Gaëtan Roussel, la maitrise du déséquilibre artistique
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:56OuverteRéponse directe
Y aura-t-il des guests sur scène avec lui ? Va-t-il chanter des textes qu'il a écrit pour les autres ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Quelles sont les dates de la tournée ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Êtes-vous en forme pour toutes ces dates ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Les rencontres étaient importantes dans votre vie, elles le sont toujours ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des chansons qui sont nées de rencontres avec le public ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Vous adorez l'idée que chacun s'approprie vos chansons ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56PrésentateurFait
« Y aura-t-il des guests sur scène avec lui ? Va-t-il chanter des textes qu'il a écrit pour les autres ? »
- 2:38Locuteur non identifiéFait
« Oui tout à fait tout à fait. Je sors de deux festivals cet été et voilà. »
- 2:49Locuteur non identifiéFait
« Écrire des chansons pas forcément pour les enregistrer mais pour partir sur les routes et aller les jouer. »
- 3:26Locuteur non identifiéFait
« Toutes nos premières chansons sont nées dans des petits studios de répétition pas du tout d'enregistrement. »
- 4:10PrésentateurFait
« Vous adorez l'idée que chacun s'approprie vos chansons ? »
- 4:20Locuteur non identifiéFait
« Oui tout à fait parce qu'elles sont faites pour ça les chansons. »
- 4:38Locuteur non identifiéFait
« Il n'y a rien de plus beau que quand elles ne vous appartiennent plus. »
- 6:19Locuteur non identifiéFait
« Il fallait que je crée mon propre socle donc j'ai essayé artistiquement musicalement d'aller un peu ailleurs. »
- 7:32Locuteur non identifiéFait
« Se confronter à l'univers de quelqu'un d'autre c'est pas affaiblir le sien c'est l'enrichir. »
- 9:37Locuteur non identifiéFait
« Moi je ne connaissais que le cadre du groupe. »
- 10:57Locuteur non identifiéFait
« Aller chercher ou aller à la rencontre de gens que je connais pas pour commencer des disques c'est me mettre en déséquilibre. »
- 17:39Locuteur non identifiéFait
« Finalement je me suis mis à vivre musique pleinement. »
- 20:14Locuteur non identifiéFait
« J'adore chez Jacques Brel la tension que la chanson évite ou pas. »
- 21:02PrésentateurFait
« Quel conseil donneriez-vous aux petits garçons ? »
- 26:10Locuteur non identifiéFait
« Je prendrai la prudence mais pour dire qu'il faut pas en avoir tant que ça. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié70 %
- Présentateur23 %
- ?6 %
≈ 32,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
arrive à faire il a cassé les murs épais qui séparent les genres et les publics fans de rock de pop ou de hip hop tous se sont retrouvés réunis et peut-être aimé le temps d'un titre le temps de ce titre
il
se
serait arrêté là on l'aurait de toute façon aimé et remercier pour toujours mais il se trouve qu'il a continué des titres magnifiques des albums envoûtant des collaborations surprenantes et finalement évidentes alain bachoune daniel auteuil vanessa paradis amel bent ginger orpailleur trafic jusqu'à marjolaine
c
'est
tout cela qu'il vous propose en tournée dans toute la france jusqu'aux zéniths de paris le 25 février prochain y aura-t-il des guests sur scène avec lui va-t-il chanter des textes qu'il a écrit pour les autres lui qui aime tant les rencontres quelles sont ses futures collaborations posons lui toutes ces questions bienvenue dans un monde un regard bienvenue gaëtan roussel merci d'avoir accepté notre invitation et d'avoir joué le jeu de cette introduction
merci
beaucoup merci
pour
les mots merci beaucoup d
'être
là
et
ravi de vous accueillir je donne tout de suite quelques dates de
cette
