Menace russe : la France contre-attaque|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 34 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse directe
Quelles sont les infrastructures critiques concernées par les menaces russes ?
- 5:36OuverteRéponse directe
La France est-elle préparée à des attaques hybrides ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Pourquoi cette réunion exceptionnelle à l'Élysée ?
- 13:31RelanceRéponse partielle
Les partis politiques sont-ils convaincus par les briefings des services de renseignement ?
- 16:20OuverteRéponse directe
La menace russe est-elle déjà une réalité en France ?
- 24:52OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes pour protéger les sites sensibles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39Emmanuel MacronFait
« Ces éléments sont solides et il est sérieux. »
- 41:41Jean-Louis ChilanskiFait
« La France est totalement dépendante des importations de pétrole et de gaz. »
- 42:26Jean-Louis ChilanskiChiffre
« La France paye 104 dollars le baril le pétrole qu'elle importe. »
- 52:51Chiffre
« environ 20 % 22 % des importations de pétrole brut en France viennent des Américains. »
- 54:15Chiffre
« un baril à 190 € enfin j'ai plutôt le liberé en en dollars 190 200 en dollars constant ajusté de de l'inflation »
- 55:00Chiffre
« Vous prenez le D3 d'ormous, c'est 20 % du pétrole. Vous prenez celui de Babel Mandem, c'est un peu moins de 10. On n'est pas loin de 30, c'est un/3. »
- 55:00Fait
« les exportations saoudiennes en ce moment, elles sont au plus bas depuis 3 décennies. »
- 55:00Fait
« les réserves stratégique de pétrole des États-Unis. Elles sont au plus bas. Depuis 1980 »
- 55:44Chiffre
« une prévision d'inflation à 2,9 % de l'INC en espérant la tenir. »
- 58:56Chiffre
« En France, on a des capacités de stockage à 66 %. Euh plus ou moins harmonisé en Europe. Il y a encore neuf pays en Europe qui ne aucune euh capacité de stockage. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonsoir et bienvenue dans votre grand dossier ce soir consacré aux nouvelles menaces russes et la France qui contre-attaque le président de la République son le toxin aujourd'hui. Oui, la France est devenue l'une des cibles prioritaires de Moscou et cette annonce concrète et directe, Emmanuel Macron demande de renforcer les la sécurité sur les infrastructures critiques du pays face à d'éventuelles attaques. De quoi parle-t-on ? Quelles sont ces menaces concrètes ? Comment les protéger ? On se posera toutes les questions ce soir. Est-ce que la sécurité passera également davantage par de la souveraineté notamment sur l'énergie ? Le président annonce multiplie les échanges pour rendre la France moins dépendante d'Ormous boqué depuis plus de 6 mois. Qui pourrai être
nos prochains partenaire ? C'est tout l'enjeu des prochains mois. ce qui nous amènera bien évidemment à la situation des carburants toujours au plus haut en France et cela pourrait être qu'un début en croire certains spécialistes. Mais d'abord écoutons écoutons Emmanuel Macron aujourd'hui et plus généralement l'ensemble des Européens sur cette petite musique qui monte ces dernières semaines. À notre demande, le ministre de l'intérieur a réuni l'ensemble des préfets de zone pour monter la posture et la vigilance à l'égard des attaques hybrides russes et demander au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques contre les attaques de drone et les attaques cyberres. Je pense que ces provocations de la part de Moscou se multiplient parce que
Poutine doit détourner la tension en cherchant à provoquer une escalade avec l'Europe. Nous vivons très probablement les moments les plus décisifs pour la défense de la liberté et de la paix sur notre continent. Voilà pour ces menaces et on présente nos invités ce soir. Galager Fenwick, bonsoir. Corporter, spécialiste des questions internationales. Je suis ravi d'accueillir également le général François Chevan. Bonsoir. Consultant politique LCI à BR est également avec nous. Bonsoir. Je rappelle que vous êtes journaliste spécialiste en politique internationale. Marc Smoot est également avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de ce livre 1000 questions sur la géopolitique et je suis ravi d'accueillir Vincent Cruset. Bonsoir,
bonsoir Vincent, expert en renseignement, écrivain, ancien espion, auteur également de ce roman La marque des esclaves qui vient de sortir aux éditions l'animal dans la collection service Action. Voilà pour le casting de ce grand dossier. Mais d'abord commençons donc par cette petite phrase qui agit peut-être comme un électrochoc en France ces dernières heures. Le chef de l'État Emmanuel Macron à qui confirme que la France est bel et bien l'une des cibles prioritaires de Vladimir Poutine en ce moment. On va prendre justement la direction de l'Élysée. On retrouve Nicolas Laurent qui a suivi pour nous cette conférence de presse du président. Nicolas, on n'attendait pas forcément euh des propos aussi alarmants de la part du chef de l'État cet après-midi. C'est vrai qu'on s'attendait pas à ce
que la menace russe prenne autant de place dans cette déclaration inattendue du chef de l'État qui a dressait vraiment un tableau très sombre devant la dizaine de journalistes qui étaient présents dans cette grande salle de l'Élysée. Nature dit-il de de l'agressivité russe et des menaces en Europe change, dit le chef de l'État qui a rappelé également que ce qui est arrivé à Lepsic il y a quelques jours en Allemagne pourrait arriver, je le cite encore, dans n'importe quelle autre ville européenne. Pour cette raison d'ailleurs Quentin que le chef de l'État a annoncé un plan de protection de nos infrastructures critiques pour se protéger d'abord d'éventuelles cybers attaques mais surtout de possibles incursions de drone. Il a souscrit d'ailleurs le président de la République
lorsqu'on l'a interrogé sur les propos de Donald Tusk qui disait craindre de possibles frappes hybrides de drone de la Russie sur des pays européens qui soutiennent Kief. Il a souscrit à ses propos en disant que si on arrivait à ce scénario dramatique, la réponse de la France serait très forte. Il a aussi échangé avec les principaux candidats à la à l'élection présidentielle juste avant cette déclaration et des candidats qui nous l'ont dit d'ailleurs à notre micro ou en off qui ont été frappés par la gravité du moment et par la dangerosité de cette menace russe puisqu'il y a eu un point très factuel des autorités militaires sur cette menace hybride russe. Merci beaucoup Nicolas Laurent. Merci également à Bellinda Sidamed pour les images. D'abord un mot autour de cette
table. Effectivement on attendait le président de la République sur un tout autre sujet. On en parlera d'ailleurs un peu plus tard dans le grand dossier, mais sur cette menace russe, on avait eu l'alerte notamment de Jean-Noël Barreau il y a quelques jours qui avait surpris. Là, ça vient du chef de l'État quand même, Vincent Cruset. Ça montre quand même que ce n'est pas que des paroles. On est bel et bien aujourd'hui une cible de Vladimir Poutine. Oui, le chef de l'État a décidé de dramatiser la situation en convoquant donc les chefs de parti en présence d'ailleurs des différents directeurs des services de renseignement et de sécurité, ce qui est une première. En fait, jamais ce format là n'avait été utilisé. euh donc des chefs de services de renseignement qui ont diffusé qui ont
pu diffuser donc de de l'information dite restreinte hein mais pas classifiée à ces chefs de parti. Les chefs de parti aiment bien généralement ce genre de ce genre de situation. Ce sont des choses qui arrivent généralement qui est qui arrivent au aux États-Unis notamment. Vous savez quand les candidats, les deux principaux candidats à l'élection présidentielle sont briefés de manière hebdomadaire par les services de renseignement. Ils ont un briefing de sécurité mais là c'est assez exceptionnel. Alors c'est exceptionnel pourquoi ? Bien parce que effectivement les menaces sont en train de la graduation des menaces est en train de monter euh que il y a eu cet attentat de la psiche dont a parlé le chef de l'État donc le 4 août dernier qui effectivement est attribué maintenant officiellement
au grou au renseignement militaire russe. Et donc finalement c'est non pas une déclaration de guerre de la Russie mais néanmoins c'est un élément factuel qui permet de dire que nous sommes ciblés oui par les Russes. Avant de vous entendre sur ce plateau, Marc et et les autres, juste un point concret parce que rentrons dans le détail pour les téléspectateurs qui nous écoutent parce que Nicolas Laurent nous précisait tout à l'heure que Emmanuel Macron a annoncé réhaussé le niveau de sécurité des infrastructures critiques. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Général François Chavan, on va venir avec vous au tableau si je peux dire, pour que vous n'expliquez concrètement de quoi il s'agit lorsqu'on parle d'infrastructure critique. Les téléspectateurs ne sont
