Carole Delga : « Jean-Luc Mélenchon est l’homme politique le plus détesté de France »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité c'est Carole Delga. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Présidente socialiste de la région Oxitanie.
Vous êtes la présidente de région de France. On est ensemble pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserdedon du groupe EBRA les journaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.
Bonjour Oriane. Bonjour Carole Delga. Bonjour Carole Delga.
On va parler du salon de l'agriculture. Vous y étiez hier. On va parler de décentralisation, mais d'abord le climat politique se tend un peu plus ces derniers jours après le meurtre de Quentin de Ran.
La France insoumise et sous pression politique. Est-ce qu'il faut un cordon sanitaire autour de LFI ? Tout d'abord, il est absolument essentiel de rappeler mon opposition absolue à toute forme de violence.
Bien sûr, personne ne doit mourir de par ses opinions et il faut toujours être très ferme sur la lutte contre la violence, sur le soutien aussi au aux forces de sécurité et au niveau bien sûr du climat politique, rappeler que le combat premier, il est contre l'extrême droite parce que c'est la République qui est menacée. Et concernant LFI, moi dès 2022, j'avais indiqué que la gauche ne devait avoir aucune union avec Lfi parce que nous avons des divergences majeures avec LFI. Pour moi, il n'y a pas un signe égal entre LI et le RN puisque le RN est un parti raciste qui prône la préférence nationale et je combats ces idées-là.
Mais ça veut dire un candidat RN, un candidat LFI, vous votez pour la France. Juste LFI pour moi ne peut pas être dans une union avec les idées de la gauche et du Parti socialiste parce que nous avons des différences majeures sur la question de l'international, sur la question du soutien absolu au peuple ukrainien sur la condamnation du Hamas comme organisation terroriste et sur les questions aussi de laïcité. Mais vous pourriez encore voter pour un candidat de la France insoumise notamment s'il est face au Rassemblement national. que ce soit bien clair, euh ce duel, voilà, que vous échafaudez LFI RN, euh il peut être séduisant comme ça médiatiquement, mais ça ne va pas arriver parce que si euh on ne combat pas absolument à gauche le fait que ça soit elle fille qui représente la gauche, il faut combattre cela.
Il faut que la gauche à laquelle j'appartiens, elle soit en affirmation et qu'elle soit vraiment en volonté euh d'accéder. Et donc, il est pas échafaudé médiatiquement ce duel. Jean-Luc Mélenchon lui-même.
Non, mais bien sûr, c'est un des protagonistes si vous verrez Mélenchon euh ou Bardella ou Le Pen, bien sûr que ça les arrange de d'avoir cette confrontation des extrêmes. Mais moi mon engagement politique, c'est pour que la République gagne et pour que les idées socialistes et les idées de gauche gagnent. Je ne vais pas accepter Je ne vais pas accepter d'intérioriser une défaite à gauche où LFI serait notre représentant.
Donc euh ce serait une défaite avoir un représentant LF pour la gauche. Une défait. Et bien mais bien entendu qu'on va à gauche, on doit avoir des représentants qui se qualifient et c'est tout mon engagement politique depuis des années pour cette gauche républicaine avec un combat absolu contre l'extrême droite.
Ce sont voilà des ennemis de la de la République, il faut le rappeler. C'est extrêmement nocif pour la France mais pour autant rien ne justifie une union avec LFI. Rien ne le justifie.
Vous savez que aux dernières élections, Jean-Luc Mélenchon était quand même un refuge pour des électeurs de gauche. On l'a vu, il est passé pas très loin du de deuxè tour, hein. Aujourd'hui, il crie au complot.
Est-ce que il subit un procès injuste comme il le dit ? Vous savez, c'est c'est le principe des populistes. Euh, ils ont euh toujours euh cette rhtorique comme quoi ils sont victimes d'un complot, comme quoi les le système euh veut euh les écarter.
Alors que Jean-Luc Mélenchon a été quand même un des grands bénéficiaires du système aujourd'hui euh qu'il dénonce. Et je pense que les Français sont tout à fait lucides sur ce que représente Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon est euh l'homme politique le plus détesté euh de France.
Vous allez sur le terrain, que ça soit en Bretagne, que ce soit en Occitanie, euh que ce soit euh dans la région au Vergonalpe, c'est l'homme le plus détesté de France. Donc euh il faut être conscient qu'il ne sera pas un vote refuge comme il a pu l'être à des précédentes élections. Cela, c'est fini.
