Le Grand Jury d'Emmanuel Grégoire
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On s'était promis quoi cet été ?
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100 jours et tellement de décisions encore à prendre sur le scandale du périscolaire. C'est le temps des enquêtes, des conventions et des commissions. Mais qu'est-ce qui va changer pour éviter les violences systémiques contre les enfants ? La chaleur revient. Dans les grandes villes, la vie devient impossible. Où en est l'adaptation aux canicules ? Combien de milliards faudra-t-il ? L'équipe de France de football poursuit son très beau parcours dans le mondial. Quand y aura-t-il des fanzones pour partager en toute sécurité la ferveur de ces matchs des bleus ? Bienvenue dans ce Grand Jury, Emmanuel Grégoire.
A mes côtés ce dimanche pour vous interroger Tam Tranui de Public Sénat et Loris Boichaud du Fidaro. Dans ce Grand Jury, Emmanuel Grégoire, nous aurons aussi une séquence sur la présidentielle 2027. Vous êtes socialiste. Je ne suis pas candidat. C'est un scoop chez les socialistes. Commençons par ça alors. En revanche, qui voyez-vous ? Qui voulez-vous ? Et qui soutenez-vous comme candidat puisque vous ne l'êtes pas ? Et puis vous répondrez aussi, et ce sera sans doute plus simple, à nos questions express.
Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
L'équipe de France de football progresse donc dans le tableau du mondial. Victoire 1-0 contre le Paraguay hier soir. Tout d'abord, Emmanuel Grégoire, est-ce que vous avez regardé ce match ? Et vous l'avez regardé où ?
Je l'ai regardé chez moi parce que je l'ai regardé avec des enfants jeunes, mes enfants. Et donc, il fallait qu'on puisse se coucher pas trop trop tard. Mais c'était très sympa. Si ce n'est qu'il y a un sujet technique qui m'embête un peu, je le dis pour tous les urbains qui connaissent ça, c'est le décalage entre les réceptions dans les bars, les réceptions à domicile, qui fait qu'à moins de se boucher les oreilles et d'écouter de la musique très fort, on entend le but une minute avant qu'il intervienne chez soi. C'est un vrai scandale et j'ai l'intention de travailler sur ce sujet parce que c'est bien qu'on puisse regarder dans de bonnes conditions les matchs de foot.
Sur le match, juste aucun carton jaune pour les Paraguayens, ça vous a choqué ?
D'abord, c'est toujours des matchs très durs, des matchs âpres. Le Paraguay était connu pour ça et je crois que Didier Deschamps, c'est là qu'il montre tout son talent. C'est qu'il les avait bien prévenus sur le fait que ce serait dur de la provocation. Et j'ai trouvé que l'équipe de France, outre qu'elle était toujours une équipe très belle dans le jeu, moins spectaculaire que dans les autres matchs, mais surtout qu'elle savait garder son sang-froid. Et pour gagner une Coupe du Monde, il faut savoir être très bon au bon moment et savoir résister quand les vents soufflent fort.
Et alors, est-ce qu'il y aura des fanzones dans Paris pour les prochains matchs ? Pour partager cette terreur en toute sécurité ?
On y travaille. D'abord, la question des fanzones se pose différemment pour cette Coupe du Monde, tout simplement parce que les matchs sont pour certains très tardifs. Le quart de finale sera à 22h et ensuite on ripera sur des matchs à 21h pour la demi et la finale. Il y a des matchs encore très tardifs. L'Angleterre joue à 2h du matin cette nuit. Et donc, on ne peut pas mettre des fanzones dans des moments d'horaire si décalés. En revanche, pour l'équipe de France et à partir des quarts de finale, nous travaillons avec la préfecture de police sur un dispositif augmenté d'accueil du public.
Justement, est-ce que vous regrettez que la préfecture de police ait jusqu'ici empêché, refusé l'installation de ces fanzones ?
Non, d'abord, ils n'ont pas refusé puisque moi je ne l'ai pas proposé. Je ne l'ai pas proposé pour les raisons que je vous ai évoquées, c'est-à-dire faire des fanzones en pleine nuit quand on n'en maîtrise pas les effets de bord sur les riverains, je n'étais pas fan. Deuxièmement, la question du coût et de la mise en place de ces fanzones pour des raisons de prévention du risque terroriste, notamment, fait que c'est extrêmement coûteux, c'est extrêmement difficile à mettre en place. Ce n'est pas toujours une expérience très agréable parce qu'il faut faire de longues queues pour rentrer dans la zone. Et donc, on privilégie d'autres hypothèses, mais on y travaille avec la préfecture de police.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Paris sera au rendez-vous, et je pense la France entière sera au rendez-vous à partir de jeudi pour célébrer les bleus.
Pourquoi vous voulez ces fanzones ? C'est notamment pour des questions de sécurité ? C'est pour que les gens puissent se retrouver ?
Non, alors moi, je ne veux pas de fanzones. Les gens, ils font ce qu'ils veulent. Moi, ce que je veux, c'est qu'on puisse communier. Or, c'est agréable dans ces moments de phase finale de Coupe du Monde en particulier. C'est quand même plus agréable. On garde une mémoire plus heureuse quand on vit ça tous ensemble. Il y a de bonnes occasions de le faire dans l'espace public à Paris, dans les bars et restaurants. C'est plutôt sur ces hypothèses-là qu'on est en train de travailler.
C'est-à-dire que vous n'imaginez pas des très grands espaces, utiliser des très grandes places pour faire des fanzones ?
Non, vraiment, parce que les conditions de sécurité font qu'il faut arriver très tôt en avance. En plus, comme il y a des doutes sur le risque caniculaire, je ne veux pas qu'il y ait des gens qui soient enfermés dans des fanzones en plein cagnard pendant des heures.
On travaille sur des choses différentes. Je ne comprends pas ce que vous imaginez.
C'est quoi ? Ça fait partie du suspense. On y travaille avec la préfecture de police et nous l'annoncerons prochainement. Mais je ne peux pas annoncer des choses que je n'ai pas d'abord validées avec le préfet de police. Ce serait discourtois de ma part et surtout imprudent.
Au printemps pour la Ligue des champions, là, vous espériez une fanzone. Comment, là, cette fois-ci, les choses peuvent être envisagées ? Vous dites qu'il y aura une solution ?
De façon très habile de reformuler la question. Je ne veux pas de fanzone monobloc qui soit capable d'accueillir 100-150 000 personnes. Ça, je l'exclus parce qu'on n'a pas le temps de préparation et surtout parce qu'avec le risque canicule, je ne veux pas prendre ce risque. Et donc, on travaille de façon différente sur l'organisation dans l'espace public d'endroits plus confortables et augmentés pour voir les matchs.
Est-ce que vous redoutez des violences comme on en a vécu sur la victoire du PSG en cas de victoire de l'équipe de France ou lors du match France-Maroc qui semble être potentiellement...
Je serais irresponsable si je vous disais que le risque n'existe pas puisqu'il se manifeste à peu près pour tout événement public d'ampleur de ces dernières années. Ce n'est pas spécifique, d'ailleurs, au football. Il y a une tendance maintenant à ce que s'agrège à des grands moments de mobilisation ou de rassemblement collectif des comportements qui sont des comportements violents
et souvent délinquants. Que faire pour les éviter pour les prochaines épreuves sportives ? Que faire pour éviter ces comportements ?
D'abord, je rappelle qu'à Paris, ce n'est pas le travail de la mairie, c'est le travail de la préfecture de police. Et nous, avec la police municipale, on vient appuyer le dispositif. La réalité, c'est que dans bien des cas maintenant, ça se passe un peu mieux. Et je le redis parce qu'il y a parfois un décalage entre l'image ou l'empreinte rétinienne des réseaux sociaux.
