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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 27 janvier 2026 34 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Quelle place pour l’écologie dans nos villes ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 35 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Comment en est-on arrivé là, monsieur le maire ?

  • 1:46RelanceRéponse partielle

    Ça veut dire que les communes rurales ne sont pas armées pour comprendre les subtilités des projets éoliens ?

  • 3:01FerméeRéponse directe

    Vous avez eu le sentiment d'avoir été floué ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français ont conscience du dérèglement climatique ?

  • 16:04OuverteRéponse directe

    L'écologie est-elle un thème de campagne municipale ?

  • 18:06OuverteRéponse directe

    Quelle est la cote de popularité d'Emmanuel Macron ce mois-ci ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05PrésentateurChiffre
    « La Charente-Maritime, 44 millions d'euros. »
  • 0:14PrésentateurFait
    « C'est la somme énorme que réclame un développeur allemand d'éoliennes au village de Puy-Roulant. »
  • 1:09InvitéFait
    « Je suis un maire élu déjà depuis quelques temps. C'est ce qui peut-être fait qu'on tient un peu le cap. »
  • 1:17InvitéFait
    « À la campagne, au milieu rural, on n'a pas forcément les moyens de faire de l'idéologie. »
  • 1:36InvitéFait
    « C'est ni plus ni moins que du démarchage avec un prétexte qui est celui de la transition écologique et, en particulier, énergétique. »
  • 2:17InvitéFait
    « On n'est pas accompagné et on lâche ces entreprises dans les territoires ruraux où la misère est quotidienne. »
  • 2:28InvitéFait
    « On se laisse séduire par leurs arguments et, finalement, on finit par céder et signer des autorisations. »
  • 2:45InvitéFait
    « Ne vous inquiétez pas, à tout moment, vous pourrez revenir en arrière. »
  • 2:50InvitéFait
    « Quand on s'engage, on commence, eh bien, on ne peut pas s'arrêter en cours de chemin. »
  • 3:32InvitéFait
    « On sortait d'un autre projet départemental, parce que c'était le sujet précédent, sur l'eau. Nous, il y avait une grande retenue d'eau qui était prévue, on a rasé un village et un hameau. »
  • 4:02InvitéFait
    « C'est vrai que l'argument de participer à la transition écologique est quelque chose qui est entendable. »
  • 4:28InvitéFait
    « Elles en produisent énormément. »
  • 4:33InvitéFait
    « À quel moment ça s'arrête, l'installation de ces machines ? »
  • 10:31InvitéFait
    « 6 morts et des bâtiments en bordure de fleuve totalement détruits, dont une école et une cinquantaine de maisons. »
  • 10:43InvitéFait
    « En octobre 2018, la ville de Trèbes était frappée de plein fouet par les inondations. L'Aude était passée de 35 cm de hauteur à plus de 7,50 mètres en une nuit. »
  • 11:31InvitéPromesse
    « Ces travaux permettront de réduire largement les vitesses et hauteurs d'eau lors des prochaines crues, réduisant ainsi la vulnérabilité du territoire. »
  • 12:37InvitéFait
    « Ces travaux étaient une nécessité. 2018 a été avant tout une prise de conscience. »
  • 12:56InvitéFait
    « C'est une hérésie d'opposer l'aménagement du territoire avec l'écologie, avec le développement économique. »
  • 26:52InvitéChiffre
    « Le candidat LR a perdu plus de la moitié des voix par rapport à la législative de 2024. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 225 %
  • Présentateur16 %
  • Invité 312 %
  • Invité 410 %
  • Invité 54 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. La Charente-Maritime, 44 millions d'euros. C'est la somme énorme que réclame un développeur allemand d'éoliennes au village de Puy-Roulant. Il y a une cinquantaine de propriétaires de parcelles motifs. Il leur reproche d'avoir renoncé à un projet d'implantation. Et on va aller à Puy-Roulant. Bonjour Thierry Giraud. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le maire sans étiquette de Puy-Roulant, le disait en Charente-Maritime. Une entreprise allemande d'éoliennes vous demande donc plus de 40 millions d'euros. Comment on en est arrivé là, monsieur le maire ?

0:42
Invité

Oui, bonjour à toutes et à tous. Comment on en est arrivé là ? Je pense que c'est un grand classique de l'approche qu'ils peuvent avoir ces développeurs à l'éolien. C'est comme ça qu'ils se présentent. C'est juste pour dire, c'est vrai que la somme peut paraître énorme. Mais elle est même intimidante, voire terrorisante pour certains. Je suis un maire élu déjà depuis quelques temps. C'est ce qui peut-être fait qu'on tient un peu le cap. C'est juste pour rappeler que, à la campagne, au milieu rural, on n'a pas forcément les moyens de faire de l'idéologie. Mais c'est juste pour essayer de dire comment ça se passe, l'installation de ces énergies renouvelables à la campagne.

Et c'est ni plus ni moins que du démarchage avec un prétexte qui est celui de la transition écologique et, en particulier, énergétique.

1:46
Présentateur

– Ça veut dire quoi, juste, monsieur le maire ?

1:49
Invité

– Non, oui, sur le démarché.

