L'opposition "refuse de voir que se joue en Ukraine notre liberté" : Jean-Noël Barrot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour jeannoë Barot bienvenue vous êtes ministre délégué chargé de l'Europe l'Ukraine justement il en été question hier entretien du président de la République accordé à Gil boulot et an Sophie Lapix il n'a pas complètement levé l'ambigué sur le niveau possible d'engagement de la France face face à la Russie et l'envoi de troupe au sol et d'ailleurs vous l'avez bien vu depuis hier soir les critiques elles sont extrêmement violentes de la part de l'opposition qui lui reprochent cette ambiguïé oui des critiques qui sont des critiques hypocrites he ce sont les mêmes qui il y a quelques années reprochai au président de la République d'épuiser toutes les voix du dialogue et de la diplomatie et qui aujourd'hui critique sa fermeté face au fantasmes impérialistes de Vladimir Poutine le président de la République hier a été extrêmement clair cessons de dire ce que nous sommes prêts ou nous ne sommes pas prêts à faire pour soutenir la résistance ukrainienne et faire échec à cette guerre d'agression russe en Ukraine il dit en fait nous n'aurons pas de limite il dit nous ne dirons plus ce que nous sommes prêts ou ne sommes pas prêts à faire nous n'allons pas donner à Vladimir Poutine ns lignes rouges ce qui lui simplifierait grandement la vie mais sauf que monsieur le ministre après le ministre des Armées Sébastien Lecornu alors pas ce matin il y a quelques jours a précisé la la pensée présidentielle en en disant attention attention nous n'irons pas au front ce seront des trouples de soutien donc on précise on précise pas on maintient l'ambigué on l' précise ce qu'a dit Sébastien le corn c'est que parmi les nombreuses initiatives qui sont prises en Europe aujourd'hui pour soutenir la résistance ukrainienne il n'y a pas de de troupe il n'y a pas d'envoie de troupe d'immédiatement prévu pour l'avenir pour la suite nous allons un poursuivre notre soutien massif à l'Ukraine l'Europe s'est accordé 7ette semaines sur des financements 5 milliards d'euros pour le soutien militaire et nous allons continuer puisque nous voulons le président de la République en a parlé hier faire appel à un grand emprunt pour pouvoir soutenir dans la durée l'industrie européenne de défense et soutenir ainsi les ukrainiens et par ailleurs nous n'allons plus nous dévoiler parce que nous sommes face à un adversaire Vladimir Poutine qui évidem ne s'arrêterait pas à l'Ukraine si l'Ukraine tombait ce que nous ferons tout pour éviter et auquel nous ne voulons pas dévoiler nos cartes pour dire les choses ça veut dire quoi il ne s'arrêterait pas à l'Ukraine vous pensez à quoi au pays bal vous pensez à la Moldavie si l'Ukraine devait tomber nous ferons tout pour l'éviter le front se déplacerait inévitablement à l'ouest les dictateurs ne prennent pas de vacances comme l'a dit volodimir zelensk et Vladimir Poutine est désormais dans une logique qui le conduit à étendre son empire il l'a d'ailleurs dit à plusieurs reprises il considèrent que la Russie n'a pas de frontières il considère que l'Ukraine et d'autres pays à ces frontières n'ont pas d'existence propre et donc il se déploiera partout euh jusqu'à ce que il se fasse il rencontre une forme de résistance quand la maison du voisin brûle que l'incendie menace de se protéger on ne détourne pas le regard comme un certain nombre de responsables politiques plutôt irresponsabl en France on se lève et on agit lesquels et bien ceux euh qui refusent en min minorité de soutenir par exemple la déclaration du Premier ministre cette semaine à l'Assemblée nationale considérant que disons que ça n'est pas tout à fait notre affaire et que ça n'est pas tout à fait un conflit qui nous concerne al ça n'est pas tout à fait exact si je peux me permettre monsieur le ministre eux ils disent nous ne voulons pas de l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne pas pour des raisons guerrières pour des raisons économiques notamment parce que le SMIG n'est pas le même parce que il y a des facilités douanières offertes à l'économie ukrainienne pour l'aider dans ces temps de guerre vers l' des importations et nous voulons pas de l'Ukraine dans l'OTAN c'est ça