Est-ce qu'on peut vraiment dire que ça s'était mieux passé ?
Mais oui, statistiquement, d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur l'a dit, je le dis avec lui, il y a eu infiniment moins de casse et d'incidents de sécurité
que d'autres événements.
Je dis qu'en matière d'opinion, il y a désormais une différence flagrante entre l'empreinte rétinienne des réseaux sociaux et la réalité de ce qui se produit du point de vue de la sécurité publique. Il ne consiste pas du tout à nier les problèmes, mais à bien les analyser statistiquement, combien il y a eu de vandalisme, etc. Et donc, le préfet de police a désormais beaucoup plus l'expérience de ce type de sujet. Je peux vous redire que je condamne ça totalement et c'est insupportable de voir des mouvements venir se greffer sur des moments de joie populaires pour en profiter, pour essayer de casser, s'amuser à casser.
Mais vous dites quand même des victoires sans violence, c'est fini.
Pour peu que ça ait jamais existé, gardons la mémoire en marge du football, y compris dans la Coupe du Monde en France, en 1998. Il n'y a pas eu de violence ? Mais bien sûr que si, il y avait eu des saccages organisés par des hooligans. La mémoire efface les choses, mais la réalité, c'est que ce n'est pas nouveau que dans des grands événements populaires, il y ait des comportements qui soient irresponsables. En revanche, il y a des mutations là-dessus, ce qui prouve d'ailleurs que rien n'est inéluctable. Le hooliganisme a été un phénomène très dur dans les grands mouvements sportifs, en particulier le football.
qui a fait l'objet de mesures très dures, partout dans les pays européens, en France en particulier. Donc on a besoin de comprendre ça, d'analyser ça. L'une des clés, par exemple, que la préfecture de police a comprise, c'est que les forces de police soient très mobiles. Parce qu'eux, ils se mettent au milieu de la foule. Et vous ne pouvez pas gérer des incivilités ou des délinquants quand ils sont isolés et quand ils sont au milieu de familles, etc. Et donc, ça ne doit pas nous empêcher de faire la fête, mais ça oblige à beaucoup de fermeté aussi sur la prévention et ensuite les sanctions contre ce type de comportement.
Emmanuel Grégoire, vous êtes maire de Paris. Un dernier mot sur le foot. Vous aviez une réunion avec le PSG le 25 juin. Est-ce que ça veut dire que la vente du Parc des Princes est lancée ?
Nous travaillons, tout simplement. Je veux le dire, nous travaillons avec beaucoup de sérieux, beaucoup de rigueur, avec l'ensemble des partenaires, puisque la rencontre que vous évoquez est la première qui réunissait l'ensemble des partenaires, la présidente de la région, le président de la métropole, les préfets compétents, préfets de police et préfets de région.
Mais avec les Qataris, c'est quoi la discussion ? C'est on vous vend le parc et vous payez l'aménagement ?
Je ne fais aucun commentaire sur le détail. Permettez-moi de considérer que l'une des conditions pour réussir, c'est que les discussions se passent dans la sérénité, dans le sérieux et donc dans la confidentialité. Nous travaillons et le jour où le PSG et la ville de Paris auront des annonces à faire, ils les feront en commun.
Est-ce que vous redoutez des résistances dans votre majorité sur la vente du Parc des Princes ?
Non, je ne crois pas. Ceux qui étaient défavorables se sont exprimés, ceux qui étaient plutôt favorables se sont exprimés et une très large majorité, soutient la réorientation stratégique que j'ai proposée. Je m'en réjouis, mais on va continuer comme ça. Et d'ailleurs, le travail que nous menons, il est fait en transparence avec l'ensemble des groupes du Conseil de Paris où chacun peut exprimer des nuances et même des oppositions. Mais enfin, j'observe que j'ai, pour me soutenir dans ces initiatives, une très large majorité au Conseil de Paris.
La chaleur revient et va revenir dans les jours qui viennent. Une seule certitude pour l'instant, l'île de France est la région où le bilan de la canicule est déjà le plus lourd. Emmanuel Grégoire, vous assumez, dites-vous, de bricoler, de recourir au système D pour faire face à ces canicules. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce niveau d'impréparation ?
Alors, d'abord, ce n'est pas de l'impréparation. On bricole et on... Non, non, pardon, excusez-moi. C'est valable pour tout le monde. Personne n'avait prévu une canicule d'une telle ampleur. Et c'est valable pour Paris. Par les scientifiques ? Non, non, pas tout à fait. Les scientifiques sont eux-mêmes surpris de la gravité, de la durée de la canicule. Ça ne veut pas dire qu'il n'y faisait pas chaud et ça ne veut pas dire qu'on ne savait pas qu'il y aurait des canicules. Parce qu'on le sait, et nous, ça fait 10 ans qu'on le dit. Tout le temps, on répète que notre plan stratégique Paris à 50 degrés, il a été fait en 2022-2023.
Nous avons déjà fait, et heureusement qu'on l'a fait, des grands tests de préparation des exercices sur Paris à 50 degrés. Donc, nous le savons et nous l'avons préparé. Simplement, d'une telle intensité, d'une telle durée, même les scientifiques eux-mêmes disent qu'ils en étaient surpris. Heureusement qu'on a déjà fait beaucoup de choses. On a fait beaucoup de choses dans l'espace public, la révolution des mobilités, moins de voitures, plus de vélos, plus de végétalisation. Et j'observe que les mêmes qui nous critiquaient quand on réduisait la place de la voiture, aujourd'hui nous demandent, c'est l'humeur du jour, d'aller plus vite.
Et ça, c'est bien parce que ça veut dire que désormais, il y a un consensus quand même politique et sociétal à la nécessité de l'adaptation aux enjeux climatiques. J'ai mis une petite nuance, j'espère que cette appétence, cette ouverture d'esprit ne fondera pas avec le retour de la pluie à l'automne.
Emmanuel Grégoire, vous avez déclaré, je vous cite, à la mairie de Paris, nous avons nous-mêmes un peu péché en évoquant l'adaptation à l'horizon 2050. Donc, tout n'a pas été bien fait. Est-ce que c'est aussi quand même un reproche à l'ex-maire de Paris ? Non, mais non, pas un reproche à l'ex-maire de Paris.
J'en étais membre. Simplement, moi, je suis quelqu'un de pragmatique. Donc, on a fait un plan stratégique d'adaptation de la ville au changement climatique. Il est franchement inédit au monde. Le monde entier vient voir ce que nous avons fait et comment nous l'avons fait. Simplement, il prend du temps.
Mais vous décrivez quelque chose où on n'a vécu une situation où dans les écoles, il n'y avait pas de volet pour se protéger du soleil. Il n'y avait pas de volet.
Pas plus chez vous, pas plus dans les communes climitrophes, etc.
Non, mais je veux dire, mais vous parlez d'un... quelque chose d'unique au monde et on se retrouve avec des choses très basiques. Non, pardon.
C'est bien pour ça qu'on arrive sur le sujet du bricolage et du système D. Nous avons un plan unique au monde qui est regardé partout ailleurs. Alors, nous avons parfois un jugement sur nous-mêmes qui est plus exigeant que celui des autres. C'est une habitude très franco-française. La réalité, c'est qu'heureusement que depuis 15 ans, on a fait pivoter cette ville dans ses enjeux climatiques. Le truc, c'est que quand vous faites un plan stratégique de rénovation du bâtiment, etc. Et chaque personne qui écoute qui a son logement peut comprendre ça. Vous pouvez avoir des discussions avec votre copropriété sur le fait de rénover, de mettre des volets, etc.
