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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 9 octobre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Examens nationaux, internats, salaires des profs... François-Xavier Bellamy décrit sur RTL le projet Retailleau pour faire sortir l'école d'une "sorte de laxisme"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteÉludée

    C'est 3000 professeurs remplaçants déployés. Vous dites bravo ou c'est pas trop tôt ?

  • 1:44RelanceRéponse directe

    C'est une bonne chose ou pas ? Vous arrivez à le dire ?

  • 2:03OuverteRéponse partielle

    Rendre l'autorité ? Vous n'allez pas autoriser de nouvelles sanctions ?

  • 2:22RelanceRéponse partielle

    Comment vous rétablissez cette autorité très concrètement ?

  • 3:26RelanceRéponse partielle

    Je n'ai pas bien compris comment vous restaurez l'autorité des professeurs que vous estimez laminée aujourd'hui.

  • 4:17OuverteRéponse partielle

    Des sanctions plus fortes contre les élèves insolents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « À 15 ans, 33% des élèves français, un tiers de nos élèves à 15 ans, ne savent pas lire un texte de 100 mots. »
  • 1:31Invité politiqueChiffre
    « Nos élèves sont les derniers d'Europe en mathématiques. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « On a l'école la plus inégalitaire de tout l'OCDE désormais. »
  • 3:12PrésentateurPromesse
    « Bruno Retailleau promet une augmentation de 20% du salaire des professeurs sur 5 ans. »
  • 6:29Invité politiqueFait
    « Quand vous avez un maire LFI qui commence ses manifestations en disant que la violence est légitime, ça consiste en réalité à allumer l'incendie. »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy71 %
  • Présentateur24 %
  • ?4 %

≈ 16,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

L'invité d'RTL Matin à 7h45, le ministre de l'éducation nationale, Edouard Jeffray, a donc annoncé hier soir que 3000 professeurs remplaçants seraient déployés d'ici mardi dans les établissements dans lesquels les situations sont les plus problématiques. Réponse à la colère lycéenne qui embrasse le pays depuis plusieurs jours. Bonjour François-Xavier Bellamy. Bonjour. Vous êtes vice-président du parti Les Républicains, député européen, et vous avez été professeur en lycée, notamment pendant plus d'une dizaine d'années. C'est 3000 professeurs remplaçants déployés. Vous dites bravo ou c'est pas trop tôt

0:36
Locuteur

? C

0:36
François-Xavier Bellamy

'est surtout un effet d'annonce. La vérité, c'est que le problème est bien plus profond que cela. Et il va falloir aujourd'hui se poser enfin la question. Les jeunes Français sont inquiets. Cette inquiétude, elle a été récupérée, instrumentalisée dans des mobilisations qui ont été d'une violence désastreuse et on ne peut que condamner la violence. Mais il faut maintenant qu'on se pose la question. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait de

0:59
Locuteur

notre école ?

0:59
Présentateur

On remet des profs.

1:00
François-Xavier Bellamy

Mais ça ne suffit pas de parler seulement de moyens. La vraie question, c'est quel est le but ? Qu'est-ce qu'on veut faire de notre école pour qu'elle soit enfin à même de préparer l'avenir de la jeunesse en France ? Parce que ce qu'on vit aujourd'hui, c'est le symptôme de ce qu'on a entendu il y a quelques semaines seulement. Peut-être que beaucoup l'ont oublié, mais cette enquête PISA qui a été l'occasion de révéler brutalement la faillite de notre système éducatif. Aujourd'hui, à 15 ans, 33% des élèves français, un tiers de nos élèves à 15 ans, ne savent pas lire un texte de 100 mots. Nos élèves sont les derniers d'Europe en mathématiques. Donc,

1:34
Locuteur

toutes ces questions-là... C'est deux fois plus

1:35
Présentateur

qu'en 2000, pour rappeler les chiffres et ce déclassement dont vous parlez avec l'enquête PISA. Mais la réponse, c'est justement de pouvoir au moins assurer les cours promis. C'est une bonne chose ou pas ? Vous arrivez à le dire ?

1:46
François-Xavier Bellamy

Assurer les cours, c'est le premier devoir de l'éducation nationale. Mais encore une fois, il ne s'agit pas seulement de mettre un professeur devant des élèves. Il faut rendre aux professeurs leur métier. Leur rendre d'abord l'autorité nécessaire pour exercer. Et ensuite, reconstruire le sens de la transmission,

2:02
Locuteur

de l'instruction. Ça veut dire quoi ? Leur

2:03
Présentateur

rendre l'autorité ? Vous n'allez pas autoriser de nouvelles sanctions ? Comment vous faites ça ? Ça

2:09
Locuteur

veut

2:09
François-Xavier Bellamy

dire que quand on voit ces derniers jours des professeurs qui ont été agressés, qui ont été violentés, qui ont été menacés, on voit la conséquence de cet effondrement de

2:18
Locuteur

notre école. D'accord,

2:18
Présentateur

la conséquence...

