SÉBASTIEN CHENU est l'invité de SONIA MABROUK sur BFMTV !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts, sauf les retraités ?
- 2:14RelanceRéponse partielle
N'y a-t-il pas quand même des arguments objectifs sur les retraites ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Les taux d'intérêt sont les plus hauts en France, que proposez-vous ?
- 5:34RelanceRéponse directe
Vous ne savez toujours pas quoi faire sur le budget ?
- 8:59OuverteRéponse directe
Est-ce que dimanche Marine Le Pen va siffler la fin de la partie sur les retraites ?
- 13:33OuverteRéponse directe
Beaucoup de vos adversaires ont dénoncé vos flottements cette semaine, qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueFait
« tout le monde fasse des efforts, oui, à partir du moment où l'État montre l'exemple. »
- 1:31Invité politiqueChiffre
« les étudiants étrangers, ils sont 100 000 sur notre territoire, ça coûte plusieurs milliards par an »
- 2:42Invité politiquePromesse
« L'augmentation des salaires de 10% jusqu'à trois fois le SMIC en échange d'un gel des charges patronales. »
- 4:19Invité politiqueFait
« Au lieu d'investir, par exemple, dans la réindustrialisation du pays. »
- 5:23Invité politiqueFait
« Notre pays s'effondre de l'intérieur. »
- 9:27Invité politiqueFait
« Si vous avez commencé très tôt, en dessous 20 ans, et que vous avez vos 40 annuités, alors vous pouvez partir à partir de 60 ans. »
- 10:35Invité politiqueFait
« si on ne crée pas à côté un fonds souverain, si on ne fait pas rentrer plus de jeunes sur le marché du travail, si on n'incite pas les entreprises à garder les seniors, effectivement, ce système de retraite, il ne peut pas… »
- 15:30Invité politiqueFait
« La France va honorer ses engagements avec nous. »
- 16:00Invité politiqueFait
« il faut plutôt aller vers un plan de paix pour que cette guerre s'arrête. »
- 16:40Invité politiquePromesse
« Jordan se prépare pour quand même redresser le pays à la tête d'un gouvernement d'Union Nationale »
- 24:07Invité politiqueFait
« nous luttons contre l'islamisme. Parce que nous considérons qu'il y a une idéologie, que je ne confonds pas avec une religion, avec l'islam, qui a une idéologie qui s'appelle l'islamisme »
- 24:26Invité politiquePromesse
« tout ça fera l'objet, fait l'objet déjà d'un texte qui sera soumis au référendum des Français. »
- 27:19Invité politiqueChiffre
« plus de 50% de la consommation de cigarettes, de tabac, se fait en dehors du circuit illégal »
Temps de parole
- Sébastien Chenu67 %
- Présentateur26 %
- ?5 %
≈ 9,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci d'être avec nous en direct depuis le début de cette émission. En 18h45, on a évoqué différents sujets. Le classement PISA et malheureusement, ça se fabrique des déshérités. Il n
'y a
pas d'autre mot sur le plan culturel et éducatif quand on voit le niveau dans des matières aussi importantes que le français, que les sciences, que les mathématiques. Nous avons parlé du pouvoir d'achat ou du pouvoir de vivre dignement. Tous ces sujets sont au cœur de la campagne. On va en recevoir un acteur tout de suite. Bonsoir et bienvenue Sébastien Chenu. Bonsoir Madame. Merci d'être présente.
Vous
êtes député RN du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale. Avec vous Sébastien Chenu,
on
va évoquer les sondages, les positionnements des uns et des autres, les passes d'armes nombreuses dans cette campagne également. Mais tout d'abord, un sujet, un avertissement qui plane sur la tête de nombreux français retraités, la fameuse désindexation de certaines retraites. Ce matin, le ministre Roland Lescure vous a renvoyé la question quand vous dites qu
'on
ne peut pas faire peser l'effort sur la retraité. Il vous dit ceci. Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts, sauf les retraités ? Que lui répondez-vous
? Que
tout le monde fasse des efforts, oui, à partir du moment où l'État montre l'exemple. Or, j'ai le sentiment, quand j'écoute Roland Lescure, soutien par ailleurs de Gabriel Attal, qu'il demande à tous les Français de faire des efforts, mais qu'il oublie que c'est à l'État, en premier lieu, de faire des efforts sur son train de vie, sur son organisation, sur ses agences, sur ses budgets inadaptés, et puis si tout le monde doit faire des efforts.
Alors, pourquoi est-ce que ceux qui viennent du bout du monde sur notre territoire, les étudiants étrangers, ils sont 100 000 sur notre territoire, ça coûte plusieurs milliards par an, les logements, les aides sociales, les aides en tout genre, pourquoi est-ce que de ce côté-là, on ne demande pas d'effort à ceux qui viennent du bout du monde sur notre territoire ?
