Contre-matinale #155 | Législatives : les vérités de l'adversaire d'Elisabeth Borne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 41 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:54OuverteRéponse directe
Bonjour Noé Gauchard, merci d'être avec nous ce matin.
- 14:08OuverteRéponse directe
Avez-vous pris le temps de fêter votre score dimanche soir ?
- 14:48OuverteRéponse directe
Comment se passe la campagne sur le terrain ? Quels retours des militants ?
- 16:32RelanceRéponse directe
Pourquoi Elisabeth Borne fuirait-elle un débat de fond selon vous ?
- 18:07OuverteRéponse partielle
Avez-vous des nouvelles concernant un débat organisé avec Elisabeth Borne ?
- 18:30OuverteRéponse directe
Quelle est votre stratégie pour l'emporter dimanche prochain face à Elisabeth Borne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:14Invité politiqueFait
« Il faut savoir que dans cette circonscription, c'est le RN qui se qualifiait en 2017 au second tour. »
- 14:20Invité politiqueChiffre
« Mme Borne fait un score qui est moins élevé que prévu. Elle fait un score qui est moins élevé que le député LREM au premier tour il y a cinq ans. »
- 17:16Invité politiqueFait
« Elle fait la technique Macron pendant la présidentielle, c'est-à-dire si on ne débat pas, il n'y aura pas de campagne, on ne pourra pas débattre du fond et les gens nous reconduiront sans aucun problème. »
- 17:23Invité politiqueFait
« Je pense qu'elle n'assume pas son bilan, qu'elle a peur de le défendre, et qu'elle sait que ses propositions ne tiennent pas la route face à nous, qui avons un programme construit, clair, chiffré, avec 650 mesures. »
- 18:43Invité politiqueChiffre
« Il y a à peine 5 000 voix d'écart entre Elisabeth Borne et moi, c'est très peu. »
- 18:49Invité politiqueChiffre
« Il y a eu près de 50% d'abstention dans la circonscription. »
- 26:42Invité politiqueFait
« Je suis d'accord avec eux quand ils nous disent la politique, on n'y croit plus, ils ont tous trahi. »
- 27:02Invité politiqueFait
« On est les seuls dans toute l'histoire à avoir un programme aussi solide et aussi travaillé. »
- 27:18Invité politiquePromesse
« Moi, je leur dis des choses comme le mandat révocable. »
- 38:32InvitéChiffre
« ça permettra au gouvernement de faire des économies de 10 milliards par an. »
- 46:37InvitéFait
« le gouvernement français a été condamné pour une action climatique par ses propres tribunaux. »
- 49:16InvitéChiffre
« il y a 7 personnes qui viennent de passer 24 heures en garde à vue »
- 49:19InvitéChiffre
« Alizé a passé 40 heures en garde à vue »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Invité politique24 %
- Invité15 %
- Invité 27 %
- Invité 33 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à toutes et à tous, c'est Jemil et vous êtes avec moi en direct sur Le Média pour plus d'une heure d'informations libres et indépendantes. La contre-matinale du Média, c'est déjà plus de 155 émissions et plus de 200 invités pour plus de 30 millions de vues à un carton grâce à vous. Nous avons pu faire peser des sujets que nous pensons cruciaux dans le débat politique national. Et si nous avons pu le faire, au-delà du dévouement de l'équipe technique et des journalistes de la rédaction, c'est parce que vous êtes là, nombreux et nombreux à financer Le Média. Nous avons atteint le premier palier de survie des 10 000 abonnés en un temps record.
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Nous sommes en direct ce mardi 14 juin 2022. Il est 8h02 et c'est l'heure de la 155e Contre Matinale. Ce mardi matin, comme chaque semaine depuis une saison entière, j'ai le plaisir d'animer pour vous cette émission politique qui donne de la voix aux luttes sociales et aux combats écologistes. Deux thèmes qui me parlent et que je pratique depuis des années maintenant. Et ce matin ne fera pas défaut. En première partie d'émission, je recevrai Noé Gauchard, que j'avais déjà reçu sur ce plateau en tant que porte-parole de Youth for Climate, mais qui est aujourd'hui candidat NUPS dans la 6ème circonscription du Calvados, où il est arrivé second ce dimanche.
Devant lui, Elisabeth Borne, la première ministre, rien que ça. Il sera en direct avec nous depuis sa circonscription, où il mène campagne pour tenter de l'emporter ce dimanche au second tour. Nous verrons avec lui comment tout ça se goupille alors que le candidat Eren, ex-FN, a lui aussi réalisé un gros score au premier tour. Puis en seconde partie d'émission, c'est Sacha, que je recevrai ici même sur ce plateau. Militante écologiste, active dans un jeune collectif appelé Dernière Rénovation. Ce dernier a fait beaucoup parler de lui, notamment avec l'action d'Alizé récemment, cette jeune femme qui s'est attachée le cou sur un filet du Roland-Garros vendredi 4 juin dernier.
We have 1028 days left. En français, il nous reste 1028 jours. Était le message inscrit en gros sur son t-shirt à ce moment-là. En référence au dernier rapport du GIEC publié en avril dernier, plus alarmant que jamais. Une semaine plus tard, soit le week-end dernier, le collectif écologiste remettait le couvert. Toujours dans l'ouest parisien, dans les beaux quartiers de la capitale. Cette fois, il s'agissait de bloquer le pont de Neuilly entre Paris et la Défense. Des militants sont allés jusqu'à se coller une main sur la route pour éviter d'être évacués par la police. J'y étais pour un live, pour le live Twitter du Média. A retrouver, bien sûr, Henri Pley.
Sacha faisait partie de cette action où 9 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue par la police. Action qui aura déclenché une vague de violences verbales et même physiques chez certains automobilistes contre les manifestantes et manifestants qui réclament du gouvernement des actions politiques concrètes sur le terrain écologique. On reviendra avec elles sur l'action, mais surtout sur le fond du propos tout à l'heure. Mais avant de recevoir mes invités ce matin, vous le savez, place à la traditionnelle revue des unes de presse du jour. C'est à l'heure de la titrologie. Et on commence cette titrologie avec les unes des principaux journaux nationaux.
La majorité absolue de Macron menaçait l'abstention à un niveau record. Titre ce matin, Le Monde. Le quotidien détenu en partie par Xavier Niel met en une une carte de France détaillant les résultats par couleur de chaque circonscription. Dans ces colonnes, les journalistes du Monde reviennent sur les résultats du premier tour des législatives où la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale et la majorité présidentielle sont au coude à coude avec une petite avancée pour l'union des gauches. Cette dernière qui bouscule Macron, peut-on lire en page 2.
C'est surtout la première fois sous la Ve République que le parti du président de la République n'arrive pas en tête aux législatives dans la foulée de l'élection présidentielle, voire recule entre les deux scrutins, observe Solène de Royer. Tandis que quelques pages plus loin, un autre journaliste rappelle la percée historique du RN, ex-FN, qui peut espérer présider un groupe de députés à l'Assemblée nationale. Chose qui serait inédite depuis 1986 et qui prouverait, selon Le Monde, l'ancrage du parti d'extrême droite. Seul fait indiscutable, l'abstention record, au plus haut sous la Ve République, avec près de 53% des inscrits qui ne se sont pas exprimés.
Un gouffre démocratique dans lequel il semble que nous nous enfonçons élection après élection. Barrage contre le RN, Macron tortille du front, titre Libération ce matin. Affichant un grand dessin de coco, illustrant Emmanuel Macron, le regard vide et inquiet, à la fois cerné aussi, prenant des médicaments et présentant une excroissance sur le haut du front en forme de bonnet phrygien. Je décris puisqu'on les écoute parfois aussi sans l'image.
Libé a choisi de faire focus sur l'ambiguïté de la Macronie, renouvelée au pouvoir exécutif grâce au vote des électeurs et électrices de gauche, mais qui aujourd'hui peine à prendre une position claire dans les circonscriptions où l'ANUPS, la gauche, fait face à l'extrême droite. Les journalistes du quotidien de centre-gauche décrivent, je cite, des éléments de langage laborieusement calés par les poids lourds de la Macronie dans les médias hier matin. En effet, après une soirée de dimanche nauséabonde sur le sujet, il faut le dire, ils ont fini par marteler hier, je cite, pas une voix pour le Rassemblement national. Mais dans les faits, pas question d'appeler à voter pour l'ANUPS.
Amalgamant volontairement les gauches unies avec l'extrême gauche, pourtant absente de l'ANUPS, pour mettre mieux tout ça en fait dans le même panier des extrêmes. C'est vrai qu'après tout, Mélenchon, Le Pen et Zemmour séduit pareil au même, foutaise, mais c'est bien ce que Elisabeth Borne assume de laisser entendre. Tous se valent, les raisonnables, ce sont eux, bien sûr, vivement dimanche. Du côté de l'humanité, sa titre, « Le score de l'ANUPS affole la Macronie ».
