Nicolas Dupont-Aignan dans face à la rue sur le marché de Bobigny au micro de Morandini 03/02/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue en direct. Nous sommes installés sur le marché de Bobigny pour ce nouveau numéro de Face à la rue jusqu'à midi. Et mon invité aujourd'hui est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. On a choisi de venir dans le 93, dans le 9-3, parce que c'est un des départements dont on parle le plus. On parle beaucoup d'insécurité ici, mais on parle également de la pauvreté, de la difficulté pour les gens de vivre. On a décidé de s'installer sur le marché et d'aller au contact de la population.
Il y a des gens qu'on a prévus de vous faire rencontrer et puis il y aura l'imprévu qui surviendra tout au long de cette émission avec ceux qui le souhaitent, qui vont venir sans doute vous interpeller, qui vont venir sans doute vous parler d'abord. Petite question, pourquoi vous acceptez de faire cette émission ? C'est une émission qui est compliquée, qui n'est pas facile. On est au milieu des gens, on est dans la rue. C'est une émission qui est un peu casse-gueule, on va dire, parfois.
Moi, je suis élu de banlieue, dans l'Essonne. Ce n'est pas Bobigny. Mais tous les samedis, je me balade tout seul dans ma circonscription, dans des quartiers plus ou moins dits difficiles. Ce sont les mêmes Français. Et si je suis candidat à la présidence de la République, c'est parce que j'en ai assez qu'on classe les gens par catégorie en permanence. Et je pense qu'on peut régler les problèmes, tout simplement. Donc ce que je fais tout seul le samedi ou dans la semaine dans ma circonscription, pourquoi je ne le ferai pas avec vous en public ?
Alors, quelle image vous avez du 9-3, justement ? C'est intéressant d'avoir votre image avant, et puis on verra si cette image a changé après.
Alors, je vais vous dire, je me méfie beaucoup des images qu'on peut avoir sur des lieux. Parce que moi, en Essonne, quand je vois l'image qu'on renvoie, par exemple, sur une ville de ma circonscription, Vigneux, qui est une ville plus pauvre que les autres, avec des difficultés sociales, et qu'en fait, quand vous y êtes, bien sûr, c'est plus difficile. Mais pour autant, voilà, c'est pas... Donc je me méfie des jugements extérieurs. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un concentré, plus de difficultés sociales, plus d'immigration, plus d'insécurité. Est-ce que les liens sont tels entre eux ? C'est ce qu'on verra. Et qu'est-ce qu'il faut absolument ?
C'est qu'on arrive, et notamment pour tous ces quartiers difficiles, mais aussi les zones rurales en perdition, parce qu'il n'y a pas que les banlieues, à recoller les morceaux. Vous savez, c'est comme un puzzle. Et le puzzle, il a été explosé depuis 20 ans. Moi, tout mon objectif, c'est qu'on règle les problèmes, éducation, sécurité, immigration, emploi, réussite, et qu'on recolle les morceaux. C'est ça l'enjeu. Et je pense qu'on a des solutions, et qu'on pourrait le faire, et que malheureusement, on a laissé aller, et que c'est un engrenage, un cercle vicieux pour certains endroits, où, comme les gens ont envie de partir, ça devient des ghettos, ça devient des voyous qui tiennent le lieu.
C'est le problème de la drogue, on va en parler. Mais il n'y a pas que ça. Ce que je voudrais, si on peut, aujourd'hui, j'aimerais tellement, élu de banlieue, qu'on voit aussi ce qu'il y a de bien, qu'on parle des gens qui sont bien, et qu'on essaye de faire la différence entre les deux. C'est ça qui est important.
Alors ce qui est intéressant aussi, c'est que tout à l'heure, vous verrez, on a un petit parcours qu'on va faire. On va aller dans une cité qui est juste derrière, qui est la cité de l'Abrevoir. C'est une cité qui fait beaucoup la une des médias, parce qu'il se passe des choses un peu dures. Il y a de la violence, il y a quelques mois, il y a eu une fusillade avec des balles qui sont arrivées dans les immeubles des habitants. Il y a des jeunes également. Puis il y a les rapports avec la police également, qui ne sont pas simples dans ce quartier. On va essayer de parler de tout ça.
Mais on va voir aussi, on a parfois des appels au secours de la part des habitants, parce que les habitants disent qu'il faut nous aider. Dans une ville comme celle-là, on a besoin d'aide, parce que dès qu'on dit qu'on est du 9-3, dès qu'on dit qu'on est de Bobigny, on a du mal à trouver du boulot, on a du mal à nous faire confiance, parce qu'on a le sentiment, on va dire les choses, qu'on est de la racaille en fait.
Mais le problème de fond, et ce qu'on ne dit jamais assez, c'est que les premiers qui souffrent de la démission de l'État, du laxisme d'État général depuis 20 ans, quels que soient les gouvernements, ce sont les gens qui vivent là. C'est tellement facile dans les beaux quartiers de ne pas voir ce qui se passe. C'est pour ça que je suis content de cette émission.
C'est parce que si, je vais vous dire, si les habitants du 16e arrondissement de Paris vivaient le quart du 10e de ce que vivent les gens ici ou ailleurs, mais attendez, il y aurait la révolution, ils appelleraient à l'aide l'État, ils diraient pourquoi il n'y a pas les policiers qu'il faut, pourquoi la justice traîne et qu'on attend des mois avant de voir une punition, pourquoi il y a des trafiquants qui sont des petits voyous qui déconsidèrent la jeunesse. Donc il faut remettre de l'ordre républicain. L'ordre républicain est juste. C'est ça qu'on demande. Mais ça fait... Mais j'ai vu tous les gouvernements, c'est insupportable.
Pourquoi, par exemple, on met toujours les jeunes enseignants en difficulté ? Pourquoi il n'y a pas assez le nombre de policiers ? Pourquoi la justice est à l'abandon ? Pourquoi on vote des lois laxistes ? Moi, je veux remettre un cadre, des repères. Et là, vous verrez que les gens, eh bien, retrouveront confiance en eux. Mais ça veut dire des vraies mesures, pas faire semblant.
Alors, on va voir tout au long de cette heure et demie que nous allons passer ensemble ici en direct du marché de Bobigny. On va commencer en parlant avec le premier adjoint au maire de Bobigny, qui est José Moury. Bonjour, monsieur. Merci d'être avec nous. Merci d'être avec nous. Comme ça, on vous voit bien à l'image. D'abord, merci de nous accueillir. Il y a eu un petit malentendu, je le disais, parce que j'aime bien quand les choses sont claires au début. On nous a expliqué qu'on n'était pas les bienvenus, qu'il n'y avait pas d'autorisation de tournage pour nous.
Donc, j'ai dit à l'antenne que finalement, on viendrait quand même, parce que voilà, il n'y a pas de quartier où on ne peut pas aller. Donc, finalement, vous nous accueillez et avec plaisir, j'espère.
On vous accueille. Vous avez parlé de malentendu. Vous avez raison. Une autorisation de tournage sur un marché, ça peut créer du trouble à l'ordre public. Nous, la question de la sécurité, elle est importante pour nous. Ça se dialogue en amont avec la municipalité. Il y a eu un dialogue qui a permis que vous soyez là aujourd'hui.
Excusez-moi, ce n'est pas du tout. D'abord, je suis ravi de faire connaissance, parce que tous les élus, quelle que soit leur couleur, ont des difficultés. Il est communiste, au fait.
Non, non, mais je ne l'ai pas dit.
Donc, c'est intéressant qu'on le sache.
Au contraire, c'est plutôt agréable.
Donc, ça m'est complètement égal. Mais les communes, les mairies ne sont pas propriétaires de la France. Et on est en liberté partout en France. Et on peut aller où on veut.
Voilà. Et c'est pour ça qu'on a dit qu'on viendrait.
Moi, quand j'ai été maire, quand j'étais maire 22 ans, je n'ai jamais dit, vous avez le droit, pas le droit, le trouble à l'ordre public, c'est plutôt les petits tracailles de trafiquants de drogue que M. Morandini.
Justement, ceux qui nous disent, on est là, on viendra, quoi que vous nous disiez, vous, la municipalité, c'est les trafiquants de drogue. Donc, aujourd'hui, quand il y a une autorisation de tournage, soit on se dit qu'il n'y a plus d'autorisation de tournage. Et dans ce cas-là...
Non, pourquoi il y a des autorisations de tournage ?
Il n'y a pas d'autorisation de tournage pour l'info et pour la presse. Il y a des autorisations de tournage pour les films, pour les séries, mais il n'y en a pas pour la presse.
En tout cas, nous, c'est ce qu'on ne savait pas. On nous a envoyé une demande d'autorisation de tournage. On en a plein, on en accepte une sur deux. Ce n'est pas important.
Ce n'est pas important. Ce qui nous intéresse, c'est d'être ici aujourd'hui. D'abord, qu'est-ce que vous pensez de l'image qui est renvoyée par votre ville dans les médias ? Parce que c'est intéressant aussi. On est là pour dire les choses clairement et facilement. Qu'est-ce que vous pensez de cette image ? Est-ce que parfois, on a tendance à caricaturer une ville comme la vôtre ?
Je ne sais pas si on caricature, mais en tout cas, on donne une image partielle. Vous avez présenté en quelques mots notre ville. Insécurité, difficulté, etc. Vous n'avez employé que des mots négatifs. Alors, c'est forcément vous-même être influencé par cette image. Moi, quand je parle de Bouligny, je parle de solidarité, avant tout d'accueil. C'est une ville dont l'histoire s'est bâtie sur l'accueil. C'était un village qui a accueilli d'abord les maraîchers qui sont arrivés au 19e siècle, puis qui a accueilli l'industrie et les ouvriers au début du 20e siècle, puis qui a accueilli l'exode rurale. La constitution de ces cités, l'abreuvoir, c'est en 1958. Le pont de pierre, c'est en 1958.
Et là, les élus de cette ville se disent « Paris est en train de construire des grands ensembles sur notre territoire. On va reprendre la main. » Il crée l'office HLM et il crée la ville nouvelle, finalement, qu'est le centre-ville de Bobigny. Une sorte de Dallas, inspiré par Dallas. Oui, la première ville sur dalle, c'était Dallas. Et ça a permis de résorber les bidonvilles, l'habitat insalubre qui caractérisaient le centre-ville de Bobigny.
Mais vous êtes d'accord pour dire quand même que la pauvreté est présente ici. C'est quand même une des villes où la pauvreté est la plus importante. Et il y a de l'insécurité, il y a de la violence aussi. On ne peut pas le nier.
Alors, sur la pauvreté, évidemment, nous sommes une ville populaire. Vous ne découvrez pas que dans le monde, en France, il y a d'un côté des villes populaires, et de l'autre des villes où il y a des concentrations de richesses.
Je ne le découvre pas, je le dis simplement. Ce n'est pas la même chose. Je n'ai pas dit que c'était une découverte. J'en ai simplement parlé en expliquant dans quelle ville nous étions.
Non, bien entendu. Mais en tout cas, ce que je veux dire, c'est que c'est ce qui caractérise la société. Donc on le retrouve au niveau de l'urbain. Notre ville, effectivement, a une histoire, comme je vous l'ai dit, maraîchère, ouvrière. Ensuite, avec l'arrivée de ceux qui ont bâti ce pays dans les années 50, à savoir les forces vives venues de nos anciennes colonies. Et c'est ce qui est l'histoire aujourd'hui de notre ville. Évidemment, aujourd'hui, on est, et c'est une des thématiques, on a un candidat à l'élection présidentielle, dans une perte de pouvoir d'achat énorme. Aujourd'hui, le salaire des ouvriers n'a pas bougé depuis au moins 20 ans.
Le salaire de la fonction publique, le point d'indice, n'a pas bougé depuis 15 ans. Donc effectivement, ce sont les gens qui vivent ici, les premiers de cordée, qui ont un vrai problème de pouvoir d'achat.
Alors ça, c'est intéressant, puisque vous êtes candidat à la présidentielle. On entend José Moury, premier adjoint au maire de Boubigny, qui dit, voilà, un des problèmes, c'est les salaires et c'est la pauvreté. Est-ce que vous, dans votre programme, vous avez des éléments qui peuvent répondre à cette problématique ? Comment on fait pour les gens qui sont là, qui sont autour de nous, au marché aujourd'hui, et qui ont ce problème ?