Ça prend du temps et ça coûte très cher. Et donc ça, ça veut dire que ça va se déployer sur 10, 20, 30, 40 ans en sachant que Paris à 2050... Paris à 2050, c'est pas pour Paris à 50 degrés, ce sera malheureusement bien avant 2050. Paris 2050, c'est la trajectoire de neutralité carbone des accords de Paris qui est un enjeu sous-jacent essentiel de la lutte contre le réchauffement climatique. Donc on a un grand plan de rénovation des écoles qui est engagé des bâtiments publics, etc.
Mais simplement, je veux, dans la phase intermédiaire, le temps qu'on refasse l'école en entier, développer, comme on le fait à domicile, quand on n'a pas encore engagé les travaux de copropriété, on met des protections solaires, on achète des brasseurs d'air, des ventilateurs, des brumisateurs, on pose des volets, on pose des ombrières textiles. C'est tout ce plan intermédiaire à court terme, ce qui se traduira dès cet été, c'est une mesure que nous avons prise, par des travaux dans une centaine d'écoles sur ce type de dispositif. Et je souhaite que l'intégralité des écoles soit traitée d'ici l'été prochain.
Non pas pour les refaire intégralement, ce serait un mensonge de le dire, mais en revanche, pour pallier aux urgences et mettre des solutions qui ne sont pas très opportunes.
Vous dites que ça prend du temps, ça coûte très cher, est-ce que ça ne va pas suffisamment vite du fait des 10 milliards d'euros de dette de Paris ?
Non, ça n'a absolument rien à voir, parce qu'en l'occurrence, vous savez que nous, la dette intégralement...
Qu'est-ce qu'une capacité financière aussi ?
Oui, oui, de toute façon, on sait toujours, on ne peut pas faire exactement ce qu'on veut dans la vie pour des raisons financières, ce qui oblige d'ailleurs à prioriser et à mettre un calendrier dans le temps. Mais qui est aussi lié à un autre enjeu, c'est qu'il faut qu'il y ait des entreprises disponibles. Je dirais demain, j'ai l'argent, refaites toutes les écoles d'un coup, il n'existe pas, les entreprises, pour le faire, ce chantier. Donc, non, ça n'a rien à voir le sujet de la dette. Le sujet est celui de la graduation, des études. Et je vais vous donner un exemple.
Quand vous refaites une école en rénovation thermique, ce qui nous pose problème, c'est que soit vous la faites en école, en site occupé, et pendant 3-4 ans, c'est-à-dire quasiment la totalité d'une scolarité dans une maternelle ou une élémentaire, les enfants visent au milieu du chantier, soit, plus contraignants encore, vous fermez intégralement l'école et donc vous bouleversez les vies d'un certain nombre d'acteurs, d'enseignants, etc. Donc, se dire qu'on va faire des travaux gigantesques, ça paraît très beau sur le pavier, à mettre en œuvre en pratique, ça vient bousculer, évidemment, un confort de travail et d'éducation qui n'est pas sans conséquence.
Et donc, mais en attendant, ces grands programmes de rénovation, j'ai dégagé des fonds pour mettre en place des investissements prioritaires de protection des enfants.
On parlait du budget, effectivement, des 10 milliards d'euros de dette de la ville. J'ouvre une parenthèse sur le sujet. Vous devez présenter un budget rectificatif dans les jours qui viennent. Ça veut dire que le budget voté ne tient pas. Allez-vous augmenter les impôts ou alourdir la dette pour boucler votre budget ? Ça ne veut pas du tout dire que le budget ne tient pas.
On fait un budget rectificatif. Mais pardon, c'est banal. Toutes les collectivités de France font ça. C'est banal. Tous les ans, toutes les collectivités font ce qu'on appelle un budget supplémentaire qui est amianné l'ajustement par rapport à la réalité.
Il n'y a pas de problème d'argent.
Alors, je serais plus prudent. C'est difficile. C'est difficile. C'est exigeant. Ça l'est infiniment plus pour l'État, évidemment, qui est dans une situation que je qualifierais de catastrophique. Pour les collectivités territoriales, c'est pénible. Et notamment parce que l'État essaye de se redonner un peu d'oxygène en mettant tout le monde à l'effort, y compris ceux qui n'ont pas été aussi mauvais élèves. Et ça, les collectivités locales dans leur ensemble rouspètent un peu contre ça et moi avec. En revanche, la vie, c'est contraignant. On a des exigences. Qu'est-ce qu'on fait dans ces budgets supplémentaires ?
On ajuste en matière de recettes, en matière de dépenses, ce qui est conforme à la réalité par rapport à ce qui avait été prévu à l'automne. C'est vraiment un ajustement marginal mais qui est l'occasion aussi de faire un travail de transparence sur ce qui s'est passé, sur les grandes tendances. Je vais vous donner un exemple. Les collectivités territoriales comme les États ont été victimes de la situation en Iran et au Moyen-Orient, au Proche-Orient parce qu'il y a des effets de bord sur des tensions inflationnistes, sur le prix de l'énergie, etc. Et donc, c'est tout ça qu'on va débattre de façon transparente et je procéderai aux ajustements nécessaires.
Une question sur la canicule qu'on a vécue ces dernières semaines, sur le bilan. Le gouvernement a dit très vite qu'il y avait beaucoup plus de victimes à domicile. François Gemmène, le climatologue, dit ce matin qu'à Paris, c'est la ville où, dans le monde, on meurt le plus à domicile. Est-ce que c'est vrai
et pourquoi ? Oui, c'est vrai. C'est moins vrai qu'avant mais ça reste vrai. Il a totalement raison sur deux choses. La première, c'est que cette canicule a montré d'abord des choses qui avaient bien marché. Le taux de décès, par exemple, en EHPAD est beaucoup plus faible qu'en 2003 alors qu'on est sur un épisode d'une intensité à peu près équivalente. Je ne vais pas rentrer dans le détail. Donc, on surveille mieux les EHPAD. Deuxième chose, Vous n'avez pas de chiffres
aujourd'hui, globalement ?
Vraiment, je suis prudent sur ces chiffres. C'est à Santé publique France de les communiquer parce qu'il faut les agréger, etc. Et puis, il y a toujours la phase un peu après la canicule où il peut y avoir des décompensations. Ce qui est certain, c'est qu'on a un public qui est un peu fragile qui sont des personnes isolées, pas nécessairement sous surveillance. Par exemple, je vais vous donner un exemple. Nous, on a un fichier de personnes isolées, vulnérables qui est 10 000 personnes qui sont appelées en permanence. C'est un registre obligatoire dans lequel nous, on a investi énormément et qui a très bien marché. 10 000 personnes, ça ne fait pas beaucoup à l'échelle de Paris ?
Ce n'est pas beaucoup, mais il faut les appeler toutes les 48 heures et quand elles ne répondent pas, elles les voir. Je vous assure que ce n'est pas une population de 2 millions. Il y a deux types. Soit ils ont été identifiés par les services sociaux et référencés comme tels, soit c'est de l'auto-inscription, soit des personnels même, soit de leurs aidants familiaux généralement et je le redis, c'est facile de s'inscrire sur cette base, ce qui nous permet d'exercer une surveillance, un accompagnement personnel extrêmement efficace. Mais il y a des gens qui sont à domicile et là, c'est vrai qu'il y a un profil nouveau qui est apparu, plutôt un peu plus jeune, entre 50 et 70 ans.
Et là, pourquoi on revient à Paris ? C'est évidemment l'urbanisme très particulier parisien qui est une ville extrêmement dense et dans laquelle les petits logements existent encore beaucoup avec notamment ces appartements de combles qui sont totalement, totalement insalubres du fait de la température.