tournée dans laquelle vous vous lancez le 31 octobre au havre le 3 novembre au mans le 19 novembre à toulouse le 25 novembre à lille le 29 à rennes et donc paris le zénith le 25 février tout à
fait
prochain ça va vous êtes en forme d'attaque pour toutes ces dates
oui tout à fait tout à fait je sors de deux festivals cet été et voilà et puis c'est un pont de mon métier que j'aime énormément partir
sur les
routes oui c'est quelque chose que j'aime beaucoup voir qui a été une de mes premières motivations avec mes camarades de l'huise attaque une de nos premières motivations c'était écrire des chansons
pas
forcément pour les enregistrer mais pour partir sur les routes et aller les jouer vivre des moments dans des petits endroits ça nous plaisait
et puis rencontrer le public j'imagine parce que on va le voir les rencontres étaient importantes dans votre vie elles le sont toujours
et c'est une
rencontre avec le public est ce que d'ailleurs il
ya
des chansons qui sont nés de rencontres avec le public ou pas
beaucoup
du premier album quelque part de louise attaque parce que elles sont pas nées directement d'une rencontre et de cette rencontre découle une chanson mais comme je vous le disais toutes nos premières chansons sont nées dans des petits studios de répétition pas du tout d'enregistrement et on avait juste envie de se créer un petit répertoire et dès qu'on a eu ce petit répertoire on allait jouer souvent c'est l'habitude que j'ai d'expliquer qu'on joue entre le babyfoot et le flipper dans des tout petits endroits des bars plutôt et voilà on rejouait trois fois la même chanson vous avez passé jetons main au vent voilà qui deux déjà nous aider avant même qu'elle sorte sur dix c'était une chanson que les gens retenaient ils nous redemandait celle dont on parlait du vent vous
aviez senti
que celle ci avait un potentiel
très fort on
renvoyait cette écho c'est ça qui nous plaisait donc voilà le premier album est né de cette envie là et on partait jouer avec des chansons on revenait on essayait d'en écrire d'autres donc il y
a
peut-être forcément un lien avec cette première rencontre avec notre premier public le premier public on a rencontré
et puis je crois que vous adorez l'idée que chacun s'approprie vos chansons j'ai souvenir d'une interview vous dites à une journaliste qui est en train de de lire les paroles de votre chanson puis elle le dit à sa façon et vous lui dites oui mais allez-y c'est votre chanson
oui
tout à fait parce qu'elles sont faites pour ça les chansons il n'y
a
rien de plus beau que quand elles ne vous appartiennent plus personne va écouter une chanson de la même manière personne va vraiment faire une interprétation identique sauf quand la chanson du premier au dernier mot vous prend par la main pour vous raconter une histoire claire comme a su le faire Georges Brassens ou comme le fait Alain Souchon puis il y a beaucoup d'espace dans d'autres chansons où là il y a l'interprétation et moi je pense qu'à partir du moment elle n
'est
plus à vous c'est là où c
'est
le plus joli et je pense aussi que ça vous permet d'en écrire d'autres cette démarche là elle me plaît je pense que sinon passerait notre vie à essayer peut-être de de la malaxer de la changer un petit peu alors que quand elle est plus à vous vous ça vous nourrit et vous repartez de plus belle pour en écrire d'autres des chansons je crois à cette idée là aussi moi
donc ça veut dire qu'on ne peut pas mal comprendre un texte le comprendre de travers en fait chacun l'interprète avec sa propre histoire et ça vous va aussi
moi
ça me va très bien après ça dépend il ya des textes qui vont être très précis qui ont un sujet précis et dans ces cas là c'est plus intéressant si l'autrice ou l'auteur a voulu faire passer un message une idée de la recevoir par contre quand on parle par exemple dans l'imbachon dont je suis un grand fan je pense que lui il crée beaucoup de flou donc chacune et chacun on avait notre manière d'interpréter ce flou ça veut dire que c'est pas clair