Le journal d'inspiration communiste parle de sanctions pour qualifier la situation délicate de la Macronie aux législatives et dénonce une stratégie de la peur, pour les citer, grossièrement mise en place par le camp présidentiel pour faire face au bloc populaire mené par Jean-Luc Mélenchon. « Il y a différentes manières de gérer une gueule de bois. Pour son lendemain de cuite électorale, le camp présidentiel a opté pour l'agressivité et la mauvaise foi », écrit Cyprien Cadéo pour l'UMA en ce mardi 14 juin. Rappelant que le combat contre l'extrême droite n'est pas un principe à géométrie variable, pour le citer. Emmanuel Macron, paniqué, prendrait-il les électeurs pour des idiots ?
Comment ces derniers vont-ils réagir dimanche au second tour et cuite de l'état du Front Républicain pour les prochaines échéances électorales après ce chaos qui aura répugné beaucoup de monde ? L'UMA se questionne, nous aussi. Du côté de la presse indépendante en ligne, je vous ai sélectionné 4 articles. On commence chez Reporters, le quotidien de l'écologie qui titre ici « On peut réussir à gouverner, à la NUPS, la victoire entrevue sans chanter ».
Ma consœur, Lauriane Cholet, signe un reportage qui nous emmène au cœur du QG de la NUPS dimanche soir à Paris, soirée à laquelle j'étais aussi présent pour le Média et que j'ai couverte sur Twitter en direct et aussi pour la contre-matinale de Théophile hier. Lauriane Cholet retrace la soirée entre rares militants et candidats présents. Elle a choisi plusieurs témoignages et déclarations qui donnaient le ton de la satisfaction, mais pas encore de grands cris de victoire. Un autre monde est encore possible, pour reprendre le slogan de la NUPS, pour la législative, mais le vieux monde s'accroche fortement à la barre. Et si l'ennemi dans cette affaire était d'abord l'abstention record ?
C'est en tout cas le sujet de préoccupation centrale dans l'article de Anissa Rami pour le Bondi Blog, son titre « Législative strike possible en Seine-Saint-Denis pour la NUPS ». La journaliste revient sur les résultats, bien sûr, du premier tour qui donne la coalition des gauches au coude à coude avec la majorité présidentielle repaptisée ensemble, tout en faisant un focus sur l'abstention avoisinant les 53 %, 52,3, et qui serait la plus haute sous la Ve République. Le département situé au nord-est de Paris abrite pourtant la plupart des très hauts scores de la NUPS, tendance LFI pour être plus précis.
Alexis Corbière a été élu dès le premier tour avec quasi 63 % des suffrages exprimés dans sa circonscription. Mais l'heure n'est pas à la fête. Malheureusement, le département qui concentre nombre de communes dites populaires affiche un sombre record, 61,1 % d'abstention. Et pour Jean-Luc Mélenchon, explique la journaliste du Bondi Blog, c'est là que se trouve la réserve de voix en faveur de la gauche réunie. Notamment chez les jeunes, bien trop absents du premier tour, qui peuvent donc tout faire basculer pour le second. Front républicain, les macronistes font barrage à la dignité. C'est le titre de l'article d'Hélène Salvi pour Mediapart ce lundi 13 juin.
Au lendemain du premier tour des législatives, la journaliste de Mediapart n'y va pas de main mortre pour aborder le sujet. Je la cite. « En duel face à l'ANUPS, dans bon nombre de circonscriptions, la majorité d'Emmanuel Macron renvoie dos à dos l'extrême droite et la gauche unie, à grand fort d'outrance et de mauvaise foi, au mépris des principes, de l'histoire politique et de tout ce qu'elle prétendait défendre pendant la présidentielle. » Fin de citation.
En effet, on se souvient toutes et tous des sorties médiatiques des cadres et élus La République En Marche qui, entre les deux tours de la présidentielle, venaient draguer l'électorat de la gauche ayant massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles. Richard Ferrand avait même parlé de valeurs communes pour le citer avec le leader insoumis avant de changer radicalement de ton aujourd'hui, comme toute la Macronie qui a été largement critiquée sur son ambiguïté durant toute la soirée de dimanche et encore hier.
Hélène Salvié plante le décor de la situation entre nuance et outrance et en effet de l'outrance il en a à revendre dans la majorité présidentielle qui ose toutes les horreurs pour tenter de sauver les meubles face à une gauche unie qui gagne du terrain en répondant aux aspirations ou en tentant de répondre aux aspirations de la population. De quoi se remettre en question ? Konini, les macronistes et apparentés sont parfaits, voyons, et ils comptent bien nous le marteler à coup de lois sécuritaires et de propagande médiatique s'ils parviennent à garder tous les pouvoirs dimanche soir prochain. On termine avec Street Press qui titrait hier un tout autre sujet.
Il fuit l'Ukraine où il vivait depuis 30 ans mais la France refuse de les accueillir. Maya Elbouddrabi raconte l'histoire d'arméniens ayant fui la guerre dans leur pays il y a 30 ans pour s'installer en Ukraine et fuit cette fois l'invention russe. Mais pour obtenir l'asile en France, il faut être de nationalité ukrainienne. Les réfugiés arméniens risquent donc l'expulsion comme des centaines d'autres exilés non-ukrainiens mais venus d'Ukraine où étaient leurs vies depuis de nombreuses années.
La journaliste de Street Press a recueilli plusieurs témoignages qui dressent le décor gris et parfois tragique de cette situation rocobolesque et inhumaine, disons-le, comme celui d'Hermine et Tatule qui disent regretter d'avoir atterri en France pour les reprendre. Eux qui souhaitent juste continuer une vie normale avant de repartir en Ukraine. Ils racontent qu'en Pologne, ils n'ont pas eu vraiment le choix. Qu'on y dispatchait les réfugiés dans des bus, que l'un d'entre eux allait en France et qu'on leur avait certifié qu'il n'y aurait aucun problème. C'était sans compter sur le dispositif légal européen qui vient trier les exilés humains selon leur nationalité.
Mais non, rassurez-vous, le projet européen actuel n'est pas qu'un vaste marché financier. Il y a tout un pan de progrès social, reste juste à le trouver. Voilà pour notre traditionnelle titrologie et mon chat dans la gorge qui ne veut pas partir. Comme chaque fois, la titrologie n'est pas exhaustive, bien évidemment. N'hésitez pas à faire vos retours et critiques utiles dans les commentaires. Nous aimons les lire. Retrouvez par ailleurs les liens de ces articles cités aujourd'hui en description de la vidéo YouTube. Vous êtes toujours en direct sur le média pour cette 155e édition de la Contre-matinale. Et il est 8h14 et c'est le moment de recevoir mon premier invité.
Premier invité présent avec nous grâce à la vidéo à distance. Il s'agit de Noé Gauchard, 22 ans, ex porte-parole de Youth for Climate, qui s'est donc récemment engagé en politique et qui est aujourd'hui candidat NUPS dans la sixième circonscription du Calvados au sud-ouest de Caen pour être plus précis. Une candidature remarquée en partie par le duel qui l'oppose à la première ministre Elisabeth Borne. Cette dernière est en tête du premier tour avec 34,32% des suffrages exprimées. Le candidat des gauches réunis, lui, est second avec 24,53% des voix, juste devant Jean-Philippe Roy, lui, candidat RN, qui a réalisé un score important de quasiment 22%.
Qualifié de jeune bambin soumis par un membre de la majorité juste avant le premier tour, le candidat de la NUPS attend toujours de pouvoir débattre avec la première ministre qui semble botter en touche. Bonjour Noé Gauchard, merci d'être avec nous ce matin. Merci de me recevoir. Avec plaisir. Alors, le premier tour est passé, on n'est plus dans le show, on a un peu de recul maintenant. Vous avez même repris la campagne. Avez-vous pris le temps de fêter quand même votre score dimanche soir ?
Oui, bien sûr, puisque c'est un score très honorable. Il faut savoir que dans cette circonscription, c'est le RN qui se qualifiait en 2017 au second tour. Il faut savoir également que Mme Borne fait un score qui est moins élevé que prévu. Elle fait un score qui est moins élevé que le député LREM au premier tour il y a cinq ans. Donc, quand je vois qu'elle est largement en tête, je pense que non. La dernière fois, le député sortant faisait plus de 37% et le second était à 14%. On n'est pas du tout dans la même configuration. Je pense que c'est de très bonne augure pour nous par rapport au deuxième tour.