Qu'est-ce qu'on fait face à ces appartements sous les combles notamment et d'autres appartements dont les habitants pointent un effet fournaise dans les situations de canicules ? Est-ce qu'il faut revoir certaines règles de protection du patrimoine par exemple ? Alors oui. Les toits en zinc qui sont nombreux à Paris sont souvent pointés du doigt. Certains évoquent la nécessité de les végétaliser, de les peindre en blanc. Est-ce que ce sont des... Peindre en blanc, non, parce que ça ne marche pas.
Vraiment, ça ne marche pas parce que pour le coup, c'est un sujet qu'on a beaucoup travaillé. Dans le cas du plan... Ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Quand vous mettez de la peinture blanche sur le zinc, ça a un effet ultra marginal sur la température. Ça ne provoque pas de... L'effet albédo, comme on dit, de la peinture blanche sur les toits en zinc est marginale et donc n'a pas d'intérêt. On a fait ce travail-là dans le cadre des discussions sur le plan local d'urbanisme bioclimatique où à Paris, on doit concilier à la fois le besoin de logement, le soutien à l'activité économique mais surtout l'adaptation du bâti aux enjeux environnementaux et la question de la protection patrimoniale.
Deux choses. Un, le PLU bioclimatique que nous avons désormais à Paris est vraiment une référence pour aider à la transformation du bâti patrimonial vers des normes climatiques qui s'adaptent à ces phénomènes de canicule. Deuxième chose, il faut aller plus loin.
Oui, vous n'avez pas changé les règles en matière d'urbanisme, c'est-à-dire qu'il y a toujours des architectes des bâtiments de France qui défendent le patrimoine, etc.
C'est exactement ce que je veux dire. Si on a beaucoup changé les règles, mais au périmètre de ce qu'est notre compétence réglementaire, en revanche, il faut aller plus loin sur le plan législatif. Moi, quand j'étais député, j'avais déposé avec d'autres collègues, mais notamment Monsuriel Châtelain, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale et la Fondation pour le logement, une PPL bouilloire thermique qui vise à changer certaines choses.
Pour donner deux exemples de ce qu'on peut changer, c'est un, assouplir les règles de copropriété qui parfois coincent des gens qui veulent rénover leur appartement parce que c'est très compliqué de discuter dans les copros, c'est parfois plus compliqué que dans d'autres instances démocratiques. Deuxième chose, c'est modifier le rôle des architectes des bâtiments de France, qu'ils puissent, dans leur mission, avoir clairement la question de l'adaptation du bâti aux enjeux climatiques et vous preniez un exemple, moi, parmi les grandes mesures du plan local d'urbanisme bioclimatique que je porte et qui mettront par contre un peu de temps, c'est là qu'on rejoint le système D, l'abricole.
Tout ça va prendre très longtemps avant d'être fait. C'est un plan volet à Paris, le volet, ça a été inventé en 4000 ans avant Jésus-Christ, ça marche très très bien, c'est de loin, de loin, le truc le plus efficace pour protéger les appartements de la chaleur. Et le deuxième, c'est les toits en zinc, il n'y a pas plus absurde que de construire un toit en zinc quand on a ces phénomènes caniculaires, il faudra changer la matérialité des toits.
Dans les solutions, il y a aussi la climatisation. Avec un Paris à 50 degrés, vous vous dites je suis contre la climatisation là où on peut s'en passer. Oui. On peut s'en passer où quand il fait 50 degrés ?
En fait, on peut s'en passer dans pas mal d'endroits. À 50 degrés ? Oui, mais en fait, il fait 50 degrés à l'extérieur, ce n'est pas à l'intérieur. Quand il fait 50 degrés à l'extérieur, dans un sous-sol, il fait moins chaud, dans une église, il fait moins chaud, dans un bâtiment en pierre historique, il fait moins chaud. Ce qui prouve une chose d'ailleurs, c'est que la conception bioclimatique d'un bâtiment, c'est-à-dire ces matériaux, les circulations d'air, etc., c'est un élément central de la prévention de l'accumulation en intérieur de la chaleur extérieure. La climatisation, je suis pour ou contre en fonction des cas parce qu'il n'y a pas de réponse uniforme à cela.
Je vais vous donner un exemple. Il y a des structures qui doivent être climatisées. Je vous pose la question très simplement.
Est-ce que vous êtes pour ou contre que les Parisiens s'équipent de climatisation dans leur logement ?
Individuel, la réponse est non. Je suis contre pour une raison simple. C'est que climatiser son appartement, c'est réchauffer celui du voisin. C'est simple. Et donc, si on fait tout ça, c'est un effet...
Pour les personnes fragiles qui, justement, vivent sous des toits en zinc, par exemple, il y a guère d'autres solutions sur les prochaines semaines.
Oui, exactement. entendre de quoi on parle. Soit vous parlez d'un monobloc qui a été acheté à l'arrache pour soulager, qui n'est pas du tout une climatisation de l'appartement, qui est en fait un rafraîchissement d'un petit point ponctuel. Deuxième chose, je vais vous donner un exemple. Il y a un réseau industriel que je soutiens beaucoup qui s'appelle Fraicheur de Paris, qui est un réseau de climatisation partagée. Quel est son avantage ? C'est qu'il ne rejette pas la chaleur à l'extérieur. Ce n'est pas accessible aux particuliers. En fait, si. Si, en fait, vous pouvez. de développement.
Mais déjà, utilisons ce réseau Fraicheur de Paris et j'ai travaillé ces dernières semaines à accélérer son déploiement industriel pour réfrigérer les EHPAD, les hôpitaux, tout est problématique.
Vous dites que les gens qui se sont équipés ces dernières semaines ou qui comptent le faire, arrêtez de vous équiper de manière individuelle en climatiseur.
Deux choses. Un, moi, je ne juge pas les gens qui ont acheté un climatiseur d'appoint pour se soulager dans la terreur. Ils ont le droit d'abord. Ils ont le droit. Le sujet que monsieur évoquait, c'est la question de l'autorisation d'urbanisme. Aujourd'hui, le plan local d'urbanisme interdit la pose de blocs de climatiseurs en façade à l'extérieur. Vous les connaissez, c'est les gros blocs. On les voit à l'image ici.
On voit dans tous les pays du Sud.
Tous les pays du Sud à l'extérieur. C'est ignoble sur le plan esthétique, mais surtout, ce sont des sorties de chaleur. Et donc, je le redis, quand votre voisin achète une climatisation, il réchauffe votre appartement.
Est-ce que vous êtes favorable à la réquisition de lieux climatisés pour abriter les personnes justement dont les logements sont inadaptés par tant de canicules ?
Oui. Je ne suis pas sûr qu'il y ait besoin de réquisitionner. En revanche, je pense qu'il faut un appel à la mobilisation générale. Je vais vous donner un exemple. Lorsqu'il y a eu la canicule, on sait qu'il y a, dans le pays, des dizaines de millions de mètres carrés tertiaires rafraîchis. Et donc, je pense qu'effectivement, le gouvernement, et moi, je suis tout à fait prêt à l'appuyer en ce sens, devrait faire un appel à la mobilisation générale des acteurs, notamment privés, pour que la nuit où les gens ne sont pas dans les bureaux, le week-end où les gens ne sont pas dans les bureaux, on puisse mettre en protection.
Les médecins vous le disent, l'un des enjeux essentiels pour éviter les effets de l'hyperthermie, c'est d'éviter la durée d'exposition à la chaleur extrême. Le simple fait d'aller se rafraîchir quelques heures par jour réduit beaucoup le risque de mortalité.
