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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 1 avril 2025 45 min

Procès RN : Marine Le Pen s'attaque aux juges

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat chronique et reportage. 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de public Sénat avec au sommaire de ce 1er avril, le Rassemblement national qui contre-attaque.

Marine Le Pen qui ne renonce pas, elle qualifie la décision du tribunal correctionnel de Paris de bombe nucléaire du système et met la pression pour être rapidement rejugé en appel. peut-elle réussir à concourir pour la présidentielle dans 2 ans ? Comment va réagir l'électorat, le pénis ?

Pourquoi François Baou, s'est-il dit, troublé par ce jugement au risque de fragiliser le pouvoir judiciaire ? Ce sera notre débat d'actu dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, ce chiffre 4,1 plus de 4 décès de bébé pour 1000 naissances, c'est la mortalité infantile française en 2024.

Les rapports s'en pilent, tous plus alarmants les uns que les autres. Il suffit de lire d'ailleurs le dernier rapport de la cour des comptes pour s'en convaincre. Doit-on s'y résoudre et laisser nos sœurs, nos filles, nos petites filles redouter et craindre l'arrivée de leurs enfants ?

Comment la France montrait en exemple il y a 20 ans a-t-elle dégringolé au niveau européen ? Est-ceure de 75 % de nos maternités depuis les années 70 ? Comment la Finlande, la Suède ? où l'Italie font beaucoup mieux que nous.

Réponse tout à l'heure. Mais d'abord cette offensive médiatique du Rassemblement national. Impossible d'écouter une radio ou de regarder la télé ce matin sans retrouver un cadre du parti fustigant le gouvernement des juges.

Yan et fédé. Bonjour à vous. J'en sur les plateaux ce matin.

Les soutiens de Marine Le Pen en nombre pour contester sa condamnation hier. La favorite des sondages mise hors jeu pour 2027. Aux yeux de Jordan Bardella, les choses sont claires.

Tout sera fait pour empêcher le RN d'arriver au pouvoir. Des juges ont décidé de manière disproportionnée, de manière politique et de manière partisane d'entraver la griille de départ de la prochaine élection présid. Cible des cadres du parti. les juges accusai de confisquer le pouvoir.

Une déviance de de la justice qui fait de la politique, qui a envie de se débarrasser du premier parti de France. Ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui est extrêmement grave. Des juges prennent le pouvoir.

Nous ne sommes plus comme je le pensais en état de droit aujourd'hui dans un état de droit. Et c'est là où la question de la démocratie se pose parce que la souveraineté populaire à laquelle les Français sont attachés, choisir eux-mêmes leurs représentants, elle est évidemment aujourd'hui foulée au pied. Le mouvement appelle à une mobilisation populaire et pacifique en soutien à Marine Le Pen.

À un beaumond dans sa circonscription, élu et militant tracte pour convaincre leurs députés seraient victimes d'une injustice. Derrière, il y a une cabale qui a été qui a été installée pour l'empêcher elle et précisément elle. Un système opposé à la candidate du RN.

Elle-même contre-attaque avec ses mots. Le système a sorti la bombe nucléaire et si il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections. Ce système visé inclut le gouvernement.

Les députés n'ont pas manqué de l'interpeller cet après-midi. Le groupe Rassemblement national ne vous laissera pas voler l'élection présidentielle comme vous avez volé des dizaines de sièges lors des dernières législatives. Si le Premier ministre se refuse de critiquer une décision de justice, l'exécution immédiate avant l'appel de l'inéibilité l'interroge.

Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Désormais, le dernier espoir de Marine Le Pen est d'être rapidement rejugé en appel. Le gouvernement souhaite que le procès se tienne dans le délai le plus raisonnable possible.

Marine Le Pen qui s'attaque au juge. On en débat avec Alix Bouillaguet. Bonsoir.

Bienvenue. Vous êtes éditoriste politique à France Info TV Jean. Bonsoir et bienvenue historien président de la commission internationale d'histoire des des assemblées auteur de ce livre Jours heureux quand les français rêvaient ensemble chez Paillot Thba Mulier bonsoir et bienvenue.

Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université Paris Nanta également est-ce qu'il est prêt Bruno Cotè ? Peut-être pas. Oui, je le vois en duplexe avec Bruno Cotz.

Bonsoir Bruno, chercheur au suivi POF et enseignant à à Science Po bienvenue à vous. Et Sophie Dravinel, bonsoir Sophie éditorialiste politique, bienvenue évidemment. Euh Marine Le Pen qui dénonce la la bombe nucléaire du du système.

Alors souvent les les élus euh pas seulement d'extrême droite, on peut aller de l'autre côté de l'échiquier aussi, ils incluent les médias dans le système, sauf que là ils ont bien profité du système médiatique euh ce matin. Alexis Bouag, comment vous analysez cette contreoffensive du RN ? Est-ce qu'elle est elle est pas surprenante ?

Il y avait-il un autre choix ? Non, enfin elle est pas surprenante effectivement parce que effectivement la peine est lourde mais les faits sont graves. C'est un système qui a duré pendant 11 ans qui a été avec Marine Le Pen qui a été mise au cœur de ce système avec 4 millions d'euros.

Donc effectivement la la charge judiciaire est forte. Euh et je pense que Marine Le Pen, elle est prise elle est prise entre deux feux. C'est-à-dire que soit elle continuait la stratégie de la cravate, c'est-à-dire la normalisation, mais ça se serait déjà senti dans la défense.

