Michel Barnier : "Israël a le droit à la légitime défense"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Israël a le droit à la légitime défense face à l'Iran ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Doivent-ils s'abstenir ou s'engager ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Doit-on éliminer le guide suprême iranien ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Changer le régime en Iran par la force serait une erreur stratégique ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Conclave des retraites : accord possible ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La gestion du régime général aux partenaires sociaux est une bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Michel BarnierFait
« Le changement de régime, il doit d'abord venir du peuple iranien. »
- 5:00Michel BarnierFait
« Il faut pas revenir sur l'âge de la retraite ne serait pas responsable. »
- 17:00Michel BarnierFait
« L'Europe doit respecter les peuples. De Gaulle disait il faut pas que l'Europe broie les peuples comme une purée de marron. »
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[Musique] Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Michel Barnier, ancien premier ministre qui publie chez Calman Lévi ce que j'ai appris de vous chronique pour demain. Nous allons Bonjour Michel Barnier.
Nous allons évidemment parler de votre livre, ouvrir votre livre qui est passionnant parce que vous êtes parti à la rencontre des Français, vous avez retenu ce que vous ont dit les Français. vous le traduisez et vous l'expliquez et et vous nous racontez finalement votre parcours politique à travers ces rencontres avec les Français et vous faites des suggestions. On y reviendra mais je voudrais d'abord commencer avec l'actualité.
La guerre Israël Iran Michel Barnier, les États-Unis hésitent à entrer en guerre. Doivent-ils s'abstenir ? Doivent-ils s'abstenir doivent-ils s'engager ?
Hein ? ou doent-ils s'engager euh monsieur Trump a nous a habitué à des positions, à des sentiments qui changent, hein. Hm.
Je me souviens d'ailleurs de sa campagne électorale qui n'est pas si lointaine en promettant que plus aucun soldat américain ne serait engagé sur des fronts, surtout des fronts lointains. Donc je peux pas dire quelle sera sa décision. Je pense que l'influence américaine est très considérable.
Elle est très névralgique dans cette région depuis longtemps et qu'elle doit être utilisée pour ramener la paix, arrêter la guerre partout et encourager tous les protagonistes à se mettre autour d'une table et y compris d'ailleurs l'Union européenne le moment venu. Mais Michel Barnier de son côté Benjamin Netanou n'exclut pas de tuer le guide suprême iranien Ali Raméi. Doit-on doit-il aller jusque là ?
Je complète ma question avec ce qu'a dit Emmanuel Macron. Vouloir changer le régime en Iran par la force serait une erreur stratégique. Vous êtes d'accord ou pas ? personne ne sera mécontent euh ou tout le monde sera heureux si le régime iranien change.
C'est un régime théocratique, c'est un régime autoritaire, c'est une dictature qui euh oppresse les femmes en particulier et pas seulement les femmes et qui sont d'ailleurs en pointe d'un combat très courageux pour beaucoup d'entre elles au risque de leur vie. Euh personne ne se plaindra que ce régime tombe. Est-ce qu'on le fait tomber par des interventions extérieures ?
On a quelques exemples qui prouvent que ça marche pas toujours. La Libye ou l'Irak sont là et peut-être même d'une certaine manière l'Afghanistan un contetemps. Donc il faut faire attention à plaquer un changement de régime par la force ou une intervention militaire extérieure.
Le changement de régime, il doit d'abord venir du peuple iranien. On en est pas loin. On en est pas loin.
Mais c'est d'abord cela qui compte. Voilà pourquoi je pense que Oui. Vous êtes prudent.
Vous êtes prudent. n pas partisan partisan de bah desutions définitives. Je vais ajouter Brona en Iran les choses sont complexes et pas seulement quelques personnalités fut-elle le guide suprême qui compte on peut les éliminer d'ailleurs certains ont été éliminés par les services israéliens depuis quelques jours.