qu'il disent ils ne contestent pas le soutien français à l'Ukraine vous savez le rassemblement national s'est illustré depuis quelques années en en refusant systématiquement de soutenir au Parlement européen avec Jordan Bardella à l'Assemblée nationale avec Marine Le Pen toute proposition visant à venir en soutien au peuple ukrainien à dénoncer les assassinat politique en Russie donc on a bien une opposition qui compose qui se promet avec la Russie de Vladimir Poutine et qui refuse de voir que se joue en Ukraine notre liberté et notre existence monsieur Barro l'Allemagne a réaffirmé hier qu'elle s'opposait la livraison de ses missiles Taurus le président de la République ser rend à Berlin aujourd'hui est-ce qu'il veut faire pression se réconcilier les les relations n'ont pas l'air au beau fix aujourd'hui entre Berlin et et Paris en tout cas moins idéliqu qu'ell l'ont été mais les liens qui unissent l'Allemagne et la France sont indéfectibles et c'est bien autour de ce moteur de ce tandem franco-allemand que c'est construite ces derniers mois cette coalition qui dépasse d'ailleurs l'Union européenne pour c'estmo un moteur à de temps poursuivre votre analogie en ce moment il y a plus ça tourne plus côté français vous savez l'Allemagne a soutenu l'Ukraine en matière économique et en matière militaire de manière extrêmement vigoureuse de depuis depuis 3 ans depuis le début de la guerre donc chacun le fait selon ses capacités selon ses moyen selon ses spécificités mais il y a une unité absolue des Européens autour du couple franco-allemand sur la détermination à soutenir dans la duré aussi longtemps que nécessaire est-ce que vous souhaitez que les Allemands livrent les taorus les Allemands ont leur propres contraintte et chacun fait selon ces ces possibilités est-ce que vous les appelez à livrer les taorus est-ce que vous leur demandez de le faire une nouvelle fois c'était l'objectif de ce sommet international que Emmanuel Macron a convoqué à Paris le 26 février que cha viennent participer à ce sommet et explique ou évoque avec les autres les possibilités qui sont les siennes et que par coalition et bien le soutien s'amplifie à lu vous ne répondez pas complètement à question les Allemands à l'époque ils ont condamné la phrase d'Emmanuel Macron en dynamique on nexclut pas l'envoi de troupe le ministre de défense allemand a dit c'est hors de question jamais jamais ils ne veulent pas d' torus donc il y a quand même pas une coalition parfaite contrairement à ce que vous nous dites mais contrairement à ce que vous dites l'Allemagne s'est engagé par exemple à soutenir l'Ukraine à hauteur de 8 milliards d'euros en 2024 j'ai pas dit qu'il est qu'il ne soutenait pas j'ai dit qu'il y a pas d'harmonie parfaite là mais il y a une harmonie parfaite dans le soutien ensuite chacun a vous savez hein la défense nationale ça reste une prérogative souveraine et donc chacun est soumis à ses contraintes à ses impératifs ce que je constate c'est que partout en Europe le soutien à l'Ukraine est indéfectible dans mot monsieur le ministre comment est-ce que vous qualifiez l'élection présidentielle qui débute aujourd'hui en Russie comme une farce euh il y a un autre sujet que vous connaissez parfaitement puisque vous étiez en charge du numérique avant d'arriver aux questions européennes sont les les attaques cyber qui ont qui ont visait la France donc là c'est France travaille des ministères ont été visés cette cette semaine est-ce que ces attaques ell viennent de Moscou pour dire ch simplement je crois que c'est important de rappeler effectivement que ce conflit déclenché par la Russie a déjà des conséquences sur notre vie quotidienne qui a fait flamber les prix du gaz russe c'est la Russie de Vladimir Poutine qui inonde les marchés d'export euh en céréales en les vendant à prix cassé pour fragiliser nos agriculteurs c'est Vladimir Poutine qui a instylé dans notre débat public des fausses nouvelles on se souvient des étoiles de David c'est Vladimir Poutine et qui a attaqué l'hôpital de versaill la ville dans laquelle je réside en le paralysant pendant plus d'un an c'est un groupe de hackeurs russes donc ne nous y trompons pas la volonté d'agressivité de Vladimir Poutine nous touche aujourd'hui dans notre vie