ça
veut dire que lui avait décidé de nous laisser une interprétation propre donc en effet dans ce cas là il n
'y
a pas qu'on comprend mal un texte et qu'on a décidé de le voir comme ceux ci plutôt comme cela
j
'ai lu pendant cette tournée vous alliez aussi chanter des chansons que vous aviez écrites pour les autres
c
'est vrai tout à fait j'ai mis du temps à le faire
pourquoi
parce
que j'avais envie à partir du moment où j'ai commencé à avoir ce qu'on appelle une carrière solo et sortir mon premier album solo qui s'appelle ginger vous avez cité tout à l'heure
mon
envie elle était de créer une nouvelle trajectoire comme un nouveau couloir de nage donc j'allais pas dès les premiers pas sur scène ou en public commencer à m'appuyer sur ce que j'avais fait avec mes camarades de louise attaque par exemple j'avais pas envie non plus qu'on me dise que je faisais un peu pareil mais sans les copains donc pour ces raisons là il fallait que je crée mon propre socle donc j'ai essayé artistiquement musicalement d'aller un peu ailleurs dans les références et dans les dans les influences et petit à petit j'ai créé d'autres chansons solo et petit à petit j'ai intégré les chansons mais je voulais commencer par le point de départ le point de départ c'est ce qu'on est nous puis petit à petit j'ai j'ai inséré d'autres chansons que j'ai pu écrire pour d'autres comme des chansons pour valais sa paradis comme louane ou aussi que vous avez cité
je trouve votre démarche artistique extrêmement audacieuse pour ne pas dire risqué pour chaque album vous allez à la rencontre des univers des autres et même d'artistes que vous ne connaissez pas je trouve ça osé je trouve ça humble en fait vous gaëtan roussel des dizaines d'années de musique derrière vous vous allez toquer à la porte d'autres artistes pour vous en inspirer honnêtement il n
'y a
pas beaucoup d'artistes musicaux qui osent ça
je sais pas en tout cas moi c'est ma motivation c'est ma motivation il n
'y
a pas un seul disque que j'essaye de construire sans aller travailler avec des gens qui au moment je considère je ne connais pas ça me paraît essentiel moi je crois que se confronter à l'univers de quelqu'un d'autre c'est pas affaiblir le sien c'est l'enrichir voilà il faut avoir
des
idées faut avoir une vision des choses mais c'est pas pour autant qu'il faut le faire dans son coin ça veut pas dire qu'il n
'y a
pas des moments dans le processus on se retrouve un peu plus recroquevillé parce qu'il y a des choix à faire et que et que j'aime bien les faire avec les autres parfois un peu de mon côté puis je reviens vers les autres donc il ya comme ça une respiration mais moi je crois beaucoup à la rencontre ça c'est et j'espère le prouver à travers ma trajectoire
vous dites même j'ai retenu cette phrase aller au contact des autres permet de mélanger son univers à d'autres univers ce n'est pas abandonner le sien c'est plutôt l'enrichir est ce qu'on peut le dire aussi des cultures des identités est ce qu'au fond il ya quelque chose d'un peu politique derrière ça est
ce
que vous diriez cela de tout dans la vie
dans
la vie il faut être curieux et ouvert moi s
'il
ya bien quelque chose que j'essaie de ne pas être le temps s'écoulant c'est devenir imperméable aux choses j'aimerais pas j'aimerais pas me recroqueviller j'aimerais pas et ça c'est vrai pour tous les jours toutes les discussions et donc dans mon travail ça va être une de mes motivations premières donc ça peut s'élargir à comment être oui comprendre les autres les écouter avoir envie de les connaître voilà la curiosité c'est essentiel et surtout pas se recroqueviller et rester perméable aux choses permet de les vivre en musique permet de les infuser et qu'elles reviennent vous aider une année deux années plus tard quelque chose que vous avez vu une rencontre que vous avez fait une discussion vous avez vu quel voilà ça revient un peu après ça c'est intéressant ça vous