2:19
Locuteur

Et donc, la nécessité absolue aujourd'hui. Comment vous

2:22
Présentateur

rétablissez cette autorité très concrètement ? Vous, demain au pouvoir, peut-être ministre de l'éducation nationale,

2:27
Locuteur

vous faites

2:27
Présentateur

quoi

2:27
Locuteur

?

2:27
François-Xavier Bellamy

Moi,

2:27
Locuteur

je crois qu'il y a

2:27
François-Xavier Bellamy

trois impératifs absolus qu'il faut mener en même temps. Le premier, c'est redonner à l'école sa mission de transmettre, d'instruire, tout reconcentrer sur les savoirs fondamentaux. La deuxième chose, reconstruire des examens nationaux qui soient exigeants, qui permettent de retrouver le sens du mérite de

2:44
Locuteur

l'effort. C'est la proposition de Bruno

2:45
Présentateur

Retailleau, un examen d'entrée pour le collège notamment.

2:48
François-Xavier Bellamy

Bien sûr, parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'on vit ? Et vous voyez pourquoi il y a tant de critiques légitimes contre Parcoursup. C'est qu'aujourd'hui, faute d'avoir choisi de valoriser le mérite et l'effort, on en est venu à une sélection par l'arbitraire. Et on a l'école la plus inégalitaire de tout l'OCDE désormais. Et la troisième chose,

3:03
Locuteur

c

3:03
François-Xavier Bellamy

'est, je parlais des professeurs, c'est le sujet fondamental, investir dans la formation des professeurs, l'attractivité du métier, rendre aux professeurs

3:11
Locuteur

la fierté de leur métier. Et Bruno Retailleau

3:12
Présentateur

promet une augmentation de 20% du salaire des professeurs sur 5 ans.

3:15
Locuteur

Et c'est

3:15
François-Xavier Bellamy

fondamental parce qu'on vit un déclassement du métier d'enseignant qui contribue à cette crise de l'autorité.

3:20
Présentateur

François-Xavier Bellamy, j'ai bien compris les intentions, les grands principes, notamment défendus par Bruno Retailleau dans sa course à la présidentielle. Je n

3:27
Locuteur

'ai

3:27
Présentateur

pas bien compris comment vous restaurez l'autorité des professeurs que vous estimez laminée aujourd'hui.

3:32
François-Xavier Bellamy

Mais ça passe aussi par là. Vous savez, moi, je fais partie d'une génération de professeurs à qui on a expliqué qu'il ne fallait surtout pas transmettre des connaissances. Je fais partie d'une génération de professeurs

3:40
Locuteur

qui

3:40
François-Xavier Bellamy

a été très

3:41
Locuteur

largement sous-payée par rapport à la moyenne de l

3:43
François-Xavier Bellamy

'OCDE.

3:43
Présentateur

Un jeune qui veut être professeur, on lui explique qu'il ne

3:45
Locuteur

faut

3:45
Présentateur

pas transmettre de connaissances aux élèves.

3:47
Locuteur

On lui explique que

3:47
François-Xavier Bellamy

les élèves doivent construire leur propre savoir, leur propre représentation du monde. que ce qui compte, c'est finalement que les élèves soient capables de trouver par eux-mêmes la connaissance dont ils ont besoin. On vit aussi avec cette idée, vous le voyez comme moi, que le digital, le numérique va remplacer l'accès au savoir. Je me souviens de cette époque où, avant le Covid, on nous disait que finalement, on pouvait laisser les élèves devant des écrans à prendre par eux-mêmes. On se rend bien compte que le professeur est indispensable et il faut redonner aux professeurs leur métier pour qu'ils retrouvent leur légitimité devant

4:17
Locuteur

leurs élèves. Des sanctions

4:17
Présentateur

plus fortes contre les élèves qui sont, je ne sais pas, insolents ?

4:21
Locuteur

Vous

4:21
Présentateur

remettez des heures d'école davantage ? Très concrètement, c'est quoi les mesures

4:25
Locuteur

? Ça

4:25
François-Xavier Bellamy

veut dire fondamentalement qu'il faut effectivement sortir d'une forme de laxisme. Ça veut dire qu'il faut que les élèves qui posent le plus de difficultés et qui parfois, à quelques-uns, suffisent à pourrir la vie de tout un établissement, que ces élèves soient placés dans des internats où ils pourront être d'abord remis dans le droit chemin, mais aussi laisser tous les autres élèves apprendre et continuer de se former.