Vous
voyez, moi je veux bien qu'on dise aux Français « serrez-vous la ceinture », mais, enfin, je veux bien entendre ce discours, mais je ne
peux
pas l'accepter, parce que tant que l'État lui-même, et tant que ceux qui viennent dans notre pays, parce que notre pays est très attractif en vertu des aides sociales qu'il propose, en vertu de notre capacité à loger des gens, eh bien je pense qu'il n'est pas admissible, il n'est pas décent, il n'est pas compréhensible pour les Français qu'on leur demande de se serrer la ceinture au cran supérieur.
Mais
n'y a-t-il pas quand même des arguments objectifs, Sébastien Cheneux ? Je peux vous en citer deux, par exemple, on sait que les, comment dire, en moyenne, les retraités sont nettement, la rémunération, si je puis dire, en moyenne des retraités, c'est nettement plus élevé que la rémunération du travail. Est-ce que ce n
'est
pas un argument objectif ? Augmenter un peu moins les retraites que ce que prévoit l'inflation, c'est totalement choquant de votre point de vue ?
Non, ce qui est choquant,
c
'est que c'est la problématique salariale dans notre pays. La réalité, c'est que c'est les salaires qui doivent augmenter. Et nous, nous avons une disposition que porte Marine Le Pen depuis longtemps. L'augmentation des salaires de 10% jusqu'à trois fois le SMIC en échange d'un gel des charges patronales. Ça, c'est une problématique sur laquelle il faut se pencher. Les salaires dans notre pays, on est mal payé dans notre pays. Mais pourquoi essayer de déshabiller Pierre ? Les retraités, ils ont travaillé. Ils ont cotisé. Pourquoi essayer de les déshabiller, d'amoindrir leur pouvoir d'achat ? Ils ont parfois fait des économies.
Plutôt que de traiter la question des salaires, qui est plus exigeante, alors le gouvernement ne s'y attaque pas, de traiter la question de l'immigration, qui est fort coûteuse, la question de l'organisation de l'État, qui est fort coûteuse, et de se dire, on va aller tondre les retraités.
Mais
rappelez-vous, l'année dernière, ils avaient failli, ils, le gouvernement le cordu, s'attaquer aux chèques vacances, aux tickets restaurant, augmenter la CIG.
Là,
la piste de l'épargne salariale est toujours sur
la table. Oui, augmenter la CIG
sur le revenu du capital. Et qui s'est opposé à ça ? Qui a empêché ça ? C'est le groupe du Rassemblement National de Marine Le Pen qui a empêché ceci. Alors moi, je dis à ce gouvernement, et on peut parler effectivement de l'épargne salariale, au lieu de chercher des économies dans les poches des Français, attaquez-vous aux vraies réformes de fonds. Ayez du courage politique, attaquez-vous à l'immigration. La contribution à l'Union Européenne, on donne beaucoup, on reçoit peu,
on n'a même pas de risques pour les autres pays.
Monsieur Chenu, les taux d'intérêt sont les plus hauts en France,
d
'ailleurs aussi dans le reste du monde, il faut bien le dire, depuis 2008. La situation de notre endettement est connue de tous. On rejette toutes les mesures alors
?
Madame, les taux d'intérêt n'ont pas toujours été aussi élevés. Rappelez-vous, au début, en 2020 par exemple, les taux d'intérêt étaient pratiquement à zéro. Il y
a
eu des taux d'intérêt très bas.
Qu
'a fait ce gouvernement ? Au lieu d'investir, par exemple, dans la réindustrialisation du pays. Moi, je me soucie, moi qui suis député du Nord, par exemple, pour Stellantis, qu'on oblige en transition écologique à aller vers le moteur électrique et qu
'on
va finir par sacrifier. On les oblige, et bien au lieu d'investir dans des filières porteuses, dans l'intelligence artificielle, dans l'industrie de notre pays, ils ont distribué des chèques pour se maintenir au
pouvoir. Non, mais vous n'êtes pas levés contre le
chèque. Tout le monde a applaudi
le quoi qu
'il en coûte et même
ils ont demandé... Nous leur
avons dit que ce n'était pas
une polémique. Leur
logique,
c
'est la suivante. On prélève beaucoup, ils prélèvent beaucoup, ils répartissent mal. Tous nos services publics sont exsangues et, en échange, ils ouvrent des guichets. Regardez ce que l'été dit de la situation de notre pays. Une canicule, on s'aperçoit que rien n'est climatisé dans le pays. Une jeune fille assassinée et violée, on s'aperçoit que des milliers de dossiers sont en instance dans les grèves de notre pays. Des incendies, on s'aperçoit qu'on n'a pas
de canadaires. On dénonce la clochardisation de la justice.
Notre pays s'effondre de l'intérieur. Au bout de dix années d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Jean Castex, Gabriel Attal, toute cette équipe-là, dix ans après, ils ont effondré notre pays de l'intérieur.
– Pourtant,
Sébastien, vous ne savez toujours pas quoi faire sur le budget qui est la colonne vertébrale d'une politique, puisque les écologistes, les insoumis, les socialistes vont aller, les insoumis c'est certain, vers une censure. Et vous vous dites, on attend de voir. Si tout est si catastrophique, si tout est si terrible que
vous ne le dites. – Mais alors, il est
catastrophique.