Les Français ont ouvert les yeux sur Jean-Luc Mélenchon, mais surtout nous devons républicain ouvrir les yeux aux français sur le danger de l'extrême droite parce que il faut être lucide. Aujourd'hui, il y a trop de Français qui pensent à voter à l'extrême droite et ça il faut vous dites-nous républicain jeux pour les dingers. Dites-nous républicain, ça veut dire que pour vous Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, il est plus républicain.
Non, je vous l'ai dit, je ne mets pas un signe égal entre l'extrême droite et LFI, mais des signes distinctifs entre vous et lui quand même. Mais bien entendu, j'ai j'ai c'est la question d'Orience sur l'arc républicain. Dans l'arc républicain, je considère que l'extrême droite ne fait pas partie de l'arc républicain.
Pour moi, LFI est dans l'arc républicain. Pour autant, je l'ai je le dis depuis maintenant 4 ans, je le martelle et j'ai été minoritaire dans mon parti sur ce sujet et j'ai maintenu la ligne et personne ne me peut me prendre en défaut sur ça. Depuis 4 ans, je martelle que nous ne devons avoir aucune union, aucune collusion avec les filles parce que ce n'est pas notre gauche.
Nous avons une gauche qui est universaliste, une gauche qui soutient le peuple ukrainien, qui est dans un combat absolu contre l'antisémitisme, contre le racisme. Une gauche qui aime l'entreprise. On a bien compris sur l'Union, si au municipal et ça pourrait être le cas dans votre région au second tour, il y a des candidats LFI devant des candidats socialistes.
Est-ce que les socialistes doivent se désister pour faire barrage au RN ? Il n'y aura pas euh dans ma région de candidats LFI euh devant euh voilà des socialistes et euh si euh ça peut arriver. Oui.
Non mais pas en l'occurrence dans ma réunion ça n'arrivera pas. Voà je vous le dis. Voilà.
CL mais si euh si cette hypothèse on va dire euh vraiment arrive dans d'autres territoires que ma région et bien à ce moment-là nous devons faire en sorte que le Rassemblement national ne gagne pas sans faire sans faire l'Union. Voilà. Donc en effet ou non à l'Union où il y a des désistements.
Est-ce que vous alors vous avez vous l'avez dit hein, vous avez toujours été clair euh euh sur le sujet et ce depuis 4 ans. Est-ce que le PS, la direction du PS doit encore clarifier ses positions ou est-ce que pour vous désormais c'est clair ? Je pense qu'il est toujours euh nécessaire que la direction du Parti socialiste en effet clarifie ses propos et moi pour ma part donc Olivier Fort il est toujours pas clair là-dessus.
Pour ma part, avec cohérence et avec rigueur intellectuelle, je maintiens ma position. Il n'y aura de ma part en tant que personnalité de gauche, aucun soutien à une liste où il y aura LFI. Aurore Berger, la ministre, elle elle va plus loin, elle appelle le RN a retiré ses candidats pour empêcher la victoire d'un candidat LFI.
Qu'est-ce que vous en dites ? J'en dis rien. Voyez là, j'en dis rien parce que ça s'appelle ça le degré zéro de la politique et de l'irresponsabilité.
Et si vous préférez en France, il y a quand même de sacrés problèmes. Voilà, il y a de sacrés problèmes. Je veux dire, la misère progresse.
On est dans un contexte géopolitique extrêmement menaçant où nous devons retrouver de la souveraineté, souveraineté industrielle, souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire. Nous sommes en plein salon de l'agriculture. Donc moi, je parle euh de la France et je travaille pour les Français.
Et voilà, ces commentaires qui sont euh complètement euh hallucinants, je les commente pas. Voilà. Un dernier mot là-dessus, Fabrice, avant de parler de l'agriculture, pour parler des municipales, vous n'irez pas à Toulouse, vous ne vous présentez pas à Toulouse.
Je l'ai annoncé il y a un an, vous l'avez dit, vous l'avez confirmé et l'Élyé. Alors [rires] ben je pense qu'en effet il faut travailler pour faire une proposition au français, un projet de gauche qui rassemble parce que voilà 2027 il faut de nouveau parler de la France du d'une France qui produit qui produit au niveau de son agriculture qui produise pour la réindustrialisation. Une France aussi qui redonne les moyens à l'éducation nationale, à l'hôpital d'exercer pleinement ces m Vous avez déjà votre programme en fait ?
