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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 17 novembre 2023 45 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Israël - Palestine : Macron est-il tout simplement nul ?

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 6 %Attaque 80 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 30 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:42OuverteÉludée

    Emmanuel Macron sait-il où il habite en ce qui concerne le dossier du Proche-Orient ?

  • 3:40OuverteÉludée

    Emmanuel Macron est-il une girouette géopolitique ?

  • 16:43OuverteÉludée

    Quelle interprétation faites-vous de la ligne Macron sur le conflit israélo-palestinien ?

  • 17:05OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la manifestation contre l'antisémitisme ?

  • 21:56OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les cortèges de gauche auraient été en sécurité dans cette manifestation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49InvitéFait
    « Nous avons assuré Israël et son peuple de notre solidarité sans faille, et de notre soutien dans sa réponse légitime aux actes terroristes. »
  • 3:03InvitéFait
    « Il a commis une grave erreur, une erreur factuelle et une erreur morale. »
  • 4:27InvitéFait
    « Le problème n'est pas la légitimité de ce que dit Emmanuel Macron le lendemain avant la manifestation pour vite faire savoir qu'en fait, il donne à nouveau un soutien qu'on peut considérer comme inconditionnel. »
  • 5:41InvitéChiffre
    « Avec les trois, leur capacité à protéger les gens des actes anti-musulmans, Mélenchon en tête, mais 16 %, Macron 11 %, Le Pen 7. »
  • 11:09InvitéChiffre
    « il me semble, c'est huit le chiffre. »
  • 18:52InvitéChiffre
    « quand on dit qu'il y a eu 180 000 personnes et seulement et dont 100 000 à Paris, ce n'est pas énorme non plus »
  • 19:33InvitéFait
    « Frédéric Boccaletti qui est un élu du Rassemblement National qui a une librairie où il vend des ouvrages négationnistes. »
  • 27:49InvitéFait
    « Édouard Philippe, il a dit, non, moi, ça ne me choque pas que le Rassemblement National soit présent. »
  • 27:55InvitéFait
    « Et aujourd'hui, hier, c'était la France Insoumise n'est pas venue à la manifestation. C'est un scandale. Ils sont coupables. »
  • 28:05InvitéFait
    « C'est ça que je veux dire par blanchiment de l'extrême droite. »
  • 32:14InvitéFait
    « Je suis en rage, alors je pense bien qu'il faut parler du Proche-Orient et on peut les m'y casser, on débat assez, c'est quand même la grandeur de ce pays, c'est qu'on peut s'engueuler et se jeter les assiettes à la figure sur ce sujet, c'est quand même génial. »
  • 32:28InvitéFait
    « Oui, sur la ME, vraiment, c'est-à-dire qu'il y a le Proche-Orient et puis il y a le rouleau congresseur. »
  • 32:41InvitéFait
    « D'abord, c'est une hérésie sur le plan des droits humains. »
  • 32:50InvitéFait
    « L'Italie fasciste de Giorgia Miloni n'a pas supprimé. »
  • 33:11InvitéChiffre
    « Nous la supprimons. 1 milliard, OK. Nous la supprimons en plus au risque de tout, c'est-à-dire au risque de la prophylaxie. »
  • 34:21InvitéFait
    « C'est une discrimination, je pense que ça ne peut pas passer. »
  • 34:28InvitéFait
    « Un travailleur étranger qui paye des cotisations sociales, d'accord, qui arrive, j'arrive, je viens bosser en France, je suis extra-européen, par exemple, voilà, je suis syrien, j'ai décroché un boulot d'infirmier. »
  • 35:19InvitéFait
    « Je vois bien ce que fait Darmanin. Il fait plaisir à la droite du Sénat en lui donnant des hochers, voter la pire droite, je pense qu'elle est à peu près pire que le Rassemblement National, la droite Retailleau, bonnet blanc et blanc bonnet comme dirait le vieux Le Pen d'ailleurs. »
  • 35:51InvitéFait
    « c'est une politique raciste. »
  • 36:03InvitéChiffre
    « C'est 0,1% je crois du budget de l'assurance maladie. »
  • 36:54InvitéFait
    « Macron est très habile lorsqu'il laisse Darmanin prendre l'avant-poste de la parole la plus réactionnaire du gouvernement. »
  • 37:11InvitéFait
    « Darmanin, il a dit je ne suis pas pour une partie des réformes qui ont été proposées au Sénat. »
  • 38:07InvitéFait
    « C'est un grand talent. Heureusement qu'en France, nous n'avons pas de Giorgia Mélanie parce que l'extrême droite serait au pouvoir. »
  • 38:20InvitéFait
    « C'est l'alliance parfaite du néofascisme et la droite des affaires. »
  • 38:39InvitéFait
    « C'est une fusion qui n'est pas possible en France. »
  • 38:57InvitéFait
    « La droite orléaniste aujourd'hui, elle est raciste en France. »
  • 40:30Locuteur non identifiéFait
    « un maire accusé de corruption de trésorerie dispendieux mais aussi de racisme de xénophobie et d'antisémitisme comme le prouve cette vidéo qui date de 2012 »
  • 40:52InvitéFait
    « meilleur ami de Jordan Bardella »
  • 41:17InvitéFait
    « beaucoup d'argent liquide qui circule sur comment dirais-je les relations entre la mairie de Fréjus et un ou deux gros entrepreneurs du bâtiment »
  • 41:40InvitéFait
    « pour rire d'arriver et de faire des saluts nazis je sais même pas comment ça peut passer dans la tête de quelqu'un »
  • 42:18InvitéFait
    « tu peux changer de nom mais tu ne peux pas changer de nature »
  • 44:05InvitéFait
    « il a eu des responsabilités politiques il en a encore il a été directeur de sa campagne de la campagne en 2017 »

Temps de parole

  • Invité52 %
  • Invité 234 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 33 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Il faut arrêter de penser que les Français sont des cons. On a voulu nous présenter Emmanuel Macron comme un intellectuel raffiné. Ça n'est pas vrai. Emmanuel Macron n'est pas fiable. Manifester avec l'extrême droite est une faute politique extrêmement forte pour les organisations de gauche. Le Rassemblement National n'a pas changé. Tu peux changer de nom, mais tu ne peux pas changer de nature. Ce parti est basé sur la préférence nationale. Il faut dire le mot, c'est une politique raciste. Oui, oui, voilà.

0:31
Présentateur

Salut à toutes et à tous. Vous êtes sur Le Média et vous nous regardez sur le canal 350 de la Freebox, sur notre site Internet ou sur notre chaîne YouTube. Vous vous préparez à regarder sans langue de goie la chronique politique de Françoise de Goie. Une chronique hebdomadaire de décryptage politique qui entend aller plus loin que la seule énumération des faits d'actualité. Une chronique sous forme de duo ou de duel. Et cette fois-ci, Françoise est face à Paul Elec, chroniqueur politique pour le compte du Média. Au sommaire, Emmanuel Macron est-il une girouette géopolitique ?

Après avoir prôné un soutien inconditionnel à Israël, le chef de l'État français a eu des mots très durs pour l'État hébreu, pour finir par s'expliquer dans un coup de fil au président Isaac Herzog. Quelle est exactement la position de la France dans le conflit israélo-palestinien aujourd'hui ? On en parlera. On parlera également de la manifestation contre l'antisémitisme qui s'est déroulée dimanche dernier, ou disons des manifestations qui ont eu lieu un peu partout en France. Quelle leçon faut-il en tirer ?

Le début des discussions au Sénat sur le projet de loi sur l'immigration façon Gérald Darmanin, avec des conséquences bien gratinées, notamment sur l'aide médicale d'État, sera le dernier sujet. Si nous en avons le temps, c'est parti. Salut François, salut Paul. Salut Théophile, bonjour Paul, salut Paul. Emmanuel Macron sait-il où il habite en ce qui concerne le dossier du Proche-Orient ? Avant d'en parler, je propose qu'on regarde un petit magnéto.