pas forcément au fait. Quelles sont exactement ces infrastructures ? les infrastructures. En fait, vous avez le le SGDSN, donc le le le service auprès du premier ministre chargé de tout ce qui est défense en général et dans lequel il a été identifié depuis de nombreuses années, hein, 12 secteurs d'activité et donc des zones aussi enfin des entreprises ou autres lieux qui sont d'importance vitale. Donc c'est dans le livre blanc depuis de 2008 hein. Donc vous en avez 300. Donc vous avez 12 euh euh domaines secteurs, 300 euh zones très sensibles et 1500 qui le serait un peu moins qui ne sont pas publics. Rien n'est public. Et alors à titre d'exemple, vous avez l'alimentaire, vous avez la gestion de l'eau, vous avez la santé, les activités civiles de l'État
bien sûr ce qui est militaire et puis aussi tout ce qui est télécom bien entendu et internet. Aujourd'hui, on reparle des cyber. Bon effectivement la menace cyber elle existe donc ça fait partie quand même d'intérêts vitaux finalement en quelque sorte hein pendant le terme avec précaution c'est surtout adapté à dision nucléaire donc tous ces secteurs sont identifiés vous avez normalement des plans. Alors on pourrait être un peu surpris qu'aujourd'hui on disent qu'il faut renforcer finalement tout ce domaine dans la mesure où quand même depuis 4 ans et demi on a quand même quelques soupçtions qu'il se passent des choses notamment en France mais pas uniquement. Donc voilà donc c'est une mise à jour. Ce qui est important, c'est que c'est la décision politique de le faire. Et ça, je crois
que il faut bien le noter. Il y a vraiment une mise en alerte, al je dirais pas mobilisation qui correspond à un autre schéma, mais une mise en alerte de l'ensemble du système français. Juste pour vous regarder la la carte par exemple parce qu'on a on a pris en exemple notamment les centrales nucléaires, on en situe un peu plus un peu plus de 50 réacteurs. Ce sont aujourd'hui des infrastructures critiques en France. Elles sont considérées, je pense, comme critique. Ça fait partie de l'énergie. Sans électricité, qu'est-ce qui va fonctionner dans notre société ? Rien. Donc ces centrales font partie effectivement de l'ensemble mais n'oublions pas quand même que depuis d'ailleurs à l'affaire des drones mais des drones civils il y a quelques années, la sécurité des euh centrales
nucléaires a été euh renforcée puisque'il y avait quand même des intrusions. Donc maintenant oui et aujourd'hui ça fait partie des zones critiques, c'est protégé sous la responsabilité a priori euh de l'opérateur. Donc ça fait partie effectivement d'un système qu'il faut protéger. Euh autre menace entre guillemets, elle concerne notamment les les voies ferrées. C'est ça général. Oui tout à fait. Alors, ça fait partie alors les transports, ça fait partie l'un des domaines, c'est ce sont les transports. Effectivement, rappelez-vous, en 2024 pour les Jeux Olympiques, on a quand même quelques sabotages sur les voies ferrées effectivement et on voit bien qu'on n'est pas capable aujourd'hui euh d'abord de les protéger tellement c'est important et puis aussi de même de
retrouver finalement les coupables. Donc le fait qu'il y ait une certaine forme d'impunité tout à fait compréhensible fait que ces voies de transport sont essentielles. Et si aujourd'hui les Russes tapent les voies ferrées et les locomotives ukrainiennes, c'est bien parce que c'est un intérêt important pour le fonctionnement d'un état en temps de guerre. Donc en France, c'est pareil. Et puis un intérêt secondaire mais qui devient prioritaire en temps de guerre, en temps de paix, pardon, c'est que quand vous commencez à toucher les transports et on voit bien quand il y a des greffes chez nous, hein, vous commencez à toucher quand même l'anxiété des populations et donc frapper les opinions publiques en limitant les capacités de transport. Et si on remet
en plus le carburant, donc pas de train, difficulté de carburant, plus autres systèmes, bah vous retrouvez avec une population qui se trouve en train de dire il se passe quoi ? Et je vais commencer à dire que les choses ne vont pas bien et peut-être faire une entrave à l'action publique. Merci beaucoup général François Chauvani pour ce point complet parce qu'effectivement les téléspectateurs doivent comprendre lorsqu'on parle d'infrastructure critique Galager Fenwick euh on n pas forcément en tête. On pense effectivement aux bases militaires, on pense évidemment à tout ce qui est secteur de la défense, mais il y a pas que ça aujourd'hui. On est vulnérable sur ce sur ces secteurs là. Oui, bah ça a été très bien expliqué. Je pense que quand on se penche sur cette
question, on peut se servir de l'exemple ukrainien pour éclairer le le regard qu'on va éventuellement porter sur ce qu'on doit à mettre dans notre infrastructure critique. C'estàd ce qui permet non pas la survie au sens existentiel de la nation mais sa vie et le champ le secteur énergétique notamment. Moi, c'est celui auquel je pense assez facilement au vu de ce qui se passe en en Ukraine. Quand j'entends cette cette expression simplement pour prendre un petit peu de recul, c'est-à-dire que là, il faut quand même se dire que on est obligé dans une certaine mesure, avec beaucoup de retard, je trouve, d'avoir cette réflexion et cette conversation.
La menace se matérialise, la guerre se déplace vers l'ouest et devinez ce qu'il y a à l'ouest de l'Ukraine ? C'est nous. Donc quand on entend dire que bon, il y a pas de responsabilité par rapport à ça, désolé, c'est pas de de notre faute. Les Ukrainiens ont prévenu à de nombreuses reprises que si nous ne faisions pas ce qui était nécessaire afin d'arrêter cette menace et cette logique de prédation, nous aurions de manière, j'allais dire bien plus matérielle à en ressentir les effets de cette de cette menace. Euh la chose qui est frappante si vous voulez, c'est qu'on a désormais un président de la République qui en parle à l'indicatif euh pas au conditionnel. Vous avez noté effectivement tout à l'heure, ah ça m'a marqué. C'estàd que quand on lui demande de commenter les propos, on
va peut-être les entendre, du premier ministre polonais Donald Tusk qui parle de missile et de combinaison de missile et drone, la réponse euh du président de la République n'est pas sibiline. Il dit "Ces éléments sont solides et il est sérieux." Et ensuite, il ne dit pas si la France devait être attaquée, il dit quand la France sera attaquée et bien ce sera il fait le parallèle avec l'IPS comme àsich nous dit-il nous ne serons pas prévenus en en amont. D'où la nécessité, j'en termine par là de convoquer tous les chefs de parti. Il faut noter la présence des absents. Il y a un commentaire à faire là-dessus. Euh et j'ai une petite nuance avec ce que disait Vincent Cruet tout à l'heure,
non pas pour dramatiser, pour constater et mettre les uns et les autres dans une séquence de grande fragilité, de beauté aussi, c'est le prof de la démocratie face à leur responsabilité. Marine justement, je pense qu'on ne peut pas faire l'abstraction du contexte politique. Il y a les réalités des menaces. Alors faut quand même rappeler que jusqu'ici le pays qui a été le plus frappé par des menaces de guerre hybrides sérieuses y compris le projet d'assassinat du patron de R métal avec bonich là ce drone s'il avait explosée explosion voilà c'est l'Allemagne pour des raisons évidentes c'est quand même le pays qui parle moins mais qui au niveau des faits est celui qui donne le plus d'argent et le plus d'armes à l'Ukraine. Alors
ensuite oui la France est évidemment visée, elle l' depuis longtemps. On a longtemps préféré être dans un relatif déni, c'est-à-dire ne pas attribuer trop explicitement aux Russes. Maintenant, c'est une évidence, il faut attribuer aux Russes. Les Allemands l'ont fait, nous on s'y met aussi. Alors, la question maintenant est celle effectivement de cette réunion pour responsabiliser les leaders de l'opposition. On notera les absents. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen n'y étaient pas, il était représenté et cetera, mais ils n'y étaient pas. Et pourtant le rôle de cette réunion d'un format inédit, comme le disait à Ron Vincent, c'est quand même de montrer ses réalités que au parti bah voilà, c'est peut-être pas le moment aujourd'hui en tant que force d'opposition de se focaliser sur telle
ou telle chose alors qu'il y a la réalité de ces de de de ces menac sur le monde. Ensuite, le vrai problème, on verra l'usage. Comme disait Charles Pegy, le le difficile c'est de voir ce que l'on voit. Hm. Donc est-ce que au vu de ce qu'on leur a présenté comme preuve notamment de la part des dirigeants de nos services secrets, est-ce que y compris ces deux dirigeants là, les autres commencés par Raphaël Glman sont parfaitement convaincus et ont même été à l'avant-garde pour défer la menace russe. Est-ce que donc LFI et le Rassemblement national vont évoluer dans leur position par rapport à ça ? Après, ça reste effectivement de la la politique, mais c'est important de le souligner. Vous vouliez réagir à à Aline Balcremer mais je posais la question Aline. Euh tout à l'heure Galager disait