avez un exemple qui vous vient une rencontre un mélange qui vous a surpris appris
je vais revenir à l'essence de la raison pour laquelle je j'ai eu une trajectoire de solo de de création solo c'est ma rencontre avec alain bachon j'en parlais tout à l'heure moi cette époque là c'était en 2007 2008 il ya une vingtaine d'années moi je ne connaissais que le cadre du groupe j'ai adoré cette idée là j'adorais qu'on échange ensemble et qu'on soit en train de sortir des disques et partir sur scène en groupe et puis l'a rencontré un câlin bachon alors que je l'ai aidé à faire son disque qui s'avère être le dernier bleu pétrole moi je savais pas que lui mais était en train de m'aider à faire le mien de disque mais en fait tout ce que j'ai eu comme échanges même comme silence comme observation j'ai pu faire sur sa manière d'essayer de construire son disque au contact de plein de gens différents j'ai infusé
ça
vous a jamais déséquilibré
déséquilibré
un petit peu mais moi je déteste pas cette idée là moi je pense que avancer c'est du gainage artistique si je puis me permettre c'est à dire que pourquoi être en stabilité tout le temps je pense qu'on s'ennuie je pense que ce qui est intéressant c'est d'avoir à se poser des questions si on se pose des questions si on n'est pas dans une zone de confort à 100% c'est là où à mon avis on apprend des choses voilà donc ça ne dérange pas le déséquilibre je trouve pas que ce soit un terme d'ailleurs désagréable on reste dans le champ de écrire des chansons de ce que de ce qu
'est mon métier
voilà voilà et dans ce dans ce cadre là je trouve même qu'il est intéressant il vous oblige à vous poser des questions il vous oblige à regarder un petit peu plus loin et voilà aller chercher ou aller à la rencontre de gens que je connais pas pour commencer des disques c'est me mettre en déséquilibre donc et des fois je me suis je me suis un peu perdu c
'est normal avec moi
même avec moi même c'est déjà beaucoup voilà parce que parce qu'il y
a
des voix sans issue parfois mais c'est pas grave
c
'est pas très c'est pas grave je crois pas ce qu'il faut c'est savoir où on veut aller faut avoir une vision faut voilà c'est cette idée là du mieux qu'on peut on n'y arrive pas tout le temps mais
ça permet de rester
en alerte de sortir
de sa zone de
confort aussi
oui
tout le temps tout le temps ça veut pas dire que on se réinvente à 100% à chaque fois j'ai vraiment pas cette prétention mais j'espère essayer tenter des choses
déjà
et puis construire petit à petit des choses qui me permettent de pas tourner en rond vous savez la musique
c
'est ma passion
puis
moi j'ai appris
à
l'université à l'école d'autres choses que j'avais aussi cette envie d'être urbaniste puis finalement c'est la musique qui m'a rattrapé et en me rattrapant cette passion est devenu mon métier
aujourd
'hui j'ai 54 ans je m'en voudrais de m'ennuyer alors que je vis de ma passion c'est mon travail
c
'est mon métier j'ai cette chance là donc c'est presque pas autorisé je sais pas si j'y arrive à chaque fois mais j'essaie quand même de faire en sorte de d'avancer quoi
à
propos de bachoung il vous avait dit cette phrase enfin vous dites c'est quelqu'un qui vous proposez d'être vous même c'est précieux ça est ce que vous avez fini par être vous même est ce que c
'est une quête sans fin
sans
fin
moi
je pense mais pour vous aussi je suis personnellement
je ne veux pas parler pour vous
mais ce que je veux dire c'est que peu importe notre trajectoire il n
'y
a pas c'est ça qui est intéressant c'est de se remettre en situation voilà et c'est bien de se dire qu'on connaît pas tout et qu'on peut apprendre des choses et les comprendre c'est ce qu'il