1:50
Présentateur

– Ça veut dire que, compte tenu du système, du mode de fonctionnement concernant l'implantation de ces éoliennes, une commune comme la vôtre, un maire comme le vôtre, vous n'êtes pas forcément suffisamment armé pour connaître, pour comprendre toutes les subtilités de la chose ?

2:09
Invité

– C'est surtout qu'on n'est pas accompagné et on lâche ces entreprises dans les territoires ruraux où la misère est quotidienne et, quelque part, avec un discours où on nous promet de décrocher la lune, c'est l'expression qu'on emploie souvent chez nous, eh bien, on se laisse séduire par leurs arguments et, finalement, on finit par céder et signer des autorisations. Parce qu'au départ, les autorisations, c'est que pour des études. Ne vous inquiétez pas, à tout moment, vous pourrez revenir en arrière. Et, malheureusement, quand on s'engage, on commence, eh bien, on ne peut pas s'arrêter en cours de chemin. – C'est ce qu'on a remarqué et tout.

3:01
Présentateur

– Vous avez eu le sentiment d'avoir été floué ? – Vous avez eu le sentiment d'avoir été floué ?

3:07
Invité

– Oui, oui, oui, oui, c'est ça, oui, oui, oui, c'est ça. Et il y a un autre aspect, c'est que les choses ont changé, parce que c'est un vieux projet. Quand ils sont venus, il n'y avait pas d'éoliennes, c'est certain, on n'avait pas d'a priori. En plus, on sortait d'un autre projet départemental, parce que c'était le sujet précédent, sur l'eau. Nous, il y avait une grande retenue d'eau qui était prévue, on a rasé un village et un hameau. Donc, c'était plutôt catastrophique et on ne s'en est jamais sorti. Et quand ce promoteur éolien arrive, il arrive sur un terrain qui est propice à ce qu'on soit réceptif à ses arguments. Et donc, on n'a pas d'a priori, on est même plutôt bienveillant.

C'est vrai que l'argument de participer à la transition écologique est quelque chose qui est entendable. Et c'est ce qu'on a fait. Sauf que depuis, depuis notre petite église, située sur un promontoire, il faut le dire, « On aperçoit une centaine d'éoliennes ». Donc, les choses ont changé. Les machines ont grandi. Et d'autant que souvent, c'est ce qui est repris aussi là. Oui, mais vous êtes bien content que ces machines produisent de l'électricité pour vous. Oui, oui, elles en produisent. Mais elles en produisent, nous, on est tout petits consommateurs. Elles en produisent énormément. Et à quel moment ça s'arrête, l'installation de ces machines ?

Parce que quand on est déjà dans un secteur à une centaine d'éoliennes visibles, est-ce qu'on ne peut pas retenir l'idée que la saturation peut être arrivée ?

4:48
Présentateur

Merci beaucoup. Merci, M. le maire. Merci, Thierry Giraud, d'avoir été avec nous, maire de Puy-Rolland. C'est en Charente-Maritime. Merci beaucoup. Stéphane, on va regarder, nous, ce qu'elle est une de la presse régionale. Et après le vote de l'Assemblée nationale hier sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, il reste des questions.

5:05
Invité

Oui, que se pose la voix du Nord en une ce matin ? Comment va-t-on surveiller son application à cette loi ? La question est posée par des collégiens du Nord interrogés par Le Quotidien. Ils passent entre 3h pour Thomas, 12 ans, et 4h30 pour Emma, le nez sur leur téléphone chaque jour. Alors, qu'est-ce qu'ils y voient ? Des trucs sur Macron et des recettes de cuisine, répond Élohan. Une photo à la pluie du président avec ses lunettes de soleil aviateur. Quand Pablo, 14 ans, est déjà nostalgique en 5e, il faisait partie des seuls 3 élèves de la classe à ne pas avoir de téléphone. Alors, cette loi votée à l'Assemblée hier n'a pas fini son périple parlementaire.

Et le président de la République aimerait l'avoir appliqué dès le 1er septembre. Mais les parents sont sceptiques. Cette loi peut être bien pour les générations futures. Mais pour les générations actuelles, c'est trop tard. Lamentations d'Aurélie, une maman, qui ajoute « Scroller, c'est une perte de temps et ça abrutit ». Voilà ce qu'il dit.

5:58
Présentateur

Le procès de l'ancien sénateur Joël Gariot, c'est à la une de la presse au séance matin.

6:02
Invité

Oui, il est accusé d'avoir drogué à son insu la députée de Loire-Atlantique, Sandrine Jossot, avec de l'ecstasie pour la violer à la barre hier. Sandrine Jossot racontait à nouveau sa nuit d'horreur venue fêter la réélection du sénateur en 2023 dans son appartement à Paris. Elle arrive dans son appartement où il est seul et en jogging. Il trinque au champagne, puis elle sent son cœur battre très vite avant de prendre la fuite de son domicile. Joël Gariot s'est expliqué. Il y avait bien quelque chose dans son verre, mais c'était pour lui. Il se l'était versé la veille pour faire passer une crise d'angoisse. Il ne savait pas que c'était de l'ecstasie.