C'est très complexe. Il y a des services, il y a des une organisation militaire, il y a un système autocratique et et autoritaire extrêmement puissant et donc ça ne suffira pas d'éliminer quelques personalités. Une erreur stratégique rejoignez Emmanuel Macron.
J'ai pas à rejoindre Emmanuel Macron à ne pas le rejoindre. D'accord. Mais j'oublie Emmanuel Macron.
Est-ce que ce serait une erreur stratégique ? Je vous ai dit ma position. Ma position c'est que pour changer un régime, il faut mieux compter sur le peuple du pays concerné, même si elle doit être aidée ou accompagnée ou soutenu.
C'est pas des bombes et c'est pas des interventions militaires qui changent les régimes de manière durable. Conclave des retraites, s'il y a accord, excusez-moi de de terminer là-dessus, notre solidarité avec Israël qui a le droit à la légitime défense comme c'était le cas après le 7 octobre et les attentats terroristes du Hamas contre la menace iranienne qui était extrêmement claire. J'ai moi-même participé comme mise affaires étrangères il y a quelques années au première négociation sur l'accord iranien pour empêcher l'Irak ou l'Iran ou pour conduire l'Iran à ne pas avoir la la bombe atomique mais ça reste une question de sécurité et on peut comprendre la position israélienne.
Alors Israël fait le seul boulot pour nous fait je vous dis ça parce que c'est Frederich Mertz qui a dit cela. Oui, oui, je sais bien et je je connais bien le chancelier alband qui dit quelque chose que tout le monde pense. En tout cas, Israël fait ce qu'il faut pour sa propre sécurité et nous sommes nous européens et nous Français sur une idée extrêmement claire.
Euh la sécurité et l'intégrité du territoire israélien n'est pas négociable. Conclape des retraites euh question d'actu. Euh on se retrouve le 23 si j'ai bien compris, syndicat euh patronau et syndicat de euh salariés.
Euh parmi les mesures, il y a juste une question que je voulais vous poser et ce matin, je recevais le président de la CFTC qui me disait qui me disait que tout le monde était d'accord pour confier la gestion du régime général aux partenaires sociaux. C'est une bonne idée cela. Moi je pense en effet et j'ai parlé avec le président de la CFTC et d'autres syndicats avec lesquels je continue d'avoir des contacts depuis que j'ai quitté Matignon que que notre pays se porterait mieux si on fait davantage confiance aux partenaires sociaux.
Vous le dites, je le dis, je le dis. Je donne un coup de chapeau au syndicat, je bien ceux que j'ai connu en savoir dans des conditions parfois difficiles où l'industrie était en cause. Désindustrialiser notre pays est une grande faute euh et au niveau national et quand je suis arrivé à Matignon, on m'a encouragé du côté du côté du président de la République à à publier tout de suite le décret, le fameux décret qui était prêt sur l'assurance chômage.
Et j'ai dit non, pourquoi vous l'avez pas publié avant moi ? Vous l'avez pas publié, je vais pas le publier. Je vais réouvrir ce sujet de l'assurance chômage dans le cadre du dialogue social et nous avons bien fait avec la ministre du travail Astrid Pancian pour encourager les syndicats qui ont trouvé une solution et la même chose sur tous les sujets qui entourent la question des retraites.
Il faut pas revenir sur l'âge de la retraite ne serait pas responsable. En revanche, il y a des tas de catégories de Français qui doivent partir plus tôt et dans de meilleures conditions. Les carrières longues, les femmes qui ont des enfants, la pénibilité qui est extrêmement importante.
Tout ça sont des sujets qu'il fallait le premier ministre a bien fait de les remettre dans le dialogue social. Bien. Euh nous sommes le 18 juin, il y a 85 ans.
Le 18 juin, vous êtes gauliste. Peut-être le plus gauliste de tous les membres LR. Peut-être peut-être hein.
Non mais dans votre attitude, dans votre comportement, dans votre vie politique, il y a beaucoup de gaulistes. Dans votre fidélité. Non mais dans votre fidélité à De Gaulle.