Oui, j'ai des idées. Vous êtes déjà candidate pratiquement ? Non non, j'ai j'ai des idées.
On va arrêter cette course. Voilà des des candidatures parce Ah oui oui, je pense qu' à gauche il y en a trop. Non, il y a trop de candidatures.
Voilà, parce que sur personne sur votre ligne. Non, mais même Oui, mais je veux dire personne ne réalise, il me semble quand même vu le nombre de candidats ce que c'est qu'être président de la République française ou présidente de la République française. Voilà.
Donc ce genre de candidature spontanée tout bord confondu, ce n'est pas la hauteur des problèmes pas votre nom à la liste. Donc je rajouterai pas mon nom à la liste. En revanche, je serai toujours autour d'une table de travail pour faire des propositions parce que en effet, nous devons avoir une France qui retrouve sa puissance, qui à l'échelle internationale et un poids, mais aussi une France qui construise une Europe plus forte parce que nous avons besoin de nouveau d'être dans une Europe et dans une France de la production et nous devons redonner les moyens à nos enseignants pour lutter contre le déterminisme social.
C'est absolument euh indispensable et puis c'est bien sûr ben stopper le démantellement de l'hôpital public de la santé quand vous êtes sur le terrain. De quoi vous parlent les gens ? des fins de mois difficiles et de la difficulté d'avoir un rendez-vous chez le médecin.
Donc on doit répondre à ces sujets là et je pense que aujourd'hui on doit être conscient des dangers pour la France à l'échelle internationale et des dangers de l'extrême droite pour notre pays et on ne peut convaincre les Français qu'en ayant une force de proposition, qu'en ayant un projet pour la France et certainement pas juste en disant l'extrême droite est un danger. On doit proposer comme je le fais à la région Occitanie depuis maintenant 10 ans, entre ma première élection et la deuxè élection, le Front National, il a reculé de 10 points. Il a reculé de 10 points parce qu'avec ma majorité régionale, on a fait un projet clair.
On a démontré qu'on avait de la conviction, qu'on avait de la cohérence et surtout qu'on avait de la fidélité à nos propositions et on a changé la vie. La rentrée scolaire la moins chère de France, c'est à Nocitanie. C'est 14 millions de billets à 1 € pour que chacun puisse prendre euh le train.
Les salariés, 1 € le trajet, les jeunes, la gratuité d'usage, le l'ordinateur, les manuels scolaires, le transport scolaire, c'est gratuit en Occitanie. C'est bon pour le pouvoir d'achat des familles et c'est bon pour que les jeunes aient confiance en eux. C'est ça la politique, c'est changer la vie.
Et la région qui investit le plus pour son agriculture, c'est aussi l'citanie. Vous étiez hier au salon de l'agriculture Carole Delga. Les agriculteurs qui font face à de multiples crises.
Alors il il y a les crises récurrentes, les crises du revenu, les crises de trop de normes, de trop de transposition, de trop d'administrative et il y a aussi les crises conjoncturelles. Il y a les inondations, il y a la question du mercour, la question de la dermatose. Comment on sort de ça ?
On sort justement en ayant un projet agricole pour la France parce que le premier mal de l'agriculture française, c'est qu'il n'y a pas de cap, c'est qu'on n'explique pas aux agriculteurs ce que l'on entend d'eux. Ils ont des injonctions contradictoires et ils n'arrivent pas non plus à tirer un revenu de leur travail. Et donc il faut bâtir un projet agricole pour la France.
Et l'Occitanie, on fait pas que réclamer. On a dit ben on se prend en charge. En Ocian, on dit et en catalan porté.
Ça veut dire prends-toi en charge. Donc il y a de ça maintenant 9 mois avec la profession agricole, avec le président euh de la Chambre régionale d'agriculture, on a dit "On va bâtir un projet de souveraineté alimentaire et le titre, il dit tout, produire pour nourrir sainement." Et c'est cela qu'il faut faire aussi à l'échelle de la France.
C'est pas le cas parce que le gouvernement le gouvernement on a l'impression d'un plan tous les mois en ce moment. Voilà. Donc quand vous az quand vous avez un plan tous les mois, ça veut dire que vous n'en avez pas.