Finalement, il n'avait pas bu le vert et l'avait rangé au placard. L'ancien sénateur assure aussi qu'il n'avait pas d'intention sexuelle. « Je suis un imbécile », dit-il à la barre. Le président du tribunal juge ses explications incompréhensibles.

6:48
Présentateur

Et puis alors, une histoire, c'est la Nouvelle République qui se sent plagiée ce matin.

6:53
Invité

Et pas par n'importe qui, Auriane, puisqu'ils se sentent plagiés par Gabriel Attal et son parti, celui fondé par Emmanuel Macron en 2016. Demain, l'ancien Premier ministre va changer le nom de sa formation politique qui s'est appelée En Marche, mais aussi La République En Marche, Renaissance, qui a fait partie de la coalition Ensemble. « Quand le groupe à l'Assemblée s'appelle Ensemble pour la République, pas de quoi perturber le fonctionnement des rotatifs de la Nouvelle République », écrit le directeur de la rédaction, Luc Bourriane. D'autant que le parti va s'appeler comment, Auriane ? Nouvelle République !

L'hommage est embarrassant, même si la timidité d'Attal est émouvante, poursuit le journaliste, puisque l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas pris le soin de prévenir le journal qu'il allait emprunter un bout de son nom. Mais il a consulté des juristes, timides mais prudents, s'amuse Luc Bourriane. Un gros bout, quand même ! Un gros bout de son nom !

7:43
Présentateur

Allez, on ouvre tout de suite notre page consacrée à la campagne des municipales. Les infos de la campagne, et on verra notre reportage dans quelques instants. On commence donc par les infos. Stéphane, Médique et Sassi, qui rallie Benoît Payan sur la liste du printemps marseillais.

7:59
Invité

Oui, une annonce faite hier soir, Auriane, dans un lieu symbolique, celui où Médique et Sassi avait appelé de ses voeux la marche blanche, en hommage à son petit frère, tué en novembre, probablement pour l'intimider. Médique et Sassi, lui qui est identifié comme fer de lance de la lutte anti-narcotrafique et du soutien aux familles, il avait déjà perdu son grand frère dans un règlement de compte. On ne sait pas à quelle place il figurera sur la liste de Benoît Payan, mais il sera au cœur du dispositif, a dit le maire sortant aux côtés de Médique et Sassi, alors que le militant était entouré de ses gardes du corps.

8:30
Présentateur

La campagne à Paris, et le candidat Horizon, soutenu par une partie de Renaissance, Pierre-Yves Bournazel, qui s'exprime.

8:36
Invité

Tout à fait. Ce matin sur Sud Radio, il critique la candidate LR Rachida Dati et l'appelle à débattre sur le terrain des idées. On l'écoute. Je ne suis pas là pour faire perdre, je suis là pour gagner. Je suis lu de Paris depuis 18 ans, j'ai une légitimité, le projet le plus solide, une équipe compétente et je mène campagne, et je mène campagne pour convaincre et pour gagner.

8:58
Présentateur

À la une de la Charente maritime, cette question, peut-on être élu maire sans aucune expérience politique ?

9:04
Invité

C'est la une consacrée ce matin par la Charente libre. Donne la parole à ces novices en politique qui s'attaquent à des communes dirigées par le même maire depuis plusieurs années. Ils y croient dur comme fer. Fabienne Doucet veut prendre la couronne. C'est une ville de 7500 habitants, gouvernée depuis 18 ans par Jean-François Doré. Les différents novices interrogés dans les pages de la Charente sont dans l'associatif chef d'entreprise. L'avis en entreprise, c'est aussi de la politique, explique le candidat outsider Amarton, qui cite pêle-mêle politique d'achat, gestion de projets, ressources humaines comme autant de compétences à faire valoir.

Est-ce que ça inquiète les maires sortants, ces candidats novices ? À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, répond Patrick Bory, maire sortant Amarton, élu depuis 31 ans. Voilà qui donne le ton de la campagne, Auriane.

9:52
Présentateur

Effectivement, et on continuera à suivre ces infos, ces anecdotes de campagne tous les jours dans cette émission. On continue à parler des municipales et le thème de notre émission aujourd'hui. Quelle place pour l'écologie dans nos villes ? Avant d'en parler avec nos éditorialistes, c'est l'heure de notre reportage en région. En 2018, la ville de Trèbes, dans l'Aude, avait été victime d'une crue mortelle, faisant six disparus sur la commune et détruisant de nombreux bâtiments. Aujourd'hui, des travaux sont en cours pour limiter les dégâts en cas de prochaine crue. Le mot d'ordre, ne plus vivre contre la nature, mais au contraire, réapprendre à vivre avec elle.

On regarde ce reportage, il est signé Clément Guignanou.

10:31
Invité

6 morts et des bâtiments en bordure de fleuve totalement détruits, dont une école et une cinquantaine de maisons. En octobre 2018, la ville de Trèbes était frappée de plein fouet par les inondations. L'Aude était passée de 35 cm de hauteur à plus de 7,50 mètres en une nuit. L'eau est montée à cette hauteur. Elle était à cette hauteur-là. On voyait à peu près. Paul Mailleux venait d'emménager à Trèbes. S'il a pu garder sa maison après 6 mois de travaux, cet épisode n'en reste pas moins traumatisant. En se replongeant dans ses photos, les souvenirs remontent. Ça a été une grosse épreuve. Une grosse, grosse épreuve. On ne le souhaite à personne.