Alors, je disais, vous avez repris tout de suite votre campagne. Il n'y a pas beaucoup de jours. Ça se termine vendredi soir. Comment, sur le terrain, ça se passe ? Quels retours vous avez des militants et des gens ?
Tout à fait. Effectivement, on était déjà, dès hier, présents sur le terrain. Les gens sont enthousiastes, en fait. C'est-à-dire qu'hier, on était en porte-à-porte. Et on voit beaucoup de gens qui me reconnaissent et qui savaient les résultats de dimanche et qui, peut-être, n'avaient pas voté au premier tour pour certains, mais décidaient d'y aller au second parce qu'ils se disaient, là, il y a un vrai enjeu. Là, il y a une possibilité. Et donc, moi, je compte aussi là-dessus. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens qui se sont abstenus au premier tour parce qu'ils ne pensaient pas que c'était possible de gagner.
Et là, ils voient avec les résultats de ce premier tour que, oui, c'est faisable. Et que, donc, ils vont se mobiliser pour le deuxième.
Alors, terrain sur lequel vous avez croisé plusieurs fois la Première Ministre. On regarde un petit magnéto et on revient juste après.
On fait des échanges. On fait des échanges, je l'ai déjà eus. Oui, mais nous aussi. On nous a croisés. Bon, alors, vous n'avez pas voulu venir sur France 3, finalement ? Vous êtes allé quand même le lendemain. En tout cas, hier, vous étiez sur France 3 jeudi soir. Non, je suis allé ici en France 3 national. D'accord. C'est dommage, quand même. Pas de problème. Bah, quand c'est, alors ? Bah, la semaine prochaine, je pense. Ah, c'est prévu ? Ah, moi, ils m'ont dit qu'ils n'auraient pas le temps d'en organiser. Ils n'ont pas le temps ? Non. Après, on peut se mettre d'accord pour en organiser. Moi, avec plaisir. Pour débattre d'idées, c'est quand même mieux que s'affronter sur les marchés.
Je ne crois pas qu'on soit en train de s'affronter. Non, on ne s'affronte pas, mais en tout cas de discuter. C'est quand même mieux, voilà, de débattre du fond. Surtout qu'on n'est pas d'accord, il faut le dire. Non, je ne pense pas. Non, effectivement. Effectivement, on verra dimanche prochain. Bonne journée.
Bonne journée. Au revoir.
Alors, on vient de voir dans cet extrait-là récent, vous voir, lui reprocher son absence à un débat organisé sur France 3. Débat d'ailleurs auquel le candidat Eren était aussi lui parti parce que la candidate de la majorité présidentielle était, elle, absente. Alors, en effet, elle se disait indisponible, mais vous ne semblez pas la croire apparemment. Pourquoi fuirait-elle un débat de fond, selon vous ?
Elle se disait indisponible, mais en réalité, une de ses excuses au dernier moment, c'était de dire qu'elle préférait passer du temps sur le terrain, elle l'a dit, dans ma circonscription, alors que bon, je pense qu'elle a découvert cette circonscription il y a très peu. Non, je pense qu'elle ne vient pas débattre. Elle fait la technique Macron pendant la présidentielle, c'est-à-dire si on ne débat pas, il n'y aura pas de campagne, on ne pourra pas débattre du fond et les gens nous reconduiront sans aucun problème.
Je pense qu'elle n'assume pas son bilan, qu'elle a peur de le défendre, et qu'elle sait que ses propositions ne tiennent pas la route face à nous, qui avons un programme construit, clair, chiffré, avec 650 mesures. Quand on a face à nous un bilan de casse sociale, un bilan de casse écologique catastrophique, et des gens qui n'ont pas de programme, mais une idée vague de comment ils vont continuer à détruire le service public, je comprends qu'ils n'aient pas très envie de venir en débattre sur les plateaux. Forcément, que ce serait difficile de tenir la route.
Donc voilà, je me suis permis de lui rappeler qu'elle fait des petites mises en scène où elle est au contact des gens, mais elle oublie quand même qu'une élection, ce n'est pas un plébiscite entre des gens et une personne, il y a aussi des adversaires politiques, il y a aussi des idées qui s'affrontent, il y a aussi des gens qui ne sont pas d'accord, et il faut aussi aller les voir, ces gens-là.
Elle se disait d'ailleurs pas d'accord avec vous, elle l'assumait finalement. Est-ce que là, vous l'avez proposé dans cet extrait-là d'un débat organisé, vous avez des nouvelles ?
J'ai des nouvelles de France 3 qui veut organiser un débat, mais on n'a pas de nouvelles de sa part, pour l'instant.
Alors, je rappelle, vous vous êtes qualifié au second tour avec 24,53% des suivrages exprimés, c'est-à-dire, pour être précis, 11 786 voix. 10 points devant vous, il y a Elisabeth Borne avec 16 491 voix, mais juste derrière, il y a le candidat Eren qui a recueilli lui quasi 11 000 voix. Quelle est votre stratégie pour l'emporter dimanche prochain face à Elisabeth Borne ? Et quelles réserves de voix vous voyez peut-être chez les candidats qui ne sont pas qualifiés au second tour ? Et peut-être, on l'a cru comprendre dans l'abstention aussi.
Vous savez, il y a à peine 5 000 voix d'écart entre Elisabeth Borne et moi, c'est très peu. Et il y a eu près de 50% d'abstention dans la circonscription. Donc, il y a une part de la population mobilisable. Et moi, j'appelle tout le monde, c'est-à-dire que j'appelle toutes les personnes qui n'auraient pas voté pour moi au premier tour à se mobiliser derrière ma candidature, parce qu'il y a un message très fort à envoyer au niveau national. Il y a un message symbolique qui est de dire, nous n'acceptons pas la politique d'Emmanuel Macron. Nous ne voulons pas de cette première ministre parachutée dans notre circonscription. Elle ne va pas nous représenter.
Elle ne chiagera pas à l'Assemblée nationale. Elle oubliera la circonscription à peine élue pour repartir à Matignon. Nous n'en voulons pas. Et nous envoyons un message très fort au niveau national en refusant la politique d'Emmanuel Macron sur le territoire et donc en faisant démissionner cette première ministre. Et donc, moi, j'en appelle à toute la population. Et j'ai envie d'envoyer un message aujourd'hui particulièrement aux jeunes, à la jeunesse. Vous savez, moi, j'ai 22 ans. Voilà, c'est la toute première fois que je rentre dans le milieu politique. Je découvre aussi un peu. Et j'ai envie de dire à ces jeunes-là, c'est vous qui avez tout intérêt à faire changer les choses.
C'est vous qui avez tout intérêt à voter. et donc, allez-y, allez-y parce que ça ne coûte pas grand-chose et que si on perd, on perd et on en reste là. Mais si on gagne, alors là, tout change, tout est chamboulé et il y a énormément de choses à faire. Donc, j'implore les jeunes de se déplacer dimanche prochain parce que c'est eux qui ont le plus intérêt à ce que les choses changent et c'est eux qui peuvent faire basculer le scrutin sans aucun doute.
C'est intéressant que vous rappeliez votre âge, 22 ans. C'est aussi l'âge de ma prochaine invitée qui est encore activiste pour le climat. C'était votre cas il y a encore quelques mois de ça. Qu'est-ce qui vous a, là, finalement, encouragé à passer de l'autre côté, finalement ? Et qu'est-ce qui change, en fait, en tant que candidat aujourd'hui ? Vous militez différemment ? Comment c'est, la différence ?
Oui, tout à fait. Alors, je n'étais pas porte-parole de Youth for Climate puisqu'on est un mouvement horizontal. Il n'y a pas de représentant officiel. Mais je suis toujours activiste pour le climat, c'est-à-dire que c'est une autre manière de le faire. Je n'ai pas quitté le mouvement climat en me disant que ça ne servait à rien, que ça n'avait pas d'aboutissement. Au contraire, je pense que c'est extrêmement utile et encore plus aujourd'hui. Des actions comme celles de l'invité que vous recevrez après sont essentielles.
Simplement, je suis persuadé, et ça, c'est en mon fort intérieur, je parle au nom d'aucun mouvement et d'aucune structure, mais c'est mon avis personnel qui est que nous avons besoin des deux pour fonctionner. Nous avons besoin de mouvements sociaux qui portent des thématiques, qui portent des combats, mais qu'ils s'épuiseront tant qu'on n'aura pas un relais au pouvoir de ces questionnements-là. Et inversement, un pouvoir qui serait de gauche ou écologiste n'aurait aucun pouvoir s'il n'était pas accompagné derrière pour les mouvements sociaux. Et donc, on a besoin de ce lien-là entre les deux. Et donc, effectivement, on m'a proposé et je me suis dit, voilà, c'est le moment.
