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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 13 février 2013 51 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Vincent Peillon - Les Matins de France Culture, 13 février 2013

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 28 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment placeriez-vous la réforme du mariage pour tous dans la chronologie des lois sociétales de la République ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a fonctionné dans le débat sur le mariage pour tous et que vous pourriez inspirer pour vos projets ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Les manifestations d'hier sont-elles un jeu de rôle syndical ou une préoccupation légitime ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La Cour des comptes demande de réduire les déficits : le budget de l'école pourrait-il en faire les frais ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Êtes-vous surpris par les réticences des enseignants face à la réforme des rythmes scolaires ?

  • 16:00FerméeRéponse directe

    Regrettez-vous d'avoir privilégié le recrutement de professeurs plutôt que des augmentations de salaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Vincent PeillonFait
    « C'est une idée très ancienne que lorsque nous avons des droits nous devons les partager avec les autres et donc ils sont universels. »
  • 7:00Vincent PeillonFait
    « La France a fait un très mauvais choix celui d'ailleurs d'un pays qui va vers son déclin car la jeunesse c'est l'avenir. »
  • 15:00Vincent PeillonFait
    « Si nous sommes dans la situation où nous sommes les 4 jours uniques au monde cette dépréciation profonde de notre système éducatif. »
  • 17:00Vincent PeillonPromesse
    « Nous devons recruter nous devons former sinon ce pays va vraiment se retrouver dans une situation catastrophique. »
  • 23:00Vincent PeillonChiffre
    « 25 % des dépenses d'éducation c'est les collectivités locales. »
  • 29:00Vincent PeillonChiffre
    « 25 % de nos élèves sont en difficulté à l'entrée au collège et 40 % entre 35 et 40 dans les zones sensibles. »
  • 0:00Vincent PeillonFait
    « il faudrait que l'éducation nationale continue à jouer son rôle comme elle l'a fait lorsqu'il y a eu l'intégration de l'histoire des arts à l'école »
  • 2:00Vincent PeillonFait
    « la loi prévoit pour la première fois le parcours d'éducation artistique et culturelle »
  • 2:30Vincent PeillonFait
    « nous avons dès la campagne été ensemble dans cette grande Université d'Avignon »
  • 8:00Vincent PeillonFait
    « je suis pour le droit de grève le droit de manifestation et je respecte pleinement mes opposants »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] donc nous l'avons dit plus d'un instituteur sur tris était en grève hier pour réclamer le report à 2014 de la réforme sur les rythmes scolaires ce sont les chiffres du ministère de l'Éducation nationale tandis que le syndical s FSU principal donc syndicat du primaire lui a annoncé pour sa part près de 60 % de greffiste enfin bref cette consessation en tout cas d'un électoralemand qui traditionnellement est acquis à la gauche mais en lumière donc la difficulté pour l'instant tout de même de bien faire comprendre la réforme de l'école en cours que vous présentez Vincent payant d'ailleurs quand je dis réforme je devrais employer le terme que vous vous employez carrément puisqu'il s'agit non pas de réformer l'école mais de la refonder comme vous souhaitez au fond refonder la République par l'école et c'est d'ailleurs le titre du livre qui sort aujourd'hui refondant l'école aux éditions du Seuil alors vous êtes donc en première ligne pour répondre à tout ses critiques à toutes les questions qui se posent Vincent payant je rappelle ministre de l'éducation nationale et nous parlerons surtout en seconde partie puisque nous aurons le temps de développer les dossiers comme nous aimons le faire bien sûr à franceculture nous parlons de la grve des enseignants des rythmes scolaires des vacances euh des mais aussi du lycée des enjeux politiques de cette réforme enfin bref tous les sujets qui fâchent les uns ou réjouissent les autres mais pour cette première partie d'abord avec Frédéric mthzo aussi tout de même une actualité politique chargée législative chargée pour le gouvernement et on commence notamment par quand même bah la journée d'hier sur le mariage pour tous Frédéric oui le mariage pour tous a été adopté et finalement on peut voir que la la trajectoire de Christiane tobira vous laisse de l'espoir puisque dans les les premiers mois du gouvernement elle a été plutôt critiquée plutôt mise à mal aujourd'hui c'est c'est tobira superstar au-delà de de vos vos cas personnels comment vous placeriez cette réforme l'instauration du mariage pour tous dans la chronologie des des lois sociales sociétale de la République il y en a qui la mettent au même niveau que l'abolliition de la peine de mort c'est c'est votre cas ça ferad date je je le mets ou je la mets très haut pourquoi pour une question de vraiment de principe c'est que je pense et ce débat m'a m'a vraiment ramené à des des fondamentaux qu'il y a deux attitudes qui font d'ailleurs un vrai clivage de fond entre la gauche et la droite les progressistes et les conservateurs c'est une idée très ancienne que lorsque nous avons des droits nous devons les partager avec les autres et donc ils sont universels donc il est difficile de s'attribuer des droits qu'on refuse aux autres alors que ce soit des femmes que ce soit des gens de couleur ou que ce soit des gens qui ont une orientation sexuelle différente et dans le débat j'étais frappé de voir qu'il y a des gens qui naturellement considèrent qu'ils peuvent s'attribuer des droits qu'ils refusent aux autres et qu'il y a d'autres qui considèrent que les droits doivent avoir cette démarche universelle quand vous regardez l'histoire de la France France républicaine nous sommes le pays qui a porté cette idée de droit universel partagé par une commune humanité c'est vraiment dans c'est même constitutionnel chez nous maintenant et j'ai trouvé que quand vous regardez notre histoire il y a des grands moments finalement parfois tardifs hein quand on pense à l'égalité homme-femme où arrive ce débat sur l'égalité là c'est un un très grand moment de ce point de vuelà et c'était un débat qui au début faisait bon tout comme d'habitude la petite polémique moquer un peu en se disant bon c'est des petits sujet et à la fin il avait beaucoup de gravité et hier il y avait beaucoup de gravité dans ce moment parce que je pense qu'on est sur quelque chose d'essentiel donc je je je pense cétait un grand moment le ministre de la Justice qui cite pour terminer son discours lvinas lvinas je suis allé lui dire que elle a elle l' bien cité ça va tout était bienin non elle a fait Antonio macado vous avez vu et puis mais moi j'ai siégé en 97 à côté d'elle elle était ma voisine je la connais depuis très longtemps parlementaire à côté d'elle je l'ai donc découvert à l'époque on était des petits parlementaires inconnus qui se parlaient comme ça à l'oreille c'est une femme qui est très impressionnante par sa qualité de verbe d'intelligence de pugnacité hein parce que elle fait depuis des années cette et là les gens euh l'ont découvert après là aussi vous avez raison des débuts des gens qui l'ignoraient mais l'ignorance est souvent agressive et donc on traitait tout ça avec mépris d'ailleurs une femme arrive à la justice une femme noire arrive à la justice une radicale tout ça a étit totalement désobligeant et médiocre et là les gens ont vu une personnalité qui est hors du commun Frédéric betzo qu'est-ce qui a fonctionné dans le débat sur la loi sur le mariage dont vous pourriez vous inspirer pour vos propres projets ça a été quoi euh la solidité du groupe socialiste à soutenir ce projet la solidité des des élus la qualité du du travail en amont la pédagogie est-ce que vous pourriez vous inspirer de ce qui est finalement un succès pour le gouvernement vous savez il y a deux éléments c'est très troublant à l'Assemblée national en plus bon Christian tobira était sur un thème en réalité très clivant entre la gauche et la droite