on n plus dans le conditionnel, on est dans l'indicatif. Vous confirmez également qu'aujourd'hui on n plus dans la question de savoir si la France sera attaquée un jour. Mais quand je pense même qu'elle est déjà attaquée en réalité et que la formule même d'hybride commence à ressembler quand même à une forme de tisane pour gommer un peu la réalité de ce qui est en train de se passer sur le continent. Et d'ailleurs cette réunion, elle est quand même aussi bienvenue euh sur un point précis, c'est-à-dire que les gens enfin regarder interroger euh les les gens partout sur les réseaux sociaux dans la vraie vie et cetera, ils sont inquiets. Je veux dire par rapport à tout ce qui se passe en Europe, par rapport à tout ce qui se passe en Europe depuis cet été avec un creschendo en dehors des
frontière de l'Ukraine, ce qui si je puis dire qui n'a de cesse que d'augmenter quand Emmanuel Macron dit que comment dire la la menace est crantée d'un niveau, mais c'est complètement vrai. On a un enchaînement sur la carte des attaques dites à mon avis euh malem si je puis dire hybride en Europe. ça commence à dessiner un point d'une attaque organisée par les Russes et d'ailleurs les Ukrainiens le soullignent à juste titre. C'est-à-dire que même en 2014, avant que soit lancé euh les forces russes euh sur la Crimée ou en 2022, quand l'invasion à grande échelle a commenté, c'est exactement les mêmes sortes de nuages de point qui se dessinaient, ce même genre d'attaque sur
les trains, sur le cyber, euh sur les hôpitaux, sur les euh parce que quand on parle de train, il y a la question de la logistique quotidienne évidemment de fonctionnement d'un pays normal, mais il n'empêche que quand on tente de faire dérailler un train, il y a un enjeu, l'état quand même, c'est-à-dire qu'il y a de plus en plus de gens qui se demandent quand même qu''est-il en train de se passer. Donc, il était tout à fait bienvenu que le chef de l'État réponde à cela, pose quand même un cadre, explique aussi, et c'est ce qu'il a dit, grosso modo ces dernières semaines, on s'en est occupé, on s'occupe oui, il y a des questions de pouvoir d'achat, d'augmentation de l'énergie et cetera, mais il y a une menace qui rôde et on est là pour s'en occuper. Donc, il est aussi dans son
rôle quand il fait ça parce que il y a énormément de gens en Europe et en France qui sont inquiets de ce qui est en train de se dessiner. Vincent Crusa, une question à vous parce que vous l'ancien espion euh on sait par définition tout ce qui est renseignement et secret. Mais est-ce qu'aujourd'hui les renseignements français, je parle de la DGSI, donc les services de renseignement intérieur et même extérieur, est-ce qu'aujourd'hui, un peu comme le terrorisme, on a eu pendant pas mal d'années, est-ce qu'aujourd'hui nos renseignements déjouent des tentatives concrètes d'attaque russes sur notre territoire ? de taxe cyber. Oui, à travers tout un arsenal qui était à la à la disposition de la France. D'abord, Viginum, hein, qui a été cité d'ailleurs par le chef de
l'État. Euh Viginum Cybercom, donc qui est euh le l'étatmajor cyber euh des armées, qui s'est extrêmement étauffé sur le plan technologique. Les moyens en terme de de protection cyber de de la direction de la technique et d'innovation de la DGSE, ceux évidemment de la DGSI. Donc voilà, on a un certain nombre de de moyens de boucliers qui sont euh euh qui sont euh qui sont mis à disposition euh de l'État et qui aussi protège des entreprises françaises. Mais on n'est pas du tout euh vous savez, il y a énormément on parlait donc des 300 points qui sont vulnérables, mais la vulnérabilité, c'est aussi euh les services informatiques de nos hôpitaux, tout ce qui est donc le trafic aéroportuaire et cetera. Donc, il y a énormément de cibles potentielles dont
il faut qu'il faut protéger et on en déjoue chaque jour en ce moment. On en déjoue, on en déjoue euh grâce à nos capteurs euh en permanence, nos capteurs humains, technologiques. Euh euh je pense qu'on aura peut-être dans les prochaines semaines, voir peut-être même dans les prochains jours euh on s'apercevra de mesures actives de la part des services de renseignement euh français notamment intérieur, voilà, qui j'espère vont prendre vont amener l'État du moins à prendre des mesures extrêmement fortes concernant la menace russe. J'espère que enfin j'espère c'est un vœux pieu peut-être qu'on va en arriver à à prendre des mesures concernant des diplomates russes parce qu'on sait que 40 % du personnel diplomatique russe est dédié au renseignement en France et
ailleurs dans l'Union européenne. Donc mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et effectivement euh procéder à un certain nombre de mesures extrêmement fermes vis-à-vis de ces diplomates. Galor, on on moi je ne sais pas si on en déou, je le souhaite et je je l'imagine. Mais je pense que ce qu'il se passe, c'est que les services donc des GSI, des GSE et autres qui ont évidemment brief quelques jours avant que le chef de l'État ne reçoive les les chefs de parti, je pense que c'est à partir de là qu'il prend la décision de les recevoir pour les mettre face à un constat qui est assez dramatique et vertigineux, c'est qu'il lui est probablement dit qu'ils ne peuvent pas tout déjouer. J'enfonce une porte ouverte en le disant mais au bout d'un moment il y a un trou
dans la raquette parce que contrairement à ce que vous disiez, vous parliez de la menace djihadiste au passé, elle existe encore. Et c'est ça l'immensité du défi, c'est que de même qu'on ne choisit pas ses ennemis, on peut pas, si vous voulez estimer parce qu'on a un gros ennemi qui est à l'est que l'autre disparaît. C'est le fameux effet cliquet, vous savez, de auquel le général Burcart, le chef d'étatmajor des armées sortant, faisait référence avec cette idée qu'on a une roue cranté qui avance qui donc qu'on arrive pas à faire repartir dans l'autre sens et donc ce sentiment d'empilement des crises ou de diverses apocalypses face auxquelles on on est et avec l'idée que à un moment ça craque parce qu'il y a une erreur humaine, parce qu'il y a un capteur qui ne fonctionne pas ou parce
qu'il y a trop de dossiers face à tous ces dossiers, il faut faire des choix et si on ne fait pas le bon. Il y en a un qui passe voilà qui passe à l'ass et et c'est celui sur lequel il fallait avoir un œil. Attention, moi je ne crois pas une seconde que des missiles calibres vont atterrir sur la France. En revanche, on a eu des drones. Je pense notamment à des survols de l'île longue et là en l'occurrence l'île longue c'est la survie au sens existentiel de la France qui est en jeu. C'est l'un des sièges de notre dissuasion. Maintenant, si ces drones et à l'époque il y a pas eu d'attribution, je le rappelle, il y en a toujours pas, emporte une charge quel qu'elle soit du TATP ou autre, ça change la donne. Ah bah là, ça change complètement la donne.
Général François Chaovancy, concrètement comment on protège ces sites ? Par de 300 sites tout à l'heure, notamment par exemple les poids ferrés. Comment on fait ? On place des fantassins devant les gares, devant les principales gares françaises. Concernant les usines, les dépôts de munition, on développe des murs antirrone. Comment on fait pour les protéger ? On a plus assez de fantassin pour tout faire. Ça c'est une chose qui est sûre hein, on fait ce qu'il fallait pour qu'il y en ait plus. Bon, donc maintenant on en a très peu. Bim ! Mme pas l'oublier quand même. On est plus à une armée de 300000 hommes hein, sinon de 500000 à une certaine époque. Voilà donc aujourd'hui c'est plus c'est plus là. Alors un, la première chose d'abord avant d'aller dans le concret,
c'est que la population reste sensible à ses menaces. C'està-dire il faut la sensibiliser, dire voilà où peuvent avoir lieu les menaces, voilà quel type de menace. On en parle d'ailleurs suffisamment à peu près tous les jours quand il y a une affaire. Maintenant est-ce que tout le monde y attache de l'importance ? Ce n'est pas sûr. Donc en l'occurrence, il faut être éveillé sur la question. Deux. Ensuite, il y a des mesures où on parle des des points concernant les opérateurs euh d'importance vitale. Il y a les entreprises qui ont une mission de protéger euh leurs infrastructures et autres installations. C'est-à-dire qu'en fait quand vous reprenez le code de la défense qui qui se met à jour régulièrement et qui est public hein, vous apercevez que tout ce qui est ce
qu'on appellerait aujourd'hui défense civile, le terme existe dans le code de la défense, a complètement été dévolu au privé ou au public, mais pas aux militaires. Les militaires ne traitent plus des questions de défense civile sur le territoire national. C'est c'est les patrons qui doivent protéger le entreprise. Un jour dans un cas très concret, moi qui me plaît bien, je bien le rappé régulièrement, on parle beaucoup des drones. Qui est responsable de la défense aérienne en France au niveau je dirais local ? Le préfet de département et le préfet de département doit déterminer avec le maire le maire des communes, les maires des communes ce qu'il doit faire. Donc aujourd'hui, avant c'était évident qu'il y avait une défense civile plus ou moins militarisée et c'est terminé ce temps-là.