y a
de plus joli quand même je trouve et
louise attaque c'est terminé vous dites je les retrouve de temps en temps mais pour vous faire des trucs entre vous
non
non non vous savez on a sorti un disque qui s'appelle planète terre il ya quatre ans et on avait soufflé les bougies de notre premier album qui lui avait 25 ans et on était parti en tournée avec cet album planète terre on se retrouve on est comme nous avait décrit un journaliste d'une autre chaîne un groupe à éclipse j'aime bien cette définition là et c'est vrai on se retrouve et puis finalement on continue il
n
'y a aucune raison et puis ça serait bien prétentieux de notre part d'avoir à déclarer qu'on continue ou qu
'on
s'arrête c'est pas ça nous on se voit de temps en temps on travaille ensemble puis après chacun repart vaquer à ses occupations et puis on revient d'autant plus riche de choses à
raconter voilà
donc là on se retrouvera dans pas longtemps l'année prochaine c
'est
les 30 ans notre premier album alors ce que moi je ne souhaite pas par contre c'est que les attaques deviennent un groupe qui ne fait que souffler des bougies ça je trouverais qu'on rate quelque chose donc chaque fois qu'on apparaît ou qu'on décide de donner des nouvelles font donner des nouvelles aussi ça
n'empêche pas de souffler des
vrais les anciennes sont vrais aussi mais mais se mettre dans une situation de se demander si on a quelque chose à raconter en fait tout simplement encore aujourd'hui
Gaëtan Roussel dans cette émission on aime bien savoir d'où viennent nos invités pour
mieux
comprendre qui ils sont aujourd'hui pourquoi ils sont ce qu'ils sont et pour cela je vais vous montrer une archive que je vais mettre entre vos mains et que je vais décrire pour vous et pour les gens qui nous écoutent c'est une photo ancienne d'une femme que vous allez peut-être reconnaître d'abord est ce que vous la reconnaissez
non comme
ça
non et
bien il
s
'agit de jane jacobs c'est une référence dans la philosophie de l'architecture elle est née américaine devenue canadienne ensuite elle a révolutionné l'urbanisme nord américain notamment grâce à son livre majeur déclin et survie des grandes villes américaines publié en 61 où elle critique les projets de planification technocratique qui visait à raser des quartiers entiers pour construire des autoroutes et des grands ensembles très standardisés
et
donc elle replaçait l'humain la communauté et la vie de quartier au coeur des conceptions des villes et pour jane jacobs une ville ne devait pas se gérer de manière descendante avec des plans rigides pour elle c'était un organisme vivant et donc mouvant qu'en pense le diplômé d'urbanisme et d'architecture
ça vous
parle
ça
me parle tout ce que vous avez dit j'ai un petit peu honte de pas la reconnaître mais j
'ai pas
fait les études d'urbanisme
par ma
connaissance bon tout ce que vous venez de dire me plaît moi c'était c'était des études qui me plaisait parce que j'aimais cette idée justement du vivre ensemble et d'essayer de faire en sorte de penser les quartiers avec le mélange et non pas des sectorisations donc j'aime cette idée là je sais plus le terme vous avez employé mais voilà donc ça c'est ça qui m'intéressait moi j'ai travaillé sur mon dernier sujet sur la couverture de la 1 en 95 16 parce qu'arrivait la coupe du monde de 1998 le stade de france voilà et j'ai aimé cette manière d'essayer de reconquérir un espace et de le dynamiser et de pas le rendre juste un espace soit de travail soit un espace de passage voilà j'aimais cette idée là donc c'est des études qui m'ont plu et
d'ailleurs vous avez vraiment
failli être urbaniste et architecte je crois que vous avez déposé votre mémoire
les
jours où vous avez signé avec louise attaque