Le BHV vide et climatisé, par exemple, on a vu,
il y a un gros sac qui n'a rien. C'est quand même particulièrement troublant d'avoir des gens qui crèvent dans leur appart, et nous avec, parce que j'imagine que vous étiez comme moi dans des apparts à 32, et de l'autre côté, je le redis, des dizaines de millions de mètres carrés tertiaires ou commerciaux vides.
Dans votre campagne, pour les municipales, vous avez promis au moins un trottoir ombragé dans chaque rue. Absolument. Ça veut dire quoi concrètement ?
Parce que vous ne pouvez pas planter des arbres partout. Alors, vous avez tout à fait raison. C'est un objectif qui est majeur et qui permet de créer des corridors d'ombre qui est vraiment important parce que la différence entre la chaleur d'exposition au soleil et la chaleur à l'ombre, c'est parce qu'on parle de la chaleur à l'ombre quand il fait 30, 40 et malheureusement bientôt 50, mais quand vous êtes au soleil, c'est évidemment encore pire. Et donc, à Paris d'abord, on va continuer la stratégie de planter des arbres partout, partout, partout où c'est possible. Mais il y a des endroits où ce n'est pas possible. Rue trop étroite, des réseaux partout en dessous.
D'ailleurs, vous n'avez pas donné de chiffres
contrairement à la dernière mandature pour les arbres. Vous n'avez pas fixé d'objectif. Je suis bien sûr
qu'on ne va pas s'amuser à compter les arbres. On va en mettre partout où c'est possible. D'abord, je le redis, quand on plante un arbre, il va falloir 15 à 20 ans, parfois plus, pour qu'il développe sa pleine puissance de protection. Il y a des endroits. Et donc, vous savez, on ne fait pas réinventer de choses. Il faut regarder ce que font les autres depuis très longtemps. Quand vous allez voir dans les villes du sud, à Madrid, à Séville, mais même en France, à Grasse, à Menton, etc., eh bien, ce sont des villes qui soit s'arrêtent l'été entre midi et 17h, soit ont développé des dispositifs tactiques auxquels je crois beaucoup, qui est de tendre des ombrières d'espaces publics.
Vous voyez, dans des... Alors là, on est sur une petite rue, je crois reconnaître le quartier... C'est exactement le caveau de la Huchette. Vous pouvez poser des vélums. Quand c'est des rues si étroites, vous avez un effet d'ombre qui est naturellement créé par le bâti. En revanche, il y a des rues de taille intermédiaire où on posera, comme c'est le cas dans le sud, des ombrières textiles, etc. Il y en a déjà
des ombrières installées ?
Alors nous, on en a installées dans les espaces publics en test depuis plusieurs années. pour vous donner un exemple, à côté de la gare de l'Est, à côté de la gare de Non, la gare de Lyon, pardon ?
Dans les rues entre deux immeubles, ça n'existe pas encore.
Alors non, en vélum tendu non, à une exception, je vais vous donner un exemple, rue des Archives, les commerçants ont installé ce qu'on appelle, ont l'habitude d'installer ce qu'on appelle des ombres à la sky, c'est-à-dire des dispositifs, vous savez, des parasols. Historiquement, les ombres à la sky ont été développés comme des ombrières d'espaces publics pour protéger les passants qui circulent à pied. Et c'est ça qu'on va faire quand je parle du système D et du bricolage. D'abord, on a l'argent public, ce n'est pas de l'argent magique. Moi, je n'en ai pas sous le coude et je n'ai pas de planche à billets dans les sous-sols de l'hôtel de ville.
Ce que je sais, c'est qu'on a besoin d'aller à l'essentiel, d'être agile et ça supposera aussi peut-être un peu d'agilité réglementaire parce que si moi, quand je veux poser une ombrière textile, je suis obligé de demander l'accord à 250 copros qui doivent avoir organisé 250 âgés, ça ne va pas le faire et donc on va essayer de gagner en efficacité et en rapidité d'action.
Emmanuel et Grégoire, vos 100 premiers jours à la Mérite Paris, on y reviendra dans un instant après une courte pause dans ce grand jury et on reviendra bien sûr notamment sur le scandale du périscolaire. A tout de suite. On s'était promis quoi cet été ?
Moins de travail. Et ? Moins de stress. Et ? Moins d'administratif. Alors pourquoi tu es sur ton ordinateur ? Parce que je m'inscris sur Collecto pour la facturation électronique.
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Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
132 animateurs dans le périscolaire ont été suspendus pour des comportements inappropriés, des agressions sexuelles, des viols. Ce sont les derniers chiffres que vous avez fournis il y a un mois et la justice enquête actuellement sur 110 écoles. Emmanuel Grégoire, sommes-nous au tout début du scandale ?
Non, je pense qu'on est en plein dedans. D'abord, dire la gravité évidemment de ce sujet et il occupe un tiers de mon temps. Tous les jours, tous les jours, j'y consacre énormément d'énergie, de vigilance et de détermination à sortir. La première chose, c'est que vous avez utilisé le mot de scandale et il est le mien. Il ne concerne pas que Paris, il ne concerne pas que l'école publique. Il concerne plus largement le sujet de la place des enfants de notre société et peut-être de la levée de cette croyance populaire bienveillante mais fausse que tout le monde aime les enfants. Ce n'est pas vrai.
Est-ce que sur vos responsabilités, Emmanuel Grégoire, vous avez déjà changé des choses pour l'été parce que les écoles se transforment en centres d'animation avec des animateurs, est-ce qu'il y a des dispositions particulières pour protéger les enfants cet été ?
Oui, on a déjà mis beaucoup de mesures en place. Je sais l'impatience des parents, elle est la mienne et on va continuer semaine après semaine à renforcer les dispositifs. On a tout remis à plat. Ça ne veut pas dire qu'on a tout réglé, je ne le prétends pas, mais on a tout remis en plat. Les procédures, les recrutements, les formations, la question de la surveillance, la question des contrôles extérieurs. Évidemment, vous l'avez évoqué en début d'émission, les commissions qui vont venir nous aider à analyser et peut-être à dire les responsabilités.
Est-ce que vous avez répondu par exemple aux 11 collectifs et associations de protection de l'enfance qui vous ont interpellé dans un courrier ? Elles ont également interpellé Gérald Darmanin, le ministre de la Justice et Édouard Geffrey, le ministre de l'Éducation et elles réclament trois choses. Vérification des antécédents judiciaires de tous les adultes en contact, y compris les agents d'entretien, qu'aucun adulte ne reste seul avec un enfant et enfin l'instauration d'un référent protection de l'enfance dans chaque école. Est-ce que ces trois conditions-là sont déjà remplies ? Alors non, pas toutes.
Et d'abord, la première, elle n'est pas possible également. Je le redis. Moi, je plaide, je suis totalement en soutien de cette revendication des associations, c'est-à-dire le traitement des antécédents judiciaires pour tout ce secteur-là. J'y suis favorable. Il suppose une modification législative. Deuxième, et d'ailleurs, dans le cadre des projets de loi du gouvernement, notamment protection de l'enfance, je pense qu'il faudra soit dans le texte initial, soit par amendement, je sais qu'il y a des débats avec le Conseil d'État, etc., mais soit dans le texte initial, soit par amendement, introduire l'accès au traitement des antécédents judiciaires. Deuxièmement, sur la question...
C'est-à-dire qu'un simple dépôt de plainte, par exemple, pourrait suffire pour écarter quelqu'un ?
