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interviewIA1 · 16 avril 2026 30 min

Constance de Pélichy face à Maïky Suplon |L’interview politique du 16 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Il est 8h30. Bonjour Constance de Pelichi. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes député Liot de la 3e circonscription du Loiré et j'aimerais qu'on commence notre entretien par la hausse des prix du carburant avec des prix affolants, taignant parfois les 2,30 € le litre. C'est tout à fait énorme. On n'avait pas connu ça depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. Qu'est-ce qu'on dit concrètement en français madame la députée ce matin ? Parce que les Français là, ils doivent faire quoi ? Ils doivent renoncer à des vacances, à des sorties en famille, à vivre tout simplement. Certains français, ils vont au travail mais ils se disent quoi ? Ils se disent tout simplement que je veux au travail pour de la misère. Parce que quoi ? Parce que je travaille toute la journée comme un

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chien et finalement j'ai rien. Je peux pas vivre, j'ai rien. Qu'est-ce qu'on leur dit ? Comment est-ce que vous l'expliquez ? Oui. Bah effectivement, alors vous parlez euh vous dites certains français ont dû renoncer renonce tout simplement à certains repas qui se posent encore la question d'aller travailler. Euh pour certaines professions, c'est aussi euh excessivement préoccupant. Enfin, je pense par exemple au aux aides soignantes, aux entreprises, aux infirmières libérales. Euh on peut penser aussi à nos pêcheurs, à nos agriculteurs, à nos chauffeurs de taxi dont les les tarifs n'ont pas été revus. Bref, la question du des tarifs et du

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prix de l'essence pour les Français, elle est considérable. Euh et je le vois moi chez moi tous les jours hein, je suis dans une circonscription qui fait 100 km de long. Donc c'est une très grande circonscription. euh beaucoup de communes rurales et où on ne peut se déplacer qu'en voiture avec des temps de trajet qui sont parfois importants en domicile travail. Donc le sujet concerne tous les Français et il concerne aussi beaucoup d'entreprises pour qui le coût de l'énergie est très important dans le modèle économique. Mais madame la députée, concrètement, que faut-il faire pour éviter cela ? Oui. Alors, on attend beaucoup euh du gouvernement d'amener des solutions et je dois dire que je fais partie de ceux

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qui sont sur la sur leur fin. Euh le gouvernement a débloqué 70 millions d'euros pour des mesures très ciblées et je comprends tout à fait le fait que euh après le quoi qu'il en coûte qu'on a pu connaître précédemment, on soit sur des mesures ciblées. Mais là où moi je reste fortement sur ma fin, c'est quand on entend le gouvernement nous dire "Oui, c'est pas sûr que ça dure très longtemps. On peut même penser que ça va pas durer, donc on va pas faire grand-chose." Et ça, je trouve que c'est pas entendable euh pour euh pour euh les Français qui n'arrivent plus à se nourrir, pour les Français qui ne peuvent plus se déplacer, pour les Français qui ne peuvent plus travailler. Donc les mesures, elles doivent être discutées avec les parlementaires et aujourd'hui, on a aucune réunion de

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concertation avec le gouvernement. Elles doivent être discutées avec le monde économique et des échos que j'ai. Il y a pas beaucoup de discussions non plus. Et puis elles doivent être partagées avec un cap clair pour les Français. On a le cap de l'électrification à venir mais il ne répond pas à tous les Français. Il va pouvoir répondre à une partie des Français. Et là-dessus, je pense qu'on a quand même besoin de faire preuve d'un peu plus de pédagogie. Il faut savoir que dans notre pays, le premier responsable de notre balance commerciale déficitaire, c'est le pétrole. C'est je crois 70 milliards d'euros. Enfin, c'est considérable et c'est ce qui nous rend fortement dépendant aux crises géopolitiques.

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À l'inverse, on a la chance d'avoir une énergie pas très chère en France qui est l'électricité produite par nos centrales nucléaires. Et ça c'est une vraie spécificité française mais dont on nutilise pas encore toute l'électricité et je pense qu'on peut aller plus loin sur l'électrification du parc à condition que ce soit réellement accompagné par l'État notamment pour les les ménages les plus modestes et puis en ayant bien en tête que c'est pas quelque chose qui peut s'appliquer à tous les ménages. Tout dépend des distances à faire et et tout dépend du contexte dans lequel on vit. Et voilà ce que nous pouvions dire ce matin de la hausse des prix du carburant avec des prix affolants, atteignant