C'est-à-dire qu'elle aurait déjà dû commencer au cours de son procès à reconnaître certains faits. D'ailleurs, c'est ce que le modem a fait puisqu'ils ont été jugés exactement pour les mêmes faits en première instance, soit au contraire et bien elle rue dans les brancarts et aujourd'hui effectivement elle rue dans les brancards. Sauf que on voit pas très bien à quoi ça peut mener quand on entend ça on y viendra. parce que effectivement il y a la question du calendrier judiciaire de la préparation d'une présidentielle avec ce boulet d'une procédure en appel enfin bon bref aud le fait le fait de dénoncer l'état de droit déjà ça prépare mal le procès en appel parce que c'est quand même pas un bon signal et puis le fait d'en appeler à la rue à des manifestations certes populaires et pacifiques, on se dit très bien mais pourquoi pourquoi faire jusqu'où et et c'est vrai que alors est-ce qu'on a notre petit tropisme américain qu'on a toujours en tête les faits Trump mais les supporters de Trump sont allés jusqu' Voilà est-ce que nous les supporters de Marine Le Pen vont aller jusqu'à la place Vandau ministère de la justice pour réclamer justice ?

C'est vrai que c'est une question qu'on pose. C'est une vraie question. La stratégie, on l'a bien compris du Rassemblement national Jean-Garic, c'est c'est de se concentrer sur l'inéligibilité uniquement cette partie du euh du jugement.

Enfin, faut pas oublier le reste des condamnations. C'estàd que on a un peu l'impression, moi j'écoutais les radios ou les ou les télés ce matin que on avait déjà passé passé à l'étape suivante. C'est oublié que que voilà, il y avait le dossier quoi.

Complètement. J'ai même débattu avec une députée du Rassembl national qui disait "Nous sommes innocents, c'estàd que le leur ligne et c'est dans la continuité de ce qui s'est passé au procès, c'est de d'affirmer de de nier leur culpabilité dans cette affaire. Alors que manifestement, même si il faut pas préjuger de la chose puisque il y aura une un appel, a priori le dossier est extrêmement lourd et il y a un certain nombre de de preuves qui ont qui ont même été publiées un peu partout qui montrent quand même qu'il y a quelque chose de d'assez d'assez important.

Mais et je crois que finalement le le tournant effectivement comme le disait Alex Bouyaget, c'est que ils sont un peu revenus à cette stratégie antisystème qui était la leure pendant très longtemps alors qu'ils étaient depuis quelques années alors en train de revenir dans de s'installer dans le système. Et là à nouveau dans ce dans ce contexte de martyrisation de de de Marine Le Pen, de condamnation de de la démocratie française he parce que ils y vont très très fort, c'està-dire le l'état de droit est violé, la démocratie n'existe plus en France, ils redeviennent ce cette force antisystème. Est-ce que est-ce qu'à terme c'est ça peut être aussi un un calcul payant dans la mesure où le le noyau dur des électeurs du Rassemblement national est est toujours sensible à cette combativité et à cet effet de de repli sur la sur la la citadelle assiégée d'ailleurs et c'est pas nouveau.

C'était toujours ce qui se passait quand quand Jean-Marie Le Pen était condamné par exemple à l'époque. Donc il y a il y a un changement de stratégie qui est qui est qui est clair et qui a commencé dès le dès le procès en fait. Thba Mulier, c'est important.

Pourquoi c'est important de rappeler finalement la base de de ce dossier ? Et puis peut-être aussi parce que j'ai j'ai beaucoup entendu des des critiques sur le jugement et sur le fait qu'il était pas suffisamment étayé. rappelons ce qui s'est passé et la durée pendant laquelle la la présidente de ce tribunal correctionnel a exposé les raisons pour lesquelles elle condamnait les les cadres du RN à ses peines.

Alors la durée, je je pourrais pas vous dire mais l'ampleur du jugement enfin de la lecture complète n'a pas été faite parce que le jugement fait 152 ou 153 pages. Donc euh c'est important, je crois de rappeler et de de de ne pas se faire abs euh prendre par le cadrage euh que veut imposer euh Marine Le Pen et ses et son entourage euh de focaliser sur la peine d'inéligibilité en fait même pas la peine d'éligibilité, l'exécution provisoire et de desserrer la focale sur le détournement de fonds public parce que en réalité on est sur quelque chose d'assez ancien peu innovant, c'est les multiples législations dans des configurations politiques assez différentes au Parlement, enfin en tout cas à l'Assemblée nationale qui ont consisté et bien à prévoir des dispositifs relatif à la probité des élus ou relatifs à la question de l'exemplarité des gouvernants. C'est même quelque chose qui est plutôt ancien puisque dès l'abolition des privilèges et le code pénal de 1791, on a déjà des premières infractions.

Enfin, en tout cas, c'est la législation révolutionnaire s'intéresse à la question de la probité des élus. Mais donc rappeler que on est sur quelque chose de d'infractionnel mais qui est commis par des personnalités qui sont titulaires d'un mandat et que ce n'est pas exactement la même chose même s'il y a des infractions graves, des crimes notamment particulièrement graves qui peuvent aussi priver de droits civiques pour des personnes qui exercent une activité professionnelle et cetera, mais que là c'est des personnels politiques et qu'on attend d'eux une certaine probité exemplarité. Ce que vous nous dites, c'est que ce n'est pas nouveau, c'est même très ancien dans notre droit de de lier des la question de l'inégibilité à des à des peines qui concerne des élus ou des l'inéligibilité, pas forcément.