vous l'avez moi c'est pas du bien plus cvant que bien sûr moi c'est pas du tout le cas tout le monde est pour la priorité au primaires tout le monde est pour remettre en place une formation des enseignants et en vérité tout le monde est pour la semaine de 4 jours et demi après c'est pas commeci pas comme ça mais elle est pas dans la loi et le travail que j'essaie de faire parce que surtout sur les enfants c'est plutôt de rassembler autour de l'école parce qu'on voit bien que chaque fois qu'elle est prise dans des polémiques dans le fond on av'ance pas bon et donc je ne suis pas dans la même situation de départ que Christian tobira mais j'attends beaucoup du débat parlementaire donc c'est plus facile paradoxalement de faire passer une réforme très clivante qu'une réforme qui pourrait susciter une adhésion massive je sais pas on est on n'est pas encore au temps de la réforme on est sur un décret he les rythmes les rythmes sont pas dans la réforme dans la loi il faut le dire parce que les gens ont du mal à comprendre ça donc la loi elle porte à mais je là où je voulais c'est que les séances de questions auxquelles les gens assistaient vraiment par exemple Pierre vous avez vu la séance a été quittée il y a eu des des noms d'oiseaux moi j'étais 7 ans parlementaire européen c'est ça ne fonctionne pas du tout comme ça je n'ai pas le souvenir quand j'étais parlementaire français que c'était une ce point vraiment un spectacleolassé le mercredi après-midi c'est le jour des enfants à l'assemblée des scolaires qui vont assister même pour vous avez raison mais même pour nous tous mais hier un professeur me disait je on namène plus les élèves pour qu'il ne voi pas ça c'est quand même on en est un bon c'est pas du tout ce qui se passe dans le travail en commission ou dans les rapports que je peux avoir y compris avec l'opposition qui s'intéresse donc il y a là une mise en scène une mise en spectacle qui est en même temps une mise en abîme qui n'est pas très bonne donc si vous voulez ça ne correspond pas au vrai tr que nous faisons à côté que les parlementaires font en tout cas est-ce que vous avez l'impression pour conclure sur ce ce thème Vincent payon ministre de l'éducation que les manifestation d'hier sont aussi un jeu de rôle où chacun va compter ses troupes et notamment les les les syndicats est-ce qu'il y a une geste syndicale qui relève autant du du folklore que les questions au gouvernement dont vous parliez ah non je crois qu'il faut je sais pas folklore ou pas non moi je je je considère ça avec attention respect préoccupation parce que je sens que se disent des choses vous avez vu que les mots d'ordre étaient d'ailleurs très différents il y en a qui sont pour le retrait de la loi il y en a qui sont pour qu'on la garde mais qu'on enlève le décret il y en a qui disent non il faut quand même faire la réforme des rythmes mais l'année prochaine donc on voit bon tout le monde est un peu perdu il y a beaucoup de gens qui véhiculent des représentations qui sont fausses sur le décret lui-même on demande de la liberté elle est accordée je vois que des gens font des papiers pour dire faudrait que ça puisse être le samedi matin c'est écrit en toute lett dans le décret donc voilà donc je regarde ça parce que je veux que ça avance pour les élèves pour les enfants c'est bloqué depuis longtemps euh il faut toujours repartir de pourquoi on fait les choses on fait les choses parce que ça va pas pour les élèves de France et en particuliier ceux des milieux les plus modestes donc faut qu'on change mais en même temps je veux que que tout le monde soit impliqué dans cette affaire donc non jeux pas ça comme un folklore je suis préoccupé et et j'écoute au maximum c'est pas une posture seulement je crois pas je crois qu'il y a une vive inquiétude des interrogations une sensibilité exacerbée des préoccupations il y a toujours une frontière entre la préoccupation légitime et celle qui ne l'est pas donc il y a des choses que j'entends qui sont juste quand des professeurs me disent je suis inquiet pour la pause méridienne pour la sieste pour l'organisation des locaux tout ça mérite d'être discuté méridienne c'est la cantine cantine par enfin c'est ce qui serait plus large que la cantine quand même voilà la posuse du Midi et puis d'autres qui véhiculent un certain nombre de choses qui sont inexactes mais il y a là-dedans des préoccupations qui sont tout à fait légitimes et qui doivent d'ailleurs trouver leur réponse autre sujet vous avez vu que la Cour des comptes avait dcerdé les bons et les mauvais points sur la question de l'argent publici en demandant au gouvernement de maîtriser davantage les dépenses est-ce que vous faites partie de ceux qui estiment que la Cour des comptes doit compter mais c'est tout pas faire forcément de commentaires ni d'appréciation sur une politique de gouvernement c'est c'est son rôle depuis longtemps elle le fait plutôt bien de donner des appréciations nous avons vous le savez bien après il y a des choix politiques mais nous avons quand même une crise des finances publiques qui est très profonde et nous sommes arrivés avec une dette une dette financière et une dette éducative d'ailleurs extrêmement importante c'est pas en la croissant qu'on se donne plus de marge de manœuvre Frédéri la Cour des comptes estime notamment qu'il sera très difficile de réduire les déficits à à 3 % dans le calendrier préconisé par le gouvernement François Hollande annonce hier des ajustements dans les prochains jours si nécessaire est-ce que le budget de l'école et notamment les les 60000 postes qui doivent être déployés sur le cours du quinena pourrait faire les frais de ces ajustements je ne crois pas cette priorité est affirmée et réaffirmée mais le ministère de l'Éducation nationale contribue à la marice des finances publiques non pas sur les postes regardez en scène saint on ne peut même plus mettre de professeur devant les élèves j'apprends que et je vois que certains élèves de CP n'ont pas de professeur depuis 3 semaines voilà le résultat de de plusieurs années de politique donc nous devons recruter nous devons former sinon ce pays va vraiment se retrouver dans une situation catastrophique et nos enfants dans une situation catastrophique mais il y a d'autres postes au ministère de l'éducation national que les postes d'enseignants d'autres postes budgétaires et nous contribuons à cet effort il est d'ailleurs douloureux pour les les uns et les autres ça n'aide pas et ça ne facilite pas non plus vous voyez les grandes réformes souvent les grandes réformes s'accompagnent malgré tout évidemment d'argent que ce soit pour les collectivités locales que ce soit pour les enseignants nous nous devons faire des réformes avec des moyens financiers qui sont on va dire rétrécis alors la greffe des enseignants hier Vincent pignon est-ce que d'abord première question avant de rentrer dans le détail justement de ce que vous proposezv avec ce décret est-ce que vous avez été tout de même surpris de voir les réticences euh tout de même alors après on on se disputera sur les chiffres tantôt certains disent au fond 60 % et d'autres un sur TR des instituteurs en grève et et qui manifester s'opposant à votre réforme est-ce que vous êtes surpris tout de même que alors que pendant assez longtemps on a pu lire les rapports notamment médicaux de psychologue sur C question de rythme scolaire induisant qu'il fallait revenir à 4 jours et demi que au fond le proposant le mettant sur la table vous rencontriez tout de même de vraies difficultés de vraies oppositions non parce que je pense que si nous sommes dans la situation où nous sommes les 4 jours uniques au monde cette dépréciation profonde de notre système éducatif avec vraiment une France qui plonge qui accroit ses inégalités qui se fait reprendre même par l'OCDE organisme libéral tout le temps c'est parce que précisément nous sommes sur une mauvaise pente une pente de facilité et donc j'ai toujours pensé que se redresser opérer un sursaut serait difficile parce que les adultes français vous savez on a 25 % de jeunes au chômage on choisit dans le fond que les jeunes seraient la variable d'ajustement de leur fort c'est le choix français c'est vrai sur la dette financière