oui c'est ça en fait la même la même année la même année j'ai eu la possibilité d'être embauché pour un par un conseil général je crois que ça existe plus conseil généraux c'est au niveau du département et de signer voilà et de signer et de signer un contrat de musique avec une maison de disques à l'époque qui s'appelait atmosphérique avec louise attaque et j'ai choisi la trajectoire la trajectoire musique voilà
la
musique arrive dans votre vie à l'adolescence et ça c'est un copain qui vous met une guitare entre les
mains
oui vous êtes bien renseigné tout à fait ce camarade s'appelle patrick j'avais une quinzaine d'années la musique elle n'était pas si présente que ça dans ma vie il y avait un petit peu on avait les standards mes parents ont été divorcés chez ma mère il y avait tous les 45 tours donc en fait il n'y
avait
pas d'univers d'un artiste il
y avait
beaucoup de chansons des 45 tours donc un titre ce qu'on appelle un single aujourd'hui chez mon père il y avait plutôt les disques de georges brassins entre autres
de brel
exactement bravo
bravo donc
voilà la musique était là mais
en
fond sonore pas de pas en premier plan et oui ce camarade quand je suis allé lui rendre visite au bord de la méditerranée à 7 il m'a offert une guitare mais il me
l
'a prêté et je l'ai toujours mais
pourquoi
pourquoi ça arrive comme ça il avait senti quelque chose chez vous
non enfin je sais pas c'est à lui qu
'il
faudrait poser la question il a eu
du pif pardon pour l'expression mais il a
quand même
eu
je sais pas c'est quelque chose
moi
je rêvais ballon rond à cette époque là je rêvais et puis finalement je me suis mis à vivre musique pleinement je sais pas il j'ai joué un accord ou deux il m'a dit je te la prête si tu veux j'en ai j'en ai une autre de guitare
et
voilà et c'est devenu c'est de j'étais
au mot de vie oui c'est
voilà je me suis dit mais c'est génial vous savez moi je pas un grand technicien je me suis juste aperçu qu'avec une guitare avec un seul accord vous pouvez traverser vous allez au bout de la terre traverser là tellement de moments avec un ou deux accords le blues est né de ça et cette idée là elle s'est mise à couler en moi et puis elle m'a pas quitté avec comme
envie
plutôt de d'essayer de trouver une petite idée raconter une petite histoire même en déséquilibre plutôt que d'être virtuose c'est ce qui m'attirait c'était pas la technicité c'était plutôt raconter une petite histoire j'aimais bien cette idée là donc très vite on a fait de très mauvaises chansons
effectivement l'univers de vos parents donc votre père écouté brel brassins pink floyd votre mère écouté les 45 tours pop comme plastique bertrand sylvie vartan
qu'elle écoutait en
boucle l
'amour
c'est comme une cigarette
un sens du grand écart dont vous avez hérité quand même
brel
brassins pink floyd
oui
ah oui c'est vrai que c'était assez large je pense que mon père avait pas ne vivait qu'avec le ressenti l'analysé pas je
pense
cette idée là
il y avait renault aussi
renault énormément et voilà donc peut-être que c'est peut-être que d'entrer la photo que j'ai eu proposé l'idée qu'il n
'y a
pas il n
'y a
pas qu'un il n
'y a
pas besoin enfin ce n
'est
pas une obligation d'aller dans un sens ou que dans un sens et que finalement là cette transversalité que moi j'essaye de faire travailler du mieux que je peux dans mon travail existe donc
c'est vrai que vous rassemblez les
publics c'est ce que je disais en introduction vous arrivez à casser
les murs
merci pour cette expression d
'ailleurs qui m
'a touché je sais pas mais en tout cas ça me touche
c'est fou vous dites aussi que brel a été important pour vous musicalement bien sûr mais vous dites dans son rapport au français
j
'ai trouvé ça beau et j'essaye de me l'expliquer qu'est
ce
que vous aimiez dans son rapport au français
sa livraison sa livraison c'était presque tous les mots livrés et tous les mots choisis dans sa dans la langue était était livré et je pense donc à la base choisi d'où cette manière de parler de lui et de son écriture comme étant essentiel il n