Je crois que c'est à partir des années fin des années 80, début des années 90 que la législation est beaucoup plus costaud, on va dire. Mais euh mais la question de la probité des élus et le particularisme euh est quelque chose d'important et la magistrature, enfin en tout cas le juge judiciaire et bien a connu une certaine évolution entre la révolution et jusqu'à la libération. C'est vrai qu'il y avait un phénomène de on on n'attaquait pas en tout cas sur le plan judiciaire mais les les notables et c'est à partir de la libération et des années 70 avec aussi l'effet hein de de d'une du consolidation de l'état de droit d'une école dédiée d'une déontologie assez stricte chez les magistrats et d'une nouvelle génération à partir des années 70 que les magistrats ont commencé et bien à sanctionner les élus locaux et nationaux sur cette question.

Et à ce tire là, je voudrais juste terminer sur ça. Je sais pas si c'est un discours enfin je je crois qu'ils se vautrent pas dans ils ne reviennent pas dans un discours antisystème. Il donne cette impression.

Je crois qu'il se vautre en réalité dans quelque chose qui n'est pas compatible avec euh la perspective un peu plus longue de l'histoire constitutionnelle française, c'est qu'on est un pays d'abolition des privilè enfin marqué par l'abolition des privilèges où l'égalité devant la loi est très importante. Et là vous avez une réaction qui n'est pas antisystème qui est que finalement il y a pas il ne supporte pas que et bien des personnalités qui deviennent ou qui prétendent à être gouvernant mais qui sont dans les appareils de pouvoir et bien pu être puissent être traités de la même façon que tout un chacun. Premier regard vers Bruno Cotè évidemment sur cet électorat du Rassemblement national. pas facile de répondre parce que il est très on est encore c'est encore très chaud mais euh mais comment peut-il à la fois digérer ce jugement et puis peut-être s'insérer ou pas dans cette stratégie antisystème ce retour à une stratégie de de ce style-là ?

À votre avis ? Ben, d'abord, l'électorat du Rassemblement national va continuer d'être marqué par euh les grandes questions qui au fond le cœur des motivations de vote pour le RN depuis de nombreuses années. Le grand triptique, euh l'immigration, le pouvoir d'achat, la sécurité, ça disparaît pas.

Ça va continuer à être les grands marqueurs toujours des électeurs du Rassemblement national. Mais c'est vrai qu'en deuxè en 2è ligne pour les électeurs du Rassemblement national, il y a cette idée qui est une colère très importante contre le système politique, contre le système social, mais aussi contre le système politique. Et c'est vrai que dans cet électorat, l'idée de dire on ne traite pas le Rassemblement national comme les autres formations politiques, on fait tout pour empêcher l'accès du Rassemblement national au pouvoir va sans aucun doute sans aucun doute être un élément qui va qui va prendre l'électo du Rassemblement national.

Il est quand même aussi sur l'idée que le Front républicain de 2024 ne lui a pas permis de gagner les élections législatives. C'est vrai que quand on regarde les voies, ben le Rassemblement national, il est en tête des deux tours des élections législatives en en voie avec un score qui est très important. Donc dans ces franges de l'électorat, bien évidemment, l'électorat du Rassemblement national va sans aucun doute voir s'affirmer se confirmer au fond c'est cette perception d'un système politique qui se qui se barricade pour empêcher le Rassemblement national de venir au pouvoir et bayonner ceux qui veulent porter la parole entre guillemets du du peuple.

Donc ça sans sans aucun doute. Je pense néanmoins que l'électorat du Rassemblement national s'il voyait par exemple la perspective Marine Le Pen disparaître du tableau et s'affirmer la perspective Jordan Bardella, je suis persuadé qu'une grande partie de l'électorat potentiel du Rassemblement national va suivre le mouvement. Alors on y reviendra à la candidature ou à l'hypothèse ou au plan B comme comme Bardella dans dans un instant.

Mais d'abord sur le calendrier judiciaire, on a bien compris la la stratégie de de Marine Le Pen. Elle reste la candidate naturelle pour la présidentielle. Elle réclame une convocation rapide d'une cour d'appel.

Le ministre de la justice lui a répondu à l'Assemblée nationale. Nous avons à constater 10 jours, vous le savez, pour que l'ensemble des personnes qui le voudraient puisse interjetter appel. Cet appel est de droit.

Et je veux rappeler ici comme ministre de la justice que tout citoyen que toute citoyenne doit pouvoir faire valoir son droit au recours à être jugé par une cour d'appel et je souhaite personnellement que si madame Le Pen interjette recour ce ce délai de jugement nouveau à la cour d'appel de Paris puisse être organisé dans un délai le plus raisonnable possible avec l'esprit dans lequel madame Le Pen va interjetter appel. Bon, on n pas vraiment envie d'être à la place des juges de cette de cette cour d'appel. Thiba Milier, ce sera difficile de juger en droit et seulement en droit.

Projetons-nous vers vers ce moment où la pression politique et pas seulement du Rassemblement national peut-être sera à son maximum. Je crois que le tribunal correctionnel par son jugement a montré que la pression politique, même s'il y a un état d'impréparation et de déni manifestement au Front National n'a pas influé plus que ça sur le le jugement. Euh il y aura une pression politique sur la la Cour d'appel de Paris et la formation de jugement, mais euh sur la question de juger en droit et seulement en droit.

Bon, une cour d'appel euh euh comme tout juge en réalité est composé de personnalités qui sont euh traversées par des biais. Et je c'est une vision en fait myifiée ou fantasmée du reprenant Montesc et la bouche de la loi. Mais en réalité la justice n'est pas politique dans le sens où elle ne elle ne produit pas des règles de droit. orienté idéologiquement comme pourrait le faire un parlement et un gouvernement, mais elles appliquent des règles de droit et de fait dans l'application et bien vous avez forcément une part d'interprétation Oui, il y avait une marge d'interprétation sur l'exécution immédiate de le raisonnement peut être discuté d'ailleurs, il doit comme tout il le sera mais vous êtes les biais sont corrigés ont vocation à être corrigé par un corps indépendant impartial des règles de procédure une collégialité le secret délibéré et cetera pour garantir cela l'état de droit a plutôt fonctionné.