dont on parlait c'est quand même sur les épaules des plus jeunes mais c'est vrai sur tout le reste ils ont du plus de mal à se soigner ils ont plus de mal à se loger on leur donne pas de travail et maintenant on les éduque plus car nous ne faisons pas pour les enfants ce qu'on a eu nous-même nous on n pas eu 4 jours on n' pas eu des professeurs parformés on a donc la France a fait un très mauvais choix celui d'ailleurs d'un pays qui va vers son déclin car la jeunesse c'est l'avenir pays qui choisit pas sa jeunesse c'est un pays qui tourne le dos à son avenir donc j'ai toujours pensé que ce serait très difficile et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai voulu micolé et que le Président de la République a décidé que c'était la priorité pour le pays parce que c'est un enjeu au-delà de l'école et de la jeunesse c'est un enjeu pour toute la nation une nation qui est pas capable de faire ce geste là mais est-ce que vous ne vous êtes pas collé un peu vite parce que finalement quand on ditit les contrendu de manifestation d'hier dans la presse aujourd'hui on lit finalement beaucoup d'avis de gens qui disent c'est pas qu'on est tellement contre au fond ce qui est proposé c'est que ça va juste un peu trop vite et nous n'avons pas été suffisamment appelé à la concertation alors il y a de chos un paradoxe de cette journée d'hier oui plutôt très plutôt très suivie encore une fois pas faire une Corelle de chiffr euh contre vous tout en disant finalement en même temps c'est pas au fond le fond du problème c'est la forme d'abord parce que les gens ne savent pas je l'ai vu hier qu'il y a une concertation qui a duré plusieurs mois et la seule lettre que j'ai écrit aux enseignants de France à chacun pour autant qu'un ministre peut leur écrire c'est qu'on fait à la photocopie on distribue c'est pour leur dire participer à cette concertation il faut qu'il s'en souvienne je leur ai dit elle a lieu si le décret euh a modifié le temps de travail des enseignants si on a créé un fond si on a changé les taux d'encadrement c'est parce qu'il y a eu 6 mois de concertation permanente avec toutes les associations d'élus tous les syndicats de professeurs tous les mais ce qui est curieux c'est que quand on ne mîprise pas les corps intermédiaire ce qui est mon cas et bien à la base les corps intermédiaires peut-être n'informment pas leur mandant donc ça n'a pas été fait et maintenant on est dans le deuxième temps qui est la négociation locale elle est pas finie elle commence on a fait un décret partout sur le terrain et d'ailleurs on parle que d'école en France aujourd'hui c'est une des vert de cette réforme puisque chacun est obligé de construire son projet éducatif en se parl en plus l'éducateur avec le professeur avec le conseil d'école donc les parents avec la collectivité locale car on peut pas faire autrement et d'ailleurs cette liberté fait peur partout où je vais les gens nous disent et on me disait encore à l'Assemblée au début les gens dis je suis inquiet comment on va faire c'est déjà ficelé y a pas que la liberté qui fait peur il y aussi que beaucoup d'enseignants disent on va travailler un peu plus et finalement une fois de plus on gagnera pas plus on aura pas un sous de plus c'est beaucoup ça qu'on entend aussi d'abord ça n'est pas exact puisque j'ai précisément modifié le temps de travail des enseignants en accordant par vous savez il doit faire 24 heures par semaine devant la classe 3 heures différentes j'ai enlevé en gros trois/4 d'heur par semaine pour leur laisser plus de liberté pour se concerter pour et cetera ça n'est pas su c'est la première grande négociation sur l'évolution du métier d'enseignant et d'autre part ils ne doivent pas travailler plus c'est pas du tout ça ils doivent travailler différemment ils auront aussi des journées plus courte si c'est bien fait il fautir il faut revenir le mercredi matin il faut revenir le mercredi matin mais avec 3/4 d'heur en moins donc euh euh nécessairement vous avez le même temps de travail avec plus de liberté à l'intérieur de ce temps de travail maintenant ce qui a fait très peur c'est la pause méridienne c'est l'amplitude de la journée en disant ça va être la même chose mais celle n'est pas dans le décret c'est à chacun d'en discuter localement et vous verrez qu'il y a des gens qui d'ailleurs c'est déjà le cas dans certaines villes hein qui sont 4 jours et demi quand même des gens qui choisiront cela puis des gens qui feront autrement 8h 16 minutes c'est l'heure du billet de l'homme de la réforme des Matins de France Culture bris couturier bonjour bris bonjour Marc que s'est-il passé la question des rythmes scolaires semblait l'une des rares à faire l'unanimité contre l'état des choses existants pas un psychologue pas un pédagogue par un pas un parent d'élèv pour nier l'évidence la semaine de 4 jours octroyée au corps enseignant par Xavier D'cos en 2008 cette exception française est nuisible aux enfants elle aggrave la situation créé par un nombre de jours de vacances cours de l'année trop nombreux les jours de classe restant disponibles pour les enseignements s'avérant insuffisant les élèves subissent des horaires de cours quotidiens excessifs une forme de torture qui n'est pas sans évoquer le gavage des oies ces horaires trop chargés sont extrêmement préjudiciables aux élèves les plus vulnérables les plus vite fatigués ils aggrav le phénomène de décrochage ils sont l'une des causes majeures des piètres performances de notre système éduc parlons chiffres les enseignements du primaire sont étalés sur 187 jours en moyenne dans les pays de l'OCDE en France ils sont concentrés sur 144 logique les élèves français ne travaillent que 34 semaines alors que la moyenne auocde est de 38 40 au Pays-Bas 42 au Danemark chercher l'erreur en Allemagne les vacances d'été durent 6 semaine à pâac une semaine en Finlande le système éducatif le plus performant d'Europe la journée scolaire se se termine à 13h les cours ne durent que 45 minutes la posuse déjeuner 30 mais comme dans de nombreux pays d'Europe l'école reste ouverte l'après-midi mais elle est consacrée à des activités éducatives ou récréatives extrascolaires autant dire que la question des rythmes scolaires pouvait être considéré comme la mire des réformes proposées par Vincent payon sous le titre générique de refondation or voilà que les enseignants que beaucoup de municipalités y compris socialistes renaclent refusent que s'est-il passé alors il faut bien sûr incriminer le corporatisme des syndicats enseignants ce corporatisme dénoncé par l'ancien président de l'UNF Bruno Juliard et qui a provoqué sa démission de votre cabinet monsieur le ministre comme le déclare à Libération le sociologue François Dubet je le cite pendant longtemps le monde enseignant a été à la fois corporatiste et réformateur la défense des intérêts de la profession cohabitait avec la volonté de transformer le système cette tradition n'existe plus depuis le milieu des années 80 on est passé à une logique défensive désormais le moindre projet de changement se heurte à des blocages fin de citation mais l'opinion comprendrait mal que des syndicats qui avaient dénoncé à la quasi unanimité la semaine de 4 jours lorsque c'était Xavier D'cos qui l' leur offrait sarqueboute à présent pour la défense de leur mercredi matin face à Vincent payon mais vous savez monsieur le ministre que lorsqu'on s'attaque à un avantage acquis il est d'usage d'offrir en échange des des compensations lorsqu'on demande à des salariés de se lever tôau un jour de plus dans la semaine il peut paraître logique de les payer davantage or nos enseignants sont très mal payés comme l'écrit natthalie kochuscorisait dans le Figaro d'hier je la cite la République a passé avec ses enseignants un contrat tacite il y a de cela plus de 50 ans vous aurez des horaires de travail relativement légers mais vous gagnerez peu c'est une sorte d'échange grandes vacances contre salaire médiocre cet échange si toujours Natalie que chuscomoris et de vu un marché de dupe d'abord parce que les enseignants travaillent beaucoup sur leur temps libre et dans des conditions approximatives Vincent payon à peine nommé a refusé d'en tenir compte puisqu'il a fait demembler le choix