– Alors,
qu'attendez-vous pour
nous dire ce soir que je censure ? –
Madame, d'avoir une ligne claire. Moi, j'écoute le ministre de l'Économie et des Finances qui nous dit on va taxer l'épargne salariale dans la même journée. –
Le
Premier ministre dit c'est une très mauvaise idée, on va faire l'inverse. Je rappelle que nous,
on
avait proposé une proposition de loi,
c
'était Jean-Philippe Tanguy qui l'avait proposée pour évidemment libérer plus tôt et sans taxe de l'épargne salariale. Mais enfin,
je
veux
dire,
ce gouvernement ne sait pas où il va. Il y
a
des petites choses à faire d'ailleurs. S'ils avaient commencé par dire, comme le propose Marine Le Pen, on va supprimer 128 taxes à faible rendement. S'ils avaient proposé de dire pour rétablir un peu de confiance, on ne
va
pas aller sur la facturation électronique, qui inquiète beaucoup parce que vu les suites qu'il
y a
eu à la DGFIP, la Direction Générale des Finances, dont la directrice et le ministre du Budget, sont toujours en place. Toutes les données des Français, toutes les données fiscales des Français se baladent dans la nature, ces gens-là sont toujours en place. Eh bien s'ils avaient envoyé des signaux ainsi, peut-être pourraient-ils travailler en confiance. Ils ne savent pas où ils vont, ils laissent l'État s'écrouler de l'intérieur, ils ne tiennent rien, ils n
'ont
pas de feuilles de route, ils se contredisent entre eux. Comment voulez-vous qu
'on
se prononce aujourd'hui ?
Mais on veut voir ce qui va aller dans l'intérêt des Français. – Mais M. Cheney, ce qu'on a à l'écran, ce que vous nous dites là.
–
Non,
pas
du tout.
– Donc vous pensez que dans quelques jours, tout va rentrer dans l'ordre et qu'ils vont suivre vos mesures et vos propositions
?
–
Non, nous pensons qu'ils vont quand même nous faire une proposition, nous sommes législateurs,
nous devons voter sur pièce et sur place. – Nous l'avons toujours fait.
Nous n'avons jamais voté les budgets d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements, mais nous avons toujours attendu qu'il y ait un texte, qu'il y ait des engagements de ce gouvernement. Et parfois, nous les avons fait reculer. Je vous ai parlé des tickets restaurants, je vous ai parlé de la hausse de la CG, on les a fait reculer là-dessus. Donc nous,
nous
attendons, mais avouez quand même qu'entre le propos du ministre des Finances le matin et le propos du Premier ministre le soir, enfin, c'est une maison de fous, c'est un asile d'aliénés, ce
gouvernement. – Attention,
parce que dans une maison en partie, il peut y avoir des divergences, on va en parler tout à l'heure.
– Oui, enfin, là, ils gouvernent la France, madame. Là, ils sont en train de décider de l'avenir de notre pays et du budget qu
'ils
doivent construire. S'ils taxent les retraités ou s'ils ne les taxent pas, s'ils libèrent de l'épargne salariale ou s'ils la taxent. Sincèrement, ils ne savent pas où ils vont. Et à côté de ça, la dette continue à se creuser.
– Et il va y avoir un héritage, quel que soit le ou la présidente. Est-ce que c'est aussi un argument qui joue peut-être en la faveur de la non-censure ? Vous vous dites, on va peut-être hériter d'un budget, on verra ce que donnera l'élection présidentielle, et on préfère avoir un mauvais budget que pas de budget du tout dans la situation du pays. –
On va regarder justement, vous l'avez dit, dans l'intérêt du pays. J'entends que Sébastien Lecornu a dit que ce budget serait en réalité pour six mois et que les engagements qu'il prendra n'auberreront pas les engagements que pourrait prendre un futur gouvernement. On va regarder parce que, sincèrement, la confiance qu'on peut avoir en eux, elle est quand même très limitée. Quand on voit comment ils traitent les pompiers, quand on voit comment ils traitent les buralistes, ces professionnels qui aujourd'hui sont en grande souffrance, comment peuvent-ils traiter le budget de l'État ?
Je vous rappelle que quand même, la charge de la dette, elle a augmenté au premier trimestre de 18%, au premier semestre, pardon, de 18%. Est-ce qu'à un moment, cette folie va continuer ?
Beaucoup
d'impôts, des services publics qui s'écroulent. Mais où passe cet argent ? Et pourquoi ne pas s'attaquer à la dépense publique toxique ? Pourquoi laisser notre pays sombrer sous les normes, sombrer, manquer d'oxygène
à ce point ? – Ils vont vous
répondre qu'ils ont tenté de faire des réformes structurelles comme la réforme des retraites et qu'elle n'est pas passée puisqu'elle est gelée et congelée, à ce sujet sur les retraites, Sébastien Chenu. Moi, je me souviens d'une phrase de Jordan Bardella qui affirmait au fond que l'âge de départ ne veut plus rien dire. Ce n
'est
pas anodin comme phrase. Marine Le Pen, en campagne, patronne et candidate, maintient les 62 ans. Est-ce que vous aussi, vous avez deux visions sur ce sujet fondamental
? – Et
je n'essaie pas de trouver des bisbis. Est-ce qu'il y a deux visions, deux façons de voir les choses ?