On peut discuter l'interprétation mais même au-delà de l'interprétation, moi je pense que cette indépendance là nos politiques feraient bien de s'en inspirer et le cas de Gérald Arrmalin est quand même troublant parce que c'est lui qui dès qu'il y avait eu he cette possibilité qu'elle soit tout de suite rendue inéligible s'était exprimé à l'automne dernier absolument au moment du réquisitoire c'était exprimé pour dire qu'il serait choqué qu'elle puisse être jugée inéligible qu'elle soit retirée de la candidature. Il avait ensuite il y a quelques jours mais il était pas ministre de la justice, il était ancien, il était ancien à l'intérieur. Après quand il est arrivé à la justice là, il a dit il y a quelques jours qu'il regrettait pas les propos qu'il avait tenu.

Alors donc en fait il les a confirmé et là il insiste une troisième fois. On se demande ce qu'il cherche s'il cherche l'approbation d'un électorat qu'il pourrait prendre à son compte s'il était lui-même candidat en 2027. Mais je trouve que ça manque quand même si je peux me permettre un peu de de dignité.

Allez. Mais alors je pense qu'il y en a un qui outrepasse encore plus. Ça c'est François Baou.

Alors je vous interromp tout de suite parce que j'ai prévu j'ai prévu d'en parler un peu plus tard. Donc Bou on y reviendra sur François Baou mais mais peut-être sur le la stratégie là de Marine Le Pen qui parie sur un un appel rapide. Bon on verra hein quand même plus oui il faut quand même du temps.

On est d'accord à quel point la fenêtre de tir elle est étroite à l'expéri elle est elle est bah elle même le dit et son avocat le dit. chemin estro c'estàd qu'en fait il faudrait certains disent que effectivement le le procureur général pourrait parce que c'est lui qui est chargé de d'audiencer enfin de de voilà de de donner une date que ça pourrait se faire à la fin de l'année en décembre ce qui serait déjà très rapide parce qu'il faut savoir que dans le procès du modem UDI la l'appel n'a toujours pas eu lieu alors que le procès en première instance a eu lieu il y a 1 an donc bon mais on peut peut-être prioriser ça au vu du contexte donc ça ça pourrait être possible et Ça veut dire un un un jugement au premier enfin semestre 2026. Mais il faudrait que ce jugement soit naturellement bien plus favorable à Marine Le Pen que le jugement qui a été rendu et qu'il n'y ait pas d'exécution provisoire sur une éventuelle inéliggibilité.

Donc oui, c'est possible euh techniquement parlant puisque je pense qu' il faut qu' il faut qu'elle puisse s'inscrire entre guillemets à l'élection au plus tard 6 semaines avant le premier tour de la présidentielle. Donc c'est c'est vrai que c'est possible et on ne connaît pas encore les dates de cette présidentielle mais si effectivement devrait être autour du mois d'avril mais on n pas les dates toujours été mais s'il y a un jugement en appel favorable alignement des planètes au printemps euh dans un an bon ben Marine Le Pen peut être candidate à la présidentielle est-ce que ça veut dire Jean Garry que il y a pas de plan B comme Bardella il semblerait qu'il y a un plan B malgré tout pour l'instant on le voit on le il est caché il reste caché quo ça je veux et la la cette sorte de conférence de presse déguisée qui a été la réunion de groupe du de groupe parlementaire était destinée à bien montrer qu'il y avait la chef et son et et son adjoint qui a fait une petite introduction avant qu'elle qu'elle exprime véritablement la position du du groupe et que il fasse allégance en fait euh ce qui avait déjà été pressenti la veille parce qu'elle avait bien fermé la porte à une candidature enfin immédiate de de Jordane Bardella. Alors, on va on va écouter justement un extrait de de cette conférence de presse.

En tout cas, il s'adressait au groupe RN à l'Assemblée Jordan Bardeler au côté de Marine Le Pen. Quel est ce pays ? Quelle est cette démocratie où en quelques jours euh on ferme une chaîne de télévision, la première chaîne de télévision de la TNT où l'on empêche celle qui est la leader de l'opposition et la favorite de l'élection présidentielle de concourir au suffrage des Français, où l'on requiert de la prison ferme contre un ancien président de la République et où l'on met à mort sur le plan financier le premier parti de France.

On va revenir sur le fond de ces attaques là, cette phrase où il mélange la suppression, la fin de C8, enfin le réquisitoire contre Nicolas. Il y a des choses à dire là-dessus, mais peut-être sur est-ce qu'il y a un courant probardella Alex Bouagué au sein du qui pour l'instant la joue MZO mais qui en fait Marine Le Pen, elle a toujours écrasé le match et c'est pas une démocratie le rassemblement national. pasé choisit pas les chefs, il y a pas des courants d'émotion voyez c'est c'est l'antip en terme de démocratie démocratie interne et et Marine Le Pen, elle écrase le match depuis le départ et et en fait c'est comme si tout d'un coup on soulève le couvercle et et avec l'option Marine Le Pen qui pourrait partir et bien on va le RN va se confronter effectivement à des courants un peu différents.

On sait que Sébastien Chenu, Bardella, c'est pas du tout sa tasse de thé. Il y en a pas mal qui qui n'ont absolument aucune envie de voir Jordan Bardella prendre le premier le premier plan. Donc ça va sans doute secouer si Marine Le Pen était écarté.