erroné de multiplier les recrutements alors que la seule chose qui s'imposait était au contraire d'améliorer et de revaloriser les carrières il s'enprentent aujourd'hui aux obligations de service des enseignants en leur demandant de travailler 3 He de plus sur une demi-journée d'où ma question fin de citation pour Nathalie kochusco Morisette d'où ma question monsieur le ministre regrettez-vous d'avoir préféré de réclamer à ber l'embauche de professeur supplémentairire plutôt que des augmentations de salaire pour ses enseignants auquels vous allez demander de travailler davantage la chronique de brise couturier sur franceculture.fr Vincent payant monsieur le ministre c'est un choix que nous assumons parfaitement le choix est double recruter d'avantage pourquoi pour la question que j'évoqué tout à l'heure ces enfants qui n'ont même pas de professeur devant eux en ce moment c'est quand même un sujet pour le pays et c'est un sujet de prix priorité de service public et d'intérêt général et deuxièmement la formation des enseignants sur les fameux 54000 postes en réalité qui reste 27000 postes sont consacrés les deux premières années à remettre en place cette formation des enseignants qui manque cruellement et sachez que c'est quand même une part de la revalorisation puisque en réalité un enseignant qui commence va enseigner à mi-temps payer pleinemps ce qui a été supprimé donc nous remettons en place cette année de stage qui est un début de revalorisation maintenant sur le fond de votre analyse d'abord elle est juste ensuite je pense quand même et je ne cesse de le dire que dans la durée nous devons revaloriser y compris matériellement pas seulement moralement la condition des enseignants je pourrais dire des chercheurs aussi hein mais la condition des enseignants franç il y a pas un fifrelin dans les caisses hein il y a des priorités gouverner c'est choisir nous sommes des adultes nous sommes responsables alors la première chose c'est qu'il est quand même des professeurs avant de les revaloriser il y en a plus tout mon travail c'est de faire qu'il puisse y avoir demain devant les enfants des professeurs vous venez d'entendre sur le Jura j'ai fait quelques réponses aussi sur on a des situations très tendues donc il faut on met en place des concours il faut recruter j'ai fait des prérecrutements c'est vous savez qu'aujourd'hui les étudiants sont recruté à Master 2 c'estes 5 années d'études supérieur pour devenir professeur des écoles personne s'est soucié ça existait pas dans les écoles normales on avait les ipè avant de savoir comment ces jeunes gens et ces jeunes filles payent leurs études il peuvent pas les payer donc ils vont travailler donc on recrute plus donc j'ai remis en place et nous sommes en train de signer les 4000 premiers contrats un prérecrutement dès la 2e année de croyez-moi ça marche quand même parce que sinon la France n donc ce sont des priorités les syndicats les ont en réalité accepté lorsque nous avons discuté et voyez bien vous avez parlé vous-même on a pris personne par surprise de la campagne présidentielle qu'est-ce qu'on a dit dans la campagne présidentielle on a dit exactement cela c'est les 60000 postes il faut refaire un vivier refaire une formation donner la priorité au primaires parce que la refondation c'est ça on est un pays qui ne donne pas la priorité aux premiers apprentissages donc mettre le maximum vous partezle dans votre livre qui s aujourd'hui la réforme des rythmes bris couturier puis ensuite GM brise couturier le mercredi libre c'était un cadeau aux enseignants le samedi libre c'est un cadeau aux parents les grandes vacances de 9 semaines c'est un cadeau aux professionnels du tourisme mais est-ce que l'école n'est pas d'abord destiné aux enfants est-ce qu'il est pas regrettable que l'école comme tant de notre d'autres de nos institutions paraissent fonctionner en priorité pour l'avantage des adultes des personnels qui ent la charge en particulier plutôt qu' bénéfice de ces usagers les élèves selon une de détournement des institutions bien analysé par Ivan il y a une cinquantaine d'années mais enfin c'est un problème assez récurrent en France que de voir que des institutions sont son sont contrôlés par leur personnel à leur propre avantage et non pas à celui des usagers Vincent payant moi je pense que je l'avais dit ça avait frappé comme formule ministre des élèves je pense que l'intérêt des élèves ça doit être notre préoccupation mais je pense quelque chose de plus que j'assume c'est que l'intérêt des élèves c'est l'intérêt général c'est-à-dire que être capable de s'occuper je vous l'ai dit tout à l'heure de sa jeunesse et ses élèves faire réussir les élèves français c'est préparer la France de demain on nous parle de chômage est-ce que c'est pas un peu maladroit au fond ça quand même parce que on a l'impression que vous pourriez froisser tout de même après tout la fierté enseignante de dire que vous vous avez l'intérêt des élèves et pas forcément eux après tout eux aussi ils l'ont l'intérêt des élèves je suis pas contre les enseignants j'en suis un moi-même et je m'adresse pour aux enseignants vous vous avez toujours mais je j'en dis autant pour les collectivités locales pourquoi vous les faire porter sur le dos des enseignants les difficultés actuelles moi je les voit venir de partout c'est personne ne veut cette réforme maintenant enfin tout le monde la veut et tout le monde au moment où on passe l'acte vous venez de le dire le tourisme certains parents d'élèves oui ça faut lesou faut les chercher les c'est vrai que les télévisions publiques sont arrivés à en trouver un ou deux mais moi j'en connais aucun personnellement oui un peu moins mais les professeurs les collectivités locales on les a quand même beaucoup entendu vous avez entendu toutes les associations qui disent on n pas assez d'argent donc moi je crois que l'intérêt des élèves et c'est une vraie question pour la France qui va au-delà de l'école c'est très intéressant de dire l'école doit être notre priorité parce que l'école en plus on a une tradition particulière en France elle marque précisément une certaine de la nation mais en même temps son avenir quand on l'abandonne c'est le cas français hein vous savez qu'il y a un pessimisme national français qui est très très au-delà de tous les autres pays européens et je crois que nous le faisons payer à nos enfants donc cet effort que je demande c'est pas une réforme facile hein j'ai bien compris quand vous créez des postes vous demandez un effort à personne quand je remets en place une formation je demande un effort à personne quand on là la réforme des rythmes il y a un effort eff non mais pas seulement il faut se parler je vois la difficulté moi je vais là je repars demain pour de jours de visite sur le terrain je vais faire cil chaque fois ces grandes réunions tout d'un coup il se passe d'ailleurs quelque chose là-dedans mais il faut que les animateurs parlent au professeurs qui parlent aux parents qui parlent et au début il y a tout le monde se regarde en Chen faillance parce que l'aménagement du temps scolaire et périscolaire c'est un moment en fait de de limite entre l'activité proprement scolaire et puis des tas d'autres activités pour la construire faut parler ensemble c'est sur le périscolaire que ça coince aussi tout de même he quand vous fait des reproches qui qui va s'occuper réellement de cette question du périscolaire peut-être Hakim kassmi sur ces questionsl al oui justement vous avez dit que vous voulez vous engager afin qu'il y ait au moins 20 % d'enfants de moins de 3 ans qui soient scolarisés à la fin du quinquen aujourd'hui on voit bien selon les communes il n y a pas les mêmes budgets alors oui vous allez me dire que Jean-Marc HUD prévoit une aide de 250 millions d'euros mais est-ce que cela va suffire d'autant que cette aide n'est prévue que pour la rentrée prochaine pour l'instant pant ou d'abord il faut regarder les choses telles qu'elles sont c'est le problème des priorités l'État a choisi vous en convenez dans un moment qui est quand même très difficile budgétairement une priorité c'est l'école et moi je dit et il faut en être digne chaque fois qu'on crée un poste de professeur on supprime un autre