1:49
Invité

Nous avons assuré Israël et son peuple de notre solidarité sans faille, et de notre soutien dans sa réponse légitime aux actes terroristes. Israël a le droit de se défendre, en éliminant les groupes terroristes, dont le Hamas, par des actions ciblées, mais en préservant les populations civiles, car c'est là le devoir des démocraties. C'est pourquoi la France est prête à ce que la coalition internationale contre Daesh, dans le cadre de laquelle nous sommes engagés pour notre opération en Irak et en Syrie, puisse lutter aussi contre le Hamas.

Je propose à nos partenaires internationaux, je l'ai évoqué avec vous ce matin, que nous puissions bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre les groupes terroristes qui nous menacent tous. Je pense que c'est la seule solution que nous avons. C'est le feu. Cette interview-là, elle ne passe pas du tout en Israël. Pour la deuxième fois en 24 heures, Benyamin Netanyahou s'en est pris, Emmanuel Macron. Il a commis une grave erreur, une erreur factuelle et une erreur morale. Ce n'est pas Israël qui empêche l'évacuation des civils, c'est le Hamas.

J'en ai parlé au président Macron aujourd'hui, j'ai eu une discussion très claire, et il a dit qu'il ne voulait pas dire que l'intention d'Israël était de tuer des civils, mais nous avons compris qu'une chose, c'est le défi humanitaire, nous sommes d'accord, et d'un autre côté, nous devons nous battre contre le Hamas. Et le président Macron a répété le droit que nous avons à nous défendre.

3:40
Présentateur

Alors Françoise Paul, comment vous interprétez la ligne Macron sur ce dossier ?

3:44
Invité

De quelle ligne parle-t-on ? Je ne sais pas. Moi, je suis toujours déconcerté par Emmanuel Macron. Je n'ai pas grimpé au cocotier sur sa déclaration, sa première déclaration quand il est allé en Israël et après qu'il a rencontré le président Mahmoud Abbas. J'avais trouvé ça plutôt bien qu'il fasse Israël, qu'il voit Mahmoud Abbas et qu'il ait une discussion vraiment avec les chefs d'État régionaux, le roi Abdallah II de Jordanie et le général al-Sissi. Je trouvais que finalement, malgré son annonce de force internationale, il y avait un équilibre. En réalité, on retrouvait un peu un équilibre français.

Ensuite, bon, la BBC dit ce qu'il dit, c'est tout à fait légitime, qu'ils disent, moi, je ne suis pas d'accord pour ce qui se passe à Gaza, etc. Le problème n'est pas la légitimité de ce que dit Emmanuel Macron le lendemain avant la manifestation pour vite faire savoir qu'en fait, il donne à nouveau un soutien qu'on peut considérer comme inconditionnel. Je n'ai pas de problème de légitimité, j'ai de problème de tempo. Comment voulez-vous que quelqu'un s'y retrouve en réalité ? J'ai l'impression que c'est même encore plus grave que pour l'Ukraine. Moi, je fais partie des gens qui pensaient que Macron avait raison contre vents et marées.

Au début, je ne sais pas si vous en souvenez, de laisser la ligne ouverte avec Poutine. Voilà, je sais que je me suis fait un peu broyer là-dessus, en disant, ouais, parce que vous êtes rufine aux latres. Bien sûr que non, je ne suis pas russe aux latres, en aucun cas. Mais je trouvais que la diplomatie, c'est ça. C'est arrivé quand même à parler avec des gens à lesquels on ne s'entend pas. C'est quand même ça. Je veux dire, ça ne sert à rien de... On a un débat avec Paul, mais c'est qui est intéressant parce qu'on n'est pas d'accord sur plein de trucs. Parler avec des gens qui sont d'accord avec vous, quel intérêt ?

Et là, je pense que c'est encore pire, si vous voulez, sur le Proche-Orient. Je ne comprends pas sa ligne. Je pense qu'il a une ligne sondagière. Je pense qu'Emmanuel Macron, il est comme Jean-Luc Mélenchon, il est comme Marine Le Pen, il est comme tous les responsables politiques. Il voit bien ce qui se passe aujourd'hui dans les sondages. Et surtout, celui qui m'a le plus frappé, moi, c'est celui de dimanche, où on voit qu'en réalité, ce trio qui a vraiment porté finalement la politique française en 2022, Macron, Le Pen et Mélenchon, dans l'ordre d'arriver à la présidentielle, les Français sont très sévères.

Avec les trois, leur capacité à protéger les gens des actes anti-musulmans, Mélenchon en tête, mais 16 %, Macron 11 %, Le Pen 7. Et contre les agressions antisémites, on inverse le truc, 16 % pour Macron, c'est très faible. Ça veut dire que les Français ne croient pas dans la capacité de ces politiques-là à régler le conflit, à une lassitude de l'instrumentalisation. Je pense que Macron, voilà, on le sait tous, gouverne le nez sur les sondages. Est-ce que c'est bon pour moi ? Je pense que c'est à chaque fois ce qu'il demande. Est-ce que c'est bon pour moi ?

6:27
Présentateur

Alors François, on va te soupçonner d'être mécontente, parce que Macron, finalement, a un peu rééquilibré en...

6:32
Invité

Non, moi, ça me va très bien. J'ai trouvé que Macron...

6:35
Présentateur

Je parle de cette sortie sur la BBC.

6:37
Invité

Non, mais il a raison. Moi, je n'ai pas de problème là-dessus sur le fait qu'il soit légitime. Je parle globalement sur le tableau général. Moi, aujourd'hui, je suis palestinienne ou je suis israélienne. La France, c'est quelque chose d'important pour le monde arabe, le monde arabo-musulman, le monde juif. La France, ça veut dire quelque chose. Pour les juifs, ça veut dire quelque chose. Pour le monde arabo-musulman, ça veut dire quelque chose. La France, ça n'est pas la Belgique sans mépris, ou ça n'est pas l'Italie ou l'Espagne. Dans toute l'histoire arabo-musulmane, ou dans toute l'histoire de la communauté juive, la France a un sens.

7:16
Présentateur

La France a été une des actrices des accords qui ont construit, entre guillemets,

7:21
Invité

le Liban, le démantèlement de l'Empire ottoman. Mais bien sûr, sur notre lien avec le monde arabe, donc je n'ai pas de problème à penser qu'il rééquilibre. Moi, je trouve qu'il faut rééquilibrer depuis le début. Ce n'est pas le problème. C'est quand il le fait. J'ai l'impression que c'est d'un démocratie, d'un diplomatien un peu gribouille, parce qu'il rééquilibre immédiatement ce qu'il a donné le sentiment de rééquilibrer la BBC. Ça, ce n'est pas sérieux, Paul. Non, moi, je suis palestinienne, je suis israélienne. De toute façon, je suis mécontente. Voilà. Oui, je pense que ce n'est pas sérieux. Il faudrait se poser la question.

Moi, je ne suis pas sûr que ce soit uniquement une question sondagère. Je pense qu'en fait, il est confronté au fait qu'il y a un décalage réel entre les positions prises à l'intérieur du champ politique français d'Emmanuel Macron depuis le début de son premier quinquennat et la façon dont la diplomatie française s'est projetée sur place. Si on regarde la voie de la France, en dehors du rôle que tu as rappelé, des accords saespicots et du rôle détestable que la France a joué dans la construction de la région à travers les différents mandats. Avec l'Angleterre. Voilà. C'est tout l'Angleterre.