Euh mais vous commencez à le dire tout à l'heure Bruno Cotè au sein des sympathisants rassemblement national il y a une une force bardé là. On peut pas dire le contraire. Incontestablement.

Incontestablement. D'abord, remarquons que Jordan Bardella depuis de nombreux mois fait match nul avec Marine Le Pen en classement de sa popularité. Ils sont tous les deux sur le podium des trois principales personnalités politiques préférées des Françaises et des Français avec Édouard Philippe.

Il a même eu quelques sondages Jordan Bardella où il était où il devançait Marine Le Pen en terme de en terme de de popularité sur l'ensemble de la population. Ils sont tous les deux bien évidemment très fortement soutenus dans l'électorat potentiel du Rassemblement national mais aussi dans de plusieurs franches de l'électorat de de droite. J'attire votre attention sur le fait que aujourd'hui un un sondeur à le sondage l'Institut Haris a déjà publié une intention de vote présidentielle si c'est Jordan Bardé là le candidat plutôt que Marine Le Pen et queles que soient les hypothèses c'est-à-dire Laurent Voquet ou Bruno Rutaillot à droite et avec Édouard Philippe qui qui est candidat et bien Jordan Bardé crédité de 35 à 36 % des intentions de vote.

C'est-à-dire que l'électorat potentiel pour le moment, pour le moment, c'est dans 2 ans, on n'y est pas encore. L'électorat potentiel pour le moment ne voit pas la différence et envie pour le moment de propulser quelqu'un du Rassemblement national très haut dans l'élection présidentielle. Ce qui soulligne que les raisons structurelles du vote pour le Rassemblement national n'ont pas disparu par enchantement hier.

Effectivement et et je reviens sur le la déclaration de Jordan Bardella. Donc on ferme une chaîne de télévision, on empêche la leader de l'opposition favorite à la présidentielle de concourir. On requiert de la prison ferme contre un ancien président de la République.

On met à mort sur le plan financier le premier parti de France. Bon, je suis pas sûr que la le la condamnation financière, le parti a quand même les des des caisses beaucoup plus pleines depuis depuis son score législatif. Mais bref, qu'est-ce que vous retenez de cette attaque vous Thbao Mulier ?

Cette espèce de moi j'allais dire de de allez je vais me lancer de Glooby Bulgar. Voilà, on a la même référence. la même référence. quelque chose qui euh paraît assez classique, l'usage du coup d'état judiciaire, le l'usage de gouvernement des juges, les juges rouges et cetera, enfin des des formulations qui sont assez euh assez euh récurrentes et qui euh bon montre à quel point pour des personnalités, alors il dénonce le système mais pour des personnalités qui revendiquent l'exercice du pouvoir exécutif et a priori législatif avec une majorité absolue.

Et bien comment vous comment vous faites en 2027 si vous êtes élu, si vous détenez le pouvoir et que vous avez tenu un tel discours parce que vous n'avez pas vous n'avez pas les moyens ni par la prérogative de nomination ni par l'outil législatif avec un Conseil constitutionnel et bien de de changer en fait le le les juges comme on peut le voir de manière toute chose égale par ailleurs, assez limitée mais qui touche quand même la Cour suprême états-unienne. Moi ça me ça ça m'étonne ce enfin ça m'étonne pas mais c'est c'est très étonnant de d'être d'attaquer aussi grossièrement et en plus il montre à quel point mais ça c'est le prof de droit qui parle il montre à quel point ils ne savent pas de quoi il parle il mélange démocratie souveraineté populaire enfin c'est vraiment une terminologie utilisée où qui qui va à contresens de leur argumentation notamment la souverainetéoué ouais et qui fait écho à ce qui se passe dans d'autres pays Sophie Marine Le Pen qui bénéficie quand même de nombreux soutiens à l'international. Et ben un soutien Thomas qu'on peut dire assez uniforme, disons un peu raide si je peux me permettre parce que voilà, je cite Donald Trump qui a parlé dans la nuit, dans notre nuit de lundi à mardi.

C'est une grosse affaire, elle a été interdite de se présenter pendant 5 ans et elle est la principale candidate. Cela ressemble à notre pays, cela ressemble beaucoup à notre pays. Voilà, c'est ce qui a été dit du côté des États-Unis.

On ne saura pas si le président des États-Unis invite les partisans du RN à investir le palais Bourbon, mais ça y ressemble. En tout cas, c'est l'odeur. L'ancien président brésilien Jair Bolzonaro, lui-même condamné à une peine d'inéligibilité, souhaite à Marine Le Peneloui de pouvoir surmonter cette persécution avec une conviction.

C'est au peuple de décider. Alors toujours le peuple au-dessus des lois un classique. C'est une cabal en pour Victor Orban, le dirigeantrois qui a lancé depuis chez lui un hashtag un peu insolite je suis marine.

Et puis alors il y a il y a aussi on pourrait dire plus c'est gros plus ça passe. Et ben voilà, c'est le cremelin avec qui a été un des plus rapides à réagir qui a dénoncé une violation des normes démocratiques. En vue de Russie, évidemment, tout est possible.

Puis j'ai hésité à le citer tellement le personnage est démonétisé, mais tout de même le rapport le rappel à l'histoire de Dimitri et Medvedev pardon m'a fait sursauter. L'ancien président et actuel vice-président du conseil de sécurité de la Fédération de Russie n'a pas hésité à lancer sur X. Il semble que comme le 31 mars 1814, on s'en souvient, seuls les causes accruses puissent ramener la liberté en France.