Aujourd'hui, avec les les révolutions qu'on a eu dans l'institution militaire depuis les années 96 2002 la professionnalisation, on s'est dégagé de toutes ces responsabilités. On les a confié à d'autres. Donc l' chef d'entreprise doit protéger son entreprise. Le maire et le préfet doit organiser la défense aérienne. Et je rappellerai ce qu'a dit aujourd'hui quand même le président de la République. Il a rappelé que les préfets recevaient une mission maintenant justement de protection du territoire. Donc on remet sur le tapis finalement cette défense opérationnelle terrestre à un moment donné qui était très militaire. On rappelle que les préfets ont une responsabilité, une de plus. Donc je sais pas s'ils vont arriver à tout faire. Euh et quand je prends l'exemple des drones, pourquoi à
l'époque on était uniquement euh une c'était dévolu au préfet et au maire en quelque au pluriel bien entendu simplement parce que il était pas pens qu' des drones qui atteignent les les localités. Aujourd'hui vous avez des drones qui font 3000 km. À l'époque on parlait que d'avion. Donc l'avion à la limite bon on a une défense intérienne d'avertissement qui est jouable. Et maintenant les drones, n'importe qui peut utiliser un drone, n'importe qui peut l'envoyer loin, n'importe qui peut envoyer un explosif. Je rebondirai quand même sur l'affaire de l'île longue parce que selon mes sources quand même, c'était pas forcément les Russes qui étaient derrière. L'affaire du quoi ? Pardon ? De l'île longue en de l'î longue hein. Euh parce qu'il y a de drones aussi qui sont le fait d'individus hein
ou de groupes peu importe qui n'ont rien à voir avec la Russie hein. Donc il me semble que pas voilà. Mais peu importe, en tout état de cause, aujourd'hui, le fait qu'on s'est désengagé de la défense civile euh en finalement en s'en débarrassant, ben on se retrouve face à une réalité d'un conflit potentiel où il faut faire face. H euh Marc, ces mots, c'est inquiétant quand même ce que nous dit le général parce qu'on n'est pas préparé. Visiblement, c'est très inquiétant, on n'est pas préparé. D'où le fait qu'on pense aussi en plus de l'état d'urgence qui pourrait être proclamé en cas de de situation gravissime quelque chose d'intermédiaire qui est l'état d'alerte de sécurité nationale qui serait une chose intermédiaire parce qu'effectivement les problèmes sont là
parce que ce qui est aussi extrêmement préoccupant c'est la rapidité de la montée en puissance. Rappelez-vous, il y a 1 an, 2 ans, on était dans les agents jetables qui étaient des pauvres moldaves ou bulgares euh que que recrutés sur internet par des agents russes qui étaient présents en France ou non d'ailleurs, à qui ont donné euh quelques centaines d'euros pour euh peindre des étoiles de David bleu ou mettre des cercueil en dessous de la tour Effel pour dire voilà ce qui vous arrivera si si vous interz et cetera. Donc là, on a totalement changé de catégorie, d'abord en Allemagne comme on l'a vu. Et on est dans cette situation absolument terrible que on parlait de la réposte mais qu'est-ce qui se passe s'il y a des morts ? C'est jusqu'ici la riposte est
relativement facile parce qu'on peut se contenter de dire nous allons répondre, on peut imaginer des réponses cyber par définition pas très visible et tout. Mais qu'est-ce qu'on fait s'il y a des morts ? Qu'est-ce qui se serait passé si le drone de la psiche avait explosé à côté du réservoir de kérosène de l'énorme chargé de munition ? Ça était incarnal. Donc qu'est-ce qu'on fait s'il y a des morts ? On est obligé là un autre type de réponse et c'est là qu'on rentre dans une logique de crantage de escalade qui est absolument préoccupant. On continue d'en parler juste après la pause. Restez avec nous parce que au-delà de la France et toute l'Europe évidemment qui est menacé notamment à l'Alliance translantique. Reste avec nous
à la suite de votre grand dossier consacré ce soir aux nouvelles menaces russes et la France qui tente de contratquer. Dans un instant, on évoquera plus généralement les menaces autour de l'Europe mais d'abord dans le reste de l'actualité. Emmanuel Macron donc qui a convi en urgence aujourd'hui les chefs de parti à l'Élysée pour évoquer la dégradation rapide de la situation internationale et ses conséquences en France sur la sécurité et l'énergie. La guerre en Iran, la guerre en Ukraine font flamber les cours du pétrole et les prix du carburant. Une pression insoutenable pour certains français reconnaît le chef de l'État. Écoutez Emmanuel Macron. Et puis nous avons les mesures d'accompagnement parce que la situation est dure pour beaucoup de familles françaises et donc et pour aussi
beaucoup de professions et donc le gouvernement moi-même avons à cœur d'accompagner nos compatriotes dans cette période que je sais si dur et je veux leur dire ici que nous sommes à leur côté et que nous nous mobiliserons. Une réunion à laquelle était convié les chefs de parti qui n'ont pas manqué évidemment de réagir comme Manuel Bompard le coordinateur de la France insoumise qui ne se dit pas moins inquiet après cette réunion. Écoutez Emmanuel Bonpard et j'ai pas entendu de la part du président de la République ou du premier ministre qui participait aussi à la Réunion euh de nouvelles mesures, des annonces pour pouvoir faire face à cet état d'urgence sociale. On nous dit globalement que les dispositifs qui sont déjà en place aujourd'hui et qui sont très largement insuffisants vont être
continués, mais on a besoin d'une réponse qui soit une réponse de beaucoup plus forte ampleur notamment face à l'augmentation exponentielle des prix des carburants. Et puis l'hommage national aujourd'hui à Bordeaux des deux sapeurs pompiers tués dans un incendie à Méignac au mois de juillet. et Caporou Anthony Bertom et Wilfri Schmetter étaient c'était en en début d'après-midi une cérémonie présidée par le ministre de l'intérieur Laurent Nouz. Les deux sapeurs pompiers recevront la légion d'honneur et la médaille de la sécurité intérieure à titre postume. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Jean-Louis Chilanski. Bonsoir. Rappelle que vous êtes ancien président de l'Union française des industries pétrolières. On a besoin de vos lumières
pour analyser notamment ce que nous a annoncé Emmanuel Macron sur la volonté de davantage de souveraineté dans les dans les dans le pétrole et dans le gaz. On en parle juste après, mais revenons un instant ensemble sur les menaces à la fois russes sur la France mais à la fois également sur les les Européens. Écoutons écoutons le premier ministre polonais Donald Tusk qui disait il y a peu, il y a encore quelques heures, que au-delà de la guerre hybride, de la cyberattaque et tout, il y a également des menaces concrètes de drone mais également de missile. Écoutez, Donald Tusk, le plan russe, selon les évaluations des services de renseignement inclut des attaques hybrides de drones et de missiles contre des pays soutenant
l'Ukraine, y compris la Polonie. En dépit de possible dommages, le narratif officiel de Moscou sera qu'il s'agit d'un accident. L'objectif est également d'affaiblir la cohésion globale de l'OTAN et de convaincre les pays l'OTAN que l'article 5 qui prévoit une défense mutuelle est davantage théorique que réelle. de grill Aline le bacemer on a l'impression qu'on est sur une ligne de crête depuis plusieurs jours maintenant et que ça peut vraiment basculer concrètement dans une guerre ouverte je ne sais pas mais en tout cas on n'est pas très loin de l'incident entre la Russie et l'OTAN en tout cas ce qui est certain c'est que
la Pologne est en alerte absolue. D'ailleurs, le Premier ministre est aujourd'hui à KF et hier, le ministre des affaires étrangères dans une interview, dans le casadre d'une interview sur une radio polonaise a annoncé par ailleurs le plus gros pack d'aide militaire jamais réalisé en direction de l'Ukraine. Donc, ils sont les Polonais vant debout, si je puis dire, sur la la comment la l'attitude de la Russie à l'endroit de l'Ukraine, mais également à l'endroit de la Pologne. rappeler aussi que cette déclaration, elle se fait dans un contexte historique extrêmement fort et extrêmement important pour les Polonais. Le 17 septembre, très exactement hier, en 1939, euh l'armée soviétique envahissait la Pologne. Donc
ça aussi un écho. Il y avait ce contexte historique très important qui a été relevé d'un point de vue est mais je vous assure que même on va dire sur le terrain, il y avait quelque chose d'extrêmement fort dans le fait de se retrouver autant de décennies après sous une menace russe hybride pas hybride de parler de missile russes sur le sol polonais en 2026 dans ce contexte là c'est extrêmement important c'est important pour les Polonais c'est important pour les baltes c'est important pour tous ceux ceux qui ont eu à vivre l'occupation russe et les attaques complètement conventionnelles et déshybridées si je puis dire. Donc il y a cette partie du continent qui alerte depuis extrêmement longtemps maintenant
comme ces attaques vont créchendo depuis ce mois d'août, depuis les attaques des postes depuis les trains, depuis les drones les missiles, les détonateurs, les ogiva détonateurs qu'on retrouve dans la mer dans le nord de la Pologne ces derniers jours encore il y a tout ce contexteel là qui fait que effectivement la France est concernée parce que la solidarité européenne est concernée et d'une manière générale en tout cas plus à l'est de l'Europe, la solution à cela, c'est de faire perdre la Russie militairement. Marco, c'est vrai que là on n'est plus dans la guerre hybride lorsqu'on parle de missiles et de drones concrets sur l'OTAN. Bah oui et non. C'est pour le moment à chaque fois ces drones, ces missiles, c'est c'est une erreur. C'est il a été dévié de son tir et cetera.