Les mandats et puis, en vérité, le lien colonial qui a lié la France à un certain nombre de territoires sur place. Mais en dehors de ça, ce qui est vrai, c'est que sur la question palestinienne, la France a eu une voie différente que celle des États-Unis, etc. Une position classique. Certains l'ont qualifié de Mitterando gaullienne ou de gaullo-mitterandienne. Et en fait, cette position-là, elle s'est effacée à partir du quinquennat Sarkozy. C'était très clair également dans les déclarations d'Emmanuel Macron dès le premier quinquennat avec une vision très unilatérale du soutien à la politique de l'État israélien.

Il a quand même reçu Nathanaïaou plusieurs fois et avec grande fraternité avec lui, alors que c'est un dirigeant, encore une fois, d'extrême droite qui a continué les pires politiques de colonisation que le pays a connues dans les territoires occupés, notamment la Cisjordanie. Et sur place, pour autant, la diplomatie se prononçait et se vivait différemment. Vous avez à Tel Aviv l'ambassade et vous avez à Jérusalem le consulat qui est très apprécié des Palestiniens. Vous aviez, encore une fois, un institut français à Gaza. Le seul pays qui a un institut culturel dans la bande de Gaza, c'est la France.

Bon, il a été bombardé, certes, par l'armée israélienne, mais c'était une réalité de l'implantation. Moi, je me rappelle, quand j'ai vécu sur place, des Français à Chirac, tout le monde se rappelle Chirac, il y avait des mots, il y avait une connaissance du fait que les Français pouvaient être un moyen de parler. Puis Mitterrand, je rappelle, je veux dire, Mitterrand qui a intervenu très, très fortement dans la situation de l'OLP et d'Arafat, notamment en 83, pendant la guerre au Liban. Donc, le problème, c'est qu'il y avait un décalage entre le discours en intérieur du champ politique français d'Emmanuel Macron, qui était unilatéralement pro-israélien, et la situation de la diplomatie.

Pourquoi je veux dire ça ? C'est qu'on l'a vu la semaine dernière, il y a un article du Monde très intéressant qui a expliqué, finalement, qu'il y avait une colère extrêmement forte au Quai d'Orsay et dans tous les services diplomatiques français sur le positionnement du président. C'est-à-dire qu'il a parlé sans consulter, sans prendre en compte le travail de la diplomatie française, qui est quand même une diplomatie qui a été reconnue pour son plan, pour jouer des rôles, justement, des fois de non-alignés. Je rappelle le dossier du nucléaire iranien quand il y avait été négocié dans le cadre européen.

Mais voilà la possibilité de parler différemment que les États-Unis et le camp occidental. C'était ça, la question. Or, il l'a renié profondément. Et donc, la première chose qu'il a fait, c'est qu'il a exprimé au niveau international, c'est-à-dire dans un conflit où il fallait prendre position, cette position nouvelle

10:51
Présentateur

de la France. Il allait plus loin que Joe Biden. Il était moins équilibré que Joe Biden, alors que les États-Unis, c'est le soutien traditionnel et très fort d'Israël.

10:58
Invité

Alors ensuite, la deuxième question, c'est est-ce qu'il a fait ça dans le but de s'assurer que les Israéliens ont encore huit otages français, il me semble, c'est huit le chiffre. Et que le problème, c'est que l'armée israélienne et le gouvernement israélien ont très clairement fait savoir qu'ils sacrifieraient volontiers le sort des otages et qu'ils continueraient de bombarder, de massacrer les populations civiles, peu importe le coût que ça a. Donc, est-ce qu'il s'est ravisé ? Est-ce qu'il a pris une autre position pour condamner, pour pouvoir envoyer un message en disant, écoutez, vous avez pris la main et vous n'en faites qu'à votre tête ?

Est-ce que c'est parce qu'il avait voulu compenser les sorties de Gaël Braun-Pivet en Israël ? Il est encore revenu sur sa parole. Oui, mais ça, attendez, pour l'instant, c'est le président israélien qui l'a déclaré dans la presse, on ne sait pas exactement. C'est possible, mais c'est possible. Mais ce que je veux dire, c'est qu'à mon avis, il n'aurait pas pu le démentir parce que sinon, il devrait encore démentir et ça aurait pu augmenter les tensions. Il s'est fait piéger par le fait qu'il est inconstant et il est inconstant parce qu'il voulait soutenir le gouvernement israélien et il est face à un fait accompli qui est insoutenable parce que c'est ça la situation à Gaza, insoutenable.

Il le dit dans sa phrase, il n'y a rien qui justifie le massacre de femmes, d'enfants et de populations civiles et c'est ce que demandaient simplement les partisans du Cessez-le-feu dès le départ, à savoir qu'il est inconcevable de penser qu'on puisse massacrer le peuple palestinien tel qu'il est massacré aujourd'hui à Gaza et puis en plus, j'ai vu les arguments en face, c'est aujourd'hui, on massacre à temps partiel. Bon, en fait, le truc, c'est que ce n'est pas une question est-ce que le massacre se fait à temps partiel ou à temps complet, le soutien à la politique que prend Israël en bombarde en Gaza est insoutenable à temps complet. C'est ça la situation et il est bloqué.

Moi, je pense que Paul, il prête beaucoup trop de... Comment dirais-je ? Paul, vous prêtez... Tu prêtes trop de carrure à Emmanuel Macron. Je pense que... On ne me l'a jamais dit. Non, non, mais je sais bien et ce n'est pas du tout... Ce n'est pas ton genre et pourtant, et ce n'est pas le mien non plus, mais je pense que tu ne mesures pas l'évanescence, en fait, d'Emmanuel Macron. Là, on lui prête une pensée diplomatique extrêmement sophistiquée que moi, j'adore parce que j'adore la diplomatie internationale. J'ai beaucoup bossé avec les diplomates et je absolument suis d'accord avec tout ce que tu dis sur la voie différente de la France.

Il y a quelque chose qui fait que d'abord, nous avons le plus beau réseau diplomatique du monde avec celui des Britanniques, bien avant même les Américains. Les diplomates français sont des gens... Il y a une culture au Quai d'Orsay. Alors, moi, quand j'étais journaliste, je ricanais tout le temps des diplomates, entre guillemets, je vais vite. Quand je suis passé de l'autre côté de la barrière et que j'ai travaillé beaucoup avec eux à l'international, dans les différents déplacements, je me suis rendu compte de cette qualité-là, vraiment. Qui a été détruite par Emmanuel Macron. Mais bien sûr, qui a été détruite.

C'est pour ça que je pense que tu lui prêtes, parce que tu veux asseoir ton argument, mais je pense que tu lui prêtes une qualité et une vision qu'il n'a absolument pas. Emmanuel Macron est un jeune homme ou un homme maintenant assez mature, comment dirais-je, qui gouverne avec ce qui est bon pour moi ? Je pense qu'Emmanuel Macron fait de la politique intérieure quand il fait la déclaration qu'il fait. C'est de la politique intérieure. Il pense à la cause européenne ? Il pense, il pense, d'abord, il pense qu'il y a peut-être un problème intérieur, de sécurité, de choc, de tension. Il est mécontent de ne pas être l'homme derrière lequel se fait l'unité nationale.

Regardez sur la manifestation. La manifestation, on a bien compris en réalité pourquoi il n'y va pas à la manifestation. Il ne va pas parce que... On va parler de la manif après. Non, non, mais au début, il n'y va pas. C'est pour illustrer à quel point Emmanuel Macron n'est pas cette espèce de personnalité très intelligente qui a des raisonnements extraordinairement sophistiques. Et ça n'est pas vrai. Le premier point pour lequel il ne va pas à la manifestation, c'est qu'il est persuadé qu'il n'y aura pas beaucoup de monde. Il y aura 10, 15, 20 000 et que pour lui, c'est un échec. Résultat des courses, l'ERG lui fait remonter que ça sera plutôt un succès.