Mais est-ce que Marine Le Pen les attendra ? Vous entendu, à vous de d'analyser. Souvenons-nous que si Marine Le Pen a pris ses distances du Cremelin depuis l'offensive russe de février 2022, elle y avait été reçue par on s'en souvient aussi par Vladimir Poutine le 24 mars 2017, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle de 2017.

Un autre soutien venu d'Italie cette fois absolument avec le vice-premier ministre italien issu de la Lega Matthéo Salvini qui a publié un selfie de son sourire éclatant à côté de celui de Marine Le Pen. Avec ses mots, ceux qui craignent les jugements des électeurs cherchent souvent à se rassurer par celui des tribunaux. Ce sont quelques-uns de ces borgiens de la planète, comme les appelle notre confrère et écrivain Juliano d'ampoli dans son dernier livre publié chez Galimar qui sort dans 2 jours, annoncé comme aussi noir que remarquable l'heure des prédateurs.

Et il dit ceux qui ont l'habitude d'évoluer, ces prédateurs dans un monde sans limite, ceux qui tirent leur force de l'inattendu, de l'instable et du béliqueux. Merci beaucoup Sophie. Euh c'était quand même frappant hier euh de voir que le premier euh soutien international qui a tourné en boucle euh jusqu'à s'il y en ait d'autres, c'était celui du Kremelin.

Jean- Garry, je je C'est quand même un peu embarrassant pour Marine Le Pen. Euh écoutez, ça devrait l'être mais euh le les liens particuliers du RN avec avec la Russie et notamment avec les financiers russes sont pas sont pas une surprise. Dis-moi quels sont tes amis, je te dirai qui tu es.

H très intéressant en fait de voir ce que sont les les les soutiens qui sont tout de suite intervenus parce que on est quand même là en présence d'une crise démocratique qui est générale, une réflexion en tout cas sur la démocratie, sur une usure démocratique dans la plupart des pays et avec des antimodèles. Et les antimodèles, ils sont là. Il y a le modèle poutinien, le modèle urban, euh le modèle de d'un Salvini en Italie et et on voit très bien euh dans quelle mouvance s'inscrit justement le Rassemblement national.

Et dans cette dans cette crise, dans la crise suscitée par ce par le verdict là de de par le jugement de du tribunal correctionnel, on voit très bien que cette attaque et je le répète, cette attaque sur contre l'état de droit, la la démocratie avec des termes d'ailleurs Oui. qui ils sont incapables d'ailleurs de de définir, cet attaque là, elle est symptomatique de quelque chose de très profond. Oui, mais d'ailleurs quand ces démocraties deviennent illibérales, elles s'attaquent notamment au pilier judiciaire, au pouvoir commence toujours par le par le pilier judiciaire et accessoirement par la presse et qui est aussi une des cibles très souvent du Rassemblement national.

Donc on est on est là dans dans quelque chose, je veux dire, qui est qui est alors finalement c'est l'esprit de c'est de de de l'histoire de l'extrême droite protestataire et populiste depuis euh depuis 150 ans. Mais enfin là, on voit bien quand même que les les masques tombent et le problème c'est que ces masques tombent mais par rapport, c'est ce que soulignait tout à l'heure Bruno Côtrèess, par rapport à l'électorat du Rassemblement national, par rapport à ceux qui les suivent, euh finalement ça passe crème. Je veux dire que c'est au fond se retrouve dans dans cette dans ce comportement qui est dangereux, je répète, qui est dangereux pour pour la démocratie, pour notre le pour l'équilibre de de la démocratie en France.

Et d'ailleurs, je reviens vers Bruno Côz parce que vous avez publié et on y avait consacré un débat ici même votre baromètre de la confiance politique qui devrait s'appeler cette année le baromètre de la défiance. Mais il y a il y a aussi la question du rapport des Français à la justice, de leur confiance en cette institution et c'est intéressant Bruno de comparer ce que disent les Français et ce que disent d'autres de nos voisins européens. Oui, la justice en France n'est pas perçue avec un haut degré de confiance.

Dans l'échelle de confiance, elle est autour de 40 à 45 % de confiance. Par exemple la police, on est à 75 % de confiance dans la police. Donc la justice depuis de nombreuses années, elle est perçue comme d'abord compliqué, cher, lointaine, opaque, difficile à comprendre.

On avait d'ailleurs testé il y a 2 ou 3 ans dans notre dans notre enquête aussi l'idée d'une justice perçue comme un peu politisée. C'est vrai qu'une partie de l'opinion disait oui, le problème de la justice c'est aussi qu'elle est qu'elle est politisée. Donc il y a il y a un souci dans le pays sur la confiance politique en règle générale, la confiance institutionnelle et puis la confiance dans la dans la dans dans la dans la justice.

Et de ce point de vue-là, je dirais que sur l'ensemble du spectre de l'option publique, pas seulement au Rassemblement national, ça va pas très fort dans le pays, hein. Vous savez, moi j'ai fait une mesure dans notre enquête sur la confiance, on a 19 indicateurs qui mesurent la confiance dans les institutions, dans le maire, dans la justice, dans la police et cetera. Et donc, j'ai calculé un score, on a quand même la médiane du score, c'est de 13.

Ça veut quand même dire qu'il y a 50 % des personnes que nous avons interrogé qui sur une échelle de 0 à 19 expriment au moins 13 fois qu'ils n'ont pas confiance dans les institutions. C'est assez grave, c'est assez lourd comme résultat. Donc au fond, il faudrait surtout regarder à travers ce qui arrive au Rassemblement national les les causes un peu lointaines de de tout ceci.

C'est pourquoi il y a une partie très importante du pays qui n'a pas confiance dans les institutions, qui qui voit la justice comme ayant rendu une décision très injuste hier. Comment expliquer tout ceci ? Et il y aura sans aucun doute matière à faire quelque chose dans le pays en matière de confiance dans la justice.

