on met beaucoup en avant on travaille beaucoup sur les questions autour du climat et autour de l'observation de la Terre et donc je pense que à ce titre là on a un devoir d'exemplarité parti on a eu un mot aussi sur le tourisme spatial [Musique] alors le tourisme spatial est un sujet qui est très qui est beaucoup mis en avant ou Atlantique et un certain nombre d'entreprises qui qui veulent se lancer dans le spatial utilise le tourisme spatial pour financer une partie de leurs activités je serai surpris enfin c'est pas évidemment au CNES de décréter ce qui est possible ou pas possible dans ce secteur là mais je serai quand même surpris que en Europe on est un développement identique j'ai pas l'impression qu'aujourd'hui l'opinion publique européenne serait prête à envoyer demain des astronautes faire du tourisme spatial bon en tout cas ça me semble pas être le chemin qui est pris le projet qui a été le projet qui a été mentionné zefalto pour le coup est un projet qui a un projet alors c'est falto est un projet sur des ballons c'est pas du on mais c'est pas des gens qui vont donc on va on va battre je pense qu'ils doivent être à 20 ou à 30 voilà 20 ou 30 km donc enfin c'est relativement bas enfin c'est ce qui vous permet quand même d'avoir une expérience du du noir de l'espace donc vous avez l'impression d'être dans l'espace vous n'y êtes pas mais vous avez l'impression d'être dans l'espace je me prononcerai pas sur la qualité du déjeuner qui est servi je je voilà les ballons parce que par contre ce que je ce que je défendrai dans le pro parce que ce que je défendrai dans le projet c'est que pour le coup les ballons ont un impact environnemental qui est un impact très très très maîtrisé c'est c'est on n'est pas du tout dans la même logique que une logique de de quelqu'un dans une capsule et on le met sur un lanceur c'est un ballon c'est quelque chose qui est totalement réutilisé c'est normalement un impact environnemental très très très modeste et très très faible c'est d'ailleurs les ballons et je pense d'ailleurs qu'il y a eu une audition je pouvais pas m'y rendre mais sur les ballons c'est un des c'est une des une des branches d'activités du CNES même si on volume en budget c'est relaté c'est très modeste par rapport aux autres activités mais c'est tout le charme justement des ballons c'est que non seulement ça a un impact environnemental faible c'est aussi réutilisable c'est à dire que la charge utile que vous envoyez si vous envoyez pas des hommes mais si vous envoyez une charge utile ce qu'on fait nous aujourd'hui très régulièrement c'est des charges utiles que vous récupérez donc ça veut dire que les données vous les récupérez immédiatement vous récupérez les instruments vous pouvez changer la manip repartir donc pour les scientifiques c'est très très intéressant et c'est pas cher ça ne coûte sur ça coûte très très enfin c'est très très modeste comme infrastructure c'est compliqué à faire mais c'est pas très très cher et donc c'est vraiment très intéressant il y a plein de choses qu'on peut faire avec des ballons et on n'a pas besoin d'aller avec sur un lanceur pour faire ça et puis ça nous est utile aussi pour calibrer tout un ensemble d'instruments c'est aussi très utile pour les sujets de défense et on voit aujourd'hui les les ministres les différents ministères de chargés de la défense en partout dans le monde s'intéresser de plus en plus au ballon et vous avez tous en tête évidemment l'épisode chinois les États-Unis donc voilà donc j'ai falto est une enfin je sais pas moi non plus de faire de la publicité pour une entreprise ou pour une autre d'ailleurs il y en a d'autres il y a d'autres entreprises qui sont qui sont sur le même secteur aujourd'hui en France et je trouve que c'est quelque chose qui a dissocié du tourisme spatial en général c'est pas tout à fait la même approche j'ai pas parlé de juice et j'ai pas parlé du JWST j'ai pas parlé on a de très très beaux projets européens effectivement il y a eu de lancement il y a quelques mois il y a un mois à peu près un mois un mois et demi de voilà de de juice qui est une mission de l'Agence spatiale européenne qui est une mission absolument incroyable qui montre là vraiment tout ce que l'Europe peut faire de bien ou de très très bien quand on arrive à travailler efficacement ensemble c'est donc une très