Voilà. C'est ça répond à beaucoup d'urgence aussi mais vous avez l'impression que l'État n'est pas au rendez-vous sur la question agricole. Je pense que depuis plusieurs années, il n'y a plus de projet agricole pour la France.
C'est une accumulation euh de mesures euh dont certains sont nécessaires, mais il faut avoir à la fois une capacité à répondre à des mesures euh en urgence, mais en même temps, il faut avoir une vision d'ensemble. Euh c'est euh un manque de projet agricole de la part de l'ensemble euh des euh acteurs de l'agriculture. Depuis Stéphane Lefol, l'agroécologie, depuis Edgar Pisani, quel est le projet agricole pour la France ?
Il n'y en a pas. Et c'est pour ça que moi en tant que présidente de la région Occitanie, en tant que présidente de région de France, j'ai décidé que nous bâtissions à l'échelle d'un petit pays qui est ma région un projet de souveraineté produire pour nourrir sainement. Vous avez un sujet que vous partagez d'ailleurs beaucoup avec l'Espagne, c'est celui de l'eau dans votre région.
Vous faites partie de ces régions qui coupent le plus tôt possible d'ailleurs les remplissages de piscines des particuliers. Euh c'est assez symptomatique. Comment on sort cette problématique de l'eau ? parce que vous avez une question de tourisme, vous évoquez, vous parlez beaucoup de l'industrie et vous avez ce sujet agricole.
Comment dans une région comme la vot vous pensez pouvoir vous en sortir ? Alors la question, est-ce qu'il y aura des restrictions déjà sur le tourisme ? Petite question comme ça.
Alors là, si vous préférz entre les pluies des dernières semaines plus la neige qui est fortement tombée sur nos montagnes, je pense que cet été nous allons avoir des nappes fréatiques qui seront quand même le plus haut. Mais la question de l'eau touche en effet prioritairement le contour méditerranéen, mais malheureusement avec les effets de réchauffement climatique, ça va monter. Pour l'eau, en fait, il y a plusieurs solutions.
Il y a pas une solution unique, une solution magique. Mais tout d'abord, on doit faire en sorte de consommer le moins d'eau possible en tant que citoyen. Il faut aussi utiliser l'eau au bon moment, au bon usage.
Les techniques satellitaires, la science nous permet par exemple en matière agricole de délivrer l'eau au bon moment de la croissance de la plante. Et donc les solutions, c'est quoi ? Ben, tout d'abord, en plus d'être économe àau, c'est tout d'abord d'avoir un maillage de réseau.
En France, il manque un maillage de réseau optimal dans plusieurs territoires. Ensuite, il faut avoir des des retenues collinaires. Ces petites retenues soit qui ont été créées il y a 30 40 50 ans qu'on peut remettre en fonctionnement, soit en créer de nouvelles.
Ici, il y a aussi la question de la réutilisation des eaux usées. En France, nous avons un retard réglementaire, c'est-à-dire c'est la paperace administrative qui empêche d'utiliser les eaux qui sortent de nos stations d'épuration pour pouvoir vraiment arroser par exemple toute la l'arboriculture, nettoyer aussi les trottoirs dans aux villes. Et puis en Occitanie, c'est le prolongement du grand tuyau qui s'appelle Aquadomicia qui prend l'eau dans le rô qui arrive juste jusqu'à la limite de l'héros et de l'ode et que nous avons comme projet de de d'andir jusque dans les Pyrénées orientales.
Et c'est là où j'ai demandé à au président de la République d'avoir en fait une dérogation sur des procédures administratives qui sont trop longues. On a une urgence absolue mener de l'eau, de l'eau potable, de l'eau pour l'industrie, de l'eau pour nos agriculteurs et il faut que on stoppe ces procédures à rallonge. Il y a des procédures d'exception qui ont été faites pour Notre Dame.
Moi, je demande une procédure d'exception pour ce tuyau qui amène de l'eau pour la population. Fabrice, sur un autre sujet. Oui, on va parler de transport, c'est un autre gros sujet dans votre région.
Deux lignes grande vitesse, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Perpignan. Est-ce que vous pensez que les calendriers sont tenables ? Vous êtes confronté à la fois une question de cours et aussi une question d'opposition notamment des écologistes.