Donc, hop, il adresse vite, vite, vite, vite, vite un message. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est vraiment pas quelqu'un... Moi, je suis désolé de le dire, mais ça n'est vraiment pas quelqu'un qui a... Comment dirais-je ? Je lui reconnais beaucoup de qualités sur... Et je ne suis pas d'accord avec lui sur sa vie. C'est un homo economicus. Il n'est que cela, Emmanuel Macron. C'est presque... On a voulu nous présenter Emmanuel Macron comme un intellectuel raffiné. Ça n'est pas vrai. On nous le présente comme un lettré fin cultivé. Ça n'est pas vrai. Il y a une sorte de mystique qui s'est créée autour de ce personnage.

Emmanuel Macron, il fonctionne en fonction de ses intérêts à lui intérieurs. Il se fout complètement. Je ne sais même pas s'il connaît le nom du conseil du consul de Jérusalem. Je ne sais même pas s'il connaît le nom aussi parce qu'il les a nommés de l'ambassadeur. Je ne sais même pas s'il arrive, s'il connaît... Je pense qu'il s'en fiche complètement en réalité. Ce n'est pas ça, son sujet. Son sujet, c'est que est-ce que c'est bon pour moi ? Est-ce que je peux continuer à maintenir pendant quatre ans une forme de paix sociale, de concorde civile avec ce qui est en train de se baser ? Est-ce que je vais coincer tel ou tel adversaire politique ?

Parce que je veux quand même, même si ma fin est écrite, c'est en 2027, je veux continuer à faire danser les marionnettes. Je veux continuer à être le maître du jeu jusqu'à la fin pour avoir du pouvoir. Donc je crois vraiment qu'Emmanuel Macron n'est pas fiable et qu'il ne faut pas...

Aussi sûrement que tous les amis du camp israélien se sont appuyés en disant le président nous donne raison, eh bien les amis de la France insoumise et des Palestiniens se sont disant regardez Emmanuel Macron nous donne raison, moi je leur ai dit franchement arrêtez les uns et les autres parce qu'il va dire lundi l'inverse de ce qu'il a dit dimanche qui était déjà l'inverse de ce qu'il a dit samedi, regardez comment il a géré l'Ukraine, regardez comment il gère la politique intérieure. On ne peut pas imaginer qu'il a une pensée politique structurée, Emmanuel Macron, sauf en matière d'économie parce que c'est un homo economicus point barre.

16:43
Présentateur

Je voudrais qu'on évoque maintenant la manifestation de ce dimanche contre l'antisémitisme. Les analystes divergent radicalement sur l'interprétation qu'ils en font. Blanchiment du RN et insertion des héritiers d'une formation née du marais de la collaboration dans l'axe républicain. Pour les uns, manifestation sanitaire et belle unité républicaine pour les autres et pour vous, j'imagine que vous n'êtes pas d'accord. Je commence à te donner la parole à toi, Paul.

17:07
Invité

Moi, je pense qu'il y a des interprétations contradictoires qu'il faut avoir sur la manif. Moi, je ne suis pas allé. Je l'avais annoncé plusieurs fois. Je considère que manifester avec l'extrême droite est une faute politique extrêmement forte pour les organisations de gauche. Je pense que décerner un brevet de respectabilité républicaine à une droite raciste, islamophobe, qui vote la loi immigration un jour et puis qui vient le lendemain nous expliquer qu'ils sont la République dans un appel où il y avait écrit « Il ne faut pas...

» La République, ce n'est pas dénoncer des victimes expiatoires alors que c'est le summum de leur politique et qu'eux-mêmes, à la tête de la République, ils ont réduit les libertés civiles, ils ont utilisé un niveau de répression et des forces de police de façon violente comme on ne l'a pas vu depuis 20-30 ans. que ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible de faire partie de cette hypocrisie. Non, mais c'est la droite dite républicaine qui pour moi ne sont pas du tout non plus fréquentables ni pour représenter la République ni pour lutter contre le racisme. Mais ça n'empêche, ça c'est ma position, c'est pour ça que je n'y suis pas allé.

Maintenant, j'ai regardé attentivement, j'ai vu des gens qui y sont allés. Je crois que dans toutes sortes de manifestations comme ça où il y a des gens qui ont de l'émotion et un message à apporter, il y a des gens de bonne foi, ça n'empêche que pour moi c'est un échec pour les progressistes de ce pays parce qu'effectivement la droite extrême s'est complètement blanchie dans cette manifestation. La presse internationale en dit quelques mots aujourd'hui, que ça soit en Allemagne, que ça soit en Angleterre qui disent que c'est scandaleux et d'autre part parce que les progressistes se sont fait battre sur le fond.

Le cortège du collectif Golem contre l'ARN, c'était une centaine de personnes qui ont été plus ou moins mis de côté par les forces de police. Marine Le Pen était vraiment très bien accueillie dans cette manifestation et donc du coup, moi, mon interprétation c'est que ce n'est pas assez. La lutte contre l'antisémitisme a demandé une mobilisation beaucoup plus forte dans le pays et en gros, quand on dit qu'il y a eu 180 000 personnes et seulement et dont 100 000 à Paris, ce n'est pas énorme non plus et deuxièmement, je rajouterai que le blanchiment il est extrêmement précis et je ne donnerai que deux exemples et après je m'arrête.

Le premier, c'est parce que je viens de Nice, je l'avais signalé sur les réseaux sociaux, il y avait en tribune avec le maire de Nice un certain Philippe Vardon, ex-élu du Rassemblement National, membre de Reconquête qui avait été photographié puis même on a une vidéo de lui dans un concert de néo-nazis avec des gens qui font des saluts nazis sur une chanson qu'ils appellent excusez-moi du peu Zyclon Army, l'armée du Zyclon, le Zyclon B, le gaz utilisé par les nazis lors de l'extermination des juifs et qui aujourd'hui attribue une républicaine avec le reste et puis à Paris, Frédéric Boccaletti qui est un élu du Rassemblement National qui a une librairie où il vend des ouvrages négationnistes.

Non, ça n'est pas possible. Si c'est ça l'arc républicain, c'est un échec à mon avis de un de la stratégie dite républicaine du Front ou je ne sais pas quoi et deux, un échec de ceux qui n'ont pas assumé de ne pas aller à cette marche en étant à gauche parce qu'on ne marche pas avec l'extrême droite parce qu'ils avaient peur de louper à un moment une occasion et qu'ils ont été incapables de proposer une autre marche, une marche alternative très claire sur les mots d'ordre et qui aurait exclu de facto contre l'antisémitisme en France.

20:08
Présentateur

Alors François, de fait, les cortèges de gauche se sont faits un peu brusculer et Marine Le Pen a été applaudie.

20:13
Invité

Très tranquille, alors il faut arrêter de penser que la gauche a été huée, ça n'est pas vrai. Elle a été sifflée un peu, bien sûr, mais la gauche a été très bien accueillie. Je regardais le tweet de Mélenchon encore hier soir, j'ai envie de pleurer quand je vois ça, mais de rigolade quoi. L'extrême droite et la droite ont marché. Non, la gauche a marché, ce cortège, il était... Oui, le cortège, il était rempli de gens de gauche. Moi, je pense que vraiment, les Français ne se trompent pas, en fait. Les Français, ils savent parfaitement faire la différence entre un blanchiment de Rassemblement National et une cause qui dépasse. Le Rassemblement National, il était dans son coin avec Zemmour.

Il n'y a pas eu de furie pour dire Marine Le Pen, merci d'être là. Il faut vraiment défantasmer. Non, mais il faut vraiment défantasmer. Moi, je me souviens de 2015, il y avait eu les mêmes polémiques déjà Jean-Luc Mélenchon avait fait son cinéma, mais Besancenot avait fait pire son cinéma. Il avait boycotté La Marche en 2015, mais Mélenchon, ça ne l'avait pas géné de défiler à côté d'Orban qui était là. Il y avait déjà Netanyahou. Moi, je sais, j'y étais, j'étais dans le cortège officiel. Après le 13 novembre. Après le 15 janvier 2015, vous parlez, c'est ça ? Oui, le 15 janvier 2015, Jean-Luc Mélenchon, il était à part, il avait fait comme les copains.