Je sentais aussi cette année précisément l'urgence, l'urgence sociale, l'urgence écologique, l'urgence économique auxquelles nous faisons face et qu'il fallait absolument changer les choses dans cette élection présidentielle et dans ces élections législatives ensuite. Et donc, c'est pour ça que personnellement, je me suis engagé, mais je suis toujours fidèle aux valeurs et aux combats que je défendais auparavant et que je continuerai de défendre sans aucun doute.
Alors, juste avant, je rappelais le score du candidat RN Jean-Philippe Roy dans votre circonscription. Alors, RN qui tient un discours calibré aussi autour de propos sociaux et ce targ de répondre aussi, comme l'ANUPS, même parfois, comme la Macronie, aux attentes de la population. Marine Le Pen disait dimanche soir que la France, je cite, n'est ni une salle de marché, ni une ZAD, fin de citation. Que pourriez-vous lui répondre ce matin ? Et que dites-vous éventuellement aux électeurs et électrices du RN de votre circo ?
Déjà, je ne sais pas s'il y a besoin de répondre à des propos qui sont aussi caricaturaux que ceux-là. La question, ce n'est pas d'imposer une ZAD. La question, c'est de mettre en place notre programme. Et notre programme est un véritable programme social. Et je pense que c'est ça qui compte et que toutes les esbrouffes autour, elles n'ont pas tellement de sens. Il faut que les gens se posent réellement la question en allant voter. C'est qui des deux, puisque nous ne sommes plus que deux dans ma circonscription, qui des deux va avoir le programme le plus social ? Est-ce que c'est celle qui a cassé la réforme de l'assurance chômage ? Est-ce que c'est celle qui a détruit la SNCF ?
Est-ce que c'est celle qui n'a rien fait pour les ménages les plus pauvres ? Qui n'a rien fait pour l'écologie, par exemple, en termes de rénovation énergétique des logements individuels des personnes les plus précaires ?
Ou alors, est-ce que c'est un candidat qui est jeune, qui est un candidat citoyen et qui, surtout, est le représentant dans la circonscription d'un programme clair, construit, chiffré et qui a des mesures sociales très fortes, comme le SMIC à 1 500 euros, comme la retraite à 60 ans, comme l'allocation étudiante de 1 063 euros par mois, comme le minimum retraite à 1 100 euros, toutes ces mesures sociales d'urgence qu'on va prendre, avec évidemment, entre autres, le blocage des prix dès notre arrivée au pouvoir, c'est ces choses-là qui sont des vraies mesures sociales. Tout le reste n'est que de la poudre aux yeux.
Et quand on voit comment Mme Borne répond aux habitants, que ce soit dans la rue ou que ce soit sur les plateaux radio, comme elle a pu faire avec cette personne en situation de handicap, on voit le mépris au pouvoir, on voit le manque d'empathie et on comprend d'un seul coup que ces mesures-là ne sont pas sociales. Donc, j'appelle les gens à faire un choix entre ces deux-là et à se dire que s'il y a bien un programme fondamentalement social et qui est au service de la population, c'est bien le nôtre.
Bien. Alors, la Macronie s'est aussi montrée ambiguë, vous l'avez suivie, j'imagine très précisément, pour les consignes de vote qu'il donnait, là où l'ANUPS faisait face au Rassemblement National. Alors, Elisabeth Borne, qui est en face de vous pour ce second tour, mais comme Jean-Michel Blanquer, renvoie dos à dos la gauche et l'extrême droite, tandis que l'ex-premier ministre Edouard Philippe, je le rappelle, agite la peur, encore hier soir, d'une France ingouvernable, ruinée comme le Venezuela, comme le raconte BFM hier soir. Qu'en dites-vous en tant que candidat NUPS ce matin ?
Moi, je trouve ça scandaleux, la manière dont la majorité, encore une fois, traite ce genre de problématiques. On est accusé par une bonne partie des macronistes qui disent qu'on vit dans l'ère de la fake news, mais ce sont les principaux producteurs de fake news dans le pays, c'est-à-dire que ce sont eux qui agitent les peurs dans tous les sens pour se faire réélire en permanence, ce sont eux qui agitent des arguments qui sont complètement fallacieux par rapport à leurs adversaires et qui, je le disais par rapport à Mme Borne, ne viennent pas ensuite en débattre.
Donc, elle peut dire tout ce qu'elle veut sur tous les plateaux télé de France en critiquant ses adversaires, tant qu'elle ne vient pas débattre du fond et des propositions, ça n'aura aucune valeur puisque ce ne seront que des paroles en l'air qui ne bénéficieront d'aucune contradiction, à savoir qu'en plus, en l'occurrence, ils sont faux et que donc ils en auraient besoin d'une contradiction.
Donc, je trouve ça assez scandaleux, la manière dont ils ont géré, mais je pense que ça prouve quelque chose et ça prouve qu'ils ont peur, ça prouve qu'ils se sentent en difficulté, ça prouve qu'ils sont en balotage relativement défavorable par rapport à la situation au niveau national et que donc ils cherchent tous les moyens possibles pour essayer de diviser la population face à eux et pour essayer de se faire réélire sans trop d'encombres. Et donc, créer ces divisions complètement artificielles entre les gens pour diviser finalement les classes populaires les unes contre les autres, ça leur permet d'avoir un matelas confortable de réélection.
Donc, moi, j'implore les gens de regarder les programmes, de regarder ce qu'on dit vraiment et ce qu'on propose vraiment et vous verrez à ce moment-là que notre programme est évidemment bien plus de votre intérêt que ce qui vous est proposé et que les caricatures qui ont s'en faites des deux côtés qui sont complètement fallacieuses et qui ne sont pas honnêtes dans un débat démocratique tel qu'on devrait l'avoir dans ce pays.
Bien, alors pour ma dernière question, j'aimerais revenir sur l'abstention, c'est-à-dire que vous en avez beaucoup parlé, vous mais aussi les autres candidats et candidats de l'ANUPS. Dans votre circo, à vous, c'est un électeur ou une électrice sur deux qui s'est abstenu dimanche dernier, soit près de 49% des inscrits sur les listes électorales. Premièrement, comment vous l'expliquez, cette abstention massive au premier soir ?
Je l'explique par énormément de facteurs, je l'explique par un désengagement de la politique de nombreuses personnes, on les croise, ils nous le disent, et je ne peux que les comprendre en réalité, c'est-à-dire que je suis d'accord avec eux quand ils nous disent la politique, on n'y croit plus, ils ont tous trahi. Il faut les comprendre, ils ont eu trois mandats successifs, prétendument de trois tendances politiques différentes, que ce soit Sarkozy, Hollande et Macron, et au final, ils se sont rendus compte que c'était la même politique qui est appliquée. Donc derrière, c'est difficile de passer, de dire, regardez, je vous promets qu'on ne va pas faire la même chose.
Et pourtant, c'est la vérité, on est les seuls dans toute l'histoire à avoir un programme aussi solide et aussi travaillé, et je peux vous dire que si on a travaillé autant pour avoir un programme, ce n'est évidemment pas pour le jeter à la poubelle dès qu'on arrivera au pouvoir. Donc non, on sera sérieux, on appliquera notre pouvoir, et qu'est-ce qu'on leur dit aussi ? Moi, je leur dis des choses comme le mandat révocable, des choses qui peuvent donner confiance en la personne qu'on élit, parce qu'on dit que si on ne respecte pas nos engagements, vous pouvez faire un référendum et décider de renvoyer chez lui la personne que vous avez élue.
Donc voilà, on fera de la politique autrement, mais il y a cette première chose qui motive l'abstention, qui est le dégoût de la politique, et qui malheureusement est tout à fait compréhensible. Et puis la deuxième chose, moi j'impute cette responsabilité à l'État.
L'État qui, aujourd'hui en tout cas les gouvernements, qui comme je le disais, agitent des peurs, qui disent que cette élection législative est gagnée d'avance pour la majorité, qui incitent finalement les gens à rester chez eux, qui ne font aucune campagne d'inscription sur les listes électorales, qui ne font aucune campagne sérieuse d'appel au vote, qui ne font aucune sensibilisation chez les jeunes sur l'importance du vote, qui ne font aucune sensibilisation dans les quartiers populaires ou dans les milieux plus ruraux où les gens ne vont pas toujours voter. Il y a une importance cruciale à faire tout ce travail-là.
Évidemment que c'est le gouvernement qui a les moyens de faire ce travail, et donc c'est à lui en premier lieu que revient la responsabilité aujourd'hui de ne pas le faire. Mais on mène également ce travail, vous savez on a des caravanes qui ont sillonné tout le pays pendant la campagne présidentielle.
