Démission de Lecornu : le dernier coup de bluff de Macron
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Vous pensiez en avoir fini avec Sébastien Lecornu ? Erreur ! Le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République a bien remis sa démission lundi matin, avant d'être appelé quelques heures plus tard par Emmanuel Macron. Son défi ? Résoudre en 48 heures ce qu'il n'a pas su régler en 27 jours. Face à l'impasse politique dans laquelle se trouve la France, Emmanuel Macron semble désormais compter sur les miracles. Bienvenue dans le récap, nous sommes le mardi 7 octobre et la politique française tourne toujours en boucle.
Une boucle si serrée qu'on pourrait croire à un bug dans la matrice républicaine. On pensait avoir tourné la page Sébastien Lecornu. Hier matin, il avait remis sa démission à Emmanuel Macron, après le tollé monumental provoqué par l'annonce de son gouvernement dimanche. Mais si tout cela ne vous dit rien, je vous invite à regarder le récap d'hier qui vous éclairera. Mais ceux qui pensaient donc que l'épisode Lecornu appartenait déjà au passé se trompent lourdement. Le président de la République lui-même lui a finalement accordé un sursis. 48 heures, pas une de plus, c'est quand même 4 fois plus que la durée de vie de son gouvernement.
Mais bien peu, face à la tâche titanesque qui l'attend, mener, je cite, d'ultime discussion avec les forces politiques. Sébastien Lecornu a donc jusqu'à mercredi pour continuer à faire ce qu'il a déjà fait pendant 27 jours sans résultat. Si on résume, deux jours ont passé, les nominations ont entraîné leur lot de drames, de calculs et d'ultimatums politiques. Et au final, rien n'a bougé, si ce n'est la date sur le calendrier. Et c'est bien l'objectif, l'objectif d'Emmanuel Macron de gagner du temps en bon maître des horloges. Alors il a bien tenté de se débarrasser du problème en le refilant à d'autres pendant qu'il jouait les diplomates à l'international.
Résultat, quatre premiers ministres se sont fracassés les dents sur cette mission infernale en moins d'un an. Aucun n'a survécu. Et que ce soit à coup de 49-3 de décrets ou de conclaves, le résultat est toujours le même. C'est un échec et Emmanuel Macron en est l'unique responsable. Au terme des 48 heures accordées au premier ministre le plus éphémère de la cinquième, si aucune solution n'est trouvée, le chef de l'État a assuré qu'il prendrait ses responsabilités. Du moins, c'est ce qu'il a confié en off à son entourage, histoire que l'info se retrouve dans les journaux.
Alors ni engagement officiel, ni véritable promesse d'ailleurs, seul lui sait ce qu'il entend par prendre ses responsabilités. Dissolution, démission, réforme constitutionnelle, les cartes sont donc entre les mains d'Emmanuel Macron. À ce stade, l'option la plus favorable pour lui serait évidemment celle d'un accord entre les partis d'opposition. Cela relève quasiment de l'utopie à ce stade, tant les clivages politiques se sont accentués ces dernières semaines et encore plus ces derniers jours. À gauche, le PS, les écologistes et le PCF continuent de plaider pour une cohabitation, donc pour un premier ministre issu de leur rang.
Le nouveau Front populaire a beau avoir remporté les dernières législatives, Emmanuel Macron s'est toujours refusé à confier Matignon à une personnalité de gauche, prétextant qu'elle serait incapable de dégager une majorité à l'Assemblée. Un argument un peu usé puisqu'à ce stade, ni lui ni aucun de ceux qu'il a nommé n'y est vraiment parvenu non plus. En réalité, Emmanuel Macron s'y refuse. Il est incapable de lâcher sur le pouvoir ou de revenir sur ses totems. Il rejette donc de facto le principe d'une cohabitation. D'ailleurs, Sébastien Lecornu en est le parfait exemple, censé amadouer la gauche.
Il n'a jamais eu les mains libres pour revenir sur des totems tels que la taxation des plus riches ou la réforme des retraites. Alors il s'est effectivement un peu rapproché de la gauche, mais il n'a pu offrir qu'un choix, avaler des couleuvres et renoncer à leurs idées. Macron n'a concédé que des miettes, à la marge, comme si ça pouvait suffire à un accord de non-censure. Le président estime qu'il est le garant de ces réformes et de l'image de la France à l'étranger. C'est ce qu'explique un député macroniste en off à BFM. Traduction, ne comptez pas sur lui pour lâcher du lest. Celui qui se proclamait ni de droite ni de gauche montre une fois de plus à quel camp il appartient vraiment.