Alors, ce qu'il dit est tout à fait juste, parce que, d'abord, il y a un problème de pouvoir d'achat. Ce que je propose, là, depuis un certain nombre d'années, c'est qu'on réduise les charges salariales, qui ne pèsent pas sur les entreprises, sur les salariés, entre le brut et le net. Il y a 23% qu'on donne. Eh bien, moi, je veux qu'on supprime une part de ces charges salariales. Ça veut dire un 13e mois pour tous, c'est 8% de plus de salaire net, en faisant des économies sur les gaspillages. Et on peut le faire. On peut le faire. Deuxièmement, je voudrais qu'on indexe les pensions de retraite sur l'inflation. L'inflation repart.
On n'en parle pas, parce que tout le monde parle du pouvoir d'achat. Mais personne ne dit qu'aujourd'hui, les retraités n'ont pas vu leur pension de retraite indexée depuis François Hollande, chaque année. Et quand il n'y avait pas d'inflation, ça faisait 1% de moins et tout. Mais là, on est à 3%, même plus, quand on voit le prix de l'énergie, etc. Donc, je veux qu'on indexe les pensions de retraite. C'est vital. Et puis, le troisième point dont on ne parle jamais assez, c'est le problème de l'emploi. C'est-à-dire, le pouvoir d'achat, s'il y a des bons emplois, pas des emplois au rabais. Et là, l'enjeu, c'est de relocaliser en France les millions d'emplois qu'on a perdus.
Puisqu'on a fait l'Union européenne, on a tout ouvert, il n'y a plus de barrière douanière. Nos industries partent partout. Si on ne prend pas des mesures beaucoup plus protectionnistes, ce que j'appelle le protectionnisme intelligent, eh bien, on aura des emplois de misère. Et c'est ça, l'enjeu. Et ça, on ne comprend pas malheureusement assez.
J'entends une dame qui râle depuis tout à l'heure, madame. Madame, venez parler si vous voulez. Non, mais venez nous dire des choses pour aller derrière. Venez, venez.
Je vais vous expliquer, monsieur. Oui. Moi, ça fait 25 ans que je suis dans le 93. Oui. D'accord ? J'ai vu la dégradation du 93. C'est impossible. Je sais. Aujourd'hui, vous parlez des retraites. Mes parents, ils ont travaillé toute leur vie. On a cotisé, nous, pour nos parents. D'accord ? Je sais. Aujourd'hui, je suis agence hospitalier. D'accord ? Je trime tous les jours. Je viens de sortir du Covid. On a un gouvernement qui écoute à gauche, à droite, au centre. Il n'y a personne. La seule chose que vous voulez, c'est tous la place. Aujourd'hui. Mais là, vous êtes injuste. Il n'y a pas injuste, monsieur. Le clientélisme.
Ce n'est pas parce qu'ils ont mal fonctionné que tout le monde est acheté. Le clientélisme, monsieur de Drancy, de Bobigny, la Cour d'Elle. Mais je ne suis pas là pour ça. Non, je sais que vous n'êtes pas là pour ça. Mais je vous le dis, monsieur. Vous avez raison, là-dessus. Qu'est-ce que va faire nos jeunes aujourd'hui ? Moi, j'ai un fils, il a 20 ans. On lui propose des formations. Nous, au bout de 15 jours, on ne le prend pas. J'ai un gamin de 16 ans. On lui propose un CFA. Mais ça ne va pas parce qu'il n'y a rien dans le 93. Je dois aller où, monsieur ? Je suis bien dans la ville où je suis. Je paye mes impôts, je paye tout. Je suis bien où je suis.
Qu'est-ce que vous conseillez faire au pouvoir d'achat ? Vous vivez, vous, avec 1 200 euros ? Monsieur, est-ce que vous vivez avec 1 200 euros ? Mais non, je le sais bien. Non, vous ne le savez pas, monsieur. Je suis élu. Je sais bien ce qui se passe. Et si je le propose... Attendez. J'ai refus. Je suis un homme indépendant. Vous voyez, je suis italienne, monsieur. Moi, quand je vois la politique en Italie, qui est totalement différente de l'autre, je suis écœurée d'être en France. Écœurée. Écœurée d'être en France. Écœurée d'être en France. Écœurée de voter. De voter. Mais madame, est-ce que je peux vous dire un truc ?
Vous cachez tous, là, à 80 jours des élections, vous allez promettre mon élevé. Non, attendez, c'est injuste avec moi. Attendez, vous faites quoi avec 100 euros d'inflammation ? Monsieur, vous avez touché les 100 euros d'inflammation ? Vous faites quoi ? Sur 100 euros, il n'y a que 40 euros. Je suis d'accord. Madame, juste un point. Expliquez-moi où les 100 euros d'inflammation des 100 euros. Dites-moi ! Madame, je comprends votre colère, mais simplement, si vous mettez tout le monde dans le même sac... Je n'ai pas mis tout le monde dans le même sac, monsieur. Si vous me mettez dans le sac, alors je suis un des rares qui a toujours dit autre chose. Je ne généralise. Je ne généralise.
Parce que quand vous avez 18 ans et dire à son enfant « Tu vas voter aujourd'hui ? » Ah, pourquoi, maman ? Oui, mais à l'inverse, excusez-moi. Si on ne vote pas, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ceux qui nous ont mis dans le mur depuis 20 ans, droite-gauche... Non, mais c'est 40 ans. Bon, allez, 40, si vous voulez. 40 ans, monsieur. Je n'ai pas été trop loin. Bon, qu'importe. Il faut y aller, il faut aller au cas de problème, monsieur. Bon, allez, attendez. Si on ne vote pas, ceux qui nous ont mis dans le mur et qui continuent, eh bien, ils sont cools. Ils n'ont aucun risque. Est-ce que vous allez voter, madame ? Ce que je demande... Je veux dire qu'il y a quand même des gens différents.
Il y a le choix. Alors, moi, pas de citoyenne française que je suis, née sur la France et même de parents italiens, oui, j'irai voter. Il faut que les jeunes aillent voter.
Vous demandez pour qui ou pas ?
Alors là, c'est un discret. Non, mais je vous pose la question, vous n'avez pas oublié. Mais alors d'aujourd'hui, il faut voter. Alors d'aujourd'hui, je ne suis pas pour ni l'un, ni Macron, ni Le Pen, ni Zemmour, ni Pécresse. Et Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes pour ou pas ? Je ne sais pas encore, parce que je viens... Parce qu'on ne voit pas assez. Voilà. Et je n'ai pas encore bien lu votre programme. Et vous le lirez. Et je ne sais pas, parce qu'un coup, M. Zemmour vient à Drancy. Ben voilà. Moi, j'habite Drancy. J'habite Drancy. M. Zemmour fait ce qu'il veut, dit ce qu'il veut.
Ce n'est pas une solution d'enfermer les gens, parce que plus on va les enfermer, plus ils vont devenir délinquants, plus ils vont devenir le bordel. Ce n'est pas ça. Marine Le Pen, ça fait 20 ans qu'on l'entend, elle n'a rien qui n'avance, parce qu'elle a toujours les mêmes propos de son père. On ne peut pas avancer. Valérie Pécresse, malheureusement, elle a mangé à tous les rappeliers. Elle a mangé avec M. Sarkozy. Elle a mangé avec M. Macron. Donc ce n'est pas possible. Mais madame, ce que je vais vous dire... Je ne sais pas encore. Me chercher des voix, écoutez. Essayez, alors à ce moment-là, on fait quoi ? On va tous se jeter dans la salle. Elle ne parlez pas de ça en même temps.
Allez-y, mais je ne sais pas
que vous foutez de tout le monde. Il faudra bien reconnaître. Les gens, ils ne sont pas gros non plus.
On n'est pas des ânes. On ne marche pas à la carotte, monsieur. Mais j'ai compris. Mais attendez, madame, c'est très intéressant. C'est intéressant parce qu'en plus, ce n'est pas du tout prévu. Je ne connais pas du tout ces deux personnes. Mais qu'est-ce qu'on fait ? C'est très intéressant. Attendez. Ce n'est pas le direct, parce que je vous regarde souvent. Mais on est là pour ça. Le direct, des fois, ça ne sert à rien de gueuler. Vous avez compris qu'on est là pour ça. Moi, je suis arrivé comme ça. Vous êtes très bien. Et vous voyez, je n'avais pas prévu de venir comme ça. C'est sympa. Je ne suis pas quelqu'un qui aime... Mais madame.
Mais je suis quelqu'un qui aime bien ses opinions et qui aime bien dire ce que je pense. Moi aussi. Je veux dire, monsieur, j'arrive d'Italie, une région où en ce moment, la télé a fait mal sur nous. On a un gouvernement qui n'est pas très bien non plus. Mais nous, les Italiens, on s'applique.
Merci, madame. En tout cas, merci beaucoup d'avoir parlé. Merci.
Au revoir.
Au revoir. Merci beaucoup. Il y a une dame aussi, tout à l'heure, qui nous a interpellé, qui voulait parler. Je ne sais pas où elle est passée. Elle était là-bas, mais je ne sais plus où elle est. Je crois qu'elle est partie. Ce n'est pas grave. On va avancer un petit peu. Le premier adjoint. Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir été avec nous et merci d'être venu. Voilà. C'est le direct. L'émission est faite pour ça. Non, c'est très intéressant.
Je voulais lui répondre. Cette colère, on la connaît, on la comprend. Il y a de quoi être écoeuré. Mais si tout le monde se dit tous pareils, on est écoeuré, on ne fait plus rien, ce sont les mêmes qui resteront. Et c'est ça, le drame. Vous voyez ? Comment on arrive à redonner de la confiance ?
Alors, on va justement parler à nouveau. Alors, vous, bonjour à tous les trois. Bonjour. Vous, on avait prévu de vous voir. Donc, vous êtes les bienvenus. Alors, on va se mettre, attendez. On va se mettre comme ça, peut-être pour vous avoir bien. On va venir au milieu de vous. Venez, Nicolas Dupont-Aignan. Venez, voilà. Bonjour. On est avec Marie-Christine. C'est vous. Bonjour. On est avec Djamila. C'est vous. Et on est avec Megazi.
Non, il n'est pas là.
Il n'est pas là. D'accord. Très bien. Marie-Christine, donc, vous, vous habitez ici. Oui. C'est quoi votre regard sur la société d'aujourd'hui ici et sur votre vie au quotidien ? Comment ça se passe ?
Ben, ici, dans les environs, on est bien. On est bien.
Les problèmes que vous rencontrez, c'est quoi ? Les problèmes,
c'est que je pense qu'on est abandonnés
de la part, comment ? On est abandonnés de la part du bailleur. Du bailleur social.
Du département. Du département.
De la mairie.
Mais mairie, mais pas que cette mairie-là, l'ancienne mairie aussi. Vous voyez ? Et, je ne sais pas, on se sent vraiment à me délaisser.
Est-ce que vous avez de vrais problèmes au quotidien, par exemple, de vos immeubles, dans les logements où vous êtes ? Parce que vous dites qu'on est abandonnés. Concrètement, c'est quoi ?
Ça vient du bailleur.
Mais c'est quoi, les problèmes que vous rencontrez ?
Ma fille, elle va vous dire
pour moi. Alors, allez-y.
Alors, nous, on rencontre des problèmes, par exemple, de nuisibles. On a des cafards, on a des souris, on a des rats, surtout dans les étages du rez-de-chaussée. Nous avons aussi des problèmes d'humidité, des problèmes de fuite d'eau, des problèmes de moisissure. Et du coup, on ne vit pas dans de bonnes conditions.
On précise, vous habitez dans la cité de la Brevoir qui est derrière, c'est ça ?
On a deux rues de terrain et les tours vertes. Il n'y a pas que dans cette cité-là. Le problème de fond qu'il y a, c'est les bailleurs. Il y a des bailleurs avec des... Je ne sais pas combien il y a de logements. Il y a de près 1500 logements. Il y a un problème de gestion des bailleurs sociaux. Il n'y a pas que chez vous, dans mes cartes. Excusez-moi. Je suis consciente qu'il y a tous les bailleurs sociaux, mais nous, nous sommes ici. C'est nous qui vivons ici. Donc, les autres bailleurs, excusez-moi, à la règleur, je disais qu'il y a un problème de gestion. Je m'en fiche un petit peu. Je comprends. Moi, ce que je veux, c'est notre confort à nous. Bien sûr. Mais je ne parle pas de moi.
