5 ans du confinement: notre santé mentale en danger ? Un psychiatre répond
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Chiffre
« il suffit de prendre les différentes enquêtes de santé publique France où on a vu effectivement le niveau de dépression le niveau d'anxiété très élevé pendant des mois des années après les confinements »
- 0:30Chiffre
« la moitié de la population avait un taux significatif une élévation significative de l'anxiété des manifestations d'anxiété de dépression »
- 2:30Chiffre
« avec la crise les idées suicidaires des jeunes ont plus que doublé tout comme les symptômes dépressifs passant de 26 % avant à 41 % en 2023 »
- 7:30Fait
« dans certains pays il y avait ce qu'on appelle la bulle sociale donc cert vous êtes confiné mais vous pouvez déclarer le nom d'une personne que vous aurez le droit de voir autant que vous voudrez »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il suffit de prendre les différentes enquêtes de santé publique France où on a vu effectivement le niveau de dépression le niveau d'anxiété très élevé pendant des mois des années après les confinements parce que quand vous ébranlez les personnes euh elles reviennent pas à la sérénité dans les quelques semaines qui suivent ça laisse des traces durables française français j'ai décidé de renforcer encore les mesures pour réduire nos déplacements et nos contacts au strict nécessaire toute infraction à ces règles sera sanctionnée je me le suis pas seulement dit que c'était au détriment de la santé mentale j'ai alerté la population et les décideurs dès le printemps 2020 et je l'ai répété en permanence au long de tous les confinements c'est la rupture du quotidien qui qui s'est produite c'est-à-dire qu'on avait un monde qui était construit des habitudes qui étaient construites des projets qui étaient qui étaient tracés pour les semaines les mois à venir et puis d'un seul coup tout est tout est tombé à l'eau puisqu'on nous a dit ça s'arrête et vous allez reconstruire un quotidien différent basé sur l'intérieur strict donc dans les jours qui ont suivi j'ai interpellé quelques collègues pour monter une enquête en population générale on a eu 30000 réponses en 2 mois les résultats ils sont très clairs moins avait d'accès à la nature moins il y avait de contacts sociaux plus il avait de consommation de toxiqu moins bonne était la santé mentale des Français et on a vu que plus long était le confinement plus mauvais était la santé mentale des Français la moitié de la population avait un taux significatif une élévation significative de l'anxiété des manifestations d'anxiété de dépression c'était très très très inquiétant pour tout le monde parce qu' était difficile c'est l'isolement le pas ne pas pouvoir se projer dans l'avenir le fait de de crainre d'être victime d'une maladie je vous rappelle qu'au début on connaissait même pas le taux de mortalité du du coronavirus qu'on avait l'impression que c'était extrêmement sévère c'est le fait de pas pouvoir prédire du tout l'avenir c'est une perte de contrôle qui est quand même très très difficile à supporter puis le facteur immédiat pour ce qui était concerné c'est la perte des liens sociaux il suffit de prendre les différentes enquêtes de santé publique France où on a vu effectivement le niveau de dépression le niveau d'aniété très élevé pendant des mois des années après les confinements parce que quand vous ébranlez les personnes elles reviennent pas à la sérénité dans les quelques semaines qui suivent ça laisse des traces durables avec la crise les idées suicidaires des jeunes ont plus que doublé tout comme les symptômes dépressifs passant de 26 % avant à 41 % en 2023 qui a été le plus touché les jeunes justement alors qui a été le plus touché par les confinements et bien les jeunes ça c'est clair parce qu'ils étaient souvent isolés à distance de leur famille sans sans aucun quotidien sans aucune vie quotidienne en dehors de l'université qui était fermée sans leurs amis puisqu'ils étaient à distance et sans leurs parents je connais des étudiants qui onté leurs études à cause de ça ils sont sentis bah dans la capacité d'assumer des études à la maison ils ont pas senti la la motivation nécessaire ils ont arrêté donc certains ils ont été les premières victimes les enfants ils ont été victimes moi je l'ai bien vu hein parce qu'ils ont ils ont ils ont pas eu de scolarité pendant quelques temps ça dépend çaétait très au capacités des instituteurs à rebondir à proposer quelque chose ou à ne pas proposer quelque chose et pour certains enfants ça a été carrément la suspension de la scolarité et se retrouver seul à la maison ça laisse des séqueles ça laisse un lien aux écrans qui est différent ça laisse un lien à l'autre qui est différent pendant les confinements le fait d'être en lien par les réseaux sociaux de faire des SMS de passer par Messenger ou toutes les applications qu'on veut WhatsApp et tout c'était très positif parce que ça maintenait le lien on les gens