–
Non, pas du tout. Je crois que le projet de Marine Le Pen, il est assez clair et on ne le répétera jamais assez. Si vous avez commencé très tôt, en dessous 20 ans, et que vous avez vos 40 annuités, alors vous pouvez partir à partir de 60 ans. Et puis, après, de façon progressive,
vous
pouvez partir à partir de 62 ans si vous avez vos 42 annuités. Et Marine Le Pen a ajouté qu'effectivement, on maintient ce système par répartition parce que c'est celui qui protège les petites retraites, mais que, sur la base du volontariat, introduire un peu de capitalisation n'était pas problématique. C'est un deuxième étage qui donne de la liberté sans enlever de la solidarité. On est attaché au système, évidemment, de répartition, on est attaché à la borne d'âge, on est attaché aux annuités, mais on dit aussi, il faut faire rentrer plus de jeunes sur le marché du travail, c'est la priorité.
Donc, avec le classement PISA, d'ailleurs, qui est sorti aujourd'hui, on voit bien que nos jeunes ne sont pas formés au métier de demain, au métier dont on a besoin. Il est là, l'effort à faire.
– Mais quand Jordan Bardella dit cette phrase, il est plutôt sur la tendance de dire que le système de retraite n'est pas, n'est plus soutenable sur le plan économique. Alors que vous, enfin vous, Marine Le Pen dit non, mais on va quand même aller sur
62.
– Mais madame,
tel qu
'il a été créé ce régime de retraite, si on ne crée pas à côté un fonds souverain, si on ne fait pas rentrer plus de jeunes sur le marché du travail, si on n'incite pas les entreprises à garder les seniors, effectivement, ce système de retraite, il ne peut pas… Nous,
on
n'est pas pour un statu quo, vous avez bien remarqué, nous, on n'est pas pour que ça demeure sans rien faire d'autre, on est pour modifier le système de retraite, faire rentrer plus de jeunes, je vous l'ai expliqué, créer un fonds souverain qui partira de l'épargne des Français fléchés vers cela. Oui, on est pour faire évoluer ce système, mais pour protéger les
petites
retraites et la
retraite par répartition.
–
Il
y a de mémoire 1,7 cotisants pour un retraité aujourd'hui, et je crois qu'il y a 40 ou 50 ans, c'était 4 cotisants pour un retraité. Pas la même, évidemment, population. Et malgré tout, vous dites, on va, sur l'âge de départ, aller
vers
62. Est-ce que c'est
compréhensible
? – Oui, parce que nous faisons un choix de société. Un choix de société, ce n
'est
pas du bidouillage de paramètres. Parce que le bidouillage de paramètres, la borne d'âge, ou le nombre d'annuités qui sont sans arrêt bidouillées par les gouvernements, cette logique-là, elle amène à être sans arrêt poursuivie. Après, ce sera 64, 66, 67, 68, ça n'aura jamais de fin, puisque de toute façon, l'espérance de vie en bonne santé augmente. Nous, ce que nous disons, c'est qu'il ne faut pas bidouiller les paramètres, c'est faire rentrer un maximum de gens sur le marché du travail, avec des emplois aussi qui ont une valeur ajoutée importante.
L'uberisation de la société, telle que l'a faite Emmanuel Macron, la financiarisation de la société, telle que le fantasmait Emmanuel Macron, ça ne rapporte pas un rond, il nous faut des emplois qualifiés, il nous faut des emplois de l'industrie, il nous faut des filières qui permettent ces emplois-là. Ils ont laissé tomber ça, ce n
'est
pas leur logique. Leur logique, à eux, c'était un pays sans usines et sans fermes, c'était une économie financiarisée, c'est une économie mondialisée, dans laquelle on importe du bout du monde des
produits faits par des gamins
qu'on voit ici à des chômeurs. Cette logique-là, nous allons y mettre un terme, et c'est vrai que c
'est
la logique qui est poursuivie depuis des dizaines d'années.
Est-ce que dimanche, à la fois sur un plan économique et politique, Marine Le Pen va siffler la fin de la partie, Sébastien Chenu, pour sa rentrée à la fois sur le voile, à la fois sur l'Ukraine, à la fois sur les retraites, sur toutes ces questions, est-ce qu'elle va dire, voilà, enfin, quel est le cap et la ligne ?
Je crois qu'elle va surtout siffler le début de l'élection présidentielle, parce que dimanche, à Hénin-Beaumont, et j'invite chacun, en se renseignant sur le site marinelepen.com, à venir dimanche à 14h30 assister à son discours, elle va expliquer les réponses qu'elle a pour le quotidien des Français, les sujets
du quotidien, mais évidemment, je crois même que ce sera son anniversaire.