Je suis à la retraite,
j'ai travaillé 38 ans, donc je n'ai pas à me plaindre. Mais moi, dans mon livre, vous avez des gens, franchement, qui sont malades.
Mais quand vous vous plaignez auprès du bailleur, qu'est-ce qu'il fait concrètement ? Nous, c'est simple, on a fait plusieurs pétitions. On a fait plusieurs pétitions qu'on a fait signées par tous les locataires du bâtiment. Et est-ce qu'il répond ? Il répond.
Mais il ne fait pas. Il répond. Il répond. Moi, j'ai une question. Est-ce que vous auriez envie de partir d'ici ?
Non.
Pourquoi voulez-vous qu'on parle ? Je ne sais pas, je vous demande. Parce que vous avez beaucoup de problèmes, donc est-ce que vous auriez envie de partir ?
On est bien, nous. Vous aimeriez simplement qu'il soit amélioré, que les conditions de vie soient meilleures, qu'on vit dans de bonnes conditions avec respect et dignité. Tout simplement, qu'on fasse le nécessaire. Par exemple, quand on a des champignons ou de la moisissure, les fuites d'eau, ça vient de bien de quelque part. À un moment donné, c'est quand même dangereux.
Vous, Jamila, vous êtes jeune. Je ne sais pas si vous travaillez. Vous travaillez ?
Là, je suis à un congé maternité.
Congé maternité. Est-ce que quand on dit on vient d'ici, on vient du 9-3, est-ce que c'est compliqué de trouver du boulot pour vous ?
Compliqué ? Non, pas forcément. Après, tout est relatif. Il y a aussi les bagages. Il y a plein de choses qui rentrent en compte. Après, nous, personnellement, je n'ai pas eu de difficulté à trouver de travail. Après, comme je dis, tout est relatif. Il y a aussi les diplômes qui jouent en compte. Il y a aussi l'expérience qui jouent en compte. Il y a plein de choses à prendre en considération.
Mais vous, vous auriez envie de rester et de continuer à vivre ici ? Oui. Ou vous avez envie de vous dire dès que j'ai un peu d'argent, je vais peut-être partir pour aller ailleurs ?
C'est simple. J'ai 30 ans. J'ai toujours vécu ici. Je ne veux pas déménager. C'est comme un village. Je ne veux pas déménager. J'ai ma fille qui est scolarisée dans la même école maternelle que la mienne. Là, actuellement, j'ai une deuxième fille de deux semaines. Je ne veux pas. Je veux qu'on continue à vivre ici. Je veux juste mettre à l'arrivée. Je veux qu'on améliorer et qu'on vit dans des bonnes conditions, tout simplement. Par exemple, nous, là, actuellement, on a des problèmes d'eau chaude dans notre bâtiment. On a des problèmes de chauffage en plein hiver. Ce n'est pas normal. On n'est pas d'accord. On veut juste des meilleures conditions de vie.
Alors, moi, c'est ce que j'adore dans cette émission, c'est qu'on a la vraie vie. La vraie vie, c'est... Voilà, on a des problèmes d'eau chaude, on a des problèmes de chauffage, on a des problèmes de cafards et on ne s'occupe pas, nous. C'est ça, la vie quotidienne des gens et on est bien loin de l'Europe et de tout ça quand on parle de la vie quotidienne. Mais bien sûr, mais...
Ce qui est refait dans les plateaux télévisés, nous sommes bien ici. Oui, bien sûr. Pourquoi ? Alors, ça fait 35 ans qu'elle est ici. Il n'y a pas des cas sociaux. Mais bien sûr. Je suis désolée. Moi, quand je vois les journalistes, tous, ils sont bien sur leur plateau télé, ils sont bien assis. Pour eux, on est des cas sociaux, excusez-moi, mais moi, ça me fait mal quand j'entends ça. Je suis désolée, moi, j'ai travaillé 38 ans
en maison de retraite. Moi, ça me fait mal quand j'entends tout ce beau monde qui sont assis là-bas à côté. Oui, les gens, c'est des cas sociaux.
Oui, on est des... Comment ? Les jeunes, ils sont mal, ils sont mal élevés, ils sont ceci, ils sont cela. Mais est-ce qu'ils viennent avec nous ? Est-ce qu'ils viennent passer une journée avec un jeune ? Qu'est-ce qu'on propose aux jeunes ? Je suis désolée, on ne leur propose rien aux jeunes. Nous, on n'a pas de problème avec les jeunes. Ça dépend où. Excusez-moi, à Bobigny, qu'est-ce qu'on va proposer
à un jeune de quartier ? Ici, vous êtes dans une cité qui n'a pas une très bonne réputation. Mais qui est-ce que fait la réputation ? On va dire les choses parce que quand on cherche un peu, on voit qu'il y a de la violence, il y a eu des fusillages, il y a des trafics. C'est comme partout. Je suis désolée, mais vous en êtes victime, encore une fois.
Ma mère sortait à 4h30 du matin pour aller travailler, entre 21h45, elle n'a jamais été agressée. Nous, c'est en totale sécurité, on n'a jamais eu de problème d'agression dans le quartier. Pourtant, je suis une jeune femme, ma mère, elle ne fait pas forcément son âge, on n'a jamais été embêtées dans quoi que ce soit. J'ai travaillé aussi dans le 17ème arrondissement,
je suis désolée, dans le 17ème arrondissement avenue de Villiers, mais j'ai été agressée.
Est-ce que vous avez sur les politiques, puisque vous avez Nicolas Dupont-Aignan qui est face à vous, qui est candidat à la présidentielle, est-ce que vous avez le sentiment que quand il parle, ça vous parle à vous et qu'il s'occupe de vous ?
Aucun homme politique ne me fait confiance maintenant. Moi, pourtant, j'ai 63 ans, la politique, je connais. C'est triste.
Mais pure confiance. Moi, je voudrais
quelqu'un, mettons vous, pourquoi je voterais pour vous ?
Alors, je vais vous dire... Très bonne question. Très bonne question, vous avez raison, bravo. Alors, je vais vous dire, je vous comprends, quand on a été trompé à chaque élection, pourquoi madame me ferait confiance, moi ? La seule chose que je peux vous dire, c'est, regardez ce que j'ai fait dans ma ville. J'étais maire 22 ans, j'ai été réélu à 80% dans une ville de gauche, centre-gauche. J'ai fait des choses. Qu'est-ce que je peux vous dire ? Je ne peux pas vous dire que je suis le meilleur, je suis parfait, ce n'est pas vrai, vous ne me croirez pas.
Donc, ce que je peux vous apporter, c'est ma sincérité, mon bilan, et que vous lisiez mon projet, et que vous disiez, tiens, est-ce que ce type-là, il n'est pas un peu différent des autres ? Voilà ce que je peux vous dire. C'est extrêmement difficile. Vous voyez le drame dans ce qu'on vit actuellement, parce que ça, je l'entends toute la journée. Et puis, si j'étais à votre place, est-ce que je ne penserais pas exactement pareil ? Mais en même temps, je me dis, si on pense comme ça, ça veut dire qu'on a tout abandonné, ça veut dire qu'on aura toujours les mêmes. Ce n'est pas vrai qu'on est tous les mêmes. Ici, sur le marché, les habitants, ce n'est pas tous les mêmes.
Il y a des plus et à moins bien, il y a des plus ou moins honnêtes, il y a des plus ou moins géniaux, il y a des plus ou moins gentils. Donc, vous, dans votre immeuble, dans la cage d'escalier, tout le monde n'est pas pareil. Donc, pourquoi tous les hommes politiques seraient tous des salauds, des vauriens, des... Parce que vous avez été trompés. Il y a un monsieur qui en est beau parler. Vous voyez ce que je veux dire.
Vous vous appelez comment ? Je m'appelle Farid.
Vous voyez ce que je veux dire. Je suis habite en Govigny. Vous dites que, pourquoi vous ne serez pas comme les autres, mais en fait, à chaque président qu'on voit passer, il y a des moyens financiers. Parce qu'ici, c'est beaucoup des moyens financiers qui manquent. On a besoin de beaucoup d'argent que vous donniez pour réhabiliter, pour donner un cadre de vie qui soit agréable pour tous les habitants. Le problème aujourd'hui, c'est qu'on n'a pas ce cadre. Et chaque programme, chaque mandat, on nous dit, comme là, le dernier mandat, c'est malheureux, on nous a dit qu'il y aurait zéro clochard, zéro SDF, il n'y aurait pas de misère. Il a tout donné aux plus riches.
On sait ce qui s'est passé. Quand même, attendez. C'est toujours pareil. Oui, mais attendez, ça, on a assez combattu. Vous avez voté, par exemple. Moi, j'ai assez combattu. Je l'avais prévu.
Je peux vous demander pour qui. Vous n'êtes pas obligé de répondre.
Moi, je suis né dans une ville de gauche, dans une ville de communistes qui a forgé un peu mon esprit, mon âme sociale, on va dire. Moi, j'aime partager avec les autres, être solidaire, donner ce que je peux, en tout cas, avec les moyens que j'ai. Avec les politiques qu'on a actuelles, en tout cas, on espère, là, on a changé de maire récemment, qui est revenu dans une vraie politique sociale de solidarité.
Donc, vous, vous voterez communiste à la présidentielle ?
Ah, fortement, possiblement.
Et vous, madame ?
Moi, honnêtement, je ne sais pas.
Est-ce que vous allez voter ?
Je vais voter. Je vais voter. Attendez.
Attendez, madame. Attendez. On essaie de parler pas. Je vais être honnête.
La dernière élection présidentielle, au deuxième tour, c'est la première fois de ma vie
que je n'ai pas été votée.
Il y a 4 millions de Français qui n'ont pas voté.
Et ça m'a fait mal.
J'ai pas envie de revoir ça, moi.
Ça m'a fait mal. J'ai pas envie de refaire ça. Mais s'il faut le faire,
je le referai.
Non, pas envie de revoir ce choix. Et votre choix, c'est quoi ? C'est quoi, vous, votre choix ? Dans l'idéal ?
L'idéal ? Moi, je suis née dans le Nord. Donc, j'ai été élevée dans le communiste parce que mon père, voilà. Le vrai. Le vrai.
On rappelle qu'on est dans une ville communiste ici. Donc, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens qui votent communiste également.
Je suis désolée. Pour moi, c'est pas ça, le communiste. Moi, j'ai connu un autre communiste.
Bon, alors, on ne va pas faire un débat sur le communisme, si vous voulez bien. Merci à tous les trois, monsieur. Merci. Allez-y. Merci, mais je reviens. Attendez, allez, une question. Je vais répondre à quelque chose.
Pourquoi aujourd'hui, vous êtes là, exactement ? Parce que j'étais invité, c'est tout. Je vais répondre à vous. Pourquoi aujourd'hui, vous êtes là actuellement ? Et est-ce que ça sera, comme les municipales,
est-ce qu'on vous verra juste aujourd'hui et aux prochaines élections ?
Alors, merci, juste quand même d'un mot. C'est moi qui vous ai invité. C'est moi qui ai choisi Bobigny parce que je trouvais que c'est une ville dont on parlait assez mal dans les médias. Je trouvais qu'il y avait une image qui n'était pas bonne. Et je me suis dit, il faut venir voir les gens, il faut venir voir les habitants. Et c'est le principe de cette émission. C'est pour ça qu'on vous donne la parole aussi librement. Vous le voyez, monsieur, je ne vous connaissais pas. Et il y a madame qui veut dire un mot. Mais moi, je voulais poser une question.
Est-ce que vous en pensez, de Bobigny, de ce que vous voyez ici ?
Alors, je trouve que c'est très calme. Alors, je vais vous dire la vérité. Nous, on est venus repérer dimanche. Une équipe à nous est venue sans rien dire dimanche. et l'ambiance n'était pas tout à fait la même. Il y avait beaucoup plus de commerçants. Là, on a enlevé, par exemple, quelques stands où, visiblement, c'était un peu plus typé, on va dire. Mais on est jeudi. Non, mais attendez. On va dire les choses. Il y a un moment là-bas, par exemple, tout aller où il n'y a plus rien là-bas.
Dimanche, il y a des gens qui ne travaillent pas.
Voilà. Donc, voilà, c'est ça. Merci à tous les trois. Il y a madame qui voulait dire un quelque chose. Juste parce que... Allez-y, madame. Elle attend plus longtemps. Allez-y.