Exactement. Et la mémoire. Et la mémoire de ce qui s'est passé avant également. Le deuxième sujet, c'est la question de pas d'adulte seul avec un enfant. C'est déjà le cas sur le principe. La question, c'est la mise en œuvre de ce principe. C'est déjà le cas à la ville de Paris depuis longtemps. Il ne doit pas y avoir un adulte avec simple. Donc, notre sujet à moi, mon sujet à moi, c'est comment je garantis que dans les circonstances exceptionnelles qui aujourd'hui peuvent conduire un enfant à se retrouver seul avec un adulte. C'est quand il y a un groupe d'enfants, un enfant qui a un problème de propreté, qui s'égare, qui va ailleurs, qu'on cherche...
Eh bien, que cette situation d'isolement ne se reproduise pas. Eh bien, cela, on le fait par des recrutements. Je ferai des annonces prochainement. On le fait aussi par des principes organisationnels, par des travaux pour éviter les situations qui permettent à un adulte de s'isoler avec un enfant. Ou avant, on partait du principe que tout le monde aime bien les enfants et qu'on doit gérer les problèmes de cas particuliers. on part du principe qu'il y a une menace structurelle qui pèse sur les enfants. Et donc, on traite tout cela avec beaucoup de rigueur. Je le dis dans la sévérité que j'exerce à l'égard de ceux qui sont suspectés.
Je dis bien le mot suspecté qui parfois me le reproche, mais c'est ainsi. Mais je le dis aussi à l'immense majorité des professionnels qui font très bien leur travail.
Emmanuel Grégoire, dans le projet de loi de protection des enfants qui va être débattu dans 10 jours à l'Assemblée nationale, il y a la création d'une liste noire pour les personnels ayant eu des comportements problématiques avec des enfants. Vous y êtes favorable même s'il n'y a pas eu de condamnation ?
Alors, je suis favorable effectivement à ce qu'on garde la mémoire de ce qui s'est passé dans la carrière d'un agent. Pourquoi ? Alors là, c'est un débat difficile, il est sur le plan philosophique et je n'ai pas exactement compris ce que serait cette liste noire.
Voulue par le ministre de l'Éducation nationale.
J'ai bien compris mais par exemple quand il a dit qu'il voulait une liste des interdits d'école sur la base de sanctions disciplinaires, là je suis en désaccord avec ça. Pourquoi ? Parce que les sanctions disciplinaires n'ont aucun pouvoir d'investigation qui relève de la police, etc. Ce n'est pas suffisant, il faut élargir la réflexion. On est partagé sur un sujet qui est très très difficile, je le dis sur le plan philosophique et moral.
C'est d'agents qui sont suspectés mais qui ont été blanchis et en même temps un autre problème c'est que quand on croise un agent qui est mis en cause et peut-être parfois gravement mis en cause, il n'est pas rare qu'on trouve dans son histoire antérieure chez l'employeur ailleurs, etc. qu'il a laissé des bips, il a bippé comme on dit.
Et là je comprends les parents dans un débat qui est compliqué, qui est celui qu'être blanchi par la justice ne veut pas nécessairement dire qu'on est innocent, ce qui est une question très difficile sur le plan évidemment juridique et je le crois social et deuxièmement en même temps l'exigence qui est la nôtre collectivement de privilégier la protection des enfants.
Une histoire parmi tant d'autres, un animateur visé par une plainte pour agression sexuelle par son fils est parvenu un an plus tard à se faire engager, c'était à l'été 2025 par la mairie de Paris dans plusieurs écoles. Comment a-t-il pu être engagé ? Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'il faudrait que la mairie puisse consulter le fichier des antécédents judiciaires ? C'est exactement ce qu'on a dit.
Il s'est fait embaucher parce qu'il n'y avait pas de moyens pour n'importe quel employeur la ville de Paris ou n'importe quelle ville de France de trouver même quand elle exerce avec la plus grande rigueur ce qui est à sa disposition de trouver la trace de la mise en cause. C'est ça la réalité. Et donc le traitement des antécédents judiciaires je redis ce que j'ai dit oui typiquement ce type de cas pour moi nécessiterait que nous le sachions plus tôt et que nous le sachions et qu'on puisse agir en conséquence.
Et ça je le redis c'est pas dans l'intérêt de la ville de Paris c'est dans l'intérêt de tous les employeurs qui essayent de réunir toutes les conditions pour s'assurer que les agents qui viennent travailler pour elles sont des gens qui sont irréprochables sur tout principe et encore plus qu'on ne puisse pas lui dissimuler des mises en accusation graves ça ne devrait pas être possible aujourd'hui au regard du droit actuel ce type de situation peut malheureusement exister.
Emmanuel Grégoire ce qui peut apparaître étonnant dans tout ce scandale du périscolaire c'est qu'il n'y a pas de responsable à ce jour c'est-à-dire qu'il n'y a que des animateurs déviants et pour certains criminels il n'y aura jamais de responsable politique ou administratif ce que vous dites
est faux ça veut dire qu'on ne communique pas assez pourtant je l'ai dit plein de fois il y a eu de nombreux conseils de discipline sur des gens qui avaient mission d'encadrer ces animateurs je déclenche des conseils de discipline plusieurs d'entre eux ont été suspendus plusieurs ont été oui mais ça veut dire après on peut rentrer donc c'est quoi la granularité je comprends je vais reformuler votre question est-ce qu'il y a des gens qui devraient être considérés comme responsables qui ne le sont pas aujourd'hui et qui sont susceptibles moi je considère que non des responsabilités politiques c'est différent pourquoi vous considérez que non ?