Mais il y a justement une énorme différence à la fois entre les pays de la première ligne qui sont directement menacés par des drones et des missiles. Effectivement, on imagine mal un missile euh tiré de depuis la Russie arrivé en France. Ça sera difficile de dire que c'était des rores de tir ou ou de trajectoire. Voilà. Mais vis-à-vis des pays de première ligne, justement la Pologne au premier chef, les pays baltes et cetera, c'est un risque réel. Nous, on est on est menacé par un autre type de de guerre hybride, on le voit avec de possibles attentats, des drones explosif comme en Allemagne et cetera. Mais dans un cas comme dans l'autre, le véritable but, c'est l'OTAN, c'est-à-dire c'est de saper, comme l'a dit très bien Donald Tusk, la réalité de l'article 5 et la détermination des
Européens et de l'OTAN en solidarité. Vous remarquerez qu'après la l'attaque qui a été déjouée face à la psiche, il n'y a pas eu de réunion à l'initiative de l'Allemagne pour faire jouer l'article 5. Alors que si, surtout s'il y avait eu des morts, mais même c'était un acte de guerre de fait contre l'Allemagne. Pourquoi ? En partie parce que on craignait ce que pourrait être les la réaction de l'OTAN, c'est-à-dire qu'elle ne montre pas suffisamment cette détermination et son unité. Et c'est là-dessus que je poutine et c'est un phénomène qui rend en s'amplifiant en raison même du calendrier électoral en Europe, c'est-à-dire la montée du ARN en France qui est un parti prusse ou qui en
tout cas capitalise sur l'angoisse de la guerre en Ukraine de l'AFD en Allemagne qui qui n'arrivera pas au gouvernement mais qui pèse malgré tout sur le cadre politique allemand qui est un parti prusse et qui joue encore plus de cette peur de la guerre en Ukraine et cetera et cetera. On peut imaginer que l'Europe dans quelques mois et l'OTAN, par conséquent, parce que beaucoup sont membres de l'OTAN, bah face à une attaque russe, soit dans un truc de dire "Oui, certes, c'est préoccupant, nous allons exprimer toute notre fermeté euh et nous ne sommes face à cette attaque intolérable que l'on attribue à la Russie sans pour autant aller dans le concret." Et le vrai problème est là parce que ça une fois que le doute commence à être instylé sur ce que sera
la réaction de solidarité des alliés face à une attaque et ben c'est ex tout le reste finalement euh c'est filoche. Général, vous êtes d'accord ? C'est la fébrilité de l'OTAN aujourd'hui qui attise un petit peu Vladimir Poutine. Moi je suis pas tout à fait d'accord avec ce point de vue. L'OTAN si elle met en avant l'article 5, ça s'appelle une agression revendiquée par l'autre. l'ennemi est reconnu et on lui fait la guerre. Il faut qu'il y ait une revendication pour pouvoir déclencher l'article 5. Oui. Et encore, ça ne suffirait peut-être pas forcément. C'est pas parce que les Allemands ont dit que les Russes étaient derrière la psiche que finalement c'est totalement probable. Ils le disent très bien. Est-ce que ça va justifier que les autres aillent faire la guerre ? Quand même beaucoup
d'éléments. Oui, d'accord. Mais un criminel à Russie. Un autre point, je suis aussi pas tout à fait d'accord que le fait que il était voulu de faire cette destruction, j'ai quand même un doute depuis le départ, je l'ai exprimé, je suis pas certain que l'objectif final était la destruction car j'ai du mal à croire qu'un drone avec un explosif ne puisse pas arriver à son objectif vu tout ce qu'on entend sur la guerre tous les jours. Voilà. Donc pour moi, je pense c'était plutôt un message effectivement pour déstabiliser finalement d'abord l'Allemagne pour montrer qu'elle était vulnérable sur un aéroport qui n'aurait qui aurait dû être correctement protégé et j'ai encore du mal à croire qu'un drone ait pu faire autant de kilomètres pour arriver sur un aéroport à
il y a eu des précédents quand même. Oui mais je dis pas qu'il y a pas de précédent, je dis simplement je prends le cas bien concret, bien précis avec toute la dimension médiatique qu'on lui a donné en terme d'utilisation de guerre informationnelle. Autre cas concret général lorsque une frégate russe tire sur un hélicoptère danois. H Alors, je vais vous dire euh c'est tiré d'abord c'est des fusé de détresse. Oui, des fusées de détresse effectivement. F détresse hein. Donc vraiment, je pense que l'hélicoptère serait tombé à l'eau. Euh voilà. Euh non, mais concrètement euh le problème c'est qu'aujourd'hui c'est un peu ce qui se passe depuis pas mal d'années. D'ailleurs, quand vous avez une force, je pourrais qualifier d'ennemi, vous venez la taquiner là où elle est pour se
rapprocher, pour faire du renseignement et tout. Et un moment, à quel moment empêche-t-on l'autre de venir sur soi ? Je ne justifie pas ce qui s'est fait. Dis simplement qu'aujourd'hui on est dans une exacerbation des rapports de force, qu'aujourd'hui les Russes n'hésitent pas à faire preuve je dirait d'agressivité quand on vient un peu les titiller de trop près. Alors qu' se gênent pas pour le faire. Ils l'ont fait sur la flotte française il y a moins d'un an hein. Je crois c'était sur un porte-avion ou un autre navire. Ils l'ont fait et c'est une menace en permanence. C'est une menace une intimidation. Et après comment réagit-on à l'intimidation ? En l'occurrence là, oui, une intimidation qui a failli mal tourner. Ça vous fait réagir Aline Bemer ? Euh oui, ce ne sera pas la première fois
qu'on on sera pas d'accord parce que là, je pense qu'il y a une part de déni. Je pense que tous les services de renseignement européens, tout bord politique confondu, sauf peut-être aux extrême nous explique que de toute façon il y a un enjeu de sécurité immense majeur qui s'annonce avec une Russie qui attaque, qui commence à attaquer et qui a déjà attaqué parce que vous parlez de ce qui s'est passé à l'ISM il n'empêche qu'il y a eu d'autres précédents où les catastrophes y compris en terme de vie humaine ont été euh comment dire euh évité de justesse quand sur les fameux colis plégés par exemple DHL qui a explosé avant qu'il ne soit en vol dans
cet avion cargo DHL, il y avait un pilote des équipages, c'est-à-dire qu' finit, il y aurait eu des morts. Donc il ne faut pas non plus rentrer dans le jeu même des Russes qui visent à banaliser l'extrême violence dont ils font preuve à peu partout. C'est leur façon de faire, c'est-à-dire d'aller à Taton Plateau par Platon. s'arranger pour que finalement il y ait une forme d'habituation euh à la violence euh y compris parenthèse à la barbarie qui s'est en train de se déchaîner sur le continent même euh à quelques encleurs de Paris à savoir en Ukraine et tout ça finalement est est lissé et après réaugmenter euh leur leur agressivité et toujours aller plus loin dans l'agression jusqu'où ça c'est c'est la question mais enfin on peut pas nier quand même que on
est on parle quand même d'une force d'un régime au Kremelin qui est en train de détruire un pays d'envoyer des missiles et des drones sur ses voisins et qui alors hybride pas je veux bien qu'il y ait des bas moi je trouve que ce mot hybride a tendance à fadir àir et à lisser une menace qui est beaucoup plus dangereuse en réalité maintenant je pense que ce qui vient de se passer aujourd'hui notamment à la lsée c'est d'arrêter aussi la balinisation de tout ce qui est en train de se passer sur ce continent par exemple par exemple quand Il y a eu le sabotage d'une voie de chemin de fer en Pologne juste avant l'arrivée d'un train de voyageur. Ça a été un carnage. Mais bien sûr
quand on tire sur la gare à 2 km de la frontière polonaise avec potenti à l'intérieur. Avec potenti Polonais à l'intérieur mais surtout alors ils étaient le leur train avait été le le départ avait été avancé parce qu'il y avait eu justement l'alerte. l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson et David Petrus, l'ancien patron de la CIA, ils auraient pu être blessés voir tué de dans la frappe. Donc on est là dans un degré d'escalade de la Russie qui est peut-être des avertissements mais qui n'importe comment, y compris ces avertissements peuvent tourner très mal avec des conséquences absolument incalculables qui ont découle parce que si par exemple Boris Johnson avait été au David Petreus, s'il y avait eu un