Il y a des gens qu'on connaissait, qu'on croisait, qui ont perdu la vie. Et quand même, ça, il ne faut plus que ça arrive. Alors, pour éviter qu'une telle catastrophe se produise à nouveau, d'importants travaux d'élargissement du fleuve sont en cours depuis plusieurs mois, dirigés par le syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières du département. À terme, ces travaux permettront de réduire largement les vitesses et hauteurs d'eau lors des prochaines crues, réduisant ainsi la vulnérabilité du territoire. On a redonné un espace à la rivière. Donc, on voit bien, le fleuve est là-bas.

Et donc, il faut imaginer en cru tout cet espace qui est désormais libéré et qui pourra faciliter les écoulements dans la traversée urbaine à Notre-Dame. L'idée directrice de ce projet, c'est de vivre avec la rivière. Les années d'après-guerre ont vu une urbanisation se produire et se développer trop proche des rivières. Et finalement, le changement climatique a accentué, a aggravé les événements pluvieux et a révélé une trop grande proximité des constructions. Une fois le terrassement des berges de l'eau de terminé, ces espaces seront aménagés en zone de détente et de loisirs pour les habitants sans plus aucun bâtiment.

Amélioration du cadre de vie des Trébéens et réduction des risques climatiques. Pour Éric Ménassi, maire de la commune, cette nouvelle doctrine centrée sur la nature est loin d'être une simple volonté politique. Ces travaux étaient une nécessité. 2018 a été avant tout une prise de conscience. Cette prise de conscience, elle a été très forte par rapport à ce climat qui change et à la nécessité que nous avions à aménager notre territoire. C'est une hérésie d'opposer l'aménagement du territoire avec l'écologie, avec le développement économique.

Je crois que le développement du territoire ne pourra pas se faire sans un développement économique et que le développement économique ne pourra pas se faire sans un développement du territoire harmonieux. Les aménagements d'un coût total de 2 millions d'euros, financés entre autres par l'État, la région et le département, doivent se terminer au printemps prochain. Mais ils semblent déjà porter leurs fruits. Mi-janvier, Trèbe a été frappé par un important épisode méditerranéen. Mais les réalisations en cours sur la rive droite du fleuve ont permis de contenir ses effets et limiter les dégâts.

13:36
Présentateur

Et on va revenir sur cette question écologique et sa place, notamment dans la campagne des municipales. Bonjour Nathalie Moré. Merci beaucoup d'être avec nos journalistes politiques pour les journaux du groupe Ebra, les journaux de l'Est de la France. Merci Nathalie d'être là. Bonjour Erwan. Merci également d'être avec nos directeurs conseils à l'Institut de sondage Odoxa. On a vu ce reportage à Trèbes, dans l'autre, qui se reconstruit après de gelantes inondations. Est-ce qu'aujourd'hui, Erwan, quand vous interrogez les Français, ils ont conscience de ce dérèglement climatique ? Et comment ils le voient ? Est-ce que c'est un sujet d'inquiétude ? Est-ce que pour eux c'est irréversible ?

Est-ce qu'on peut encore faire quelque chose ?

14:13
Invité

Oui, ça fait partie des choses qui inquiètent beaucoup les Français. On avait mené une grande consultation au mois de septembre pour ici le réseau local des ex-France Bleue et de France 3 Régions. Et ce qu'on observait, c'est qu'aujourd'hui, les perturbations climatiques, ça a été un accélérateur de préoccupations écologiques des Français. Très schématiquement, si je demande aux Français s'ils veulent qu'on lutte pour la protection de l'environnement dans leurs communes, ça arrive assez bas dans un sondage.

En revanche, si je leur dis qu'il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux événements climatiques, là ça inquiète tout le monde parce que depuis quelques années, il y a une multiplication des événements climatiques, des incendies, des orages, des épisodes de sécheresse, des canicules, tout ça est devenu très concret pour les Français. Aujourd'hui, il y a sept Français sur dix qui nous disent qu'ils craignent d'être personnellement touchés par un événement climatique.

Il y a même trois Français sur dix qui disent qu'ils pourraient déménager pour aller dans une commune moins exposée aux risques climatiques parce qu'il y a les canicules, il y a les orages, il y a les inondations, mais il y a aussi l'érosion du littoral dans les zones côtières, les incendies particulièrement craints en Occitanie et en PACA. Tout ça, c'est perçu comme des vecteurs de menaces pour la qualité de vie des habitants. Et le maire est l'acteur de confiance sur ces sujets parce qu'il est celui qui connaît le mieux la commune, qui saura le mieux l'adapter aux risques climatiques. En tout cas, c'est une inquiétude très forte des Français et ça touche tout le monde.

C'est vrai qu'à la différence de la protection de l'environnement, les personnes âgées sont très préoccupées de cette question des perturbations climatiques parce que ça les touche, notamment parce qu'ils sont sensibles aux canicules, mais les personnes mal logées également, parce que quand on est mal logé, on est dans un logement qui résiste moins bien au grand froid ou aux grandes chaleurs. En fait, ça concerne tout le monde, c'est transpartisan et c'est une grande préoccupation actuelle avec la multiplication des événements climatiques.

