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Rose Ameziane vs Julien Odoul sur le communautarisme islamiste

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Rosa Méziane, vous avez entendu, en fait il y a deux positions finalement. Il y a une version qui est donnée par cet avou où on dit c'est le vivre ensemble, ce qui se passe à Roubaix, en particulier dans cette rue. Il y a la version de zone interdite qui est très différente.

Et je vous précise que dans un instant d'ailleurs on sera avec Amine Elbaï qui avait dénoncé tout ça et il sera en direct avec nous pour avoir son regard aussi. Vous avez entendu la vision de Julien Oudoul aussi qui dit mais c'est pas ça la réalité, c'est pas ça. Quel est votre regard à vous ?

Heureusement qu'il y a des Arabes et des Musulmans en France pour qu'on parle de quelque chose. C'est assez inquiétant, c'est-à-dire que même quand ça ne défraille pas la chronique, ça revient en fait sur le devant de la scène. Il y a quelque chose qui est inquiétant dans ce qu'il a dit.

Il y a des quartiers où on ne voit pas démographiquement des Français. C'est-à-dire, vous avez le sentiment quand une personne est colorée qu'elle n'est pas française ? Comment vous identifiez en fait la francité des gens ?

Vous savez, il y a des Français, il y a des étrangers. Ça n'a rien à voir avec la couleur de peau. D'accord, donc pour vous il y a des quartiers entiers d'étrangers ?

Vous savez que nos compatriotes ultramarins sont français et ont été français d'ailleurs avant les Alsaciens. Donc vous avez conscience qu'en France, dans les quartiers, vous avez une écrasante majorité de gens qui sont français ? Vous savez que dans les quartiers...

C'est important de vous entendre le préciser. Attendez, attendez, je vais juste continuer. Non, vous m'interpellez, donc je vous réponds.

Parce que vos propos sont assez hallucinants. Bon nombre de quartiers, vous avez une surreprésentation des étrangers, et notamment dans les logements sociaux, des étrangers qui n'ont pas de carte d'identité française. Et ensuite, vous avez des immigrés naturalisés de fraîche d'âme qui ne partagent pas notre culture, qui ne partagent pas notre mode de vie et qui ont communautarisé ces quartiers.

Et excusez-moi de regarder la France telle qu'elle est. Rosa Méziane. Démographiquement, voire visuellement, c'est un peu dangereux ce genre de propos.

Mais quelle est la réalité à Roubaix selon vous ? Concrètement, et pour parler du report...

Le voile, ce n'est pas la France, Rosa Méziane. Les poupées sans visage, ce n'est pas la France. Le voile, ce n'est pas la France ?

Non, le voile, ce n'est pas la France. Le voile, ce n'est pas la France. C'est quoi pour vous la France ?

Expliquez-moi, c'est quoi pour vous la France ? Culturellement, au niveau de notre civilisation, au niveau de notre mode de vie, le voile islamique n'est pas français. Je suis désolée de vous le dire.

Et quelqu'un qui porte le voile islamique n'est pas français ? Non, bien sûr qu'il y a des Françaises qui portent le voile islamique. Pour autant, cet emblème religieux et politique n'a rien à voir avec nos valeurs et nos...

Rosa Méziane, attendez, je voudrais qu'elle finisse. Je voudrais qu'elle finisse. Mais ce qui est inquiétant, en fait, c'est une méconnaissance totale, d'une part, de nos lois sur la laïcité.

Mais encore pire, c'est trahir notre histoire. Vous savez, M. O'Doul, probablement que vos grands-pères étaient effrayés pendant la Première et la Seconde Guerre mondiales.

Moi, les miens étaient en train de se battre pour libérer la France. Et donc, pendant...

Est-ce que c'est cette accusation ? Vous savez ce qu'il a fait mon arrière-grand-père pendant la Première Guerre mondiale ? Ce que je vous dis, c'est que...

Il était dans les tranchées de Verdun. Très bien. Alors, il était probablement, en fait, avec mes ancêtres.

Ça veut dire quoi ? La différence, en fait...

Non, mais je m'attendais, mais c'est...

Mais je vais vous répondre. La différence...

Donc, il y avait des collabos et des cuillards. La différence...

Il y avait des bons combattants de l'Afrique. C'est que l'armée française...

C'est ridicule, ce que vous dites. La différence, c'est que l'armée française n'avait aucun mal à livrer des kits de mosquées dans les tranchées. De la même manière qu'elle n'avait aucun mal à livrer des moutons pour fêter l'aïf.

C'est incroyable mythologie. Et donc, c'est ça, aujourd'hui, en fait. C'est incroyable mythologie.

C'est pour ça que parler de culture française...

Non, c'est pas de la mythologie. C'est si, si, si. Non, et croyez-moi que l'armée française aurait beaucoup à vous apprendre sur la l'aïf.

Sur la réalité...

Est-ce qu'il y a une manipulation de France 5 ? Alors, c'est pour ça que c'est inquiétant, parce qu'on arrive tout de suite sur ce qu'est la France, la culture française. Parce qu'apparemment, un bon musulman, il devrait manger du porc et boire de l'alcool pour être un vrai français.

Enfin, c'est très bizarre qu'on glisse, en fait, sur ce genre de débat un peu débile. On confondait tout. Pour parler de la réalité de Roubaix, il ne faut pas être non plus dans le déni.

Il y a des choses, moi, que j'ai vues dans ce reportage qui sont gravissimes. Sur le manque de mixité, sur le fait qu'on interdise à des petits garçons de jouer et des petites filles dans la cour. Sur la duplicité du discours de cette école de confession musulmane.

Oui, il y a des choses qui sont inquiétantes et il faut savoir les dire. Mais on a parfois aussi des choses qui sont largement grossies. Quand on a une personne dans ce reportage qui explique qu'il y a trois boucheries musulmanes dans une rue.

Et donc, est-ce que j'entends, moi, des personnes s'insurger rue des Rosiers parce qu'il y aurait une proposition essentiellement cachère ? Est-ce qu'on s'insurge de voir le McDonald's en plein cœur du 13e arrondissement, écrit en mandarin ? Imaginez deux secondes si le McDonald's rue Barbès serait écrit en arabe.

Enfin, voilà, il n'y a pas un bon communautarisme et un mauvais communautarisme. Et la réalité est entre les deux. En gros, la réalité est entre le reportage d'AMSI, c'est le reportage de France 5, c'est ce que vous dites ?

C'est exactement ça. Moi, je crois qu'il y a des choses. Et il faut faire attention.

Lutter contre l'islamisme, ce n'est pas lutter contre les musulmans. Et on entend, en fait, c'est très drôle que vous puissiez le dire, bien sûr. Marine Le Pen a toujours fait cette distinction, excusez-moi, entre une religion et une idéologie mortifère.

Marine Le Pen a expliqué il y a quelques jours qu'elle souhaitait interdire le voile dans l'espace public. Et voilà, c'est ça le problème, en fait, entre lutter contre l'islamisme et lutter contre les musulmans. Ça a commencé par le voile à l'école.

À bien des égards, tout le monde a accepté le fait que des enfants ne pouvaient pas porter un signe religieux. Ensuite, on a commencé à vouloir l'interdire dans l'université, alors qu'on a affaire à des gens qui sont psychologiquement ou mentalement assez construits. Puis maintenant, c'est dans la rue.

Et c'est là où, en fait, je crois qu'on fait une grave erreur. Si on pense qu'on va pouvoir lutter contre l'islamisme et le terrorisme sans les Français de confession musulmane en France, je crois qu'on fait une grave erreur. Merci.

Merci. Merci. Merci.