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parfois les 2,30 € le litre. Madame la députée, j'aimerais qu'on évoque un autre sujet à présent, c'est la libération de Cécile Colaire et Ger Paris qui étaient tous deux retenus en otage en Iran depuis mai 2022. Ils ont été libérés, ils sont enfin de retour en France depuis quelques jours maintenant. Madame la député, j'aurais voulu savoir comment expliquez-vous vous que deux ressortis sans français a pu être détenu 3 ans en Iran. C'est long madame la députée. C'est très long même. Bah c'est c'est pire que long. Euh déjà c'est un immense soulagement euh mais vraiment un immense soulagement de les savoir revenus en France sain et

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sauf. Et euh et j'aimerais euh témoigner à à l'ensemble de nos euh de nos fonctionnaires français euh qu'il fasse partie de la diplomatie et de tous ceux qui ont participé à leur libération. Vraiment les les remercier très sincèrement du travail qu'ils ont fait. 3 ans, c'est considérable. Surtout quand on connaît les conditions d'incarcération qui ont été les leurs, ils ont commencé à en parler, mais c'est enfin c'est c'est juste si dérant la déshumanisation dont ils ont pu faire dont ils ont pu faire l'objet. Euh je je ne peux pas apporter moi d'explication sur pourquoi ils sont restés enfermés

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pendant 3 ans. Euh on sait tous à quel point le régime iranien qui était en place jusque-là était un régime particulièrement violent et meurtrier. Quand on voit ce que les Iraniens, ce que les responsables politiques iraniens ont été capables de faire à leur peuple en des centaines des milliers de morts qui manifestaient pacifiquement. Euh, on ne peut pas être surpris du traitement qu'ils ont réservé à ces deux universitaires qui étaient simplement partis partis en vacances. Pour quelle raison ont-ils été incarcérés ? On n' pas encore tous les tenants et aboutissant, mais je suis certaine que les échanges actuels entre Cécile Colleur et Jacques Paris avec nos services de renseignement et et nos services diplomatiques nous permettront d'y voir plus clair. En attendant, voilà, moi je je voulais témoigner de mon immense soulagement de les savoir revenus chez nous et puis de ma profonde gratitude pour tous ceux qui ont participé à leur libération. Ouais. Mais entre nous, madame la députée, la France est-elle suffisamment armée pour protéger nos ressortissants ? Car franchement, on en a pas du tout l'impression. C'est c'est une excellente question. Euh

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ça dépend où et je pense que parfois euh sortissant ne sont pas toujours euh

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dans certains pays. On voit par exemple des ressortissants français partir dans des pays d'Afrique. Je pense au Burkina Faso par exemple, au Mali ou ailleurs, dans des pays dont on sait que c'est un risque, un risque réel et un risque fort de partir, qu'on peut être pris comme otage assez rapidement. Euh il y a il y a quand même une un besoin d'ouvrir les consciences des Français que euh il y a des endroits dans le monde qui sont dangereux et où nous en tant que français, on peut représenter une certaine valeur euh soit d'un point de vue diplomatique euh pour permettre au pays de chercher à négocier des relations diplomatiques et à rentrer

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dans un rapport de force avec notre pays. mais aussi pour d'autres et notamment pour des factions terroristes de pouvoir représenter une monnaie d'échange et en particulier dans le cadre de demande de rançon. Et je pense qu'on a besoin d'être mieux informé, de faire preuve de plus de pédagogie vis-à-vis des Français sur les risques que parfois ils prennent en partant à l'étranger dans des pays dont on sait qu'on peut directement être pris pour cible. Ensuite, est-ce que la France a suffisamment de moyens aujourd'hui euh dans des situations telles qu'on a pu les connaître en Iran ? Et bien, tout est question de relation diplomatique et parfois ce sont des questions de rapport de force. On voit qu'avec l'Irance, on a fini par obtenir

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gain de cause. On n'est pas sur les le premier cas de Français hein qui ont été incarcérés en Iran. Malheureusement, il y en a eu d'autres avant et pendant et on voit qu'à chaque fois les discussions étaient quand même extrêmement compliquées avec ce pays pour pouvoir délivrer ces citoyens français qui étaient pris en otage par le régime iranien en l'occurrence. C'est noté madame la députée. On a bien entendu votre point de vue sur ce sujet. Alors, toujours à l'étranger, après 16 ans au pouvoir, le premier ministre hongrois Victor Orban a été battu lors des dernières élections législative, c'était ce weekend face à son adversaire Peter Mcar qui a obtenu une majorité suffisante pour pouvoir gouverner la

