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interviewLCI (sur YouTube)· 18 juillet 2024 12 min

Assemblée : le RN privé des postes clés ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

donc la prochaine bataille politique en attendant celle de Matignon qui n'est toujours pas réglée qui ne le sera pas avant plusieurs semaines et en tout cas après les Jeux Olympiques c'est demain exactement je pensais que c'était 11h mais en fait nivin vient de nous confirmer que c'est 15h he le premier tour pour l'élection au perchoire c'est-à-dire à la Présidence de l'Assemblée nationale alors une chose semble acquise c'est que le nouveau front de gauche qui n'est d'accord sur rien et sûrement pas sur Matignon et bien sur cette question du perchoir semble plus uni avec une idée derrière la tête et vous allez l'entendre puisque on va entendre un LFI un écolo et un PS successivement rien pour le rassemblement national on les écoute pas une fonction pour que le rassemblement national continue sa stratégie de dédiabolisation qui est à l'œuvre depuis maintenant plusieurs mois le rassemblement national ne doit donc occuper aucun poste dirigeant au sein de cette Assemblée c'est le mandat que nous ont donné les électeurs je dis le front républicain à l'Assemblée nationale c'est ne pas oublier comme l'a fait malheureusement Emmanuel Macron les conditions de notre élection donc refuser le la représentation dans les instances de l'Assemblée nationale d'un parti que nous avons combattu dans les législatives bon moi je veux bien mais néanmoins le rassemblement national il a fait 100 millions de voix voilà au législative et donc Jordan Bardella qui était hier soir sur LCI il peut apparaître comme légitime quand il dit bah écoutez on représente quand même quelqu'un dans ce pays donc qu'on a droit à quelque chose dans la représentation des électeurs on l'écoute on se bat pas pour des postes je ce qui me fait mal c'est parce que nous représentons des millions de Français et rendez-vous compte aujourd'hui que les macronistes après avoir brutalisé le pays après avoir diviser les Français après avoir privé là en ce moment au moment où n nous parlons le pays d'une majorité claire pendant un an pour répondre au problèm des Français vient dire en fait le mouvement politique qui est arrivé en tête en nombre de voix au premier tour au second tour comme aux élections européennes il y a un mois ne devrait pas pouvoir accéder au postes auquels il a traditionnellement le droit lorsqu'on représente ce pas discours alors ériic on est bien d'accord que arithmétiquement parlant bardellaa a raison sauf que les institutions françaises l'arithmétique elle s'asseille dessus c'est pas comme ça que ça marche c'est bien ça ou la politique c'est pas de l'arithmétique sinon ça se ça se saurait ça réglerait bien des choses euh alors il y a une cohérence de la part du nouveau front populaire c'est a une cohérence politique elle est incontestable euh ils ont été élus pour les beaucoup par opposition ils se sont d'ailleurs on peut constater que les différentes composantes de du nouveau front populaire de la gauche sil on un point de rassemblement c'est celui de l'opposition à l'extrême droite de façon historique et confirmé ces dernières semaines bon après sur le plan politique oui ça pose un problème démocratique ça pose un problème démocratique que un groupe qui a eu d'entre 120 et 140 députés euh n'est pas de représentation dans les instances de de direction de de la chambre basse ça pose un vrai problème démocratique il faut savoir que c'est pas un enjeu symbolique hein le le les postes de de l'Assemblée nationale le bureau c'est six vice-présidents trois ceurs un ceur ça dit peut-être rien au grand public AR c'est le grand argentier celui qui s'occupe de l'argent et il y en a beaucoup et aussi de l'administration de l'assemblée et puis il y a le bureau le bureau c'est celui qui gère le fonctionnement de l'agenda et cetera mais qui gère aussi et c'est important les sanctions contre les députés ça ce lorsqu'il y a un député qui enfraint les règles il est il est devant une sorte de de conseil de discipline c'est le bureau et là ça a de l'importance donc c'est un enjeu qui est pas un enjeu symbolique c'est un enjeu aussi un enjeu de de pouvoir pour le rassemblement national je dirais aussi une chose et ça c'est Jean-Philippe Tangui le une des figures de du rassemblement national qui a prévenu c'est que attention si le rassemblement national est exclu de ces instances ils ont promis de de