Alors, sur la question des oppositions, elles sont très minoritaires. Elles sont très minoritaires. Si on prend le dernier sondage qui a été fait sur Toulouse, sur Toulouse, 90 % des Toulousains veulent la LGV. 90 %.
Voilà. Donc euh là euh les oppositions, je les respecte mais il faut les ramener à leur euh juste euh proportion. Sur la question budgétaire.
Euh j'ai été ancienne ministre et nous avons fait des propositions au gouvernement pour financer la part de l'État. Je rappelle, c'est LGV, c'est 40 % de financement des collectivités locales. C'est la première fois en France que des collectivités locales montent à ce niveau-là.
Donc demande un gros effort. Donc 40 % collectivité locale, 20 % de l'Europe. L'Europe a confirmé sa participation euh sur Toulouse, Bordeaux Dax montera certainement jusqu'à 25 % entre Montpellier et Perpignan et ensuite il y a 40 % de l'État.
Il y a des dispositifs de financement. Donc les solutions budgétaires, elles y sont pour l'État. Ce qu'il faut, c'est une volonté politique.
Pour aller vers sur quel calendrier ? sur le calendrier de 2032 pour Toulouse Bordeaux d'Ax. Un dernier mot puisque vous présidez région de France he Carole Delga, on l'a dit, la question de la décentralisation finalement ce seront trois textes qui seront examinés sur le grand acte de décentralisation promis par le gouvernement.
Trois textes examinés au Sénat avant l'été. Est-ce que vous approuvez la méthode et le fait que ce soit autant divisé ? Je pense que euh ce projet de décentralisation est essentiel est essentiel pour aider au redressement de la France euh parce que de donner plus de pouvoir localement aux communes, aux départements, aux régions, ça permettra d'avoir une meilleure efficacité de de l'argent public.
Mais est-ce que ça va pas être une décentralisation à minima aujourd'hui ? Je cra aujourd'hui je crains que ce soit une décentralisation à minima parce que les associations d'élus ont été peu consulté. C'est pourquoi nous avons il vous a pas assez consulté Sébastien ?
C'est rien de le dire. Nous n'avons pas été beaucoup consultés et c'est pourquoi c'est pourquoi nous avons écrit la semaine dernière avec Renault Muselier pour s'étonner ben du manque de réunion de travail. Nous l'avions rencontré fin novembre lors du congrès des régions.
Nous devions nous revoir avant le début de l'année 2026. Nous ne l'avons toujours pas vu. Donc rien depuis le congrès des régions.
Voilà. Donc c'est c'est pour ça que c'est quand même assez étonnant de vouloir parler de décentralisation et en particulier le couple État région a démontrer ces dernières années sa pertinence sur des grands projets et sur des grandes transitions en particulier de lutte contre le réchauffement climatique. Donc oui, je suis un petit peu étonnée de ce manque de travail en commun et cela veut dire que ça peut franchement amener à une loi qui ne transforme pas la vie et je pense que les Français en ont assez de ces lois de ces lo Ouais, je je crains que on se dirige vers cela et c'est pour ça que nous avons alerté avec Renault Muselier l'ensemble des présidents de région la semaine dernière dans un courrier assez grave par le temps au premier ministre vous vous le disiez disait quoi ?
On lui disait que on allait aller dans le mur et que la France ne pouvait pas s'économiser d'une profonde réforme et de donner plus de pouvoir localement. Nous demandons euh les régions ben de gérer l'ensemble des aides aux entreprises. Nous demandons les régions d'avoir l'orientation scolaire parce que ce sont nous les régions qui faisons le lien entre l'enseignement et entre le monde de l'entreprise.
Et sur l'orientation scolaire, nous avons besoin voilà d'être beaucoup plus offensif, d'expliquer à nos enfants toute la diversité des métiers et tous les parcours de formation. Sans réponse, j'imagine du premier ministre. Vous lui demandez donc un rendez-vous rapidement.
Réponse ? Oui, tout à fait. Ce serait bien que Matignon réponde quand on écrit. que ce soit en tant que présidente de région de France ou ce soit présidente de la région.
Je crois que le message est bien passé. Merci beaucoup. Merci Carole Delga d'avoir été notre invité.
La une du progrès Fabrice, ce sont les groupuscules violents dans le viseur de suite de l'affaire Quentin. Voilà évidemment sur ce qui s'est passé à Lyon, la une du progrès à Lyon. Merci beaucoup Fabrice.
Carole Delga