La perspective d'une cohabitation semble donc mince. Surtout que Bruno Retailleau, président des Républicains et ministre démissionnaire de l'Intérieur, balait l'idée d'un revers de main. Avec ses 46 sièges, LR fait la pluie et le beau temps depuis l'été dernier. Il a suffi d'un tweet de Retailleau pour faire tomber le gouvernement le cornu en 12 heures à peine. Après avoir remporté un tel bras de fer, en se contentant de menacer de quitter l'exécutif, il est peu probable que Retailleau hésite à entrer en guerre si le gouvernement penche un peu trop à gauche à son goût.
Même chose, ORN, qui veut sa revanche et qui n'a que le mot « dissolution » à la bouche, reste qu'en nommant une personnalité de gauche capable de rassembler Renaissance, le modem, les écologistes, les communistes Elliot, on pourrait atteindre 273 députés. Alors, ce n'est pas encore les 289 nécessaires pour la majorité absolue, mais c'est déjà un joli bond depuis les 211 élus qui composent aujourd'hui le socle commun. Emmanuel Macron pourrait aussi tenter le coup d'un gouvernement technocratique, ce mot un peu fourre-tout qui désigne des personnalités soi-disant neutres et politiquement peu marquées.
Si l'on peut accepter de croire qu'on peut vraiment être neutre en acceptant d'entrer dans un gouvernement, juste le temps pour Macron de déposer le budget et de débloquer un peu la machine. Mais à nouveau, rien n'empêchera l'Assemblée de le censurer comme les autres. Et hop, retour à la casse-départ. Seul bénéfice, le président grappillerait encore un peu de temps. Encore faudrait-il dénicher les bonnes personnalités. Mais vu le niveau de recyclage des ministres, il paraît bien illusoire de croire que ça se bouscule au portillon. Alors, ces scénarios sont les plus positifs qui s'offrent aux chefs de l'État. Ils supposent que le cornu parvienne à un accord en 48 heures.
En cas d'échec des négociations déjà échouées, Macron pourrait déclencher une nouvelle dissolution. Un geste pour le moins osé quand on connaît l'issue de la dernière. Mais on le sait, désormais, le président n'a pas seulement réagi à chaud au score catastrophique des dernières européennes. Il a tenté un coup, celui de mettre le RN à l'épreuve du pouvoir pour les décrédibiliser, dit-il. Plan à nouveau contrecarré par le front républicain et la victoire du NFP. Et tout porte à croire qu'un an après, les électeurs n'auront pas sensiblement changé d'avis.
Si malheureusement le front républicain semble avoir un peu de plomb dans l'aile et que plusieurs sondages publiés cet été laissent entendre que les députés d'extrême droite reviendraient en force à l'Assemblée en cas de dissolution, il apparaît quand même qu'il n'atteindrait pas les 289 sièges nécessaires pour la majorité absolue. En revanche, du côté du camp présidentiel, l'hécatombe, elle, s'annonce encore plus spectaculaire que l'année dernière. Le pari est donc à nouveau très risqué pour Emmanuel Macron. Dernière solution, la démission ou la destitution. Hautement improbable, mais de plus en plus réclamée.
Et pas seulement par la France insoumise qui la réclame depuis des mois maintenant. Une certaine frange des LR s'y risquent également, à l'instar de David Linard, le vice-président du parti. Au RN, Marine Le Pen affirme qu'elle n'a pas appelé le président à la démission, mais juge néanmoins qu'une telle décision serait sage, je la cite. Désormais, les appels à la démission viennent même du propre camp d'Emmanuel Macron. Ce matin, Edouard Philippe, le premier Premier ministre nommé en 2017, a lâché une bombe sur RTL. On écoute.
Alors moi, je ne suis pas du tout sur la ligne des Insoumis qui explique qu'il faut une destitution du président de la République. Ce n'est pas l'enjeu, ce n'est pas l'instrument qu'il faut préserver. On ne contraint pas le président de la République à partir. Je ne suis pas pour sa démission immédiate et brutale. Elle aurait un impact terrible. Elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions. Mais je crois qu'il doit prendre une initiative.