poste de fonctionnaire et lorsque nous nous sommes cette institution l'éducation nationale on doit quand même être exemplaire dans la façon dont donc nous on a fait un choix les socialistes la gauche a fait un choix c'est priorité à l'école ça ça vaut pour chacun 25 % des dépenses d'éducation c'est les collectivités locales vous voyez bien qu'il y a des collectivités locales qui font déjà du périscolaire et des choses merveilleuses et puis il y en a d'autres ils me le disent d'ailleurs qui n'ont rien fait encore donc cette réforme les oblige évidemment à se mettre en mouvement bon on leur demande pas plus d'heur puisque l'éducation nationale faites attention à défendre le service public français nous reprenons 3h le mercredi matin mais enfin il faut le dire quand même où ils sont les enfants soit gardé par une nounou soit au centre aéré soit à la maison avec les parents ce chiffre de 20 % ce chiffre de 20 % vous pensez pouvoir l'atteindre malgré une croissance en baisse on voit encore aujourd'hui avec la Cour des comptes et de malinc sur les enfants de moins de 3 ans hein c'est le chiffre que vous avez donné moi j'aimerais ir à 30 % entre 2002 et 2012 il y avait 30 % d'enfants de moins de 3 ans scolarisés en 2002 il y en a 10 % aujourd'hui 3000 postes sont affectés dès le début à cet accueil des petits je veux qu'il ait lieu en plus dans les zones qui sont le plus en difficulté parce que c'est les enfants qui chez eux n'ont pas les mêmes acquis culturels langagés et cetera qui ont besoin de cette école précoce et en même temps je veux que cette école précoce soit une école spécifique on naccueille pas un enfant de moins de 3 ans comme un enfant de 5 ans et donc je remets aussi en place une formation destinée au maître de maternelle donc sur la question des maternelles je crois qu'il le faut d'ailleurs vous savez vous parliez de Barack Obama tout à l'heure et vous avez dit il prend les lycées allemands comme modèle flattons-nous pour une fois il prend aussi les maternelles françaises comme modèles nous avons des maternelles qui nous sont enviés dans le monde entier depuis Pauline Kergomard nous avons là une très grande tradition Caroline ilchef puisqu'on parle de maternel oui les maternelles nous nous étit envié je pense qu'ells ont beaucoup changé et personnellement je je pense enfin je suis tout à fait favorable à ce que vous revoyez cette question des maternelles qui est qui sont devenus des classes préparatoires au primaires donc là aussi il y a beaucoup d'espoir j'ai été frappé dans dans ce que j'ai entendu de la façon dont certains enseignants traitait les animateurs et le périscolaire franchement ça m'a choqué euh eux-mêmes se plaignent de ne pas être bien considéré et cetera et et certains encore une fois parlent des animateurs comme si c'était vraiment des gens qui savaient pas s'occuper des enfants qui n'avaient aucune formation et cetera alors que nombre d'enfants aujourd'hui sont euh ENF sont pris en charge en particulier le mercredi le mercredi après-midi et même pendant le temps scolaire par des animateur mais beaucoup de ces enseignants aussi tout de même redoute que l'on délègue trop les questions d'enseignement du coup au collectivité territoriale avec cette activités périscolairire c'est ça qu'on dans le reproche qu vous fait quand j'entends des instituteurs dire mais alors ils vont être dans notre classe et comment se fait-il que on doiv mettre les enfants dans notre classe avec des animateurs on est franchement choqué voilà donc moi j'ai pas du tout envie de vous accabler je pense que il faut absolument que vous réussissiez et en revanche je suis vraiment choquée par certaines par certaines réaction que j'ai entendu et en particulier ce ce ce ce ce discours assez méprisant alors Vincent payant et puis Hakim kassmi bon d'abord cette question du mépris des autres ou du mépris de soi car les les deux vont ensemble respect de soi respect des autres est une question centrale pour notre démocratie et pour pour l'école et ce qui me frappe dans ce que dit Caroline etchef c'est qu'il y a eu ça c'est vrai il y a eu d'ailleurs protestation des syndicats d'animateurs mais en même temps le mouvement des dindons alors que nous nous considérons que ce métier de professeur et transmission du savoir est formidable nous voyons que et que nous faisons le maximum pour le primaire que certains enseignants parlent aussi je suis très frappé de ça mal de même quand ils se traitent de dindon et vous savez pour ces recrutements dont je parlais nous avons fait une campagne pour demander à des jeunes de venir exercer ce beau métier elle a été détourné par ces gens-là avec des propos sur eux-mêmes tout à fait effrayants deuxièmement je voudrais dire par rapport à ce que vous avez dit Marc moinchet c'est vrai que c'est une inquiétude mais c'est l'inverse qui est écrit dans le décret donc qui est très nette là comme inquiétude quand même voilà mais mais mais donc il faut faire attention quand même surtout lorsqu'on est en charge de faire la différence entre des rumeurs un savoir une opinion une connaissance ce qui est écrit dans le décret c'est que ceux qui décideront de la réforme des rythmes après la consultation des conseils d'école et des collectivités c'est l'éducation nationale j'ai voulu qu'elle garde sa responsabilité car quand même tout ça c'est fait pour permettre aux élèves d'apprendre à lire écrire compter s'épanouir je vous rappelle que 25 % de nos élèves sont en difficulté à l'entrée au collège et 40 % entre 35 et 40 dans les zones sensibles voilà où nous en sommes donc tout ça est quand même fait pour les élèves et l'éducation nationale en parlant avec les autres c'est bien le minimum les animateurs les collectivités local les parents mais elle va garder sa responsabilité c'est l'éducation nationale qui décide d'un plan éducatif local ouais il va y avoir tout de même des distingo entre les communes les fameuses communes d'itriches et les communes qui n'ont pas trop de sous c'est l'inverse ça aussi c'est une idée vous me permettez de le préciser aujourd'hui les inégalités sont criantes sur le territoire ça va de 1 à 10 en terme d'investissement éducatif pour la première fois l'état qui non seulement fait la priorité de son budget rajoute 250 millions d'euros pour aider les collectivités locales et comme je l'ai dit tout à l'heure va de 1 à 3 avec un sorte de ou tarif dégressif ou progressif on va dire beaucoup plus sont en difficulté c'està-dire zone rurale ou zone urbaines sensible donc c'est précisément pour lutter contre les inégalités que cette réforme est faite Hakim casmi puis bris couturier Hakim alors justement des Maes socialistes sont inquiètes on pense à Gérard colonb qui nous a dit que justement il faudrait 5 millions d'euros supplémentaires voir si ce qui pourrait augmenter la fiscalité vous ne craignez pas qu'avec les élections municipales cela vient perturber un peu la mise en place de cette nouvelle loi de réforme sur l'école si bien entendu c'est payant c'est pour ça que je ne recommande pas de le repousser à l'année prochaine vous avez vu le grand mot d'ordre c'est 2014 qui est une année électorale je l'ai dit hier à à Nathalie cusorisé je suis tout le monde était pour il y a 6 mois et compris la droite qui avait mené vraiment prendre toujours nos enfants et les élèves en otage des grandes réformes de structure car quand même la priorité au primairire c'est de gauche ou de droite ni l'un ni l'autre euh la réforme des r C'est de gauche ou de droite ni l'un ni l'autre c'est l'intérêt des élèves nos élèves ils sont de gauche ou de droite il faut que ça suffise il y a quand même un abaissement du débat national troublant donc à un moment il faut se dire quelles sont les difficultés de la France mais enfin on a 50 rapports pour nous le dire bon sur ces difficultés même de confiance en soi nos élèves la dernier test per c'est pas seulement de montrer que le niveau baisse en terme de performance de lecture c'est de montrer que les enfants français sont ceux qui souffrent le plus du système éducatif et d'une crise de confiance en eux-même on fait quelque chose ou on ne fait rien c'est de gauche ou de droite mais non c'est pour tout le monde et donc attention c'est