Bien sûr, ça reste ma principale fierté de m'être engagé quand j'avais 14 ans. Euh De Gaul était prés pour ceux qui nous écoutent peut-être un temps euh absolument improbable mais je garde Jean-Jacques Bourdin la même capacité de m'indigner, de m'enthousiasmer et s'agissant de Gaulle, ça a été la raison de mon engagement parce que c'était le contraire d'un politicien. Est-ce qu'aujourd'hui dans cette France que nous aimons tous, l'extrémisme peut détruire notre pays ?
Je vous dis ça parce que vous citez, vous rappelez ce que disait Jacques Chirac. Évidemment, l'extréménise est un poison, il divise, il pervertit, il détruit. Est-ce qu'aujourd'hui la France peut-être détruite par l'extrémisme ?
L'extrémisme de gauche ou l'extrémisme de droite, c'està-dire la la capacité de se parler parfois la violence. regarder la violence qui sur les réseaux sociaux et pas seulement à l'é nationale. L'agressivité avec les laquelle les gens se parlent, ça devient insupportable.
Donc toutes ces formes d'extrémisme et toutes les les mauvaises idées que l'extrémisme porte, le racisme, l'antisémitisme, l'intolérance, ce sont des des poisons pour la République et pour l'unité du pays. Un mot sur la politique. Est-il possible en politique de dire ce qu'on pense comme le faisait si bien votre maire ?
Michel Barnier ? m'encourager ma mère qui est là-haut quelque part et d'ailleurs l'une des raisons du combat que j'ai engagé pour pour aider toutes les familles touchées par la maladie mentale puisque c'était son combat pendant 35 ans et donc c'est en pensant à elle que j'ai comme premier ministre décrété que la la lutte contre les maladies mentales l'accompagnement des familles touchées par la maladie mentale devait être une cause nationale et pas seulement une cause de communication mais le gouvernement actuel Yanque Nederoder notamment vient de s'engager fortement sur cette question. Oui, oui, le le je pense qu'il faut dire ce qu'on pense.
Peut-être qu'on peut pas on n'est pas obligé de dire tout ce qu'on pense mais ne jamais dire le contraire de de la vérité. Jamais dire le contraire de ce qu'on pensait et ma mère m'a dit un jour tu ne m'empêcheras jamais je raconte cette histoire dans tu m'empêcheras jamais de de dire ce que je pense. Elle a ajouté une autre chose qui est importante.
Ne sois jamais sectaire. Elle avait pas tout à fait les mêmes idées que moi. C'est une chrétienne sociale très engagée plutôt à gauche.
Ne soit jamais sectaire parce que le sectarisme est une preuve de faiblesse. Quand on est sectaire, c'est qu'on n'est pas sûr de ses idées. Tu dois être sûr de tes idées.
Voilà. Donc j'ai essayé de suivre ce conseil. Le 5 septembre 2024 au matin, c'est un jeudi, Emmanuel Macron vous dit "J'ai décidé de te nommer premier ministre." Oui. 3 mois, un peu plus de 3 mois à Matignan.
Que regrettez-vous ? Quel est votre principal regret ? Mon regret, c'est de pas avoir eu le temps nécessaire pour agir.
Parce que dans le temps où nous sommes, quand on regarde l'état de notre pays, les fractures qui qui la traverse, les intolérances, on en a parlé, la colère, l'injustice aussi qui existe sur le terrain, sentiment, pas seulement de sentiment, la réalité de l'injustice sociale ou fiscale. Et en même temps, Jean-Jacques Bourdin, les les formidables énergies positives qui traversent ce pays. Hier, j'étais au salon du Bourget.