Comme elle a dit, les demoiselles, pourquoi aujourd'hui spécialement vous êtes là ? Alors que d'habitude, les élections, c'est tous les cinq ans et on ne vous voit jamais.
C'est la première fois. C'est la première fois, effectivement. Je l'ai dit, pourquoi on est là, c'est qu'on essaie d'aller dans les villes qui parlent, qui font parler et surtout vous donner la parole. Mais c'est ce qu'on fait depuis tout à l'heure. Il y a beaucoup de gens qui parlent qui n'étaient pas prévues.
Notre parole, elle n'est pas tenue.
On ne nous écoute pas. C'est toujours la même chose. C'est pour ça. Oui, oui, oui. Et derrière, il n'y a rien. Je vais vous dire, il y a un truc très important. Et on va avancer un peu. Merci, madame. Non, non, un point. Non, mais attendez, je réponds à un point. On peut dire qu'on va finir à 13h. Le référendum, le référendum, consulter les Français par référendum, au niveau local aussi. Ça, c'est un point, je peux vous dire que les gens feraient mieux confiance aux hommes politiques si on les consultait régulièrement et qu'on tenait la parole des référendums.
Pourquoi, justement, c'est l'immigration ?
Alors, attendez, si vous voulez encore parler... Pas obligatoirement là-dessus. On peut faire des référendums sur plein de sujets, comme en Suisse, où les gens décident. Tous les immigrés ne sont pas pareils. Mais bien sûr, mais je ne vais pas parler de ça. Je parle de référendum. Si on vous donnait la parole plus souvent et s'il y avait des référendums d'initiative citoyenne où, par exemple, les habitants de Bobigny, avec un nombre de signatures, obtiennent un référendum sur un sujet et qu'on respecte la voix du peuple, je peux vous dire qu'il n'y aurait pas ces comportements. Parce qu'on n'est pas du droit. Et les gens qui disent, tous pareil. On travaille.
On n'est pas, je suis à la retraite, mais je travaillais quand même 46 ans. J'ai payé mes impôts. Et vous avez combien de retraite ? Eh ben, oui, la pension publique. Et pas indexée depuis M. Hollande. Et moi, je veux réindexer les pensions de retraite. Merci d'avoir parlé. Ça, c'est pas du public, là.
Allez, on va avancer un petit peu. Désolé, mais je réponds à... Non, non, mais on est là pour ça, de toute façon. Vous le savez, on est là, c'est de l'improvisation. On a quelques invités qui sont préparés. Et puis le reste, c'est de l'improvisation. Et on voit ça. On va retrouver Youssef dans un instant qui est là. Bonjour. Bonjour. Bonjour, Youssef. Merci d'être avec nous. Je finis, mais venez. Attendez, on va... Venez si vous voulez, mais... Je sais pas... Madame, vous voulez nous parler.
Oui, je suis balbinienne depuis plus de 25 ans. Je suis balbinienne depuis plus de 25 ans, propriétaire d'un pavillon rue Proudhon. Nous avons alerté les maires successifs, UDI, M. De Paoli et M. Abdel Sadi, ainsi que l'élu à l'urbanisme, M. José Moury, l'élu aux zones pavillonnaires, M. Boisdela.
Mais on va pas citer toute l'Amérique, quelle est la problématique ?
La problématique, c'est qu'il y a une recrudescence et un foisonnement de marchands de sommeil, de construction illégale. On a un risque de déperdition de la valeur vénale de nos biens immobiliers. Et rien n'est fait. Alors justement, c'est un des sujets qu'on va aborder, madame. Restez là. Il y a un abandon total des pouvoirs publics sur la lutte contre le foisonnement de marchands de sommeil. La politique d'inclusion des personnes handicapées est totalement absente. Ma maman est handicapée, porteuse d'un pacemaker. Je suis fille d'ancien combattant au sein du 5e régiment d'infanterie des parachutistes. Nous avons alerté à maintes reprises les pouvoirs publics, le maire et le préfet.
Et tout est à l'abandon, que ce soit au niveau de la politique d'inclusion des personnes handicapées. Ici, rue de Vienne, il y a de la mécanique sauvage institutionnalisée. Vous pouvez constater le déversement d'une moteur et les épaves que nous avons signalées à maintes reprises depuis plus d'un an, en vain.
— Alors on va avancer. Merci, madame. En tout cas, on ressent le vrai besoin de parler. Ça, il y a un vrai besoin de la population de parler dans les médias. — Juste que de parler le besoin d'un... — Regardez la caméra.
— Pardonnez-moi, mais le besoin d'un État. Parce que le problème de tous ces quartiers ou de ces villes, c'est que l'État a démissionné. On parle tout le temps des petits voyous, mais il y a les voyous de tous ordres. Il n'y a pas d'État. Il faut reconstruire l'État.
— Exactement. Alors il n'y a pas d'État. Ça, ça m'intéresse. Parce que Youssef nous a rejoint. Et lui, son histoire, elle est assez incroyable. Parce que vous avez été victime de squatters. Je vais essayer de le faire le plus simplement possible. On en avait déjà parlé sur l'entête de CNews. Vous avez été victime de squatters. Ils sont venus. Ils ont occupé la maison. Ils ont fracturé les portes. Ce sont deux hommes, une femme et un pitbull qui se sont installés dans votre maison. Ça a duré combien de temps ?
— Ça dure jusqu'à maintenant. Ils sont toujours au domicile depuis le 1er novembre. On m'a prétexté l'intérêt vivernal. J'ai expliqué que ça faisait pas 48 heures. J'étais juste sorti en course. Et à mon retour, voilà, ça s'est produit deux fois. J'ai signalé auparavant le 13 octobre... J'ai déposé plainte contre ces individus qui sont partis et qui n'ont pas été embarqués, bizarrement, ce jour-là. Ils sont revenus le 1er novembre et ont commencé à réclamer de l'argent. Donc c'est des marchands de sommeil, comme la dame le disait. Après, ça donne du crédit pour faire des falsifications de documents. Ça va trop loin.
Les commissariats, eux, me raccrochonnaient, ne me conseillent pas de les recontacter. La préfecture, ils ont été bloqués suite à une enquête rocambolesque. On marche sur la tête. On m'accuse de fait alors que j'ai été placé, moi, en garde à vue.
— Alors vous, vous avez été placé en garde à vue parce que vous avez voulu récupérer votre appartement avec des amis à vous. Et c'est vous qui vous retrouvez en garde à vue et pas les gens qui occupent illégalement votre appart.
— C'est ça. En fait, c'est pas des amis. C'est un groupe d'individus qui sont venus d'eux-mêmes. C'est dans la solidarité qu'ils ont agi. Après, voilà, ma mère, elle est vulnérable. Il faut rester dans l'optique que c'est le logement à ma mère. C'est elle la propriétaire. Donc je comprends pas pourquoi... — Et elle est où aujourd'hui ? — Elle est dans ma situation. C'est-à-dire qu'on lui autorise à retourner dans son domicile. Mais on sait que là-bas, il y a des personnes dangereuses. Donc en gros, on nous envoie dans la gueule du loup. Et après, on nous prétexte qu'on s'occupe pas de ça parce qu'il y a trop de délinquance en Ile-de-France. Alors moi, je comprends pas.
Alors on marche sur la tête. C'est mettre une famille à la rue la plus faible et mettre des occupants à la place qui, vraisemblablement, prennent le crédit qu'on leur donne pour effectuer des délits et pouvoir essayer de soutirer de l'argent, faire des contrats, se faire passer pour des locataires et peut-être même pour propriétaires. Mais ça, ça va trop loin.
— Votre histoire, elle est dingue. C'est pour ça que je voulais vous avoir. — Elle est dingue. — Elle est dingue. — Parce que votre histoire, elle est dingue. Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? Voilà. Ces problèmes de squat, on les a régulièrement dans l'actualité. On en parle régulièrement sur CNews. On les a régulièrement. Et en fait, c'est les propriétaires, comme Youssef, qui sont les victimes. Vous vous rendez compte qu'ils se retrouvent en garde à vue ? On marche sur la tête.
— Ça fait des années. J'ai déposé deux propositions de loi en 2018, en 2020, pour qu'on durcisse les peines. Aujourd'hui, vous vous installez chez quelqu'un. Alors la loi a été un peu changée, ça a un peu amélioré. Maintenant, c'est le préfet qui peut prendre la décision. Mais les préfets ne prennent pas les décisions parce que l'appareil d'État est complètement déliquescent. C'est toujours la même chose. Ce sont les victimes qui sont suspectées. Et ce sont les auteurs qui sont protégés. C'est ça, le problème. C'est un problème de volonté politique. — Qu'est-ce que vous feriez, vous ? Dans le cas de Youssef, qu'est-ce qu'on fait ?
Les préfets, en tout cas avec moi, auraient instruction de déloger les personnes et de rendre les maisons aux habitants. Mais on est en plein délire. Avant... Vous savez ce qui se passait avant ? Et j'ai mis des années à obtenir satisfaction. Avant, il fallait, au bout de 48 heures, si vous n'aviez pas prouvé dans les 48 heures que c'était chez vous, il fallait renvoyer à la justice. Alors là, vous en aviez pour 6 mois. On a fait voter une loi où, maintenant, le préfet peut agir. — Donc là, il y a une question de volonté politique. — Le préfet vous répond ? Il vous dit quoi ? — Mais non, il répond pas, monsieur, d'après ce que vous m'avez dit.
— Le préfet me dit qu'ils ont fait une demande au procureur pour avoir le classement de l'enquête. Mais moi, je sais que les 48 heures n'ont pas été respectées parce que mes plaintes sont de moins de 48 heures, justement. Le délai des 48 heures n'a pas été respecté. Voilà mon injustice. Et là, à cause de ça, la préfecture a été bloquée. Je ne sais pas de quel ordre ils ont été bloqués, mais vraisemblablement, on nous envoie vers le civil, vers le tribunal civil. — C'est l'histoire sans fin !
— Sans fin ! Et je vais vous dire, le problème de fond du pays, si vous êtes honnête, que vous travaillez, vous êtes harcelé en permanence. Vous êtes harcelé par les URSA, vous êtes harcelé par l'État. Quand vous êtes voyou, vous êtes protégé. Cette inversion des valeurs, elle est en train de... C'est le poison de la société. Donc là, c'est une question aussi de volonté politique. Et c'est aussi une question de moyens. Les préfectures, il y a eu un rapport sur la Seine-Saint-Denis. J'en ai pas parlé tout à l'heure devant le maire, mais il y a eu un rapport sur la Seine-Saint-Denis. L'État a moins de moyens par habitant que dans des villes favorisées.
Donc il faut mettre le paquet en termes de moyens. Mais c'est tout con. Des greffiers dans les palais de justice. Vous savez que les décisions de justice ne sont pas exécutées parce qu'il n'y a pas un mec qui écrit les décisions de justice. Donc il y a une misère des services publics. On a déconstruit l'État. On l'a détruit. Et après, la conséquence, quand il n'y a pas d'État juste, c'est que c'est la jungle. Donc lui, c'est lui. Et vous logez où actuellement ?
Actuellement, je dors dans ma voiture parfois. Vous dormez dans votre voiture aujourd'hui ? Mais vous savez qu'il y a plein de gens dans notre pays qui dorment dans leur voiture. J'ai fait personnel au domicile en Corse. Et ils ont falsifié visiblement des documents. Donc là, je suis victime de falsification de documents. Et votre maman, elle est où ? Ma maman, c'est pareil. Là, elle a peine à manger. Elle est sous curatène en plus. Il faut bien le préciser. Elle est sous curatène, ma mère. Elle doit être en mon nom protégée. Elle a des problèmes psychologiques. Elle a subi un traitement de questionnaire dans les locaux du commissariat. La curataire était présente en garde à vue aussi.
C'est ma grande sœur. Et on ne nous a jamais interdit à retourner à notre domicile. On ne nous a jamais interdit. Parce qu'on a deux compteurs au domicile. Ils ont changé les noms.
Le problème de fond aussi, c'est la lenteur de la... Le problème, quand l'État ne peut pas agir, il faudrait que la justice civile... On parle tout le temps de la justice des délinquants. Mais il y a la justice civile qui est très longue en France. Une affaire comme ça devrait être traitée en 15 jours. Alors, s'il y a un problème judiciaire qu'on ne connaît pas, un désaccord, ça devrait être jugé en 15 jours. Ça va prendre quoi ? Ça va prendre un an.