C'est essentiel de faire ce travail de terrain, parce que je pense qu'il explique en partie, comme je vous le disais, l'abstention de ce dimanche, et qu'il va falloir absolument combler, parce qu'on le sait, si les gens votent, alors ça nous est favorable, alors ça nous est favorable aux mesures sociales, parce que les classes populaires aujourd'hui, elles sont bien plus nombreuses que les dirigeants fortunés, qui eux votent, et qui eux décident de la politique du pays, et que si d'un seul coup tout le monde se réveille et tout le monde décide d'aller voter, alors notre pouvoir il est immense à ce moment-là.
Alors si, bien sûr, on révolutionne tout, mais ma dernière question c'est là-dessus, comment vous allez mobiliser ces personnes-là qui ont des raisons valables et fortes de ne pas se mobiliser, parce que plus de croyances, vous l'avez bien résumé à l'instant, parce que votre réserve de voix est principalement là. Oui, mais parce qu'en fait,
quand on discute, et j'en ai déjà convaincu 3 ou 4 personnes hier en porte-à-porte, de gens qui n'allaient pas voter depuis 5 ans, et qui là ont compris l'enjeu de le faire, et en fait, il suffit d'aller plus loin que ce que les médias mettent en avant, je ne parle pas de vous en l'occurrence, mais de tous les médias qu'on peut qualifier de traditionnels, qui ne vont jamais dans la profondeur des sujets, qui ne vont jamais dans le fond concret des mesures, qui sont en permanence dans la caricature et dans le balayage, et quand on va creuser plus loin, les gens se rendent compte de leur intérêt à aller voter.
Et c'est comme ça qu'on réussit à motiver les gens, parce que ce n'est pas une question de volonté en fait, c'est une question de voir ou pas l'enjeu du scrutin, et c'est à ce moment-là qu'on décide de se mobiliser. Si on se dit, qu'est-ce que ça me coûte, et qu'est-ce que j'y gagne ? Et quand on arrive à montrer qu'est-ce qu'on y gagne, en gagnant cette élection, alors là, d'un seul coup, oui, les gens ont envie de se déplacer, oui, les gens ont envie d'aller voter, et donc c'est ce travail-là qui est essentiel de faire, c'est de dire, vous êtes les personnes dans le pays qui ont le plus intérêt à ce que ça change. Bernard Arnaud, il va voter pour préserver ses intérêts actuels.
Les grandes fortunes, elles vont voter pour préserver leurs intérêts, et donc elles votent en l'occurrence pour Emmanuel Macron. Vous, vous êtes du peuple, vous ne gagnez rien, et vous avez tout intérêt à ce que les choses changent, parce que nous, tout ce qu'on propose, c'est pour aller dans votre intérêt, dans notre intérêt à toutes les personnes qui ne sont pas les classes dirigeantes de ce monde. Et donc, et quand je parle de classe dirigeante, je rappelle, notre programme, il est tout à fait favorable au TPE, au PME, il n'y a aucune opposition qu'on fait entre toutes les personnes des classes moyennes et des classes populaires.
La question, c'est les ultra-riches de ce monde, et je pense que vous allez en parler dans la deuxième partie de l'émission. Donc voilà, c'est ça qu'on dit, c'est-à-dire, vous avez tout intérêt à ce que ça change, ça ne coûte pas cher d'aller voter. Dans l'isoloir, vous êtes à égalité avec Xavier Niel ou avec Bernard Arnault. Votre bulletin de vote a la même valeur une fois que vous le mettez dans l'urne. Donc il faut y aller, parce qu'on peut vraiment changer les choses.
Eh bien, merci beaucoup, Nové-Gauchard, d'avoir répondu présent à mon invitation ce matin. Alors, je rappelle que vous êtes candidat pour la NUPS, Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale, en ballotage qualifié pour le second tour des législatives dans la sixième circonscription du Calvados. Eh bien, merci, bonne campagne et bonne journée. Merci beaucoup, bonne journée. Il est 8h32, nous sommes toujours en direct sur le Média, et c'est l'heure de la seconde partie de l'émission, l'heure de la dernière heure. Alors, ils étaient.
Il était une poignée samedi dernier, à peine une dizaine, mais ont déclenché un tsunami de réactions, insultes, violences, mais aussi soutien et encouragements des militantes et militants du tout jeune collectif de résistance et de désobéissance civile, dernière rénovation, avait décidé de bloquer le pont de Neuilly entre Paris et la Défense. Objectif, exiger du gouvernement qu'il agisse concrètement sur le plan écologique. Pour le Média, j'étais sur place afin de couvrir l'action en direct vidéo à voir ou à revoir sur Twitter. La police, pardon, rapidement est venue sur place pour procéder à l'arrestation de 9 personnes.
7 d'entre elles sortaient de garde à vue dimanche, en fin de matinée à Neuilly. J'y étais pour recueillir les principaux témoignages à chaud. À ce moment-là, on écoute et on se retrouve juste après avec Sacha, militante du collectif, qui répondra à mes questions.
Moi, j'ai participé hier à l'action de blocage sur le pont de Neuilly. L'opération s'est déroulée vers midi, midi et demi. Enfin non, à 11h30, on a été embarqués à midi et demi. C'était plutôt une belle opération, en fait. Il y a eu pas mal de réactions. Le souvenir que j'en garde juste, en tout cas spontanément, c'est qu'il y avait, je pense, autant de conducteurs énervés d'être en retard pour aller chercher leurs enfants ou pour aller à la crèche que de gens qui étaient quand même en train de nous dire ce que vous faites, c'est quand même énorme, quoi.
23h de garde à vue, presque 24h, c'est votre première fois ?
Oui, c'est la première fois que je me retrouve en garde à vue. Oui, j'ai... Première fois, oui. On m'avait décrit ce que ça serait et là, je l'ai vécu, voilà. Pareil, première fois en garde à vue. J'étais pas connue des services de police. Non, alors c'est pas ma première garde à vue. Mais je dois dire que celle-ci, c'est la plus courtoise et la plus agréable qu'on peut imaginer. Curieusement, j'ai pas vraiment eu peur. En fait, la peur, je l'ai éprouvée pendant l'action, mais là, non, non. Je pense que c'est contrebalancé avec ce qu'on a fait sur l'action. Ce qui comptait, c'était vraiment l'action.
Donc, peu importe le temps qu'on restait en garde à vue, pour nous, c'est ce qu'il fallait faire. Pour moi, en tout cas. La procédure est longue. Elle est un peu pénible parce que très administrative. Et je pense que tout le monde avait juste une envie au commissariat, c'est qu'on sorte vite parce qu'ils avaient besoin de la place dans les cellules.
Là, on me dit qu'un des policiers, un des EPJ a souhaité vous garder plus longtemps que nécessaire en garde à vue. Est-ce que vous confirmez ?
Rien n'est officiel. Il y a effectivement, il y a un moment donné, on nous a plus ou moins fait entendre qu'on partirait dans la journée. On s'est retrouvés à faire la journée entière. Et bon, on a cru comprendre. Mais rien d'officiel, tout est à demi-mot. Mais effectivement, je pense que c'est vrai. Je pense qu'un magistrat a été sollicité. Ça n'a pas plu à... Je ne sais pas à qui ici au poste de police et donc on a recité l'habit d'un deuxième magistrat. Mais tout ça, c'est des ondits. Il n'y a rien de sûr.
Bien. Et peut-être dernière chose, là, vous êtes sorti de 24 heures de garde à vue. Vous avez plus de petit T. Vos collègues sont attendus devant le poste pour vous accueillir. Sur cette action-là, sur cette façon de vous investir, on vous regarde. On vous suit. Vous êtes des militantes et des militants. Là, il y a plein de gens qui ont peur d'aller manifester, qui ont peur aujourd'hui des répercussions de la garde à vue. Un mot pour eux, pour elles. Non, je pense que c'est quelque chose qu'il faut pouvoir évaluer.
C'est une expérience qui n'est peut-être pas sympathique, mais qui nous crée peut-être du lien dans notre collectif. Mais c'est quelque chose qui est vraiment... Il ne faut pas être des super-héros pour le faire. Ce qui compte, c'est qu'il y ait des répercussions médiatiques. C'est alerter la population, alerter le gouvernement, pourquoi pas ? Voilà, c'est ça le but de l'action. Donc, ce n'est certainement pas une seule action qui fera bouger les lignes. Au fond, ça fait 10 ans que je fais des films écolo et peu de choses bougent. Donc, c'est vrai que j'ai tendance à penser qu'il faut passer une vitesse maintenant supérieure.