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Hongrie. Alors, une défaite d'Orbane qui marque officiellement la fin d'un régime considéré comme illibéral, qu'en pensez-vous ? Et bien, pour moi, c'est déjà avant tout. un message d'espoir. Victor Orban a clairement muselé sa presse, a mis à sa botte tous les organes médiatiques de son pays, a tenu sa justice et c'est pas neutre. Euh c'est quand même l'un des éléments fondamentaux d'une démocratie lorsque la justice est indépendante. Elle ne l'était plus systématiquement en Hongrie. C'est accaparé pour lui et ses amis les

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deux tiers des richesses du pays. Et malgré tout, malgré cette méga puissance dont il s'est doté, il a perdu. Je trouve que c'est très intéressant de voir que face à un régime à la dérive clairement autoritaire, les citoyens sont encore capables d'avoir un sursaut et de dire stop, de dire non. Et de ce point de vue-là, je trouve que le message envoyé par les élections en Hongrie est un vrai message d'espoir quand on voit à quel point la démocratie peut reculer dans de beaucoup de pays occidentaux, les États-Unis en en premier lieu.

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Ensuite, à mon sens, euh c'est un message également extrêmement fort s'agissant de l'Union européenne. Je vais être très clair avec vous. L'Union européenne, c'est avant tout et en premier lieu ce que les États-membres ont décidé de faire ensemble. L'Union européenne, elle se décide pas uniquement à Bruxelles dans les lubis d'une certaine Commission européenne ou je ne sais pas qui. Non, l'Union européenne, c'est avant tout ce que l'ensemble de ces Étatsmembres, les 27 États-membres de l'Union européenne et donc les 27 chefs d'État et chefs de gouvernement de ces pays ont choisi de faire ensemble.

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Ces dernières années, l'un des défis majeurs de l'Union européenne a été de réorienter sa politique étrangère face à l'ingérence russe et face à l'offensive russe en en Ukraine. Or, on sait que Victor Orban était l'un des soutiens de Vladimir Poutine et qu'il a bloqué et mis son vétoées par l'Union européenne, en particulier le fait de venir en aide à l'Ukraine. Et bien la victoire de Magare qui est officiellement pro européen et pour moi un un nouveau souffle attendu pour l'Union européenne et la capacité pour les 27 à aller construire une autre stratégie de défense et une autre

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stratégie en terme d'affaires étrangères, une autre stratégie diplomatique que celle dans laquelle nous étions aujourd'hui. Et on voit à quel point c'est essentiel. L'Union européenne, le continent européen est aujourd'hui au cœur des prédations non seulement géopolitiques, mais aussi économique du reste du monde. Nous sommes un marché de consommateur extrêmement fort qui amène des gros leviers de croissance pour les pays étrangers et où en même temps on voudrait remplacer toutes nos industries. Je pense à l'industrie automobile et la Chine par exemple, mais aussi au rapport de force terrible entre Donald Trump et l'Union européenne. Le fait d'avoir aujourd'hui un un chef

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d'état hongrois qui souhaite faire avancer l'Union européenne devra faciliter à mon sens la prise de décision forte au sein du vieux continent. Et de ce point de vue-là, je trouve que c'est également très encourageant. Donc d'un côté la lutte contre les populismes et le fait qu'il n'y a pas de fatalité même quand un chef d'état musel s'appresse et et vraiment ça c'est important mais aussi le fait que c'est ça ça porte un vrai message d'espoir euh pour l'Union européenne. Oui mais madame la députée après 16 ans pouvoir est-ce que cette défaite de Victor Urban, le premier ministre hongrois peut avoir des répercussions sur le débat politique français probablement. Et on voit déjà le

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Rassemblement national essayer de s'adapter à cette nouvelle donne. Et d'ailleurs, on voit que les les gouvernements d'extrême droite en Europe, après avoir eu fortement le vent poupe ces dernières années, se retrouve quand même un peu plus en difficulté. Aujourd'hui, il y a la défaite de Victor Orban ce weekend, mais il y a aussi les reversorgia Méloni dans son propre pays. Euh, elle avait proposé ce qu'elle appelait une ambitieuse réforme de la justice où en fait elle proposait malgré tout de mettre la justice en partie à la botte du pouvoir politique. Et bien, ce référendum, elle l'a perdu et c'est un revers politique pour elle aussi. Et on voit là que pour le