carnage de civil ou si effectivement à laiche il y avait eu beaucoup de morts à l'aéroport, c'était impossible de ne pas répondre d'une façon beaucoup plus musclée. On est plus en dessous du seuil de la de la guerre avec la guerre hybride. serait déjà dans la réponse nécessaire au-delà du seuil. Allez, réponse rapide du général avance rapide. Je dirais qu'effectivement avec l'affaire de la euh de du train qui a été bombardée euh je dirais quand même que si euh on savait paraît-il maintenant que il y avait des hautes autorités à proximité qui auraient pu être éliminé, je trouve que les services de renseignement d'abord sont très bien faits chez les Russes parce qu'ils auraient deviné qu'effectivement ils savaient que il y avait des dirigeants européens ou américains présents. Pour
ça, je ne crois pas du tout à cette hypothèse d'élimination physique de ces ses responsables européens ou américains. Permettez, je termine, hein. européen ou américain. Par contre, depuis des mois, c'est casser les locomotives et autres engins ferroviaires de l'Ukraine pour éviter que ça serve à la logistique de guerre. Donc je crois qu'il faut pas surinterpréter peut-être des faits militaires au départ pour donner une connotation politique et politique et parfois propagandiste. On va avancer dans ce grand dossier parce que l'autre sujet évoqué par le président Emmanuel Macron ce soir, c'est celle qui vit notamment notre énergie, pas que la défense de ces infrastructures stratégiques et critiques, mais également les apports énergétiques de la France en ce moment.
Alors que vous le savez, notre pays subit de plein fouet la hausse des prix et notamment la fermeture de deux des trois coups sur coup, à savoir évidemment le D3 d'Ormous et Babel Mandeb. Écoutez, Emmanuel Macron qui annonce vouloir sécuriser les stocks de pétrole et de gaz pour subir moins les effets de la guerre. Écoutons le chef de l'État. Deuxème action que nous sommes en train de mener, c'est de sécuriser nos volumes et nos approvisionnements sur les catégories les plus sensibles où il y a pu avoir des tensions dès cet été. Je pense au jet fuel qui a touché beaucoup de pays dépendants et le gaz qui peut toucher les Européens cet hiver, même si la France elle est au bon niveau de stockage attendu et et obtiendra pour cet hiver le remplissage des cuves comme
nous devons le faire selon les critères européens, c'est-à-dire nous serons à 80 %. Mais l'Europe en tant que telle reste dépendante du gaz plus que la France elle-même et donc nous devons agir pour qu'il n'y ait pas de tension sur ce marché. Jean-Louis Chilanski, je rappelle que vous êtes ancien président de l'Union française des industries pétrolières. On a un peu de mal à comprendre le chef de l'État lorsqu'il évoque la nécessité de refaire les stocks. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire aujourd'hui aller chercher d'autres de partenaires par exemple. Non non, ça veut pas dire ça. D'ailleurs, le concept de souveraineté là est complètement en dehors de la réalité. La France est totalement dépendante des importations de pétrole et de gaz. Il y a zéro souveraineté dans ce
domaine. Donc le problème c'est pas d'établir une souveraineté. Le problème c'est d'établir une sécurité d'approvisionnement. Et la clé de la sécurité d'approvisionnement, c'est la diversification des sources. C'est-à-dire d'aller chercher du pétrole aux États-Unis, d'acheter du pétrole aux États-Unis, de l'acheter en Norvège, de l'acheter en Afrique, en Angola, au Nigéria et donc de balancer en quelque sorte le le l'approvisionnement de en pétrole de de du pays. Mais il y a pratiquement aucune production de pétrole en France. C'est la même chose pour le gaz. Euh, il y a zéro production de de gaz en France. Donc c'est aller chercher du gaz de nouveau aux États-Unis, en Norvège, en Algérie
et sur la côte et sur la côte de de l'Afrique. Donc c'est c'est ça le c'est ça le sujet en ce qui concerne l'approvisionnement. Mais l'approvisionnement et la sécurité d'approvisionnement, c'est un volet. Le deuxième volet qui est aussi important, plus important, c'est le prix. Vous pouvez faire venir du pétrole d'où vous voulez, le prix sera le même. C'est le prix mondial du pétrole. Et aujourd'hui, la France paye 104 dollars le baril le pétrole qu'elle importe quelle que soit sa source d'approvisionnement. C'estàd une augmentation considérable du prix du pétrole qui se retrouve dans les prix des carburants. Galager Fenwick. Donc autrement dit, lorsqu'on écoute Jean-Louis Chilanski, ce n'est pas parce qu'on diversifierait
qu'on sécuriserait nos apports, qu'on ferait baisser le prix du du pétrole aujourd'hui en France. Mais je pense et je suis en partie d'accord avec ce que dit monsieur Schilanski que et c'est là où on va pas euh s'entendre, l'énergie dont on est en train de parler est une énergie du passé est une énergie, si vous voulez, qui nous rend dépendante de régimes qui sont souvent assez peu euh démocratiques et qui nous rend également dépendantes des caprices des uns et des autres qui peuvent soit par le biais d'alternance démocratique, soit parce que c'est selon leurs humeurs nous mettre dans la situation dans laquelle nous sommes où le gouvernement ne fait que constater son impuissance parce Parce que les exemples qui ont été donnés, on va prendre juste celui des États-Unis,
ne sont franchement pas très bons. Maintenant, si on veut être véritablement souverain, ça va peut-être faire sourire et il est à ce stade un peu tard pour le constater. Moi, je pose les questions suivantes. Qui peut prendre en otage le soleil ? Qui peut prendre en otage le vent ? Qui peut prendre en otage les courants marins ? Qui peut prendre en otage la géothermie ? Qui peut prendre en otage les bioénergies ? Donc est-ce que c'est suffisant pour alimenter énergétiquement la France ? Bien sûr que non. Mais même sur le nucléaire, nous ne sommes pas et nous ne serons jamais totalement souverain parce que à ma connaissance, nous n'avons pas de mine d'uranium. Et quand vous regardez les pays euh auprès desquels on s'approvisionne, à l'exception peut-être du Canada, on va
retomber sur les mêmes problématiques. Donc on peut effectivement diversifier. Euh on est en train d'étudier des voies d'acheminement différentes depuis le proche et et le Moyen-Orient. Ça reste de l'infrastructure physique donc qui peut être ciblé et qui traverse des zones pour le moins volatiles euh dans un futur euh plus ou moins proche. La France a une grande chance, c'est le nucléaire. Nucléire, Dieu merci à l'éire. Si si on avait pas le nucléaire, on serait dépendant du pétrole, du gaz et du charbon pour faire de l'électricité, ce qui est le cas en Allemagne. Et donc c'est un avantage compétitif considérable que d'avoir 90 % 85 % d'électricité française qui est
produit à partir de nucléaire qui n'émit pas de dioxyde de carbone. H Catherine André, vous nous avez rejoint. Bonsoir journaliste économie LCI. H aujourd'hui la situation géopolitique, elle nous rend vulnérable sur le terrain des énergies. Ah bah évidemment, mais en fait moi, j'ai eu du mal à suivre Emmanuel Macron sur cette déclaration parce que en réalité on connaît notre dépendance aux hydrocarbures. Euh elle est immense, elle est totale cette dépendance aux hydrocarbures. Alors en revanche, je me suis demandé s'il parlait pas notamment des produits raffinés parce qu'on sait que depuis la guerre au Moyen-Orient, pardon, en Ukraine, on a changé d'approvisionnement. 20% du pétrole raffiné que l'on consé de Russie et là ça a été remplacé