En fait, c'est plus un mode opératoire qu'a choisi les dernières rénovations. C'est-à-dire, derrière cette sensibilisation où tout le monde effectivement est concerné, on peut se demander quel est le lien entre arrêter des voitures et demander la rénovation thermique, mais c'est alerter et que les gens prennent conscience qu'il y a des gens comme nous qui se mettent en danger pour le faire, qui prennent même le risque que la garde à vue et que les idées commencent à s'aimer, à s'égriner. Mais ça ne vaut qu'effectivement s'il y a répétition.
Et la deuxième chose, c'est que je pense qu'aujourd'hui, quand on a 22 ans, ce qui n'est plus mon cas, ou 20 ans, et qu'on a le sentiment que finalement, personne n'écoute personne, il n'y a aucun respect finalement des engagements politiques, des engagements d'idées. C'est vrai que quand on a le sentiment qu'on nous ment en permanence, je ne vois pas tellement ce qu'on peut faire d'autre que de se retrousser les manches et de se dire bon, maintenant, on y va. Donc ça veut dire qu'on est obligé de bloquer, d'empêcher, de faire pression. Qu'est-ce qui reste comme moyen autre que ça ?
Quelque part, c'est comme si on était dans un monde de fous où tout le monde est d'accord mais rien ne se passe. Oui, c'est ça. Si nous, on a pu le faire, je pense que d'autres personnes le peuvent aussi. Il faut se rappeler l'urgence de la situation. Et face à ça, comment on peut agir à notre niveau ? On s'inscrit dans un mouvement de désobéissance civile. Donc l'idée, c'est que quelques-uns commencent et qu'ensuite, d'autres prennent la suite pour que, effectivement, je ne sais pas si c'est vrai, mais que le fameux chiffre de 3-5% de la population soit stabilisé pour qu'effectivement, les idées passent et soient adoptées.
Donc c'est un long chemin et effectivement, venez tous, rejoignez-nous.
Et je reçois sur ce plateau Sacha, qui a le temps de s'installer pendant les 4 minutes du Magnéto. Bonjour Sacha. Merci d'avoir accès à la invitation ce matin.
Merci à vous.
Alors, on vient de voir les réactions à chaud de vos camarades militants à la sortie de 23h de garde à vue ce dimanche après qu'ils aient bloqué le pont de Neuilly samedi 11 en essayant de prendre du recul. Je ne sais pas si vous pouvez en prendre de là où vous êtes. Quel regard vous portez sur tout ça, finalement ? C'est vaste comme question.
Ouais, wow.
Sur la situation, sur l'action, sur...
En fait, c'est ça, le cœur de ce qu'on fait, c'est que... Là, du coup, ils parlaient de la garde à vue, en fait, ça va beaucoup plus loin de ça, c'est qu'aujourd'hui, c'est par la perturbation et par la résistance civile qu'on va faire réagir notre gouvernement et en fait, la sensibilisation, on l'a déjà faite. Les gens, ils le savent, enfin, les politiques le savent et aujourd'hui, ce qu'on fait, c'est pour créer une réaction du gouvernement et qu'il y ait vraiment des choses concrètes qui se passent.
Oui, oui, on le comprend bien. Alors, vous parlez d'action, il y a aussi un message, enfin, d'abord, je pense principalement et d'ailleurs, quelle est-il ? Quelle est la revendication, les revendications peut-être plus précises, politiques de Dernière Rénovation ?
Du coup, Dernière Rénovation a décidé de faire campagne pour la demande, pas forcément la plus sexy dans l'idée, mais qui est la rénovation énergétique des bâtiments qui est une mesure phare en fait de la Convention citoyenne pour le climat qui est juste en fait, en isolant les maisons, tout le monde gagne et on peut aller un peu plus en profondeur sur pourquoi la rénovation énergétique des bâtiments, mais aujourd'hui, ça va réduire les gaz à effet de serre, ça va réduire notre consommation d'énergie, ça va créer des milliers d'emplois pour rénover, ça va alléger le portefeuille des Français, donc ça va augmenter leur pouvoir d'achat et ça va aussi, mine de rien, aider le gouvernement parce qu'aujourd'hui, il y a des personnes qui sont malades en fait parce qu'ils vivent dans des logements insalubres et ça permettra au gouvernement de faire des économies de 10 milliards par an.
Donc, c'est juste la mesure phare.
C'est une mesure mais mille répercussions quoi.
C'est incroyable. En fait, si on n'est même pas capable de gagner ce genre de combat qui est la rénovation énergétique au gouvernement, on ne peut pas, c'est juste, il faut commencer quelque part et celle-ci, c'est la meilleure.
Bien, donc on a compris, c'est assez clair. Alizé, pour parler d'elle rapidement, Alizé qui est votre collègue, auteur de l'action à Roland-Garros, disait récemment sur BFM TV ceci, on regarde.
Quand ça s'est passé vendredi dernier, vous avez senti quelle réaction dans les tribunes ? Les UU, je ne sais pas comment on l'appelle, les UU. Vous avez été UU, qui sont encore en moi. J'étais très concentrée à ce moment-là, j'ai juste ressenti beaucoup de tristesse sur un message que j'ai essayé d'amener qui n'est pas forcément entendu et juste de me rendre compte que la plupart des personnes se sont levées pour me filmer juste parce que c'était un événement à avoir dans leur téléphone. Mais ce n'était pas quelque chose pour eux de très important. Ils ne se sont pas levés pour venir en résistance civile, ils se sont juste levés pour filmer.
Alors une semaine plus tard, j'étais présent sur le pont de Neuilly avec vous pendant toute la durée de l'action en direct sur le Twitter du Média. Beaucoup d'automobilistes étaient en colère, agressifs et virulents envers vous, physiquement parfois, avec les activistes. Alors on regarde quelques images, on revient juste après. Les fléchissaires, c'est n'importe quoi. On a besoin de ça, là-bas. On a tous des problèmes,
on ne fait pas bloquer les autres. Vous avez déclaré votre manifestation ? Oui, on a prévenu la police. Ici, ici, tout le monde. Non, non, on n'a pas déclaré, mais on a prévenu la police avant de commencer. Vous avez déclaré ? Allez, sortez de là, madame. Sortez de là, madame. Sortez de là !
Monsieur ? Madame, monsieur, je suis médecin, il y a une urgence là.
Sortez de là, si vous voulez. Vous avez une urgence pour que vous vous laissez passer, monsieur. sortez de là ! Déméchez-vous ! Il y a des gens qui sont en train de mourir contre vos colles de merde ! Eh, messieurs, messieurs, moi, je suis médecin, j'ai une urgence là-bas. Vous pouvez avancer, s'il vous plaît. Oh, oui, vous pouvez avancer, s'il vous plaît. Je suis médecin, il y a une urgence là-bas. Oh, eh, messieurs, vous faites une personne qui arrive, les parents qui vous aiment qui vous aiment pour que vous garez. C'est pas mort, c'est honteux !
C'est très tendu, ici, où des militants se font violenter par des passants, par des personnes, des beaux tout-mobilistes, comme ce monsieur et ce tout-fui-monsieur, et des gens qui veulent forcer le passage.
N'utilisez pas la violence ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet ! Vous êtes un billet !
Cet homme, avec son enfant, vient de crier « Jetez-les dans l'eau ! » Aux personnes, aux policiers, concernant les manifestants et activistes, aussi. C'est particulièrement violent, mais là, à l'instant, vous me disiez qu'il y avait aussi d'autres moments encore plus violents que ça. Comment vous vivez ça, ces moments particulièrement houleux ? C'est ma première question. Il y a aussi, sur Internet aussi, que la haine s'exprime.
J'aimerais juste revenir par rapport au passage qu'on voit avec le médecin. J'aimerais juste rappeler qu'avant de faire nos actions, on prévient tous les hôpitaux aux alentours pour prévenir qu'il y aura un blocage et qu'il faut éviter de passer par là. Et aussi, on laisse passer les ambulances. Là, on ne l'a pas vue, mais il y avait une ambulance qui était bloquée. On a débloqué, on a laissé passer les urgences et ensuite, on a refait le blocage. Donc, c'est juste important de repréciser ça. Ensuite, par rapport à la violence, on y est préparé, on sait.
C'est malheureux de devoir perturber le public, mais en fait, c'est comme ça qu'on arrivera à faire pression sur le gouvernement parce qu'il ne peut plus continuer à agir comme si de rien n'était et sans faire des actions comme ça et en voyant les réactions du public et la violence que le gouvernement aussi ne pourra pas faire comme si de rien n'était. Il ne peut pas fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer.
Pourtant, c'est ce qu'il fait parce que la question s'impose quand même. Est-ce que c'est la bonne méthode ?