15:59
Présentateur

Et l'écologie qui sont un thème également de municipal, Nathalie.

16:04
Invité

Oui, c'est un thème de municipal. Ça n'a notamment été beaucoup, rappelez-vous, en 2020, lors de la précédente élection municipale, où il y avait eu énormément de nouvelles villes dans l'escarcelle d'Europe Écologie-Les Verts à l'époque. Pourquoi ? Parce qu'on était dans un moment où effectivement le dérèglement climatique devenait beaucoup plus visible, où il y avait eu des événements climatiques forts. On était à l'époque des grandes marches pour le climat. Et un an après le bon score de Yannick Jadot aux Européennes, en 2019, où il avait fait 14 %, on avait vu arriver une espèce de vague verte aux municipales qui correspondaient effectivement à ce climat-là, j'allais dire climato-inquiet.

Je ne sais pas si le terme existe. Effectivement, des villes comme Lyon, comme Bordeaux, comme Strasbourg, Besançon, etc. étaient passées du côté des Verts de façon totalement inaperçue. Là, aujourd'hui, six ans après, on voit que le climat, sans jeu de mots, est un peu différent. Et effectivement, les gens sont peut-être moins sensibles au climat, mais justement parce que l'inquiétude, j'allais dire… Mais ça veut dire que la vague verte dont vous parlez, elle pourrait refluer en mars ? Ça, c'est la crainte, effectivement, d'un certain nombre de villes écologistes.

Effectivement, le fait que le climat soit une inquiétude, mais j'allais dire, moins forte qu'un certain nombre de choses comme, basiquement, l'insécurité, le narcotrafic, l'accès aux soins, j'allais dire, et puis aussi que les villes vertes aient mis en place des choses pour lutter contre les dérèglements climatiques, c'est que l'inquiétude, c'est que, effectivement, certaines perdent les villes. Ça, on verra. Il est sans doute un peu trop tôt pour le savoir parce qu'on est moins dans, j'allais dire, dans la campagne électorale. Mais ça, on va le voir dans le mois qui vient, là, puisqu'il reste 50 jours.

17:48
Présentateur

Et on va continuer, évidemment, à balayer ces enjeux des municipales tous les mardis. La semaine prochaine, on parlera des questions de santé, d'accès aux soins. C'est l'heure de découvrir notre baromètre mensuel, Odoxa, pour Public Sénat et la presse régionale. On commence, comme tous les mois, par la cote de popularité de l'exécutif. On commence par Emmanuel Macron. Erwan, plus 2 ce mois-ci.

18:10
Invité

Oui, 23% des Français considèrent qu'il est un bon président. C'est deux points de plus, mais ça reste extrêmement bas. C'est vrai que depuis maintenant un an et demi, qu'il y a eu cette dissolution, cette nouvelle composition de l'Assemblée nationale qu'Emmanuel Macron a pris du retrait par rapport à la scène nationale, on voit qu'on ne peut pas du tout parler de chiracisation de sa cote de popularité. Ça reste englué à un niveau très bas.

Et c'est plutôt étonnant, d'ailleurs, parce que sur l'international, au cours des dernières semaines, que ce soit sur le Mercosur ou sur la position vis-à-vis de la politique de Donald Trump et au Venezuela et au Groenland, il a plutôt eu des prises de position fermes et conformes aux attentes des Français. Mais ça ne prend pas. Ça ne remonte pas. Ce que ça raconte, c'est qu'il y a une détestation très forte des Français pour Emmanuel Macron qui reste extrêmement élevé et qui fait écran à tout le reste. Alors, évidemment, on est loin des 55% de Français qui avaient une bonne opinion de Jacques Chirac en janvier 2006, à un an et quelques de la fin de son deuxième mandat.

On est plutôt sur le même niveau que les 22% de Français qui considéraient que François Hollande était un bon président au début de l'année 2016. Alors après, Hollande, il a été face au débat sur la déchéance de la nationalité et la loi travail. Donc tout ça a tiré sa cote de popularité vers le bas. Mais pour l'instant, on est quand même sur un niveau très bas et ça ne remonte pas pour Emmanuel Macron.

19:28
Présentateur

Et malgré ces derniers jours, ce bras de fer, Nathalie, avec Donald Trump, où Emmanuel Macron était plutôt soutenu sur le plan national de manière transpartisane.

19:38
Invité

Moi, je vais voir le verre plutôt à moitié plein. Moi, je trouve que 23%, c'est-à-dire avec une légère hausse de 2% dans la période actuelle, après quasiment 9 ans et une usure du pouvoir et une détestation très forte partout, comme vous l'avez indiqué, je trouve que c'est plutôt un bon indicateur pour lui. Le fait qu'il soit à 23% et qu'il y ait plus d'eux objectivement, je pense que la séquence internationale le sert et je pense qu'il faudrait effectivement qu'il reste là-dessus.