H Merci Bruno. Il y a il y a il y a un autre il y a un débat dans le débat d'une certaine façon. On a commencé à l'évoquer tout à l'heure, c'est la question de du Premier ministre.

Euh puisque cette application immédiate de la peine d'inéibilité, euh il a fait savoir qu'il était troublé. François Bairou, le mot ne passe pas pour le premier secrétaire du PS, Olivier Fort. On l'écoute.

Nous faisons face à une offensive inédite de la part de l'extrême droite accompagnée malheureusement par d'autres formations politiques contre l'état de droit et contre l'indépendance des magistrats, des juges. Et ce qui me trouble, c'est le trouble du premier ministre. Il n'est pas acceptable que dans une grande démocratie comme la nôtre, celui qui préside aux destinées du gouvernement soit aussi celui qui mette en doute la loi et ceux qui l'appliquent.

Et alors cette critique, elle a été reprise par Boris Vallot à l'Assemblée. Boris Vallot, le le le chef des députés socialistes et François Baou lui a répondu euh à la François Baou de droit. Toute décision lourde et grave en matière pénale doit être susceptible d'appel.

Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Je considère que il devrait y avoir possibilité. Je considère comme citoyen qu'il devrait y avoir Je suis citoyen.

Je suis citoyen. Je Voilà. Oh, ça va continuer sans être vraiment plus clair en tout cas sur cette réponse.

Alix Bouag, est-ce que pense le citoyen François de ce jugement ? Le Premier ministre Bairou ne devrait pas le dire. Bah oui, il peut pas dire ça.

Il est à l'Assemblée nationale, il est premier ministre, il est pas citoyen. On sait qu'il le pense. On sait qu'il le pense depuis longtemps et on sait pourquoi il le pense.

Problème, c'est qu'il est jugé parti dans cette affaire parce que d'une part lui-même, l'UDI avant lui, le Modem sont en ce moment eux aussi sous le coût de cette même affaire. et il a cette vision de cette élection suprême de de de rencontre entre un homme et une femme qui qui qui place pour la présidentielle qu'il place au-dessus de tout. Et donc il estime que cette immédiateté d'une peine d'inilégibilité et bien elle biaisse complètement le jeu démocratique.

Sauf que je pense que pour les citoyens qui regardent ça, ils se disent "Mais attends, il y a une loi qui a été votée en 2016 après l'affaire CAUSAC sous le coût de l'émotion comme on dit pour dire faut la probité totale donc on fait une loi pour que vraiment ce soit bien encadré et puis là à nouveau sous le coup de l'émotion on se dit bah finalement cette loi elle est quand même compliquée parce que Marine Le Pen pourra pas être candidate donc on va la défaire c'est ce qu'il a dit effectivement il est en train de nous expliquer gentiment que bon la séparation des pouvoirs Bof bof et puis surtout il y a un pouvoir pour les puissants et puis il y a une pouvoir une justice pour les plus faibles. On va continuer d'en débattre mais vous faisiez référence aux autres dossiers. On va en parler tout de suite avec Quentin Calmet puisque au-delà du Rassemblement national Bonsoir Quentin, bienvenue.

D'autres part effectivement sont inquiétés pour la gestion de leurs assistants parlementaires européens. Voilà, on pense à deux parties en particulier. Le modèle et la France insoumise.

Commençons par le modème. Ses représentants ont été jugés à Paris à l'automne 2023. Le tribunal s'est prononcé le 5 février 2024.

Dans cette affaire, ce sont 10 contrats d'assistants parlementaires conclus entre 2005 et 2014 qui ont été jugés problématiques par la justice. Le total des sommes des tournées s'élève pour le modèle le modem à 250000 €. Pour rappel, on le dit hein, le RN, ce sont 46 contrats et 4,4 million d'euros si on veut comparer.

Oui. Et François Bairou, lui, il a été relaxé dans cette affaire. Voilà, François Bairou a été relaxé.

Je cite au bénéfice du doute, il est très probable qu'un cadre et les deux trésorier du parti est agi avec l'autorisation de François Baou et à tout le moins en l'informant de leur agissement, avait estimé le tribunal avant de préciser, qui n'était pas rapporté la preuve de cette autorisation ou de cette information. Mais cinq anciens eurodéputés ont bien été condamnés pour détournement de fond public, tout comme l'ancien trésorier, ancien sénateur Michel Mercier, ainsi et que les deux partis pour complicité. Quelques jours après le jugement, le parquet a fait appel et pas le parti politique hein, c'est important.

Un deuxème procès pour tous les prévenus aura donc lieu mais les dates ne sont pas encore connues. Et puis il y a aussi la France insoumise au cœur d'une information judiciaire. Voilà, elle a été ouverte en novembre 2018, elle serait toujours en cours.

Seuls deux anciens assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon a été entendu et placé en mai 2022 sous le statut de témoin assisté, jamais mis en examen. Je vous confirme qu'aucune mise en examen n'est intervenue dans ce dossier, que l'instruction est à l'arrêt depuis désormais 2 ans. C'est ce qu'a déclaré à l'agence France Press l'avocate de et bien du parti insoumis Jade Doucelin qui affirme qu'il a été qui n'a qu'il a été rapporté la preuve par les assistants parlementaires de leur travail au sein du Parlement européen sur la période visée.