se sont emprisonnés là-dedans et passent maintenant beaucoup plus de temps sur les écrans qu'auparavant au détriment du reste c'est pas que les écrans ils sont mauvais par nature mais le temps qu'on y consacre c'est du temps qu'on consacre pas autre chose et puis paradoxalement enfin pas paradoxalement euh de manière logique finalement les personnes âgées aussi ont été très touchées surtout les personnes âgées en institution parce que là les mesures ont été très violentes mal perçues par les par les proches un type d'isolement avec impossibilité d'avoir une visite pour des personnes en épade qui qui qui étaient sur le point de mourir enfin c'était très très difficile on leur a donné une fin de vie qui était de très mauvaise qualité il y a pas eu d'adaptation finalement des mesures ça a été adapté que que très très tardivement aurait-on pu faire autrement et ben moi quand j'ai fait le j'ai participé à la vie du au Conseil de la santé publique sur covid-19 et santé mentale j'ai dû m'occuper un petit peu de voir ce qui se faisit dans différents pays donc j'ai regardé par exemple les sites web australiens Canadiens anglais et cetera bah oui c'était beaucoup mieux fait et là la population était informée de ce qui protégeait la santé mentale de qui pouvait s'adresser sil y avait des difficultés et cetera et cetera tout ce qu'on a pas du tout en France alors il y a des gens qui comme moi des professionnels de terrain ont alerté ont dit attention c'est un domaine à prendre en compte c'est important et cetera là on en fait les frais la population en fera les frais mais à la base il y avait rien d'organisé pour dans d'autres pays c'était institutionnalisé c'était organisé par exemple dans certains pays il y avait ce qu'on appelle la bulle sociale donc cert vous êtes confiné mais vous pouvez déclarer le nom d'une personne que vous aurez le droit de voir autant que vous voudrez voyez donc ça ça ça concilie les deux en France on n' pas eu ça c'était le confinement strict pour tous donc c'est encore une fois l'aspect santé mentale qui éta mis de côté y a-t-il eu cependant des bénéfices à ce conf petit à petit la notion de santé mentale est entrée dans la tête des gens de tout le monde y compris des décideurs politiques ça c'est un des bienfaits et ça permet maintenant de se poser la questions de créer une Maison de la santé mentale pour informer toute la population française au début de la crise il y avait aucune conscience de tout ça la santé mentale n'existait pas et même j'étais choqué parce que sur certains plateaux télévision on disait bah il y a des questions sanitaires et puis il y a aussi la psychiatrie les troubles les choses comme ça comme si la psychiatrie faisait pas partie de la médecine comme si c'était une discipline à part vous ditz aussi que vous avez fa beaucoup de le oui ça c'était un projet qui était là auparavant mais le fait d'avoir le la pandémie finalement a accéléré le processus parce qu'on s'est dit il faut aller vers les gens il faut pas les enfermer encore plus à distance de la société il faut les laisser dans leur milieu c'est pas la peine de les couper en les mettant dans un hôpital qui en plus est clisonné donc ça a accéléré le processus de fermeture qui était prévu aaravant en psychiatrie on a trop longtemps mis des gens dans des endroits non non stimulants qui font office d'hébergement alors qu'ils n'en sont pas qui sont censé être des soins et finalement les gens habitent là ets sont coupés de toute toute activité la connaissance de de la santé mentale en tant que domaine de notre santé ça un peu évolué ça c'est un peu démocratisé mais la connaissance de des déterminants de santé mentale reste faible la connaissance des dispositifs de psychiatrie même des professions reste faible et moi il m'arrive toutes les semaines de voir des gens qui savent pas ce que c'est qu'un psychiatre et un psychologue qui ne connaissent pas la différence et qui savent pas à qui s'adresser s'il se sentent moins bien en réalité il faudrait expliquer ce que c'est que la santé mentale comment prendre soin de soi comment prendre soin d'A d'autruie qu'est-ce que c'est qu'un trouble de santé mentale qu'est-ce que c'est qu'un autisme qu'est-ce que c'est qu'une dépression qu'un trouble anxieux qu'une schizophrénie tout ça il faut le mettre dans le programme de l'éducation nationale il suffit de voir le le le le budget des hôpitaux hein dans la tête des de de tout le monde y compris des décideurs hospitaliers c'est plus valorisant de créer de la chirurgie cardiaque robotique queun structure de santé mentale parce que ça paraît un peu du du confort alors qu'en réalité ben il faut faire la même prise de conscience qu'à l'armée à l'armée sont rendu compte pendant la Seconde Guerre mondiale qu'on perdait jusqu'à un/ers des combattants à cause du stress post-traumatique donc l'armée a fait de la psychiatrie de ses disciplines prioritaires ben il faut que la société fasse comme l'armée [Musique]
Emmanuel Macron