J'ai rencontré des dizaines de chefs d'entreprises, de petites entreprises, 15 ou 20 qui sont dans les territoires ruraux, dans le chair ou ailleurs qui qui se qui se battent, qui réussissent, qui créent des emplois y compris en milieu rural. Donc notre pays est plein d'énergie positive et il faut les rassembler, il faut les libérer, il faut les freiner, il faut arrêter de matraquer les gens sur le plan fiscal. J'entendais tout à l'heure votre reportage sur le jeune Nicolas euh qui qui en aura le bol.
On on doit comprendre tout toutes ces colères là et en même temps on doit voir les formidables énergies qui sont contenues et qui sont prêtes à se libérer. Donc je il faut du temps, il faut du courage, il faut que vous avez manqué de temps. J'ai eu parce que l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui depuis la dissolution donne pas de temps à c'est une assemblée où il y a pas de il y a pas de majorité.
Le Parti socialiste, je le raconte, m'a dit "Le lendemain même de ma nomination, "On va voter la censure avant même que j'ai ouvert la bouche. J'avais pas de programme, pas de gouvernement, j'avais pas encore dit quoi que ce soit. Je leur je leur propose de discuter avec moi.
On vote la censure et puis quelques temps plus tard, le le Rassemblement national pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le budget, quoi qu'il raconte aujourd'hui, a a baissé le pouce. Et donc quand l'extrême droite baisse le pouce en même temps que l'extrême gauche, ils mèlent leur bulletin ensemble plus le Parti socialiste, c'est fini. plus possible fini.
Donc voilà, c'est mon regret. C'est ce qui menace d'ailleurs François Payerou. Oui.
Et je souhaite pourtant de l'instabilité parce que l'instabilité surtout si on faisait l'erreur de la proportionnelle, l'instabilité c'est c'est le manque de confiance et c'est ce qui coûte très cher à notre pays. Les investisseurs petits ou grands, les agriculteurs, les entreprises ont besoin de stabilité, on a besoin de lisibilité, on besoin de confiance. Donc euh il faut que notre pays retrouve le plus vite possible et au plus tard en 2027 un président de la République et une majorité qui l'accompagne.
Est-ce que vous avez été utile au français ? C'est une bonne question. Euh j'espère avoir été utile.
En tout cas, je suis sûr d'avoir été digne parce que je l'ai toujours été dans ces fonctions politiques qui exigent de la dignité. J'ai essayé d'être sincère, de dire la vérité, d'impulser un certain nombre de méthodes et les gens me disent dans la rue, on vous regrette, vous avez été digne, vous avez été sérieux. Je pense que oui, d'une certaine manière l'image que nous avons donné à Matignon, je dis nous parce que j'avais un gouvernement très très solidaire avec des de fortes personnalités comme Bruno Rotaillot, Annie Jeunevar et beaucoup d'autres, c'était une bonne équipe, une bonne équipe avec une ce que monsieur Pompidou appelait une morale de l'action, une morale collective et puis et puis un très bon cabinet aussi.
Donc j'ai j'ai essayé de faire des choses, lancer des des choses mais il faut du temps, il faut du courage. J'en avais et il faut du temps. J'ai lu votre livre et j'ai rencontré beaucoup de Français et des moments de votre vie que j'ai découvert reviennent sans cesse trois vos trois priorités, l'Europe, l'agriculture, l'environnement sans cesse tout au long du livre.
Oui, parce que j'ai eu la chance d'être ministre de l'environnement il y a très longtemps et de montrer l'écologie punitive, l'écologie idéologique que que s'approprie les vers. L'écologie, ça n'intéresse pas, ça n'est pas la propriété des verres surtout ceux qu'on a aujourd'hui en France. C'est ça intéresse tous les Français.
Le fait que on va subir 1 degré et demi ou 2 degrés de plus dans des régions de tous ceux qui nous écoutent. Vous le savoyur, vous le savoyur, vous savez de quoi vous parlez parce que c'est catastrophique pour ces régionsl pas seulement un seul uners de l'économie du département que j'ai l'honneur de diriger là, savoir un repos sur la neige. Ça va tout changer nos habitudes de cultiver le temps des vendes a été reculé 3 semaines pêché on pêche plus les mêmes poissons dans les mêmes eaux de nous transporter de construire donc il faut se préparer ça.
