"On avait préparé notre structure" : Irena Group, spécialisée dans le rapatriement, évacue des Français du Moyen-Orient
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Bonjour Vincent Jacquemin.
- 0:37OuverteRéponse directe
Vous, ce sont des entreprises qui vous sollicitent pour exfiltrer en quelque sorte leurs salariés. Comment ça se passe ? Comment vous faites sortir ces derniers jours des Français de Dubaï ?
- 1:03OuverteRéponse directe
On entendait dans le journal ces Français arriver à l'aéroport Charles de Gaulle cette nuit qui disent avoir changé trois fois de bus pour arriver justement à Omane, puis après avoir fait une étape au Caire avant de finalement pouvoir rentrer en France. Ce voyage, il est très difficile.
- 1:44OuverteRéponse directe
Justement, quels sont vos contacts sur place ? Comment vous travaillez avec des locaux pour passer la frontière par exemple ? Ça ne doit pas être tout à fait simple ?
- 2:26FerméeRéponse directe
Combien d'évacuations réalisées pour vous pour l'instant ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Et est-ce que les demandes se multiplient ? Est-ce que vous avez du mal à répondre aux clients qui vous sollicitent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« On passe par la route, soit vers le sultanat d'Omane, soit vers l'Arabie Saoudite. »
- 1:14PrésentateurFait
« Ce voyage, il est très difficile. »
- 2:32Invité politiqueChiffre
« Je ne peux pas vous donner un chiffre exact mais on en est à plusieurs dizaines. »
- 2:44PrésentateurFait
« Est-ce que les demandes se multiplient ? Est-ce que vous avez du mal à répondre aux clients qui vous sollicitent ? »
- 2:58Invité politiquePromesse
« Là, on rentre quand même dans une période qui risque de durer quelques jours voire quelques semaines. »
Temps de parole
- Invité politique58 %
- Présentateur42 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter, Kevin Dufresch, le 5-7. 6h22, vous l'avez entendu dans le journal, un premier avion rapatriant des Français depuis le Moyen-Orient est arrivé cette nuit à Paris. Des personnes vulnérables, a précisé Emmanuel Macron lors de son allocution. Environ 400 000 Français sont actuellement dans la région, plus de la moitié en Israël. Des résidents, des touristes ou des personnes en voyage d'affaires. Bonjour Vincent Jacquemin. Bonjour. Un président d'Irena Group, entreprise de conseil spécialisée dans les zones de conflit, présente à Dubaï notamment. Vous, ce sont des entreprises qui vous sollicitent pour exfiltrer en quelque sorte leurs salariés. Comment ça se passe ?
Comment vous faites sortir ces derniers jours des Français de Dubaï ?
Écoutez, principalement on passe par la route, puisque l'aéroport aujourd'hui a un trafic très très limité, qui va probablement reprendre dans les jours qui viennent, mais pour l'instant c'est encore très limité. Donc on passe par la route, soit vers le sultanat d'Omane, soit vers l'Arabie Saoudite.
On entendait dans le journal ces Français arriver à l'aéroport Charles de Gaulle cette nuit, qui disent avoir changé trois fois de bus pour arriver justement à Omane, puis après avoir fait une étape au Caire avant de finalement pouvoir rentrer en France. Ce voyage, il est très difficile.
Oui, comme toujours, on est dans une dynamique qui est très typique des pays en crise, c'est-à-dire qu'au moment où tout est plus compliqué, la logistique est plus compliquée, le passage de frontières est plus compliqué, il faut avoir les bons contacts, le bon réseau pour pouvoir assurer un transport de manière sûre et pouvoir traverser les frontières assez rapidement.
Justement, quels sont vos contacts sur place ? Comment vous travaillez avec des locaux pour passer la frontière par exemple ? Ça ne doit pas être tout à fait simple ?
Ce n'est pas simple, on fait un petit peu comme les journalistes, on travaille avec l'équivalent des fixeurs mais dans le monde de la sécurité. Donc, on a évidemment des ressources avec nos partenaires locaux qui nous fournissent des véhicules si on a besoin, du personnel si on a besoin selon la spécificité de la mission et le profil du client. Et au poste frontière, on a des contacts d'un côté et de l'autre pour faciliter le passage administratif et que ce ne soit pas trop pesant pour nos clients. L'idée, c'est d'être le plus fluide possible.
Combien d'évacuations réalisées pour vous pour l'instant ?
Je ne peux pas vous donner un chiffre exact mais on en est à plusieurs dizaines.
Et est-ce que les demandes se multiplient ? Est-ce que vous avez du mal à répondre aux clients qui vous sollicitent ?
Alors, on n'a pas de mal à répondre parce que ça fait quelques jours qu'on avait préparé notre structure pour absorber le flux qui allait arriver parce qu'on savait que ça allait arriver puisque là, on rentre quand même dans une période qui risque de durer quelques jours voire quelques semaines. où il y a deux typologies de clients possibles. C'est soit des personnes qui, dans l'urgence, nous contactent à travers leurs entreprises pour une évacuation immédiate, soit des entreprises qui donnent une instruction, ça peut être depuis Paris ou depuis Hambourg, une instruction de la mise en application de leur plan de gestion de crise, lequel comprend une partie évacuation.
Et là, tout simplement, nous, on prend ce plan de gestion de crise, on le déroule et on évacue le personnel.
Là, on parle de Dubaï. Cette guerre au Moyen-Orient est assez inédite. En tout cas, ces dernières années, dans la région, sa risque de durer, elle s'est étendue. Est-ce que vous connaissez ou avez connu des situations similaires dans d'autres régions dans lesquelles vous avez pu travailler ?
Nous, on est très habitués à ce type de problématiques, c'est-à-dire que ça fait partie de nos services. On intervient, nous, en général, dans des pays qui sont en conflit ouvert.
Où est-ce que vous avez pu intervenir ces dernières années ?
On est intervenu au Bénin, il y a quelques semaines, lors du coup d'État pour la mise en sécurité de ressortissants étrangers. On est intervenu en Haïti. On est intervenu au Mexique récemment. On est intervenu au Venezuela, évidemment, début du mois de janvier. Donc nous, on est très spécialisés dans ce type de problématiques. Ici, d'ailleurs, on est plutôt engagés, nous, dans des thématiques de sûreté. Ici, sur ce qui se passe à Dubaï, par exemple, il n'y a pas de risque immédiat et direct sur la route. Le risque, il vient du ciel. Donc c'est encore une dynamique un petit peu différente.
Vincent Jacquemart, une dernière question. La France a donc effectué des rapatriements pour les personnes vulnérables. Est-ce que l'État français peut se tourner vers vous ? Est-ce que l'État peut vous sous-traiter des opérations ?
Absolument, ça arrive très fréquemment. L'État va utiliser tous les moyens dont il peut disposer. Ou ça va être des moyens propres, ou ça va être des moyens de l'autorité du pays d'accueil ou du pays dans lequel il y a un incident. Ou il peut faire appel à des acteurs privés comme nous et à d'autres entreprises.
Est-ce que c'est le cas là maintenant ou est-ce que vous vous attendez à ce que ce soit le cas éventuellement ?
Aujourd'hui, nos clients sur la zone sont exclusivement privés. Oui, exclusivement privés.
Vincent Jacquemart, je rappelle que vous êtes président de la société IRENA Group. Merci d'avoir été l'invité de France Inter ce matin. Et très bonne journée.