Et il me semble qu'il s'honorerait si, par exemple, il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un Premier ministre, pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget. Et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget, et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Le patron du parti Horizon et maire du Havre prend donc ses distances avec celui qui l'a propulsé sur la scène nationale. Déjà candidat déclaré à la présidentielle, on dirait bien qu'il aimerait que l'échéance se rapproche, sûrement pour ne pas perdre une minute. Gabriel Attal, autre pur produit du macronisme et chef désormais du parti Renaissance, n'a pas eu de cesse de se distancier d'Emmanuel Macron depuis la rentrée. Dimanche encore, il disait tout le bien qu'il pensait de la politique menée par le président dans les boucles de députés macronistes. Et il n'a à nouveau pas mâché ses mots depuis.
Ça me coûte personnellement, le président de la République, je l'ai accompagné, j'ai été d'abord un militant, j'ai fait sa campagne en 2017, je l'ai accompagné ensuite. Si on m'avait dit il y a deux ans que je prononcerais cette phrase, évidemment que je ne l'aurais pas cru.
Pour autant, Gabriel Attal n'a pas rejoint la position d'Edouard Philippe ce matin. Malgré ses nombreux désaveux, le chef de parti présidentiel n'a pas franchi la ligne rouge. Il estime que si un président démocratiquement élu est légitime pour aller au bout de son mandat peut être poussé à la démission, c'est tout notre équilibre démocratique qui serait fragilisé. Probablement sait-il que la bataille n'en vaut pas la peine. Macron, lui, a répété à plusieurs reprises qu'il ne démissionnerait pas. Aurore Berger, furtif porte-parole du gouvernement Lecornu, l'a d'ailleurs rabâché sur TF1 ce mardi matin.
Pour autant, Emmanuel Macron pourrait, sous la pression, être pris d'un élan d'humilité républicaine façon De Gaulle et décider, malgré tout, de quitter ses fonctions. Et alors, dans les scénarios de politique fiction, on a aussi la perspective d'une mise à mort de la Ve République et d'une réforme constitutionnelle qui est également évoquée parfois. Elle aurait plusieurs avantages pour Emmanuel Macron et notamment un qui lui tient particulièrement à cœur, marquer l'histoire. Et en prime, il pourrait un peu couper l'herbe sous le pied de LFI et du RN qui prônent chacun à leur façon des changements de régime.
Pendant qu'Emmanuel Macron compte les heures pour s'extirper du bourbier politique dans lequel il s'est mis, les partis d'opposition s'organisent de leur côté. Les états-majors passent leur temps en réunion, à commencer par la gauche, que les écolos tentent de réunir malgré des mois de querelles, notamment entre LFI et le PS, qui ne peuvent plus se voir en peinture. Jean-Luc Mélenchon a appelé lundi à une grande réunion. Inenvisageable pour les socialistes qui misent sur une alliance de la gauche, mais sans les Insoumis cette fois. Pour avancer, deux réunions distinctes ont eu lieu.
Une première rencontre a rassemblé d'un côté la France insoumise et les écologistes, ainsi que d'autres partis de gauche, mais sans le Parti socialiste et les communistes. Eux se sont réunis d'un autre côté avec les écologistes. Et dans un second temps, Marine Tondelier, en sortant du premier échange, s'est voulue positive et rassembleuse. Elle espère qu'une réunion de toute la gauche, cette fois, se tiendra dès demain, mercredi 8 octobre.
Écoutez, cette réunion que nous avions convoquée, proposée a eu lieu. On en est ravis. La France insoumise était présente, ainsi que l'après, ainsi que Génération S, ainsi que les écologistes. Et Lucie Casté était présente également. C'était une première étape. Et nous avons pu discuter de beaucoup de choses, de la situation politique. Vous voyez qu'on dit beaucoup depuis quelques jours qu'Emmanuel Macron a plusieurs possibilités. La démission ou la destitution, la dissolution, la cohabitation, et que ça méritait quand même qu'on s'assoie pour en parler.
Et c'est sûr que c'est quelque part plus compliqué que l'année dernière, où il y avait une dissolution, on devait répondre à une question très précise. Là, on doit envisager et préparer ensemble énormément de scénarios. Bon, évidemment, on regrette que tout le monde ne soit pas venu. Mais vous savez qu'en ce moment même a lieu une autre réunion à laquelle nous nous rendons. Il y a des réunions de groupe aussi qui ont lieu ce matin. Donc tout le monde va continuer à voir tout le monde. On s'est mis d'accord sur un certain nombre de points que vous avez dû recevoir, puisqu'on a fait une déclaration écrite qui permet de poser les choses au mot près et d'être bien d'accord sur ce qu'on dit.