Donc voilà le problème.
Quand la justice est lente, parce qu'on parle toujours de la justice sur le plan des prisons et tout, on ne parle jamais de la justice civile. Vous avez un problème de divorce qui tourne mal, les problèmes d'enfants. La justice française est détruite aujourd'hui. Il faut totalement la reconstruire. C'est un de mes enjeux majeurs. S'il n'y a pas de justice, il ne peut pas y avoir de justice dans l'autre sens. Vous voyez ce que je veux dire.
Merci, on vous souhaite bon courage. On espère que ces passages médias, ça va vous aider. Bon courage. Bon courage à vous et à votre part.
Écrivez-moi s'il y a un...
Voilà. D'accord. Alors, on va continuer à avancer. Si vous nous rejoignez, on est toujours en direct pour Face à la rue. On est au marché de Bobigny. Bonjour, messieurs. Je crois que Nicolas Dupont-Aignan est en train de faire ses courses pendant un instant. Bonjour, messieurs. Bonjour, voilà. On est en direct. Bonjour. Et on continue à avancer. Vous voyez, on fait des rencontres en chemin. On parle avec les gens. On a vu cette histoire qui était assez incroyable. Votre sentiment, Nicolas Dupont-Aignan, ça fait à peu près trois quarts d'heure qu'on est en direct. Votre sentiment sur ce marché ? Ce n'est pas différent de beaucoup de choses en matière de conscription.
Il y a la colère des gens quand on entend. Partout en France. Il y a deux choses que je veux dire, que je ressens. Partout, c'est la même chose. Un sentiment qu'il n'y a plus d'État, plus de justice, qu'il n'y a plus de règles, plus de repères. Et deuxième point, un sentiment que comme les hommes politiques sont responsables de ça depuis 20 ans, on nous met tous dans le même sac, même ceux comme moi qui n'ont pas gouverné. Le drame, et moi je le prends mal.
Il y a longtemps qu'ils vous voient à la télé.
Oui, mais c'est ça le drame. C'est que moi j'ai pris position, j'ai quitté l'UMP parce que j'étais en désaccord avec la réduction des moyens. Parce que si on en est là, c'est qu'on a réduit les moyens des administrations. Mais les gens, ils s'en foutent de ça, on va dire les choses. Mais ils ne regardent pas la réalité. Voilà, à droite, à gauche, ils s'en foutent.
C'est même leur quotidien.
Non, ce n'est pas ça que je veux dire. Vous n'avez pas écouté. Ce que je veux dire, c'est que moi j'ai pris parti contre la mauvaise politique qui a été mise en place. Et j'ai été libre et j'ai dit stop. Et maintenant, quand je vais sur ce marché comme ailleurs, on me dit mais vous êtes tous pareils. Et c'est injuste parce qu'on n'est pas tous pareils. Et c'est ça que je voudrais faire comprendre.
Alors, on va parler, on va retrouver Rost, qu'on connaît bien ici. Bonjour, Rost. Venez à ma droite, ce sera plus simple au niveau des caméras. Merci d'être avec nous. Vous êtes président de Banlieue Active. Vous connaissez bien les banlieues. Moi, j'ai une question simple. Vous connaissez Nicolas Dupont-Aignan, vous avez vu ce qu'il dit. Est-ce que pour vous, il a des solutions, de vraies solutions, aujourd'hui pour les banlieues ?
Alors, écoutez, moi, j'avais interviewé M. Dupont-Aignan en 2007, lorsque j'avais fait mon tour de France pour inciter les gens dans les quartiers à les s'inscrire sur les listes électorales. On était revenu avec 26 000 doléances. On avait mis en place un questionnaire de 10 questions. Et j'ai pris rendez-vous avec tous les candidats à la présidentielle pour les soumettre à ce questionnaire-là. Parce que c'était des problèmes qui émanaient directement des habitants des quartiers et de leurs préoccupations. Et je peux vous dire, les deux personnes qui m'ont le plus bluffé à l'époque, c'était Dominique Voinet et Nicolas Dupont-Aignan. J'ai trouvé qu'il y avait une pertinence dans les réponses.
J'ai trouvé après, c'est dommage qu'il ait vrillé, qu'il soit parti avec Marine Le Pen. J'étais contre Macron. Les solutions, oui, mais être contre... Il fallait choisir. Regardez le résultat de Macron, c'est pas génial. Ça, je vous l'accorde. Voilà, donc j'ai trouvé dommage qu'il soit parti de ce côté-là.
Juste une petite question, vous avez vrillé en partant avec Marine Le Pen ? Non, j'ai fait mon choix... Attendez, j'ai fait mon choix de citoyen. Il y avait un deuxième tour. Il y en avait deux. Je savais que Macron était profondément dangereux pour le pays. Et je peux vous dire, quand on voit la manière dont il a dressé les Français les uns contre les autres, et ça, je pense que, même si on n'est pas d'accord sur des choses, vous ne pouvez pas le nier. Le bilan est désastreux, et j'aimerais qu'on n'ait pas ce choix. Si je suis candidat, c'est pour pas qu'il y ait ce choix. Parce que, vous avez vu les gens-là, ils ne veulent pas de ce choix Macron-Le Pen. Ils n'en veulent pas.
Eux, de toute façon, je veux dire... Ils veulent un autre choix. Leur préoccupation, elle est outre. C'est le quotidien. Vous voyez, depuis tout à l'heure, j'ai plein de gens qui viennent nous voir pour me dire merci pour la parole que vous portez pour nous, et continuer à vous battre pour nous. Parce que, justement, nous, on est dans le concret. Et malheureusement, quand on est dans le concret, au niveau des politiques, au niveau des médias, eux, autre chose, on vous dit, ah mais non, mais ce n'est pas le sujet. Mais le sujet, ce sont les gens, c'est leur quotidien.
Je vais dire, qu'on vient de nous raconter ce qui concerne les gens, c'est au moment où il y a les élections, voilà, c'est ce que disait le monsieur tout à l'heure, au moment où il y a les élections, on voit tous les politiques qui sont sur les marchés, qui sont sur les terrains. Une fois que les élections sont passées, il n'y a plus personne. On est à Bobigny. Pas partout. Bobigny est une ville. Ce qui est dommage, c'est qu'on parle que des problèmes qu'il y a. Bien sûr qu'il y a des problèmes, mais il faut aussi parler de ce qui se passe bien. Depuis tout à l'heure, on nous a offert des fruits, plein plein de choses, parce qu'il y a du cœur aussi. Il y a beaucoup de choses.
Et pour revenir à la question dont on parlait tout à l'heure sur la préoccupation des gens, vous parlez de la question du logement, qui est quelque chose de fondamental. On voit le rapport là d'ailleurs de la fondation Abbé Pierre qui vient de sortir. On n'a jamais eu autant de sans-abri. Et vous savez pourquoi ? Et les gens veulent qu'il y ait des vraies solutions là-dessus.
Mais alors, là-dessus quand même, ce qui est incroyable, le budget qui a été le plus réduit sous Macron, c'est le budget du logement, moins 15 milliards. C'est complètement dément. Tout à l'heure, vous disiez, il faut parler du problème des gens. Mais il faut quand même que nous, hommes politiques, on ait l'honnêteté aussi de dire aux gens qu'on croise, que si on veut résoudre ces problèmes, il y a quand même des solutions à mettre en œuvre, sérieuses. Je veux dire par exemple sur le logement, si on réduit le budget du logement comme il a fait depuis 5 ans, on n'a jamais aussi peu construit de logements sociaux en France. Et à un moment, il faut les construire. On ne peut pas...
Moi, je ne vais pas faire de la démagogie sur le marché en disant, oui, oui, je vous entends et ça va se régler. Il faut dire aux gens, j'ai des solutions, lisez-les, réfléchissez par vous-même, soyons concrets. Moi, c'est ce que j'essaye de faire modestement. On a sorti...
Attendez, parlons concrètement. Non, mais justement... Sur quoi vous aimeriez qu'ils répondent concrètement, Nicolas Dupoignant, face à vous ? Voilà, concrets. Soyons concrets, c'est intéressant.
Vous savez, les gens, à un moment, il faut être pragmatique. Il y a des gens qui vivent dans ces quartiers, qui ont des problèmes, tout simplement parce qu'ils viennent de tel ou tel quartier, parce qu'ils s'appellent un tel, un tel. Les problèmes de discrimination, ils sont encore plus profonds et il y a une fracture qui est plus que jamais impréhensible. Il y a des gens. La question du pouvoir d'achat, qui est quelque chose de fondamental. Et ceux qui ont été les plus touchés, d'ailleurs, par la crise, c'est ceux qui vivent dans ces quartiers-là. Les questions de sécurité. On passe toute la journée à parler de la question de la radicalisation, de ci, de ça.
Mais là où la République est absente, les obscurantistes prolifèrent. Que fait-on aujourd'hui pour régler ces problèmes à la base ? C'est-à-dire, si la racine d'un arbre pourri, là, on finira par tomber. Et on est en plein là-dedans. Que fait-on aujourd'hui pour régler ces problèmes de fond, qui sont les problèmes de discrimination qui ont des conséquences, justement, sur les questions d'évolution des uns des autres ?
Les questions, justement, de radicalisation, puisque, évidemment, c'est aussi la grande mode, avec ce qui s'est passé, d'ailleurs, sur une des chaînes, là, il n'y a pas très longtemps, où ils ont été faire le reportage à Roubaix, mais ils n'ont parlé que de cette minorité, d'un quartier qui a été abandonné depuis très longtemps. Moi, je connais des gens depuis 15 ans, depuis 15 ans, qui se battent, qui disent, attention, vous abandonnez ce quartier, il risque de se passer des choses. Qu'est-ce que...
C'est pas parce qu'on les abandonne qu'il y a de l'islamisme radical non plus. Écoutez, monsieur... C'est bien de ne pas tout mélanger non plus. C'est les insoumis aussi qui disent que c'est parce qu'il y a de la pauvreté qu'il y a de l'islamisme radical. Les deux sont pas liés.
Monsieur Morandini, je vais vous dire une chose.
Allez-y, monsieur Rost.
Là où la République est absente, les obscurantistes prolifèrent. Ça, alors... On a bien vu ce qui s'est passé, même lorsqu'il y a eu les printemps... Les printemps arabes, comme ils les ont appelés. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui a été élu juste après ? Ce sont les frères musulmans. Et je suis désolé, pendant que les autres étaient en train de donner les marchés à leurs amis, pendant ce temps-là...
On répond rapidement et on va se déplacer après, on va aller dans la cité de la Brevoir en faisant une pause.
Oui, la raison, c'est que s'il n'y a pas une école ferme qui apprend, qui sort les enfants de la difficulté, après ils peuvent tomber dans les griffes de dingue. Ça, on est d'accord. Alors, la réussite, le boulot, c'est pas de l'aide qui va tomber du ciel, il n'y a pas d'argent magique, pour le coup, qui va tomber du ciel. Mais c'est... Non, attendez, laissez-moi finir ! Non, mais laissez-moi finir ! Non, mais j'ai fait exprès, j'ai fait exprès, j'ai fait exprès, attendez... Il n'y a pas d'argent magique. Mais attendez, laissez-moi finir ! On a trouvé cet argent magique... Exactement ! Mais il ne va pas finir... Oui, pour enrichir les plus riches encore ! Je suis d'accord, mais...
On a Bernard Arnault qui avait 68 milliards d'euros de fortune... Vous savez ce que j'ai... Mais attendez, est-ce que je peux vous répondre ? Et aujourd'hui, il est à 164 milliards ! Mais vous m'avez coupé ! Attendez, mais je suis le premier d'accord... En un an, sur la crise, il s'est enrichi !
J'ai proposé un impôt... En temps, il y a plus de sans-abri, et il y a de plus en plus de gens qui se... Vous ne m'avez pas laissé finir ma phrase ! J'ai dit, j'ai proposé un impôt sur les grandes fortunes, là, tout de suite, sur ceux qui sont enrichis par la crise du Covid, pour baisser les taxes sur l'essence. Donc, je le sais ça ! Ce que je veux vous dire, c'est que la seule solution... Mais c'est ce que j'ai proposé, et depuis toujours, c'est mon programme !
Allez, on va en rester là ! Merci, Rost ! Merci d'être venu...