C'est-à-dire, dès qu'il rentre dans l'équation nationale, on voit qu'à chaque fois, dans vos différents baromètres, dès qu'il met, j'allais dire, son attention sur la scène nationale, on voit que la détestation est telle qu'il le paye au niveau de sa popularité. En revanche, quand il a un rôle, plus, j'allais dire, international, il y a un petit effet de rappeau qui fait qu'on se retourne et on redonne confiance au président dans un contexte d'instabilité très forte et d'angoisse très forte par rapport notamment à la politique de Donald Trump.

20:41
Présentateur

Oui, et c'est l'effet inverse pour Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu qui perd deux points de popularité et qui également, on va en parler, perd trois points dans le palmarès de l'adhésion. Comment vous l'expliquez, Erwan ?

20:52
Invité

Alors, vous avez trouvé que je suis sévère avec Emmanuel Macron et plutôt bienveillant avec Sébastien Lecornu, mais à 33% de Français qui considèrent qu'il est un bon Premier ministre, alors même qu'il vient de faire passer un budget que les trois quarts des Français considèrent comme mauvais pour la France, via le recours à l'article 49.3 que les Français trouvent injustifiés et considèrent comme un passage en force démocratique, finalement, perdre deux points, c'est plutôt une manière de limiter la casse très significativement. On se rappelle combien le 49.3 a coûté à Elisabeth Borne en popularité, combien le budget 2024 a coûté son poste à Matignon, à Michel Barnier.

Finalement, la casse est plutôt limitée. On reste sur un nouveau bas, mais on rentre dans une période qui va être extrêmement apaisée pour Sébastien Lecornu parce que finalement, le plus dur de son passage à Matignon avec l'adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale et du budget 2026, le plus dur est quand même derrière lui aujourd'hui. Il a réussi à trouver des équilibres qui lui ont coûté un peu. D'ailleurs, quand il a baissé, c'est auprès des sympathisants LR, auprès des sympathisants Renaissance, c'est plutôt dans ces populations-là qu'il a baissé ce mois-ci parce que peut-être que les concessions ont été trop importantes.

En tout cas, il rentre dans une période, il sort de la zone de turbulence avec un niveau de popularité qui reste quand même satisfaisant pour un Premier ministre, surtout dans les conditions actuelles de polarisation de la vie politique.

22:09
Présentateur

– Il ne paye pas. – Tout comme lui. – Voilà. – Il ne paye pas trop,

22:14
Invité

ça veut dire qu'il ne paye pas trop le 49-3, le budget ? – Ça veut dire que je pense que les Français lui sont grés d'être un acteur d'une relative stabilité au niveau national. – Donc il a réussi son pari ? – Il a réussi son pari et là, on voit maintenant qu'il essaye de se défaire de ce monsieur budget et de ce monsieur moine soldat. On l'a vu la semaine dernière quand il est allé en déplacement pour annoncer un certain nombre de mesures sur le logement. D'autres devraient suivre sur d'autres thèmes comme ça qui sont très concernants.

Tout l'enjeu pour lui maintenant, c'est de, j'allais dire, devenir Premier ministre et de ne plus simplement être le monsieur qui, à la tête du gouvernement, fait passer le budget.

22:52
Présentateur

– Alors, on a parlé de Sébastien Lecornu, mais le thème du baromètre ce mois-ci, c'est qui perd qui gagne après cette séquence politique et budgétaire ? Le budget, le 49-3. Et alors, Erwan, on voit que les grands perdants, finalement, ce sont les Républicains.

23:08
Invité

– Oui, tout à fait. C'est vrai qu'on a demandé aux Français pour chacune des formations politiques si, selon eux, elles sortaient plutôt affaiblies ou plutôt renforcées par la séquence politique. Les Républicains, c'est ceux qui arrivent en dernier. 8% uniquement des Français considèrent que les Républicains sont sortis renforcés de la séquence. C'est un constat qui est partagé par les sympathisants LR.

Mais c'est vrai que c'est une séquence qui a été un peu une double peine pour les Républicains, avec à la fois le fait qu'ils ne pèsent plus dans la décision au sein du pouvoir et que, pour autant, au nom de la stabilité, ils sont obligés de rester quand même dans cette majorité présidentielle élargie. C'est-à-dire qu'ils diluent leur ADN dans la majorité présidentielle. Ils sont probablement comptables des choix qui ont été faits. Et pour autant, ils n'ont plus leur mot à dire, voire même, ils se sont fait un peu dépasser par le Parti Socialiste au jeu des concessions. Donc, oui, nécessairement, ils sont perdants.

C'est le RN, c'est intéressant de le noter, qui apparaît comme le plus gagnant. Alors, la première info, c'est quand même qu'aucun parti ne sort gagnant. Il n'y en a aucun qui a plus de 30% de Français qui considèrent qu'ils sortent renforcés de la séquence. Ça, ça va avec un sentiment qui monte beaucoup dans nos enquêtes à un angle à présidentielle. C'est la décrédibilisation générale de la classe politique. Mais en revanche, quand on regarde le parti qui sort le plus renforcé selon les Français, c'est le RN. 30% d'entre eux considèrent qu'ils sortent renforcés de la séquence. Son soutien à la majorité présidentielle qui est décriée lui redonne du crédit.