Donc il y a beaucoup de points d'accord. On ne va pas non plus vous dire qu'en une réunion d'une heure et demie, on a résolu tout ce qu'on avait à traiter pour les Français. Mais c'est vraiment extrêmement encourageant. Et ce qu'il faut retenir, c'est qu'on se retrouvera demain. On ne vous donne pas l'adresse de l'hôtel et ce sera une autre adresse. Vous la trouverez, bon courage. Donc voilà, on se retrouve demain et on espère que celles et ceux qui n'étaient pas présents ce matin seront là demain.
Pendant ce temps, Sébastien Lecornu recevait à Matignon les représentants du socle commun, les alliés de la Macronie, leur proposant de se cantonner aux questions de budget et à l'avenir de la Nouvelle-Calédonie pour ses négociations. Il a également convié chacune des forces politiques à un passage éclair entre mardi après-midi et mercredi matin, façon un peu speed dating institutionnelle. Marine Le Pen et Jordan Bardella, le duo à la tête du RN, ont déjà décliné l'invitation. Quant à Bruno Retailleau, patron des Républicains, pour lui, il n'existe aujourd'hui que deux options pour avancer, un gouvernement de cohabitation l'incluant, évidemment, ou la dissolution.
Il persiste donc sur la ligne qu'il adopte depuis plusieurs jours, ne pas fermer la porte à une participation au gouvernement, mais il veut des garanties en nombre. On rappelle que dimanche, les Républicains avaient exigé qu'un tiers du gouvernement soit issu de leur rang. Et Laurent Wauquiez, de son côté, joue un peu cavalier solitaire. Il continue à plaider pour une sortie, lui, pure et simple du gouvernement. Et autre fait notable, Jordan Bardella a tendu la main à LR, lorgnant sur un accord de gouvernement pour se construire une majorité relative. L'idée d'une union des droites, hier portée par Marion Maréchal Le Pen, semble donc doucement gagner du terrain.
Surtout avec un chef de parti LR comme Bruno Retailleau, tout laisse penser que l'alliance avec le RN n'est plus seulement un fantasme. Bref, la politique française continue de tourner en rond comme un hamster dans sa roue. Et Macron regarde le temps s'égrener. Entre les alliances improbables, les ministres éphémères, les appels à la démission qui viennent de partout, même de son propre camp, et les calculs savants pour tenter de maintenir la machine en marche, le président semble pris au piège de ses propres stratégies. À ce stade, tout est possible, ou rien ne l'est. La cohabitation reste un lointain mirage.
La dissolution, un pari risqué et le gouvernement technocratique, une solution bricolée qui pourrait voler en éclats en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Pendant ce temps, l'opposition s'organise, les alliances se font et se défont, et chacun prépare sa partie pour 2027 ou avant. Dans ce théâtre politique, Sébastien Lecornu essuie les plâtres, Emmanuel Macron joue le rôle principal, et à la fois celui du grand absent. Les électeurs, eux, observent, mis fatigués, mis amusés par ce cirque politique qui ne semble jamais en finir, la seule certitude, d'ici demain, rien de tout ça ne sera réglé et probablement que tout recommencera.
On poursuit avec les PFAS, ces polluants éternels qui touchent tout le monde, même les dirigeants politiques. C'est ce qu'ont annoncé des ONG environnementales européennes dans un communiqué. Tous ces responsables politiques avaient participé à une campagne de tests en juillet dernier. Le résultat est sans appel. Tous ont été contaminés et pour la moitié d'entre eux, les niveaux de contamination dépassent les seuils de risque pour la santé. Parmi ces 24 dirigeants, 18 ministres et secrétaires d'État chargés de l'environnement dans l'UE avaient participé à cette campagne de dépistage en juillet dernier, dont la ministre des missionnaires françaises Agnès Pannier-Runacher.
Les PFAS sont une famille de produits chimiques synthétiques qui mettent énormément de temps à se décomposer. Ils sont utilisés dans de nombreux objets, des textiles, des emballages alimentaires, des ustensiles de cuisine ou encore des cosmétiques pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur. L'UE compte mettre sur la table en 2026 une proposition d'interdiction des PFAS dans les produits de consommation courante assortie d'exceptions pour des secteurs jugés indispensables dans le domaine médical notamment. Après plusieurs jours de détention en Israël, l'ensemble des membres français de la globale sumo de Flotilla a été libéré.