'y
avait pas de temps de repos je pense pour ce monsieur et pas de temps de repos hors tension j'adore chez jacques brel la tension que la chanson évite ou pas moi c'est un rapport que j
'ai
à la musique qui me passe c'est un des rapports que j'aime et qui m'intéresse à la musique c'est une certaine tension n'aime pas les choses qui même quand elle raconte
dans
des balades je trouve qu'il ya une nécessité de tension c'est lui avait ça et dans les mots choisis tout le temps je pense que c'est quelqu'un j'aurais comme beaucoup adoré n'avoir que quelques minutes pour le voir enregistrer ne serait ce que ça bon sur scène évidemment enregistrer une chanson je suis pas sûr qu'il faisait beaucoup de prises par exemple je pense qu'il savait tellement et que c'était pas négociable pour lui de livrer autrement donc finalement une fois que c'était fait c'était fait il
n
'y
avait
pas de rejet enfin bon ça c
'est ma petite histoire que je me raconte il
mettait tellement d'intensité effectivement
ça c'était là
en fait donc il n
'y
avait pas besoin de voyez ce que je veux dire il est c'est bon voilà je on
le sait tout ça déjà que la
lueur de celui que vous êtes aujourd'hui quel conseil donneriez vous aux petits garçons vous étiez ce que vous lui diriez avant qu'il ne se lance dans la vie
d
'être curieux curieux moi je crois que je crois à cette idée là à la curiosité essayer de connaître les autres de les comprendre et voilà le nombre de fois où j'ai pu si on reste dans le cadre de la musique écouter une chanson en me disant tiens elle me passe là puis finalement c'est une chanson que j'ai dû écouter 500 fois voilà faut être faut être attentif il y a plein de choses qui nous passent devant il y a plein de rencontres qu'on fait si on n'est pas attentif on s'en aperçoit pas c'est de ces choses là je trouve qu'il faut les saisir mais pour ça faut faut pas être comme ça
ouverts j
'ai des photos à vous proposer gaëtan
je vais reconnaître mais non il n'y a pas
de devinette et il n
'y
a pas de mauvaise surprise
alors
la première la voici ce que certains appellent le rocumentaire le plus attendu de l'année dont look back in anger sur les frères gallagher qui viennent de ressusciter leur groupe
après
15 ans de séparation oasis présenté à la mostra de venise les coulisses et les premières interviews communes de liam et noël depuis plus de 20 ans vous l'avez vu ce document
non je n
'ai
pas vu j'ai vu quelques petits bouts parce que j'ai au cinéma j'ai vu quelques bandes annonces mais j'ai vu un moment très drôle de de noël gallagher qui répond à une interview et la personne lui dit est ce que vous pouvez me parler de ce documentaire en un mot il répond expensive
et
donc là j'ai retrouvé les
frères
gallagher en un éclair
donc
je n'ai pas vu mais j'ai trouvé que c'était une bonne répartie donc j'ai envie de le voir et puis j'aimerais bien les voir en concert ils viennent en france l'année prochaine voilà grand mélodie voilà puis il ya tout ce qu'il faut il ya toute la dramaturgie des frères ennemis enfin il ya tout ce qu'il faut
vous
accepteriez les caméras dans les coulisses d'un d'une tournée de louise attaque ou la vôtre d'ailleurs
c
'est c'est c'est un rapport particulier puis même avec les attaques on a accepté les caméras une fois mais pas forcément dans les coulisses et autres pour filmer déjà je trouve que c'est c'est un sujet filmer un concert c'est j'ai rarement vu des concerts filmés
que
j'ai trouvé extraordinairement bien filmé parce que ça se vit voilà donc c'est délicat ça mais là c'est plus les goûts et les couleurs on va dire après pour que les caméras soient là pourquoi pas après c'est toujours pareil à le sujet de qu'est ce qui va sortir qui va pas sortir moi je suis pas un grand fervent à ce jour d'avoir livré tout ce qui est en coulisses tout ça je sais pas il ya pas ton chose ça qui se promène ici et là c'est c'est pas ma c'est pas ma ma quête première voilà comme d'ailleurs avec mes camarades louise attaque notre quête première