On verra dans les prochaines semaines et puis il y a une municipale qui arrive si ça se transforme en intention de vote.

24:41
Présentateur

On va parler du RN, mais pour continuer sur les LR, quel bilan ils peuvent tirer de cette séquence ? C'est-à-dire qu'on peut faire commencer au moment où Bruno Retailleau a quitté le gouvernement jusqu'à aujourd'hui, pas de vote de la censure sur le budget. Est-ce que finalement, ils apparaissent comme un parti à la ligne politique un peu flou ?

25:03
Invité

C'est un euphémisme, Oriane. Il y a un chiffre dans votre enquête qui m'a vraiment interpellée. 63% des Français estiment que Les Républicains est un parti qui n'est pas utile à la vie politique. Et comme si ça ne suffisait pas, 43% des sympathisants de droite et du centre pensent que ce n'est pas un parti d'avenir. Ce qui est assez étonnant, c'est qu'on peut se demander comment ça se fait que les partis Les Républicains prennent à ce point cher dans la séquence alors que le Parti Socialiste, qui a obtenu plus de choses, finalement, s'en sort mieux.

En fait, je pense que c'est parce que le Parti LR est plus entre deux chaises que le PS, parce que le PS apparaît vraiment comme un parti qui est de l'opposition et qui négocie les choses, alors que les Républicains, là où c'est plus difficile, c'est qu'ils ont des postes importants au gouvernement. Ils ont six ministres au gouvernement. Donc, c'est plus difficile d'apparaître comme un parti d'opposition quand vous êtes au gouvernement. Même si c'est ces ministres suspendus, ça entretient encore ce flou ? Mais qui sait qu'Annie Genevard est suspendue des LR ? Qui le sait ?

Alors que, de toute façon, on sait qu'elle reviendra naturellement faire la campagne présidentielle LR du candidat qui sera choisi. Donc non, ça, j'allais dire, c'est un artifice, cette suspension. Donc, ça illustre bien que tout ce qui se passe aujourd'hui aussi dans la campagne présidentielle. Et j'attire votre attention sur ce qui s'est passé sur la partielle législative de Haute-Savoie. Cette partielle, cette circonscription de Haute-Savoie où il y avait une partielle dimanche dernier, est une circonscription qui appartient à la droite depuis 1958. Il n'y a pas d'électeur de gauche dans cette circonscription. Et qu'est-ce qui s'est passé ?

Le candidat LR a perdu plus de la moitié des voix par rapport à la législative de 2024. Donc, en 18 mois, ils ont perdu plus de la moitié des voix. Et c'est le candidat ciotiste de l'UDR qui en profite et qui arrive largement en tête avec 45% des voix et qui siphonne totalement les voix de LR. Donc, on voit bien qu'il y a un phénomène de vaste communicant entre les LR et l'extrême droite que je mets totalement en lien avec votre sondage. et qui doit inquiéter, et je pense que ça inquiète très fort, le parti Les Républicains parce que nous sommes à moins de 50 jours des municipales.

Est-ce que ce qui s'est passé en Haute-Savoie va se reproduire dans les villes moyennes et dans les petites villes dans 50 jours ? C'est vraiment la question qui se pose aujourd'hui pour le parti Les Républicains. Oui, et c'est vrai qu'on a dans le sondage aussi 44% des Français uniquement qui disent que c'est un parti qui représente bien la droite. Ils étaient 57% à le penser à la fin de l'année 2017. où les Républicains étaient quand même le moteur de la droite française. Ça n'est plus le cas aujourd'hui.

Par exemple, si on regarde ceux qu'ont voté en 2022, les électeurs de François Fillon en 2017, ils étaient 20% du corps électoral, il y en a 40%, 40 sur 100 d'entre eux qui se sont dirigés vers Emmanuel Macron, 20 uniquement vers Valérie Pécresse, 20 vers Marine Le Pen et 10 vers Éric Zemmour. C'est un parti qui a été triplement siphonné et sur sa gauche par Renaissance et sur sa droite par Reconquête et l'ERN.

Renaissance qui, par exemple, aujourd'hui est devant LR chez les 65 ans et plus qui était quand même un soutien inconditionnel de la droite traditionnelle française et c'est vrai qu'aujourd'hui il y a la question de la transformation de tout ça au municipal parce qu'il a été dépassé par des partis mais qui sont des partis forts sur le plan national mais faibles sur le plan local ce qui est tout le contraire des Républicains aujourd'hui qui sont majoritaires dans les villes moyennes françaises on va voir justement ça va être intéressant de voir aux municipales si cette emprise des LR sur le cadre municipal se maintient ou si comme en Haute-Savoie il y a une grande difficulté à se maintenir à un haut niveau dans les villes pour les Républicains mais on sait que les municipales sont quand même une élection de sortant donc ça ne devrait pas leur être totalement défavorable on verra ce que ça donne ça va être intéressant justement de voir s'il y a un remplacement et par Renaissance d'une part on l'a vu à Paris et par le RN on le voit notamment sur la côte sud-est où le RN est en train de supplanter les Républicains il peut y avoir un enjeu sur les conquêtes

29:17
Présentateur

et en Haute-Savoie où Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau se sont affichés unis pour le coup pour aller défendre la candidature du candidat

29:24
Invité

vous appuyez là où ça fait mal

29:25
Présentateur

82% des Français dans ce sondage jugent que les LR ne sont pas unis ah bon ?