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Rassemblement national, la perte de Victor Orban, Victor Orban, c'était l'homme qui ne cessait de complimenter Marine Le Pen, ne cessait de la pousser lorsqu'il est venu notamment il n'y a pas si longtemps en France à côté de Montargie dans mon département pour le le rassemblement de l'extrême droite européenne. Il avait fortement mis en avant Marine Le Pen. Ils s'étaient tous les deux affichés comme étant un binôme fort de la politique européenne. Forcément que de ce point de vue-là, sa défaite est un coup dur pour le Rassemblement national parce que ils perdent un allié

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qui jusque-là leur semblait être un allié crédible, leur donnant du crédit et et peut-être un peu plus de poids politique sur la scène internationale. Toute autre chose, Constance de Pichi, en plus de votre rôle de député à l'Assemblée nationale, vous êtes présidente d'une mission d'information sur la baisse de la natalité en France. Votre objectif, c'est de comprendre pourquoi les Français font de moins en moins de bébés et ainsi de proposer des solutions. J'en ai noté quelques-unes d'entre elles, comme une allocation universelle de 250 € par mois dès le premier enfant, mais aussi une réforme sur le congé parental. Madame la député, comment est-ce qu'on explique qu'en 2025, ce sont 645000 nouveaux nés qui

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ont vu le jour soit près de 2,1 % de moins qu'en 2024 et qu'en février dernier, ce sont 48268 personnes qui ont vu le jour, soit près de 1000 bébés de moins que l'année précédente. Alors, cette mission d'information, on l'a conduite euh de de juillet 2025 jusqu'à février 2026. Et à ce titre, on a rencontré énormément de chercheurs, des on a rencontré des sociologues, on a rencontré des philosophes, on a rencontré des médecins, des statisticiens, on s'est comparé aussi avec ce qui peut se faire à l'étranger un petit peu.

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Et déjà pour reposer le contexte, euh on a perdu 25 % de naissance en 15 ans. C'est-à-dire que en 2011, alors 2011 c'était en plus une année record, on était à plus de deux enfants par femme. En 2011, on avait 828000 naissances et là on tombe à 645000. pire pour la première fois en 2025, le nombre de cercueils a dépassé le nombre de coupf, c'est-à-dire qu'on a on a enregistré plus de décès que de naissance et c'est la première fois depuis la la seconde guerre mondiale. Donc on a un contexte où vraiment on voit un déclin pendant 15 ans euh qui est qui est continu et c'est comme si on

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le découvrait maintenant. Alors, il y a plein de réponses qui peuvent expliquer le fait qu'on fait moins de bébés aujourd'hui. Ce que ce sur quoi je veux d'abord insister, c'est qu'au cours de ces 20 dernières années, l'envie de faire des enfants en France n'a pas changé. On est passé de 2,36 à 2,3 enfants par femme en terme de désir. On a toujours une projection de famille à plusieurs enfants dans la famille idéale. Donc on a envie de faire des enfants. Par contre, on en fait beaucoup moins. On est passé de deux enfants à 1,5 enfants par femme. Et pourquoi on en fait moins ? Et bien, on en fait moins parce que on n pas confiance.

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Le monde dans lequel on vit est franchement pas tous les jours facile, mais surtout bah on a une éion du pouvoir d'achat, des freins matériels et financiers qui sont devenus plus lourds pour les familles. En premier lieu, le logement, il est devenu très compliqué de se loger. La superficie des logements pour les couples d'aujourd'hui s'est réduite de 30 %. Pour se rendre compte de ce que ça fait une réduction de 30 %, si vous logiez dans un appartement de 50 m², et ben vous en enlevez 18. Ça veut dire en gros vous n'avez plus de chambre. Et si vous n'avez plus de chambre, vous ne faites plus d'enfants. C'est c'est aussi mécanique que ça. Ensuite, on se rend compte que les femmes qui gagnent entre 1000 et 2000 € par mois sont

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celles qui font le moins d'enfants. Ça veut juste dire qu'en fait entre 1000 et 2000 € par mois, le fait de faire un enfant vous coûte tellement cher que vous ne le faites plus. Vous n'avez plus vous n'êtes plus en capacité de subvenir aux besoins de votre famille. vous ne pouvez pas avoir suffisamment confiance dans votre capacité à subvenir aux besoins de votre famille pour faire un enfant. Et donc sur ces freins matériels, on a effectivement un certain nombre de propositions sur une allocation universelle qui viendrait fusionner un ensemble d'allocations qui existent. Moi, je porte aussi fortement une mesure de Exactement. Euh moi je porte fortement une mesure de près à ta zéro pour les