Je crois même que ce sera son anniversaire. Et évidemment que c'est le début de l'élection présidentielle, de cette campagne qui va commencer. Et nous, on ne veut pas priver, on ne
veut
pas escamoter les sujets de fond. Les Français ont besoin d'entendre, ont besoin aussi de reprendre peut-être un peu d'espoir, vu la situation du pays, ils ont besoin d'entendre des propositions qui peuvent changer leur quotidien. Marine Le Pen,
c
'est la candidate des Français, elle va faire ses propositions.
On a commencé, on va poursuivre sur les sujets de fond, mais souvent les sujets de fond rejoignent la politique. Beaucoup de vos adversaires ont dénoncé vos flottements cette semaine sur les différents sujets que j'ai évoqués. Certains y ont vu même une opération de débardélisation du parti. Je vois que vous haussez les yeux au ciel.
Oui, j'ai du mal.
Je comprends que lorsqu'on ne veut pas parler du fond, on essaye, en tout cas un certain nombre d'adversaires politiques, de médias très opposés, très engagés contre nous, je pense à Libération, essayent d'inventer des choses.
Parce
qu
'il y
a eu des inventions pures.
Vous parlez de
la une de Libération.
Oui, puis il y a des inventions pures sur des réunions qui
se tiennent avec des propos qui ne sont jamais tenus dans la réalité et qui sont écrits dans un journal.
Propos sur
Marion Maréchal.
Que nos
adversaires...
Selon Libération qui aurait dit, Jordan Bardella avait dit, c'est elle ou moi.
Que nos adversaires viennent nous chercher sur notre programme. C'est ce qui intéresse les Français. Vous croyez que ça intéresse les Français de savoir si l'ancien conseiller économique de Marine Le Pen, que personne ne connaît, est toujours là où...
Pardonnez-moi, c'est un
conseiller économique d'un autre parti, quelqu'un qui structure la ligne économique,
se
répartit si c'était le programme des LR. Vous auriez dit, regardez, ils ne savent plus où ils en sont, la
ligne n'est pas la même. Ce qui
intéresse les Français, c'est les réponses de leur quotidien, à leur quotidien. Ce n
'est
pas de savoir si on était 12 ou 15 à une réunion, c'est de savoir comment on va redresser ce pays après 10 ans d'effondrement macroniste. Nous,
on
est armés pour cela. Jordan et Marine, ils ont mené des dizaines de campagnes électorales ensemble, des législatives, des européennes, des municipales. Ils l'ont toujours fait en parfaite adéquation. Chacun avec leur tempérament, chacun avec leur sensibilité, chacun avec probablement des particularités qui sont liées à leur parcours, mais toujours, un, au service des Français, et deux, dans une parfaite complémentarité.
Et
donc, il y a quelques jours, M. Lui Alliot était parfaitement complémentaire avec Mme Marine Le Pen et M. Jordan Bardella
sur l'Ukraine. Je crois qu'ils
l'ont dit d'ailleurs.
Ils l'ont dit tous les deux. On n'a pas entendu les
mêmes réponses.
Écoutez, sur l'Ukraine, les choses sont assez claires. La France va honorer ses engagements avec nous.
C
'est-à-dire que le soutien à l'Ukraine perdurera. Nous allons honorer nos engagements, que ce soit en termes financiers, en termes militaires, en termes de formation. Oui, nous allons honorer nos engagements.
En
coupant le robinet.
Nous allons ensuite regarder si, pour des engagements nouveaux, il y a encore la possibilité pour la France, vu l'état de ses finances, de prendre des engagements nouveaux sans fermer la boutique en ce qui nous concerne. Eh bien, moi, je pense qu'effectivement, aujourd'hui, nous n'avons pas de capacité à aller au-delà des engagements que nous avons déjà pris et que nous allons honorer.
Oui, donc il n'y aura pas d'aide supplémentaire à l'Ukraine si
vous arrivez au pouvoir. Aujourd
'hui, je veux dire, il faut plutôt aller vers un plan de paix pour que cette guerre s'arrête.
Ça, c'est autre chose. Oui, d'accord, mais enfin, ça va avec. Vous dites, vous, au pouvoir, il n'y a pas d'argent supplémentaire. Nous, on n'est pas partis pour faire la guerre de 100
ans. Parce que payer la guerre
de 100 ans, on n'en aura pas les moyens. Je ne sais pas si c'est vous qui décidez. On
n
'en
aura pas les moyens. Et il faut sauver des vies humaines. Donc, par conséquent, la France, qui est une grande voie, doit pouvoir contribuer à mettre les acteurs, les belligérants, autour d'une table à un moment ou à un autre, plutôt que de simplement financer une guerre sans fin. Il y a des vies derrière à préserver.
Si
Marine Le Pen est élue présidente, Jordan Bardella est naturellement, automatiquement, mécaniquement, normalement, son Premier ministre ?
Oui, bien sûr. Bien sûr, Marine Le Pen l'a annoncé.