4:44
Locuteur

Les

4:44
Présentateur

établissements régionaux spécifiques que vous voulez

4:47
Locuteur

mettre en place ? C'est ce que Bruno

4:47
François-Xavier Bellamy

Retailleau propose pour pouvoir, encore une fois, sortir de cette situation. Aujourd'hui, un élève qui même parfois est violent ou qui commet des violences contre les professeurs, contre les élèves, il va être simplement changé d'établissement. Ce n

4:57
Locuteur

'est

4:57
François-Xavier Bellamy

pas comme ça qu'on va s'en sortir. Ce n

4:59
Locuteur

'est

4:59
François-Xavier Bellamy

pas avec le pas de vague qui a pendant si longtemps prévalu dans l'éducation nationale. Et surtout, il faut rendre à ses élèves, y compris ceux qui sont en train de dérailler, il faut leur rendre la possibilité de remettre leur vie sur le bon chemin.

5:10
Locuteur

Ça,

5:10
Présentateur

c'est des réponses à long terme, François-Xavier Bellamy. Si demain, vous êtes au pouvoir, face aux mobilisations, par exemple, mardi prochain, Bruno Retailleau à l'Elysée, vous au gouvernement, vous faites quoi

5:19
Locuteur

?

5:19
François-Xavier Bellamy

Je crois qu'il faut

5:20
Locuteur

parler

5:21
François-Xavier Bellamy

aux jeunes, mais leur parler un langage de vérité. Ça veut dire leur dire peut-être ce qu'ils n'ont pas forcément envie d'entendre aujourd'hui. La vraie question, ce n

5:29
Locuteur

'est

5:29
François-Xavier Bellamy

pas d'alléger les emplois du temps, ce

5:32
Locuteur

n

5:32
François-Xavier Bellamy

'est pas de donner trois coups de pinceau dans des établissements scolaires pour ensuite recommencer comme avant. On ne va pas s'en sortir comme

5:37
Locuteur

ça. Ce dont les

5:38
François-Xavier Bellamy

élèves ont besoin, c'est justement d'apprendre. Ils n'ont pas besoin, comme le veut la France Insoumise, de lycées bloquées ou de lycées brûlées. Ils ont besoin, au contraire, qu'on rouvre leur lycée, qu'on retourne

5:48
Locuteur

en cours. Vous leur diriez,

5:49
Présentateur

oui, c'est dur, oui, il faut travailler beaucoup, mais c'est comme ça la vie.

5:51
François-Xavier Bellamy

Et c'est la condition pour pouvoir conquérir leur propre liberté. Il faut reconstruire la promesse de l'école. La promesse de l'école, c'est que si tu travailles, si tu t'en donnes les moyens, si tu viens apprendre tout ce qui t'est proposé, demain, tu peux inventer ta propre vie, ta propre réussite et ton propre chemin. Et c'est ça qui est blessé aujourd'hui. Je le redis, on a l'école la plus inégalitaire de tout l'OCDE. Et ça n'excuse en rien ni les violences actuelles, ni l'instrumentalisation scandaleuse de LFI qui se moquent éperdument de l'avenir de ces jeunes.

Parce que quand on remplace dans leur cartable un livre par un cocktail Molotov, c'est qu'on n'a vraiment rien à faire de cette jeunesse. Je ne

6:25
Locuteur

suis

6:25
François-Xavier Bellamy

pas

6:25
Locuteur

sûre que LFI

6:25
Présentateur

distribue des cocktails Molotov

6:27
Locuteur

?

6:27
François-Xavier Bellamy

Ah ben, si, si, moi je suis sûr de cela. Parce que quand vous avez un maire LFI qui commence ses manifestations en disant que la violence est légitime, ça consiste en réalité à allumer l'incendie. Quand vous avez des élus LFI qui se mettent en première ligne pour entraîner ces jeunes à charger les policiers, ça veut dire alimenter la violence. Et ça, pour le coup, c'est une instrumentalisation écœurante. Écœurante d'une jeunesse qui n'a pas besoin de violence, qui a besoin, au contraire, d'exigence, qui a besoin de retrouver le sens de l'effort, le sens du mérite, le sens de la transmission, de l'apprentissage, qui fera la possibilité pour elle de retrouver un espoir.

6:58
Présentateur

Vous, au pouvoir, vous couperiez les réseaux sociaux pour éviter ces rassemblements

7:01
Locuteur

?

7:03
François-Xavier Bellamy

Je crois qu'on devrait commencer par retirer les réseaux sociaux aux enfants. C'est évidemment indispensable, d'une manière très générale, indépendamment de ces mobilisations. Et l'école en particulier doit être, je le dis depuis des années, mais vous verrez qu'on y viendra, l'école doit être un lieu où on a la chance de pouvoir grandir sans écran. C'est la condition pour retrouver la maîtrise de

7:21
Locuteur

notre

7:21
François-Xavier Bellamy

attention. C'est vrai aussi pour nous comme adultes.

7:23
Présentateur

Merci beaucoup François-Xavier Bellamy. Restez avec nous dans un instant.