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interviewSud Radio· 31 mars 2026 4 min

Elisabeth Lévy : "Le peintre Blow poursuivi par Emmanuel Macron"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le [musique] grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger et c'est vous Élisabeth Léville. Bonjour. Bonjour Patrick.

Bonjour à tous. Alors vous voulez revenir sur une histoire dont on n pas beaucoup parlé d'ailleurs. C'est poursuivi par Emmanuel Macron.

Un peintre blau a été jugé en Guadeloupe. Expliquez-nous pourquoi c'est l'occasion de parler en plus de des entis. C'est bien.

Alors c'est un tableau qui est ironiquement intitulé Non lieu, qui a conduit Blau François Moulin à la ville devant le tribunal correctionnel de Point Tapis jeudi dernier. Alors sur ce tableau, on voit un homme drapé dans le drapeau Guadeloupé qui tient à bout de bras la tête sanguinolante du chef de l'État. Bon, sensible s'abstenir, c'est assez gor.

Il a été présenté dans une exposition sur les ravages du chlore déconne, ce pesticide qui a été utilisé aux entiers jusqu'en 93 et qui aurait selon santé publique France contaminé 90 % de la population. Alors Blau était jugé avec deux responsables de l'exposition pour provocation à commettre un crime. Alors faut revenir sur cette plainte parce que si le plaignant avait été moins illustre et bien cette plainte aurait certainement fini au panier vu que le chef de l'État ne s'est même pas constitué partie civile laissant au parquet le soin de décider des suites.

Il a envoyé un mail et il a laissé le parquet se débrouiller. Il a été en gros il est à l'origine des poursuites mais il n'a pas voulu être parti au procès. est un peu petit bras.

Du reste la protucureur, elle aussi a fait service minimum tout en estimant que dans un contexte propice à la violence, il fallait prononcer une condamnation de la diffusion de ce tableau. Elle n'a demandé aucune peine. Bon, donc un tableau qui représente un homme drapé dans le drapeau guadeloupéen qui tient à bout de bras la tête sanguinolante du chef de l'État.

Est-ce que pour vous, pour cela donc l'artiste Ellisabeth Lévi doit être sanctionné ? Bah, il devrait même pas être poursuivi. Alors, d'abord, non, non, je n'aime pas ce tableau.

Je n'aime pas les affectes robespieristes qui sont omniprésent en France. Je suis atté par la haine délirante d'une partie des Français pour Emmanuel Macron. On peut hein, la critique, oui, mais cette détestation m'étonne et me mais m'inquiète.

Je réclamerai évidemment une sévérité sans faille pour quicon rentrer à sa personne et par ailleurs, je suis agacé par le procès en colonialisme masqué que Blow a fait à la République pendant le procès. Mais attention, personne ne va s'en prendre au président à cause de cette œuvre. Il fait preuve en l'affaire de susceptibilité vraiment déplacée.

D'ailleurs, si José, je dirais qu'il fait sa Marie Antoinette, du reste est-ce qu'il a protesté quand on a glorifié pour les JO ? Vous vous rappelez Patrick ? exécution de l'arène elle aussi avec sa tête sanguilante.

Ah bah c'était de l'art paraî blot aussi c'est de l'art. On ne punit pas la haine, on ne punit pas les artistes, les caricaturistes, les humoristes. On peut les critiquer, les détester, leur répondre.

Mais comme disait le général de Gaulle à propos de Sartre, on n'en bastit pas Voltaire. La justice n'est pas un ministère de la censure. Alors le jugement sera rendu le 21 mai.

Le tribunal prononcera peut-être conformément au réquisition une condamnation symbolique pour faire plaisir au président. Et bien même si c'est symbolique, ça créerait un fâcheux précédent précédent pardon. Oui, si la liberté d'expression qui est garantie par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen a un sens, le tribunal de pointe à devrait prononcer la relaxe.

Je n'aime pas la peinture de Blaau mais je me battrai sans relâche pour qu'il puisse la montrer. Bon.

Elisabeth Lévy : "Le peintre Blow poursuivi par Emmanuel Macron" — Emmanuel Macron · Pourquijevote