parce qu'il y a des enquêtes moi j'ai regardé chaque dossier je lis le rapport de l'inspection générale mais c'est l'avantage que vous avez évoqué
donc vous dites que les sanctions arriveront plus tard
c'est ça que vous êtes en train de dire non c'est aujourd'hui tous les gens dans lesquels on considère qu'il y a eu une faute personnelle je mets en nuance les cas qui sont encore en instruction il y a encore beaucoup de travail à mener mais chaque fois qu'il y a eu un rapport en disant telle personne a commis au regard de ses obligations morale, professionnelle une faute et d'aller au conseil disciplinaire donc pour vous toutes les responsabilités sont établies non je ne peux pas dire pas encore de ça je considère que les cas individuels ne sont pas du tout laissés sur le tapis et qu'on fait des procédures disciplinaires mais c'est l'avantage de la commission d'enquête parlementaire de la mission d'information et d'évaluation et de la commission indépendante qui a été mise en place c'est de venir faire vérifier parce que moi quoi que je dise des parents qui sont énervés et je le serai à leur place peut-être même parfois plus qu'ils ne le sont je veux en saluer et la résilience et la disponibilité pour échanger ils peuvent avoir des doutes sur ma parole je le sais je le comprends et donc c'est pour ça que je veux que des gens de l'extérieur viennent dire ce qui s'est passé et chacun en tirera les conséquences et les interprétations qu'ils souhaitent je ne veux pas être juge de moi-même je veux que des gens extérieurs viennent regarder et analyser comment l'institution a réagi comment les élus ont réagi ils diront ce qu'ils croient être la vérité on fera peut-être nous des commentaires sur cela mais au moins
sur les 11 dernières années donc
oui partout tout le temps partout tout le temps
je vous pose la question parce qu'Agnès Evren qui sera la rapporteuse de la commission d'enquête au Sénat dit que pendant 11 ans il n'y a jamais eu de signalement par un article 40 de la part de l'amitié de Paris
c'est un mensonge elle ne peut pas ignorer que c'est un mensonge je le dis avec un peu de gravité j'ai tout à fait lu cette chose là jamais à ma connaissance je vous le dis avec un peu de gravité mais quand même un peu de confiance jamais à la ville de Paris l'institution n'a protégé une violence sexuelle systématiquement
c'est pas la question c'est est-ce que vous avez fait est-ce que la mairie de Paris a fait des articles 40 et a signalé
c'est ce que je viens de vous dire jamais pardon mais c'est ce que je viens de vous dire jamais des violences sexuelles n'ont été passées sous silence systématiquement il y a eu des articles 40 et nous en avons la trace et comment on saisit la justice
pardonnez-moi mais il y a eu des animateurs déplacés non d'une école à une autre
jamais sur suspicion jamais jamais je le dis aussi avec beaucoup de clarté mais ce qui prouve à quel point le débat est un peu fou jamais sur une suspicion de violence sexuelle je suis prudent peut-être qu'il y en a qui ne me sont pas encore remontés et je vais vous dire je tremble tous les jours d'en apprendre de nouvelles
vous allez avoir confiance dans cette commission d'enquête parlementaire parce que ce sont les propos de la rapporteure mais je sais mais c'est pas pardon mais d'abord
la rapporteure elle est sénatrice elle dit ce qu'elle veut elle dit ce qu'elle veut elle a le droit voilà simplement moi j'ai hâte j'ai hâte d'aller d'être auditionné j'ai hâte d'être auditionné d'aller répondre aux questions légitimes des sénateurs et je dirai ce que je crois être vrai et ce que je crois être faux je le dis parce que on a dit des choses terribles terribles disant que j'avais recruté des pédophiles et que nous couvrions des pédophiles mais jamais c'est arrivé et ceux qui auraient commis ça je le rappelle c'est une infraction pénale de couvrir un pédophile je voudrais rassurer les parents on n'est pas parfait oui il y a du risque d'infiltration de pédocriminalité comme dans tous les lieux qu'il n'y a que des enfants mais jamais on ne couvre un pédophile jamais ça n'a été observé et si c'est le cas il y aura un article 40 sur ceux qui s'en seraient rendus coupables qui pourraient engager leur responsabilité
ont déposé un article 40 qui vous vise justement qu'est-ce que vous leur répondez
c'est son droit voilà c'est son droit et je suis très serein je ne vais pas commenter ce que vous faites en attendant votre émission elle a le droit comme tout citoyen de saisir le procureur de la république et le seul après qui est compétent pour dire et faire son travail c'est la procureure de la république et donc ils peuvent faire tous les articles 40 qu'ils veulent c'est très bien ils ont le droit et moi je répondrai aux instances compétentes
avant que vous soyez auditionné par le Sénat auparavant vous aviez lancé une convention citoyenne sur la protection et sur le temps des enfants une mission d'enquête interne à la ville et il y a une commission également d'enquête parlementaire que je viens d'évoquer sur le temps des enfants est-ce que la conclusion de cette convention citoyenne c'est qu'il faut revenir à la semaine de 4 jours ce qui permettra d'avoir un jour plein et entier de périscolaire le mercredi et ce qui permettra donc de faciliter l'embauche et la fidélisation des animateurs est-ce que vous suivrez ou pas ces prescriptions
alors d'abord on va écouter ce qu'elle dit la convention citoyenne elle n'a pas dit que ça la convention citoyenne parce qu'elle a soutenu aussi d'autres scénarios d'organisation avec moins de puissance c'est vrai aujourd'hui où on en est d'abord je voudrais rappeler le cadre légal comment ça fonctionne la semaine dans le code de l'éducation la semaine des enfants elle est sur 4 jours et demi il se trouve qu'on vit dans un moment complètement ubuesque où 80% des élèves de ce pays ne respectent plus dans leur temps scolaire le code de l'éducation mais ont obtenu des dérogations qui avaient été permises au moment où Jean-Michel Blanquer était ministre je trouve que c'est totalement incongru et bizarre d'avoir 80% des cohortes d'élèves qui sont en dérogation je ne vous ai pas dit ça je ne vous ai pas dit ça donc ce que je dis c'est qu'il y a plusieurs scénarios cibles qui sont sur la table aujourd'hui et comment ça va se passer le principe c'est que quand on veut avoir une dérogation c'est à dire par exemple dans l'hypothèse du retour à 4 jours dans l'hypothèse d'un 4 jours et demi différent de la situation d'aujourd'hui ou d'une hypothèse de 5 jours puisque c'est une hypothèse qui a beaucoup été portée par la convention nationale sur les temps de l'enfant et que la convention citoyenne n'a pas écarté de façon aussi brutale ce qui est écarté de façon brutale et donc ça je vous le dis c'est acté c'est le statu quo je ne veux pas que nous continuions dans le système actuel qui crée de l'insécurité de l'insatisfaction pour à peu près tout le monde et donc ça veut dire
qu'est-ce qui change en septembre ? qu'est-ce qui change en septembre ?
en septembre de ce point de vue là rien puisque pour mettre en place nous exactement pour mettre en place il faut changer des dizaines de milliers d'agendas d'agents enseignants directeurs périscolaires etc le directeur académique le DAZEN en demandant une dérogation qui bénéficie du soutien d'une majorité de conseils d'école c'est très précis le code de l'éducation il propose une procédure donc aujourd'hui ce que nous allons faire c'est que nous avons retenu un certain nombre de scénarios sur la base des recommandations de la convention citoyenne nous en avons donc écarté d'autres et je le dis je ne souhaite plus que le système actuel continue on va prendre quelques mois là deux trois mois pour travailler avec la rectrice pour rencontrer à nouveau les parents d'élèves les organisations syndicales les organisations de représentatives d'enseignants de directeurs du périscolaire pour dire voilà les quelques scénarios que nous avons arrêtés et voilà comment nous allons vous proposer de travailler et ensuite probablement à l'évidence avant la fin de l'année je proposerai une méthode qui permettra d'arbitrer avant la fin de l'année
dans vos promesses de campagne il n'y aura plus aucun enfant à la rue l'hiver prochain pour honorer cette promesse concrètement ça veut dire que vous devez construire combien de structures d'accueil d'ici l'hiver ? écoutez
alors c'est variable
mais vous avez totalement raison de me rappeler
vous avez totalement raison de me rappeler à cette promesse de campagne vous savez que moi je veux vraiment m'attaquer au sans-abris à Paris je crois que tout le monde observe que la situation n'est pas tenable et n'est pas belle regarde l'image que notre pays et notre ville veulent donner veulent donner deux évidemment je ne peux pas faire j'ai pas de baguette les migrants non mais tout une personne qui dort à la rue c'est une personne qui devrait pouvoir dormir protégée mais je ne peux pas je n'ai pas de baguette magique donc il va falloir du temps la priorité va d'abord aller aux enfants et évidemment aux familles qui les accompagnent donc ça veut dire que je dois ouvrir des places je ne vais pas rentrer dans le détail des chiffres je sais que je ne peux y travailler intelligemment qu'avec le préfet de police et avec le préfet de région et avec les autorités sanitaires notamment l'ARS j'y travaille depuis le premier jour de l'élection de façon exigeante la situation n'est pas satisfaisante on parlait de la canicule tout à l'heure parmi les plus vulnérables des vulnérables il y a les personnes sans domicile fixe pendant la canicule c'est beaucoup plus dur pour eux de vivre dans l'extrême chaud qu'en réalité dans l'extrême froid paradoxalement et donc on y travaille mais je vous confirme que je souhaite ouvrir en propre si la quantité dépendra beaucoup de mon dialogue avec la préfecture de région des places pour qu'il n'y ait plus d'enfants qui dorment à la rue je crois honnêtement qu'au moins sur ce sujet là on peut tous se retrouver
avec des réponses par oui ou par non pour ou contre on a beaucoup parlé du nombre de collaborateurs à la mairie de Paris il y en a quasiment autant qu'au gouvernement des directeurs d'administration à Paris sont-ils aussi bien ou mieux rémunérés que le président de la république ?