Il est à vivre, parce que vous coupez la phrase !
Il est à vivre ! J'ai pas dit ça ! Moi, je vous écoute, je suis à l'écoute ! Je sais très bien que vous avez... J'ai dit qu'il faut cet argent...
Tout le monde parle en même temps... Vous avez quoi, monsieur ? Vous voulez quoi ? Attendez, venez un petit peu, monsieur veut parler ! Bonjour, monsieur ! Bonjour !
Je serre la main ! Je disais alors, nous, on doit travailler un petit peu, donc c'est tout ça. Monsieur, du coup, on est en train de draguer sa clientèle... Non, je ne drague pas ma clientèle, je réponds ! Et nous, on doit gratter un peu notre clientèle !
Et vous avez raison ! Alors, on va vous laisser travailler ! On va faire une pause, on va se retrouver dans un instant en direct ! On est sur le marché de Bobigny, on va se retrouver après dans une cité qui est juste à côté, ça s'appelle la cité de Labrevoir, c'est une cité qui fait souvent la une des médias. On sera avec un commerçant, on sera avec des policiers, toujours, avec Nicolas Dupont-Aignan qui nous accompagne pour cette édition spéciale Face à la rue, en direct ! A tout de suite sur CNews ! Merci de nous retrouver en direct pour cette deuxième partie de Face à la rue, on est à Bobigny.
Alors, on a quitté le marché qui est juste au bout, vous verrez tout à l'heure, on va y retourner. Et on est dans une cité qui a beaucoup fait parler, c'est la cité de Labrevoir, que vous pouvez voir. C'est une cité où il y a eu des incidents, il y a quelques semaines de ça, quelques mois de ça. On est toujours avec Nicolas Dupont-Aignan qui nous a suivis dans cette cité. Stéphane Finance, bonjour ! Merci d'être avec nous, vous êtes secrétaire régionale Alliance Police 93. D'abord, cette cité, c'est vrai que ça fait partie des points chauds quand même du département.
Alors, effectivement, le département de la Seine-Saint-Denis est un département très difficile, on le sait très bien. Nous, Alliance Police Nationale, effectivement, on a identifié un petit peu ces lieux. Et Labrevoir, effectivement, fait partie des endroits un petit peu difficiles du département où nos collègues au quotidien travaillent dans des conditions relativement difficiles et essayent de faire leur métier de policier au mieux, avec toute l'énergie qu'ils peuvent déployer au quotidien. C'est quoi les problèmes qu'on rencontre ici ? C'est de la violence ? C'est des trafics ?
Alors, écoutez, c'est un peu les mêmes problématiques qu'on peut rencontrer sur tout le département, sur tout le département de la Seine-Saint-Denis, effectivement. On sait qu'on a 256 points de deal qui sont identifiés dans le département. Bobigny n'échappe pas à la règle. Et effectivement, on a des trafics qui sont sur la commune.
Est-ce que vous avez assez de moyens, aujourd'hui, pour lutter contre les trafics qui ont lieu dans ces cités ? Et donc, on le rappelle, parce qu'il ne faut pas stigmatiser non plus, on le rappelle, c'est les habitants qui sont les premières victimes en permanence. Donc, voilà, l'idée, ce n'est pas de dénoncer la cité, mais dénoncer ce qui se fait à l'intérieur et les trafiquants.
Vous savez, M. Morandini, on ne va pas dénoncer le quartier. Aujourd'hui, vous avez un petit groupe d'individus qui peuvent nuire à la vie de tout un quartier, de toute une population. Nous, Alliance Police Nationale, on demande au quotidien des effectifs pour notre département, pour que nos collègues puissent travailler dans les meilleures conditions possibles et pour amener la sécurité et la quiétude aux habitants de ces quartiers.
La question qui se pose aujourd'hui, c'est qu'en général, dans ces quartiers, on sait qu'il fait du trafic. On sait qu'il deal. Pourquoi est-ce que ces gens-là, on les laisse en liberté ?
Écoutez, nous, Alliance Police Nationale, on l'a souvent répété, aujourd'hui, on a une problématique sur le territoire de la Seine-Saint-Denis. C'est effectivement les décisions judiciaires du parquet de Bobigny. Il ne faut pas avoir peur d'en parler. Aujourd'hui, on peut se poser des questions. Je vais vous donner un exemple concret pour des faits similaires à Bobigny ou sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et des faits qui se produiraient, qui sont les mêmes faits sur le territoire de Guéret, en Corrède. On n'aurait pas la même décision judiciaire.
Et aujourd'hui, la vraie question qu'on peut se poser, c'est pourquoi on a un laxisme au niveau du TGI de Bobigny par rapport à certaines décisions judiciaires, notamment les violences sur les agents des forces publiques, sur mes collègues, qui subissent des violences quotidiennes et des violences graves sur le département. Et finalement, les décisions judiciaires ne suivent pas.
Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce qu'on peut faire ? On peut ça, puisque vous êtes candidat à la présidentielle. Donc c'est un sujet important. On a vu le syndicat Alliance, d'ailleurs, dont vous faites partie hier, qu'il a énormément abordé, en étant très ferme de la part de votre secrétaire national.
Vous retrouvez dans mon programme les 25 mesures, mais immédiates à prendre. C'est d'abord les places de prison, parce que depuis des années, on n'a pas construit les places. Et il suffit de reprendre les casernes désaffectées pour immédiatement augmenter le nombre. La deuxième mesure, à chaque récidive, on double la peine. C'est-à-dire qu'on ne peut pas continuer à avoir un système où il connaît par cœur, tout le monde connaît par cœur, je suis élu de banlieue, je connais par cœur, où vous avez des types qui sont au cinquantième délit et il n'y a pas de récidive cumulée. C'est-à-dire que si vous volez, que vous tabassez, ça ne compte pas comme récidive.
Donc la seule solution, c'est de mettre hors d'État et hors du quartier, c'est-à-dire en prison. Il faut expulser les délinquants étrangers au terme de leur peine. Et je peux vous dire que ça va libérer des places de prison, plus de 22%. Il faut mettre des peines planchées pour toute agression de policiers. On sait ce qu'il faut faire. Et je vais vous dire, ça existe dans plein de pays. Pourquoi ça existe en Espagne ? Pourquoi ça existe en Allemagne ? Pourquoi ça existe en Angleterre ? Pourquoi ça existe en Italie ? Reprenez ce qui se passe. On est le seul pays d'Europe qui se comporte comme ça. J'ajoute dernier point sur le trafic de drogue. Parce que c'est quand même le poison.
Est-ce qu'un jour, on va taper les gros trafiquants de drogue dans le pays ? Parce que les petits trafiquants de drogue qui sont ici, vous savez, ils donnent de l'argent à des gros trafiquants. Et notamment, moi, j'aimerais un jour qu'on fasse le contrôle des capitaux des gros trafiquants de drogue dans notre pays.
Alors aujourd'hui, on a une problématique un peu plus terre à terre sur le département de la Seine-Saint-Denis. Aujourd'hui, on a besoin pour nos collègues... Plus d'effectifs, c'est évident. On a besoin de matériel performant. On a besoin de décisions judiciaires qui vont dans le sens de nos collègues. Aujourd'hui, il faut savoir que mes collègues font un travail vraiment excellent sur le territoire de la Seine-Saint-Denis. Il faut savoir qu'au quotidien, il y a des points de deal qui sont démantelés. Un point de deal à démanteler, ce n'est pas si difficile que ça. Mes collègues font les enquêtes, mes collègues sont sur le terrain, mes collègues font les surveillances.
Aujourd'hui, les policiers de la Seine-Saint-Denis font un travail excellent. Et malheureusement, la décision judiciaire du TG de Bonne-Mini ne suit pas. Alors effectivement, il faudra faire des décisions plus fermes, un suivi plus ferme. Aujourd'hui, on attend une réponse pénale. Alliance Police Nationale a demandé une réponse pénale plus ferme pour nos collègues sur les violences pour les policiers. Mais ce que les policiers veulent, ils veulent aussi que leur travail soit respecté par rapport à toutes les heures qui peuvent passer sur le terrain, sur la voie publique. Aujourd'hui, mes collègues sont à flux tendu. Mes collègues au quotidien n'ont pas de jour de repos, sont rappelés.
Les heures supplémentaires ne sont toujours pas finies d'être payées. Les heures supplémentaires n'ont pas fini d'être payées. Aujourd'hui, nous, on a proposé Alliance 93 pour le département de la Seine-Saint-Denis parce que c'est un département emblématique. Mais tous les départements de France sont des départements difficiles où mes collègues travaillent avec des conditions très, très difficiles. Policiers, c'est dangereux partout.
Mais par contre, nous, ce qu'on a demandé, c'est une spécialisation spécifique pour nos collègues ici parce que j'ai beaucoup de jeunes collègues qui arrivent de province sur ce département dont la première envie de mes collègues, c'est de quitter le département dès qu'ils en ont l'opportunité. Et pourtant, c'est un département attachant. Moi, ça fait 17 ans que je suis sur ce département. J'ai été en bac. J'ai été dans beaucoup de services du département. On a une population en Seine-Saint-Denis qui est une population très attachante. C'est des gens qui travaillent. C'est des gens qui sont intégrés. C'est des gens qui, au quotidien, sont des gens normaux.
Et on a une minorité de population qui gâche la vie à tous ces gens. Et aujourd'hui, on subit même un autre phénomène en Seine-Saint-Denis. C'est que ceux qui viennent apporter la délinquance en Seine-Saint-Denis ne sont même pas du département. C'est-à-dire que des gens extérieurs à ce département apportent la délinquance, viennent produire des trafics de stupéfiants et autres.
Mais pour ça, il faut qu'il y ait un vrai plan d'urgence avec des moyens beaucoup plus considérables dans la coordination. Parce que moi, je vois les policiers et les directions départementales en Essonne. Il y a un peu les mêmes problématiques à Grigny, etc. Le problème de fond, c'est que l'État est complètement mollasson, paralysé. Il n'y a pas de vraie volonté. On peut le faire. Il y a des choses qu'on ne peut pas faire. Mais ça, honnêtement, on peut le faire. Et avec 5 milliards d'euros, 5 milliards d'euros, c'est le quart des fausses cartes vitales. C'est le quart de la fraude à la TVA. Je veux dire, avec 5 milliards d'euros, vous reconstruisez l'État. Mais c'est urgent.
Merci Stéphane Finance. Merci beaucoup d'être venu secrétaire régional à l'Église Police du 83. On va aller dans la pharmacie, si vous voulez bien. Parce que je voulais parler, moi, avec les commerçants qui sont ici. On va aller dans cette pharmacie. Je suis adjoint au maire au développement économique et à la santé. Oui. Je suis allé à la pharmacie. Vous êtes, pardon ?
Fouette Benhamet. Je suis adjoint au maire au développement économique. Bonjour. À la santé. J'ai habité ici, là, vous voyez ? Oui. Juste ici pendant de nombreuses années. Et vous n'avez pas parlé, en fait, du rapport Abbé Pierre qui est tombé hier. Si, on en a parlé tout à l'heure. 150 000. On en a parlé tout à l'heure. Très bien. Mais, en fait, vous venez dans ce quartier. Alors, ça a été compliqué. Parce qu'il y a eu des débats. Est-ce que les gens prennent la parole avec vous ? Est-ce qu'ils ne prennent pas la parole ? Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Simplement, à chaque fois qu'on vient dans les quartiers, c'est pour un peu plus stigmatiser.
Je ne sais pas ce qu'on a fait depuis tout à l'heure, honnêtement.
Vous avez fait une remarque, en tout cas, qui était, à mon sens, assez déplacée. Vous avez dit, vous êtes venu le dimanche. Et il y avait des commerces qui étaient des commerces, vous avez dit, quel mot vous avez dit ? Je ne sais pas, plus typique, peut-être ? Voilà.
Et rien que ça, en fait, c'est déjà stigmatisant. Mais c'est vrai ou pas ? Écoutez. Je ne sais pas. Moi, je ne stigmatise pas. Moi, vous savez, je fais des constats. Est-ce que c'est vrai ou pas ? En fait, il y a des commerces. Attention, parce qu'on a filmé dimanche, on a les vidéos de ce qu'on a filmé. C'est très bien, c'est très bien que vous ayez filmé. En fait, il y a des commerces pour toute la population.