Alors, je le vois bien critiquer, mais il avait fait la même chose. Il avait fait une espèce de cordon sanitaire, mais il était à côté du cortège. Il marchait avec des gens comme Orban. Il y avait déjà Bibi Netanyahou qui était déjà. Et là, je rejoins Paul parce que j'ai à peu près la même détestation de ce qu'est Netanyahou que Paul et de sa pensée oui d'extrême droite. Enfin, je ne sais même plus si c'est de l'extrême droite. Enfin, en tout cas, c'est en plus de la nullité politique. Voilà. Donc, arrêtons ce cinéma. Je ne supporte pas ce qu'il s'est... Non, non,

21:56
Présentateur

le but purement concret, Françoise. Est-ce qu'ils auraient été en sécurité ? Parce qu'on a vu qu'il y avait quand même la LDJ, le Bétard, des gens qui avaient déjà agressé les Insoumis lors de la manifestation en hommage américain.

22:07
Invité

Bien sûr, la LDJ, c'est des groupes, ce n'est pas mieux. C'est les Black Blocs, si vous voulez. Non, non, quand même pas. Non, non, les Black Blocs, non. Non, écoutez, non, soyez assez sympa. Je parle de la violence. Ce sont des groupuscules violents, hyper violents, la LDJ, les identitaires d'extrême droite, les Black Blocs d'extrême gauche. Je vous rappelle quand même qu'ils ont failli tuer un flic sur les Champs-Élysées. Donc, vous n'allez pas m'expliquer qu'il y en a un qui est mieux que l'autre. Ça fait partie... Tu me répondras après. La HDJ, ça fait partie des gens qu'il ne faut pas avoir dans les manifestations. Ils y sont, ils y sont. Voilà.

Moi, je ne suis pas d'accord pour qu'il y ait un prêcheur qui dise qu'Israël est assassin et que le Hamas est formidable à la manifestation à Bastille. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Excusez-moi, il y a des vidéos partout expliquant que le Hamas est formidable et qu'Israël est assassin. Il n'a absolument pas dit que le Hamas est formidable. Il a dit ce que les Palestiniens considèrent comme normal, à savoir que s'agit d'un mouvement de récit. On ne parlait pas de ça. On s'est déjà engueulé là-dessus. Donc, on ne va pas parler de temps parce que je ne veux pas parler de l'AME. On revient au sujet, mais sinon...

Je veux parler de l'AME, je ne veux pas l'engueuler. Moi, je vais juste répondre à ça. Donc, je voulais juste dire que c'est exactement... En tout cas... Voilà. Donc, ça, ça fait partie des choses qu'on ne peut pas... Voilà. Qu'on peut maîtriser, mais sans les maîtriser. Dans toutes les manières, il y a ça. Moi, je ne suis pas du tout adepte. Je veux dire que c'était un rassemblement joyeux qui n'ait pas eu beaucoup de monde. Moi, je ne suis pas d'accord. Je trouve que c'est énorme de faire marcher 180 000 personnes. Je rappelle quand même que Paris est la seule grande capitale au monde qui a organisé cette marche-là. Et je trouve que c'était bien dans le climat actuel de montrer...

Il y a eu les marches pour la Palestine très fortes. Voilà. Vous êtes palestiniens à Gaza. Vous regardez la France, la place de la République. Vous dites... Voilà, il y a la France. Eh bien, vous êtes juif. Vous vous faites secouer sur un campus aux Etats-Unis. Vous vous faites secouer en France, etc. Vous regardez Paris. Vous dites... Tiens, quand même, il y a Paris. Il y a des gens qui marchent. Moi, je m'en fous. Mais tu sais, Paul, vraiment, quand, comme un seul homme, LFI, avec l'extrême droite, vote la motion de censure à l'Assemblée nationale pour faire dézinguer le gouvernement et qu'elle ne passe pas à neuf voix, est-ce qu'on monte tous au rideau ? Mais ça n'a rien à voir.

Mais c'est pareil. Mais si vous me laissez parler, si tu me laisse parler, qu'il n'y a aucune réhabilitation de Marine Le Pen ou de quoi que ce soit, je vous le redis, il faut arrêter de penser que les Français sont des cons. Je pense que les Français voient tout. Il y a nos discussions de plateau. Il y a les discussions à l'Assemblée nationale. Il y a les engueulades par Twitter interposées. Et il y a ce que les Français voient. Pour les Français, je veux dire, il n'y a aucun problème. L'antisémitisme, tout le monde marche. Et ce n'est pas pour ça qu'ils vont aller voter Marine Le Pen en 2027. Voilà, je vous le dis. Et la gauche était dans le quartet. C'est pas une question de...

C'est le 12 novembre 2020. Ah oui, je suis sûr que les pas morts... Plusieurs remarques. La première, ce n'est pas une question est-ce que les Français sont bêtes ou pas. La question, c'est que fait le pouvoir. Et le pouvoir, parce que c'est le pouvoir qui a porté cette manifestation, c'est la présidence. Olivier Faure, tout seul,

25:05
Présentateur

mais celui de ceux qui ont... Olivier Faure, il a disparu entre temps. Il a perdu, il a accepté de perdre la main.

25:09
Invité

Mais il a accepté parce qu'évidemment, je ne sais pas s'il a accepté. En tout cas, le premier qui lance la marche contre l'antisémitisme, c'est Olivier Faure. Et il disparaît en vérité, Olivier Faure a le même sort qu'en fait tous les socialistes dans ce pays. Il n'a aucun poids réel et on l'a revu aux dernières élections. La question, ce n'est pas ça. La question, c'est qui... Vous voulez aux européennes la torniale que va se prendre la vie ? Oui, bien sûr, quand il y a 50% des gens qui ne votent pas, notamment la classe populaire, effectivement, les verts font un score de 10% chaque fois et ils disparaissent après. Peu importe. Moi, la question, c'est le pouvoir.

Quand je dis le pouvoir, c'est la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat et on a donc une organisation de la manifestation où c'est le pouvoir, des gens au pouvoir, c'est-à-dire des gens qui ont des responsabilités politiques, qui acceptent un, deux marchés. Alors, l'extrême droite derrière ou devant ou sur la droite ou sur la gauche, moi, je m'en fous. La question, c'est une responsabilité. Ce n'est pas monsieur tout le monde.

Il y a des gens aujourd'hui qui ont des avis, y compris des avis antisémites dans la France, c'est une évidence, mais la question pour moi, c'est qu'on ne peut pas les mettre sur le même niveau de responsabilité que des gens qui ont directement le pouvoir et qui choisissent d'organiser le débat public et donc potentiellement les politiques publiques derrière. C'est pour ça que les gens qui votent des lois racistes et qui sont au pouvoir ont une responsabilité. Et donc, dans cette manifestation-là, je pense que c'est une faute politique d'avoir accepté que le Rassemble national vienne. Il y en a des gens qui ont, par exemple, fait le constat de leur propre impuissance.

Ça, c'était du côté des Verts. Ah, ils auraient pu avoir la décence de ne pas venir aux regrets qu'ils viennent. Mais que fais-tu ? Que proposes-tu ? On se met en dehors ? Et je pense qu'effectivement, il fallait le faire. Deuxièmement, pour revenir à ce truc, d'abord, la Ligue des Défenses Juifs, effectivement, il faut regarder le drapeau. Jaune et Noir, ça, c'est sa base. C'est un suprémacisme. Il faut regarder, c'est le khanisme. C'est un courant d'extrême droite qui a été interdit en Israël pour des... Et inspirateur d'Amir Iqdal qui a assassiné de toute façon Isaac Rabin. Absolument. Et donc, du coup, effectivement, ce sont des groupes visculteurs.