non ils sont moins bien rémunérés mais ils sont bien rémunérés et puis en l'occurrence je leur demande beaucoup et je préfère avoir des gens bons, motivés, engagés et bien payés c'est rare d'avoir des gens comme ça mal payés vous assumez ces salaires là ils sont fixés par les grilles de la fonction publique c'est pas moi qui choisis leur salaire
est-ce que vous êtes favorable à ce que le BHV devienne en partie
un hôtel de luxe ? je ne suis pas défavorable à la mutation immobilière du bâtiment mais le BHV doit d'abord rester un grand magasin parisien après il faut qu'il puisse se moderniser et moi je suis prêt à l'accompagner
Loris Boachot pour ou contre Emmanuel Grégoire rendre le casque obligatoire pour les cyclistes sur les vélos c'est une recommandation de la sécurité sociale
je suis contre parce que moi je ne suis pas un spécialiste du sujet j'en mets des fois et des fois non les associations de vélos sont contre au Pays-Bas qui a un pays de vélo depuis plus d'une cinquantaine d'années il n'est pas obligatoire il y a des effets contre-productifs au port du casque obligatoire c'est notamment d'en réduire l'entrée dans la pratique donc plutôt contre
Hamza Ladouane qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux et que vous avez rencontré c'est un jeune terreur du canal Saint-Martin ou simple jeu d'enfant ?
Non, peut-être vous dire un, c'est le piège mortifère des réseaux sociaux où il faut être délinquant pour devenir connu le piège de l'extrême droite qui instrumentalise ce jeune homme qui est un délinquant on ne va pas se mentir et je n'ai pas envie de rentrer dans le cas particulier mais l'extrême droite qui s'en saisit faisant de ce cas-là une généralité qui illustrerait le comportement de notre jeunesse et troisièmement une certaine légèreté des médias je le dis à relayer ad nauseum et à donner l'image que plus on est un gangster plus on est un petit malin plus on a des chances de devenir une star
Allez, ça va nous amener au sujet suivant pour ou contre l'interdiction des sondages pendant la présidentielle ? Contre Demande d'Olivier Faure Contre l'interdiction ?
Je ne sais pas qu'Olivier ait demandé ça mais je ne vois pas très bien comment on peut le mettre en place
Le Grand Jury 2027 c'est demain
Le Parti Socialiste votre parti semble se mettre difficilement en ordre de marche pour l'élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027 comment tout d'abord éviter de rééditer le score historiquement bas 1,7% des voix c'était en 2022 par Anne Hidalgo ?
Écoutez dans les moments d'élection il faut un travail de conviction et puis un travail de dynamique la conviction c'est un socle de valeur dans lequel les électeurs se retrouvent et la dynamique c'est comment l'électeur trouve une voie d'utilité à son vote et donc pour qu'ils vont voter pour vous soit il y a des gens qui sont convaincus que vous êtes très bons soit ils se disent ces gens-là vont aider à servir le socle de valeur ou en tout cas les priorités politiques qui sont les mêmes et donc c'est ça qu'il faut retrouver et pour reprendre la situation de 2022 on voit bien qu'entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon n'avions pas trouvé d'espace pour démontrer l'utilité Comment faire pour trouver
cet espace et être audible alors que les candidatures se multiplient Raphaël Glucksmann François Hollande Olivier Faure Boris Vallaud Jérôme Guetsch Philippe Brun voilà des noms de présidentielles je vous avais à l'évidence j'en avais à l'évidence oublié quelque chose Marie-Gouamran également maire de Saint-Ouen ça fait beaucoup trop de candidats pour un parti socialiste d'abord alors je vais être optimiste
c'est aussi beaucoup de talent dans cette génération c'est aussi beaucoup de talent je le dis pour connaître personnellement et amicalement tous les noms que vous venez de citer oui je trouve que le processus de départage du leadership a été un peu tardif à mon goût parce que il sature l'exposition médiatique c'est à dire que c'est difficile de parler à l'opinion quand l'obsession
est celle du leadership justement vous devrez voter jeudi prochain au sein du parti socialiste vous êtes adhérent au parti socialiste absolument
à sorte de cotisation
voilà alors il y a deux options c'est une primaire ouverte avec une participation de 2 euros ou une deuxième option seconde option une primaire des militants du parti socialiste alors je ne sais pas si on a tout compris mais vous vous voterez pourquoi
écoutez moi je suis maire de Paris et permettez-moi d'avoir ces débats d'ailleurs vous n'avez même pas compris la question donc ce qui est pour permettez-moi d'avoir ce débat avec mes camarades je ne suis pas sûr que les parisiens attendent de ma part une expression sur ces sujets-là qui font un peu beaucoup tiquer ce que je peux vous dire c'est que je suis adhérent de ce parti dont je suis fier de son histoire de ses valeurs et je le sais aussi de ce qu'il proposera dans l'avenir je suis un militant engagé donc j'irai voter mais les débats de ce type-là qui sont quand même très technico-popole et bien je les réserve à mes camarades je ne suis pas sûr que ça intéresse le grand public comment vous allez pouvoir
éviter de vous faire cannibaliser par Jean-Luc Mélenchon dont on voit la dynamique justement un leader charismatique avec un certain nombre d'idées déjà qui sont sorties
je n'ai pas le souvenir d'avoir été beaucoup cannibalisé par Jean-Luc Mélenchon pendant la primaire de gauche à Paris et pendant l'élection elle-même ce qui prouve qu'il y a des circonstances vous avez fait 100 défis oui il y a des circonstances où la famille politique que j'aime qui est celle qui est différente qui a des positions pas unanimes etc mais c'est sa richesse qui va du parti communiste à place publique en passant par les écologistes par la société civile mais qui a une relation au monde une relation à la politique à la façon d'exercer les responsabilités à la façon de parler au grand public c'est cette famille-là que j'ai envie de défendre et donc voilà à la mozeste place qui est la mienne moi je suis maire de Paris ça m'occupe 99% de mon temps
le PS doit s'inspirer de ce que vous avez fait lors de votre campagne municipale
je ne dirais pas ça comme ça parce que ce serait d'abord ridiculeusement prétentieux et surtout complètement faux pourquoi ?
parce que la sociologie électorale de Paris n'a rien à voir avec la sociologie électorale du pays et donc ceux qui pensent que c'est sur un modèle parisien qu'on peut gagner la France se trompent se trompent moi je n'ai pas de leçon à donner simplement c'est d'essayer de contribuer dans cet arc d'alliance qui va je le redis du parti communiste à Génération aux écolos etc qu'il y a il y a moyen de construire collectivement un projet politique pour le pays qui puisse rencontrer un soutien et une force et ça suppose un projet ça suppose évidemment une incarnation mais je le crois surtout ça suppose une dynamique de terrain et c'est à ça que je m'emploierai dans tous les noms qu'on a cités aucune préférence je les aime tous et franchement je ne veux pas participer à cet exercice là comme militant le moment venu je m'exprimerai
Emmanuel Grégoire le maire de Paris était l'invité de ce grand jury c'est le dernier grand jury de cette saison je tenais à vous remercier pour votre fidélité vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder sur Public Sénat et à nous écouter sur RTL merci beaucoup et merci à Public Sénat pour cette très belle saison merci aussi au Figaro pour ses 20 ans de partenariat nous nous retrouverons un jour j'en suis persuadé et la saison prochaine sera l'année politique par excellence avec l'élection présidentielle ça sera un plaisir de vous retrouver pour le grand jury votre émission politique du dimanche bel été à tous