en train de se passer regardez les villes qui passent il y a un mot d'ordre à droite pour que ça ne passe pas alors qu'ils étaient pour ça se passe à Marseille à Nice on est en train de politiser un dossier qui ne devrait pas l'être et 2014 quand même faut être vraiment très habile pour dire ah 2013 c'est difficile sera plus facile en 2014 c'est l'année des municipales ce sera impossible en 2014 donc c'est ces réformes qu'on ne fait jamais mais on a fait les 4 jours hein ça pas fait des grandes manifestations tout le monde était compre quand le paradox tout même là que quand il y a eu les 4 jours tout le monde était compte il y avait pas de manifestation manifestation ça s'appelle un pays en déclin ça s'appelle un pays qui a fait le choix d'être contre sa jeunesse je ne l'accepte pas al juste petit rappel pour l'instant il n y a que 8 % des communes qui vont adopter la réforme des rythmes dès la rentrée prochaine non parce que pour l'instant elles sont en train de choisir mais vous en avez encore moins qu'on dit 2014 donc il faut faire la liste de chez communes le journal Le Monde l'a fait l'autre jour moi je l'ai exactement donc on peut aller dans le détail et puis il se passe quelque chose vous savez qui moi me réjouit c'est que vous espérez à moitié moitié j'espère bon tout le monde devra passer en 2014 le plus grand nombre si on pouvait arriver à la moitié ça me semblerait bien puis il y a des problèmes d'unification sur le le le territoire mais il se passe quand même quelque chose ch qui est bon ça a deux vertus dans le fond cette réforme mais il y en a une qui est que actuellement vous savez partout dans les villes dans les petites communes on parle d'école parce que cette réforme elle contraint à se dire oh là là d'abord ce thème même des rythme scolaire car faut savoir quand même comment on ne matrise pas un esprit public on a fait un sondage il y a 15 jours pour dire est-ce que vous êtes pour au contre la réforme de 4 jours et demit 60 % des Français étaient pour mais on leur demandait ce qui a été dit tout à l'heure par brce couturier est-ce que vous connaissez la situation française 144 jours par rapport 20 % seulement donc c'est difficile aussi de faire des réformes lorsqu'on n' pas informé les gens le livre d'ailleurs il est fait pour ça je me suis rendu compte que le diagnostic très simplement n'est jamais fait on préfère parler des injures de ceci de machin dit cela la petite phrase de mais les sujets essentiels don tous les citoyens on est quand même en République devrait être saisis combien de jours il y a de classes combien dur comment ça se passe dans les autres pays quelles sont nos performances en réalité on n' pas donné les moyens aux gens de se former leur jugement c'est ce est en train de se passer ça se fait toujours dans la conflictualité en France mais en ce moment je suis frappé tous les jours il y a des papiers on consacre des émissions les gens se réunissent dans les villages dans les villes c'est bon pour la France c'est bon pour les élèves donc ça aussi cette vertu on parle des élèves on parle des enfants on parle de l'école puisque je suis ici le seul essayer de trouver des questions qui grattent tout de même quand même Vincent pignon est-ce que là aussi vous n'avez pas totalement est-ce que l'incomplétude de votre décret de du projet de réforme entre autes ne vient pas du fait qu'il aurait fallu penser c'est à la fois certes les rythmes scolair mais aussi au fond la vraie durée de ces fameuses grandes vacances est-ce qu'il y a pas est-ce que c'est quand même pas un peu bancal votre histoire mais vous avez raison de parce que là on dit que c'est le sujet tabou alors ça c'est le sujet qui fait sauter les ministres immédiatement que cette question de durer les grandes vacances mais c'est dans mon livre c'est dans mon projet de loi que vous avez non non c'est dans le projet de loi qui est déposé je le porte depuis des années je l'ai mis dans la discussion regardez ce qui se passe déjà quand je fais la journée donc comme on veut pas faire un peu on dit oh on aurait voulu faire beaucoup c'est ce que bon mais enfin soyons déjà réformistes avant d'être totalement révolutionnaire mais vous avez en face de vous quelqu'un qui vous dit lorsque j'aurais fait ça en 2014 j'ouvre la question de l'année et de l'équilibre à l'intérieur de l'année par ailleurs là on est en train de faire l'école primaire mais parce que tout va ensemble on fait pas bon bien sûr tout va ensemble tout est dans tout et comme ça on fait rien bon mais la méthode c'est quand même de diviser les difficultés en autant de parcelles qu'il faut pour les résoudre c'est ce que je fais donc je commence par le commencement le primaire je commence mais il faudra suivre aussi collège et lycée donc tous ceux qui veulent plus mais rendez-vous bientôt parce que ceux qui étaient pour les 4 jours et demi ils y sont plus là depuis qu'on passe aux actes et puis maintenant ils disent faudrait faire 2 semaines de plus et ben dans 2 ans on le ferit on verra où ils seront bris couturier est-ce qu'il y a pas un risque de voir si le ministère de l'Éducation victime de lutte entre les syndicat de lutte entre la base et la direction des syndicats parce que soyons très précis le SNUI PP majoritaire dans le primaire est pour la semaine de 4 jour et demi mais sa base est contre donc il est dans une situation assez difficile et puis est en rivalité avec le SNES du secondaire même si le SNES et le SNUI PP font partie de la même fédération la FSU enfin bref on a vraiment le sentiment de que de plus en plus de voir le ministère de l'éducation en particulier je pourrais parler d'autres vraiment pris en otage par les syndicats qui représentent leur personnel est-ce que c'est pas un signe des blocages français de manière beaucoup plus générale le monde va à toute vitesse autour de nous voir la Chine et l'Inde et nous pendant ce temps-là nous faisons du sur place la méthode Sarkozi enfin la méthode que Sarkozi avait agité comme un drapeau sans jamais s'en servir c'était si les réformes ne passent pas je passerai au référendum parce qu'on sait que la population elle est consciente parce qu'elle est parents d'élèves des problèmes qui se posent est-ce que vous pensez pas qu'un jour ou l'autre on va en arriver là je veux dire parce que face à des syndicats qui défendent des intérêts corporatistes qui ne veulent pas entendre l'intérêt des personnels enfin des des des catégories social pour lesquels ils sont censés travailler est-ce qu'il y a pas la tentation de passer en force un jour Vincent pan moi bon de de tradition je n'y crois pas j'ai j'ai j'ai une assez grande méfiance contre la démocratie directe et je pense qu'il faut continuer de mais je pense quand même qu'il faut être courageux c'est-àdire que l'intérêt général n'est pas la résultante ou l'addition d'un certain nombre d'intérêts particulierers donc il faut dire les choses vous voyez bien dans quel moment je suis bon mais je continuerai il y av vous risquez votre place on dit au gouvernement je sais pas ce qu' tous les ministres de question vous un Siou sans doute mais je trouve voyez la la difficulté de cette affaire c'est franchement la réforme des rythmes je lis souvent je la fais pas pour moi la réforme du primaire ça m'est un peu passé j'ai 52 ans donc à un moment il faut quand même se dire et puis quand même est parce que vraiment les ministres sont en grande difficulté je suis un fonctionnaire de catégorie A j'étais parlementaire des années bah je vais bon donc c'est ça aussi cette mentalité du petit intérêt personnel est terrible non il faut être plus grand que nous-mêmes dans cette affaire nous devons tous être plus grand que nous-mêmes et au fur et à mesure des jours c'est ce qui m'intéresse dans la réforme des rythmes je le savais depuis le début que tout le reste on allait donner des moyens faire des choses utiles hein la formation des enseignants mais c'est pas un effort qu'on demande là on demande à tous l'élève celui qu'on doit élever ben là on doit tous sélever on doit se mettre ensemble pour essayer de construire des projets qui sont pas dans notre intérêt mais dans celui de nos enfants c'est pas mal comme projet pour un pays dans le fond donc