Mais ce qui m'intéresse, c'est l'organisation aussi de la contestation du droit à la France insoumise de se porter dans le combat contre l'antisémitisme. Parce qu'il y a eu un autre rassoulement qui avait été organisé par les organisations de jeunesse et étudiants. Et quand les insoumis sont venus, on a eu une manifestation d'un certain nombre d'individus qui revendiquaient le fait que la France insoumise n'a pas le droit ou n'est pas légitime à lutter contre l'antisémitisme. Ça, c'est dangereux. Encore une fois, les comparaisons qui sont faites entre l'extrême droite, ça, c'est dangereux. Moi, je veux dire, il y a une nouvelle grille de lecture sur cette marche.

Si on peut aussi se satisfaire qu'il y a eu 100 000, mais il aurait fallu plus de personnes. Il y a une sorte de vision un peu bizarre, c'est sur l'extrême droite. C'est l'antisémitisme de Schrödinger. Selon qui vous regardez, vous ne savez pas s'ils sont antisémites ou pas. Alors, si vous êtes islamophobe, le Rassemblement National n'est pas antisémite. Et moins vous êtes islamophobe, plus les gens commencent à se dire, en fait, le Rassemblement National, ce n'est pas possible. Ça, c'est la grille de lecture. Vous avez regardé, Édouard Philippe, il a dit, non, moi, ça ne me choque pas que le Rassemblement National soit présent. Mais il y a rabbi, il a dit, ben non, pas de souci.

Et aujourd'hui, hier, c'était la France Insoumise n'est pas venue à la manifestation. C'est un scandale. Ils sont coupables. Et aujourd'hui, c'est les musulmans sont coupables. C'est ce qui tourne sur BFM, sur tous les médias mainstream. C'est ça. Et c'est ça que je veux dire par blanchiment de l'extrême droite. C'est l'orgue d'analyse Ceci, ça se dit, Françoise.

28:09
Présentateur

Oui, et après, on passe au dernier sujet.

28:10
Invité

Oui, je dirais, non, non, je dirais, moi, je crois encore, contrairement à Paul, et là, je suis d'accord, demander où étaient les musulmans. D'abord, je ne sais pas comment vous faites sur une tête pour reconnaître un juif d'un musulman. Comme les gens qui m'ont expliqué. Oui, moi, je trouve qu'il y avait beaucoup trop de juifs ou pas. C'est comment tu vois sur la tête de quelqu'un qu'il est juif ou qu'il n'est pas, qu'il est musulman ou qu'il n'est pas. Donc déjà, ce genre de question, c'est insane, tu vois. C'est insane même. Je pense que c'est plus qu'indigne. C'est sale, voilà. Donc ça, moi, je ne suis pas du tout là-dedans.

Moi, je suis peut-être un peu la gauche cuicui, les petits oiseaux. Moi, je ne crois pas du tout. Je suis d'accord sur Schrödinger. Je suis d'accord, en gros, pour dire que tout est binaire. Moi, je porte toutes les contradictions peut-être de la gauche. Voilà, je soutiens les soulements de la Terre. J'ai soutenu Mélenchon sur le social, mais je n'accepte pas sa ligne proche-orientale et sa non-condamnation du Hamas. Mais il y a beaucoup de gens comme moi. Par rapport à ça, par rapport au Front Républicain, j'entends tout ce qui se dit, tout ce qui se lit, toutes les analyses, toutes les projections. Moi, je vous le dis, peut-être que vous pourrez ressortir cette bande en 2027.

L'extrême droite ne sera jamais à l'Élysée parce que je pense qu'il y a une résilience dans ce pays. Il y a une capacité de majorité silencieuse ou pas qui a voté. Moi, je suis tranquille. J'ai voté Mélenchon au premier tour en 2022. Voilà. Je n'ai aucun problème là-dessus. Mais il y a une... Et le barrage, on l'a fait ou pas, d'ailleurs. Mais en tout cas, il n'y a pas eu une voix pour Marine Le Pen de la gauche, je dirais radicale, un peu vif. Mais il y a des milliers de gens, en fait, des millions de gens qui sont comme moi, qui ne sont pas du tout des militants insoumis, mais qui aiment bien Mélenchon pour sa ligne sociale. Je veux dire par là que cette France-là, elle existe.

Elle n'est peut-être pas militante, etc. Et je sais que cette France-là, elle ne... Vous croyez vraiment qu'elle va revoter pour quelqu'un qui, en plus, ça est nul sur le plan politique, incapable d'argumenter et de faire une campagne. Marine Le Pen. OK, elle a fait 42 %, and so what ? OK, mais il est loin, le sceau pour faire la marche élyséenne. Moi, je suis absolument persuadé que le Fonds républicain n'existe pas. Dernière remarque, si tu fais plus d'une minute, on ne parlera pas de la même... Non, mais c'est pour aller en lien avec ce que tu disais tout à l'heure. Tu as évoqué la manif du 11 janvier 2015 sur Charlie.

Et justement, moi, je pense que c'est là où le Fonds républicain est mort. Pourquoi ? Il y a des millions de Français qui ont manifesté ce jour-là avec la plus grande sincérité. OK, la plus grande sincérité parce qu'il y a eu un traumatisme. C'est ouvert au Rassemblement national. Il y a un traumatisme. Qu'est-ce qui s'est passé ? Aujourd'hui, on ne se rappelle pas des millions de Français qui ont manifesté et de cet esprit-là.

On se rappelle d'un carré de tête où 40 chefs d'État, criminels de guerre compris, ont manifesté au nom de valeurs qu'ils n'ont jamais appliquées et derrière, le fameux esprit Charlie qui aujourd'hui est surtout un moyen de sanctionner positivement certaines expressions, enfin, liberté d'expression qui est fondamentalement islamophobe et condamnée d'autres. C'est ce qui s'est passé pour Meurice la semaine dernière, etc.

Et je pense que quand il y a eu cet élan républicain réel du pays et qu'il a été instrumentalisé derrière par les pires personnes qui se sont revendiquées, je pense qu'il y a des gens qui sont sincères, mais je dis juste que dans la classe politique, depuis l'instrumentalisation de l'esprit Charlie pour pouvoir faire des campagnes islamophobes et pour pouvoir créer des camps, les islamo-gauchistes d'un côté et les autres, etc., cette possibilité du front républicain n'existe plus si on ajoute en plus le bilan du quinquennat Macron, répression, il y a des gens qui ne sont pas les républicains avec Macron et l'extrême droite. Alors,

31:41
Présentateur

dernier sujet, pendant la guerre à Gaza, l'actualité se poursuit en France, notamment avec le passage du projet de loi immigration de Gérald Darmanin au Sénat et l'adoption, entre autres, de la suppression de l'aide médicale d'État avec une majorité confortable en plus.

31:56
Locuteur non identifié

Résultat du scrutin votant 343, exprimé 336 pour 200 contre 136. L'article est adopté.

32:11
Présentateur

En soi, c'est une victoire de la droite et elle en annonce peut-être d'autres.

32:14
Invité

Je suis en rage, alors je pense bien qu'il faut parler du Proche-Orient et on peut les m'y casser, on débat assez, c'est quand même la grandeur de ce pays, c'est qu'on peut s'engueuler et se jeter les assiettes à la figure sur ce sujet, c'est quand même génial. Il y a tant de pays où on ne peut pas le faire. Tant que ce sont les assiettes qu'on se jette à la figure. Oui, sur la ME, vraiment, c'est-à-dire qu'il y a le Proche-Orient et puis il y a le rouleau congresseur. Il y a exactement ce qu'on se disait la semaine dernière, cette espèce de lecture qui est que tout doit être rentable, libérale, etc. C'est une hérésie de supprimer la hérésie.