Et en fait, c'est la force. Mais pourquoi ils ne sont pas aujourd'hui ? Parce qu'en fait, vous savez, on est le jeudi, il y a le mardi. Vous venez le mardi.
Il y a encore moins de monde qu'aujourd'hui. Vous venez le jeudi, il y a un peu plus de monde. Et vous venez le dimanche, il y a beaucoup plus de monde.
Mais vous êtes d'accord avec moi pour dire que ce que je dis, c'est vrai ? Je ne dis pas en tout cas que ce que vous dites, c'est vrai.
Je vous dis qu'il y a différents types de commerces. Mais on est quand même dans un pays incroyable où on ne peut pas dire... On est quand même dans un pays incroyable où on ne peut plus dire ce qui existe. Non, mais attendez. Non, non, mais moi, ce qui m'intéresse, c'est la probité. Aujourd'hui, en fait, la politique, elle a besoin de morale. Et c'est vrai que moi, je me suis posé la question, d'une part, sur le contexte. Vous venez ici, alors que dans les...
Il est invité, c'est moi qui l'invite.
Très bien, en fait. Mais vous invitez toujours, en fait, pour faire un peu de sensation. Je suis élu de banlieue. Je suis tous les jours dans ma circonscription. C'est quoi la sensation ? Et regardez sur le programme, sur la question de la probité. Sur la question de la probité. Alors, il y a la morale et il y a la justice. Sur la morale, en fait, on peut faire beaucoup de choses.
Et quand je vois... Hier, j'ai regardé, en fait, j'ai tapé le boiton. Quand je vois ces informations et quand je vois celles-ci, celle-ci...
Le problème, c'est qu'on a la télé. Soit vous nous dites en une phrase ce que c'est.
Et en fait, je me dis, est-ce que, en fait, ça me donne envie de discuter avec un journaliste... Mais vous pouvez ne pas avoir envie de discuter. Vous l'avez caché, mais... Non, mais vous pouvez ne pas avoir envie de discuter. Alors, moi, j'ai... Alors, attendez. De toute façon, je n'ai pas maire, alors.
On va avancer. Merci, en tout cas, d'avoir été avec nous. On va rejoindre le pharmacien qui s'appelle Pierre Chelet. Alors, on va mettre le masque. Bonjour. Ah non, on ne va pas rentrer. Ça va être plus un peu... Venez, si vous pouvez... Oui, il n'y a pas de problème. Voilà, comme ça, on n'a pas à mettre le masque. On est dehors. Voilà, merci. Merci d'être avec nous. Moi, vous m'intéressiez, et ça m'intéressait de vous avoir pour une raison très simple. C'est que quand on vous a approché pour participer à l'émission, vous avez dit « Moi, je suis fier d'être ici. Je suis fier dans ce quartier parce que les gens méritent qu'on s'occupe d'eux. » Et je trouvais intéressant d'avoir ce discours.
Ah ben, non seulement je suis fier, mais je suis heureux d'être ici. Je suis très heureux. Ça fait plus de 20 ans maintenant que je travaille dans le quartier. Et c'est un grand bonheur pour moi et pour toute mon équipe, qui est absolument formidable. Les gens ont beaucoup d'humanité. Beaucoup d'humanité. Et voilà. Moi, ça me fait plaisir. On fait le maximum pour les aider. Et ils sont reconnaissants. Et ça, c'est précieux.
C'est intéressant ce que vous dites.
Ils sont reconnaissants.
Mais l'humanité, entre nous, l'humanité, ce serait peut-être aussi de régler leurs problèmes. Et vous, vous le faites au niveau de la pharmacie, dans votre rôle. Et moi, j'estime qu'un homme politique, c'est de régler les problèmes de la cité. C'est le terme politique. Et de ne pas avoir des petits voyous qui terrorisent des gens. De ne pas avoir des bailleurs sociaux qui laissent les gens vivre avec de l'humidité. Et comme nous a dit une dame qui habite ici, avec des déchets. C'est ça, mon rôle. Vous, votre rôle de pharmacien, il est formidable.
Mais moi, j'estime que quand on a entendu ce qu'on a entendu sur le marché, des gens qui disent « vous ne servez à rien, on ne veut plus voter, il n'y a plus rien », et la colère qu'il y a, on doit la régler. Vous, vous réglez, vous avez la chance d'avoir un beau métier où chaque jour, vous réglez des situations extrêmement difficiles et vous le faites. Eh bien, moi, je rêve d'une chose, vous voyez, c'est que je puisse dire la même chose de la politique en France. Et on n'en est pas là. Et on n'en est pas là.
On n'en est pas là. Pour réussir, ce que vous voulez faire, monsieur, ce qui est important, c'est d'établir la confiance avec les gens.
Bien sûr.
Et pour rétablir la confiance, il faut avoir de l'honnêteté. C'est très important. Et en particulier l'honnêteté intellectuelle.
Tout à fait.
Et juste avant, hier soir, quand j'ai su que vous veniez, je suis allé sur la fiche Wikipédia qui a votre nom. Et vous croyez Wikipédia encore ? Moi, je crois beaucoup Wikipédia. Ah ben, Wikipédia est complètement fructue. Wikipédia dit des choses intéressantes que j'ai vérifiées, notamment votre message sur Twitter concernant la vaccination. Parce que moi, tous les jours, je parle de la vaccination aux gens. Je les encourage à se vacciner. Ça dépend qui ? Je les encourage... Mais pas les jeunes. Vous ne leur faites pas de service. Pas du tout. On n'est pas d'accord. On a le droit d'être d'accord. On a tout à fait le droit de ne pas être d'accord.
Vacciner les gens fragiles, mais pas les jeunes. Et surtout pas les enfants. Pour tout le monde, c'est beaucoup mieux la vaccination que la maladie. Les études le prouvent. Ce qui est dommage, c'est que dans votre tweet, vous avez donné une photo partielle de la réalité de cette étude, de l'adresse que vous avez citée. Et cette réalité partielle, elle dit exactement le contraire de ce que dit l'étude. Et l'étude démontre que la population a tout intérêt à la vaccination. Ça dépend lesquelles. Ce que vous avez dit, je tente à montrer que... Vous avez dit que 63% des gens qui sont morts de la Covid pendant la période étaient des gens vaccinés. Mais votre image, elle est trompeuse, monsieur.
Pourquoi ? Ça y est, récitez la doxa. Mais non, c'est pas de la doxa. Ça y est, la propagande. C'est une réalité. Ce qu'il faut savoir, c'est que ce chiffre-là, il correspond à 91% de la population. Oui, tout à fait, mais je l'ai dit. Non, pas dans votre tweet. Vous ne l'avez pas dit dans votre tweet. Je l'ai dit dans toutes mes vidéos. Arrêtez. Vous l'avez dit peut-être dans les vidéos. En revanche. Mais dans l'image que vous avez montrée, vous avez laissé entendre qu'il était plus référable de ne pas être vacciné plutôt que d'être vacciné pour faire face à la maladie. C'est pas vrai.
C'est ce que vous avez sous-entendu dans le tweet. C'est pas vrai. Alors, vous parlez à ma place. C'est ce qui a été compris. Non. C'est ce qui a été compris. Les gens ne sont pas idiots. Oh, ben alors là. Vous savez, vous croyez que les gens sont idiots ?
C'est vous qui dites ça ? Vous croyez que les gens sont idiots ? Pas du tout. Ah ben si, c'est ce que vous voulez dire. Pas du tout. Je n'ai pas dit ça. J'aimerais vous répondre s'il vous plaît. Il n'y a pas eu une retranscription honnête des résultats de cette égule. Et ça, c'est dommage. Je voudrais, est-ce que je peux au moins vous répondre ? Mais vous pouvez répondre tout à fait. Vous avez tous les Méziens pour vous. Non, non, non. Il n'y a aucun problème. Je peux quand même moins.
Allez-y, vous lui répondez. Non, non, mais très vite. Je veux juste dire qu'ensuite, on va faire ensemble Aurélien Taché. Très vite. Et Rosa Méziane, on va les retrouver ensemble.
Non, je veux répondre parce que c'est un sujet grave. Oui. J'ai toujours dit dans toutes mes interventions que les personnes fragiles, âgées ou en obésité, jeunes ou avec des comorbidités devaient se vacciner et que là-dessus, je ne disais rien. En revanche, j'ai toujours dit que le tout vaccinal à faire croire aux gens que parce qu'ils étaient vaccinés ne transmettait pas, était faux et que les jeunes n'avaient pas besoin de vaccins quand ils étaient en forme. Et j'ai toujours dit la même chose. Et aujourd'hui, tous les faits me donnent raison. Deuxième point, si je peux me permettre.
De quel âge est-ce que vous êtes vieux, monsieur ?
Vous savez que la comorbidité a augmenté à 65 ans.
Moi, j'ai quelqu'un de mon équipe qui a 38 ans, une femme jeune sans comorbidité, qui a fait un mois de séjour à l'hôpital. Et elle n'a pas été soignée par l'Ivermectine ou l'hydroxychloroquine sans aucun doute.
Parce que vous ne l'avez peut-être pas donnée. Mais on peut soigner les gens. Non, pas du tout.
Elle a fait un mois à l'hôpital. Elle a fait mourir. Eh bien, je peux vous dire que cette dame-là, non, c'est parce qu'elle n'a pas eu la chance d'avoir le vaccin au bon moment. Bien sûr. Eh bien, je ne suis pas d'accord là-dessus.
En tout cas, il y a un point sur lequel je pense qu'on sera d'accord, c'est que vaccin, pas vaccin, tout à fait, il y a un vrai débat. Moi, je pense que c'est plutôt les gens âgés. Il n'y a pas de débat, le débat, il est chez vous. Non, non, il y a un vrai débat dans le pays, ici. Et deuxième point, en revanche, on n'est pas obligé d'avoir un QR code pour aller manger une gaffe au restaurant. Là, c'est autre chose. C'est un autre problème de la liberté. C'est une modalité. Mais c'est fondamental pour la liberté.
On va avoir un édame. Là-dessus, on voyait, on est d'accord. Allez, venez avec vous. On va retrouver Rosa Méliane, qui est présidente de Mouv Territoire, Aurélien Taché, qui est député du Val d'Oise. Bonjour. On va se mettre chacun d'un côté. Alors, vous voulez, je veux mettre... Là. Voilà, comme ça, tout le monde... C'est bon ? Non, non, venez là. Ah, d'accord. Bon, je ne sais pas. Je suis organisateur aussi de place. Vous êtes placier. C'est intéressant de les avoir tous les deux, parce qu'on va parler de leur regard sur la banlieue. On va commencer avec vous, Rose. Rose, vous dites que sur la banlieue, Nicolas Dupont-Aignan n'a finalement aucun pouvoir.
Alors, déjà, je vais commencer par dire que...
Et aucun programme.
Alors, moi, je suis pour la visibilité des petits candidats, parce que je pense qu'ils participent au débat public.
Mais ce qui me gêne avec le programme de M. Dupont-Aignan, c'est qu'il ressemble à s'y méprendre à celui du Rassemblement national, à celui de Reconquête, et aussi à celui qui est concocté par Éric Ciotti pour Les Républicains. Et donc, lorsqu'on regarde, en fait, de plus près, parce qu'il est important, vu que M. vient à Bobigny, d'essayer de savoir s'il a un programme, au final, pour ses habitants et pour ses quartiers. Je me rends compte, en y regardant de plus près, que vous souhaitez la reconquête des zones de non-droit, que vous souhaitez garantir la laïcité, mais enfin, votre vision de la laïcité, et puis enfin, maîtriser l'immigration.
Mais ça, ça ne fait pas un programme pour les quartiers. Vous parlez de reconquête. Moi, je sais que la reconquête, elle se fait de deux façons. Elle se fait par la force, et à bien des égards, on a besoin de sécurité dans les quartiers. Sauf que, la sécurité, aujourd'hui, vous n'avez pas que des dealers et que des délinquants dans les quartiers populaires. Les millions d'habitants qui vivent dans ces territoires ne sont pas des délinquants, ne sont pas pour le trafic de drogue. Et donc, mis à part la sécurité, il faut savoir aller plus loin. Il y a la reconquête par la force, mais il y a aussi la reconquête par le cœur.