moi je n'ai même pas envie voyez de de de je trouve pas en plus je suis toujours attaché à je n'ai pas envie de stigmatiser les uns ou les autres j'ai envie de les entraîner dans cette affaire je vois bien des professeurs qui et ils ont quelques raisons sont assez blessés parfois le métier n'est quand même pas facile il a été de plus en plus difficile ils sont effectivement souvent très mal payés et moins que dans les autres pays donc tout ça il faut aussi penser à la dignité de chacun les collectivités locales quand vous allez parler du Cantal tout à l'heure pas du Cantal du Jura mais j'étais dans le canttin l'autre jour c'est pareil quand vous allez voir quand même ces ces mères qui sont dans des petits villages qui se battent pour garder quand même leur école pour faire en sorte qu'il y a des activités aut donc essayons plutôt que de dire vous l'avez dit d'ailleurs vous-même tout à l'heure sur les anim tout le monde est prêt à dire du mal de l'autre faisons l'inverse essayons d'avancer tous ensemble et la réforme des rythmes elle nous y oblige et je trouve qu'elle est un test pour pour le pays elle est un test pour le pays est-ce que nous sommes capables de faire ça nous avec la grande tradition de ce Queau fond l'un est le socle de l'autre la République le socle de l'école et l'école le socle de la répuique si nous y arrivons ce sera difficile on l'a bien compris on le savait mais si nous y arrivons c'est une petite chose he mais ça sera quand même à mon avis un premier facteur d'optimisme pour la suite Hakim kassmi alors justement après la réforme du primaire vous comptez vous attaquez au collège et au lycée vous n l'avez dit tout à l'heure le collège justement joue un rôle très important dans la vie des élèves c'est souvent à ce moment-là qu'il choisit ou du moins commen à préparer leur orientation mais c'est aussi à ce moment-là qu'ils peuvent décrocher scolairement parlant officiellement on compte aujourd'hui 150000 décrochours soit environ 12 % des élèves des effectifs d'élèves alors vous avez indiqué que vous souhaitiez diviser ce chiffre par deux d'ici la fin du quinquen comment comptez-vous vous y prendre avec quels moyen verc payon alors la question du décrochage est une question préoccupante on est le chiffre que vous avez donné dans une moyenne à peu près européenne mais contrairement aux autres nous on ne s'améliore pas alors que les autres arrivent à mettre en place des dispositifs pour s'améliorer alors il y a plusieurs éléments il y a le premier élément c'est ce que j'appelle l'école de la bienveillance ou de la confiance c'est des éléments pédagogique très lourd nous sommes une école qui blesse beaucoup de ses élèves et de ses enfants donc qui n'encourage pas mais qui décourage et là c'est une histoire assez longue hein mais nous devons inverser cela et dans la refondation de l'école il y a beaucoup d'éléments dont on ne parle pas là aujourd'hui mais qui sont quand même des éléments pédagogiques alors ça peut être sur les évaluations ça peut être sur les redoublements ça va être sur les programmes et et tout ça est absolu et la formation des enseignants absolument fondamentale vous avez une deuxième chose c'est que notre école ne fait pas système on dit toujours le système éducative notre école elle est pleine de rupture elle est d'abord avec des passages difficiles le passage par exemple de l'école primaire au collège et d'une grande brutalité puis après au lycée puis après à l'université et tous ces passages doivent être rendus plus cohérents par exemple je crée un conseil pédagogique entre le CM2 et le collège pour que ces professeurs se parlent parlent de leurs élèves les suivent dans la continuité troisièmement vous avez un problème qui est majeur il fait pas système non plus parce que il oriente et il sélectionne les enfants très tôt tout à l'heure Caroline eliaachev disait que maintenant on fait des classes préparatoires en grande section je vais d'ailleurs interdire ça et refaire de la maternelle une école autonome avec sa pédagogie propre mais la réalité c'est que c'est la machine à trier comme l'ont dit les sociologues et très tôt on fait peser sur les enfants et donc très tôt on met certains en difficulté jusqu'à les exclure du système donc ils sont pas décrocheurs tout seul nous les faisons décrocher c'est le système qui produit le décrochage donc on revoit ça et puis le grand problème du système et donc je veux qu'on arrête de compartimenter de sélectionner de trier et on aura des réformes importantes à mener sur le collège unique comme sur le lycée enfin dernière chose juste c'est le système d'orientation français il est d'ailleurs prévu de le réformer là notre système d'orientation c'est les orientations subies d'ailleurs pour les enfants qui sont des milieux les plus modeste chaque fois on le voit donc c'est vraiment quelque chose sur lequel nous devons revenir et c'est un des éléments de la refondation école him mais justement comment expliquez-vous que l'école puisse faire peur moi j'ai fait un magazine sur les décrocheurs qui est passé sur France Culture la semaine dernière 30 minutes de reportage avec eux et très souvent ils nous ont dit bah moi j'étais en difficulté scolaire parce qu'on était 35 40 par classe et du coup bah les professeurs n'avaient pas forcément le temps de pouvoir s'occuper de nous individuellement parlant et beaucoup d'élèves se sont retrouvés bah partir en filiè professionnel et souvent ils nous ont dit on a rien contre les filè professionnel mais c'est souvent en 3è bah si tu n'es pas bon tu iras en filè professionnelle comment expliquez-vous qu'aujourd'hui on stigmatise un peu ces filières contrairement à l'Allemagne où elles sont plus valorisées ces filières professionnelles et la fig professionnelle c'est plus une punition qu'autre chose aujourd'hui c'est la une culture française très ancienne c'est pour ça que c'est difficile vous savez quand vous réformez l'école vous réformez pas simplement comment dirais-je des choses matérielles c'est c'est de l'esprit public d'un peuple et nous il y a deux choses il y a ce que vous dites par rapport au professionnels à la main aux techniques d'ailleurs avec de fausses représentations car aujourd'hui sont des métiers avec l'Internet qui ont beaucoup évolué mais à l'intérieur même du lycée général vous voyez pas la la hiérarchie entre la Terminale S et la terminale L euh aujourd'hui les littéraires ça c'est la France et c'est ce qu'il faut doucement essayer d'inverser certains ont essayé d'ailleurs ça marche assez mal la réforme du lycée faite par mon prédécesseur était pour essayer de rééquilibrer entre les différentes filières c'est un échec mais cette question il faut la reposer moi je pense qu'il y a une erreur d'analyse sur les lycées professionnels c'est vous me permettez une seconde mais c'est intéressant de le faire chez vous c'est que en réalité nous sommes excellents en professionnalisation et les gens le savent pas assez nous exportons nos lycées professionnel extérieur mais qu'est-ce que nous ne donnons pas à nos lycéens professionnels regardeer l'histoire regardeer la littérature les langues étrangères et en réalité il va falloir garder leur professionnalisme mais leur donner le reste car quand même il y avait bien l'idée alors que nous savons que la culture générale est déterminante de les priver de ceuxl c'est c'est l'un ou l'autre il va falloir en France faire les deux vous parliez du modèle allemand ils sont capables de faire les deux et donc curieusement si vous me permettez la revalorisation de la filière professionnelle viendra par le fait qu'on y mettra davantage d'humanité de culture générale alors d'ailleurs justement sur cette filière professionnelle paradoxalement il y avait plus de candidats qu'habituellement au bac professionnel ils étaient nombreux l'année dernière mais l'année dernière on a assisté un changement de réforme au niveau du bac pro puisqu'on est passé du bac pro en 4 ans en 3 ans ce qui a coïncidé avec des baisses des résultats et beaucoup de profs redemandent le retour du bac proo aujourd'hui en 4 ans que leur répondez-vous Vincent payant je leur réponds nous avons mis en place qu'il faut faire l'évaluation complète ça semble être