D'abord, c'est, allez, je vais faire le discours de la gauche morale, on est tous de la gauche morale et je m'en fous d'être de la gauche morale. Oui, d'abord, c'est une hérésie sur le plan des droits humains. L'Italie fasciste de Giorgia Miloni n'a pas supprimé. L'Italie a le même système parce que c'est quasiment un truc des pays européens qui pratiquent l'État-providence d'une certaine manière. L'Italie n'a pas supprimé son AME. L'Espagne n'a pas supprimé son AME. Ils l'ont supprimé, ils l'ont remise. Ils l'ont remise. La Belgique ne l'a jamais supprimée, elle n'est même pas passée par la case aller-retour-départ. OK ? Nous la supprimons. 1 milliard, OK.

Nous la supprimons en plus au risque de tout, c'est-à-dire au risque de la prophylaxie. On ne va pas recommencer. Les risques de tuberculose, non pas parce que d'un seul coup, les migrants seraient dénis à punaise de lit. Je reviens là-dessus tellement c'était abject. Non, parce que la grande précarité, ça amène des maladies très concrètes. Quand on n'a pas de quoi bouffer, quand on dort au sol, eh bien, ce n'est pas un problème d'hygiène, c'est juste un problème de maladie. Donc la prophylaxie, c'est une hérésie sur le plan des droits humains. C'est une hérésie sur le plan de la santé et on va aller à fond sur cette hérésie. On me dit, oui, mais il y aura la ME d'urgence.

Mais ce n'est pas ça le sujet d'avoir de la ME d'urgence. Quand quelqu'un a déclaré un cas de tuberculose...

33:52
Présentateur

En plus, ça va être plus cher, sans doute.

33:54
Invité

En plus, OK, on le soigne. OK, on le soigne, d'accord. Mais combien de personnes a-t-il contaminé avant ? Vous avez Macron, tous les députés reniaux, si vous voulez, à l'Europe qui font des grands discours sur l'Europe de la santé. Et comment est-ce que vous voulez que les gens ne deviennent pas fous ? Vous avez les grands discours sur la santé, l'Europe de la santé avec Macron et vous avez la suppression de la ME. Il n'y a pas que ça qui m'a... Il y a quelque chose d'encore plus grave que la ME. C'est une discrimination, je pense que ça ne peut pas passer. Ou alors, je ne sais pas, on va réfléchir. Je pense que ça ne peut pas passer devant le Conseil constitutionnel.

Un travailleur étranger qui paye des cotisations sociales, d'accord, qui arrive, j'arrive, je viens bosser en France, je suis extra-européen, par exemple, voilà, je suis syrien, j'ai décroché un boulot d'infirmier. Comme ça arrive...

34:40
Présentateur

Comme on en a besoin, parce que des fois, on fait comme si c'est des travailleurs, on en a besoin.

34:43
Invité

On en a besoin, mais on en a plus que besoin. Pendant 5 ans, j'ai payé, je paye mes impôts, je paye ma sécurité sociale, mais je n'ai pas le droit de toucher les allocations familiales. Personne ne parle de cette disposition. C'est une sénatrice amie à moi de gauche qui m'a dit mais enfin, Fanfan, réveillez-vous, vous êtes tous sur la grille du Proche-Orient, ok, mais c'est passé dans la nuit, ce truc-là.

35:07
Présentateur

Pas d'APL avant 5 ans, en gros.

35:09
Invité

Pas d'allocation familiale, d'allocation logement. Tu payes tes impôts, tu enrichis la France, tu consommes. Bon, c'est inacceptable. Je vois bien ce que fait Darmanin. Il fait plaisir à la droite du Sénat en lui donnant des hochers, voter la pire droite, je pense qu'elle est à peu près pire que le Rassemblement National, la droite Retailleau, bonnet blanc et blanc bonnet comme dirait le vieux Le Pen d'ailleurs. Je ne sais pas si c'est Le Pen qui dit ça, il l'avait repris. Mais en tout cas, c'est marché, voilà. Bonnet blanc et blanc bonnet marché, l'art de la phrase. Mais je pense qu'après, tout ça sera ramené à l'Assemblée Nationale.

Mais laisser la droite envoyer ce message, c'est dramatique. Rapidement. Oui, non mais effectivement, je l'avais dit, bon pour moi, il faut dire le mot, c'est une politique raciste. Oui, voilà. Le mot est très clair et ce que je trouve intéressant à observer, c'est que, bon, effectivement, si on regarde les dispositions concrètement, c'est même financièrement, c'est rien. C'est 0,1% je crois du budget de l'assurance maladie. C'est vraiment rien. Et puis, il n'y aura pas d'économie parce que ça coûtera plus cher. Mais il y a un discours sur l'appel d'aide. Mais ce que je veux dire, c'est que ça coûte rien.

Mais pourquoi c'est symptomatique que cette proposition, ce n'est pas la première fois qu'ils en parlent, que ça revient systématiquement au Sénat ? C'est que vous avez une difficulté aujourd'hui entre différents concurrents pour l'espace politique de droite dans ce pays. On l'avait déjà évoqué la semaine dernière, etc. C'est la bataille où Macron a bouffé les républicains et les républicains sont coincés entre le Rassemble national et Macron.

Mais aujourd'hui, et ce qui devient de plus en plus clair, c'est que la ligne, la chaîne d'équivalence qui va se faire entre les droites dans ce pays, dites républicaines, pas républicaines, libérales, ou ce que vous voulez, c'est la xénophobie et le racisme. Et que c'est pour ça que c'est dangereux la période. Et une droite du coup qui va jusqu'à Macron parce que Darmanin... Bien sûr, mais c'est ce que je veux dire. Macron est très habile lorsqu'il laisse Darmanin prendre l'avant-poste de la parole la plus réactionnaire du gouvernement. Il l'a fait sur l'homophobie, sur tous les sujets les plus. Parce que comme ça, lui, quand il veut, il s'en dédouane.

Mais en attendant, son gouvernement, il accepte ça. Déjà parce qu'il en a besoin. Encore une fois, Darmanin, il a dit je ne suis pas pour une partie des réformes qui ont été proposées au Sénat. On verra ce qui se passe à l'Assemblée nationale quand il a besoin d'une majorité pour voter. Et donc je dis qu'à partir du moment où on voit que la chaîne d'équivalence entre l'ensemble des droites et leur possibilité de s'allier, c'est que idéologiquement, ils adhèrent à une vraie grille d'analyse raciste, c'est dangereux. Parce que là, du coup, si l'extrême droite, moi, je n'en sais rien, c'est l'arrivée au pouvoir toute seule.

Mais en termes de coalition, la possibilité d'une coalition entre la droite et l'extrême droite, c'est à mon avis une des perspectives de notre pays, malheureusement, et que c'est possible parce qu'ils se rapprochent sur cette grille d'analyse et ils votent des propositions racistes. Et voilà, c'est comme ça qu'on a maintenant son brevet de respectabilité qu'on fait à la marge d'hier. Je te dirais que pas du tout, je ne crois pas du tout, c'est une des différences. Mélanie, par exemple, je viens entre Paris et l'Italie. Donc Mélanie, c'est un pays que je connais bien. J'ai vu son ascension, je l'ai étudié, on a beaucoup travaillé là-dessus.

J'ai même été l'avoir en concert, j'ai envie de dire parce qu'il faut voir ce que c'est vraiment Giorgia Mélanie. C'est un grand talent. Heureusement qu'en France, nous n'avons pas de Giorgia Mélanie parce que l'extrême droite serait au pouvoir. Oui, oui, elle est vraiment très en dessous. Et grâce au ciel, merci pour nous. Mais je veux dire, Mélanie, c'est l'alliance parfaite, c'est exactement le même principe que Mussolini, c'est-à-dire c'est l'alliance parfaite du néofascisme et la droite des affaires. Il n'y a pas de droite idéologique en fait en Italie, ça n'existe pas, la droite orléaniste, etc. Ça ne marche pas comme nous du tout.