revoir vous savez la fameuse stratégie de la cravate c'est être des députés bien élevés qui se comporte de façon très civile ils ont prévu que il ferait peut-être un peu plus de bruit et pas seulement du bruit ça pour être un comme l' faitfi dans la comme ça peut pas seulement dans le à faire du bruit ça peut être aussi dans le fonctionnement savoir la stratégie vous savez par exemple de de l'amendement de la de la du flot d' d'amendement qui bloque en fait le le le l'examen le fonctionnement et l'examen des textes à l'Assemblée nationale et ils ont promis aussi une mobilisation dans les commissions donc c'est à voir on va voir comment ça va se dérouler il y a une cohérence politique il y a un vrai yatus démocratique et il y a aussi une question de après de fonctionnement serein on manque de sérénité franchement dans la vie politique et à l'Assemblée depuis déjà quelques années est-ce que cette éviction du rassemblement national serait la garantie d'une nouvelle sérénité au sein du débat dans le débat parlementaire je n'en suis pas tout à fait sûr claire Fornier il vous a inspiré quelque chose j'ai une question parce que je sais que le RN revendique notamment la présidence de la commission des fin é nationale qui revient à l'opposition qui décide qui peut dire non ce ne sera pas attendez il va répond mais on va on va écoutez si vous le voulez bien Sébastien Chenu donc qui est député RN du Nord qui lui revendique justement la présidence de cette commission des finances qui appartenait à LFI à monsieur cckrel qui était hier matin ici même on écoute Chenu si vous le voulez bien ensuite vous répondez nous sommes un groupe d'opposition et par conséquent nous revendiquerons aussi la présidence de la commission des finances parce que elle revient à un groupe d'opposition tout simplement donc vous voyez nous on veut assumer tous nos rôles rien que nos rôles mais les assumer pleinement parce que la démocratie c'est ça ça semble cohérent plus vous disiez tout à l'heure que le RN est le seul vrai groupe d'opposition à l'Assemblée nationale donc il a droit cette présid c'est une très bonne question c'est la droit c'est c'est autre chose ça mérite une toute petite explication lorsque les groupes arrivent à l'Assemblée nationale sont constitués à l'Assemblée nationale il faut qu'ils se déclare appartenant à l'opposition ou à la majorité c'estàd que Al c'était assez clair avant là le problème c'est que on ne sait pas a d'abord il y a plus de groupes que par le passé il y en a une douzaine et puis qui est dans l'opposition et dans la majorité on n sait rien sauf sauf pour le rassemblement national qui dans tous les cas lui sera le premier et sans aucune ambigué à être se déclarer dans l'opposition alors cette fameuse commission des Finances depuis Nicolas Sarkozi et c'est une vraiment une bonne question avant c'était pas le cas Nicolas S il a décidé dans un dans une une volonté de d'apaisement démocratique d'attribuer la présidence de de cette commission à un membre de l'opposition c'était la dernière fois ériic ocrel qui dirigeait cette commission donc là il y aurait une logique et qui a bien fait le boulot d'ailleurs qui a bien fait le boulot en tous les cas qui a fait le boulot il y a une logique assez implacable non pas un droit mais en tous les cas une pratique qui voudrait que cette commission revienne la présidence de cette commission revienne au seul groupe constitué d'opposition en état qui est le rassemblement national or la stratégie du Front républicain qui se poursuit pour les groupes de gauche mais aussi de Gabriel Atal et de d'ensemble qui disent pour l'instant pas question en tous les cas pour la présidence de de de voter pour des extrême à savoir LFI et le rassemblement national peut faire que on revienne on remette en cause la pratique depuis Nicolas Sarkozi à savoir d'attribuer cette la président de cette commission à une figure de l'opposition est-ce qu'il a répondu à votre question clair oui tout à fait convu oui mais alors qui qui décide c'est un vote c'est un vote alors c'est un vote alors ça aussi ça aussi c'est une bonne question parce que on est on apprend nous aussi le fonctionnement d'un régime parlementaire on avait jamais eu à à s'y plonger mais je pense que les hommes po enfin les hommes et les femmes politiques serait bien inspiré aussi de de de de de s'imerger des pratiques et des règles parlementaires en regardant aussi nos voisins je ferme la parenthèse donc jusqu'à auparavant jusqu'à pendant finalement toute la 5e République tout