29:33
Invité

oui non vous appuyez là où ça fait mal parce qu'effectivement en Haute-Savoie c'est la première fois que Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez s'affichaient ensemble dans un meeting de soutien à un candidat donc on voit qu'à ce moment-là ça rend la défaite du candidat LR encore plus prégnante donc effectivement c'est dur et oui je pense que si les Français sont aussi durs avec les LR c'est que leur ligne est totalement floue ainsi que vous l'indique et on voit bien et on voit bien que le parti est extrêmement divisé entre la ligne incarnée par Bruno Retailleau qui est sénateur et ancien ministre de l'Intérieur et celle du patron des députés Laurent Wauquiez on voit bien qu'à chaque fois Laurent Wauquiez s'agace des gens qui sont au Sénat et en dehors qui voudraient voter la censure Laurent Wauquiez qui essaye de se racheter une image et qui essaye justement de jouer plutôt la voix et la posture de la responsabilité et de la stabilité politique à la sortie c'est pas lisible et effectivement c'est payé cash par le parti dans son ensemble

30:38
Présentateur

Et Aron vous le disiez à contrario le parti qui sort le moins perdant de cette séquence c'est le Rassemblement National

30:46
Invité

Oui mais avec on est toujours sur une espèce de prolongement de la stratégie de la cravate à l'Assemblée Nationale c'est-à-dire que c'est une absence de soutien au gouvernement dont on dit qu'on est une opposition mais sans tumulte à la différence de la France insoumise on défend les choix parce que on défend des choix économiques parce que finalement ils coûteront aux Français sur le long terme donc ils restent sur leur ligne sans faire de tumulte et de débordement ça reste quelque chose de très intéressant pour leur électorat ils conservent leur socle électorat on le voit sondage après sondage Jordan Bardella reste ce mois-ci en tête de notre palmarès de personnalité 37% Marine Le Pen deuxième à 34% et après le troisième c'est Édouard Philippe avec Gabriel Attal ils sont à 30% donc il est quand même loin devant les deux

31:37
Présentateur

Après il y a une espèce de quatuor macroniste j'allais dire Édouard Philippe Gabriel Attal Sébastien Lecornu Gérald Darmanin

31:43
Invité

voilà mais on a quand même le RN un vrai cran devant la part de personnes qui disent qu'ils les soutiennent elle est bien supérieure quand on regarde les candidats RN aux autres donc il y a vraiment un socle qui est extrêmement constitué on approche par contre et des municipales et des présidentielles où Jordan Bardella arrivant en favori naturel de l'élection présidentielle va peut-être être un peu plus mis sur le grill par les oppositions en tout cas ça va être intéressant de regarder tout ça ça va être intéressant de regarder aux municipales aussi s'il n'y a pas à nouveau un effet brebis galeuse parmi les candidats du RN qui viendrait décrédibiliser le mouvement qui n'en a pas besoin dans la période mais on sait que ces événements-là où on voit qu'on a des candidats qui ont eu des sorties racistes qui ont eu des sorties antisémites comme ça a pu revenir par le passé et bien souvent ça crée une décrédibilisation qui coûte au RN donc bonne tenue à l'Assemblée nationale qui profite aux partis pour autant ça risque d'être peut-être compliqué s'il y a des candidats inappropriés une fois encore aux élections municipales

32:45
Présentateur

ça peut être quoi gagner en perdant les municipales pour le RN

32:49
Invité

les municipales pour les municipales pour l'instant le RN a le vent dans le dos parce que pour la première fois depuis longtemps ils présentent énormément de lits il y en a près de 650 de mémoire avec la possibilité réelle de gagner des grandes villes ils ont déjà Perpignan en 2020 ils avaient obtenu cette première ville de plus de 100 000 habitants il y a des réelles chances pour eux de gagner une ville comme Toulon qui a déjà été Front National par le passé et de gagner des villes comme Nîmes et puis après il y a énormément de villes moyennes mais des villes moyennes qui sont de 80 000 50 000 habitants qui pourraient basculer dans l'escarcelle du Rassemblement National donc j'allais dire que quelques semaines avant les municipales c'est eux qui ont le vent dans le dos plus que d'autres partis

33:35
Présentateur

Un mot Nathalie je le disais sur le quatuor qui suit Edouard Philippe Gabriel Attal Sébastien Lecornu Gérald Darmanin la campagne pour 2027 est lancée ?

33:43
Invité

Elle va être lancée tout de suite après les municipales parce qu'imaginez qu'Edouard Philippe ne gagne pas le Havre ce serait très problématique pour lui on sait que dans ce quatuor-là Gabriel Attal qui est déjà de plus en plus actif et qui organise ce soir un grand événement à Paris a lui aussi envie de partir très vite et devrait pourrait déclarer sa candidature à la présidentielle assez vite après les municipales donc oui dès le soir du 22 mars soir du second tour c'est parti pour la présidentielle Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

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