nonobstant
le fait qu'on avait envie comme je vous le disais au début de l'interview d'aller ici et là en promenade et de jouer nos chansons elle et c'était pas le culte de la personnalité regarder les pochettes ce qui était connu c'était nos chansons c'était pas nous et finalement on allait ici et là personne ne savait que
c
'était nous même si c'est nos chansons qui passaient cette idée là elle me déplaît pas même s'il faut incarner les choses donc incarner les choses c'est important la carrière solo m'a amené à me montrer plus finalement à choisir cette démarche là et donc on me reconnaît plus mais moi je suis très heureux que les gens me connaissent par mon travail d'abord c'est ça qui m'intéresse vraiment donc ça va de pair avec pourquoi filmer ce que c'est si intéressant que ça eux ils sont forts j
'adore
j
'ai une deuxième photo beaucoup moins drôle c'est une photo des incendies et des pompiers qui luttent cet été dans le var à corinthes j'aurais pu aussi en choisir en gironde ou dans
les
landes cet été quatre familles de pompiers ont été endeuillés quatre sapeurs-pompiers sont morts en luttant contre les flammes et je vous en parle parce que vous êtes le parrain du
festival un des
parrain organisé chaque année au profit des orphelins des sapeurs-pompiers de
france l
'été a dû vous déchirer le coeur non
oui
bien sûr et ça a déchiré le coeur de tous les français et même au delà et d'ailleurs ça me permet de saluer pièce pascal obispo qui a créé un moment de solidarité en créant un grand concert à bordeaux zénith de bordeaux et une émission télé par la même qui a permis de récolter des fonds là il ya besoin de répondre présent présent dès que c'est possible pour qu'on sache ce qui s'est passé même si on le savait et qu'on récolte des fonds et que surtout on fasse en sorte que les familles et les pompiers sachent qu'ils ne sont pas tout seul et que et que et qu'on est là du mieux qu'on peut avec ce qu'on peut apporter donc c'est une caisse de résonance ici un concert là-bas pour que de l'argent soit récolté et quand et qu'on fasse au mieux pour eux
j
'ai une dernière question qui est en lien avec le décor qui nous entoure nous sommes entourés de quatre statuts qui représentent chacune une vertu il y à la sagesse la prudence la justice et l'éloquence est ce qu'il y a une de ces vertus qui vous parle tout particulièrement ou qui vous caractérise vous peut-être
alors caractérise
j
'étais sûr
que vous alliez me répondre ça j
'oserai
pas je dirais que sans faire l'indien contraire je prendrai la prudence mais pour dire qu'il faut pas en avoir tant que ça
de
temps en d'ailleurs on parlait d'Alain Bachung Alain Bachung a fait un album assez joli qui s'appelle l'imprudence donc toujours en restant dans le cadre de mon métier si on parle de cette idée là je pense que même quelqu'un comme David Bowie a dû dire à des moments donnés dans des interviews que ce qui était intéressant c'est de pas avoir pied c'était d'essayer d'être un petit peu imprudent pour qu'il vous arrive des choses et encore une fois je reste dans ce cadre là du travail
bien sûr
voilà les autres me plaisent mais celle là c'est juste pour la pour aller la titiller
un petit
peu que je la voilà l
'imprudence
artistique eh bien on s'arrêtera sur ce mot prudence imprudence
merci d'avoir été avec vous merci à vous pour votre accueil merci et je
rappelle le zénith de paris le 25 février exactement belle tournée à vous
merci on sera
avec vous par la pensée merci
merci de nous avoir suivi
émission à retrouver en replay sur publicsena.fr et en podcast à très vite merci beaucoup