quotidienne et et pour ceux qui en doutent je les invite à venir visiter l'hôpital de Versailles aujourd'hui dont les conséquences de cette attaque par un groupe de hackurs Russes se font encore sentir plus d'un an après cette attaque il y a une autre réalité sur laquelle je souhaiteris vous entendre monsieur le ministre le Portugal après les Pays-Bas après la Hongrie la Slovaquie la Finlande la Suède l'Italie voit une forte progression de l'extrême droite aujourd'hui ça n'est plus une euh un fait isolé c'est une réalité pour beaucoup de pays européens est-ce que c'est inexorable je rappelle que le R remblement national est très largement en tête des sondages des élections qui débutent dans moins 3 mois effectivement l'élection au Portugal c'est la fin d'une exception celle d'un pays dans lequel l'extrême droite n'avait pas encore réussi à faire de des des scores aussi importants qu'on l'a vu dans les autres c'est c'est un appel à la mobilisation et au sursaut pour ceux qui comme nous nous situons dans le camp de la liberté de la démocratie pour faire échec à ces mouvements d'extrême droite qui sont eux dans le camp de la la capitulation la soumission vis-à-vis des régimes autoritaires on l'a vu depuis le début de la guerre en en Ukraine puisque chaque fois que l'occasion se présente ces mouvementsl au Parlement européen à Bruxelles soutiennent les intérêts russes contre les intérêts Ukrainiens alors si tout cela est si clair pourquoi est-ce que les Français prévoient de se prononcer à à plus de 10 points pour le rassemblement national plus de 10 points par rapport à vous pourquoi est-ce que les Français et les autres Européens se tourn vers ces partis-là s'ils sont si dangereux comme vous le dites ça n'est pas suffisamment clair ou alors est-ce que c'est votre faute enfin vous personnellement évidemment mais les démocrates pour reprendre notre expression en tout cas c'est notre ambition puisque nous avons une campagne qui démarre nous avons une candidate Valérie eté nous avons un bilan exceptionnel de ces 5 ans passés au au Parlement européen et nous allons consacrer les semaines qui viennent à expliquer à nos compatriotes comment nous avons fait changer l'Europe et comment nous entendons continuer à le faire et de les convaincre que chaque voix compte dans ce scrutin qui se tiendra le 9 juin et qui est à la proportionnelle et que chaque voix compte avec vraiment un un choix clair celui de continuer comme nous l'avons fait à renforcer l'Europe ou celui d'organiser un frexit en pièce détaché c'est-à-dire une sortie progressive de l'Europe un tout dernier mot parce que nous avons été traversé par une crise agricole elle est pas française he il y en a un peu partout en Europe il y a un accord par exemple de libre échange qui est en discussion et en partie signée avec le Chili alors le Chili fait du lithium fait du cuivre on en a besoin donc on en importe mais le Chili exporte des fruits des légumes et à des taux de douanes qui sont avantageux et N mais attendez comment est-ce que c'est possible qu'est-ce que vous leur répondez je leur réponds que le Chili est un accord que nous avons bien négocié en veillant à protéger nos industries ou plutôt nos filières agricoles les plus fragiles et en veillant à ouvrir des marchés pour nos filières les plus dynamiques avec les les perspectives les plus importantes et puis nous avons ajouté à cet accord une dimension effectivement géostratégique nous sommes là dans une région du monde qui si nous ne ne commerçons pas avec avec elle se tournera de manière définitive vers son pan Pacifique c'est-à-dire vers la Chine or nous avons besoin pour réussir la transition écologique de pouvoir accéder par l'échange à ces réserves de lithium nous en avons en Europe nous voulons les développer mais nous sommes aujourd'hui incapables en ortant des légumes et des fruits du Chili c'estant du lithium est-ce que c'est pas un peu paradoxal en Expant est-ce que c'est pas un peu et en exportant nos productions et en particulier les les la filière laitière le le fromage et cetera qui vont s'ouvrir des marchés qui vont qui vont permettre à nos agriculteurs et bien d'être prospère merci beaucoup joural bar d'avoir êt avec nous ce matin direct sur LCI
Jean-noël Barrot