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jeunes foyers entre la déclaration de grossesse et les 5 ans de l'enfant parce qu'en fait on se rend compte que les locataires font beaucoup moins d'enfants que les propriétaires. Les français, ils ont besoin de construire leur foyer dans tous les sens du terme et donc d'acheter une maison et de faire des enfants, c'est quelque chose qui va ensemble. Sauf que comme notre génération devient beaucoup moins propriétaire parce qu'elle en a moins les moyens, il faut l'aider. D'où l'idée de faire un préatau zéro pour leur permettre voilà de s'inscrire dans la durée et de pouvoir construire leur foyer. Ça c'est une mesure que je porte. Ensuite, on voit que la politique familiale, elle manque de clarté, de lisibilité et de stabilité. Et c'est ce qui nous amène à porter des mesures sur

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un congé universel et plus long. Aujourd'hui, vous avez cinq congés au moment de l'arrivée de l'enfant. 5, c'est énorme. Tous avec des modes de d'indemnisation, de euh de délai de prévenance différents. Certains c'est pour le ma père, d'autres pour la mère, d'autres pour les deux. Certains facultatifs, d'autres obligatoires. Enfin, on s'y retrouve pas en fait, c'est trop compliqué. Et donc moi, je voudrais qu'on fusionne l'ensemble de ces congés en un seul grand congé avec une période obligatoire et le reste en facultatif divisable entre le père et la mère qui soit très bien indemnisé parce que les parents ont besoin de rester auprès de leur enfant et l'enfant a besoin de rester auprès de ses parents pour pouvoir bien grandir par la suite. Et et puis toutes ces mesures là, j'ai à cœur

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qu'on les discute avec le monde de l'entreprise parce que l'un des enjeux qui est beaucoup revenu aussi, c'est la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Comment on reprend son activité professionnelle quand on rentre de congé maternité, par exemple ? Pourquoi les femmes sont toujours autant pénalisées à l'arrivée d'un enfant ? Pourquoi leur carrière décroche à ce moment-là ? Et ça, ce sont des sujets dont il faut discuter avec les entreprises. Dans les pays où l'égalité homme-femme est la plus faible, notamment au niveau du travail, et bien ce sont ceux où la le taux de natalité décroche le plus. C'est le cas de la Corée par exemple, c'est le cas de l'Italie, c'est le cas de l'Espagne où le jour où une femme devient mère, il faut qu'elle s'occupe

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de son enfant et elle peut elle est obligée de sacrifier sa carrière professionnelle. Et bien dans ces cas-là, les femmes d'aujourd'hui ne veulent plus sacrifier leur carrière et donc elles ne font plus d'enfants. Donc c'est vraiment un enjeu fondamental de permettre aux femmes de pouvoir poursuivre leur évolution professionnelle et d'en discuter avec les entreprises pour leur permettre de poursuivre cette évolution. Allez madame la députée Constance de Péich est déjà l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux questions dans votre circonscription. Je vais vous poser trois questions. Tout d'abord, la première, quel est votre rôle de député au sein de l'Assemblée nationale ? Alors, le rôle que j'ai, bah c'est celui

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d'un député normal. Bon, notre rôle c'est c'est de faire la loi. Moi, je me suis particulièrement investi dans deux champs euh de sujet de thématique euh les questions natalité, droit des femmes dont on a pu parler à l'instant, mais aussi et c'est ce qui me raccroche un peu à mon passé de mer, les questions alors c'est un terme un peu pompeux mais les questions d'aménagement du territoire. Comment on fabrique la ville dans les communes et dans les territoires ? comment on travaille les transports, les constructions de maisons, de logement et cetera. Donc c'est c'est une thématique sur laquelle je m'investis beaucoup, je dépose des amendements, je travaille des textes

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avec le gouvernement et le Sénat pour essayer de trouver des solutions. Je pense par exemple aux fameuses mesures du zéro artificialisation net. C'est un terme un peu barbare pour parler du gaspillage foncier, de la consommation foncière que nous faisons tous les ans pour construire de nouveaux espaces. Donc ça sont des thématiques sur lesquelles je m'implique énormément. Et puis bah quand on n'est pas à Paris, quand on est en circonscription, le rôle du député c'est d'être présent pour ses habitants, présent pour ses entreprises, pour ses agriculteurs. Donc ben je vais à leur rencontre, je prends le pou, j'essaie de comprendre quelles sont leurs problématiques et ces rencontres là me permettent de nourrir