C'est toujours
le ticket qui est mis
en avant. Oui,
c'est un ticket incroyable. Regardez la popularité qu'ils ont chez les Français l'un et l'autre. Jordan se prépare pour quand même redresser le pays à la tête d'un gouvernement d'Union Nationale qui va demander une belle énergie. Je crois qu'il en a. Marine Le Pen se prépare à gouverner, à présider plutôt notre pays. Je crois que cette volonté, cette énergie, ce cap qu'elle va fixer, il est assez clair. Ils sont complémentaires. Ils sont différents. On a envie de rassembler les Français. Quand j'écoute M. Retailleau ou quand j'écoute les macronistes, ils ont désespéré leurs électeurs. Ils les ont trahis, ils les ont baladés. M.
Retailleau est en train de préparer son ralliement à Édouard Philippe pour sauver 50
000 LR. Il ne cesse de dire l'inverse sur tous les plateaux.
C'est donc qu'il va le faire. Parce qu'évidemment, il n'a aucune crédibilité.
Vous êtes dans les
rayons des
LR ? M. Retailleau,
qui était le plus anti-macroniste et qui a terminé dans un gouvernement macroniste. M. Retailleau, qui se présente aux élections sénatoriales sur une liste avec les amis d'Édouard Philippe et d'Emmanuel Macron. Ils font liste commune. Personne ne regarde ce qui se passe en Vendée. Ils le font déjà localement. La réalité, c'est qu'ils ont désespéré leurs électeurs. On leur tend
la main. Je suis en train
de dire que c'est un théâtre d'ombre et qu'en réalité, tous vont se ranger derrière Édouard Philippe. Je recevrai tout à l'heure M. David Lysnard. Vous pensez qu'il est
homme ou
candidat ?
Oui, il est un des éléments
du système. Vous savez, la trahison n
'est
qu'une question de date, écrivait Talleyrand. Donc la trahison de leurs électeurs, M. Retailleau, M. Lysnard, M. Attal, M. Philippe, interviendra à un moment ou à un autre qu'ils auront décidé. Ils se retrouveront parce qu'ils font partie du même système, de la même logique, de cette logique qui a amené le pays là où il est.
C
'est intéressant votre expression. La trahison n'est qu'une question de date. Parfois, il faut l'oublier, jeter la rancœur ou la rancune à la rivière et accueillir à bras ouverts Marion Maréchal.
Écoutez, Marion Maréchal a toute sa place. Elle l'a exprimée pour pouvoir aider Marine Le Pen. Elle a indiqué que c'était son souhait d'avoir élue Marine Le Pen. On verra de quelle façon elle s'exprime demain. Mais je crois que son souhait ne fait aucun mystère. Elle veut que Marine Le Pen soit présidente de la République.
C'est le grand rassemblement. –
Ça ira bien
au-delà de tout ça.
– Alors, est-ce que ça ira au-delà aussi de l'union des droites ?
– Mais au-delà,
mais bien
au-delà. – Oui, je sais, vous parlez de l'union des Français.
Mais c'est intéressant. Attendez, juste sur l'union des droites, parce que Sarah Knafo de Reconquête avait tendu la main en disant qu'elle pourrait accepter un gouvernement de Jordan Bardella, d'y participer. Le patron du RN le dit à condition d'adouber le programme de Marine Le Pen. –
Oui, je ne comprends pas bien.
Je ne comprends pas
ce
que fait Sarah Knafo. Elle passe son temps à dire que Marine Le Pen est une femme de gauche, que notre programme est pourri. Elle le copie quand même, que nous sommes des nuls, etc. Et puis après, elle dit, mais je voudrais quand même être ministre de Jordan Bardella. Donc à un moment, il faut savoir ce qu'on veut dans la vie. Oussara Knafo considère que nous sommes les plus à même de gagner cette élection. Nous sommes aujourd'hui les mieux armés. Nous avons le meilleur programme pour le faire. Et elle vient nous donner un coup de main. Mais si c'est pour dire matin, midi et soir, ils sont nuls, ils sont mauvais, ils n'y arriveront pas, etc.
Mais je veux quand même être leur ministre, c'est un petit peu contradictoire.
– Et la différence,
c
'est en tous les cas la tonalité de vos réponses et la manière à laquelle vous avez appréhendé et reçu la victoire, la large victoire de l'AFD en Allemagne, est assez différente. Sarah Knafo, ici même, hier, tout en condamnant, elle l
'a
fait hier, certains propos des leaders de l'AFD, a constaté une vague occidentale. Vous, Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy, ce matin, chez Apolline de Malherbe, au contraire, il se dit terrifié. Il parle même d'une réunion à laquelle il a participé lors des législatives il
y
a quelques années, où il est sorti de là en étant véritablement choqué.
– Moi, ce que je crois, c'est que des politiques qui ne traitent pas le fait migratoire, qui laissent leur population se déclasser socialement, le pouvoir d'achat s'écrouler, amènent ces populations à virer ceux qui ont été les artisans de ce chaos. En Allemagne, ils ont viré ces coalitions qui n'avaient ni queue ni tête pour les remplacer par un parti politique qui n'a pas ma sympathie, qui n'a pas notre sympathie. Nous ne sommes pas alliés avec eux. Les propos qu'ils ont tenus, que certains de ces dirigeants ont tenus très longtemps, sont des propos inacceptables.
