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Discours / meetingNathalie Arthaud· 28 juin 2021 2 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Élections régionales : Notre avenir n'est pas dans les urnes, mais dans les luttes !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Locuteur 1Chiffre
    « Cette élection est marquée par l'abstention, 66% et bien plus en fait, dans les quartiers populaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nathalie Arthaud

Donc je voudrais revenir quelques minutes sur ces élections régionales. Ça sera rapide parce que ça a été quand même non événement du début jusqu'à la fin. Bien sûr, cette élection est marquée par l'abstention, 66% et bien plus en fait, dans les quartiers populaires. Mais ce qu'on constate, c'est que moins il y a des lecteurs plus les politiciens leur font dire n'importe quoi. On a tous entendu hier la droite, alors, carrément crier victoire. On a même entendu le parti socialiste parce que ces sortants ont été réélus, nous expliquer, avec 34 % de participation, qu'il y avait un retour du clivage gauche-droite. Enfin bon voilà, heureusement que le ridicule ne tue pas.

En fait, tant que le monde ouvrier ne défendra pas ses intérêts directement, par ses propres moyens, en fait : par les grèves, par les manifestations, par les rassemblements par les occupations d'usines, et bien on aura droit à cette mascarade électorale. En fait, tout ce qu'il ya à espérer, c'est que ce dégoût, cet écoeurement, cette indifférence se transforment en colère et en combativité du monde du travail. Il n'y a pas de sauveur suprême qui surgira des urnes et pas même des urnes de la présidentielle. Nos exigences vitales, elles sont simples : c'est un emploi et c'est un salaire. Eh bien, il va falloir se battre pour les arracher au grand patronat.

Ça va dépendre des luttes massives et déterminées susceptibles de rassembler l'ensemble du mouvement ouvrier. C'est la raison pour laquelle il faut des mots d'ordre qui soient communs à l'ensemble de la classe ouvrière. Contre le chômage, eh bien, il faut interdire les suppressions d'emplois, les fermetures d' usines. Il faut défendre l'idée de répartir le travail entre tous en maintenant bien sûr intégralement les salaires, et puis contre la baisse du pouvoir d'achat, il faut défendre cette revendication de l'augmentation des salaires de base, l'augmentation des pensions de retraite, l'augmentation des allocations.

Tout ça, ça dépendra, encore une fois, de la mobilisation, la capacité du monde du travail à renouer avec les luttes collectives. L'explosion sociale, c'est sûrement pas dans les plans des politiciens bourgeois, mais ça doit être dans ceux du monde du travail. Et il faudra que cette explosion sociale, elle soit tournée contre les véritables responsables, pas contre les laquais politiques de la bourgeoisie mais contre la bourgeoisie elle-même qui domine et qui prospère sur le dos du monde du travail.