très belle mission vers Jupiter qui va nous permettre d'aller aussi regarder les lunes glacées Jupiter et derrière la question des lunes glacées ça veut dire essayer aussi de voir si c'est l'une était habitable habitable au sens Astro enfin pas humainement habitable évidemment mais est-ce qu'il y a eu est-ce qu'elles ont été est-ce qu'elles ont accueilli la vie à un moment donné une forme de vie à un moment ou un autre et on pourrait avoir un certain nombre d'informations intéressantes avec douce qui qui nous enverra ces informations c'est apprendre un petit peu de temps puisque le trajet pour Jupiter c'est huit ans c'est ça huit ans avec en plus une mécanique spatiale assez fascinante puisqu'on utilise des effets de fronde donc ça veut dire que voilà c'est une très très belle c'est une très très belle mission voilà et je croise les doigts le lancement a été sans problème le lancement du je vais revenir 30 secondes sur le James web télescope qui est une incroyable mission ou à la fois comme dans le juou c'est la France a fourni un certain nombre des instruments mais il y a aussi la question du lanceur je sais que de temps en temps la question nos partenaires européens ou peuvent être parfois un peu taquin sur la dualité d'Ariane groupe et sur le fait que Ariane groupe fait à la fois un lanceur mais aussi d'autres activités pour la défense je ne suis et moi je crois profondément qu'il y a un intérêt évidemment très fort d'avoir cette dualité dans les deux sens et les précisions d'injections qui sont obtenues par un groupe aujourd'hui sur ariansi sur arène 5 sur le JWST quand on entend aujourd'hui la NASA nous dit redire publiquement que grâce à la précision d'injection d'Ariane 5 ils ont gagné 10 ans de vie sur ce satellite qui a quand même coûté 10 milliards de dollars complètement négligeable d'assez lié aussi aux activités dual dans un groupe et donc ça il faut pas l'oublier donc c'est utile mais c'est utile dans les deux sens et donc je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'il faut garder en tête et qu'il faut probablement pérenniser je vais peut-être un tout petit mot sur la manière dont on travaille avec les États-Unis sur l'exemple de soi qui avait été qui avait été pris c'est une coopération alors en fait tous les projets qui sont menés au clair sauf quelques projets défense sont des projets qui sont menés en bilatérale ou en multilatérale donc c'est toujours une coopération donc ça veut dire qu'on se met d'accord auparavant avec une en général avec une autre agence pour dire ben voilà on va faire telle satellite toi tu vas amener la plateforme moi je vais amener tel instrument éventuellement telle autre agence va amener telle autre instant et puis telle personne va être en charge de l'intégration de tout ça et puis après on lance et puis à la question du segment sur donc il y a une répartition des rôles évidemment bien avant sur sur soi la France était responsable d'une partie d'une partie des instruments et de la plateforme ça a été et c'est une coopération qui est une coopération très très fluide entre aujourd'hui entre entre nos amis américains et le CNES donc ça veut dire on a eu des soucis techniques à un moment au tout début de saute il y avait simplement des réunions en permanence nuit des jours pour essayer de régler les problèmes de calibrer etc cette mission va se va durer quand même plusieurs alors j'ai plus le chiffre en tête deux ou trois ans je crois donc on est encore dans une phase de de de recettes et de calibration de de la mission elle est pas encore opérationnelle et fournit pas encore les données ou les données aux scientifiques les images enfin en tout cas les premiers résultats qu'on a et les images qu'on a sont sont au-delà de ce qu'on espérait ils sont absolument sont absolument incroyables mais c'est un petit peu tôt pour faire un bilan scientifique de ce qui a été de ce qui a été obtenu peut-être un dernier mot sur la Guyane parce que ah oui les sur le la question sur le CNES peut-être et puis après sur la Guyane donc bien entendu oui alors le rapport de la Cour des comptes on a évidemment étudié étudier attentivement je suis plutôt plutôt intéressé par les propositions enfin les les conclusions de la cour et les recommandations que je trouve plutôt constructive et plutôt très positif évidemment toujours des