En fait, il y a deux choses. Nos actions, c'est un peu comme une alarme incendie. C'est très désagréable, c'est un peu irritant sur le moment, ça énerve tout le monde mais ça vaut quand même 100 fois mieux que de crever dans une maison qui brûle en fait et c'est ce qu'on essaye de faire. Ok, c'est désagréable pour les personnes mais on est obligé de passer par là pour dire qu'on va tous crever ces noms et qu'il faut vraiment faire quelque chose. Donc ça, c'est important de rappeler et de voir plus loin de pourquoi est-ce qu'on fait ces actions-là.
Samedi, je me permets de vous couper, j'ai pu entendre une personne vous crier à vous ou à vos collègues « Allez plutôt bloquer l'Elysée, c'est juste à côté, c'est pas loin ». Et effectivement, l'Elysée n'était pas très loin du lieu, quelques kilomètres plus bas et c'est le lieu politique de pouvoir que vous visez alors pourquoi ne pas y aller ? Qu'est-ce que vous pouvez répondre à cette personne ?
En fait, aujourd'hui, il faut être stratégique. C'est qu'il nous reste peu de temps pour agir, notre fenêtre d'action est en train de se refermer. Donc en fait, la question, c'est pas est-ce qu'il y a un meilleur plan, c'est aujourd'hui est-ce que quelqu'un a un autre plan qui pourrait marcher aussi vite ? Et en fait, aujourd'hui, en créant des perturbations sur la route, notre but n'est pas par rapport aux citoyens et au public, c'est juste de créer une réaction immédiate auprès du gouvernement et de faire irruption le plus rapidement possible pour porter notre revendication.
Et en fait, bloquer l'Elysée, il faudrait être 10 milliers, il faudrait être surorganisé, prévoir ça des mois à l'avance et au final, on l'a déjà vu, il y a eu des blocages d'autres lieux stratégiques et en fait, au final, il ne se passe pas grand-chose.
Il se passe des choses. Quand vous dites ça, je pense à l'épisode des Gilets jaunes qui, eux, pour le coup, ont investi les lieux de pouvoir et ils se sont fait lourdement réprimer. Est-ce que c'est ça aussi quelque part qui vous refroidit de vous approcher trop près des lieux de pouvoir ?
En fait, je n'ai pas envie de répondre par le négatif de pourquoi est-ce que les autres choses, c'est qu'aujourd'hui, je crois en fait en ce plan qui est celui de dernière rénovation, qui est de la perturbation répétée sur les routes pour faire irruption rapidement dans l'agenda politique d'Emmanuel Macron.
Via le médiatique ?
Via le médiatique parce que ça nous permet de faire vite irruption dans le débat mais en fait, nous, notre revendication, si on fait juste le buzz, ça ne sert à rien. Nous, vraiment, on a des chiffres clés et en fait, on est crédible, on a une demande qui est hyper consensuelle, on fait le relais des experts, la Convention citoyenne pour le climat a déjà très très bien travaillé là-dessus, d'autres experts sur la rénovation ont déjà bien travaillé là-dessus et juste, en fait, il faut que immédiatement le gouvernement passe cette loi qui est pour la rénovation énergétique des bâtiments.
Bien sûr. Alors, les méthodes d'action de votre collectif, on vient de le voir, d'une rénovation sont finalement très proches d'Exception Rébellion. Je sais que certains d'entre vous en viennent. Qu'est-ce qui différencie finalement vos deux collectifs ?
On est très proches avec Exception Rébellion. La seule différence, c'est que Dernière Rénovation a un autre nom parce qu'en fait, on voulait se focus sur notre demande qui était la rénovation énergétique des bâtiments et aujourd'hui, en fait, on en parle un petit peu aujourd'hui, mais ce n'est pas le sujet, en fait. On s'en fout de quelle identité on porte, est-ce que c'est plus ça ou est-ce que c'est plus ça ? Juste, on a une campagne de résistance civile pour porter une revendication. Donc, Dernière Rénovation a un autre nom parce que c'est là-dessus qu'on veut mettre la lumière.
Bien sûr. Il y a peut-être aussi une petite différence. Vous m'expliquiez dimanche que vous avez l'intention de faire des actions très, très répétées dans un temps court, etc. Est-ce que c'est ça aussi, quelque part, une pression importante que vous voulez mettre sur le gouvernement plus que d'autres collectifs voulaient vraiment y aller tout le temps ? C'est bien ça ?
On va gagner et c'est comme ça qu'on va gagner en fait et j'y crois vraiment et c'est grâce à ces actions répétées qu'on va mettre pression sur le gouvernement et en fait, il y a quelque chose, je pense qu'on va peut-être y revenir un peu après mais avec ces actions répétées, là on parlait de garde à vue, si le gouvernement préfère nous mettre en garde à vue et nous emprisonner plutôt que d'appliquer la loi sur laquelle ils s'étaient engagés mais dans ce cas-là, rendre le visible à tous les Français.
C'est ça qui est en train de se passer aujourd'hui, c'est que les gens partent en garde à vue pendant des heures et le gouvernement accepte ça plutôt qu'en fait de juste passer la loi sur laquelle ils s'étaient engagés lors de la conférence.
La loi climat est passée mais elle était vide de sens.
Elle était vide de sens. Et juste aussi rappeler que le gouvernement français a été condamné pour une action climatique par ses propres tribunaux. Donc en fait, aujourd'hui, c'est ça qui est en train de se passer. C'est qu'il y a des citoyens qui sont envoyés en garde à vue, envoyés peut-être même en prison parce qu'on va répéter nos actions et on est prêt à encaisser parce que personne nous arrêtera. On va gagner.
Alors là, on vous rappelle, on rappelle ensemble la loi climat qui a été vidée effectivement de 95% de sa substance mais aussi des condamnations du gouvernement français par deux fois pour une action climatique. Malgré tout, vous êtes là déterminé en disant on va le faire changer, il va bouger, etc. Bon, vous avez quand même foi à ce qu'il change malgré tout après autant de trahison ?
Si je me base sur les éléments passés, je me sens trahi, je me sens délaissé. Le gouvernement est en train d'envoyer toute notre génération, désolé de l'expression, mais à l'abattoir en fait. Il le sait, il sait où il est en train de nous emmener et il ne réagit pas. Donc pour moi, c'est un gouvernement meurtrier en fait.
Donc oui, je me sens trahi mais aujourd'hui et c'était super avec l'intervenant d'avance et aujourd'hui, il faut des deux côtés et dernière rénovation, on n'est pas là pour aller contre, on est là pour pousser pour et dire qu'en fait, avec cette revendication, on permet aussi au gouvernement de choisir la phase de l'humanité plutôt que de détruire le futur, mais même là, les prochaines années de sa jeune génération.
Bien sûr, c'est intéressant en plus le pont avec le premier invité qui du coup est plus du côté politique. Vous vous sentez proche de ça ? Question bête, vous votez ? Oui. Vos collègues aussi ? Vous parlez de ça entre vous ?
Bien sûr et en fait, on a choisi aussi de dernière rénovation de faire nos actions le 11 juin parce que c'est la veille des législatives et on a lancé un appel à nos députés, aux candidats et à nos futurs députés de dire que par rapport à notre revendication mais bien sûr que c'est à nos élus ils ont les clés, ils peuvent tout changer en fait donc bien sûr qu'il y a une continuité et aujourd'hui la résistance civile elle est nécessaire on a besoin de personnes qui rentrent en résistance civile et de pousser pour ça et c'est le gouvernement qui fera les changements.
Bien sûr, c'est intéressant en plus de faire ce pont-là encore une fois puisque de plus en plus de dispositifs légaux sur le terrain législatif viennent entraver le terrain de l'action militant alors vous avez la loi sécurité globale la loi antiterroriste la loi séparatiste la loi anticasseur la loi antienne on a tout un paquet en moyenne une loi sécuritaire tous les 7 mois sous le quinquennat Macron numéro 1 comment vous et votre collectif réagissez en gros face à cela ?