Ce n'est pas la propriété des verres. Ça doit intéresser tout le monde à condition que cette écogie soit pas punitive, qu'elle soit pas idéologique et que les mesures on se les approprie, qu'on fasse ce travail contre le changement climatique avec les gens pas contre eux ou sans eux comme certaines lois punitives ont été votées. Heureusement, on est en train de revenir dessus à Bruxelles et à Paris.
Euh l'agriculture, j'ai eu le grand le grand honneur. C'est un ministère formidable, difficile, de gens qui se lèvent très tôt, qui gagnent mal leur vie, qui qui font un métier vital, sans parler des pêcheurs, qui font aussi un métier dangereux. J'ai c'était mon mon grand honneur d'être le ministre des p des agriculteurs, des agricultrices aussi et et des pêcheurs.
Et donc, je je je suis marqué par ça, mais j'ai eu la chance de diriger un département, d'être ministre des affaires étrangères aussi et d'être commissaire européen. Donc voilà les combats mais tout tout ça va ensemble. Tout ça, tout ça c'est la Mais mais l'Europe c'est notre combat européen.
Oui mais pas pas euh fédéraliste et pas pas idéologique. Non non je je je crois que l'Europe doit respecter les peuples de Gaulle disait il faut pas que l'Europe broie les peuples comme une purée de marron. On veut pas être broyon.
On veut garder notre identité nationale. Donc c'est c'est l'Europe en plus c'est l'Europe avec la le patriote. Oui mais l'avenir de notre pays ne doit pas dépendre de Washington, de Moscou, de Pékin.
Oui mais moi j'ai pas envie que l'avenir de nos enfants soient décidé à Washington ou à Pékin. comme c'est comme ça on prend le chemin et ça le seul moyen d'empêcher ça c'est d'être à la table de ceux qui vont organiser l'ordre ou le désordre du monde. Il y a une dizaine de pays et et nous ne sommes plus assez forts pour être à cette table durablement.
On le sera en tant qu'Union européenne appuyé sur ce qui est notre principale il a que l'Europe qui peut dire que l'Europe qui peut empêcher empêcher cette main mise sur le monde de si on veut être respecté c'est notre marché unique 450 millions de consommateurs, 22 millions d'entreprises qui forment un écosystème. C'est la seule raison pour laquelle le président chinois ou le président américain nous respecteront donc gardons ça en plus mais en plus de notre patriotisme si je puis dire. Je rappelle que vous avez négocié le Brexit pour l'Union européenne et d'ailleurs vous rappelez ce mot de Nigel Farage qui revient en politique hein qui est même à Levent en poue.
Il vous a dit après le Brexit l'Union européenne n'existera plus. Oui, parce que son projet euh soutenu par des amis de monsieur Trump comme monsieur Banon ou des réseaux russes, on sait bien les influences étrangères qui ont soutenu le Brexit pour faire exploser l'Europe de l'intérieur. Et c'est ce que m'a dit Farage un jour après l'Union européenne, je lui demandais comment va se passer la future relation entre votre pays, votre grand pays que j'admire, que je respecte l'Angleterre et et la et l'Europe.
Il me dit après le Brexit, l'Europe n'existera plus. Donc ils veulent nous faire exploser. On va pas leur donner cette cette cet avantage à ces gens-là. hein.
Donc il faut se battre mais il faut aussi changer l'Europe. Il y a trop de bureaucratie, il y a il y a trop de de règles tatillonnes. Euh parfois on oublie les nations.
Donc il faut respecter. Il faut que l'Europe On a besoin des nations pour combattre le nationalisme. Voilà ce que je pense.
On a besoin des nations de leur identité, de leur culture, de leur langue. 24 langues. Il faut respecter les nations.