recommandations mais enfin je trouve que c'est un rapport que je que je trouve plutôt positif pour pour le CNES en particulier il y a Hitler il est mis en avant le fait que le CNES maîtrise à la fois ses projets et ses budgets ce qui ce qui contenus de la nature de notre établissement est quand même absolument essentiel vu les montants de subventions pour charger les services publics qu'on reçoit c'est c'est juste absolument fondamental donc effectivement un des un des points qui étaient mentionnés par la Cour c'était c'était la question de la question de de DRH et la question de d'une effectivement de une forme de de vieillissement des effectifs du de la maison j'ai envie de dire que la réponse elle est aussi contenue dans la question c'est à dire qu'on a un enjeu de faire une gestion prévisionnelle des compétences et des effectifs au sein du CNES ça a déjà été lancé avant même le rapport de le rapport d'inspection une des difficultés de cet exercice c'est que le collège on a c'est beaucoup d'argent c'est relativement peu de personnes de personnes 2500 personnes en gros et ce qui veut dire qu'en fait la plupart de nos compétences c'est des compétences qui sont uniques ou ces quelques personnes c'est un nombre très très limité de personnes qui sont compétentes sur des sujets qui sont des sujets très techniques vraiment très pointues et donc c'est ça qui fait la force du CNES c'est la somme de ses compétences et qui sont des compétences uniques c'est pas c'est pas une équipe de 30 personnes qui travaillent sur tel type de propulseur c'est beaucoup plus fin et beaucoup plus précis que ça donc c'est toute la difficulté de cette gestion des compétences et le fait qu'évidemment quand on a une personne qui parle il faut avoir prévu préalablement la formation des précédents et le et le retour donc oui on a des on a plus de turn over chez les jeunes que chez les plus anciens c'est pas spécifique je crois au CNES c'est quelque chose qu'on voit aussi c'est sans doute un effet générationnel on en trouve beaucoup parlé dans la dans les journaux c'est aussi je pense quelque chose qu'on retrouve dans d'autres établissements publics comme similaire à ceux du CNES dans d'autres épis oui évidemment il y a on n'est pas sur les niveaux de salaire de des entreprises qui sont dans le secteur c'est vrai je pense que c'est vrai c'est pas complètement nouveau non plus ça a toujours été il y a toujours eu il y a toujours eu un décalage je pense que les gens qui viennent aussi au CNES ils ont aussi [Musique] un souhait de contribuer à cette mission de service public de travailler pour une agence de regarder des problèmes sous des angles extrêmement divers et extrêmement variés donc c'est aussi des c'est aussi des profils enfin dit autrement les gens ne viennent pas au CNES simplement comme dans une entreprise normale donc voilà je pense que c'est important par contre que cet écart ne se ne s'accroisse pas et c'est vrai qu'il est en train de s'accroître en ce moment pourquoi parce qu'il y a une il y a un emballement autour du spatial qui est extrêmement fort en France et en Europe il y a un besoin de talent et donc les salaires sont en train de sont en train d'augmenter de manière très significative et donc oui on a un enjeu autour de ça voilà et c'est un enjeu qui est contraint puisque comme vous le savez ces questions là sont très encadrées sont très encadrés on n'est pas uniquement de la responsabilité de la direction du CNES voilà donc un mot peut-être sur la Guyane j'ai mentionné les enjeux environnementaux etc il y a eu la question de est-ce que la France va perdre sa place au CSG etc donc évidemment le CSG fait l'objet d'un certain nombre d'accord et de conventions internationales il y a aussi une convention entre la France et et les a sur sur ce qu'est le CSG commençons gérer les investissements je crois que le rôle du CNES aujourd'hui est très clair sur le sur le sur la base c'est une base c'est c'est il faut voir cette base spatiale qui a un endroit extraordinaire très gros c'est la taille de Singapour la base spatiale c'est quand même c'est quand même c'est quand même un endroit très très très vaste mais c'est un site industriel c'est un site industriel faut vraiment le voir comme ça où vous avez tout un ensemble d'industries d'usine qui produisent des boosters d'un côté qui font