On ira jusqu'au bout quoi qu'il en coûte on est déterminé on sait qu'on va gagner on a un plan et on le suivra et en fait je pense que toutes ces lois qui passent tous les 6 mois moi j'étais pas forcément au courant qu'il y avait ça et je pense que ce qui est important aujourd'hui c'est de mettre l'humain et en fait on en a marre des textes de loi et de mettre l'humain en avant justement de là il y a 7 personnes qui viennent de passer 24 heures en garde à vue Alizé a passé 40 heures en garde à vue qu'est-ce que ça veut dire réellement en fait et je pense que c'est ça qu'il faut raconter aux françaises et aux français c'est qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que l'état n'applique pas les lois et en plus emprisonne ses citoyens et ses citoyennes plutôt que de respecter les lois c'est ça en fait qu'il faut dire
alors vous avez 22 ans je le rappelle l'éco-anxiété toucherait plus de 50% des 16-25 ans est-ce que c'est votre cas ? première question et seconde question est-ce la raison principale de votre engagement ? vous me disiez tout à l'heure en off que c'était le début il y a quelques semaines vous n'étiez pas dans ce mouvement-là encore
alors non ça fait quelques mois quand même que je suis avec Dernière Rénovation c'est récent mais oui en fait parce que je ne me considérais pas forcément comme une militante ou une activiste toute ma vie c'est juste que j'ai eu un déclic et en fait on m'a mis la vérité en face de à quoi vont ressembler les prochaines années et une fois que j'ai vu ça j'ai eu peur j'étais triste de voir à quoi allait ressembler mon futur mais j'ai vite dépassé ça et aujourd'hui je ne suis pas anxieuse je crois vraiment
vous ne faites pas des co-anxiétés ? ça serait quoi pour vous les co-anxiétés en fait ? parce que vous en parlez j'imagine pour moi
les co-anxiétés c'est sentir aussi qu'on n'a aucune force d'agir et moi ça j'y crois pas les gens ils ont un pouvoir d'agir et c'est possible de faire changer les choses la résistance civile j'y crois et on va pouvoir faire réagir le gouvernement et il y a des exemples historiques qui l'ont prouvé et les soulèvements de masse populaire c'est possible de gagner et avec une revendication qui est aussi claire et aussi précise j'y crois vraiment et en fait je pense que j'ai dépassé mon anxiété parce que en fait j'ai compris que j'avais un pouvoir d'agir et c'est comme en allant voter mais c'est aussi en fait en entrant en résistance civile et en faisant des actions comme celle-ci que j'ai dépassé cette peur et que maintenant j'ai les yeux fixés sur la victoire et que juste on va y aller et on va tout faire et j'y crois vraiment donc je me sens plus anxieuse parce que j'ai un objectif et en tout cas à titre personnel je sais où je vais et je vais tout faire pour gagner cette revendication et qu'on puisse tous se sauver
c'est très bien pour terminer parce que quelque part vous êtes passé de l'éco-anxiété à l'éco-conscience l'éco-activisme on peut dire ça comme ça
mais je pense que c'est à la portée de tous et en fait il faut dépasser et il faut en parler autour de nous il faut en parler et en fait quand on se rend compte qu'on n'est pas tout seul dans ce cas-là et qu'on a en fait les clés en main pour changer les choses ça change la vie et c'est important que tout le monde réalise ce pouvoir d'agir qu'ils ont
et bien merci beaucoup Sacha d'avoir été là ce matin pour nous raconter tout ça alors je rappelle que vous êtes militante dans le collectif Dernière Réalisation donc auteur avec des auteurs et autrices d'action coup de poing que nous suivons avec intérêt depuis quelques temps maintenant et qu'on nous suivrons ces prochaines semaines et mois alors le dernier en date est à revivre je le rappelle sur le live tweet disponible sur le Twitter du Média merci Sacha merci à vous et bonne journée alors quant à vous qui nous regardez derrière cet écran en direct ou en replay merci aussi d'avoir suivi ce 155ème numéro de la Contre Matinale en espérant qu'il vous a plu pour ma part ce fut un vrai plaisir comme d'habitude d'autant plus particulier aujourd'hui car il s'agit de ma dernière ma dernière Contre Matinale c'était la dernière de Théophile hier ce sera la dernière de Nadia jeudi car le programme s'arrête pour l'été vous le savez nous reviendrons dans une nouvelle émission en direct à 18h dès la rentrée de septembre prochain alors c'est avec une certaine émotion que je vous dis au revoir sur cette forme ce matin après une année d'émissions quasi quotidienne en direct un rythme de fou mais avec une équipe d'en faire une direction qui m'a toujours laissé une totale liberté dans le choix de mes invités de mes sujets aussi merci à Théophile et à Bertrand pour leur confiance à Léo Nicolas Elie Lisa Nadia et Jordan avec qui j'ai adoré faire toutes ces émissions et plus largement merci aux restes de l'équipe du Média Thomas Kadija Ervin Alexis Chloé Arthur Rémi Haussmann Corey et j'en oublie vous êtes au top merci aussi aux dizaines et aux dizaines de personnes experts syndicalistes citoyens engagés comme vous aujourd'hui et politiques qui ont accepté de venir sur ce plateau répondre à mes questions pendant toutes ces émissions on remet très vite le couvert ici même normalement en juillet je vous proposerai des éditos comme l'été dernier sur l'internet du Média ainsi que probablement sur ma chaîne YouTube j'ai mille choses à te dire je termine en vous remerciant vous chers internautes d'avoir suivi ces émissions avec bienveillance et intérêt pendant toute cette saison de l'avoir soutenu aussi c'est maintenant à vous de jouer continuez à vous abonner sur YouTube à faire abonner vos amis mais aussi et surtout sur lemediatv.fr slash soutien des 5 euros par mois à partir de 5 euros par mois afin de nous permettre de financer le fonctionnement du Média et d'entamer une nouvelle saison au vert nous avons besoin d'atteindre le second palier finissé à 15 000 abonnés payant c'est possible 15 000 citoyennes 15 000 citoyens engagés pour une information libre et en accès libre je vous laisse avec le nouveau clip de campagne que je vous invite à partager et comme d'habitude à bientôt ici et ailleurs pour la suite de nos aventures communes très bonne journée au mois de mars le Média était au bord du gouffre il s'en est fallu de peu pour qu'il disparaisse mais grâce à votre mobilisation nous avons tenu bon merci à vous
grâce à vous nous avons pu produire 150 matinales avec 200 invités qui ont réuni près de 30 millions de vues nous avons respecté l'engagement du manifeste du Média malgré nos modestes moyens nous avons combattu la haine de l'extrême droite la violence de la Macronie mais aussi les mensonges des grands médias que la manifestation soit déclarée ou non on a le droit de dire stop de dire non dans la rue c'est un droit c'est légal et voici la réponse quand j'entends le mot violence policière moi je personnellement je m'étouffe je n'ai pas besoin de vérifier que la France soit prête la France est prête et elle est prête parce que nous avons un système de santé extrêmement solide depuis trois ans rien n'a été fait pour l'hôpital moins de lits moins de personnel qu'en janvier 2020 est-ce que c'est un scandale que l'état des ministères puissent avoir recours à des cabinets de conseil je ne vois pas comment on ne peut pas parler de détournement d'argent public puisque notre argent public de contribuable n'a servi à rien comme vous le voyez le média a toujours remis l'église au centre du village il a donné de la voix aux engagés aux révoltés à tous les combats oubliés d'une presse mainstream qui ne donne la parole qu'aux puissants et aux prêcheurs de haine au moment où Emmanuel Macron commence son second quinquennat et même si les législatives peuvent le freiner nous avons plus que jamais besoin de médias de résistance libres et gratuits à la rentrée nous allons revenir encore plus fort encore plus impertinent après avoir fait irruption dans le monde merveilleux des matinales mainstream nous vous proposons un tout nouveau projet plus décapant encore nous incrusté dans la case de 18-20 heures
c'est le fameux soir où elle vous accuse de viol il ne s'est rien passé il ne s'est rien passé cher Yann
on a l'impression que vous avez quand même un mental d'acier c'est sûr que c'est un parcours pas commun est-ce une bonne chose non à 80% voilà les gars je le vois
sur les réseaux c'est un peu défi
vous avez envie de voir autre chose le soir en rentrant à la maison et bien nous aussi c'est pourquoi nous vous proposerons dès la rentrée une émission à 18h qui s'appellera Toujours debout alors non ce n'est pas une reprise de la chanson de Renaud ce n'est pas non plus un hommage à Valérie Pécresse
Toujours debout sera un tout nouveau terrain de débat de critique de l'actualité politique sans détour avec un regard neuf un ton décalé à contre-courant de ce que l'espace médiatique nous sert jusqu'ici avec des reportages de terrain et des chroniques sans concession
cette émission nous allons la construire avec vous car le média ce n'est pas seulement une équipe de journalistes professionnels ce sont 4500 sociétaires appartenant à la plus grande coopérative médiatique de France une coopérative engagée qui ne sera jamais sous le joug d'un milliardaire qui dicterait notre ligne éditoriale
mais vous le savez si nos contenus vidéo sont proposés gratuitement leur production coûte cher très cher on met un pognon de dame et un format de l'ambition de Toujours debout mobilisera des moyens inédits
ainsi pour que cette ambitieuse saison 6 du média puisse voir le jour notre objectif est d'atteindre le prochain palier des 15 000 abonnés pour être une véritable alternative médiatique abonnez-vous aidez-nous à atteindre le prochain palier de 15 000 abonnés pour que le média votre média reste toujours debout soit 1 à 1
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