notamment par des approvisionnements au Moyen-Orient et c'est-à-dire qu'on a remplacé une dépendance par une autre et on voit bien que finalement et bien le conflit en Ukraine a bouleversé nos approvisionnements et là encore ça bouleverse nos approvisionnements. pour peut-être trouver de nouveaux partenaires. Mais évidemment là, je rejoins aussi Galagerre. La seule voix d'indépendance, c'est effectivement l'électrification de notre pays. Et on voit que ça joue très fortement cette crise quand même. C'est un un c'est un catalyseur. C'estàd que il y a pas meilleur moyen de convaincre les gens de de passer à l'électrique que cette crise aujourd'hui. Puisqu'on le voit dans les factures, c'est rentable aujourd'hui d'avoir une voiture à l'électrique très rapidement. C'est vrai que on a
importé du diesel non plus de Russie à cause des sanctions mais du Moyen-Orient. Aujourd'hui, on est touché par cette crise. Mais c'est vrai aussi et c'est là où les deux sujets se rejoignent, c'est que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes créent un problème supplémentaire pour l'approvisionnement mondial du diesel. Et donc c'est un facteur qui fait que le prix du diesel est anormalement élevé par rapport au prix du pétrole. On continue d'en parler juste après la pause parce qu'on se posera également la question est-ce que le pire est à venir notamment sur la question des prix du carburant ? On en parle juste après dans le grand dossier. La suite de votre grand dossier. On continue de parler de ces nouvelles menaces russes et la France qui tente de contrequer. Et
évidemment si Emmanuel Macron alerte aujourd'hui, c'est parce que le pays subit de plein fouet la hausse des prix du carburant. Regardez juste les chiffres aujourd'hui instant T parce qu'ils sont importants. Voilà ce que les Français aujourd'hui voient aux stations service. 2,25 € le litre de Samplom 98 en moyenne 2,24 pour 2,24 € pour le Samplon 95 € et même 2 € presque 2,40 € pour le gazol. Un chiffre pas vous donner, c'est plus 45 % environ. En un an, c'est presque plus 100 % par rapport à 2020. En 6 ans, le prix du gazol a quasiment doublé. Évidemment, ce sont les chiffres moyens, c'est-à-dire qu'il y a des stations services aujourd'hui qui affichent des taux bien supérieurs avec parfois des taux qui euh euh se rapprochent des des 3 € le litre. Euh Léonardal, vous nous avez rejoint.
Bonjour, journaliste politique TF1 LCI. Euh évidemment la question, elle est très politique mais je vais me tourner une nouvelle fois vers Jean-Louis Chilanski. Je rappelle que vous êtes ancien président de l'Union française d'industrie pétrolière. Est-ce que vous voyez ces chiffres aujourd'hui, ce que vous ce qu'on constate aujourd'hui tout à chacun et notamment les Français au station service. Est-ce que vous aussi vous vous dites jusqu'où on va aller en terme de prix ? On est on est à un niveau absolu. On n' jamais été aussi élevé que que ces prixl et ça peut augmenter ou là on est au plafond. Alors ça ça va augmenter si vous me dites ce qui va se passer au Moyen-Orient. Si vous avez le portable de Donald Trump, vous en saurez peut-être quelque chose. Tout dépend tout dépend de ça. Tout
dépend de ça. Si si les deux D3, le D3 d'Ormous et Babel Mandep sont fermés, inévitablement il y aura une augmentation des prix du pétrole dans la mesure où la la consommation mondiale de pétrole reste stable. Et donc, on a une consommation à peu près stable et une offre qui diminue, ça entraîne inévitablement une augmentation du prix du pétrole brut. C'est ce qu'on a connu dans les semaines passées. Maintenant, le prix des carburants à 3 € le litre, ça voudrait dire que le pétrole brut monte à 190 dollars le baril. Ah bon ? Et ça, je ne pense pas que ça arrive parce que si sûr, non mais parce que si ça devait aller là, il se passerait quelque chose. Ce
serait une menace considérable sur l'économie mondiale, l'économie européenne, l'économie américaine. Qu'est-ce qui se passera ? J'en sais rien mais mais ça n'est pas supportable, ça n'est pas tenable. 190 dollars le baril. Donc, on disait ça avant peut-être, mais je ne je ne crois pas que ça puisse arriver euh comme ça. C'est c'est un cas de crise absolue et donc il se passerait quelque chose. Euh Marco, euh on va peut-être répondre, on tout tenter de répondre à la question de Jean-Louis Filanski parce qu'effectivement tout dépend de la situation Moyen-Orient, mais visiblement d'après les dernières informations et Emmanuel Macron le disait, rien ne dit que dans les prochaines semaines, la situation s'améliore du côté des des deux des trois. Donc visiblement, on
peut s'attendre à une flambée des prix dans les prochains jours. Effectivement, rien ne dit que ça la situation s'améliorera du côté des de des trois et surtout aujourd'hui, bah le pays qui se trouve paradoxalement le plus en difficulté dans la péninsule arabique, qui est à la fois le pays le plus puissant, le plus riche, c'est l'Arabie Saoudite. Alors l'Arabie Saoudite déjà ne pouvait plus faire passer son pétrole par Ormouse. Maintenant, elle ne peut plus ou à peine le faire passer par Yombo, c'est-à-dire de l'autre côté sur la mer rouge avec le le léoduc de 1200 km est-ouest qui qui qui par qui traverse la péninsule arabique parce que les outils au sud bloquent Babel Mandelb et donc le D3 et la mer rouge vers l'OCAN indien et vers les les marchés asiatiques à la rigueur,
elle peut à peu passer au nord. Voilà, mais mais ça reste résiduel. Donc si on regarde tous les éléments, bah c'est extrêmement préoccupant parce qu'en plus les outils accentu qui sont donc ces rebelles chides, zaïdistes, yéméénites qui sont soutenus par Teran, encadrés par Terran, armés par Terran même s'ils ont leur propre agenda national, continue aujourd'hui leur offensive contre l'Arabie Saoudite. L'Arabie Saoudite est même lâchée par Donald Trump, même si on a annoncé qu'ils auraient le droit à des avions F35 en consolation parce que les États-Unis tent de faire un deal avec les rebelles pour le passage des autres navires occidentaux dans la mer rouge. Mais les Saoudiens resteront bloqués parce que les outistes veulent renverser et veulent prendre le pouvoir dans tout le
Yémen, renverser le gouvernement qui est soutenu par l'Arabie Saoudite. Et donc on est dans une situation où militairement et bah les choses vont très mal pour l'Arabie Saoudite qui s'est lancé dans une nouvelle guerre. Donc tout ça mis bout à bout fait que globalement, sans parler effectivement des surenchères de l'Iran qui sait que Donald Trump dans l'immédiat ne peut pas répondre parce que il y a les élections de m terme. Tout ça mis bout à bout fait que la situation dans la région hein c'est 13 % quand même des approvisionnements en en pétrole de l'Union européenne reste de plus en plus explosive. Je cite quand même les les pétroliers américains ces dernières heures, notamment Wall Street Journal, la grande crise des carburants est arrivée. La grande crise euh Catherine
André, je pense que oui, on a beaucoup on s'est beaucoup dit que pour l'instant les marchés étaient euh relativement résilients, que l'on voyait plutôt des investisseurs qui pariaient pas trop à la hausse sur le pétrole. Mais là, depuis que ce nouveau D3 a été bloqué, on se rend bien compte qu'on est enfin déjà hormous était un problème absolument majeur et on voyait bien qu'il y avait pas le début d'une d'une issue au niveau d'Ormouse. Mais là, c'est un problème de plus qui s'ajoute et sans parler de la situation en Russie puisque pourquoi les Ukrainiens arrêteraient de taper les capacités de raffinerie russe. Donc ça ne va pas on ne va pas sortir de cette situation tout de suite. Et d'ailleurs, rappelez-vous là, il y a quelques heures quand les candidats, les dirigeants de parti sont
sortis de leur réunion avec Emmanuel Macron, n'était pas optimiste, hein. Tous on dit la situation va rester très compliquée pendant un un certain un certain temps. Donc, il y a pas d'issue rapide sur cette question des carburants. Est-ce qu'on va vers 3 € ? N'espérons pas, mais est-ce qu'on va aller vers 2,50 € 2,60 € ? Là, c'est possible. Et nous en France, on n pas le matelas contrairement à d'autres pays européens. Galager Fick hors antenne tout à l'heure on s'interrogeait notamment des des importations française en gaz et en pétrole. Je note que environ 20 % 22 % des importations de pétrole brut en France viennent des Américains. Est-ce qu'on pourrait demander euh par le jeu des alliances, encore faut-il qu'il y en a encore, évidemment, c'est les grandes questions