difficile effectivement ce raccourcissement pour un certain nombre d'élèves précisément ceux qui sont le plus en difficulté en même temps l'idée était bonne hein c'était de de montrer précisément qu'ils sont comme les autres de rapprocher de l'autre système donc sur la réforme du lycée qui n'est pas terminée elle se termine cette année avant de faire des grandes réformes on fait une mise à plat une évaluation vous avez dit vous-même que les chiffres de l'année dernière n'étaient pas des chiffres dont on peut considérer qu'ils sont définitifs parce qu'ils comportaient le bourelet donc il faut attendre un tout petit peu mais je pense que après la réforme du primaire faut la réforme du collège j'ai ouvert la discussion la semaine dernière va durer plusieurs mois et après il faudra aussi une grande réforme du lycée dans la réforme du lycée pensez à une chose vous ne pouvez plus penser le lycée aujourd'hui professionnel euh technologique ou général sans penser son articulation avec les études supérieures il faut il faut arrêter cette coupure en disant il y a pas de lien entre ce qu'on fait en terminale et en première année d'université ou d'ut non il faut au contraire articuler les deux donc c'est encore une ambition euh qui est devant nous et puis dernier sujet Vincent pignant de ces matin c'est tout de même alors le l'éternelle question autour de l'enseignement artistique à l'école qui doit être au fond copiloté entre vous la rue de Grenelle et et la rue de Valois le ministère de la culture et qui suscite de très forts espoirs à chaque changement de gouvernement et de très grandes déceptions une fois que les choses sont en cours comment enseigner l'art et la culture à l'école il y a eu un rapport despléchin sur l'éducation artistique et culturelle qui a été rendu publique avec 26 propositions et pourtant avant même sa publication il suscitait critique scepticisme pendant 2 mois donc c'était sous la direction présidence de Marie des pléchin mais qui elle-même a a évoqué au fond de nombreuses réserves en disant que ce travail finalement ne servira jamais à rien et écter le témoignage de Marie-Christine bordeau maître de conférence à l'Université standal de Grenoble qui après avoir été en charge de l'éducation artistique et culturelle à la Direction Générale des Affaires Culturelles pendant 20 ans évoque cette idée que parfois même souvent ce type de sujet est pris à la légère au micro de Christophe paayet moi ce qui me frappe c'est l'absence de mémoire je suis étonnée du fait que les rapports se succèdent et que même lorsqu'ils sont portés par un gouvernement de même tendance il y a pas de d'effet cumulatifs mais il y a toujours cette idée que on pose un acte politique et que on reprend les choses on les redistribue on les on les réorganise donc on se retrouve dans un exercice rhtorique qui est bien connu hein qui est au fond l'affirmation du fait que le gouvernement va se préoccuper d'une question euh alors ça soulève desésespoir d'un côté et puis ça peut laisser sceptique d'un autre côté parce que ce n'est pas le premier rapport sur la question et mariechristine bordeau souhaite alerter par exemple le ministre de l'éducation sur la formation des enseignants il faudrait que l'éducation nationale continue à jouer son rôle comme elle l'a fait lorsqu'il y a eu l'intégration de l'histoire des arts à l'école c'est pas uniquement par la question des enseignements que la question se résoudra et moi j'attire l'attention du ministre de l'Éducation sur la nécessité de former les enseignants conjointement avec les acteurs culturels et artistiques et pas de manière séparée et pas seulement en formation initiale mais de reprendre les grandes ambitions qu'il y avait eu en matière de formation continue en particulier lors du plan Lang taska il y avait eu un développement absolument remarquable d'université d'été consacré à l'éducation aux arts et à la culture et les universités d'été ne faisaient pas que former elle elles étaient publiées et elle produisait du savoir et qui était donc assimilable et osable par d'autres et dans d'autres expériences Marie-Christine bordeau au micro de Christophe paayet Vincent payon bah d'abord la loi prévoit pour la première fois le parcours d'éducation artistique et culturelle donc il faut quand même lire faut pas avoir simplement la nostalgie c'est la première fois que les deux ministères hier devait se tenir c'était la grève la première réunion commune des recteurs et des directeurs régionaux de l'action culturelle c'est au cœur de notre action auréli PhIP petit Doig vous le savez beaucoup à l'école comme moi nous aimons cela nous avons dès la campagne été ensemble dans cette grande Université d'Avignon où il se passe tellement de choses sur la culture et je salue son président Emmanuel étis qui a montré qu'y compris des jeunes gens et des jeunes filles venant de milieux modeste peuvent par la culture s'élever c'est dans la refondation de l'école ça va être débattu au Parlement ça a été tranché dans la loi nous allons faire un parcours comme d'ailleurs un parcours d'orientation donc nous changeons bien les contenus de l'école enfin dans la réforme des rythmes vous savez c'est aussi pour ça qu'on devait tenir cette réunion hier malheureusement la grève l'a annulé dans la réforme des Ribes ce que nous voulons c'est précisément qu'il y ait accès aux pratiques culturel pour tous les élèves donc connaissance de l'art histoire des arts pratique culturelles résidence d'artistes voilà ce qui est vous savez Jules Ferry disait une chose formidable il disait je suis pour une éducation libérale ça fait très peur aux gens disent libéral aujourd'hui qu'est-ce que ça voulait dire c'était les arts libéraux il faut apprendre à lire écrire compter mais on se développe on grandit quand on a accès au meilleur de la culture où qu'on soit sur le territoire et de quelques milieux conviennent c'est le projet que nous portons et je dois dire puisqu'on parlait de Jacques et Catherine taska qui ont fait de bonnes choses ils sont auprès de nous et ils nous aideent beaucoup pour conduire cela vous écrivez dans votre livre en préambule les ministres passe l'administration reste et la moyenne au fond des ministres de l'éducation c'est 2 ans vous espérez faire plus c'était un propos cynique d'un recteur qui m'a accueilli je suis contre le cynisme la question n'est pas ma question personnelle c'est que tous collectivement on se disent quand même la priorité au primaes le parcours d'éducation artistique l'orientation dont vous parlez ça ce sont des sujets majeurs quand on lance des polémiques c'est pas la des politiques pardon c'est pas la question de quel individu va les conduire c'est il faut qu'il y ait de la constance dans l'action publique française vous savez là aussi sortons de l'émotion et du temps court pour réformer l'école il faut se réconcilier avec la raison connaître les faits argumenter et aussi avec le temps long parce que quand on veut accueillir les petits de moins de 3 ans l'effet il sera dans 15 ou 20 ans faut l'accepter donc c'est beaucoup plus long que la durée de vie même d'un président de la République réélu une fois donc il faut avoir cette dimension de se dire à un moment je conduit une action publique pas simplement pour plaire mais parce que son action elle va se développer dans le temps dites les manifestants d'hier rut Grenel trouent que les forces de l'ordre ils sont allés un peu fort sur la lacrimau moi je suis tout à fait désolé qu'il y ait ce genre de chose en même temps chacun doit prendre ses responsabilités lorsqu'il y a vous savez l'ordre je trouve on demande beaucoup de choses aux enfants hein ils doivent être disciplinés se lever quand on entre faire des efforts et nous il y avait un parcours moi je suis pour le droit de grève le droit de manifestation et je respecte pleinement mes opposants il y a eu un moment où certains certains c'est quelques-uns ont voulu aller très au-delà de ce qu'ils avaient de ce qui était accordé de droit et donc enfoncer des barrages attaquer des ban moi je le déplore c'est toujours des scènes pénibles et franchement si on pouvait se l'éviter mais il faut que chacun soit aussi respectueux des lois et des règles merci [Musique]