Le groupe de 32 Français était ce matin à Athènes avant de prendre un vol pour Paris. Ils sont arrivés en début d'après-midi. Nos reportères Lisa Lappe et Clara Morel étaient à l'aéroport Charles de Gaulle à leur descente de l'avion.
On était différents en fonction des bateaux. Moi, j'étais sur un petit voilier. Et arrivés au port, ils ont fait une scène où ils nous ont tous mis à 500 à genoux les mains menottées dans le dos. Ils ont humilié Greta. Ils l'ont écrit genre pute en gros en anglais sur sa bagage. Ils l'ont mis derrière. Moi, ça m'a vraiment choqué en fait, le plaisir qu'ils prennent à humilier les gens. Dès le premier instant de notre détention, Israël a utilisé la torture systématique contre nous. Elle nous a emmenés dans des fourgonnettes. J'ai été emmenée dans des fourgonnettes. J'ai été frappée. La gardienne, elle m'a prise par la tête. Elle m'a frappée la tête contre le mur de cette fourgonnette.
Une fourgonnette pour quatre personnes pour 1,50 m. où il y avait l'eau chaude. Il y avait l'air chaude qui circulait. À côté de moi, il y avait Rima Hassan, un parlementaire européen qui a été frappé aussi. Et à côté, il y avait une femme, une ancienne députée algérienne de 71 ans et une jeune Tunisienne de 24 ans. Nous sommes restés comme ça pendant trois heures. Nous étions mouillés, les vêtements mouillés tellement l'air chaude circulait. Nous étions sous le soleil du désert israélien. Et là, les forces israéliennes, elles ont ouvert la clim. C'est une manière qu'Israël utilise avec les détenus palestiniens le chaud et le froid.
Après, ils nous ont transférés dans la section 6 du prison dans le désert de Nakab à quelques kilomètres de Gaza où ils nous ont maintenus dans des conditions inhumaines et dans des cellules de vin de vin 18 détenus. Nous avons été privés de la propreté, l'accès à la nourriture saine, l'accès à l'eau potable. Nous avons été privés de notre... de sommeil. Nous avons été privés systématiquement de sommeil. Les gardiens, ils frappaient à notre porte pour nous compter et nous recompter. Puis aussi, nous avons été privés d'accès à un médecin. Nous avons été privés de nos médicaments.
Les forces israéliennes, ils nous transfèrent dans une sorte de cage qu'on a vu tous à Guantanamo, sous le ciel, à ciel ouvert, sous le ciel, sous le ciel brûlant du désert où elles nous maintenaient. Cette cage, c'est à 12 à 15 mètres carrés, 57 femmes, 12 à 15 mètres carrés, sans accès à l'eau potable. Et nous privaient du médecin. On a été menacés de mort systématique. On a été menacés d'être gazifiés systématiquement et tous les jours. Ben, je suis... je fais pas... j'habite... je sais pas... la cellule numéro 7. Ben Géphir, il est venu en pleine nuit à 4 heures du matin. Il a frappé à la porte. Il est venu avec des...
ses policiers armés jusqu'au dents avec des chiens, avec des chiens où il nous a menacés. Ils nous ont mis par terre. Il a dit on va vous tuer et vous êtes des terroristes. Vous allez rester en prison toute votre vie. Israël, elle nous a kidnappés.
Nous avons été traités comme des animaux et ce que nous avons vécu n'est rien par rapport à ce que vivent depuis si longtemps, 75 ans, 78 ans, palestiniens et palestiniennes. Donc il est temps que tout cela s'arrête. Il est temps que nous nous respections. Il est temps que le droit ne soit pas mis en place par des hors-la-loi. comme M. Netanyahou ou M. Trump. Il n'est plus possible que les eaux internationales qui sont à 12 000 soient définies comme étant à 150 000 par un Premier ministre poursuivi hors-la-loi.
Il n'est pas possible que nos bateaux soient piratés, que nous soyons détenus comme des illégaux, alors que, clairement, c'est eux qui ne respectent pas le droit, qui s'assiedent sur tous les droits. Donc nous sommes là pour dire que la justice, que l'éthique doit faire lever le peuple, doit faire lever les citoyens, pas juste pour la justice internationale, mais aussi pour notre justice ici. Une autre flottille est actuellement en cours, la Southern Madeleine. Elle fait également route vers Gaza, toujours dans l'objectif de briser le blocus israélien et d'acheminer de l'aide humanitaire.
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