l'assemblage du lanceur de l'autre qui mettent la charge utile un troisième endroit et puis il faut faire des gaz aussi qui vont être utilisés par le lanceur donc qui est un liquide enfin donc c'est vraiment c'est un signe industriel avec dit et puis il y a plusieurs lanceurs dont différents c'est un site industriel on a un rôle évidemment de coordination de ce site industriel coordination des fluides qui fait quoi qui va où etc et c'est et je crois qu'il est clair aujourd'hui je crois pas qu'il soit qui soit qui soit structurellement qui soit structurellement menacé par contre une évolution qui qui est en cours en ce moment aujourd'hui c'est que on a été pendant très longtemps sur une base spatiale qui était exclusivement lente utilisée par des lanceurs de l'Agence spatiale européenne alors qu'on voit aujourd'hui des lanceurs privés qui viennent aujourd'hui et qui veulent venir lancer sur la base spatiale des lanceurs privés pour la très grande majorité européen qui viennent enfin de pays qui sont des membres de lézard donc mais qui développent des lanceurs en dehors du cadre de les a et qui nous disent est-ce que vous pourriez les lancer et donc moi je pense qu'évidemment oui il faut y aller mais évidemment ça change un petit peu la Perse la perspective et la dynamique de la base je pense que ce phénomène là va probablement s'accentuer dans les années dans dans les années qui viennent donc voilà je pense que je suis pas du tout inquiet sur le fait que il y ait une perte d'autonomie ou de régulation voilà parce que parce qu'il y a un cadre il y a des accords internationaux il y a une loi il y a donc je suis pas inquiet sur le fait que le fait que la France puis je crois qu'il y a une volonté très claire de la France de voilà enfin on assume une très grande partie des coûts sur la base spatiale ça fait partie de voilà d'accord il est d'accord il est cet équilibre il est autour de ça je pense que il sera pas remis en cause dans les dans les années qui viennent peut-être un mot sur iris Square et après je pense que j'aurais fait le tour donc évidemment oui en fonction du calendrier il peut y avoir un peu de d'encombrement sur les lancements et évidemment on tient absolument à ce que les lancements institutionnels européens soit les soins institutionnels européens prioritaires pour pour nous c'est c'est évident maintenant les satellites d'iris square ils sont pas encore là ils sont pas encore construits ils sont pas encore designés non plus ça va le calendrier est très très ambitieux évidemment mais mais la question enfin tout ça elle va se gérer de manière dynamique et ça c'est le travail d'Ariane espace je pense que ça va très bien faire ça et évidemment il y a aussi un équilibre il faut qu'on je crois aussi très profondément pour la France et pour l'Europe il faut car il soit un lanceur qui ne soit pas seulement un lanceur institutionnel il faut aussi que ce soit un lanceur qui soit un succès spatial un succès commercial pardon spatial aussi mais un succès commercial et je crois que c'est une vision qui est totalement partagée par par aussi bien par Martin Sion que par Stéphanie straël chez Ariane espace c'est très très clair et il y a un certain nombre de succès contractuels qu'il faut qu'on honore et je crois que c'est très positif pour la France et pour l'Europe donc il faut pas le négliger cet aspect là très bien merci beaucoup merci beaucoup monsieur le Président comme d'habitude les auditions du CNES les vôtres sont tout à fait passionnantes nous ouvrent un peu de regarder un peu voilà au loin et au loin voilà mais pas si loin que ça bon je pense que dans peut-être voilà donc ce qui n'a pas été abordé il y a toujours des problèmes à l'intérieur de l'ESAT de rapports de force peut-être entre les pays européens mais ça fera l'objet probablement d'autres discussions en tout cas merci beaucoup monsieur le Président de vous recevoir merci à mes collègues d'avoir résisté je leur demande de rester quelques instants parce qu'il y a un autre point lors du jour très rapide et à très bientôt très bien merci encore de votre invitation et si je me permets juste de prolonger une invitation à l'ensemble des parlementaires aussi bien pour visiter les établissements du CNES ou pour assister à un tir à un tir en Guyane préparez vos affaires préparez vous avez fait
Philippe Baptiste