Pour ça que l'Europe est compliquée, mais cette complexité, elle est le prix à payer Jean-Jacques Bourdin pour que l'Europe soit unie sans être uniforme. L'Europe unie sans être uniforme. Michel Barnier.
Transmettre les messages des Français, c'est aussi le le l'idée de votre livre. Je veux transmettre les messages des Français. Écrivez-vous.
Le message c'est quoi ? C'est un enseignement, c'est un conseil. C'est ce que j'ai appris, ce que j'ai appris dans des rencontres avec des gens, des citoyens, les plus modestes, les plus humbles sont souvent les plus les plus passionnants, parfois plus intéressants que les chefs ou les chapeaux à plumes en haut parce que je je m rencontres avec un pêcheur, avec des agriculteurs, avec des artisans, c'est des des gens qui vont parler franchement qui parfois m'ont engueulé mais mais qui m'ont dit des choses que que j'ai comprises et les et j'ai compris aussi que les bonnes idées elles viennent pas toujours d'en haut, elles viennent du bas.
Et quand on est en haut, quand on est ministre par exemple, il faut écouter parce que c'est comme ça qu'on agit. Pourquoi ? Parce que l'homme politique s'isole.
Oui. Le pouvoir isole. Le pouvoir d'assurance, parfois d'arrogance dont il faut se méfier.
Donc il faut revenir au peuple et recevoir des leçons d'humilité. L'arrogance. Vous avez rencontré cela.
Donc je vous dis ça, je vous dis ça parce que je vais vous parler de deux présidents de la République. Valérie Garder Destin, on disait de lui, il ne comprend pas les Français. Les Français ne le comprennent pas.
Est-ce qu'on vous dit la même chose vous pensez de Dmanuel Macron ? Il y a un problème. Évidemment qu'il y a un problème parfois une animosité irrationnelle mais les Français ne le comprennent pas selon vous.
Il ne se fait pas comprendre des Français. Il y a il y a sans doute une problème de cette nature et je le moment viendra d'examiner les raisons de cette animosité encore une fois souvente irrationnelle parce que le président a une intelligence a de l'audace il a un engagement national et européen incontestable donc mais le monde viendra jeter son premis donc je vais pas le juger mieux ou non mais il s'agit pas de juger il s'agit de constater le constat n'est pas un jugement il s'agit de il s'agit de remarquer ce qu'on vous dit puisque vous écoutez les français sur Emmanuel Macron. J'ai rappelé dans ce livre l'interview que monsieur Giscard destin alors tout ça remonte un temps assez loin.
J'étais le plus jeune député français à l'époque. C'était un titre qu'on perd assez vite d'être Benjamin. Il me demande de faire une émission de télévision avec lui pour la campagne de 80.
Je lui dit je lui dis je vais poser les questions que je veux vous poser. Alors ça l'a heurté. Comment ça ?
Parce qu'il était pas habitué. Je dis oui parce que sinon ça sera pas crédible. Et ma première question c'était euh dans mon canton de Boursais, il y a une agricultrice qui a voté pour monsieur Chirac et qui ne veut pas voter pour vous dimanche prochain.
Il me dit pourquoi ? Je lui demandé pourquoi elle mais parce qu'il ne nous aime pas. Voilà.
Et voilà. Donc il a il a Est-ce qu'on pourrait entendre les mêmes mots dans la bouche d'un français concernant Emmanuel Macron parce qu'il ne nous aime pas ? Je ne veux pas porter ce jugement.
Je pense qu'on doit faire de la politique et les Français pensent qu'Emmanuel Macron ne les aime pas. Peut-être il y a ce sentiment, mais c'est pas forcément vrai. C'est à lui de s'expliquer là-dessus.
C'est pas à moi de juger. Je veux dire simplement que faire de la politique, ça veut dire aimer les gens, les respecter et les aimer. Les respecter et les aimer.
Faire de la politique, vous allez continuer à en faire Michel Barnier. Mais je suis dans le débat politique. J'exprime mes idées, mes convictions sont pas toujours comprises, mais ça c'est la démocratie.