Mais je pense que cette alliance-là dont parle Paul qui est en fait le rêve de Zemmour plus d'ailleurs et que celui de le rêve de Le Pen mais plus encore le rêve de Zemmour, elle est quasiment impossible. C'est une fusion qui n'est pas possible en France. C'est pour ça que moi je garde toujours espoir parce qu'il y a une part, la droite, ce n'est pas que Retailleau et Ciotti d'ailleurs et ils sont réduits aux aqués. Il y a une part de droite républicaine qui est un peu dans le giron de Macron qui est un peu... Elle a fondu comme neige au soleil. Elle a fondu... La droite orléaniste aujourd'hui, elle est raciste en France. Non, non, mais moi je ne crois pas du tout.

Alors je pense qu'il y a encore une fois mais peut-être que je suis pleine d'espérance et que je vois les Français plus beaux qu'ils ne sont mais mon idée profonde c'est que cette alliance des droites-là au grand désespoir des grands théorisateurs racistes que sont les gens comme Patrick Buisson évidemment l'espèce de Mephistophélès théoricien de droite je l'appelle comme ça parce que c'est vraiment un personnage quand même assez effrayant même humainement je veux dire. Eh bien voilà cette théorisation qu'ils appellent de tous leurs vœux elle n'arrive pas. Elle ne l'a déjà pas réussi. Elle n'est pas arrivée.

C'est pas ce qu'il vous faut mais moi je veux dire les sociolibéraux soi-disant progressistes les Gabriel Attal etc qui continuent à côté de Darmanin à mettre des politiques racistes comme ça si ces sociolibéraux c'est-à-dire des gens qui viennent du PS qui étaient certes pas vraiment de gauche en étant au PS mais qui l'étaient à la limite presque sont capables d'assumer des politiques communes avec Darmanin avec les retaillots du Sénat etc qui c'est qui reste dans la droite libérale qui n'est pas raciste.

Je pense qu'il y a Edouard Philippe il reste par exemple des gens comme Edouard Philippe Pierre je ne suis pas choqué de la venue du Rassemblement National parce que moi non plus mais moi je ne suis pas je ne suis pas raciste xénophobe et antisémite et je m'en... En fait c'est pas que je ne suis pas je m'en fous complètement de la Rassemblement National il dit texto il dit François respectables ils sont d'accord

40:11
Présentateur

ils ont évolué dernier sujet enfin dernier sujet c'est l'heure du coup de coeur François tu as voulu parler du livre de la journaliste Camille Vigogne Le Coat Les Rapaces une enquête sur le maire RN de Fréjus David Racheline un maire accusé de corruption de trésorerie dispendieux mais aussi de racisme de xénophobie et d'antisémitisme comme le prouve cette vidéo qui date de 2012 mais que le livre Les Rapaces complète de manière accablante

40:36
Locuteur non identifié

David Racheline

40:48
Présentateur

est considéré comme le meilleur ami de Marine Le Pen pas simplement

40:52
Invité

meilleur ami de Jordan Bardella vous savez que Jordan Bardella et Marine Le Pen se gobergent chez David Racheline alors qu'est-ce qu'il y a

40:59
Présentateur

dans ce livre

41:00
Invité

il y a beaucoup de choses dans ce livre alors pour être honnête je n'ai pas lu feuille par feuille je l'ai vraiment lu en diagonale je l'ai assez dévoré parce que je trouve que c'est une enquête qui est très très bien menée par la journaliste de l'Express là elle en avait déjà parlé c'est une enquête qui est très bien menée qui est très étayée sur l'argent qui circule en fait au sein de la mairie de Fréjus beaucoup d'argent liquide qui circule sur comment dirais-je les relations entre la mairie de Fréjus et un ou deux gros entrepreneurs du bâtiment c'est le train de vie dispendieux en réalité de David Racheline et puis voilà après il y a toute la partie antisémite raciste du maire pour rire est-ce que pour rire nous comment c'est possible pour rire d'arriver et de faire des saluts nazis je sais même pas comment ça peut passer dans la tête de quelqu'un tu vois bonjour l'humour quoi donc il y a ça il y a cette passion totale pour tout ce qu'on déteste c'est-à-dire l'esprit de Charles Maurras l'esprit de Céline moi je suis une dingue de littérature bon moi je ne lis pas Céline même si on me dit que c'est un génie ça va créer une guerre civile Céline

42:00
Présentateur

on ne parle pas de Céline

42:01
Invité

on peut en parler de Céline je pense qu'à un moment donné la vie des passe-l'oeuvre bon voilà moi je voulais juste dire que voilà c'est très profond je vois très bien ce qui me trouble dans cette sphère c'est que on voit très bien pourquoi le fonds le rassemblement national n'a pas changé tu peux changer de nom mais tu ne peux pas changer de nature c'est très bien que ce lien arrive au grand public à ce moment-là parce qu'on voit la réalité de la mécanique on voit la réalité de David Racheline et des soutiens qu'il a je note que le rassemblement national ne demande pas d'enquête interne ça je le note c'est quand même assez dingue je note aussi que David Racheline n'apparaît plus trop je note que David Racheline en fait vous savez moi j'ai commencé comme journaliste à Inter et Info à Marseille et à Toulon donc j'ai vu en 1995 Toulon prise par Jean-Marie Le Chevalier c'est toute cette lignée-là j'ai envie de dire du rassemblement du FN Provençal à la mode provençale avec l'accent plat sympathique etc je vois tout à fait ça ça ça n'a pas changé c'est vraiment ce qui reste de Jean-Marie Le Pen père mais c'est très prégnant voilà et je n'entends pas Marine Le Pen défendre son ami David Racheline pas plus que je ne vois David Racheline apparaître trop dans les instances du RN il faut lire ce livre pour bien comprendre que les habits neufs ça n'existe pas l'esprit ça reste l'esprit ce parti est basé sur comment dirais-je la préférence nationale il ne faut jamais oublier ça ça va plus loin

43:27
Présentateur

que la préférence nationale non mais

43:28
Invité

si vous commencez la grille de lecture en fondant un parti sur la préférence nationale tout en découle donc les gens ont complètement oublié ça mais quand vous lisez le bouquin de Racheline vous redécouvrez de Camille Vigogne sur Racheline une minute moi je viens de Provence-Habre-Côte d'Azur le FN du Sud c'est le canal historique c'est le racisme fondamental c'est l'antisémitisme enfin c'est classique moi ça ne m'étonne pas du tout mais encore une fois moi ce qui m'inquiète c'est quoi c'est extrêmement important de faire ce genre de livre de révéler parce qu'il soit copain comme cochon entre fachos moi je m'en fous la question c'est il a eu des responsabilités politiques il en a encore il a été directeur de sa campagne de la campagne en 2017 effectivement là il était plus discret mais ça veut dire quelque chose et encore une fois c'est pour ça que j'insiste le problème c'est que dans la pratique du pouvoir c'est la mise en quarantaine de l'extrême droite qui devrait être la priorité c'est les actes du pouvoir qui leur donnent cette crédibilité parce que malheureusement même si on fait des enquêtes des révélations etc leur place prend un visage différent à partir du moment où ils sont acceptés par des institutions qui ont un poids et je pense que c'est ça la faute de ce week-end

44:38
Présentateur

merci Françoise merci Paul et merci à vous de nous avoir regardé sur le canal 350 de la Freebox pour rester au contact d'une info différente et aussi sur nos canaux traditionnels pour nous donner les moyens de nos ambitions et si vous le pouvez bien entendu soutenez-nous en nous faisant un don en prenant un abonnement payant ou en devenant sociétaire sur le media tv.fr slash soutien le défi est immense incarné à la télé et sur toutes les autres plateformes numériques une alternative aux chaînes d'info des milliardaires au liqueur on y va au liqueur

45:10
Locuteur

et sur le monde on y va à la télé et sur le monde on y va à la télé