qu'on se pose chaque soir ici, chaque jour sur LCI, à Donald Trump, une ristourne sur le pétrole américain pour pouvoir peut-être faire des prix à la pompe. Dans le monde d'avant, celui qui s'est éteint sous nos yeux, une alliance était fondée sur des valeurs. Ça voulait dire quelque chose. président des États-Unis, si vous voulez, il est pas à la tête d'un espèce de stock de de géner des entreprises privées, c'est avec ell qu'il faut négocier. Maintenant, personne n'ignore que le président des États-Unis a à sa disposition des leviers de pression sur ces entreprises par le biais desquelles il peut effectivement y avoir des entre guillemets arrangements si vous préférez le mot. Je note qu'à l'époque de Joe Biden, me semble-t-il, Emmanuel Macron avait demandé un geste qui ne lui avait
pas été accordé puisque tout à l'heure quand on parlait d'un baril à 190 € enfin j'ai plutôt le liberé en en dollars 190 200 en dollars constant ajusté de de l'inflation, ce sont des crises qu'on a connu et qui sont venues de la région sur lesquelles on a les yeux rivés aujourd'hui, c'est-à-dire c'est après la révolution islamique de 79 la crise pétrolière durant la guerre Iran Irak et puis on a eu des épisodes également comme en 2008 lors de la crise financière. Et bravo à la régie pour cette réactivité, ce beau ce beau graphique qui illustre bien plus éloquemment que moi la problématique dont on est en train de parler. Moi je suis nul en mathématiques, mais vous prenez le D3
d'ormous, c'est 20 % du pétrole. Vous prenez celui de Babel Mandem, c'est un peu moins de 10. On n'est pas loin de 30, c'est un/3. Vous prenez les exportations saoudiennes en ce moment, elles sont au plus bas depuis 3 décennies. Vous prenez les réserves stratégique de pétrole des États-Unis. Elles sont au plus bas. Depuis 1980, la Chine a constitué des stocks immenses. Mais même de ce côté-là, malgré l'électrification, malgré une transition énergétique qui est la plus grande au monde, la pression, elle est là. Le résultat, est-ce que ce serait un un j'allais dire un 1 L à 3 € ? J'entends des experts économiques qui qui l'évoquent. Je ne sais pas, je pense en revanche avant qu'on y arrive, les gens,
les consommateurs qui se comporte de manière rationnelle euh vont bah, j'allais dire rationner. Et donc c'est plutôt ça le risque. C'est les gens qui n'ont plus les moyens et donc soit qui mettent moins, qui se déplacent moins et c'est là que vous avez du ralentissement économique, un risque récessionnaire et cetera. Leéonat. C'est pour ça aussi que le président a déclaré vouloir multiplier les les échanges avec notamment le prince saoudien Mohamed Ben Salman et autres justement McCarnet également au Canada pour pouvoir diversifier faire. Il y a rien cela dit, il y a rien. A enfin aujourd'hui même les échanges ne changeront pas le fait qu'on manque tout à fait. Il y avait un besoin de pédagogie. Il y avait un besoin de faire de la pédagogie de la part du du
président de la République parce que il y a une forme peut-être de constat, d'impuissance aussi dans une partie de la population qui voit que le gouvernement à part quelques chèques carburant de 100 € ce qui représente à peine un plein. Donc 100 € par an hein, c'est implin. C'est ça aujourd'hui les aides aujourd'hui pour les pour les gros rouleurs. Il y a des aides sectorielles aussi de quelques centimes par litre mais bon c'est pas grand-chose. Et puis à l'échelle internationale, Emmanuel Macron répète qu'il se tient à disposition pour euh euh bien fluidifier le D3 d'Ormous euh et intervenir avec les Britannique. Mais quand la paix euh arrivera, quand un accord de paix sera conclu, un véritable accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Et donc, il est dépendant aussi de de de bah des
véléités des des uns des uns et des autres. Donc c'est pour ça qu'Emmanuien Macron avait besoin de de montrer qu'il est concerné par ce qui se passe évidemment, qu'il fait le maximum, mais on sentait bien qu'il avait que ses ses marges de manœuvre étaient quelque peu quelque peu limité tout de même, même s'il avait besoin d'envoyer un signal aux Français qui je le pense n'ont pas forcément été surpris par des annonces ou en tout cas ne sont pas tombées de leur chaise en se disant que que ce qui avait été proposé aujourd'hui allait changer leur leur quotidien. Mais il y avait besoin de montrer que que comme l'a dit le président de la République, ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient, l'augmentation des prix va continuer de rythmer euh le les prochaines semaines et les prochains
mois. Il y a aussi un enjeu pour Emmanuel Macron de se poser en garant de de de l'élection présidentielle, de de ce qui est vrai, de ce qui n'est pas vrai, de peut-être aussi faire de la pédagogie auprès directement des différents candidats et puis dans un second temps aussi d'expliquer pourquoi euh pourquoi c'est ce manque de marge de manœuvre. il l'a dit, impossible de de de baisser les taxes parce qu'aujourd'hui les marges budgétaires ne le permettent pas et donc la France aujourd'hui c'est ça la réalité, ne peut pas faire comme l'Allemagne baisser les taxes parce que la situation des de de des finances publiques ne le permet pas. On manque de manœuvre aujourd'hu de remarqu à un moment donné, ils seront obligés de faire quelque chose. Euh ch mis en place mais la la situation sera
tellement tendue, tellement difficile, les gens pourront plus se déplacer, pourront plus aller au travail que il faudra faire des il faudra prendre des mesures. Alors, je peux vous je peux vous en parler mais je crois que le fait de dire on réunit les gens, on leur en parle, on dit que c'est pas de notre faute mais on peut rien faire, ça a des limites. et à un moment donné, ça a des limites dans l'insupportabilité. Le ce que je voulais dire aussi, c'est qu'on parle beaucoup du prix des carburants et on dit bon le carburant à deux 50 mais c'est beaucoup plus que ça. Le demain c'est le chauffage, le fiel domestique, c'est la chimie qui achète le NAFTA, c'est les transports, c'est toute l'économie qui est impactée par cette par cette hausse du prix du pétrole. Et on voit aujourd'hui une
prévision d'inflation à 2,9 % de l'INC en espérant la tenir. Aline Bemer, je pense que dans ce le propos du président de la République, il y a aussi ce qui se dit dans beaucoup de chancelleries sur ce continent, c'est que l'hiver va être extrêmement difficile. Et c'est ça aussi qui a été dit dans les termes parce qu'il y a les questions en effet du chauffage qui s'annonce. On pense à l'Ukraine mais le gaz aussi. Euh en France, on a des capacités de stockage à 66 %. Euh plus ou moins harmonisé en Europe. Il y a encore neuf pays en Europe qui ne aucune euh capacité de stockage. Donc en fait ce qui ce qui nous a été dit, en tout cas ce qui a été euh signifié à la population, c'est que ça va être dur. Je suis là, je fais ce que je peux, euh j'y suis pas pour grand-chose à certains
endroits, je résume son propos. Mais oui, l'hiver va être très compliqué à certains points de vue pour les Européens. il a rapé que le seul moyen de survivre aussi parfois c'est aussi d'être un peu uni. Le mot de la finomic très rapid votre belle question sur l'éventualité d'une ristourne américaine dans les périodes difficiles, c'est le dealer le plus diabolique qui vient vous la proposer la ristourne et en matière de gaz et d'énergie fossile, il s'appelle Vladimir Poutine pour nous et cette tentation elle sera là chez les Européens. Merci beaucoup d'avoir animé ce grand dossier. Avec moi Galager Fenwick, euh Catherine André.
Emmanuel Macron