Merci beaucoup Quentin. Thbaier, si on doit comparer les trois dossiers en en quoi celui du Rassemblement national se différencie d'après vous ? euh de ce qu'on on a plus d'éléments euh sur le le cas euh modem et le cas euh le cas euh eren euh mais manifestement à la lecture euh du jugement, c'est le le niveau d'organisation, alors la durée, mais ça ça peut être comparable au modè, mais il y a le niveau de de sophistication et le et de d'implication de de de plusieurs membres, des assistants, des députés européens et de des responsables du parti, son père et et elle ensuite et le le qualificatif de système qui est employé dans le jugement et qui conduit par exemple au regard de de des de du déni en tout cas des négations d'avoir commis une quelconque faute et bien que et bien le le jugement alors je vous je cite pas mot à mot mais caractérise de objectivement et bien un risque de récidive parce que le système est tellement organisé et la défense a consisté à dire que et bien voilà Nous n'avons pas fauté que il y a un risque de de récidive.

C'est aussi ce qui explique l'exécution provisoire à ce niveau-là. Donc le cas est est beaucoup plus important. Ouais.

Alors, on avait remontré hier une archive de Marine Le Pen qui qui était sur notre antenne public sénat débat en partenariat avec Radio classique avec Guillaume Guran et et Périne Tarna où on voyait on entendait on voyait Marine Le Pen dire il faut il faut pour les cas de détournement une inéligibilité perpétuelle totale donc elle allait beaucoup plus loin que ce qui que ce qui existe aujourd'hui. Bruno Cotess, est-ce que ça peut peser sur l'opinion ? au-delà des sympathisants du RN, c'estàdire cette contradiction entre une archive d'il y a une dizaine d'années, 12 ans et et ce qu'elle dit aujourd'hui ou alors pas du tout.

Assez probable. Assez probable parce qu'au fond pour une grande partie à la fois de l'opinion en général mais surtout surtout des électeurs potentiels du Rassemblement national, de ces sympathisants, de toute façon un jugement un petit peu global. Euh le jugement global, c'est que le système euh ne souhaite pas et fera tout ce qu'il pourra pour empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir et euh ne regarde pas vraiment au fond cette potentielle contradiction que vous que vous que vous soulignez.

Je dirais même d'une certaine manière peut-être que Marine Le Pen ou le Rassemblement national, le parti pourrait presque transformer ce qui est en train de se passer comme un argument politique au fond en jouant voire en surjouant la dimension sacrificielle d'une Marine Le Pen qui aurait été obligée pour son combat politique pour surpasser toutes les difficultés et tous les obstacles que le système aurait mis sur sa route. et bien d'une certaine manière obligé de se salir les mains et sans aucun doute que dans l'électorat du Rassemblement national, c'est un c'est un narratif qui a qui a des chances de prendre. Euh l'une des informations de cette fin d'après-midi de mardi, c'est qu'une nouvelle enquête sont nos confrères de l'agence France Press qui nous la prennent.

Une nouvelle enquête a été ouverte après des menaces ayant visé les magistrats du tribunal correctionnel de Paris. Il y en avait déjà eu avant euh au moment de de du réquisitoire. Il y en a il y en a eu de deux nouvelles euh là avec une protection euh voilà policière des juges des rondes de police près des domicile et cetera.

Euh Jean Gary, je je pense qu'il faut rappeler quand même la responsabilité euh des hommes et des femmes politiques dans dans les dans les mots qu'il prononce là euh dans dans depuis quelques heures quoi. La la brutalisation euh de la vie euh publique et de la vie politique qu'on a constaté depuis euh déjà beaucoup d'années euh avec une acmée peut-être un acmé au moment de de la crise des gilets jaunes. cette brutalisation des citoyens vis-à-vis de leurs élus notamment, elle vient d'abord d'une brutalisation verbale des acteurs politiques eux-mêmes.

On a vu ce qui se passait notamment dans l'hémicycle, la faute à ceux qui se sentiront visés et on voit aussi de quelle manière avec une grande hypocrisie, je trouve dans dans les les les heures qui viennent de s'écouler, les moments qui viennent de s'écouler, les en s'en prenant comme ça aux règles de de la démocratie à la République des juges, on on met on désigne des cibles au au aux militants du RN, aux électeurs du RN. Et j'entends moi dans le dans le le comment dire dans à la radio dans dans dans dans j'entends des prises de parole d'une violence extrême qui qui sont libérés par la parole des des acteurs politiques eux-mêmes. Alors vous me direz c'est un peu là aussi pardon c'est l'historien qui qui intervient on est dans la droite ligne de toute la tradition de l'extrême droite nationaliste, protestataire et populiste française et pas simplement les les néofascistes de de l'extrême droite des années 30.

Ça a toujours été comme ça. Mais là, on est dans un moment de de crise et je le répète de de crise démocratique où il faudrait au contraire jouer l'apaisement, jouer la sérénité et c'est exactement le le contraire qui se produit. Sopie dernier mot pour conclure Ouais, juste un tout petit mot là-dessus pour dire que je pense que au-delà de la voix populaire et de celle la voix des hommes politiques, il y a aussi l'organisation d'une influence sur les réseaux sociaux, dans les médias et que cette influence là, elle est organisée, elle est voulu, elle est structurée, elle manipule l'opinion publique et on commence à voir d'où viennent d'où sont venues les premières attaques hier contre la juge Benedict du Pertui qui a lancé ça sur les réseaux.

Quels sont les groupes organisés qui sont à l'origine de ça et qui portent une très très forte responsabilité aussi dans ce déchaînement de violence potentiel. H merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce débat.

Je vais rappeler le titre de votre livre euh Jours heureux quand les Français rêvent ensemble. Jean Garcig, c'est aux éditions Paillot. À très bientôt sur l'antenne de Public Sénat.

Yeah.