Mais la logique, c'est que ceux, les tenants du système, qui ont mis l'État, que je ne connais pas bien cet État d'Allemagne de l'Est, dans cet État de déclassement, sont sanctionnés par les électeurs. Et ça, il y a un parallélisme des formes. Partout où vous semez le désespoir, partout où vous abîmez vos populations, partout où vous effacez vos identités, vous ouvrez la porte à vous faire dégager. Et c'est la dernière étape. Le macronisme, c'est la dernière étape de la déconstruction du vieux monde politique.
Déconstruction, mais est-ce que la victoire d'un tel parti entraîne sa dédiabolisation
?
Non, en tous les cas, on verra comment ils gouvernent l'Allemagne de l'Est, enfin cet État de l'Allemagne de l'Est. Mais pour moi, ils sont toujours un parti politique que nous n'avons pas envie de fréquenter.
Eux ne s'empêchent pas, en Allemagne, de fréquenter même des gens qui sont totalement à leur opposer du bord politique, y compris très à gauche. Je reviens quand même sur l'union des droites. Je vous ai dit que tout à
l
'heure, nous recevions David Lissnard. Vous ne voyez aucune convergence programmatique, Sébastien Chenu ? Là, j'ai listé quelques points, que ce soit David Lissnard ou Bruno Roteau, il y
a
quand même différents points qui vous
rassemblent. Mais bien sûr qu'il y a des points qui peuvent nous rassembler, évidemment, et j'en trouverai probablement dans différents partis politiques, des points de convergence. Simplement, d'abord, une question de confiance. Ensuite, M. Lissnard, lorsqu'il dit qu'il veut faire une primaire qui inclurait le centre, M. Attal jusqu'à Mme Knafot, ça veut dire que si M. Attal gagne la primaire, il le soutient. Donc si vous voulez, en fait, la réalité, c'est qu'il est, M.
Lissnard,
est une nuance du système et de la politique qui est actuellement à l'œuvre. Une de ces nuances. Eh bien moi, je ne veux pas, pour les Français, continuer la même politique, quelles que soient les nuances de cette politique. Nous avons besoin d'un changement de cap, nous avons besoin de redresser le pays, nous avons besoin de tester, d'utiliser, de mettre en place des politiques qui n'ont jamais été menées dans notre pays, de nous attaquer avec beaucoup de courage, parce que je veux dire qu'il va en falloir du courage pour redresser le pays. Nous n'en sommes pas démunis, mais je considère qu'effectivement, M. Lissnard, comme les autres, ne sont que des nuances du même système.
L'hypothèse, pour l'instant, dans les sondages, l'hypothèse la plus probable, c'est le duel. Certains disent la tenaille. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, on a beaucoup entendu, il y a déjà quelques jours, des appels à la désobéissance. Là, le ton est parti dans la campagne sur les sujets de fond. Vous attendez à une campagne qui soit très dure, qui soit violente ?
Oui, bien sûr, parce que Jean-Luc Mélenchon
porte une violence verbale d'abord, mais aussi, on l'a vu avec certains de
ses
députés. Lui,
vous renvoie à
votre violence
programmatique. Cette violence verbale, historique, de l'extrême-gauche coupeuse de tête, parce qu'il cherche aussi, et il a, dans son programme, substitué le monde du travail à ce qu'il appelle la Nouvelle France, c'est-à
-dire
qu'il court vers un électorat qui est communautaire, parce que, face à cet électorat communautaire auquel il va se lier pied et poing lié, il va faire des concessions. C'était la marche contre l'islamophobie avec le CCIF. Ce sont des... Parce qu'il faut que les Français lisent le programme. Quand Mathilde Panot dit « On reviendra sur l'interdiction de la baille, ils reviendront aussi sur l'interdiction du voile à l'école. Ils veulent donner le droit de vote aux étrangers. » Enfin, le programme de la France insoumise, en matière de communautarisme, en matière de fracturation de notre pays, qui n'en a quand même pas besoin, il est quand même champion du monde.
Donc, économiquement, c'est une bascule, mais sur l'aspect de la cohésion nationale, c'est la bascule du pays.
Et vous pensez qu'une interdiction du voile dans la rue et dans l'espace public, ce serait une mesure de concorde nationale ?
Oui, madame, parce que nous luttons contre l'islamisme. Parce que nous considérons qu'il
y
a une idéologie, que je ne confonds pas avec une religion, avec l'islam, qui a une idéologie qui s'appelle l'islamisme, qu'elle fait des millions de morts, des milliers de morts à travers le monde et des milliers sur notre territoire, qu'il faut définir cette idéologie pour la combattre, en définir ses signes, ses représentations, ses financements, et que tout ça fera l'objet, fait l'objet déjà d'un texte qui sera soumis au référendum des Français. Et les Français choisiront s'ils veulent interdire l'idéologie islamiste et ses représentations.