ça ça s rangeit puisque les groupes étaient constitués il y en avait trois quatre ça s range il avit pas de vote c'était et personne ne remettait en cause telle commission a été attbuée à tel et ça se passait il y avait pas de magouille mais il y avait des pratiques finalement les tous les groupes parlementaires s'arrangeaient là maintenant c'est surtout depuis 2022 que il faut voter puisque les équilibres sont incertains et là aujourd'hui il est plus évidemment plus du tout question de petits arrangements il faut voter donc chaque euh chaque poste est attribué au vote avec toute l'incertitude que l'éclatement de l'Assemblée bah impose galager fanwick vous qui au quotidien scrutez finalement plus l'actualité en dehors des frontières de l'Hexagone en Europe voire plus loin que dans notre propre pays ça doit un peu vous faire sourire parce que tout près de nous il y a des tas de pays où ça fonctionne très bien l'Allemagne entre autres les alors les Belges ils ont même fonctionné sans aucun gouvernement pendant plus d'un an donc alors eux ils ont vraiment le pompon donc on va peut-être s'y mettre il y a pas de raison je crois que clairement au vu des explications fournies par Eric il a pas le choix finalement c'estàd qu'il va falloir que les Français notamment celles et ceux qui sont amenés à à diriger à légiférer apprennent cette logique cette culture de de la coalition de la recherche du du consensus Dieu sait si ça peut paraître un vieux peu à à ce stade mais il va bien falloir la prendre afin de pouvoir faire fonctionner cette assemblée aujourd'hui si divis mais est-ce qu'on perd en efficacité avec justement ces interminable discussion de recherche d'équilibre de groupe et cetera ou pas c'est quand même plus simple quand il y a deux blocs et puis l'ffire à régler qu'on perd en efficacitéors ça c'est le cas aux États-Unis parisque vous m'interrogez sur sur l'étranger où vous avez ces deux blocs j'allais dire inoxidable inamovible républicain démocrate il y a on a tendance à l'oublier aux États-Unis d'autres voix je pense à dit aujourd'hui il y a une candidate écologiste on en entend absolument jamais parler il n absolument aucune chance de de l'emporter sur la recherche et le fait d'éventuellement trouver davantage d'efficacité vous avez des partisans pour les deux systèmes vous avez qui vous disent que en coalition finalement c'est plus représentatif et ça finit quand c'est bien huil et bien rudé par mieux fonctionner et à l'inverse vous avez d'autres qui vous disent et notamment pas qu'en politique chez les militaires qui vous disent que quand on fonctionne en coalition avec différentes nations que ça devient trop trop compliqué c'est pas forcément un gage d'efficacité d'ailleurs aux États-Unis cette opposition frontale entre les deux blocs je vous rappelle que quasiment chaque année il y a une menace de shutdown parce que démocrat républicain n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la suite du budget donc parfois les coalitions ça peut être plus effic moi je vra rajouter deux petites choses sur le régime parlementaire ce qui est paradoxal c'est que ça les constitutionnalistes l'ont bien démontré ces jours derniers c'est qu'on est vraiment dans un régime parlementaire sauf que la figure tutellaire du président de la République empêch jusqu'à jusqu'à cette dernière élection d'avoir un fonctionnement parlementaire normal et traditionnel mais sur le fond notre système n'est pas si différent de ça que celui de l'Allemagne par exemple l'autre chose pour qu'on sorte de ce qui est un bourbier aujourd'hui il y a une première étape qui est décisive nécessaire peut-être pas forcément suffisante mais en tous les cas nécessaire c'est celui de l'élection d'avoir le mode de scrutin qu'on soit un scrutin proportionnel c'estàdire que là on est dans une situation où les coalitions se font avant on a vu le Front populaire qui s'est constitué avant pour former un bloc donc à partir du moment où cette coalition s'est faite avant à la différence des de l'Allemagne par exemple où les colissons se font après donc si chacun y va avec sa propre euh bannière ensuite il compte ses forces et U les uns et les autres s'associent discutent et négocient là la le fait qu'il y a des coalitions qui se forment avant du fait de de notre du mode de scrutin empêche d' d' certaine façon en tous les cas retarde la constitution de coalition après je sais pas si je suis clair mais en tous les cas je me comprends bien

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