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mon travail à Paris et les amendements que je vais pouvoir défendre et déposer. Et puis c'est aussi d'aller accompagner les gens dans leur tracas du quotidien. On a par exemple des gens dont les dossiers de retraite sont bloqué et qui se retrouvent dans des situations épouvantables parce que le jour où ils ont arrêté de travailler, bah leur retraite s'est pas débloquée. Puis ça fait 6 mois, un an qu'il touche 0 € même pas le RSA. Donc ces gens-là, il faut qu'on les aide. Beaucoup de personnes aussi qui traversent des problèmes de handicap. Et ben en France quand on est une personne handicapée, c'est vraiment la double peine. Non seulement il faut vivre avec son handicap, mais en plus vous avez des bâtons dans les roues en permanence de la part de

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l'administration et on passe beaucoup de temps en tant que député et avec nos équipes à essayer de les accompagner dans leur démarche et et à ouvrir les portes qui se sont refermées au fur et à mesure de leur parcours. Constance de Pichi, vous êtes député en scène maire également et dans une circonscription très rurale comme la vôtre, j'aurais voulu savoir comment est-ce que vous expliquez vous les difficultés d'accès au service public, je pense à la santé ou bien encore au transport. Alors moi je je suis effectivement dans une circonscription très rurale, très dépendante à la voiture. Chez moi, la plus grosse commune, elle compte 12000 habitants. La plupart des communes

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comptent moins de 2000 habitants. et on est dans une partie très enclavée du département he pour une grosse partie de ma circonscription dans un des départements qui compte la plus faible démographie médicale de France. Donc l'accès l'accès aux soins chez nous, il est effectivement très compliqué. Je pense qu'il est lié au fait d'une part qu'on a toute une génération qui est partie à la retraite et qui du fait des numérus clausus a pas forcément été bien remplacé. le système de santé, on a mis du temps à se rendre compte qu'il fallait peut-être conformer un peu plus de médecins. Ensuite, euh bah comme je suis sur un territoire enclavé où il y a pas forcément de très grosses villes autour,

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on a du mal à attirer les CSP plus, les médecins par exemple, mais même les profils d'ingénieur et cetera. Et donc bah forcément on vient paupériser un peu plus l'espace quand on n'arrive pas à capter des médecins. C'est le cas de l'hôpital de Gien par exemple où on a vraiment du mal à attirer des populations de médecin et puis bah comme pour le reste de la France avec la numérisation des usages, on a fermé beaucoup de services et donc aujourd'hui on essaie de les faire revenir par l'intermédiaire de maison de service au public itinérantes. Euh donc on a des bus qui viennent dans les communes tous les

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jours. et mairie aussi assume de plus en plus de fonctions. Elles accompagnent leurs citoyens dans leur démarche administrative, dans l'ouverture de leur droits quand ils ont du mal à faire aboutir un dossier. Puis les mairies s'investissent énormément pour faire venir des médecins, ouvrir des maisons de santé et répondre aux besoins de service public de leur de leurs concitoyens. Mais Constance de Pich, si on doit dresser un bilan de votre mandat de député depuis votre arrivée en 2024, quelle serait-elle ? alors en tout cas ce qui a changé euh c'est le fonctionnement à l'Assemblée nationale qui fait que bah sans majorité avec

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trois blocs complètement opposés il est devenu excessivement compliqué de faire la loi on s'en rend bien compte et d'avoir un cap politique pour la France on voit qu'on on est au bout de nos institutions, du fonctionnement de nos institutions. on est peut-être au bout d'un cycle institutionnel et qu'il à mon sens il va vraiment falloir repenser nos équilibres de pouvoir entre le président de la République, le gouvernement, les députés pour que tout cela fonctionne mieux tout en étant profondément démocratique. Ça va être un vrai challenge pour l'équipe qui

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arrivera en 2027 de retrouver un équilibre institutionnel pour que notre pays retrouve une trajectoire et j'espère un apaisement des tensions politiques qu'on a pu connaître ces ces dernières années. Ça c'est vraiment, je pense que ce qui a changé depuis 2024, c'est cette situation de crise politique permanente dans laquelle dans laquelle on se trouve aujourd'hui. C'est indiscutable. Merci. Merci beaucoup Constance de Péichi d'avoir été avec nous ce matin. Je vous remercie infiniment de nous avoir suivi. Je vous souhaite une excellente journée, un très bon weekend ensoleillé et quant à nous, on se

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retrouve très bientôt sur Rien pour de nouvelles interviews tout aussi cach et sans concession. M.