Depuis que j'ai 15 ou 16 ans, j'ai eu l'honneur d'être élu par des citoyens. J'avais 22 ans et je vous dis, je garde la même capacité de de m'engager, de m'enthousiasmer, de m'indigner aussi. Tant que j'ai ça, je continuerai à participer au débat d'idée.
C'est ce que je fais avec ce livre. ce livre, ce sont des chroniques sur des moments passés, parfois très lointains, mais les leçons que j'ai reçu elles sont toujours là, toujours valables. Partager le pouvoir pour réussir collectivement plutôt que d'échouer seul, euh être humble, être passionné par la rencontre avec des gens, euh travailler en équipe, avoir de belles équipes, être théâtre. en exergue plusieurs plusieurs formules, plusieurs phrases.
Celle-là par exemple, on nous pardonnera beaucoup de choses mais pas une la faiblesse. Oui, ça c'est une phrase de Goldamer. Goldamer une grande dame ancienne premier ministre d'Israël et et c'est c'est je pense qu'il faut pas être faible et les Français n'attendent pas de alors qu'est-ce qu'ils attendent pour 2027 ?
Michel Bar n'attendent pas qu'on soit faible, qu'on fasse de la démagogie. Je rappelle aussi cette phrase de monsieur Le Pen, le père qui c'était le comble de la démagogie qui disait "Vos idées sont les miennes." Ouais.
On pas ça des hommes politiques. Les Français sont intelligents. Le peuple est intelligent, plus intelligent que certains hommes ou certaines femmes politiques ne le pensent.
Il ils sont prêts à attendre des choses. Ils savent bien que la situation est difficile, qu'il va falloir faire des efforts tous ensemble à condition qu'il voi le sens de ses efforts. Et donc la la clé pour un homme politique, c'est pas forcément de plaire ou d'être aimé, ça c'est mieux si on est aimé mais en tout cas d'être respecté par par les citoyens.
Les gens se disent tiens, on n'est pas d'accord avec lui mais on le respecte. C'est toujours ce que j'ai essayé de créer comme relation avec les Français dans ma vie politique. Alors alors Michel Barnier, justement vous allez continuer vous allez continuer.
La présidentielle de 2027, vous y pensez ? Tout le monde y pense. C'est c'est la clé pour retrouver de la stabilité.
Comment comment ? Mais attre Jean-Jacques Bourdin c'est dire est-ce que vous serez candidat ? Je vais pas vous dire ça aujourd'hui.
Je sais bien j'ai bien compris parce que les Français ont d'autres choses en tête et d'autres soucis. En revanche, que je conseille c'est et vous voyez bien que il y a une chose dont la France ne manque pas actuellement, c'est de candidat au présidentiel. Il y en a il y en a on en est à 30.
Donc non, je dis ça comme ça mais oui trentaine. Il y a une chose dont je suis sûr, c'est que chaque ses candidats devra se poser trois questions. Est-ce que je suis à la hauteur ?
Hm hm. Est-ce que j'ai le bon projet pour la France ? Est-ce que je suis capable de rassembler au-delà, bien au-delà de mon camp pour pour que le pays bouge ?
Donc ça c'est questions auxquelles peut-être je répondrai mais le moment venu. Voilà. Bien sûr.
Non, mais bien sûr. Bien sûr. Expérience et autorité, ce sont les deux mots clés en 2027, vous pensez pour l'élection présidentielle ?
Oui, mais pas seulement. Il faut dire la vérité. Il vaut mieux le dire en ayant l'expérience des des hommes et des femmes et des choses et et en même temps la vérité est un sujet important hein, une exigence importante de dire la vérité au champ hein.
Merci Michel Barnier. Ce que j'ai appris de vous chronique pour demain chez Calman Levi. Merci beaucoup.
Merci. Vous êtes sur Sud Radio 8h56. Ah.
Michel Barnier