Les Français, mais
c'est à vous d'assumer aussi des
choix. Nous l'assumons, nous le mettons
à notre programme au moment où tous les autres ont renoncé.
Je vous rappelle que M.
Retailleau... Certains disent que c'est impraticable,
imposable. D'accord, mais moi je vous dis l'inverse, madame.
Certains policiers, aux syndicats de policiers, ont dit que
ce
n
'est
pas notre rôle.
Moi
je vous dis l'inverse. Je vous dis que le discernement, que l'esprit de la loi, etc. sont des outils que savent très bien utiliser la police nationale. Je vous dis aussi que sinon on ne fait rien. Si on écoute Retailleau, Philippe Attal, qui disent « Non, il ne
faut
pas le faire, puis il faut quand même garder l'AME, puis il ne
faut
pas faire de référendum sur l'immigration, puis pas de moratoire sur l'immigration, pour reprendre M. Philippe, eh bien nous effacerons notre pays et nous le laisserons être livrés à des idéologues islamistes qui de toute façon ont un projet de société.
Idéologues islamistes, vous visez...
Oui, il
y a
des idéologues islamistes. Les frères musulmans sont pour moi des idéologues islamistes. Vous savez, je suis élu du Nord et quand j'ai vu la droite de Xavier Bertrand financer le lycée Averroès qui a été décrit dans un livre de vos confrères comme étant un repère d'islamistes, un lycée islamiste... Xavier
Bertrand a essayé de le
fermer un moment, vous
le savez bien M. Chenouet. On
a dénoncé ses financements, maintenant il veut le fermer. Il a utilisé l'argent des habitants du Nord pour subventionner ce lycée. Ces gens n'ont pas le courage parce qu'en fait, ce ne sont que des renvois d'ascenseurs et Jean-Luc Mélenchon, lui au moins, il assume les renvois d'ascenseurs avec les islamistes.
La campagne prend un ton qui est assez rude, assez drôle, mais il y a aussi des moments, j'allais dire de respiration, mais beaucoup de communication. Je voudrais vous soumettre la manière à laquelle Gabriel Attal, par exemple, propose une sorte de tournée des bistrots. Regardez.
S
'il
vous plaît,
je vais vous parler de notre rentrée. Tout au long du mois de septembre, on organise l'opération 1000 bistrots. C'est 1000 rassemblements dans des cafés, dans des bistrots, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers, à 5 autour d'une table, ou parfois à 10, parfois à 100, parfois plus. Avec une idée très simple, prendre le temps de se parler. Parce que cette campagne, je veux la construire avec vous, au plus près de chez vous. Une campagne présidentielle, c'est des grands meetings, des grands moments, mais je veux aussi que ce soit des moments comme celui-là. Une table, un verre, des discussions en toute simplicité.
Que vous me souteniez déjà, que vous hésitiez encore, ou que vous ayez tout simplement envie de parler de 2027, venez.
La communication,
ce
n
'est
pas que ça peut être un artifice, mais c'est aussi un pilier d'une campagne présidentielle.
Oui, on peut être évidemment aussi un pilier de bistrot, puisque j'ai l'impression que Gabriel
Attal est en train de... C'est vous qui parlez. Non, non, je
n
'ai
pas dit ça. C'est totalement bidon. Enfin, je veux dire, le petit verre d'accordéon derrière. Quand la communication tue la communication, c'est comme Édouard Philippe qui fait des frites. Ces gens ne vont jamais dans les bistrots, ne font jamais de frites, ils font une mise en
scène.
Mais
ils vivent,
pardonnez-moi. Vous êtes sûr que vous les connaissez personnellement
? Quand vous voyez le nombre de bistrots et de bureaux de tabac qui ferment dans notre pays et que M. Attal a été Premier ministre, qu'il n'a pas cherché à lutter contre le trafic, je vous rappelle que plus de 50% de la consommation de cigarettes, de tabac, se fait en dehors du circuit illégal, qu'il a laissé nos buralistes fermés, qu'il a laissé ses professionnels essayer de trouver eux-mêmes des solutions en devenant des relais de colis de poste, etc. Eh bien,
on
peut dire qu'il n'a pas assumé ses responsabilités. Donc aujourd'hui, le voir avec un petit air d'accordéon prendre les Français pour des imbéciles, je pense que quand il y a trop de communication, elle tue la communication.
Dimanche, pour Marine Le Pen, il n'y a pas de passage au bistrot, pas de cornée de
frites.
Elle
sera chez elle.
Elle est dans sa circonscription qui l'élit député depuis 2017. Donc Marine Le Pen sera évidemment à Hénin Beaumont avec les députés des Hauts-de-France. Je rappelle que nous sommes le premier groupe parlementaire mais là aussi le plus gros pourvoyeur de députés RN dans les Hauts-de-France. Et Marine Le Pen sera chez elle et elle délivrera un message fait de propositions concrètes pour la vie des Français.
Qu'on analysera très certainement en plateau dimanche, notamment puisque nous sommes également à l'antenne. Merci
Sébastien
Chenu d'avoir été notre invité. Merci encore.
Sébastien Chenu