Et ni vous, ni d'autres hommes politiques ne disent clairement qu'ils aiment ces territoires, ne disent clairement pas qu'ils aiment aussi ces habitants. Alors qu'on les a tous félicités pendant la crise du Covid, parce que c'est grâce, en fait, à ces habitants que le pays a continué de tourner. Eh bien, aujourd'hui, personne ne continue à leur dire « je t'aime ». Vous regardez sur les plateaux et on continue, en fait, à avoir du mépris, de la stigmatisation, et au final, à avoir un regard tronqué sur ces quartiers. Je vais m'intéresser à mon programme. Vous parliez tout à l'heure de ces immeubles.
Qu'est-ce qu'il y a dans votre programme pour rebâtir, en fait, les logements, pour s'attaquer à la précarité énergétique, pour essayer de lutter contre ces ascenseurs qui fonctionnent un mois sur deux ? Rien. Mais excusez-moi, j'ai lu. Non, non, mais je vais... Vous allez me répondre. Vous inquiétez pas, vous allez me répondre. Qui pour offrir une éducation ? Non, mais je ne fais pas l'interroge. Qui pour offrir une éducation de qualité ? Je me suis dans une belle tirade. Oui. Qui pour offrir une éducation de qualité, alors qu'on a du mal à trouver des enseignants, on ne les remplace pas quand ils sont absents, nos classes sont bondées, nos écoles sont vétustes.
Vous proposez dans votre programme des internats d'excellence, c'est-à-dire une poignée de ces élèves, et en aucun cas une école de qualité pour tous. Qui aujourd'hui, pour lutter contre le déterminisme social, pour permettre à ces enfants, qui sont aussi des enfants des frites d'ouvriers, et j'en suis une moi-même, pour accéder aux hautes études et accéder aux grandes écoles. Dans votre programme, vous proposez la suppression, tout simplement, en fait, des parcours d'exception. Parce qu'apparemment, quelques gamins qui viendraient de ces quartiers, qui auraient un parcours d'exception pour entrer dans les grandes écoles, ça aussi, ça vous dérange. Qui pour accompagner les 50 000 PME ?
50 000 PME dans nos quartiers, dont personne ne parle. Et ces gens-là, quand ils souhaitent entreprendre, ils n'ont pas accès au crédit bancaire, quand ils souhaitent démarrer une entreprise, ou la développer. Alors, on va laisser répondre. Juste pour terminer, sur la question de la précarité, je n'y vois rien non plus, c'est 42% de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté. C'est-à-dire qu'ils essayent de vivre dignement, avec moins de 1 000 euros par mois. Je voudrais savoir comment, donc le qui, en fait, pour réparer cette trahison du pacte républicain. Je crois que, et les habitants, et les acteurs, on sait parfaitement la réponse de ces qui.
Ce ne sera pas vos comparses, et encore moins vous. Voilà, monsieur le Prignan. Bon, alors, c'est une très belle tirade. Mais, d'abord, deux choses. Lisez et... Et c'est ce que j'ai fait. Attendez. Lisez mon programme 2022nda.fr. Les gens pourront vérifier. Je réponds sur l'école. Et vous me connaissez mal, parce que je suis élu de banlieue, et s'il y a un élu, quand même réélu, cinq fois dans des banlieues, et regardez les scores... Allons sur le fond. Allons sur le fond. Oui, mais quand même, dire qu'on n'aime pas les banlieues, j'en ai marre de ce procès permanent. Si on n'est pas du bord politique, c'est qu'on n'aime pas... Oui, mais vous m'avez dit que je n'aimais pas. Alors, ça va.
Je peux vous répondre. Deuxième point. Non, j'ai dit que vous ne leur disiez pas que vous les aimez. Eh bien, je les aime plus que vous croyez. C'est un peu différent. Et moi, je ne fais pas de l'amour en bandouillère. Ah, vous inquiétez pas. Moi, je n'ai pas besoin de caméra pour être dans les quartiers. Vous êtes très bonne là-dessus. C'est la différence entre vous et moi. Deuxième point. Deuxième point. Sur l'école, qui est pour moi la question, créer la réussite des enfants. Lisez mon programme. Quand je veux augmenter de 9 à 15 heures par semaine l'heure de français, c'est pour donner la même chance aux enfants.
Quand je veux des groupes de soutien, c'est pour donner justement une chance à ces enfants. Les groupes de soutien existent déjà. Alors, je vous souhaitais supprimer les cours d'arabe pour stigmatiser au final. Oui, je veux supprimer les cours d'arabe parce qu'on doit parler français en France. Et il y en a marre de tout ça. Mais vous parlez français en France. Vous avez parlé à des gens qui ne savaient pas vous parler ? On apprend le français. Vous avez parlé à des gens qui ne savaient pas vous parler français ? On apprend le français en France. Vous tombez dans la stigmatisation. Arrêtez, c'est fatigant. Est-ce que quelqu'un s'adressait en arabe en vous parlant ?
Je dis que nos enfants, les enfants des quartiers les plus en difficulté doivent être aidés à s'intégrer. Et pour s'aider à s'intégrer, il faut des cours de français encore plus que d'habitude. Il faut l'école du mérite. Il faut arrêter la démagogie. Ils vous empêchent d'aller dans les grandes écoles. Non, ce que j'ai dit, alors je vais répondre là-dessus. Il faut leur donner. Et dernier point, oui, je n'aime pas qu'on stigmatise les gens en disant parce que tu es d'origine de ceci et ceci, tu vas avoir une voie détournée pour aller dans la grande école. Tout le monde a le même examen. C'est tellement mieux qu'il ne soit pas. Tout le monde a le même examen.
C'est tellement mieux que vous soyez entraînard. C'est tellement mieux. C'est tellement confortable. Si je peux vous répondre. Bien sûr. Moi, je crois au mérite. Et le mérite républicain. Et moi aussi. L'idéal républicain. Et croyez-moi que ces gens-là, ils méritent. Mais c'est prouvé. Croyez-moi que ces gens-là, ils méritent qu'on s'intéresse à eux. Je connais la vieille méthode qui est d'interrompre pour ne pas qu'on aille au bout d'une logique. Je peux vous dire une chose. La vraie méritocratie républicaine, c'est tout le monde le même concours. Quelle que soit la couleur de sa peau. Je peux finir quand même ma phrase.
Mais madame, qu'ils aient exactement le même nombre de policiers, qu'ils aient exactement le nombre d'enseignants, qu'ils aient exactement les mêmes chansons. Vous me rejoignez parce que c'est ce que je propose. Deuxième point. Je veux... Il en est très important. Sur les concours, c'est du mépris et du racisme que de dire parce que vous avez une couleur de peau différente, on va vous faire un concours séparé. Ça, c'est l'Afrique du Sud. Et moi, je ne veux pas que ça. Je veux le même concours et je veux qu'on donne les moyens aux jeunes en difficulté d'avoir le même concours. Et là, ils sont fiers. Et il y en a qui réussissent. Et il y en a qui réussissent.
Quelle que soit la couleur de leur peau. Et heureusement, il faut les aider.
On a également Aurélien Taché qui est avec nous, député du Val-d'Oise. Je ne pense pas la même chose qu'elle. C'est un démocrate qui en fait veut proposer une mesure forte. C'est ça Aurélien Taché. Bonjour, proposition de loi pour rendre obligatoire l'enseignement du fait religieux à l'école. Expliquez-moi.
Oui, alors d'abord, pour reprendre un peu sur le débat, effectivement, moi, je n'ai pas entendu non plus de choses très concrètes sur la mixité scolaire et sociale. Mais au-delà de ça, M. Montagnan, moi, je voulais avoir un échange avec vous. On parle beaucoup en ce moment, notamment après le zone interdite à Roubaix, de la problématique de la radicalisation. Je peux l'entendre. Mais qu'est-ce qu'on fait de concret ? Moi, je propose quelque chose d'assez simple. J'aimerais qu'on puisse parler de la religion à l'école librement. Il y a un retour du fait religieux à travers l'islam, mais pas que. On amalgame énormément de choses, finalement, entre l'islamisme et l'islam.
Si on pouvait, dans le cadre de l'école, apprendre aux enfants, distinguer ce qui relève de la connaissance, de la croyance, avoir un enseignement complet là-dessus, je pense qu'on ferait quelque chose d'extrêmement important. Samuel Paty, quand il a voulu, finalement, apprendre à ses élèves des caricatures ou autres, il n'était pas préparé, il n'était pas formé, l'école n'apporte pas de réponse. Moi, je veux sortir de ça, donc je propose une loi. On est parlementaires tous les deux. Est-ce que vous la voteriez qui permet de mettre une instruction du fait religieux à l'école pour qu'il y ait vraiment une professe sur ce sujet ?
L'idée, parce que j'ai lu votre rapport, et il y a des choses intéressantes dans son rapport, notamment sur l'apprentissage du français, ce que fait l'Allemagne sur les réfugiés et ce que ne fait pas la France. Et donc, vous voyez, il peut y avoir des points d'accord. En revanche, je me méfie de votre proposition pourquoi sur le fait religieux ? En abstraction, oui, c'est une bonne idée. Mais dans la pratique, ça sera quoi ? Comment un enseignant va rentrer dans le fait religieux qui, pour moi, relève de la sphère intime ? Et donc, je suis hostile à votre proposition, car pour moi, l'enseignant et l'école de la République ne doivent pas mettre le doigt dans la religion.
La religion, c'est la sphère privée. Oui, mais j'ai compris. J'ai compris. Mais imaginez, déjà, on ne peut pas parler de la Shoah, souvent, et beaucoup d'enseignants le disent. On ne peut pas parler de la Shoah dans une classe. Vous imaginez quelle va être la légitimité d'un enseignant qui peut être formé, mais quelle va être la légitimité d'un enseignant pour commencer une classe sur les faits religieux, les grandes religions ? Eh bien, je vais vous dire, je pense que c'est mettre le doigt dans une pagaille incroyable. Pour moi, il faut au contraire rappeler aux élèves ce qu'est la laïcité. La religion, elle est du domaine privé. C'est l'éducation civique.
Alors, si c'est l'éducation civique, oui, si c'est l'éducation fait religieux, non. Il n'y a qu'une... Il y a une spécificité sur le fait religieux. L'école de la République, je suis désolé, c'est la France. La religion, elle est dans le cerveau, elle n'est pas à l'extérieur. La religion, elle relève du privé. Le public, l'école, la rue, tout doit être laïque. Laïc, laïc, laïc. Moi, je ne veux pas du fait religieux dans la société. Le fait religieux, c'est l'intime. Je le respecte. Mais il faut le mettre de côté.
faire rentrer dans l'école tout ce qui concerne le quotidien des élèves. Non, vous ne pourrez pas. Je ne l'ai pas bien là-dessus. Non, mais vous voyez, par exemple, on parlait tout à l'heure des caricatures. Vous avez des associations qui enseignent aux gamins ce que sont les caricatures. Au début du cours, en général, les gamins voient la caricature et disent, non, on ne peut pas parler de Dieu comme ça. À la fin du cours, ils font les caricatures les plus trages. Oui, mais ça, c'est l'éducation civique. Oui, mais ça, ça doit se faire dans le cadre de l'école. tous les gamins n'ont pas la chance aujourd'hui d'avoir accès à des cours d'éducation populaire ou civique en dehors.
Éducation civique à l'école. Il faut qu'on parle de tout ça dans le cadre de l'école et qu'on parle de la religion de manière décomplexée, déstressée. Il ne faut pas chercher à cinder la vie des jeunes. Là, vous me rejoignez. Allons-y, une réaction.
On est entre les deux. Si c'est l'éducation civique et l'histoire, l'histoire d'ailleurs, il y a dans les programmes d'histoire, l'histoire des grandes religions, mais attention à ne pas aller trop loin. Moi, je crois qu'il faut dire très clairement, en France, on vit dans un pays où la religion est du domaine de l'intime. Point. Et les catholiques ont fait l'effort. Ce n'était pas si facile en 1905.
Il y a des histoires de la sexualité à l'école. C'est du domaine de l'intime. Oui, mais ce n'est pas si facile. Merci beaucoup. Merci Auréon. Merci à nous.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci à tous les habitants qui nous ont accueillis de façon très sympathique ici à Beaumini. Merci à tous pour ce numéro de Face à la rue. Merci à tous. Et puis on se retrouve demain en direct à 10h35. Désolé pour le débord. Mais c'est vrai qu'il y a plein de gens qui ont envie de parler et c'était important de leur laisser la parole. Merci à vous. Merci beaucoup et à demain. Bye bye.
Nicolas Dupont-Aignan